(Critique argumentée de la présentation par Jacques Rivière et Verlaine des "ILLUMINATIONS" de RIMBAUD ou procès des exégètes rimbaldiens.)
Voici ce qu’un spécialiste de RIMBAUD a pondu sur ce plaisantin de Charleville, discours applicable à n’importe quel texte "charabiatisant" :
"Ces poèmes sont complètement dépourvus d’égards, c’est à dire qu’en aucun point ils ne s’inclinent, ils ne se dérangent vers nous. Aucun effort pour faire passer dans notre esprit les spectacles qu’ils recèlent ; ils sont écrits au mépris de toute sociabilité ; ils sont le contraire même de la conversation. On y sent quelque chose de fidèle à on ne sait quoi. Ce sont des témoins. Ils sont disposés comme des bornes qui auraient servi à quelque repérage astronomique. Il faut prendre le petit livre des Illuminations comme un carnet échappé de la poche d’un savant et qu’on trouverait plein de notations mystérieuses sur un ordre de phénomènes inconnus. Nous n’étions pas là. Nous passons par hasard. Nous ramassons ces reliques inestimables qui ne nous étaient pas destinées." (Jacques Rivière)
Il suffit qu’un recueil de baragouinages soit signé "RIMBAUD" pour que d’éminents spécialistes se persuadent de sa très haute valeur littéraire. L’auto-suggestion fonctionne à merveille. N’ayant rien à dire sur le fond, ils rédigent d’élogieuses pirouettes contribuant à donner encore plus de lustre aux "pages immortelles" qui décidément, ne les inspirent pas plus que ça... Au vide rimbaldien ils répondent par le vide de l’exégète. Remarquons que l’auteur Jacques Rivière s’en sort ici assez grossièrement. Il ne dit rien, n’éclaire pas, ne sait rien lui-même sur le texte de Rimbaud. Il se contente de justifier les vers rimbaldiens par des phrases oiseuses qui en disent long sur son habileté à retourner les situations les plus improbables. Ou l’art d’interpréter un texte absurde pour en faire un phénomène littéraire... Admirons ce déploiement de vent au sujet de Rimbaud.
Verlaine quant à lui n’est pas plus inspiré, cautionnant la sottise de son ami en ces mots immortels :
"Le mot Illuminations est anglais et veut dire gravures coloriées, - colored plates : c’est même le sous-titre que M. Rimbaud avait donné à son manuscrit. Comme on va voir, celui-ci se compose de courtes pièces, prose exquise ou vers délicieusement faux exprès. D’idée principale il n’y en a ou du moins nous n’y en trouvons pas. De la joie évidente d’être un grand poète, tels paysages féeriques, d’adorables vagues amours esquissées et la plus haute ambition (arrivée) de style : tel est le résumé que nous croyons pouvoir oser donner de l’ouvrage ci-après. Au lecteur d’admirer en détail." (Verlaine)
On n’en saura pas plus. Verlaine nous demande de lire, d’admirer... Certes. Suivre ce sage conseil suffira-t-il pour emporter l’adhésion des beaux esprits ? Je rétorquerai à Monsieur Verlaine qu’il ne suffit pas de nous proposer d’admirer, encore faut-il que nous les recevions en plein coeur ces fameux mots rimbaldiens, et non pas que nous les adoptions sottement les yeux fermés, ébranlés que nous serions par tant de subtilités poétiques, insaisissables pour les non initiés... Comment un auteur comme Verlaine peut-il se fourvoyer à ce point, se ridiculiser de la sorte, s’exposer avec une telle légèreté au jugement des générations futures de plus en plus aptes à la critique ? Votre statut de grand poète ne vous garantit pas de vos propres âneries, Monsieur Verlaine !
Notons le trouble de Verlaine quand, prudent dans la sottise, il précise : "tel est le résumé que nous croyons pouvoir oser donner de l’ouvrage ci-après". Il se ménage tout de même une commode issue. On ne sait jamais, des fois qu’on se serait trompé sur ce prétendu génie nommé Rimbaud... Sot mais avisé, Verlaine !
Ces deux exemples pris au hasard suffiront-ils pour commencer à semer le doute chez mes détracteurs quant à la vanité des textes sibyllins du sieur Rimbaud ? La mauvaise foi il est vrai aveugle plus durablement les faux envoûtés amoureux des arabesques verbales de Rimbaud que la vérité qui, se révélant dans un seul éclair, éblouit les vrais initiés une seule seconde, ce qui a le don de leur redonner la vue pour la vie entière...
C’est que l’illumination, la vraie, est fugitive. Et la bêtise profonde comme les puits d’ignorance.
dimanche 20 mai 2007
744 - Farrebique face à TF1
Après avoir vu en cassette à la bibliothèque de ma ville “Farrebique”, chef-d’oeuvre de poésie pastorale tourné en 1946, je me demande comment les proxénètes de TF1 peuvent continuer à diffuser impunément à l’adresse de leurs troupeaux dénaturés (pudiquement nommés “téléspectateurs”) des films américains imprégnés de vulgarité, imbibés de violence, trempés de vices, complètement vides de sens, aux antipodes de la beauté, de la délicatesse, de la bienséance, de la poésie…
Après avoir vu “Farrebique”, je crache souverainement sur la tête des maquereaux de TF1, je les juge du haut de mon socle incorruptible, j’écrase ces vers de mes fers comme la charrue pulvérise le chiendent ! De mon talon de bois j’ensevelis leur face de prédateur dans la boue où ils veulent nous faire patauger, je brise contre le roc de la poésie leurs crocs de loup, et je les piétine encore, profondément. Je les châtie de ma semelle rédemptrice, j’étouffe bibliquement leur langue de serpent, martèle leur front de mes coups de sabot afin d’y ensemencer avec douleur quelque graine de vertu.
Leur crâne est dur, mais le diamant de la Beauté l’est plus encore.
Après avoir vu “Farrebique”, je crache souverainement sur la tête des maquereaux de TF1, je les juge du haut de mon socle incorruptible, j’écrase ces vers de mes fers comme la charrue pulvérise le chiendent ! De mon talon de bois j’ensevelis leur face de prédateur dans la boue où ils veulent nous faire patauger, je brise contre le roc de la poésie leurs crocs de loup, et je les piétine encore, profondément. Je les châtie de ma semelle rédemptrice, j’étouffe bibliquement leur langue de serpent, martèle leur front de mes coups de sabot afin d’y ensemencer avec douleur quelque graine de vertu.
Leur crâne est dur, mais le diamant de la Beauté l’est plus encore.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
743 - Ecran plat
Si la télévision de TF1 est le reflet fidèle d’un des nombreux aspects de notre société contemporaine, je peux en déduire que nous vivons dans un monde d’abrutis finis où les journalistes qui nous montrent régulièrement leur belle dentition ne sont que des pauvres types, des ratés, des minables en cravate aux mains pleines de sucre à gaver les masses et de mélasse “ketchupisée” destinée à oindre le front plastifié de nos nouveaux-nés, où règnent partout des mangeurs insatiables aux ventres pleins et aux esprits vides dont les âmes sont depuis longtemps corrompues par le beurre de cacahouète et les jeux du cirque.
Dans ce monde l’ignorance, la vulgarité, l’excrément liquéfié, l’urine issue des asperges, le toc, la bêtise et l’avilissement sont des valeurs sûres.
Dans ce monde les femmes sont devenues des pondeuses de germes humains dûment “markrétinisés”, les mères de petits singes sans poil d’une nouvelle humanité qui se résume de plus en plus à de la chair à canon tendre, imperturbablement hilare, pour les marchands de lessives, de sièges de WC, de boîtes de conserve.
Dans cet univers tragique et irresponsable ces femmes sont toutes invariablement heureuses et se laissent volontiers décerveler, “désovairiser”, désodoriser jusqu’au dernier degré par des hommes non moins idiots, dûment écouillés quant à eux. Dans ce monde que me montre la télévision de TF1, l’humanité est certes déchue mais elle garde un sourire à toute épreuve.
A travers l’écran de télévision la société n’est qu’un énorme, monstrueux, insatiable conduit digestif, les écoles, les médias, les publicités, les productions artistiques ne sont qu’un interminable écoulement anal. Au bout de cette ouverture infâme, pestilentielle, épouvantable, une bouche géante s’ouvre, prête à recevoir sa fange quotidienne.
Cette gueule ouverte grande comme le monde, c’est celle des millions de petits vers de terre humains qui avalent avec délectation et dans des applaudissements assourdissants les fruits odieux de leurs propres digestions. Ainsi la boucle est bouclée. On ne sort pas ainsi d’un tel cercle d’initiés.
Bienvenue chez TF1, Disneyland merveilleux pour castrés de l’esprit.
Dans ce monde l’ignorance, la vulgarité, l’excrément liquéfié, l’urine issue des asperges, le toc, la bêtise et l’avilissement sont des valeurs sûres.
Dans ce monde les femmes sont devenues des pondeuses de germes humains dûment “markrétinisés”, les mères de petits singes sans poil d’une nouvelle humanité qui se résume de plus en plus à de la chair à canon tendre, imperturbablement hilare, pour les marchands de lessives, de sièges de WC, de boîtes de conserve.
Dans cet univers tragique et irresponsable ces femmes sont toutes invariablement heureuses et se laissent volontiers décerveler, “désovairiser”, désodoriser jusqu’au dernier degré par des hommes non moins idiots, dûment écouillés quant à eux. Dans ce monde que me montre la télévision de TF1, l’humanité est certes déchue mais elle garde un sourire à toute épreuve.
A travers l’écran de télévision la société n’est qu’un énorme, monstrueux, insatiable conduit digestif, les écoles, les médias, les publicités, les productions artistiques ne sont qu’un interminable écoulement anal. Au bout de cette ouverture infâme, pestilentielle, épouvantable, une bouche géante s’ouvre, prête à recevoir sa fange quotidienne.
Cette gueule ouverte grande comme le monde, c’est celle des millions de petits vers de terre humains qui avalent avec délectation et dans des applaudissements assourdissants les fruits odieux de leurs propres digestions. Ainsi la boucle est bouclée. On ne sort pas ainsi d’un tel cercle d’initiés.
Bienvenue chez TF1, Disneyland merveilleux pour castrés de l’esprit.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
742 - Télédégénérée
Penchons-nous sur la cérémonie des 7 d’or à la télévision. Dans ce royaume de la futilité la plus achevée, de vieilles morues de journalistes disputent le titre suprême à d’épais présentateurs porcins en mal de reconnaissance populaire.
De foutues femelles de présentatrices hilares et mielleuses comme des gâteaux d’anniversaire dégoisent inepties sur inepties, applaudies par des célébrités de paillettes à la cervelle déchue.
Désignons-les d'un index pourfendeur, ces professionnelles décaties du caquetage pénétrées de leur minuscule importance, dénonçons-les, ces petits crétins prétentieux sans plume qui se donnent des allures d’écrivains mais qui ne sont finalement que de minables, de vulgaires présentateurs d’émissions de télévision, raillons-les, ces arrivistes plébéiens, petits journalistes et autres oiseaux sans envergure, sans talent, sans intérêt, sans consistance...
Tous de pauvres “ramollisseurs” patentés de cerveaux, héros des masses populacières, égéries de tous les minus habens que compte notre pays d’abrutis passant leurs soirées devant la télévision.
De foutues femelles de présentatrices hilares et mielleuses comme des gâteaux d’anniversaire dégoisent inepties sur inepties, applaudies par des célébrités de paillettes à la cervelle déchue.
Désignons-les d'un index pourfendeur, ces professionnelles décaties du caquetage pénétrées de leur minuscule importance, dénonçons-les, ces petits crétins prétentieux sans plume qui se donnent des allures d’écrivains mais qui ne sont finalement que de minables, de vulgaires présentateurs d’émissions de télévision, raillons-les, ces arrivistes plébéiens, petits journalistes et autres oiseaux sans envergure, sans talent, sans intérêt, sans consistance...
Tous de pauvres “ramollisseurs” patentés de cerveaux, héros des masses populacières, égéries de tous les minus habens que compte notre pays d’abrutis passant leurs soirées devant la télévision.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
741 - Pour combattre l’infamie télévisuelle de TF1
Je m’adresse à tous les détracteurs de TF1 pour leur faire partager mes opinions et éventuellement m’allier à eux dans le but de combattre l’entreprise TF1 (par tous les moyens pourvu qu’ils ne soient pas illégaux) qui répand impunément dans la société française le venin d’une culture basée sur les jeux du cirque et la consommation insatiable de biens temporels. Et qui par des méthodes dignes des mouvements sectaires les plus ineptes tente d’introduire dans notre société traditionnellement lettrée le culte impie des lessives.
Je suis sorti mercredi 26 août 2004 à 16 heures d’une garde à vue qui aura duré six heures de temps. La Police Judiciaire de ma ville (le Mans) est venue mercredi 26 août 2004 à 10 heures perquisitionner chez moi au sujet d’un coup de fil que j’ai passé chez TF1 le 14 août 2004 et où mes propos ont été déformés (volontairement ou pas, je l’ignore) par la standardiste.
Détail d’importance : entre 12 h 45 et 14 heures j’ai eu droit à la cellule provisoire ainsi qu’au tirage de mon portrait de face et de profil avec prise de mes empreintes digitales. Cela satisfera certainement la curiosité de ceux qui s’interrogent sur la destination d’une partie de l’argent public.
Le 14 août 2004 j’avais effectivement appelé TF1 depuis mon téléphone fixe et sous ma véritable identité (n’ayant rien à dissimuler de mes desseins hautement revendiqués) pour menacer l’entreprise d’une manifestation certes outrancière mais toute symbolique au pied de sa tour. Manifestation informelle, précisons la chose.
On m’a accusé d’avoir émis des menaces plus matérielles. J’ai dû m’expliquer lors de deux auditions éprouvantes que je n’étais pas du genre à menacer de la sorte les gens, que je ne m’adonnais pas à ces pratiques immorales et illégales, moi qui ne prône ordinairement que la poésie, le rêve et l’amour… La standardiste en question soutient que j’ai prononcé les termes “BOMBE A LA GUEULE” lors de ce coup de fil, ce qui est évidemment aussi infamant que mensonger. Je n’ai pas pour habitude, en effet, de baisser mon niveau de langage pour m’adresser à des inconnues, fussent-elles simples standardistes.
L’audition prit un tour franchement clownesque lorsque l’on m’interrogea sur mes prétendues alliances avec des organisations basques terroristes ou avec d’autres groupuscules politiques extrêmes et dangereux. J’ai pu constater que la république des zélés dûment diplômés n’était pas à une arlequinade près…
Les pontifes de TF1, en retrouvant l’enregistrement de ce coup de fil qui était (prétendument) recherché toute la durée de ma garde à vue auront souhaité éviter le ridicule, on le comprend. Dés lors, mieux valait pour ces bandits manipulateurs de foules ne pas déclarer officiellement avoir retrouvé cet enregistrement qui me disculpait superbement, et enfonçait lamentablement TF1 dans la fange du mensonge. Il faut savoir qu’en cas de “perte inopinée” de l’enregistrement de cette conversation téléphonique, c’était ma parole contre celle de la standardiste, avec présomption d’innocence en ma faveur en l’absence de preuve. La première chaîne de télévision française ne peut tout de même pas faire illusion en permanence… Je soupçonne tout naturellement TF1 d’avoir eu intérêt à ne pas retrouver ce fameux enregistrement tournant en ridicule les hôtes de la tour du premier au dernier étage…
La farce policière a cessé assez tôt pour que j’en rie, et non que je m’en afflige.
Je n’en veux pas à la pauvre standardiste, victime j’en suis persuadé d’une excessive émotivité. Pas plus aux responsables de TF1 qui n’ont pas porté plainte contre moi. Reconnaissons au moins la magnanimité inattendue de ces proxénètes de l’esprit qui dans un autre ordre d’idée n’hésitent pas à exercer un terrorisme culturel outrancier à l’échelle nationale, et ce au nom des grandes marques de lessive.
A moins qu’ils n’aient craint plus prosaïquement de ternir leur image avec cette affaire grotesque.
Je suis sorti mercredi 26 août 2004 à 16 heures d’une garde à vue qui aura duré six heures de temps. La Police Judiciaire de ma ville (le Mans) est venue mercredi 26 août 2004 à 10 heures perquisitionner chez moi au sujet d’un coup de fil que j’ai passé chez TF1 le 14 août 2004 et où mes propos ont été déformés (volontairement ou pas, je l’ignore) par la standardiste.
Détail d’importance : entre 12 h 45 et 14 heures j’ai eu droit à la cellule provisoire ainsi qu’au tirage de mon portrait de face et de profil avec prise de mes empreintes digitales. Cela satisfera certainement la curiosité de ceux qui s’interrogent sur la destination d’une partie de l’argent public.
Le 14 août 2004 j’avais effectivement appelé TF1 depuis mon téléphone fixe et sous ma véritable identité (n’ayant rien à dissimuler de mes desseins hautement revendiqués) pour menacer l’entreprise d’une manifestation certes outrancière mais toute symbolique au pied de sa tour. Manifestation informelle, précisons la chose.
On m’a accusé d’avoir émis des menaces plus matérielles. J’ai dû m’expliquer lors de deux auditions éprouvantes que je n’étais pas du genre à menacer de la sorte les gens, que je ne m’adonnais pas à ces pratiques immorales et illégales, moi qui ne prône ordinairement que la poésie, le rêve et l’amour… La standardiste en question soutient que j’ai prononcé les termes “BOMBE A LA GUEULE” lors de ce coup de fil, ce qui est évidemment aussi infamant que mensonger. Je n’ai pas pour habitude, en effet, de baisser mon niveau de langage pour m’adresser à des inconnues, fussent-elles simples standardistes.
L’audition prit un tour franchement clownesque lorsque l’on m’interrogea sur mes prétendues alliances avec des organisations basques terroristes ou avec d’autres groupuscules politiques extrêmes et dangereux. J’ai pu constater que la république des zélés dûment diplômés n’était pas à une arlequinade près…
Les pontifes de TF1, en retrouvant l’enregistrement de ce coup de fil qui était (prétendument) recherché toute la durée de ma garde à vue auront souhaité éviter le ridicule, on le comprend. Dés lors, mieux valait pour ces bandits manipulateurs de foules ne pas déclarer officiellement avoir retrouvé cet enregistrement qui me disculpait superbement, et enfonçait lamentablement TF1 dans la fange du mensonge. Il faut savoir qu’en cas de “perte inopinée” de l’enregistrement de cette conversation téléphonique, c’était ma parole contre celle de la standardiste, avec présomption d’innocence en ma faveur en l’absence de preuve. La première chaîne de télévision française ne peut tout de même pas faire illusion en permanence… Je soupçonne tout naturellement TF1 d’avoir eu intérêt à ne pas retrouver ce fameux enregistrement tournant en ridicule les hôtes de la tour du premier au dernier étage…
La farce policière a cessé assez tôt pour que j’en rie, et non que je m’en afflige.
