mardi 15 mai 2007

201 - Adieu

Adieu donc, chère amante. Adieu ma mie, jamais nous ne nous reverrons. Je t'aimais, mais tu es partie. C'est ainsi, c'est le destin, je n'ai pas de haine. Juste un immense chagrin. Le temps saura bien réparer la blessure. Des années durant nous nous sommes aimés, plus ou moins bien, et plutôt mal vers la fin. Je vais tenter de t'oublier.

Je ne verrai plus tes sourires, n'entendrai plus le son de ta voix, ne baiserai plus tes lèvres, tu ne seras plus à moi. Je ne refermerai plus paisiblement ma main sur la tienne aux heures douces de l'existence, et une pluie froide traversera mon âme lorsque je serrerai le poing nu dans ma poche, trop conscient du trésor perdu. Et le muet fracas de cette averse glacée en moi remplacera le son familier de tes rires.

Je tenterai de me consoler à travers les plaisirs de ce monde. Illusions qui me détourneront de ma douleur. D'autres ivresses, de neuves saveurs pourront-elles me faire oublier le goût amer du bonheur révolu ? Adieu ma compagne, adieu. Essaie d'être heureuse. Je pars de mon côté, à l'opposé de tes pas. Nous devons nous dire adieu, n'est-ce pas? Allons, il me faudra du courage pour continuer le chemin sans toi !

Triste est mon destin, mais c'est mon destin. Je vais regarder droit devant moi, faire face à la vie sans me retourner. Tu ne verras pas mes larmes, tu n'auras aucun écho de ma douleur. On fera comme si on était deux étrangers l'un pour l'autre. Ce sera plus facile.

Souhaite-moi d'être fort, toi qui fus mon socle. Des forces, j'en aurais besoin. Ma peine est profonde, terrible, sans limite. Mais c'est la vie. La vie. Adieu ma mie. Adieu. Ne te retourne pas, tu souffrirais toi aussi, malgré tout. Va ! Va faire ta vie puisque tu ne m'aimes plus assez pour rester. Maintenant laisse-moi seul avec mes larmes. Va, sois heureuse sans moi.

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