mardi 15 mai 2007

135 - Je dis à ma jeune nièce ce que je pense d'elle

Ma nièce,

Vous êtes décidément bien niaise, Mademoiselle la pimbêche. Souffrez que je n'aie que faire de vos puérils émois de gamine, et que vos manifestations d'allégresse en direction de je-ne-sais quel dérisoire objet d'infantile attention m'incommodent plus sûrement que n'importe quel autre désagrément domestique. Vous avez la piètre, risible et infâme éloquence de ceux qui ne savent point parler ni écrire, ni même chanter. J'ose railler votre jeune âge, votre inexpérience, votre ignorance !

Je me gausse de vous, de vos vues, de vos rires et de vos larmes, Mademoiselle la jeunette ! Sachez que vous n'êtes rien, tandis que je suis tout. Les enfants ne valent rien, strictement rien du tout à mes yeux. Ce sont juste des espèces de meubles encombrants et bruyants que l'on pousse sans le moindre égard lorsqu'ils gênent le passage. Les adultes ont besoin d'espace, de liberté, d'air. Et les enfants ne cessent (les monstres !) d'étouffer les adultes. Un enfant, ça ne devrait pas avoir le droit de rire. Les rires des enfants sont des offenses aux personnes adultes qui ne rient jamais et se préoccupent toujours d'argent.

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