mardi 15 mai 2007

75 - L'argent pour acheter le Ciel

IRONIE

Lettre à une détractrice.

Souffrez Madame que je ne partage définitivement pas vos vues aberrantes. La mort n'est point, comme l'avancent ces hérétiques inconséquents de votre espèce, la fin de tout, mais le début d'une éternité faite d'ailes d'anges et de miel, de chants pieux et d'enfants sages.

Et je ne connais guère qu'une seule façon d'accéder à ce Ciel enviable : faire dire des messes. Autrement dit le riche a beaucoup plus de chance d'être sauvé que le mendiant. Dans ce but l'enrichissement personnel est une bonne chose puisqu'il contribue à payer des prêtres pour faire dire un maximum de messes.

Cessons donc de vilipender les riches et d'encenser de manière stérile les pauvres, ces va-nu-pieds, ces gens sans le sou qui rêvent d'un Eden qu'ils sont incapables de s'acheter ici-bas. Les indigents sont certainement aimables à vos yeux, aux yeux de toutes ces bonnes âmes éprises d'absolu, mais ce sont finalement eux, les pauvres, les vrais imbéciles : pendant que les gens avertis s'enrichissent, qu'ils construisent leur demeure céleste donc, ces pauvres se perdent avec leur paresse et leurs viles et vaines séductions. La société et toutes ses bonnes consciences leur savent gré de leur humilité si médiatique, mais tout cela pour arriver à quoi finalement ? A rien du tout car seuls les riches seront sauvés. La gloire de ces pauvres gens sans le sou n'est que terrestre, tandis que la gloire des riches sera céleste.

Je suis donc sur cette Terre pour m'enrichir un maximum, et ce afin de pouvoir faire dire un maximum de messes. Pour le salut de mon âme.

Cessons ces discours révolutionnaires crétinisants et stériles, et crions plutôt : vive l'enrichissement personnel, vive l'argent qui sauve, et tant pis pour les pauvres et les imbéciles convaincus que leur pauvreté et leur imbécillité les sauveront des flammes de l'enfer...

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Qui est Raphaël Zacharie de IZARRA ?

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Oisif mélancolique, oiseau unique, ange joliment plumé, ainsi se présente l’auteur de ces lignes (une sorte de Peter Pan cruel et joyeux, mais parfois aussi un rat taciturne). Au-delà de cette façade mondaine, loin de certaines noirceurs facétieuses j’ai gardé en moi une part de très grande pureté. Dans mon coeur, un diamant indestructible d’un éclat indescriptible. Cet éclat transcendant, vous en aurez un aperçu à travers mes modestes oeuvres. Est-ce une grâce de me lire, pensez-vous? Osons le croire.