mercredi 16 mai 2007

296 - Lettre à une effarouchée

Mademoiselle,

Demeurez quiète puisque je vous promets de ne point accéder à votre hymen à l'heure où j'accéderai à votre huis. Je ne déchirerai point le voile hyménéal de votre appareil génital qui sépare le vice de la vertu.

Vos tissus épidermiques les plus sacrés demeureront intacts, puisque mon système uro-génital ne sera pas stimulé par les mâles effluves hormonaux saintement contenus dans ma glande hypophyse. Dans mon réseau sanguin fluera un sang pur. Ni depuis les capillaires, ni depuis le système veineux secondaire les flots de globules blancs et rouges ne seront déviés vers mon système phallique afin de l'engager à déposer sur quelques-uns de vos ovules sa féconde vitalité.

Je vous le jure Mademoiselle, je ne souillerai pas votre système salpingien avec mes séminipares débordements, ni la couche supérieure de votre épiderme avec mes dépôts sudoraux.

Je me permettrai juste de mettre en contact la partie la plus sensible de mon réseau nerveux labial contre les terminaisons névralgiques de vos tissus pré-digitaux.

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