Je n’en veux pas à la pauvre standardiste, victime j’en suis persuadé d’une excessive émotivité. Pas plus aux responsables de TF1 qui n’ont pas porté plainte contre moi. Reconnaissons au moins la magnanimité inattendue de ces proxénètes de l’esprit qui dans un autre ordre d’idée n’hésitent pas à exercer un terrorisme culturel outrancier à l’échelle nationale, et ce au nom des grandes marques de lessive.
A moins qu’ils n’aient craint plus prosaïquement de ternir leur image avec cette affaire grotesque.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
740 - TF1, petit père du peuple
J’ai regardé avec hargne une émission populacière sur TF1. J’ai consciencieusement passé la tête à travers la lucarne donnant sur l’étable à vaches humaines pour mieux entendre meugler le troupeau hilare que sont mes semblables “TFunisés”.
Qu’ai-je vu, entendu ? Des animateurs prostitués à la cause AUDIMAT caquetant à n’en plus finir. Emissions au concept simple, efficace, parfaitement aliénant : de la lessive et des jeux. Un format soigneusement conçu par les patrons-proxénètes de TF1 pour rassembler un maximum d’abrutis moyens.
Le bavardage bouche-trous est la spécialité des émissions de TF1 : des femelles stéréotypées au sourire perpétuel blatèrent infatigablement sur des sujets ineptes entre deux interminables séquences de réclames. Plus c’est vulgaire, lourd, saturé de couleurs (remarquons la richesse de coloris des chemises portées sur TF1), plus la lessive se vend.
Dans ces émissions la pauvreté cérébrale, l’insignifiance du propos, l’indigence de l’esprit sont chaudement applaudies par un public complice qui ne demande qu’à être bêtifié. Les têtes vides des animateurs, des invités, du public résonnent dans la nuit jusque dans les chaumières les plus reculées. Et la lessive n’en finit pas de se vendre. De Paris aux confins du pays, ça rumine, beugle, chie en cadence dans les familles : TF1 pacifie les masses.
Qu’ai-je vu, entendu ? Des animateurs prostitués à la cause AUDIMAT caquetant à n’en plus finir. Emissions au concept simple, efficace, parfaitement aliénant : de la lessive et des jeux. Un format soigneusement conçu par les patrons-proxénètes de TF1 pour rassembler un maximum d’abrutis moyens.
Le bavardage bouche-trous est la spécialité des émissions de TF1 : des femelles stéréotypées au sourire perpétuel blatèrent infatigablement sur des sujets ineptes entre deux interminables séquences de réclames. Plus c’est vulgaire, lourd, saturé de couleurs (remarquons la richesse de coloris des chemises portées sur TF1), plus la lessive se vend.
Dans ces émissions la pauvreté cérébrale, l’insignifiance du propos, l’indigence de l’esprit sont chaudement applaudies par un public complice qui ne demande qu’à être bêtifié. Les têtes vides des animateurs, des invités, du public résonnent dans la nuit jusque dans les chaumières les plus reculées. Et la lessive n’en finit pas de se vendre. De Paris aux confins du pays, ça rumine, beugle, chie en cadence dans les familles : TF1 pacifie les masses.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
739 - Un petit
Monsieur Dupont est petit. Monsieur Dupont est médiocre. Monsieur Dupont porte en lui des rêves à la mesure de ses dimanches de minable : cannes à pêche et canettes de bières incarnent pour lui les sommets de la félicité dominicale.
Maurice Dupont côtoie des minus qui lui ressemblent, d'ailleurs il appelle affectueusement ses amis "Ducon", preuve de l'estime faussement ironique qu'il porte à ses pairs... Ce Dupont serait-il conscient de sa petitesse, du caractère lamentablement "dupontesque" de sa personne ? Notre héros a un petit zizi et, assez sot pour en rougir, assure à qui veut le croire qu'il possède un "zobinard" digne d'un éphèbe qu'il n'est pas. Ce séducteur de caissières de supermarchés aime en outre épater amis et inconnus avec ses histoires insignifiantes. Dans ses aventures peu épiques mais terriblement pathétiques il affronte avec vaillance des dangers imaginaires à travers des jeux télévisés parfaitement débiles. Ainsi il sue avec les candidats auxquels il s'identifie furieusement (des minus habens de son espèce) en essayant de répondre à des questions ineptes du genre "Combien faut-il de grammes de lessive pour laver cinq kilogrammes de linge blanc à la température de 60 degrés Celsius ?" L'enjeu est de taille, il y a un téléviseur à écran plasma à gagner. Dupont a une existence vraiment trépidante devant ses programmes de télévision...
Dupont collectionne les bouchons de bouteilles de champagne, persuadé d'être un sacré original. Il n'hésite pas dans ses accès d'orgueil à revendiquer haut et fort sa passion pour les cylindres de liège.
Monsieur Dupont est petit. Monsieur Dupont est médiocre. Monsieur Dupont porte en lui des aspirations à la mesure des trésors proposés dans ses programmes de télévision. Monsieur Dupont a un secret. Un rêve à sa portée, un grand, un douloureux, un beau rêve : passer à la télévision afin de participer à son jeu favori et devant les caméras gagner le fameux téléviseur à écran plasma. Avoir la France entière pour témoin de son effroyable petitesse, tel est son plus grand rêve de minable.
Monsieur Dupont est petit. Monsieur Dupont est médiocre. Monsieur Dupont est heureux.
Monsieur Dupont porte en lui la petitesse et marche d'ailleurs à petits pas, écrasé par le poids de son incommensurable médiocrité.
Maurice Dupont côtoie des minus qui lui ressemblent, d'ailleurs il appelle affectueusement ses amis "Ducon", preuve de l'estime faussement ironique qu'il porte à ses pairs... Ce Dupont serait-il conscient de sa petitesse, du caractère lamentablement "dupontesque" de sa personne ? Notre héros a un petit zizi et, assez sot pour en rougir, assure à qui veut le croire qu'il possède un "zobinard" digne d'un éphèbe qu'il n'est pas. Ce séducteur de caissières de supermarchés aime en outre épater amis et inconnus avec ses histoires insignifiantes. Dans ses aventures peu épiques mais terriblement pathétiques il affronte avec vaillance des dangers imaginaires à travers des jeux télévisés parfaitement débiles. Ainsi il sue avec les candidats auxquels il s'identifie furieusement (des minus habens de son espèce) en essayant de répondre à des questions ineptes du genre "Combien faut-il de grammes de lessive pour laver cinq kilogrammes de linge blanc à la température de 60 degrés Celsius ?" L'enjeu est de taille, il y a un téléviseur à écran plasma à gagner. Dupont a une existence vraiment trépidante devant ses programmes de télévision...
Dupont collectionne les bouchons de bouteilles de champagne, persuadé d'être un sacré original. Il n'hésite pas dans ses accès d'orgueil à revendiquer haut et fort sa passion pour les cylindres de liège.
Monsieur Dupont est petit. Monsieur Dupont est médiocre. Monsieur Dupont porte en lui des aspirations à la mesure des trésors proposés dans ses programmes de télévision. Monsieur Dupont a un secret. Un rêve à sa portée, un grand, un douloureux, un beau rêve : passer à la télévision afin de participer à son jeu favori et devant les caméras gagner le fameux téléviseur à écran plasma. Avoir la France entière pour témoin de son effroyable petitesse, tel est son plus grand rêve de minable.
Monsieur Dupont est petit. Monsieur Dupont est médiocre. Monsieur Dupont est heureux.
Monsieur Dupont porte en lui la petitesse et marche d'ailleurs à petits pas, écrasé par le poids de son incommensurable médiocrité.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
738 - La puissance de la beauté
Le spectacle de la beauté me rend meilleur, plus sensible, plus grand, moins médiocre, quelle qu'elle soit, de la moins évidente à la plus éclatante.
Du simple caillou -humble et parfait avec ses formes sommaires- au visage de la femme née avec les grâces de sa nature, la beauté me subjugue.
Alors que la laideur seule m'inspire pitié, dégoût, voire haine, la beauté qui s'affiche aux côtés de la laideur me rend indulgent envers cette dernière : ainsi la femme aux traits méprisables ne sera plus raillée si une créature l'accompagne. Certes je n'aurai d'yeux que pour le cygne, mais dans son ombre l'oiseau déplumé bénéficiera de ma clémence. En effet, je ne crache point au visage des laiderons lorsque dans leur proximité la vision d'un astre retient mon regard : la beauté adoucit mes moeurs.
La beauté me fait croire à des sommets, elle agit comme un coupe-faim : sous son empire j'oublie les trivialités de ce monde. Je ne songe plus aux soucis du lendemain mais prends conscience de mes ailes.
La preuve que la beauté est supérieure à la laideur, c'est qu'une femme sans attrait sera toujours moins courtisée qu'une femme vénusiaque. Sur l'échiquier de la Vérité, les dindes seront toujours rattrapées par les gazelles.
Mes frères les esthètes, toujours chérissez la beauté. Vous les beaux esprits voués aux causes supérieures, sachez chaque jour rendre hommage à la beauté et n'omettez jamais de durement châtier la laideur lorsque celle-ci vous offense. Giflez les laiderons qui à votre vue exposent leur misère sans pudeur ni remords, mais soyez moins sévères envers elles lorsqu'une beauté les accompagne, de la même manière que l'on est plus complaisant face aux grognements de la truie qui allaite : le spectacle touchant des porcelets fait un peu oublier la grossièreté de la génitrice.
Bref sachez que c'est la beauté et la beauté seule qui sauvera le monde, et non l'infirmité, la bêtise, la bassesse et la hideur.
Du simple caillou -humble et parfait avec ses formes sommaires- au visage de la femme née avec les grâces de sa nature, la beauté me subjugue.
Alors que la laideur seule m'inspire pitié, dégoût, voire haine, la beauté qui s'affiche aux côtés de la laideur me rend indulgent envers cette dernière : ainsi la femme aux traits méprisables ne sera plus raillée si une créature l'accompagne. Certes je n'aurai d'yeux que pour le cygne, mais dans son ombre l'oiseau déplumé bénéficiera de ma clémence. En effet, je ne crache point au visage des laiderons lorsque dans leur proximité la vision d'un astre retient mon regard : la beauté adoucit mes moeurs.
La beauté me fait croire à des sommets, elle agit comme un coupe-faim : sous son empire j'oublie les trivialités de ce monde. Je ne songe plus aux soucis du lendemain mais prends conscience de mes ailes.
La preuve que la beauté est supérieure à la laideur, c'est qu'une femme sans attrait sera toujours moins courtisée qu'une femme vénusiaque. Sur l'échiquier de la Vérité, les dindes seront toujours rattrapées par les gazelles.
Mes frères les esthètes, toujours chérissez la beauté. Vous les beaux esprits voués aux causes supérieures, sachez chaque jour rendre hommage à la beauté et n'omettez jamais de durement châtier la laideur lorsque celle-ci vous offense. Giflez les laiderons qui à votre vue exposent leur misère sans pudeur ni remords, mais soyez moins sévères envers elles lorsqu'une beauté les accompagne, de la même manière que l'on est plus complaisant face aux grognements de la truie qui allaite : le spectacle touchant des porcelets fait un peu oublier la grossièreté de la génitrice.
Bref sachez que c'est la beauté et la beauté seule qui sauvera le monde, et non l'infirmité, la bêtise, la bassesse et la hideur.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
737 - La femme de cinquante ans
A vingt ans la femme est légère, voire insignifiante. A trente elle est désirable, à quarante elle est resplendissante, mais dès quarante-cinq ans elle devient douteuse.
A cinquante ans, elle est devenue un fruit en voie de putréfaction.
Je les vois bien ces visages en fin d'épanouissement qui traversent les rues à l'heure de sortie des bureaux, ces corps femelles qui commencent à faner... Je les vois chanceler sur leurs souliers un peu plus épais, ces chandelles presque éteintes. Je les vois peser de plus en plus, ces traits empâtés qui sous le fard inutile annoncent déjà la décrépitude... Ce fard qui souligne la disgrâce naissante de la femme, trahit sa beauté dégradée, ce fard sans joie qui n'est que le dernier artifice de l'amour avant la tombe, l'illusion qui ne trompe plus personne.
Tandis que l'homme vieillit comme un vin exquis, grave et serein, comme un chêne, tout en force et hauteur, tout en charme et légèreté, beau et solennel qu'il est, la femme avec les ans hérite du masque de la pourriture.
En avançant en âge elle doit apprendre à regarder en face sa laideur. Les plus belles ne sont point épargnées (voir le cas douloureux de Brigitte Bardot).
Rares, très rares sont les femmes qui gardent intact leur éclat jusqu'aux portes de la soixantaine.
L'originelle flamme qui fait d'elles le centre du monde les quitte en général avant cinquante ans..
La femme de cinquante ans est morte au monde, sur le plan des charmes. Et plus elle vieillira, moins elle sera désirée, et souvent sera méprisée.
Chez l'homme on constatera exactement l'inverse.
A cinquante ans, elle est devenue un fruit en voie de putréfaction.
Je les vois bien ces visages en fin d'épanouissement qui traversent les rues à l'heure de sortie des bureaux, ces corps femelles qui commencent à faner... Je les vois chanceler sur leurs souliers un peu plus épais, ces chandelles presque éteintes. Je les vois peser de plus en plus, ces traits empâtés qui sous le fard inutile annoncent déjà la décrépitude... Ce fard qui souligne la disgrâce naissante de la femme, trahit sa beauté dégradée, ce fard sans joie qui n'est que le dernier artifice de l'amour avant la tombe, l'illusion qui ne trompe plus personne.
Tandis que l'homme vieillit comme un vin exquis, grave et serein, comme un chêne, tout en force et hauteur, tout en charme et légèreté, beau et solennel qu'il est, la femme avec les ans hérite du masque de la pourriture.
En avançant en âge elle doit apprendre à regarder en face sa laideur. Les plus belles ne sont point épargnées (voir le cas douloureux de Brigitte Bardot).
Rares, très rares sont les femmes qui gardent intact leur éclat jusqu'aux portes de la soixantaine.
L'originelle flamme qui fait d'elles le centre du monde les quitte en général avant cinquante ans..
La femme de cinquante ans est morte au monde, sur le plan des charmes. Et plus elle vieillira, moins elle sera désirée, et souvent sera méprisée.
Chez l'homme on constatera exactement l'inverse.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
736 - Interview d'un damné
Afin d'édifier les immoraux, assassins et autres odieux personnages se vautrant dans le vice, le Ciel m'a chargé d'une mission peu banale.
On m'a, en effet, présenté le pire des hommes qui vécut sur terre afin de le questionner, sorti du fin fond de l'enfer pour l'occasion. Ce n'était pas Hitler ni Gensin-Khan non, juste un anonyme, un homme du commun, simple, sans histoire si l'on peut dire... Un homme plein d'ordures qui toute sa vie s'adonna au crime, se rendant coupable d'horreurs, d'indignités, de bêtise et de bassesse. Le pire des hommes, disions-nous. Cette étrange affaire s'est passée lors d'un songe qui fut profond et troublant. Mais allons à l'essentiel sans plus tarder. Interview d'outre-flammes.
- Bonjour, parlez-moi un peu de vous. Qui êtes-vous, que faites-vous dans la géhenne ?
- Bonjour. Je m'appelle... En fait je n'ai plus de nom, je suis un damné. On me reproche mes actions. Il paraît que je suis le plus mauvais de tous les hommes ayant vécu sur terre. Je suis d'ailleurs resté fort longtemps sur terre où j'ai pu accumuler mes méfaits.
- Et quels sont ces méfaits qui vous valent d'être exclus des hauteurs paradisiaques ?
- J'ai tué, égorgé, éventré, brûlé, mis au supplice hommes, femmes, enfants. Je me suis amusé à mettre à mort mes semblables par les moyens les plus ignobles qui soient. Par milliers j'ai vu se tordre dans des souffrances inimaginables des enfants, des vieillards, des femmes. J'ai prolongé par tous les moyens leurs affres aux suppliciés, j'ai ri en entendant hurler et supplier mes victimes. C'était en temps de guerre, moi j'étais une bête. J'aimais ça tuer, répandre sang, désespoir, excrément. J'étais soldat dans une armée royale dans des temps où les Droit de l'Homme n'existaient pas encore, ivre de gains, assoiffé de guerre, je voulais m'amuser, m'enrichir, vivre. Il y avait de l'or a gagner lors de ces expéditions martiales, vous comprenez... J'avais le droit de tout faire alors j'en ai profité. J'étais le plus fort, le plus lâche, le plus atroce. Je ne vivais que pour le plaisir, que pour moi-même, que pour les biens matériels, n'hésitant pas à mentir, trahir, tromper, incendier, violer, étriper, tourmenter le premier venu afin obtenir l'argent, les femmes, la gloire, les vins. J'ai fait énormément souffrir les gens, surtout les enfants car c'était encore plus facile, plus amusant de m'attaquer à eux. J'ai fait cela en temps de guerre comme en temps de paix. J'étais ce qu'on appelle un abominable, un monstre, un démon. Le pire de tous les hommes qui ait jamais vécu sur terre.
- Vous n'aviez donc aucune pitié ?
- Aucune. Seuls comptaient mes profits personnels.
- Aviez-vous une femme, des enfants ?
- J'avais une femme et des enfants, oui.
- Et cela ne vous dérangeait pas de vous attaquer à des femmes et à des enfants qui auraient pu être les vôtres ?
- Ceux que j'ai mis à mort dans d'abominables souffrances n'étaient ni ma femme ni mes enfants. Pourquoi aurais-je eu pitié d'eux ?
- Comment un tel homme put-il vivre dans de telles immondices, sans aucune morale, insensible aux souffrances d'autrui, animé de desseins aussi vils ?
- Si je n'avais pas de morale, c'est parce que Dieu ne m'en a jamais donné. C'est de sa faute ! Moi je ne réfléchissais pas : l'or me rendait fou. Pourquoi Dieu a-t-il mis de l'or sur la terre ? C'est bien pour nous faire perdre la tête, non ? C'est Dieu le responsable de mes malheurs, maintenant que je suis en enfer ! Sur terre j'étais capable de tout pour obtenir de l'or. Je suis allé jusqu'au bout de mes désirs. Je suis devenu riche. J'ai joui de la vie, j'étais saoul tous les jours du matin au soir, m'adonnant à tous les excès sans le moindre scrupule ni retenue. Je vivais dans une époque barbare où l'idée des Droits de l'Homme était une totale hérésie. Que me reproche-t-on ? Je ne suis pas responsable de ce que j'ai fait. C'est la faute à mon époque, la faute à Dieu, la faute aux autres.
