vendredi 18 mai 2007

525 - Un fol esprit

La nuit était profonde, la forêt ténébreuse. En passant sous les frondaisons je fus assailli par mes chimères. Dans le noir apparurent des spectres éclatants. Songes inquiétants ou vent nocturne ? Ces follets sortis de mon imagination m'effrayèrent !

A deux pas de moi, une tombe bras grands ouverts. Là, une gueule béante, crocs acérés. Dans mon dos, un regard diabolique. Sur ma nuque, des pattes velues.

Je luttais contre des feuilles mortes, me défendais contre des branchages, fuyais des ennemis imaginaires. Parvenu au coeur de la sylve, je devins fou. Je me réfugiai au pied d'une souche que je pris pour le crâne d'un géant. J'attendis l'aube dans l'angoisse. Au matin, des bûcherons me trouvèrent.

Aucun commentaire: