mardi 15 mai 2007

227 - Vive la canaille !

J'aime les salopards.

Les mémés tueuses, les pépés pervers, les garnements vicieux, les curés dépravés, les amants méchants, les moines tordus, les cancéreux odieux, les moribonds insupportables, les bébés sans foi ni loi, les bandits cul-de-jatte, les croque-morts cupides, les poltrons opportunistes, les altruistes véreux, les artistes dévoyés, les escrocs du dimanche, les chauffards du samedi soir, bref ces salauds ordinaires que nous rencontrons tous les jours sont mes héros préférés.

L'ordure fascine, l'homme honnête ennuie.

La grand-mère gâteau tendre et sénile est soporifique, alors que la sale vieille qui a pris l'habitude de truffer ses petites madeleines dominicales de mort-aux-rats pour les distribuer aux enfants à la sortie des églises est autrement plus digne d'intérêt.

Le papy sadique et débauché qui traîne dans les lieux interlopes est plus sympathique à mes yeux que le vieux croûton pisseux se morfondant dans son hospice de province. Exemple type de retraité actif, dynamique et lubrique ! Ces vieux-là, ça change de ces sempiternels crétins de quatre-vingt-dix-huit balais qui radotent à longueur de journée au fond de leur rocking-chair et qui attendent la mort comme on attend le bus...

L'enfant mal élevé, voleur, menteur, méchant, fumeur à ma préférence plutôt que le petit morveux sage, obéissant des jardins publics. Les petites pestes, c'est ça qui amuse le poète et fait enrager le probe, sec, rigide comptable de l'ordre dupontesque ! Les petits monstres dérangent les bonnes consciences, font mentir les idéalistes, perdre patience aux plus doués de nos pédagogues. Braves petits...

Le prêtre noceur, hypocrite, libidineux qui tient officiellement un discours institutionnel et qui en secret engrosse la pécheresse à confesse m'est plus aimable que le frileux moralisateur janséniste, impuissant, timoré et scrupuleux qui donne le bon exemple à ses ouailles en demeurant sottement fidèle à ses voeux. Nulle surprise sous ces soutanes-là.

Regardez ces larves de vieux moribonds séniles ! Pitoyables... On oublie vite ce genre de déchet. Un moribond qui "pète la forme" se débattra jusqu'au bout : opportuniste, il ne se refusera pas le dernier plaisir de cracher à la figure de ses héritiers. Qui oserait frapper un homme à l'article de la mort ? Le moribond encore alerte déshéritera scrupuleusement ses légataires. Au dernier moment. Ainsi le presque défunt est sûr que l'on se souviendra longtemps de lui.

Bref, la mémé-mort-aux-rats, le pépé vicelard, l'enfant terrible, le prêtre en rut, le moribond emmerdeur et les autres salopiaux de cet acabit, voilà des héros consistants.

Longue vie aux salopards ! Bravo à ceux qui sont morts la bave aux lèvre, la rage au coeur ! Félicitations à toutes les ordures qui empêchent de dormir les honnêtes imbéciles ! Honneur aux chiens galeux, aux vieilles furies, aux pestiférés ! Gloire à vous les fumiers de tout poil. Au moins quelqu'un vous aime et ne craint pas de le crier sur les toits. Cochons de bandits, infâmes crapules, casse-pieds de tous bords, charognes de tous horizons, officiellement je vous rends ici un sincère hommage.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/x22xb6l_vive-la-canaille-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

https://www.youtube.com/watch?v=X8sQnOsk3_g&feature=youtu.be

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