- Certes mais d'autres hommes qui vivaient à votre époque dans le même contexte de barbarie ambiante ne s'adonnaient point au crime pour autant... Certes les Droit de l'Homme n'existaient pas, cela empêchait-il aux hommes de faire preuve d'humanité ?Vous aviez bien des exemples de douceur autour de vous. Vous aviez la notion du bien et du mal. Pourquoi n'avoir pas fait le choix du bien ?
- Parce que le mal, ça rapportait plus d'or que le bien, parce que les autres, ce n'était pas moi. Moi je vivais pour moi, pas pour les autres. Quand j'embrochais un enfant, que j'ouvrais le ventre d'une femme enceinte, que je rompais les membres d'un homme, moi je ne ressentais pas de douleur et en plus cela me faisait vraiment rire. Alors pourquoi me serais-je privé du plaisir de voir souffrir les autres ? Je n'avais aucune raison de ne pas faire souffrir et tuer les autres. Au contraire j'avais toutes les raisons de le faire puisque cela me distrayait beaucoup et me rapportait des biens matériels, en temps de guerre comme en temps de paix. J'ai toujours aimé faire mal aux autres, voler, mentir, m'enivrer, me bagarrer, manger, violer, m'enrichir. Ma vie était belle ainsi.
- Et si c'était à refaire ?
- Si c'était à refaire je recommencerais car je préfère être sur terre en train de m'enrichir et m'amuser à supplicier et voir agoniser des enfants plutôt qu'être ici à croupir dans les flammes où je ne m'amuse pas du tout !
- Vous êtes à ce point mauvais, incorrigible, irrécupérable ? Je commence à comprendre le bien-fondé de votre présence ici ! Ne souhaitez-vous donc pas vous repentir et sortir de ces lieux, commencer à devenir humain ?
- Me repentir de quoi ? De mes plaisirs terrestres ? Au contraire, j'aimerais bien recommencer moi ! Je n'ai qu'un désir, qu'un seul : partir d'ici et me retrouver comme par le passé à jouir de la vie. Vous croyez que j'aime ça être en enfer ? Qu'est-ce que ça me rapporte d'être ici ? Ici je suis malheureux, sur terre j'étais heureux. Au moins dans le monde matériel où je suis né j'avais de l'or, des femmes, des victimes, plein de plaisirs.
- Mais alors pour vous c'est quoi la vie ?
- La vie pour moi, c'est MOI. Moi, c'est tout ce qui compte. C'est moi qui vit, qui me sens vivre. Les autres, ce n'est pas moi. Les autres n'existent pas pour moi. Je ne suis pas les autres, je suis moi. De toute façon en enfer ce n'est pas la vie. Ici ce n'est pas la vie non, ici c'est la souffrance car enfin l'enfer, l'enfer c'est également MOI.
C'est sur ces mots à la fois pleins de sens et de dérision que je pris congé de l'hôte de la géhenne, n'omettant pas toutefois de lui souhaiter ardemment d'accéder à la rédemption un jour. Ainsi après cette interview exceptionnelle du plus mauvais des hommes ayant vécu sur terre, dans un interminable soupir de lassitude ce dernier était reparti dans ses fonds remplis de ténèbres. Que ces mots vous soient ici rapportés fidèlement et qu'ils vous fassent réfléchir sur vos actions, vous les ignobles individus qui vivez sans aucune morale et agissez en votre nom et en votre nom seul.
On m'a, en effet, présenté le pire des hommes qui vécut sur terre afin de le questionner, sorti du fin fond de l'enfer pour l'occasion. Ce n'était pas Hitler ni Gensin-Khan non, juste un anonyme, un homme du commun, simple, sans histoire si l'on peut dire... Un homme plein d'ordures qui toute sa vie s'adonna au crime, se rendant coupable d'horreurs, d'indignités, de bêtise et de bassesse. Le pire des hommes, disions-nous. Cette étrange affaire s'est passée lors d'un songe qui fut profond et troublant. Mais allons à l'essentiel sans plus tarder. Interview d'outre-flammes.
- Bonjour, parlez-moi un peu de vous. Qui êtes-vous, que faites-vous dans la géhenne ?
- Bonjour. Je m'appelle... En fait je n'ai plus de nom, je suis un damné. On me reproche mes actions. Il paraît que je suis le plus mauvais de tous les hommes ayant vécu sur terre. Je suis d'ailleurs resté fort longtemps sur terre où j'ai pu accumuler mes méfaits.
- Et quels sont ces méfaits qui vous valent d'être exclus des hauteurs paradisiaques ?
- J'ai tué, égorgé, éventré, brûlé, mis au supplice hommes, femmes, enfants. Je me suis amusé à mettre à mort mes semblables par les moyens les plus ignobles qui soient. Par milliers j'ai vu se tordre dans des souffrances inimaginables des enfants, des vieillards, des femmes. J'ai prolongé par tous les moyens leurs affres aux suppliciés, j'ai ri en entendant hurler et supplier mes victimes. C'était en temps de guerre, moi j'étais une bête. J'aimais ça tuer, répandre sang, désespoir, excrément. J'étais soldat dans une armée royale dans des temps où les Droit de l'Homme n'existaient pas encore, ivre de gains, assoiffé de guerre, je voulais m'amuser, m'enrichir, vivre. Il y avait de l'or a gagner lors de ces expéditions martiales, vous comprenez... J'avais le droit de tout faire alors j'en ai profité. J'étais le plus fort, le plus lâche, le plus atroce. Je ne vivais que pour le plaisir, que pour moi-même, que pour les biens matériels, n'hésitant pas à mentir, trahir, tromper, incendier, violer, étriper, tourmenter le premier venu afin obtenir l'argent, les femmes, la gloire, les vins. J'ai fait énormément souffrir les gens, surtout les enfants car c'était encore plus facile, plus amusant de m'attaquer à eux. J'ai fait cela en temps de guerre comme en temps de paix. J'étais ce qu'on appelle un abominable, un monstre, un démon. Le pire de tous les hommes qui ait jamais vécu sur terre.
- Vous n'aviez donc aucune pitié ?
- Aucune. Seuls comptaient mes profits personnels.
- Aviez-vous une femme, des enfants ?
- J'avais une femme et des enfants, oui.
- Et cela ne vous dérangeait pas de vous attaquer à des femmes et à des enfants qui auraient pu être les vôtres ?
- Ceux que j'ai mis à mort dans d'abominables souffrances n'étaient ni ma femme ni mes enfants. Pourquoi aurais-je eu pitié d'eux ?
- Comment un tel homme put-il vivre dans de telles immondices, sans aucune morale, insensible aux souffrances d'autrui, animé de desseins aussi vils ?
- Si je n'avais pas de morale, c'est parce que Dieu ne m'en a jamais donné. C'est de sa faute ! Moi je ne réfléchissais pas : l'or me rendait fou. Pourquoi Dieu a-t-il mis de l'or sur la terre ? C'est bien pour nous faire perdre la tête, non ? C'est Dieu le responsable de mes malheurs, maintenant que je suis en enfer ! Sur terre j'étais capable de tout pour obtenir de l'or. Je suis allé jusqu'au bout de mes désirs. Je suis devenu riche. J'ai joui de la vie, j'étais saoul tous les jours du matin au soir, m'adonnant à tous les excès sans le moindre scrupule ni retenue. Je vivais dans une époque barbare où l'idée des Droits de l'Homme était une totale hérésie. Que me reproche-t-on ? Je ne suis pas responsable de ce que j'ai fait. C'est la faute à mon époque, la faute à Dieu, la faute aux autres.
- Certes mais d'autres hommes qui vivaient à votre époque dans le même contexte de barbarie ambiante ne s'adonnaient point au crime pour autant... Certes les Droit de l'Homme n'existaient pas, cela empêchait-il aux hommes de faire preuve d'humanité ?Vous aviez bien des exemples de douceur autour de vous. Vous aviez la notion du bien et du mal. Pourquoi n'avoir pas fait le choix du bien ?
- Parce que le mal, ça rapportait plus d'or que le bien, parce que les autres, ce n'était pas moi. Moi je vivais pour moi, pas pour les autres. Quand j'embrochais un enfant, que j'ouvrais le ventre d'une femme enceinte, que je rompais les membres d'un homme, moi je ne ressentais pas de douleur et en plus cela me faisait vraiment rire. Alors pourquoi me serais-je privé du plaisir de voir souffrir les autres ? Je n'avais aucune raison de ne pas faire souffrir et tuer les autres. Au contraire j'avais toutes les raisons de le faire puisque cela me distrayait beaucoup et me rapportait des biens matériels, en temps de guerre comme en temps de paix. J'ai toujours aimé faire mal aux autres, voler, mentir, m'enivrer, me bagarrer, manger, violer, m'enrichir. Ma vie était belle ainsi.
- Et si c'était à refaire ?
- Si c'était à refaire je recommencerais car je préfère être sur terre en train de m'enrichir et m'amuser à supplicier et voir agoniser des enfants plutôt qu'être ici à croupir dans les flammes où je ne m'amuse pas du tout !
- Vous êtes à ce point mauvais, incorrigible, irrécupérable ? Je commence à comprendre le bien-fondé de votre présence ici ! Ne souhaitez-vous donc pas vous repentir et sortir de ces lieux, commencer à devenir humain ?
- Me repentir de quoi ? De mes plaisirs terrestres ? Au contraire, j'aimerais bien recommencer moi ! Je n'ai qu'un désir, qu'un seul : partir d'ici et me retrouver comme par le passé à jouir de la vie. Vous croyez que j'aime ça être en enfer ? Qu'est-ce que ça me rapporte d'être ici ? Ici je suis malheureux, sur terre j'étais heureux. Au moins dans le monde matériel où je suis né j'avais de l'or, des femmes, des victimes, plein de plaisirs.
- Mais alors pour vous c'est quoi la vie ?
- La vie pour moi, c'est MOI. Moi, c'est tout ce qui compte. C'est moi qui vit, qui me sens vivre. Les autres, ce n'est pas moi. Les autres n'existent pas pour moi. Je ne suis pas les autres, je suis moi. De toute façon en enfer ce n'est pas la vie. Ici ce n'est pas la vie non, ici c'est la souffrance car enfin l'enfer, l'enfer c'est également MOI.
C'est sur ces mots à la fois pleins de sens et de dérision que je pris congé de l'hôte de la géhenne, n'omettant pas toutefois de lui souhaiter ardemment d'accéder à la rédemption un jour. Ainsi après cette interview exceptionnelle du plus mauvais des hommes ayant vécu sur terre, dans un interminable soupir de lassitude ce dernier était reparti dans ses fonds remplis de ténèbres. Que ces mots vous soient ici rapportés fidèlement et qu'ils vous fassent réfléchir sur vos actions, vous les ignobles individus qui vivez sans aucune morale et agissez en votre nom et en votre nom seul.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
734 - Les feux interdits
A l'époque je venais d'entrer au séminaire : longue était ma soutane, brève ma vue.
Mais bientôt troublé par la beauté d'un éphèbe de mon âge, je dus admettre l'inavouable évidence. Ma nature chavira : des flammes inédites s'éveillèrent dans ma chair, des séductions folles incendièrent mon âme. A l'inexpérience, l'ignorance, la mollesse de ma pieuse condition succéda une ivresse infernale. Mon coeur candide en proie à ces passions sulfureuses se mit à battre -pour la première fois de ma vie-, et de l'attente de voir se réaliser les abstraites et lénifiantes promesses faites par un clergé parfaitement dogmatique, promesses certes honorables mais qui me laissaient insensible, je passai aux tourments délicieux d'une réalité magistrale, immédiate, saisi par de plus vifs, plus ardents frémissements.
Ces tremblements me firent pressentir les véritables sommets de l'existence, loin de mes studieux cours de théologie. L'Amour, le vrai, le tangible, le secret, l'impérieux, le brûlant, le honteux, le beau, le mystérieux, je le vivais dans ma chair, au fond de mon coeur, jusque dans mes songes, à chaque seconde du jour, le dédiant même à tous les astres de la nuit.
Aux antipodes de mes missels.
Je ne reniai point les hauteurs célestes pour autant, bien au contraire. Enchaîné à une cause aussi éclatante, je ne pouvais que louer l'Auteur de ces affres exquises. Auparavant la sagesse du livre saint, même avec ses ternes agréments, suffisait à me faire désirer porter la robe noire. Mais depuis que l'Amour était entré dans ma vie, depuis qu'à travers cette pédérastique alliance des corps et des âmes je venais de faire l'expérience divine, des ailes claires semblaient percer l'habit sombre que je convoitais tant. Je souhaitai plus que jamais endosser la bure sévère du prêtre, signe de mon appartenance à l'Eglise de l'Amour. Ce cruel paradoxe de l'amour constitué à travers cette tendresse sodomite que j'étais en train de vivre, n'est-ce pas précisément le grand paradoxe de Dieu ?
J'acceptais mon inversion sexuelle non comme une épreuve mais comme une bénédiction car c'est grâce à cette liaison que l'on dit éhontée qu'au séminaire l'excitation spirituelle la plus pure s'empara de mon être.
Gardant secret toute ma vie cet amour d'inverti, je fis un excellent prêtre que Dieu s'apprête à recevoir, maintenant que j'approche du grand Sommeil.
Mais bientôt troublé par la beauté d'un éphèbe de mon âge, je dus admettre l'inavouable évidence. Ma nature chavira : des flammes inédites s'éveillèrent dans ma chair, des séductions folles incendièrent mon âme. A l'inexpérience, l'ignorance, la mollesse de ma pieuse condition succéda une ivresse infernale. Mon coeur candide en proie à ces passions sulfureuses se mit à battre -pour la première fois de ma vie-, et de l'attente de voir se réaliser les abstraites et lénifiantes promesses faites par un clergé parfaitement dogmatique, promesses certes honorables mais qui me laissaient insensible, je passai aux tourments délicieux d'une réalité magistrale, immédiate, saisi par de plus vifs, plus ardents frémissements.
Ces tremblements me firent pressentir les véritables sommets de l'existence, loin de mes studieux cours de théologie. L'Amour, le vrai, le tangible, le secret, l'impérieux, le brûlant, le honteux, le beau, le mystérieux, je le vivais dans ma chair, au fond de mon coeur, jusque dans mes songes, à chaque seconde du jour, le dédiant même à tous les astres de la nuit.
Aux antipodes de mes missels.
Je ne reniai point les hauteurs célestes pour autant, bien au contraire. Enchaîné à une cause aussi éclatante, je ne pouvais que louer l'Auteur de ces affres exquises. Auparavant la sagesse du livre saint, même avec ses ternes agréments, suffisait à me faire désirer porter la robe noire. Mais depuis que l'Amour était entré dans ma vie, depuis qu'à travers cette pédérastique alliance des corps et des âmes je venais de faire l'expérience divine, des ailes claires semblaient percer l'habit sombre que je convoitais tant. Je souhaitai plus que jamais endosser la bure sévère du prêtre, signe de mon appartenance à l'Eglise de l'Amour. Ce cruel paradoxe de l'amour constitué à travers cette tendresse sodomite que j'étais en train de vivre, n'est-ce pas précisément le grand paradoxe de Dieu ?
J'acceptais mon inversion sexuelle non comme une épreuve mais comme une bénédiction car c'est grâce à cette liaison que l'on dit éhontée qu'au séminaire l'excitation spirituelle la plus pure s'empara de mon être.
Gardant secret toute ma vie cet amour d'inverti, je fis un excellent prêtre que Dieu s'apprête à recevoir, maintenant que j'approche du grand Sommeil.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
735 - Dieu n'est pas bête du tout !
Dieu est un type bien, un être contradictoire mais très créatif possédant une personnalité tout de même assez complexe. Étonnamment doué pour les arts, la physique, le 100 mètres en natation, la mécanique automobile, il est imbattable aux échecs, incollable en Histoire.
C'est un poète qui a la bosse des maths.
Pas si sot, Dieu a choisi de se cacher pour mieux asseoir sa puissance. Cet animal est particulièrement susceptible : si on veut être dans ses faveurs il y a intérêt à croire à son entreprise multinationale. J'ai bien essayé de le mettre à l'épreuve, mais il est plus malin que l'on croit. Ainsi un jour au casino, alors que je venais de mettre mes derniers jetons dans une machine à sous, je me suis mis à le prier très fort : "si tu existes fais cracher le pactole à cette foutue machine qui m'a bouffé tous mes jetons, et là je croirai en toi, promis-juré !" Retenant mon souffle je mis mes derniers jetons, actionnai la manette, yeux fermés, doigts croisés... "Dieu si tu existes, fais que les rouleaux s'alignent sur les bons numéros " me répétai-je...
Les rouleaux n'en finissaient pas de tourner dans des cliquetis hystériques... Enfin ils s'immobilisèrent. Fébrile, j'ouvris les yeux.
Des chiffres apparurent, éclatants de promesses : je venais de décrocher le pactole !
Mais après une brève réflexion je me dis qu'en fait dans cet enfer du jeu, tirant les ficelles depuis les abîmes, c'est le diable qui venait de se manifester à moi, ce prince du mensonge et du hasard !
C'est là que je dis que Dieu est une personnalité complexe, un être contradictoire, un sacré bougre de renard : la preuve que Dieu venait de me donner qu'il était bien derrière cette trouble affaire tout en ne l'étant pas, donc qu'il existait, était que je venais de gagner le pactole au casino. Ma prière avait été exaucée, bien sûr mais par qui ?
"Si le démon du jeu existe, c'est que Dieu l'a créé" pensai-je, perplexe.
Je fis don de mes gains à un pauvre diable qui tendait la sébile au sortir de l'établissement impie et ne remis plus jamais les pieds au casino.
Ainsi Dieu m’avait prouvé son existence en me dégoûtant des casinos. En creux il s'était manifesté : en me faisant gagner puis perdre aussitôt mes gains.
Il est fort Dieu, non ?
C'est un poète qui a la bosse des maths.
Pas si sot, Dieu a choisi de se cacher pour mieux asseoir sa puissance. Cet animal est particulièrement susceptible : si on veut être dans ses faveurs il y a intérêt à croire à son entreprise multinationale. J'ai bien essayé de le mettre à l'épreuve, mais il est plus malin que l'on croit. Ainsi un jour au casino, alors que je venais de mettre mes derniers jetons dans une machine à sous, je me suis mis à le prier très fort : "si tu existes fais cracher le pactole à cette foutue machine qui m'a bouffé tous mes jetons, et là je croirai en toi, promis-juré !" Retenant mon souffle je mis mes derniers jetons, actionnai la manette, yeux fermés, doigts croisés... "Dieu si tu existes, fais que les rouleaux s'alignent sur les bons numéros " me répétai-je...
