jeudi 17 mai 2007

388 - Du presbytère au monastère

L'abbé Futard était monté comme un diable. Il fourrait régulièrement la marquise de la Verdière, sa pécheresse préférée. La continence n'étouffant pas l'abbé, il besognait dru, sans faiblesse ni remords. Elle, ne se privait pas pour aller à confesse la cuisse légère, la gorge nouée par sa "petite fièvre vespérale".

Ascète à ses heures, accoutumé aux chrétiennes frugalités, l'abbé Futard avait cependant un tempérament bien trempé. Un sacré paillard se dissimulait sous sa soutane. Quand il encouillassait, ça n'était jamais à moitié, si bien que sa réputation dépassa les limites de sa paroisse. On venait le voir de tous les châteaux alentours. Bonniches, comtesses, demoiselles de compagnie, duchesses, toutes venaient se faire dûment culbuter la matrice par l'abbé.

La marquise, qui désirait sans doute jouir seule des bienfaits du braquemart de l'abbé, prit ombrage de son succès.

Elle assaisonna généreusement les potages de l'abbé de sel de bromure. En une semaine de ce régime l'abbé Futard devint un vrai écouillé chimique. Bien mal en prit à la marquise qui en guise de son habituel sucre d'orge ne trouva plus qu'une molle guimauve à se mettre sous la dent...

Elle se jura bientôt d'abandonner l'abbé et d'aller se faire mettre directement au monastère où, elle en était persuadée, les moeurs monacales de ses hôtes lui garantiraient défrichage en règle de son Eden avec arrosages réguliers du verger.

Sérieux et savoir-faire légendaires des monastères la firent s'approcher un peu plus des ordres.

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Qui est Raphaël Zacharie de IZARRA ?

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Oisif mélancolique, oiseau unique, ange joliment plumé, ainsi se présente l’auteur de ces lignes (une sorte de Peter Pan cruel et joyeux, mais parfois aussi un rat taciturne). Au-delà de cette façade mondaine, loin de certaines noirceurs facétieuses j’ai gardé en moi une part de très grande pureté. Dans mon coeur, un diamant indestructible d’un éclat indescriptible. Cet éclat transcendant, vous en aurez un aperçu à travers mes modestes oeuvres. Est-ce une grâce de me lire, pensez-vous? Osons le croire.