mardi 15 mai 2007

74 - Mille raisons de me haïr

En me lisant, vous trouverez certainement autant de raisons de me détester qu'il y a de textes. Âmes timorées s'abstenir.

J'ai besoin d'extérioriser tout l'éclat de ma personne et d'éblouir mon entourage pour progresser, exister, et briller plus encore. L'humilité me va fort mal. Je pense que l'humilité est l'apanage des esprits médiocres. Les humbles sont indignes d'être des princes. Et les princes sont indignes d'être des gueux.

Sans orgueil, que suis-je ?

Ce qui fait ma force, ma vérité, mon éclat, voire mon inimitable panache, c'est que je suis dépourvu de vaine humilité. L'arrogance est ma naturelle signature, l'orgueil ma principale richesse, la particule mon plus solide argument.

Je suis inattaquable car ancré dans ma logique. L'absurde a cet avantage sur les valeurs actuelles de ce monde, c'est que c'est un système qui échappe à toutes ses lois raisonnables. Et prosaïques. Je suis un chevalier, et mes valeurs sont la particule, l'épée, la quête d'un Graal.

La poésie est ma vérité. D'où ces distorsions, ces outrances, ces contradictions dans mon discours, mes idées, ma pensée. C'est en général ce qui déplaît tant chez mes détracteurs dénués de cœur, et c'est ce qui indispose tant les esprits par trop carrés.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/33c797795fed82881f3c9beb5e10cc66/

http://www.dailymotion.com/video/x4vaed9

3 commentaires:

Fée Rosse. a dit…

Les villes vous ennuient avec leurs rues si communes.
Les enfants sont des monstres declarez vous...Idiot propos à mons avis, j'ose esperer que ces textes utilisent l'ironie au paroxysme.
La societé,dans sons ensemble, n'a que des points negatif...Quel sujet tristement recurent de nos jours...
Et ces textes, dont on peut excuser les maldresses et lourdeurs vu le nombre enumeré, mais qui usent et abusent de termes, se voulant pompeux, recherchés, leur nuisent souvent.
Certains certent sucitent l'attention grâce à un debut d'intrigue, une jolie presentation, une première phrase bien tournée, mais bientot on se perd, on retombre dans les critiques systematiques de tout et de rien juste par plaisir. L'argumentation reelle est souvent absente en depit de l'apparence première du titre et texte.
On en arrive à être blasé de lire cette universelle rancoeur envers le monde actuel et ses acteurs.
On se complait, lisant la file interminable de titres, à se répeter que le plus dur quand on ecrit est de le faire sur des choses belles ou agréables.
Où sont donc ces textes de louanges, d'allegresse, ou de contemplation enjouées qui prouverait que l'auteur sait élargir sa prose, et se servir de toutes les qualités dont il se confère avec delectation?
Haïr, c'est porter une importance à ce qu'on aurait pu aimer si...
Pour l'instant je ne hais pas, je me desinterresse...Dommage...

Raphaël Zacharie de Izarra a dit…

Dommage, en effet, que vous vous arrêtiez sur une impression aussi négative, une vue aussi bornée : visiblement vous n'avez pas eu le temps de lire mes 770 textes car ils ne se résument pas à ce que vous appelez de la stérile rancoeur (et qui n'est en fait que juste critique, pertinente réflexion sur les choses et les hommes).

Ne confondez pas la critique saine, constructive avec la haine. Je ne porte aucune haine en moi, au contraire j'ai un immense amour pour l'humanité.

Si j'éprouvais de l'indifférence envers mes semblables je n'écrirais pas tous ces mots durs que vous avez lus. Et si je n'éprouve ni indifférence ni haine envers l'humanité, c'est que je l'aime.

J'admets que l'on puisse se tromper en lisant certains de mes textes, ceux-ci pouvant parfois induire le lecteur en erreur à cause de leur virulence. Le système de publication de commentaires est là justement pour rectifier les choses. Mes lecteurs se manifestent publiquement, et publiquement je leur réponds. Ce qui permet de temps à autre de lever des doutes, ne pas laisser s'installer d'ambiguité.

Raphaël Zacharie de Izarra

filledemnemosyne a dit…

"Les humbles sont indignes d'être des princes. Et les princes sont indignes d'être des gueux."

Si je devais résumer l'image que j'ai de vous, ce serait exactement celle-là.

Le reste, la lune, les étoiles, la vertu, les femmes, les hommes, les chiens, les chats ou les pierres, ce ne sont que décors.
Décors que votre plume rend sublimes certes, mais décors quand même.

Deux petites phrases juxtaposées qui deviennent à mes yeux ce qu'elles étaient déjà et que j'avais du mal à exprimer. Le synonyme de vos trois noms et de leur particule.

Il est deux sortes de princes.
Les cœurs nobles, éclatants et les princes qui ne sont que mépris.
Il existe deux sortes de pauvreté.
Le humble, médiocre qui renonce, s'efface, disparait et le gueux, brillant des milles feux de sa profonde humanité.

C'est la que se révèle votre définitive hauteur, la vraie. Que vous soyez un Prince au sens noble du terme et que vous rendiez au gueux toute sa dignité.

Voilà, s'il existe mille raisons de vous haïr, moi j'en connais une de vous aimer.