Les rouleaux n'en finissaient pas de tourner dans des cliquetis hystériques... Enfin ils s'immobilisèrent. Fébrile, j'ouvris les yeux.
Des chiffres apparurent, éclatants de promesses : je venais de décrocher le pactole !
Mais après une brève réflexion je me dis qu'en fait dans cet enfer du jeu, tirant les ficelles depuis les abîmes, c'est le diable qui venait de se manifester à moi, ce prince du mensonge et du hasard !
C'est là que je dis que Dieu est une personnalité complexe, un être contradictoire, un sacré bougre de renard : la preuve que Dieu venait de me donner qu'il était bien derrière cette trouble affaire tout en ne l'étant pas, donc qu'il existait, était que je venais de gagner le pactole au casino. Ma prière avait été exaucée, bien sûr mais par qui ?
"Si le démon du jeu existe, c'est que Dieu l'a créé" pensai-je, perplexe.
Je fis don de mes gains à un pauvre diable qui tendait la sébile au sortir de l'établissement impie et ne remis plus jamais les pieds au casino.
Ainsi Dieu m’avait prouvé son existence en me dégoûtant des casinos. En creux il s'était manifesté : en me faisant gagner puis perdre aussitôt mes gains.
Il est fort Dieu, non ?
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
733 - La pierre pulvérisée
Bien avant l'ère chrétienne les menhirs, les arbres et même les étoiles à travers d'abstraites constellations en formes d'animaux fabuleux remplaçaient nos églises. La croyance était dans l'air, l'autel était déjà en germe (et même plus élaboré qu'on ne le croit) dans l'oeil du berger, de l'analphabète, du cueilleur de baies sauvages qui s'interrogeaient sur les nuages, la lune, la tombe où gisaient leurs défunts. La pierre était habitée par des fées, des lutins animaient l'eau vive. Il y a eu des mystiques depuis la nuit des temps. Leur vue télescopique se manifestait sous d'autres formes que celles de notre ère. De même, des Hugo ont existé avant l'écriture. Ils n'écrivaient pas mais n'en possédaient pas moins des mondes intérieurs riches qui s'extériorisaient par d'autres moyens que l'écriture : oraux, picturaux, oniriques par exemples. Le fait que la plume et l'ordinateur étaient inconnus aux temps anciens n'a jamais rien ôté aux potentialités de l'esprit humain. Mais surtout, le mysticisme n'est nullement lié à la religion catholique dogmatique officielle. Le mysticisme est une sensibilité de la conscience éveillée aux réalités supérieures relatives à l'esprit et affranchie de toute chaîne dogmatique aliénante, une réceptivité aiguë de cette conscience au monde invisible et lumineux où évolue, progresse, se perfectionne l'être.
Les vrais mystiques se passent des églises, des dogmes religieux, des signes sacrés : la nature pour eux surpasse en beauté et vérité toutes les cathédrales qui ne sont que de pâles copies des oeuvres naturelles.
Cela dit, les églises, les autels, les rites pieux sont la syntaxe nécessaire au "discours démocratique et populaire" de la Vie. Sans cette structure grammaticale basique, qui est en fait une organisation de l'esprit comme les mathématiques sont une organisation du monde abstrait des chiffres, l'oeuvre du grand Architecte serait incompréhensible, inintelligible à l'homme de la rue. Les rites religieux, les églises, les chapelets ont leur utilité : ils permettent d'initier les âmes grossières aux richesses impalpables de l'esprit.
La lentille qui nous révèle l'existence des galaxies lointaines est tout humblement contenue dans une poignée de sable, à l'état brut. A travers ce sable brut le mystique voit directement le cosmos. Le profane quant à lui, pour percevoir la lumière des corps célestes invisibles à l'oeil nu aura besoin de faire fondre la silice contenue dans ce sable, puis patiemment la polir avant de la monter sur un tube télescopique. Grâce à sa vue intuitive extra-lucide le mystique fait l'économie de la fonte, du polissage, du montage de la lentille : pour voir les beautés de l'Univers il se contente d'une simple poignée de sable. Pour lui le mystère commence sous ses pieds, dans les grains aréneux.
A ses yeux une particule de poussière contient assez de miracles pour qu'il croie au reste de l'Univers et en perçoive les secrets éclats. La cathédrale, le missel, l'église sont le télescope du profane.
Seuls les êtres très évolués tels les mystiques peuvent se passer de ces intermédiaires palpables que constituent le mobilier sacré, les messes, l'organisation religieuse. A travers l'oiseau, le caillou, l'asticot, l'astre, les mystiques voient l'infini. Une molécule d'eau, un grain se sable, une mouche suffisent à l'esprit éveillé pour s'émerveiller et soupçonner le Ciel d'être l'auteur de ces prodiges que nous foulons du pied. Nul besoin au bel esprit de lui construire des édifices vertigineux. Il comprend vite, sans détour ni artifice.
Le peuple quant à lui, pour accéder aux hauteurs invisibles a besoin de diriger l'oeil vers la pierre sculptée, de caresser des missels, d'entendre des contes de fée religieux, de poser le genou sur le marbre. Cela est compréhensible, légitime, nécessaire. Tout comme la pyramide, la constellation ou le menhir, la cathédrale n'est que la forme. L'essentiel est ailleurs. Mais la forme est nécessaire pour la plus grande majorité des hommes. La pierre est secondaire certes, cependant elle est utile pour soutenir l'Esprit et le rendre visible afin qu'il se manifeste au vulgaire sous des aspects pompeux, spectaculaires plutôt qu'à travers l'évidence des miracles quotidiens qui l'entoure (qui entoure le vulgaire, je veux dire le peuple). Un brin d'herbe, une poussière, un chat, une étoile sont des réalités trop connues, trop quotidiennes, trop proches pour qu'elles puissent encore émerveiller l'homme du commun qui trouvera tout cela bien banal.
Il faut éblouir les abrutis pour les sensibiliser aux causes supérieures. Les églises sont faites pour cela, précisément.
Les vrais mystiques se passent des églises, des dogmes religieux, des signes sacrés : la nature pour eux surpasse en beauté et vérité toutes les cathédrales qui ne sont que de pâles copies des oeuvres naturelles.
Cela dit, les églises, les autels, les rites pieux sont la syntaxe nécessaire au "discours démocratique et populaire" de la Vie. Sans cette structure grammaticale basique, qui est en fait une organisation de l'esprit comme les mathématiques sont une organisation du monde abstrait des chiffres, l'oeuvre du grand Architecte serait incompréhensible, inintelligible à l'homme de la rue. Les rites religieux, les églises, les chapelets ont leur utilité : ils permettent d'initier les âmes grossières aux richesses impalpables de l'esprit.
La lentille qui nous révèle l'existence des galaxies lointaines est tout humblement contenue dans une poignée de sable, à l'état brut. A travers ce sable brut le mystique voit directement le cosmos. Le profane quant à lui, pour percevoir la lumière des corps célestes invisibles à l'oeil nu aura besoin de faire fondre la silice contenue dans ce sable, puis patiemment la polir avant de la monter sur un tube télescopique. Grâce à sa vue intuitive extra-lucide le mystique fait l'économie de la fonte, du polissage, du montage de la lentille : pour voir les beautés de l'Univers il se contente d'une simple poignée de sable. Pour lui le mystère commence sous ses pieds, dans les grains aréneux.
A ses yeux une particule de poussière contient assez de miracles pour qu'il croie au reste de l'Univers et en perçoive les secrets éclats. La cathédrale, le missel, l'église sont le télescope du profane.
Seuls les êtres très évolués tels les mystiques peuvent se passer de ces intermédiaires palpables que constituent le mobilier sacré, les messes, l'organisation religieuse. A travers l'oiseau, le caillou, l'asticot, l'astre, les mystiques voient l'infini. Une molécule d'eau, un grain se sable, une mouche suffisent à l'esprit éveillé pour s'émerveiller et soupçonner le Ciel d'être l'auteur de ces prodiges que nous foulons du pied. Nul besoin au bel esprit de lui construire des édifices vertigineux. Il comprend vite, sans détour ni artifice.
Le peuple quant à lui, pour accéder aux hauteurs invisibles a besoin de diriger l'oeil vers la pierre sculptée, de caresser des missels, d'entendre des contes de fée religieux, de poser le genou sur le marbre. Cela est compréhensible, légitime, nécessaire. Tout comme la pyramide, la constellation ou le menhir, la cathédrale n'est que la forme. L'essentiel est ailleurs. Mais la forme est nécessaire pour la plus grande majorité des hommes. La pierre est secondaire certes, cependant elle est utile pour soutenir l'Esprit et le rendre visible afin qu'il se manifeste au vulgaire sous des aspects pompeux, spectaculaires plutôt qu'à travers l'évidence des miracles quotidiens qui l'entoure (qui entoure le vulgaire, je veux dire le peuple). Un brin d'herbe, une poussière, un chat, une étoile sont des réalités trop connues, trop quotidiennes, trop proches pour qu'elles puissent encore émerveiller l'homme du commun qui trouvera tout cela bien banal.
Il faut éblouir les abrutis pour les sensibiliser aux causes supérieures. Les églises sont faites pour cela, précisément.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
732 - Pantin public
A propos de la chanteuse Britney Spears, voici un exemple de ce qu'est l'ineptie à l'état pur.
Cette femme d'une vulgarité inouïe à la solde de marchands de produits de discothèques à destination d'abrutis hormonés est une caricature de petite volaille nerveuse débitrice de musique à usage "commercial-chiottique" et de chorégraphie "gallinacétique".
Ce qu'elle chante est laid, insipide, affligeant, vide, creux, indigent. Aux antipodes du bon goût, de la mesure, des règles les plus élémentaires de ce que devrait être la musique.
Bien entendu, tout le monde est d'accord avec moi là-dessus. J'enfonce une porte ouverte ici. Alors pourquoi tant de degénérés indécrottables achètent encore ses disques, donnent leur argent chèrement gagné pour aller voir bouger sur scène son cul infiniment insignifiant de "dindonnette emplumée" élevée en batterie ?
Il faut que les foules soient complètement atteintes d'authentique crétinerie, écervelées, manipulées jusqu'à la moelle épinière par les marchands de disques pour aller écouter une putain de telle envergure qui chante des inepties que je crois inégalées, à ma connaissance...
Cette poulette yankee imberbe, piercée, "scalpelisée", reformatée incarne la déchéance de la jeunesse actuelle et même de certains adultes immatures. Une face chargée d'artifices douteux, un air d'une vulgarité extrême, une toilette à vomir, des moeurs béotiennes parfaitement insupportables.
Britney Spears est une offense même à la femme, la vraie. Une offense aux artistes aussi, aux vrais.
Cette poupée de latex est la honte de l'Occident, l'antithèse de la classe, un vivant outrage à la féminité, le symbole de la nullité féminine. Après cela, allez vous étonner que des femmes de fer fondent des mouvements féministes ultra radicaux...
Je ne considère pas aussi sévèrement les individus pris à part, je m'en prends à l'état d'esprit de l'ensemble des personnes complices de l'abrutissement ambiant (une certaine catégorie de l'humanité : en général la populace, le tout-venant, le garagiste du coin, le téléspectateur de TF1, le petit esprit qui part en vacances de ski en hiver, bref le français moyen, le consommateur de base) victimes d'un affaiblissement temporaire -ou permanent- du ciboulot. Je raille ceux qui par leur conduite, leurs choix, leurs goûts infâmes, leur paresse intellectuelle, leur manque de discernement abaissent le niveau musical en cautionnant ce genre de chanteuse fabriquée sur mesure par les gros maquereaux à la tête de certaines maisons de disques, sûr que je suis de mon bon droit, de la supériorité de ma sensibilité musicale.
Ce genre de chanteuse yankee interchangeable m'est particulièrement insupportable. Quand je vois que des internautes publient sur DAILYMOTION les clips ineptes de cette créature triviale et sans talent, j'ai envie de leur dire ce que j'en pense, ce que je fais d'ailleurs ouvertement. Ces pauvres gens ne s'interdisent pas d'étaler publiquement leur indigence musicale sur DAILYMOTION, je ne vais pas me gêner pour leur dire ce que je pense de leur Bretney Spears, DAILYMOTION est fait pour cela précisément.
S'ils ne veulent prendre aucun risque de recevoir mes railleries sur leur espace personnel, ils ont la possibilité de ne pas poster les clips vidéos de cette putain américaine qui nous braille des nullités musicales jusque dans nos ascenceurs, nos kermesses, nos magasins de cabinets d'aisance.
Les abrutis sont partout, pullulent dans notre pays, sont présents sur les mers, dans les terres lointaines, envahissent tous les domaines de l'existence, allant jusqu'à piétiner les plates-bandes des beaux esprits de mon espèce. Les abrutis idolâtrent la nullité, l'ineptie, l'insignifiance, allant jusqu'à payer pour se gaver d'âneries. Ne méritent-ils pas de bons coups de pieds au cul izarriens ?
A ceux que ce discours déplairait, qu'ils sachent qu'il n'est nullement question de faire preuve de modestie ici mais de LUCIDITE. Je prétends que sur ce point les autres (ceux qui payent pour écouter brailler une imbécile "dindée" dans un micro) ont tort et que moi j'ai raison. Cela ne se discute pas, cette affaire subjective n'atteint pas la populace. Le Beau regarde les belles gens de mon espèce, je me dois de défendre la beauté, de dénoncer la vulgarité. Un bel esprit comme moi ne peut qu'avoir raison sur cette question essentielle et la populace tort puisque par nature, par réflexe, par infirmité de l'âme elle fait le choix de la laideur, de la vulgarité, de la bêtise. La preuve chez les disquaires, sur le NET, dans la rue.
Le Beau est constitutif du bel esprit qui raille, critique, toise, professe, pérore doctement, tandis que la laideur, la bassesse, la vulgarité caractérisent l'homme de la rue, l'automobiliste moyen, l'adepte de football, le pousseur de caddie, le payeur de place de parking, le possesseur de tondeuse à gazon, le propriétaire de maison Phénix, l'acheteur de CD de Britney Spears.
Cette femme d'une vulgarité inouïe à la solde de marchands de produits de discothèques à destination d'abrutis hormonés est une caricature de petite volaille nerveuse débitrice de musique à usage "commercial-chiottique" et de chorégraphie "gallinacétique".
Ce qu'elle chante est laid, insipide, affligeant, vide, creux, indigent. Aux antipodes du bon goût, de la mesure, des règles les plus élémentaires de ce que devrait être la musique.
Bien entendu, tout le monde est d'accord avec moi là-dessus. J'enfonce une porte ouverte ici. Alors pourquoi tant de degénérés indécrottables achètent encore ses disques, donnent leur argent chèrement gagné pour aller voir bouger sur scène son cul infiniment insignifiant de "dindonnette emplumée" élevée en batterie ?
Il faut que les foules soient complètement atteintes d'authentique crétinerie, écervelées, manipulées jusqu'à la moelle épinière par les marchands de disques pour aller écouter une putain de telle envergure qui chante des inepties que je crois inégalées, à ma connaissance...
Cette poulette yankee imberbe, piercée, "scalpelisée", reformatée incarne la déchéance de la jeunesse actuelle et même de certains adultes immatures. Une face chargée d'artifices douteux, un air d'une vulgarité extrême, une toilette à vomir, des moeurs béotiennes parfaitement insupportables.
Britney Spears est une offense même à la femme, la vraie. Une offense aux artistes aussi, aux vrais.
Cette poupée de latex est la honte de l'Occident, l'antithèse de la classe, un vivant outrage à la féminité, le symbole de la nullité féminine. Après cela, allez vous étonner que des femmes de fer fondent des mouvements féministes ultra radicaux...
Je ne considère pas aussi sévèrement les individus pris à part, je m'en prends à l'état d'esprit de l'ensemble des personnes complices de l'abrutissement ambiant (une certaine catégorie de l'humanité : en général la populace, le tout-venant, le garagiste du coin, le téléspectateur de TF1, le petit esprit qui part en vacances de ski en hiver, bref le français moyen, le consommateur de base) victimes d'un affaiblissement temporaire -ou permanent- du ciboulot. Je raille ceux qui par leur conduite, leurs choix, leurs goûts infâmes, leur paresse intellectuelle, leur manque de discernement abaissent le niveau musical en cautionnant ce genre de chanteuse fabriquée sur mesure par les gros maquereaux à la tête de certaines maisons de disques, sûr que je suis de mon bon droit, de la supériorité de ma sensibilité musicale.
Ce genre de chanteuse yankee interchangeable m'est particulièrement insupportable. Quand je vois que des internautes publient sur DAILYMOTION les clips ineptes de cette créature triviale et sans talent, j'ai envie de leur dire ce que j'en pense, ce que je fais d'ailleurs ouvertement. Ces pauvres gens ne s'interdisent pas d'étaler publiquement leur indigence musicale sur DAILYMOTION, je ne vais pas me gêner pour leur dire ce que je pense de leur Bretney Spears, DAILYMOTION est fait pour cela précisément.
S'ils ne veulent prendre aucun risque de recevoir mes railleries sur leur espace personnel, ils ont la possibilité de ne pas poster les clips vidéos de cette putain américaine qui nous braille des nullités musicales jusque dans nos ascenceurs, nos kermesses, nos magasins de cabinets d'aisance.
Les abrutis sont partout, pullulent dans notre pays, sont présents sur les mers, dans les terres lointaines, envahissent tous les domaines de l'existence, allant jusqu'à piétiner les plates-bandes des beaux esprits de mon espèce. Les abrutis idolâtrent la nullité, l'ineptie, l'insignifiance, allant jusqu'à payer pour se gaver d'âneries. Ne méritent-ils pas de bons coups de pieds au cul izarriens ?
A ceux que ce discours déplairait, qu'ils sachent qu'il n'est nullement question de faire preuve de modestie ici mais de LUCIDITE. Je prétends que sur ce point les autres (ceux qui payent pour écouter brailler une imbécile "dindée" dans un micro) ont tort et que moi j'ai raison. Cela ne se discute pas, cette affaire subjective n'atteint pas la populace. Le Beau regarde les belles gens de mon espèce, je me dois de défendre la beauté, de dénoncer la vulgarité. Un bel esprit comme moi ne peut qu'avoir raison sur cette question essentielle et la populace tort puisque par nature, par réflexe, par infirmité de l'âme elle fait le choix de la laideur, de la vulgarité, de la bêtise. La preuve chez les disquaires, sur le NET, dans la rue.
Le Beau est constitutif du bel esprit qui raille, critique, toise, professe, pérore doctement, tandis que la laideur, la bassesse, la vulgarité caractérisent l'homme de la rue, l'automobiliste moyen, l'adepte de football, le pousseur de caddie, le payeur de place de parking, le possesseur de tondeuse à gazon, le propriétaire de maison Phénix, l'acheteur de CD de Britney Spears.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
731 - Le chantre de la pierre
La mine est précise, le dessin ciselé, l'observation scrupuleuse. Rien n'échappe à l'oeil scrutateur du dessinateur, et surtout pas les signes tangibles des siècles chargés de légendes qui charment tant notre époque : le Luzéen s'est, en effet, spécialisé dans le dessin des monuments historiques.
Avec son souci du détail poussé à l'extrême, le Luzéen nous offre un travail soigné, net, fidèle, quasi photographique, sans pour autant tomber dans la stricte, froide illustration technique de l'architecte. Non, car il y a aussi l'âme de l'artiste dans ces relevés qui tiennent autant de la topographie que de l'art et de l'archéologie. A la fois ample et minutieuse, l'oeuvre est élaborée avec une patience toute monacale. Ainsi la "Tour Saint-Jacques" à Paris, érigée à la pointe de son crayon avec des traits d'orfèvre, est un exemple magistral de la maîtrise de son art. L'amour du travail bien fait exige de prendre son temps et le Luzéen le sait bien qui, en travaillant à révéler la patine, à nous raconter l'éclat des siècles révolus, à illustrer le visible et l'invisible, bref à transcrire l'essentiel de la pierre, nous initie aux mystères de l'Histoire.
C'est ainsi que, chose rare, ce technicien du crayon nous fait rêver.
Véritable géographe des mythes, le Luzéen met en relief le lustre des temps historiques. Il ne prend pas seulement l'empreinte de la pierre séculaire, il la fait bruire d'échos intimes et lointains... Avec lui l'Histoire se présente en habits d'apparat et robes longues, écussons et cottes de mailles, mais aussi en sabots et chemises de lin : pour nous, il convoque les princes et les gueux, les châtelains et le petit peuple qui hantent encore les vieux monuments. Ces ombres sans âge qui courent sur la pierre, il les capte sur son papier. Et les rend lumineuses. Le Luzéen côtoie les fantômes de granit et d'airain : cloches ou gargouilles, il les interroge, les sonde, tente de nous livrer leurs secrets.
Et nous écoutons... Et nous voyons sortir de la pierre qu'il dessine toutes ces âmes du passé, nous les sentons vivre à travers ses dessins en noir et blanc. N'en doutons plus : le Luzéen a l'art de faire revivre la pierre.
Et ressusciter les morts.
Avec son souci du détail poussé à l'extrême, le Luzéen nous offre un travail soigné, net, fidèle, quasi photographique, sans pour autant tomber dans la stricte, froide illustration technique de l'architecte. Non, car il y a aussi l'âme de l'artiste dans ces relevés qui tiennent autant de la topographie que de l'art et de l'archéologie. A la fois ample et minutieuse, l'oeuvre est élaborée avec une patience toute monacale. Ainsi la "Tour Saint-Jacques" à Paris, érigée à la pointe de son crayon avec des traits d'orfèvre, est un exemple magistral de la maîtrise de son art. L'amour du travail bien fait exige de prendre son temps et le Luzéen le sait bien qui, en travaillant à révéler la patine, à nous raconter l'éclat des siècles révolus, à illustrer le visible et l'invisible, bref à transcrire l'essentiel de la pierre, nous initie aux mystères de l'Histoire.
C'est ainsi que, chose rare, ce technicien du crayon nous fait rêver.
Véritable géographe des mythes, le Luzéen met en relief le lustre des temps historiques. Il ne prend pas seulement l'empreinte de la pierre séculaire, il la fait bruire d'échos intimes et lointains... Avec lui l'Histoire se présente en habits d'apparat et robes longues, écussons et cottes de mailles, mais aussi en sabots et chemises de lin : pour nous, il convoque les princes et les gueux, les châtelains et le petit peuple qui hantent encore les vieux monuments. Ces ombres sans âge qui courent sur la pierre, il les capte sur son papier. Et les rend lumineuses. Le Luzéen côtoie les fantômes de granit et d'airain : cloches ou gargouilles, il les interroge, les sonde, tente de nous livrer leurs secrets.
Et nous écoutons... Et nous voyons sortir de la pierre qu'il dessine toutes ces âmes du passé, nous les sentons vivre à travers ses dessins en noir et blanc. N'en doutons plus : le Luzéen a l'art de faire revivre la pierre.
Et ressusciter les morts.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
730 - Pillage glorieux de mes textes
Je demande à un internaute qui se dissimule sous le pseudonyme LEMASQUEROUGE pour quelle raison il utilise mes textes sur un forum, voici ce qu'il me répond (voir plus bas ma réponse) :
Monsieur de Izarra,
Pour répondre à vostre question, je suis simplement un des plus fervents admirateur de ceste manière vostre de manier la plume de façon si magistrale que même en désaccord avec vous, on ne peut que s'incliner devant la force du texte.
Lecteur assidu de "La plume et l'épée", j'y lus un jour dans un de vos textes titré "Vive le piratage des oeuvres" que vous nous engagiez à piller vos oeuvres là-même. Croyez-moi, ceci n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, ou plutôt dans l'oeil d'un aveugle. Et c'est donc éhontemment que depuis j'adapte vos pamphlets à ce jeu où je sévis sous l'identité cachée du Masque Rouge.
A nostre époque renaissante, (celle du jeu, bien sûr, 1454), où l'écriture même d'une simple liste de courses requiert une certaine finesse dans le maniement de la plume et où nostre langue françoise prend des tournures douces à l'oreille qui la marqueront à jamais, je suis outré par certains personnages qui la maltraitent en usant sans vergogne d'un langage dénaturé sorti tout droit du futur.
C'est donc en réaction que je décidai de revêtir ce masque, et qui mieux que vos textes pouvaient leur démontrer qu'il pouvait aller jusqu'à être agréable de se faire traiter de gueux et d'ignare quand la remontrance est si bien tournée.
En esperant donc que vous n'en prendrez point ombrage, Monsieur, et que je puisse continuer la lutte, je vous assure cependant que sur un mot de vous le Masque ira puiser ailleurs ses munitions tout en vous restant gré des leçons de françois que vous lui avez bien involontairement dispensées.
Vostre serviteur,
Masquerouge.
(Ma réponse)
Monsieur le Masque Rouge,
Je vous félicite pour ce pillage de mes textes hautement pédagogique ! La beauté du geste me touche. Merci de mettre en pratique mon idéal de partage universel et de gratuité des oeuvres intellectuelles ! Pillez, copiez, plagiez, signez de votre nom mes textes, je ne demande pas mieux !
Certes pour être honnête j'avoue que je préférerais que l'on reconnaisse le véritable auteur de ces textes au lieu de voir un quidam être applaudi à ma place, cela dit je ne me fais guère de souci à ce propos : mes textes et mon style sont uniques, spécifiquement izarriens et par conséquent recèlent assez de force pour faire éclater mon nom à chaque paragraphe, même lorsque mon identité est masquée. Le lecteur perspicace ne s'y trompera pas....
Vous m'offensez en me signifiant que sur un mot de moi vous cesseriez ce glorieux pillage ! N'ai-je pas dit que je demandais à être pillé ? Pour qui me prenez-vous donc ? Pensez-vous que je n'aie pas de parole ? Pourquoi me contredirais-je ? Je souhaite que vous continuiez à utiliser mes textes pour votre gloire, la mienne et celle de la Littérature !
Il y a des centaines de textes actuellement en ligne sur mon site, alors bon courage ! Profitez sans restriction de cette liberté qui devrait être la règle dans le monde idéal que depuis tout temps je conçois et que j'aime à imaginer proche. Si tous les amoureux de la littérature pouvaient apprécier mes textes comme vous le faites au point de les utiliser pour leurs propres comptes, je serais le plus heureux des internautes de la planète ! Répandez partout autour de vous la bonne nouvelle : mes textes sont gratuits, peuvent et DOIVENT être pillés, plagiés, utilisés sans nulle restriction ! Que mes textes soient ainsi pillés prouve qu'ils plaisent aux beaux esprits. En effet, mes écrits ne peuvent plaire qu'aux esthètes. Vous appartenez par conséquent à cette belle espèce et cela m'agrée singulièrement.
Merci encore de me rendre gloire par votre démarche qui m'honore.
Monsieur de Izarra,
Pour répondre à vostre question, je suis simplement un des plus fervents admirateur de ceste manière vostre de manier la plume de façon si magistrale que même en désaccord avec vous, on ne peut que s'incliner devant la force du texte.
Lecteur assidu de "La plume et l'épée", j'y lus un jour dans un de vos textes titré "Vive le piratage des oeuvres" que vous nous engagiez à piller vos oeuvres là-même. Croyez-moi, ceci n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, ou plutôt dans l'oeil d'un aveugle. Et c'est donc éhontemment que depuis j'adapte vos pamphlets à ce jeu où je sévis sous l'identité cachée du Masque Rouge.
A nostre époque renaissante, (celle du jeu, bien sûr, 1454), où l'écriture même d'une simple liste de courses requiert une certaine finesse dans le maniement de la plume et où nostre langue françoise prend des tournures douces à l'oreille qui la marqueront à jamais, je suis outré par certains personnages qui la maltraitent en usant sans vergogne d'un langage dénaturé sorti tout droit du futur.
C'est donc en réaction que je décidai de revêtir ce masque, et qui mieux que vos textes pouvaient leur démontrer qu'il pouvait aller jusqu'à être agréable de se faire traiter de gueux et d'ignare quand la remontrance est si bien tournée.
En esperant donc que vous n'en prendrez point ombrage, Monsieur, et que je puisse continuer la lutte, je vous assure cependant que sur un mot de vous le Masque ira puiser ailleurs ses munitions tout en vous restant gré des leçons de françois que vous lui avez bien involontairement dispensées.
Vostre serviteur,
Masquerouge.
(Ma réponse)
Monsieur le Masque Rouge,
Je vous félicite pour ce pillage de mes textes hautement pédagogique ! La beauté du geste me touche. Merci de mettre en pratique mon idéal de partage universel et de gratuité des oeuvres intellectuelles ! Pillez, copiez, plagiez, signez de votre nom mes textes, je ne demande pas mieux !
Certes pour être honnête j'avoue que je préférerais que l'on reconnaisse le véritable auteur de ces textes au lieu de voir un quidam être applaudi à ma place, cela dit je ne me fais guère de souci à ce propos : mes textes et mon style sont uniques, spécifiquement izarriens et par conséquent recèlent assez de force pour faire éclater mon nom à chaque paragraphe, même lorsque mon identité est masquée. Le lecteur perspicace ne s'y trompera pas....
Vous m'offensez en me signifiant que sur un mot de moi vous cesseriez ce glorieux pillage ! N'ai-je pas dit que je demandais à être pillé ? Pour qui me prenez-vous donc ? Pensez-vous que je n'aie pas de parole ? Pourquoi me contredirais-je ? Je souhaite que vous continuiez à utiliser mes textes pour votre gloire, la mienne et celle de la Littérature !
Il y a des centaines de textes actuellement en ligne sur mon site, alors bon courage ! Profitez sans restriction de cette liberté qui devrait être la règle dans le monde idéal que depuis tout temps je conçois et que j'aime à imaginer proche. Si tous les amoureux de la littérature pouvaient apprécier mes textes comme vous le faites au point de les utiliser pour leurs propres comptes, je serais le plus heureux des internautes de la planète ! Répandez partout autour de vous la bonne nouvelle : mes textes sont gratuits, peuvent et DOIVENT être pillés, plagiés, utilisés sans nulle restriction ! Que mes textes soient ainsi pillés prouve qu'ils plaisent aux beaux esprits. En effet, mes écrits ne peuvent plaire qu'aux esthètes. Vous appartenez par conséquent à cette belle espèce et cela m'agrée singulièrement.
Merci encore de me rendre gloire par votre démarche qui m'honore.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
729 - L'esprit de la loi
Hans Schmitt est un brave, jovial et gras bavarois de 58 ans. Marié, quatre enfants géants tous grands buveurs de bière teutonne comme lui, il pratique avec assiduité le tourisme sexuel infantile. Mais exclusivement dans les pays où n'existe aucune réglementation pour la protection de l'enfance. Monsieur Schmitt a de la morale : il ne consomme que des enfants "autorisés".
Notre imposant citoyen germanique bouffe également de la saucisse pur porc matins, midis et soirs, accompagnée de bonnes grosses pâtisseries industrielles. Il s'impose ce régime fortifiant afin de soutenir l'économie triomphante de son pays où meurent de misère cybernétique quelques millions de déshérités n'ayant pas encore l'accès gratuit à Internet : monsieur Schmitt est un révolté sensible.
Mais notre homme décidément délicat se mit subitement à dégueuler à gorge déployée ses bonnes grosses saucisses de porc : la loi de son pays du jour au lendemain venait de changer. Il fut décrété que la saucisse de porc ne représenterait plus le produit national.
Monsieur Schmitt se mit aussitôt à la choucroute garnie, en conformité avec la nouvelle loi.
Il continua ainsi à vivre très heureux, assis sur son cul, sa gueule de boeuf bien en face de sa télévision, la conscience tranquille, le ventre débordant de bonne bière de Bavière.
Notre imposant citoyen germanique bouffe également de la saucisse pur porc matins, midis et soirs, accompagnée de bonnes grosses pâtisseries industrielles. Il s'impose ce régime fortifiant afin de soutenir l'économie triomphante de son pays où meurent de misère cybernétique quelques millions de déshérités n'ayant pas encore l'accès gratuit à Internet : monsieur Schmitt est un révolté sensible.
Mais notre homme décidément délicat se mit subitement à dégueuler à gorge déployée ses bonnes grosses saucisses de porc : la loi de son pays du jour au lendemain venait de changer. Il fut décrété que la saucisse de porc ne représenterait plus le produit national.
Monsieur Schmitt se mit aussitôt à la choucroute garnie, en conformité avec la nouvelle loi.
Il continua ainsi à vivre très heureux, assis sur son cul, sa gueule de boeuf bien en face de sa télévision, la conscience tranquille, le ventre débordant de bonne bière de Bavière.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
728 - Les notes perdues
"Où sont les jouets cassés" http://www.amazon.fr/Chansons-Oui-Ma-Minith%C3%A8que-Vol/dp/samples/B000058TKO#disc_1 est une perle de la chanson enfantine joliment accompagnée par le violon, un petit chef-d'oeuvre fleurant un XIXème siècle littéraire délicieusement obsolète, évocateur et charmant.
Avec son air nostalgique et immortel, tel "Lettre à Elise", cette chanson nous plonge dès les premières notes dans l'univers riche de nos souvenirs d'enfance. Par-delà l'évocation des jouets cassés, c'est le monde enchanteur et mélancolique propre aux enfants qui a été mis en paroles et musique : doux malaise des longs dimanches d'ennui, rêves tristes des siestes d'été et heures perdues à compter des petits riens...
Avec son air nostalgique et immortel, tel "Lettre à Elise", cette chanson nous plonge dès les premières notes dans l'univers riche de nos souvenirs d'enfance. Par-delà l'évocation des jouets cassés, c'est le monde enchanteur et mélancolique propre aux enfants qui a été mis en paroles et musique : doux malaise des longs dimanches d'ennui, rêves tristes des siestes d'été et heures perdues à compter des petits riens...
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
727 - L'or du peintre
Afin de mieux faire connaître son oeuvre, j'ai proposé à Aldéhy http://www.artabus.com/french/aldehy/ de rédiger un texte de présentation qui soit à la hauteur de son art.
L'exercice a d'autant plus de mérite qu'il m'est par principe difficile de parler des oeuvres des autres (aussi bien celles de mes proches que de mes "détracteurs", pour ne pas dire mes "ennemis") avec cette coutumière et prétendue "impartialité" des critiques du genre. Étrange "objectivité" pleine d'indulgence qui semble, en effet, être la règle dans le milieu... Ce qui dans pareils cas fausse bien évidemment les avis qui se prétendent être au service de l'Art. Les analyses de ces "spécialistes" plus ou moins dévoyés à des causes peu avouables (amitié, copinage, rémunération, échange de services) ont-elles un réel intérêt dans le contexte actuel de l'Art où la diversité, la multiplicité, l'excès, l'inflation des productions picturales rendent leur promotion si difficile et par là même oblige à la rigueur la plus élémentaire, à la vigilance la plus extrême au lieu de ces suspects, systématiques panégyriques ?
En outre, et on verra peut-être la chose comme une singularité, voire comme une de ces belles contradictions qui font parfois l'exception, donc le prix (ou la nullité, l'affaire étant à double tranchant...) de tel ou tel art, je ne suis personnellement pas (ou peu) versé dans la peinture... Ce qui ajoutera à ma sincérité et à la spontanéité de mon analyse.
Pour parler des peintures de Aldéhy, je n'aurai par conséquent ni complaisance ni dureté. Juste ma sensibilité, rien que ma plume d'auteur honnête, sain, posé que seules animent la vérité, l'honnêteté, la simplicité. Qualités légendaires qui rendront mes sentences fiables, claires, crédibles. C'est en tout cas ma prétention, et je souhaite que tout artiste prenne comme un égal privilège mes piques et mes caresses, qu'il soit honoré autant par mes soufflets que par mes éloges. Là sont mes marques d'amitié vraie, sans aucun arrangement avec l'Art.
Mais entrons dans le sujet.
Voilà, Aldéhy a fait le choix -et pris le risque- des thèmes bibliques, pastoraux, pour ne pas dire virgiliens. Ou plus quotidiens. Ce qui est une façon comme une autre d'asseoir son art. Entre tradition et originalité, le peintre embrasse "large" donc... Que ce soient vues historiques ou individuelles, sujets académiques ou personnels, les thèmes abordés sont ouverts.
On s'embarque l'âme légère, l'esprit curieux, le coeur joyeux, ou parfois lourd, dans ces paysages aux horizons clairs traversés par des marcheurs prenant des destinations ultimes et graves (comme ce couple chassé de l'éden), dans ces vues citadines contemporaines, ces lieux parfois étranges ou familiers, ces scènes vivantes des cités avec leurs lumières ou leurs ombres, leurs passants ou leurs statues... Malice, ingénuité, proximité, complicité avec ces portraits de petits garçons grimaçant et souriant. Entre l'éphémère et l'intemporel, la spontanéité et l'universalité.
Devant quelques autres conceptions baroques ou certaines scènes inattendues, surprenantes, on pourra certes être surpris. Ou heurté, selon la réceptivité de chacun. N'est-ce pas ce qui fait précisément le charme, le piquant d'un auteur ? Une chose est sûre : le pinceau est riche de ses tons acryliques avec lesquels l'auteur semble s'amuser, usant de toutes leurs possibilités, peu avare d'effets, imaginatif, prompt à faire jaillir lumière, couleurs, interrogations.
C'est, en effet, sur ce dernier point que vaut surtout la peinture de Aldéhy. Le spectateur n'est pas simplement charmé, étonné ou même figé dans un prudent, frileux retrait, il demeure également en questionnement devant ces formes vives, ces scènes oniriques, ces lieux énigmatiques, ces portraits bruts qui vous regardent en face ou bien de travers... Un point d'interrogation pour résumer l'oeuvre de Aldéhy, c'est peut être un peu bref me diront certains.
A ceux-là je répondrai qu'un questionnement en guise de récapitulation n'est-ce pas non plus un avenir royal pour une peinture, une voie ouverte sur l'infini ?
L'exercice a d'autant plus de mérite qu'il m'est par principe difficile de parler des oeuvres des autres (aussi bien celles de mes proches que de mes "détracteurs", pour ne pas dire mes "ennemis") avec cette coutumière et prétendue "impartialité" des critiques du genre. Étrange "objectivité" pleine d'indulgence qui semble, en effet, être la règle dans le milieu... Ce qui dans pareils cas fausse bien évidemment les avis qui se prétendent être au service de l'Art. Les analyses de ces "spécialistes" plus ou moins dévoyés à des causes peu avouables (amitié, copinage, rémunération, échange de services) ont-elles un réel intérêt dans le contexte actuel de l'Art où la diversité, la multiplicité, l'excès, l'inflation des productions picturales rendent leur promotion si difficile et par là même oblige à la rigueur la plus élémentaire, à la vigilance la plus extrême au lieu de ces suspects, systématiques panégyriques ?
En outre, et on verra peut-être la chose comme une singularité, voire comme une de ces belles contradictions qui font parfois l'exception, donc le prix (ou la nullité, l'affaire étant à double tranchant...) de tel ou tel art, je ne suis personnellement pas (ou peu) versé dans la peinture... Ce qui ajoutera à ma sincérité et à la spontanéité de mon analyse.
Pour parler des peintures de Aldéhy, je n'aurai par conséquent ni complaisance ni dureté. Juste ma sensibilité, rien que ma plume d'auteur honnête, sain, posé que seules animent la vérité, l'honnêteté, la simplicité. Qualités légendaires qui rendront mes sentences fiables, claires, crédibles. C'est en tout cas ma prétention, et je souhaite que tout artiste prenne comme un égal privilège mes piques et mes caresses, qu'il soit honoré autant par mes soufflets que par mes éloges. Là sont mes marques d'amitié vraie, sans aucun arrangement avec l'Art.
Mais entrons dans le sujet.
Voilà, Aldéhy a fait le choix -et pris le risque- des thèmes bibliques, pastoraux, pour ne pas dire virgiliens. Ou plus quotidiens. Ce qui est une façon comme une autre d'asseoir son art. Entre tradition et originalité, le peintre embrasse "large" donc... Que ce soient vues historiques ou individuelles, sujets académiques ou personnels, les thèmes abordés sont ouverts.
On s'embarque l'âme légère, l'esprit curieux, le coeur joyeux, ou parfois lourd, dans ces paysages aux horizons clairs traversés par des marcheurs prenant des destinations ultimes et graves (comme ce couple chassé de l'éden), dans ces vues citadines contemporaines, ces lieux parfois étranges ou familiers, ces scènes vivantes des cités avec leurs lumières ou leurs ombres, leurs passants ou leurs statues... Malice, ingénuité, proximité, complicité avec ces portraits de petits garçons grimaçant et souriant. Entre l'éphémère et l'intemporel, la spontanéité et l'universalité.
Devant quelques autres conceptions baroques ou certaines scènes inattendues, surprenantes, on pourra certes être surpris. Ou heurté, selon la réceptivité de chacun. N'est-ce pas ce qui fait précisément le charme, le piquant d'un auteur ? Une chose est sûre : le pinceau est riche de ses tons acryliques avec lesquels l'auteur semble s'amuser, usant de toutes leurs possibilités, peu avare d'effets, imaginatif, prompt à faire jaillir lumière, couleurs, interrogations.
C'est, en effet, sur ce dernier point que vaut surtout la peinture de Aldéhy. Le spectateur n'est pas simplement charmé, étonné ou même figé dans un prudent, frileux retrait, il demeure également en questionnement devant ces formes vives, ces scènes oniriques, ces lieux énigmatiques, ces portraits bruts qui vous regardent en face ou bien de travers... Un point d'interrogation pour résumer l'oeuvre de Aldéhy, c'est peut être un peu bref me diront certains.
A ceux-là je répondrai qu'un questionnement en guise de récapitulation n'est-ce pas non plus un avenir royal pour une peinture, une voie ouverte sur l'infini ?
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
726 - Au fond des couleurs
Dans les conceptions linéales de Colette Cotte www.artabus.com/cotte, scènes, animaux, personnages entre allégorie et fantasmagorie -rêve et raison diront certains-, pas de place pour l'ombre. Toute obscurité est chassée de l'oeuvre. Partout, l'éclat, l'or, l'azur, la lumière.
La couleur n'est pas qu'au centre de ses tableaux, elle est aussi autour, elle déborde de ses sujets pour venir caresser notre imagination. Ces peintures apaisantes ont une place de choix dans les coins familiers de notre mémoire collective : ces scènes sans heurt qui en disent plus long qu'elles voudraient nous le faire croire, n'évoquent-elles pas les grands tableaux sages et silencieux qui nous tenaient compagnies dans les salles d'attente feutrées de notre enfance ?
Rappelons-nous : de semblables scènes accrochées aux murs, à la fois proches et mystérieuses, intimes et énigmatiques, peuplaient autrefois nos têtes rêveuses...
Enfants songeurs, nous le sommes redevenus devant les tableaux de Colette Cotte : les chevaux, cavaliers et mages traversant les décors oniriques de nos premières années, et qui nous berçaient vaguement, continuent de nous poursuivre à travers son pinceau.
La couleur n'est pas qu'au centre de ses tableaux, elle est aussi autour, elle déborde de ses sujets pour venir caresser notre imagination. Ces peintures apaisantes ont une place de choix dans les coins familiers de notre mémoire collective : ces scènes sans heurt qui en disent plus long qu'elles voudraient nous le faire croire, n'évoquent-elles pas les grands tableaux sages et silencieux qui nous tenaient compagnies dans les salles d'attente feutrées de notre enfance ?
Rappelons-nous : de semblables scènes accrochées aux murs, à la fois proches et mystérieuses, intimes et énigmatiques, peuplaient autrefois nos têtes rêveuses...
Enfants songeurs, nous le sommes redevenus devant les tableaux de Colette Cotte : les chevaux, cavaliers et mages traversant les décors oniriques de nos premières années, et qui nous berçaient vaguement, continuent de nous poursuivre à travers son pinceau.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
725 - De l'oeuf à l'art
Etranges sculptures que celles de Daniel MOURRE http://www.danielmourre.com/. Formes verniennes, ovoïdales se parachevant dans des figures imaginaires qui ne manquent pas de style, ces conceptions évocatrices s'imposent avec vigueur comme autant d'objets de curiosité.
A la fois inédits et familiers.
A travers ces gros oeufs daliens on assiste à la rencontre surprenante de la courbe formelle avec l'angle fantaisiste. L'inconscient n'est pas loin, qui semble prêter ses mots à l'artiste : oeufs de l'esprit qui sont des sortes de songes...
Le sculpteur a pondu, sans le savoir peut-être, ce qui gît au fond de chacun. Ovule accompli ? Ventre maternel en éternelle gestation ? Coquille qui s'ouvre sur le monde des rêves ? Porte entrebâillée à mi-chemin entre onirisme et réalité ?
Mais plus qu'un simple retour sur soi, les oeufs de MOURRE avec leurs tiroirs mystérieux, leurs jaillissements insolites, leurs excroissances baroques ne seraient-ils pas en définitive le commencement de tout ? L'auteur nous plonge d'emblée dans la perplexité : qui de l'artiste ou de son oeuvre mène la danse ? Est-ce le maître d'oeuvre qui naît à lui-même à travers ses créations ou est-ce l'oeuf qui accouche de son auteur, qui l'inspire au fil de ses propres pontes, comme s'il était lui-même fasciné par ces formes suggestives, exalté par ces ovoïdes sortis de ses mains et qu'il faudrait personnaliser, tordre, remodeler jusqu'à leur donner "forme humaine" ? Ici l'éternelle "rivalité" entre l'oeuf et la poule prend tout son sens.
Comme tous les oeufs fécondés par leurs créateurs, ceux-ci recèlent nécessairement leur part de mystère. Laissons-les achever leur lente éclosion au soleil de l'Art.
A la fois inédits et familiers.
A travers ces gros oeufs daliens on assiste à la rencontre surprenante de la courbe formelle avec l'angle fantaisiste. L'inconscient n'est pas loin, qui semble prêter ses mots à l'artiste : oeufs de l'esprit qui sont des sortes de songes...
Le sculpteur a pondu, sans le savoir peut-être, ce qui gît au fond de chacun. Ovule accompli ? Ventre maternel en éternelle gestation ? Coquille qui s'ouvre sur le monde des rêves ? Porte entrebâillée à mi-chemin entre onirisme et réalité ?
Mais plus qu'un simple retour sur soi, les oeufs de MOURRE avec leurs tiroirs mystérieux, leurs jaillissements insolites, leurs excroissances baroques ne seraient-ils pas en définitive le commencement de tout ? L'auteur nous plonge d'emblée dans la perplexité : qui de l'artiste ou de son oeuvre mène la danse ? Est-ce le maître d'oeuvre qui naît à lui-même à travers ses créations ou est-ce l'oeuf qui accouche de son auteur, qui l'inspire au fil de ses propres pontes, comme s'il était lui-même fasciné par ces formes suggestives, exalté par ces ovoïdes sortis de ses mains et qu'il faudrait personnaliser, tordre, remodeler jusqu'à leur donner "forme humaine" ? Ici l'éternelle "rivalité" entre l'oeuf et la poule prend tout son sens.
Comme tous les oeufs fécondés par leurs créateurs, ceux-ci recèlent nécessairement leur part de mystère. Laissons-les achever leur lente éclosion au soleil de l'Art.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
724 - Les miroirs de Mourre
Quand on se regarde dans un miroir de Daniel Mourre http://www.galeriedanielmourre.com/, on réfléchit : l'art est une grande affaire qui pose les vraies questions. Que dire de ces glaces aux parures ouvragées comme des écrins ? Avec de telles oeuvres, le cadre vaut le contenu, l'essentiel étant moins le reflet que l'ornement. Ici le cadre est objet d'art à part entière : c'est lui que l'on contemple. On admirera les sculptures élégantes et voluptueuses qui confèrent aux objets un certain académisme. Narcisse en oublierait son propre éclat.
Fenêtres ouvertes sur bien des perspectives, les miroirs de Daniel Mourre nous interrogent sur la place de notre image lorsque celle-ci se combine à l'art. Rôle secondaire ou prolongement insaisissable de l'oeuvre ? Objet central du cadre ou accessoire superflu ? La question mérite au moins d'être posée. Quoi qu'il en soit, l'effet est saisissant.
Le reflet est fuyant, l'art persiste. Les oeuvres de Daniel Mourre valent que l'on y regarde de près. De tout près. Éternels jeux de miroirs où le spectateur se pâme sans jamais se perdre de vue...
Fenêtres ouvertes sur bien des perspectives, les miroirs de Daniel Mourre nous interrogent sur la place de notre image lorsque celle-ci se combine à l'art. Rôle secondaire ou prolongement insaisissable de l'oeuvre ? Objet central du cadre ou accessoire superflu ? La question mérite au moins d'être posée. Quoi qu'il en soit, l'effet est saisissant.
Le reflet est fuyant, l'art persiste. Les oeuvres de Daniel Mourre valent que l'on y regarde de près. De tout près. Éternels jeux de miroirs où le spectateur se pâme sans jamais se perdre de vue...
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
723 - Le germe divin
Le sujet est aussi vieux que le monde, vaste comme le ciel et la terre, abyssal, sombre, tragique et agité à l'image des océans, mystérieux, serein et solennel -voire extatique-, ainsi que la voûte étoilée, tout cela à la fois puisqu'il s'agit de l'univers intime qui gronde dans le coeur de l'homme, quand il ne murmure pas pour faire place à un chant, une prière, un rire d'enfant... Aldéhy http://www.artabus.com/french/aldehy/?art=2007 peint l'humanité entière. Mieux : il raconte l'histoire de chacun d'entre nous. Adam et Ève, c'est vous, c'est moi, c'est l'autre. Ses tableaux sont nos miroirs : ils affirment notre condition humaine, de la naissance à la mort.
Au fil de l'eau, omniprésente dans les tableaux, la quête du couple originel n'a pas de fin. Étape par étape, tantôt radieuse, tantôt méditative, Adam et Ève ouvrent la route à leur descendance. Aldéhy, à travers des sortes "d'interludes" -ou instantanées-, nous suggère l'éternel cheminement de l'homme dans sa marche vers son destin, que l'on devine certes pénible mais non funeste : rien de désespérant, en effet, sous le pinceau de l'artiste. Si parfois chez Aldéhy la lumière côtoie l'ombre, la première prend largement le pas sur la seconde. L'éclat de ses peintures, procédant à l'évidence d'autre chose que la simple virtuosité de coloriste, semble remonter des profondeurs de son âme.
Ses personnages évoluent dans un espace physique, onirique et poétique où l'eau rythme leur progression. Le chemin, interminable, âpre mais rédempteur, durera aussi longtemps que l'humanité sera debout. Le monde en plein essor où sont condamnés à vivre Adam, Ève, Abel et Caïn n'est-il pas l'écho vif, bruissant et tempétueux, mais aussi calme et radieux de leur nouveau destin d'hommes où tout commence, tout se joue ? Ses tableaux sont des aires de repos où l'on s'attarde sur l'homme -figé dans des scènes immortelles- pour mieux le contempler dans ses attitudes fondamentales, de la gravité à la légèreté en passant par des nuances plus tranquilles.
L'on s'émeut devant des paysages de genèse du monde où Abel et Caïn, ingénus, si fragiles et si grands à la fois -eux les petits d'hommes-, arborent ces visages presque connus avec leurs traits qui nous sont si proches... Ces tableaux s'adressent à nous-mêmes, collectivement mais aussi individuellement. Ils s'adressent à notre époque. Universels, intemporels, les visages, les éléments demeurent par conséquent interchangeables. C'est que le peintre, en effet, prenant modèle sur ses propres enfants, produit un raccourci fulgurant : en peignant ces visages actuels, il échappe aux contraintes conventionnelles, s'ouvrant à nous tous sans restriction. Sa peinture va bien au-delà des simples limites esthétiques du genre : l'auteur s'affranchit des grandeurs académiques pour se mettre à notre portée. Et c'est bien pour cela précisément que son oeuvre nous touche. Elle parle, simplement, non pas de pontife à disciple mais de mortel à mortel.
C'est toute l'originalité, mais surtout l'humanité de l'oeuvre d'Aldéhy.
Au fil de l'eau, omniprésente dans les tableaux, la quête du couple originel n'a pas de fin. Étape par étape, tantôt radieuse, tantôt méditative, Adam et Ève ouvrent la route à leur descendance. Aldéhy, à travers des sortes "d'interludes" -ou instantanées-, nous suggère l'éternel cheminement de l'homme dans sa marche vers son destin, que l'on devine certes pénible mais non funeste : rien de désespérant, en effet, sous le pinceau de l'artiste. Si parfois chez Aldéhy la lumière côtoie l'ombre, la première prend largement le pas sur la seconde. L'éclat de ses peintures, procédant à l'évidence d'autre chose que la simple virtuosité de coloriste, semble remonter des profondeurs de son âme.
Ses personnages évoluent dans un espace physique, onirique et poétique où l'eau rythme leur progression. Le chemin, interminable, âpre mais rédempteur, durera aussi longtemps que l'humanité sera debout. Le monde en plein essor où sont condamnés à vivre Adam, Ève, Abel et Caïn n'est-il pas l'écho vif, bruissant et tempétueux, mais aussi calme et radieux de leur nouveau destin d'hommes où tout commence, tout se joue ? Ses tableaux sont des aires de repos où l'on s'attarde sur l'homme -figé dans des scènes immortelles- pour mieux le contempler dans ses attitudes fondamentales, de la gravité à la légèreté en passant par des nuances plus tranquilles.
L'on s'émeut devant des paysages de genèse du monde où Abel et Caïn, ingénus, si fragiles et si grands à la fois -eux les petits d'hommes-, arborent ces visages presque connus avec leurs traits qui nous sont si proches... Ces tableaux s'adressent à nous-mêmes, collectivement mais aussi individuellement. Ils s'adressent à notre époque. Universels, intemporels, les visages, les éléments demeurent par conséquent interchangeables. C'est que le peintre, en effet, prenant modèle sur ses propres enfants, produit un raccourci fulgurant : en peignant ces visages actuels, il échappe aux contraintes conventionnelles, s'ouvrant à nous tous sans restriction. Sa peinture va bien au-delà des simples limites esthétiques du genre : l'auteur s'affranchit des grandeurs académiques pour se mettre à notre portée. Et c'est bien pour cela précisément que son oeuvre nous touche. Elle parle, simplement, non pas de pontife à disciple mais de mortel à mortel.
C'est toute l'originalité, mais surtout l'humanité de l'oeuvre d'Aldéhy.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
722 - Un trait de lucidité
Je viens d'avoir un éclair de lucidité.
En passant dans la rue en voiture tantôt, je vois un clochard dormir sous un abri-bus. Un vrai clochard à l'ancienne : barbu, puant, alcoolisé, en guenilles. Plus loin je passe devant l'église du quartier du Pré, petite enclave bourgeoise dans la ville mancelle. Dans cette église plutôt huppée (mobilier soigneusement encaustiqué et oeuvres d'arts de prix accrochées aux murs) se réunit chaque dimanche la chrétienté locale.
Subitement me vient une pensée d'une simplicité confondante, éclatante de bon sens : comment le curé d'une paroisse aussi rutilante peut-il continuer à s'occuper à astiquer le mobilier de son église quand dehors à deux pas de chez lui son frère se gèle les pieds à dormir sous un abri-bus, imbibé d'alcool, désespéré, méprisé de tous ? La religion me dis-je, est-ce donc d'abord une affaire de messes le dimanche, d'entretien du mobilier des églises, ou bien est-ce quand il le faut une affaire d'hommes, de fraternité vécue, concrète, une affaire de rencontre avec le miséreux du coin, et sans prendre de gants ?
Je ne suis pas allé plus loin dans ma réflexion. Je me suis simplement arrêté à l'évidence. Volontairement.
A présent je commence à douter de la valeur des vocations de certains prêtres à cheval sur la qualité des plis de leur soutane, à douter de la pureté des intentions de l'Église officielle pleine de faste... Je me trompe peut-être cela dit, n'étant pas dans le secret des coeurs. Je ne fais qu'interpréter à ma manière une chose vue. Si la religion, les religieux et le sommet des églises qui tous, humains et cloches, prêchent la fraternité et la justice en ce monde ne font que s'organiser entre eux chaque dimanche de jolies messes avec de beaux chants et de rondes hosties, dédaignant cet homme dans la rue, alors à quoi servent les curés, les fidèles, bref tous ces croyants qui prônent un monde meilleur plein d'altruisme ? Je me pencherai donc sur le sort de cet homme en guenilles la prochaine fois que je passerai près de lui, si la honte du regard des autres ne me rend pas lâche. Et je serai à pied, donc à sa hauteur. Et non en voiture (la voiture est bien commode, elle permet de déculpabiliser les consciences). Non pas au nom de la religion mais au nom de la loi universelle et inaliénable décrétée par le coeur, aucune religion n'ayant le monopole de la fraternité.
D'où j'en conclus que la vraie religion des hommes de coeur, ceux qui ont une âme vibrante et non gelée, ne consiste pas en l'érection de belles églises ni en la régularité de la fréquentation des messes dominicales, mais dans le fait d'aller à la rencontre de ce déshérité qui souffre, et ceci bien entendu non pour la vanité de son petit ego mais pour l'amour de l'humanité.
L'élévation de l'esprit passe, que je sache, par la considération de son semblable dans sa souffrance. Chanter les hauteurs célestes tout en considérant comme secondaire la détresse de son voisin n'a pas de sens. En ce cas l'élévation n'a pas d'ancrage dans le concret. Elle n'est que pure théorie pour religieux frileux, humanisme de salon, légèreté mystique, voire franche foutaise. L'indifférence à l'égard du sort de son prochain est incompatible avec le désir d'ivresse de l'âme. L'on ne peut dignement s'enivrer, à mon sens, que de hauteurs basées sur le sol tangible de nos terrestres misères. S'élancer dans les airs oui, à condition de prendre appui sur la terre de nos réalités, c'est à dire sur des actes constructifs, humanistes et non sur d'inconsistantes, stériles rêveries sans rapport avec le monde réel qui nous entoure. Du moins la vue de ce déshérité dormant sous l'abri-bus m'a-t-elle fait intimement prendre conscience de la chose aujourd'hui.
On peut certes fonder une société et baser une culture sur des oeuvres tangibles et durables tels des cathédrales, des châteaux, des pyramides, mais on peut tout aussi bien baser des sociétés, des cultures sur l'immatériel, l'esprit, l'acte altruiste et non l'objet stérile. L'Art, la culture, l'Histoire ont bon dos pour excuser les injustices millénaires, comme si la pierre était indispensable à la hauteur, la permanence de notre pensée... Je ne crois pas au prétexte de la grandeur d'une société basée sur ses monuments ou oeuvres d'art. N'existe-t-il pas des cultures sans écriture exclusivement basées sur l'oral ? Ce sont pourtant des cultures à part entière, ni plus ni moins éclatantes que les autres.
Je ne dis pas que les églises de pierres sont vaines, je dis que les églises sans le coeur, cela ne vaut rien.
En passant dans la rue en voiture tantôt, je vois un clochard dormir sous un abri-bus. Un vrai clochard à l'ancienne : barbu, puant, alcoolisé, en guenilles. Plus loin je passe devant l'église du quartier du Pré, petite enclave bourgeoise dans la ville mancelle. Dans cette église plutôt huppée (mobilier soigneusement encaustiqué et oeuvres d'arts de prix accrochées aux murs) se réunit chaque dimanche la chrétienté locale.
Subitement me vient une pensée d'une simplicité confondante, éclatante de bon sens : comment le curé d'une paroisse aussi rutilante peut-il continuer à s'occuper à astiquer le mobilier de son église quand dehors à deux pas de chez lui son frère se gèle les pieds à dormir sous un abri-bus, imbibé d'alcool, désespéré, méprisé de tous ? La religion me dis-je, est-ce donc d'abord une affaire de messes le dimanche, d'entretien du mobilier des églises, ou bien est-ce quand il le faut une affaire d'hommes, de fraternité vécue, concrète, une affaire de rencontre avec le miséreux du coin, et sans prendre de gants ?
Je ne suis pas allé plus loin dans ma réflexion. Je me suis simplement arrêté à l'évidence. Volontairement.
A présent je commence à douter de la valeur des vocations de certains prêtres à cheval sur la qualité des plis de leur soutane, à douter de la pureté des intentions de l'Église officielle pleine de faste... Je me trompe peut-être cela dit, n'étant pas dans le secret des coeurs. Je ne fais qu'interpréter à ma manière une chose vue. Si la religion, les religieux et le sommet des églises qui tous, humains et cloches, prêchent la fraternité et la justice en ce monde ne font que s'organiser entre eux chaque dimanche de jolies messes avec de beaux chants et de rondes hosties, dédaignant cet homme dans la rue, alors à quoi servent les curés, les fidèles, bref tous ces croyants qui prônent un monde meilleur plein d'altruisme ? Je me pencherai donc sur le sort de cet homme en guenilles la prochaine fois que je passerai près de lui, si la honte du regard des autres ne me rend pas lâche. Et je serai à pied, donc à sa hauteur. Et non en voiture (la voiture est bien commode, elle permet de déculpabiliser les consciences). Non pas au nom de la religion mais au nom de la loi universelle et inaliénable décrétée par le coeur, aucune religion n'ayant le monopole de la fraternité.
D'où j'en conclus que la vraie religion des hommes de coeur, ceux qui ont une âme vibrante et non gelée, ne consiste pas en l'érection de belles églises ni en la régularité de la fréquentation des messes dominicales, mais dans le fait d'aller à la rencontre de ce déshérité qui souffre, et ceci bien entendu non pour la vanité de son petit ego mais pour l'amour de l'humanité.
L'élévation de l'esprit passe, que je sache, par la considération de son semblable dans sa souffrance. Chanter les hauteurs célestes tout en considérant comme secondaire la détresse de son voisin n'a pas de sens. En ce cas l'élévation n'a pas d'ancrage dans le concret. Elle n'est que pure théorie pour religieux frileux, humanisme de salon, légèreté mystique, voire franche foutaise. L'indifférence à l'égard du sort de son prochain est incompatible avec le désir d'ivresse de l'âme. L'on ne peut dignement s'enivrer, à mon sens, que de hauteurs basées sur le sol tangible de nos terrestres misères. S'élancer dans les airs oui, à condition de prendre appui sur la terre de nos réalités, c'est à dire sur des actes constructifs, humanistes et non sur d'inconsistantes, stériles rêveries sans rapport avec le monde réel qui nous entoure. Du moins la vue de ce déshérité dormant sous l'abri-bus m'a-t-elle fait intimement prendre conscience de la chose aujourd'hui.
On peut certes fonder une société et baser une culture sur des oeuvres tangibles et durables tels des cathédrales, des châteaux, des pyramides, mais on peut tout aussi bien baser des sociétés, des cultures sur l'immatériel, l'esprit, l'acte altruiste et non l'objet stérile. L'Art, la culture, l'Histoire ont bon dos pour excuser les injustices millénaires, comme si la pierre était indispensable à la hauteur, la permanence de notre pensée... Je ne crois pas au prétexte de la grandeur d'une société basée sur ses monuments ou oeuvres d'art. N'existe-t-il pas des cultures sans écriture exclusivement basées sur l'oral ? Ce sont pourtant des cultures à part entière, ni plus ni moins éclatantes que les autres.
Je ne dis pas que les églises de pierres sont vaines, je dis que les églises sans le coeur, cela ne vaut rien.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
721 - Leçon de séduction
LES BELLES ET LES LAIDES
Amis blancs gantés, apprenez qu'une femme désirable est la première ennemie de l'esthète en tant qu'elle représente un danger pour sa crédibilité. Ce qui fait la grandeur du bel esprit, c'est que les femelles beautés s'inclinent devant lui et non l'inverse. La beauté des femmes leur confère un pouvoir immense, jusque dans les chapeaux de nos empereurs, aussi faut-il dès le premier regard contrer cette supériorité naturelle qui les rend si invincibles et je vais m'employer à vous expliquer la manière de procéder dans ce difficile exercice de domination. J'évoquerai brièvement le cas des laides, beaucoup moins fâcheux.
Ne flattez jamais la beauté d'une femme. Même pauvre, sotte, méchante, sans éducation, une femme qui se sait belle triomphera de tout. Partout, toujours. La plus grande force d'une femme consistant dans son éclat, la meilleure façon de rester le dominant est encore de le lui contester. Tout en finesse.
Plus la femme que vous désirez sera belle, moins il faudra vous intéresser à elle. Le prix de son hymen étant très élevé, vous agirez avec dissimulation, patience, perfidie, voire franche cruauté. Ne craignez pas d'être odieux avec les femmes de grande beauté. Accoutumées à exercer leurs charmes venimeux sur la gent masculine, les créatures sont loin d'ignorer les rouages de la férocité... Dans cette situation inédite, c'est contre elles que s'aiguiseront les crocs de la séduction et vous qui tirerez les fils du pantin.
Les belles femmes n'ayant pas l'habitude d'être traitées avec dédain, surprenez-les ! Sur vous elles lèveront les yeux. L'indifférence pour une belle femme étant la pire des offenses, vous en abuserez jusqu'à ce que, excédée par votre mépris, elle vienne vous manger dans la main. Dès cet instant vous deviendrez le maître du jeu : elle la mouche, vous le lion.
Le secret de votre succès ? Les belles femmes, nécessairement orgueilleuses, ne supportent pas de ne pas séduire... C'est sur ce point sensible qu'il faut influer. A votre injurieuse indifférence, elles réagiront avec une sorte de panache suicidaire en se jetant à vos pieds, folles non pas de vous mais de leur propre image.
La beauté et ses poisons constituant leur mode d'action et de pensée privilégié (le fonctionnement psychologique de ces femmes étant essentiellement basé sur l'aspect avantageux de leur personne), osez remettre en cause leurs plus chères certitudes. Elles s'en émouvront, bien qu'elles feindront ne point en être touchées.
La grande règle avec les belles femmes, c'est de ne jamais ramper à leurs pieds. Succomber à cette faiblesse, c'est déchoir de son statut de seigneur.
Quant aux laides, vous leur ferez croire qu'elles sont belles. Ces jouets de chiffon, beaucoup plus malléables il est vrai que les poupées mondaines, ne vous en seront que plus dévouées. Toutefois soyez subtils si vous voulez qu'on vous croie : ornements de langage (sans en abuser), savantes amabilités et charmants détours seront vos meilleurs alliés lors de ces piètres conquêtes.
Bien entendu votre ton sera posé, sage, voire grave. Solennel même (votre pompe ne sera jamais ridicule aux yeux d'une femme laide, au contraire). Et vos mots, choisis mais non excessifs, parleront de choses vraies, à portée de vue. Ne soyez ni légers ni irréalistes avec les laides. Les femmes sans charme affectionnent plus que tout autres les séducteurs rassurants, les discours proches. Avec des artifices somptueux vous ferez rêver une créature, mais avec des leurres simples vous mettrez un laideron en extase.
Jamais un laideron ne méprisera un flatteur, pourvu qu'il sache simuler les accents chastes de la sincérité. Une femme même très laide restera toujours une femme : sensible aux mots veloutés de l'amour. Elle sera éveillée, attentionnée, séduite par vos mots sucrés, surtout s'ils sont banals et attendus : le tout est de porter un masque de grande sincérité. Renforcez ainsi le sol de son propre terrain, son éducation fera le reste : conditionnée comme toutes les femmes par certains schémas mentaux primaires mais efficaces, la femme laide y cèdera plus facilement que les autres, n'ayant pas de plus impérieuse exigence que de se sentir aimée.
Ainsi aucun cheveu de femme ne doit dépasser le front de l'authentique esthète. Cela dit, seules les belles femmes resteront les vraies adversaires de la canne et du chapeau. Les sujets plus communs, voire les vrais laiderons, auront droit à l'indulgence du bel esprit qui daignera leur cracher à la face non pour l'honneur mais pour la forme.
Amis blancs gantés, apprenez qu'une femme désirable est la première ennemie de l'esthète en tant qu'elle représente un danger pour sa crédibilité. Ce qui fait la grandeur du bel esprit, c'est que les femelles beautés s'inclinent devant lui et non l'inverse. La beauté des femmes leur confère un pouvoir immense, jusque dans les chapeaux de nos empereurs, aussi faut-il dès le premier regard contrer cette supériorité naturelle qui les rend si invincibles et je vais m'employer à vous expliquer la manière de procéder dans ce difficile exercice de domination. J'évoquerai brièvement le cas des laides, beaucoup moins fâcheux.
Ne flattez jamais la beauté d'une femme. Même pauvre, sotte, méchante, sans éducation, une femme qui se sait belle triomphera de tout. Partout, toujours. La plus grande force d'une femme consistant dans son éclat, la meilleure façon de rester le dominant est encore de le lui contester. Tout en finesse.
Plus la femme que vous désirez sera belle, moins il faudra vous intéresser à elle. Le prix de son hymen étant très élevé, vous agirez avec dissimulation, patience, perfidie, voire franche cruauté. Ne craignez pas d'être odieux avec les femmes de grande beauté. Accoutumées à exercer leurs charmes venimeux sur la gent masculine, les créatures sont loin d'ignorer les rouages de la férocité... Dans cette situation inédite, c'est contre elles que s'aiguiseront les crocs de la séduction et vous qui tirerez les fils du pantin.
Les belles femmes n'ayant pas l'habitude d'être traitées avec dédain, surprenez-les ! Sur vous elles lèveront les yeux. L'indifférence pour une belle femme étant la pire des offenses, vous en abuserez jusqu'à ce que, excédée par votre mépris, elle vienne vous manger dans la main. Dès cet instant vous deviendrez le maître du jeu : elle la mouche, vous le lion.
Le secret de votre succès ? Les belles femmes, nécessairement orgueilleuses, ne supportent pas de ne pas séduire... C'est sur ce point sensible qu'il faut influer. A votre injurieuse indifférence, elles réagiront avec une sorte de panache suicidaire en se jetant à vos pieds, folles non pas de vous mais de leur propre image.
La beauté et ses poisons constituant leur mode d'action et de pensée privilégié (le fonctionnement psychologique de ces femmes étant essentiellement basé sur l'aspect avantageux de leur personne), osez remettre en cause leurs plus chères certitudes. Elles s'en émouvront, bien qu'elles feindront ne point en être touchées.
La grande règle avec les belles femmes, c'est de ne jamais ramper à leurs pieds. Succomber à cette faiblesse, c'est déchoir de son statut de seigneur.
Quant aux laides, vous leur ferez croire qu'elles sont belles. Ces jouets de chiffon, beaucoup plus malléables il est vrai que les poupées mondaines, ne vous en seront que plus dévouées. Toutefois soyez subtils si vous voulez qu'on vous croie : ornements de langage (sans en abuser), savantes amabilités et charmants détours seront vos meilleurs alliés lors de ces piètres conquêtes.
Bien entendu votre ton sera posé, sage, voire grave. Solennel même (votre pompe ne sera jamais ridicule aux yeux d'une femme laide, au contraire). Et vos mots, choisis mais non excessifs, parleront de choses vraies, à portée de vue. Ne soyez ni légers ni irréalistes avec les laides. Les femmes sans charme affectionnent plus que tout autres les séducteurs rassurants, les discours proches. Avec des artifices somptueux vous ferez rêver une créature, mais avec des leurres simples vous mettrez un laideron en extase.
Jamais un laideron ne méprisera un flatteur, pourvu qu'il sache simuler les accents chastes de la sincérité. Une femme même très laide restera toujours une femme : sensible aux mots veloutés de l'amour. Elle sera éveillée, attentionnée, séduite par vos mots sucrés, surtout s'ils sont banals et attendus : le tout est de porter un masque de grande sincérité. Renforcez ainsi le sol de son propre terrain, son éducation fera le reste : conditionnée comme toutes les femmes par certains schémas mentaux primaires mais efficaces, la femme laide y cèdera plus facilement que les autres, n'ayant pas de plus impérieuse exigence que de se sentir aimée.
Ainsi aucun cheveu de femme ne doit dépasser le front de l'authentique esthète. Cela dit, seules les belles femmes resteront les vraies adversaires de la canne et du chapeau. Les sujets plus communs, voire les vrais laiderons, auront droit à l'indulgence du bel esprit qui daignera leur cracher à la face non pour l'honneur mais pour la forme.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
720 - Souffrir pour être laide
Jennifer est un produit.
Dix-huit ans, jolie, vulgaire, sotte, inculte, elle a décidé de s'épiler, devenir blonde, se faire réduire le volume mammaire, remodeler les pommettes et gonfler les lèvres.
Banal.
Après six mois de travaux forcés mais nécessaires sur son corps juvénile et sa face de "dindonnette" caquetante, Jennifer est enfin devenue comme elle le souhaitait, c'est-à-dire uniforme, incolore, aseptisée, insipide, "poulaillère".
Bref, sans intérêt. Cela dit sa cervelle n'a pas bougé.
Jennifer est très fière : elle a accédé à une forme contemporaine de laideur populaire, certes démocratique mais qui n'est pas pour autant à la portée de toutes les finances...
Depuis ses multiples passages sous le scalpel de son "artisan esthéticien" et après s'être durablement endettée, Jennifer est donc devenue blonde, moche, maigre, malade.
Mais heureuse.
D'autant plus heureuse que son bonheur est contrefait lui aussi, dans les règles de l'art...
Enfin presque heureuse... En effet, il ne lui reste plus qu'à se faire sculpter les fesses en forme de coeur retourné et que sur ce nouveau cul charcuté son string soit bien visible derrière son jean-taille-basse afin de ressembler encore plus à sa chanteuse préférée du moment pour que son bonheur soit vraiment parfait.
Dix-huit ans, jolie, vulgaire, sotte, inculte, elle a décidé de s'épiler, devenir blonde, se faire réduire le volume mammaire, remodeler les pommettes et gonfler les lèvres.
Banal.
Après six mois de travaux forcés mais nécessaires sur son corps juvénile et sa face de "dindonnette" caquetante, Jennifer est enfin devenue comme elle le souhaitait, c'est-à-dire uniforme, incolore, aseptisée, insipide, "poulaillère".
Bref, sans intérêt. Cela dit sa cervelle n'a pas bougé.
Jennifer est très fière : elle a accédé à une forme contemporaine de laideur populaire, certes démocratique mais qui n'est pas pour autant à la portée de toutes les finances...
Depuis ses multiples passages sous le scalpel de son "artisan esthéticien" et après s'être durablement endettée, Jennifer est donc devenue blonde, moche, maigre, malade.
Mais heureuse.
D'autant plus heureuse que son bonheur est contrefait lui aussi, dans les règles de l'art...
Enfin presque heureuse... En effet, il ne lui reste plus qu'à se faire sculpter les fesses en forme de coeur retourné et que sur ce nouveau cul charcuté son string soit bien visible derrière son jean-taille-basse afin de ressembler encore plus à sa chanteuse préférée du moment pour que son bonheur soit vraiment parfait.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
719 - Anti-pédophilie : excès et chasse aux sorcières
Il y a vingt ans la pédophilie passait quasi inaperçue. La preuve : Conh-Bendit a avoué sa pédophilie (que je crois réelle, sinon c'est un menteur et je ne fais plus confiance aux écrivains qui s'épanchent dans leurs livres) devant les caméras de la télévision dans une célèbre émission présentée par Bernard Pivot et personne n'avait réagi à l'époque. N'est-ce pas la preuve flagrante qu'il y a des scandales à la mode et des révoltes conditionnées par les médias ?
Il y a trois siècles la torture ne révoltait personne. Aujourd'hui les révoltes sont savamment choisies selon la sensibilité et les besoins du moment. Qui de nos jours est outragé par l'Armée, institution légale où l'on apprend à tuer son prochain avec méthode et adresse, par les abattoirs où l'on assassine encore des chevaux au nom de la gastronomie, etc. ? Qui s'offusque de tout cela ?
Lecteurs, il y a vingt ans vous ne vous seriez pas offusqués de la pédophilie comme vous le faites aujourd'hui, car aujourd'hui vous êtes dans le courant de la pensée ambiante. Et vous le suivez, tout simplement.
Ce qui est grave, car cela signifie que si la dénonciation de la pédophilie n'était pas à la mode aujourd'hui, vous ne dénonceriez pas la pédophilie : elle ne vous gênerait nullement comme elle ne gênait pas grand-monde dans les années soixante-dix.
Comme la plupart des contemporains, votre humanisme ne découle pas de la qualité de votre coeur ni de la beauté de votre esprit, mais du courant de pensée qui vous emporte. En effet, si tel n'était pas le cas vous auriez dénoncé (à contre-courant) les abattoirs ou les boucheries par exemple.
Vous dénoncez la pédophilie comme d'autres défoncent des portes ouvertes. Moi je dénonce l'ineptie de la pensée ordinaire qui consiste à régler la morale universelle sur les textes de loi. Comme si les textes de loi avaient valeur universelle... N'oubliez pas que les textes de loi changent au gré de l'évolution des moeurs, des progrès de la civilisation. Hier la question de la torture ne se posait pas. On appelait cela la "question". Ces pratiques barbares légales étaient admises par tous. Seuls les êtres évolués dénonçaient la torture. Il en est de même aujourd'hui à propos d'affaires qui vous paraissent anodines. Les vrais humanistes ne sont pas toujours ceux qu'on croit. Vous êtes anti-pédophiles parce que les textes de loi vous demandent de l'être.
Par la seule qualité de votre conscience personnelle vous serez d'authentiques anti-pédophiles, et non par obéissance à la loi qui vous demande de l'être ou parce que c'est à la mode, socialement valorisant d'être anti-pédophile et de le montrer.
Et si demain la loi vous demandait d'être de véritable enragés contre les détracteurs de mon espèce ? Vous le seriez.
Rappelons-nous que la pédophilie en elle-même n'a jamais été un crime. Le fait d'être sujet à des pulsions heurtant la morale, à contre-courant des moeurs, et même franchement contre-nature n'est en soi pas répréhensible. Etre né avec la peau blanche ou noire ne constitue pas une offense à la loi, ni à la morale. Il en est de même pour les orientations sexuelles des individus.
Etre pédophile, c'est-à-dire se sentir sexuellement attiré par les enfants, n'est en soi pas une chose illégale ni même immorale, je le répète. Un prêtre peut se sentir profondément pédophile, cela n'a jamais constitué un péché, encore moins un délit. Le pape lui-même peut être foncièrement pédophile (il l'est d'ailleurs peut-être, qui peut vraiment savoir ?), cela ne pose nullement de problème.
Nul n'est responsable de sa sensibilité sexuelle.
Le seul mal n'est que dans le passage à l'acte, et exclusivement dans le passage à l'acte sous quelque forme que ce soit. La loi et la morale ne reprochent pas aux pédophiles d'être des pédophiles, c'est-à-dire d'être nés ainsi, mais seulement le fait de passer à l'acte. La nuance est capitale. Tant qu'il n'y a pas passage à l'acte, n'importe qui peut revendiquer être un pédophile irrécupérable. Personne ne peut reprocher à quelqu'un de se sentir sexuellement attiré par les enfants, de même que personne ne peut reprocher à son semblable de préférer le chocolat à la fraise des bois.
Les prêtres pédophiles, tant qu'ils ne commettent pas de passage à l'acte, demeureront des gens fort recommandables. Leur pédophilie patente, tant qu'elle est contenue sur le plan social et personnel ne me gêne d'aucune manière.
Ne confondons pas pédophilie latente (ou pédophilie contenue) et passage à l'acte, deux choses fondamentalement différentes. Sinon, c'est comme si l'on confondait simple envie de tuer son voisin avec assassinat effectif. Ne lynchons pas la catégorie des pédophiles honnêtes qui, conscients du problème, ne passent jamais l'acte avec l'autre catégorie, les pédophiles sans conscience qui donnent corps à leurs pulsions.
La pédophilie congénitale répétons-le n'est pas un crime. Sinon le fait d'être né bossu, invalide ou attardé mental serait également un crime, et cela justifierait le racisme.
Il y a trois siècles la torture ne révoltait personne. Aujourd'hui les révoltes sont savamment choisies selon la sensibilité et les besoins du moment. Qui de nos jours est outragé par l'Armée, institution légale où l'on apprend à tuer son prochain avec méthode et adresse, par les abattoirs où l'on assassine encore des chevaux au nom de la gastronomie, etc. ? Qui s'offusque de tout cela ?
Lecteurs, il y a vingt ans vous ne vous seriez pas offusqués de la pédophilie comme vous le faites aujourd'hui, car aujourd'hui vous êtes dans le courant de la pensée ambiante. Et vous le suivez, tout simplement.
Ce qui est grave, car cela signifie que si la dénonciation de la pédophilie n'était pas à la mode aujourd'hui, vous ne dénonceriez pas la pédophilie : elle ne vous gênerait nullement comme elle ne gênait pas grand-monde dans les années soixante-dix.
Comme la plupart des contemporains, votre humanisme ne découle pas de la qualité de votre coeur ni de la beauté de votre esprit, mais du courant de pensée qui vous emporte. En effet, si tel n'était pas le cas vous auriez dénoncé (à contre-courant) les abattoirs ou les boucheries par exemple.
Vous dénoncez la pédophilie comme d'autres défoncent des portes ouvertes. Moi je dénonce l'ineptie de la pensée ordinaire qui consiste à régler la morale universelle sur les textes de loi. Comme si les textes de loi avaient valeur universelle... N'oubliez pas que les textes de loi changent au gré de l'évolution des moeurs, des progrès de la civilisation. Hier la question de la torture ne se posait pas. On appelait cela la "question". Ces pratiques barbares légales étaient admises par tous. Seuls les êtres évolués dénonçaient la torture. Il en est de même aujourd'hui à propos d'affaires qui vous paraissent anodines. Les vrais humanistes ne sont pas toujours ceux qu'on croit. Vous êtes anti-pédophiles parce que les textes de loi vous demandent de l'être.
Par la seule qualité de votre conscience personnelle vous serez d'authentiques anti-pédophiles, et non par obéissance à la loi qui vous demande de l'être ou parce que c'est à la mode, socialement valorisant d'être anti-pédophile et de le montrer.
Et si demain la loi vous demandait d'être de véritable enragés contre les détracteurs de mon espèce ? Vous le seriez.
Rappelons-nous que la pédophilie en elle-même n'a jamais été un crime. Le fait d'être sujet à des pulsions heurtant la morale, à contre-courant des moeurs, et même franchement contre-nature n'est en soi pas répréhensible. Etre né avec la peau blanche ou noire ne constitue pas une offense à la loi, ni à la morale. Il en est de même pour les orientations sexuelles des individus.
Etre pédophile, c'est-à-dire se sentir sexuellement attiré par les enfants, n'est en soi pas une chose illégale ni même immorale, je le répète. Un prêtre peut se sentir profondément pédophile, cela n'a jamais constitué un péché, encore moins un délit. Le pape lui-même peut être foncièrement pédophile (il l'est d'ailleurs peut-être, qui peut vraiment savoir ?), cela ne pose nullement de problème.
Nul n'est responsable de sa sensibilité sexuelle.
Le seul mal n'est que dans le passage à l'acte, et exclusivement dans le passage à l'acte sous quelque forme que ce soit. La loi et la morale ne reprochent pas aux pédophiles d'être des pédophiles, c'est-à-dire d'être nés ainsi, mais seulement le fait de passer à l'acte. La nuance est capitale. Tant qu'il n'y a pas passage à l'acte, n'importe qui peut revendiquer être un pédophile irrécupérable. Personne ne peut reprocher à quelqu'un de se sentir sexuellement attiré par les enfants, de même que personne ne peut reprocher à son semblable de préférer le chocolat à la fraise des bois.
Les prêtres pédophiles, tant qu'ils ne commettent pas de passage à l'acte, demeureront des gens fort recommandables. Leur pédophilie patente, tant qu'elle est contenue sur le plan social et personnel ne me gêne d'aucune manière.
Ne confondons pas pédophilie latente (ou pédophilie contenue) et passage à l'acte, deux choses fondamentalement différentes. Sinon, c'est comme si l'on confondait simple envie de tuer son voisin avec assassinat effectif. Ne lynchons pas la catégorie des pédophiles honnêtes qui, conscients du problème, ne passent jamais l'acte avec l'autre catégorie, les pédophiles sans conscience qui donnent corps à leurs pulsions.
La pédophilie congénitale répétons-le n'est pas un crime. Sinon le fait d'être né bossu, invalide ou attardé mental serait également un crime, et cela justifierait le racisme.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
718 - Les nuisances de la publicité
La publicité est un déchet culturel hautement nocif.
Les publicitaires en mettant en scène leurs produits vous font croire que vous êtes tous des héros, de braves gens ou de beaux esprits alors qu'en réalité vous êtes tous des minables, des lâches, des crétins finis.
Ils vous montrent la vie et le monde selon des critères flatteurs, mensongers, outranciers, dans le seul but de leur mise en vente. Ils vous assurent, images et discours percutants à l'appui, que vous êtes des hommes dignes de ce nom. Mais moi je sais bien que vous n'êtes que des chiens. De misérables toutous même pas méchants : juste mis sous les somnifères de la pensée que vous avez vous-mêmes achetés. Et au prix fort encore.
Vous ne bronchez pas quand on viole votre cerveau à grands coups de matraques télévisuelles, radiophoniques. Les maquereaux de la pensée parviennent même à vous faire rire. Manière habile de vous rallier à leur cause.
La publicité, par son caractère trivial, populaire, faussement artistique heurte ma sensibilité d'aristocrate en particulier, offense le goût en général par son aspect clinquant, par ses artifices vulgaires, par ses éclats mensonger, ses bassesses de vue, de forme et de fond. Elle est une atteinte parfaite à la Beauté.
Mon rôle est de dénoncer l'abrutissement ambiant, de détourner les humains-bovins de leurs passions vulgaires, ineptes, de leur désigner des sommets et non des insignifiances.
J'ai pour la publicité un mépris définitif. Si c'est un art, alors c'est l'art de vendre du vent, l'art de tisser le mensonge, l'art de faire rêver les moutons afin de les faire mieux bêler. Il n'y a aucun rapport entre l'Art et la publicité, deux choses résolument incompatibles. L'esthète ne peut éprouver que mépris pour la publicité, oeuvre béotienne par définition.
Je ne fais qu'enfoncer des portes ouvertes ici. Il est bon cependant de rappeler la nocivité de la publicité, expression la plus achevée de la vulgarité, de l'ineptie, de l'abrutissement de masse que certains esprits contaminés par les médias assimilent à l'Art.
Les publicitaires en mettant en scène leurs produits vous font croire que vous êtes tous des héros, de braves gens ou de beaux esprits alors qu'en réalité vous êtes tous des minables, des lâches, des crétins finis.
Ils vous montrent la vie et le monde selon des critères flatteurs, mensongers, outranciers, dans le seul but de leur mise en vente. Ils vous assurent, images et discours percutants à l'appui, que vous êtes des hommes dignes de ce nom. Mais moi je sais bien que vous n'êtes que des chiens. De misérables toutous même pas méchants : juste mis sous les somnifères de la pensée que vous avez vous-mêmes achetés. Et au prix fort encore.
Vous ne bronchez pas quand on viole votre cerveau à grands coups de matraques télévisuelles, radiophoniques. Les maquereaux de la pensée parviennent même à vous faire rire. Manière habile de vous rallier à leur cause.
La publicité, par son caractère trivial, populaire, faussement artistique heurte ma sensibilité d'aristocrate en particulier, offense le goût en général par son aspect clinquant, par ses artifices vulgaires, par ses éclats mensonger, ses bassesses de vue, de forme et de fond. Elle est une atteinte parfaite à la Beauté.
Mon rôle est de dénoncer l'abrutissement ambiant, de détourner les humains-bovins de leurs passions vulgaires, ineptes, de leur désigner des sommets et non des insignifiances.
J'ai pour la publicité un mépris définitif. Si c'est un art, alors c'est l'art de vendre du vent, l'art de tisser le mensonge, l'art de faire rêver les moutons afin de les faire mieux bêler. Il n'y a aucun rapport entre l'Art et la publicité, deux choses résolument incompatibles. L'esthète ne peut éprouver que mépris pour la publicité, oeuvre béotienne par définition.
Je ne fais qu'enfoncer des portes ouvertes ici. Il est bon cependant de rappeler la nocivité de la publicité, expression la plus achevée de la vulgarité, de l'ineptie, de l'abrutissement de masse que certains esprits contaminés par les médias assimilent à l'Art.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
717 - De la confiture d'Abbé Pierre
Les journalistes ne sont que de vulgaires arroseurs de potagers mouillés, des chasseurs de moucherons armés de gros calibres, des messies de l'insignifiance.
Récemment ils nous ont servi de l'Abbé Pierre froid à la pelle, au quintal, à la tonne, du parfumé aux cinq épices, du laqué accompagné de ses carottes, du sous forme de sirop épais, du lubrique, du chaste, du bien sucré, du plus croustillant, du beurré au sel de Guérande, du gros sec, du qui sent bon, du qui pue, du qui fait pisser, du qui constipe, du qui fait dégueuler...
Abbé Pierre labellisé vendu par paquet de trois pour le prix d'un seul, Abbé Pierre à droite, Abbé Pierre à gauche, en haut, en bas, au travers de la gorge, au fond du trou...
Over-dose ? C'est précisément ce que recherchent ces vendeurs de lessive : vous carrer de l'Abbé Pierre dans les tripes jusqu'à vous en faire péter la panse ! Jusqu'à ce que se déclenche dans votre tête reformatée selon leurs normes ce réflexe libérateur qui fera de vous un citoyen laineux heureux d'appartenir à l'espèce bêlante, obèse d'informations stériles, engraissée à la pensée médiatique du moment. Abrutis par le matraquage incessant de ces journalistes à la solde du dieu des bovins, vous allez enfin vous précipiter sur leur camelote : éditions spéciales sur papier glacé, babioles-souvenirs à tête d'Abbé Pierre en authentique plastique pas recyclable, biographies complètes dégoulinantes de photos inédites, DVD sur la vie du défunt, et même lessive qui lave vos péchés de mauvais acheteurs, qui vous ôte la crasse anti-journalistes que vous avez dans la tête.
Un journaliste (de la télévision surtout), ça vit sur l'air du temps, les ronds de carottes, sur le vent, la fumée, l'illusion, le rien du tout.
Un journaliste, c'est fait pour nous dire qu'il pleut quand il pleut, qu'il fait beau quand il fait beau, qu'il fait nuit quand le soleil se couche, qu'il fait jour quand il se lève. Bref, un journaliste c'est fait pour vous raconter de cent manières différentes ce que vous savez déjà depuis toujours : la lune est ronde, un carré a quatre côtés, les roues tournent sur elles-mêmes, vous êtes des imbéciles, l'Abbé Pierre est mort... Toutes ces vérités vérifiées mille fois, les journalistes s'ingénient à vous les rappeler chaque matin, chaque midi et chaque soir de vos vies de ruminants.
Mais la dernière pelletée de terre a déjà recouvert la dépouille de l'Abbé Pierre, les journalistes passeront bientôt à un autre gueuleton médiatique.
Je pressens une très prochaine indigestion de "Ségolène-patates-poireaux" accompagnée de sa sauce Sarko...
Récemment ils nous ont servi de l'Abbé Pierre froid à la pelle, au quintal, à la tonne, du parfumé aux cinq épices, du laqué accompagné de ses carottes, du sous forme de sirop épais, du lubrique, du chaste, du bien sucré, du plus croustillant, du beurré au sel de Guérande, du gros sec, du qui sent bon, du qui pue, du qui fait pisser, du qui constipe, du qui fait dégueuler...
Abbé Pierre labellisé vendu par paquet de trois pour le prix d'un seul, Abbé Pierre à droite, Abbé Pierre à gauche, en haut, en bas, au travers de la gorge, au fond du trou...
Over-dose ? C'est précisément ce que recherchent ces vendeurs de lessive : vous carrer de l'Abbé Pierre dans les tripes jusqu'à vous en faire péter la panse ! Jusqu'à ce que se déclenche dans votre tête reformatée selon leurs normes ce réflexe libérateur qui fera de vous un citoyen laineux heureux d'appartenir à l'espèce bêlante, obèse d'informations stériles, engraissée à la pensée médiatique du moment. Abrutis par le matraquage incessant de ces journalistes à la solde du dieu des bovins, vous allez enfin vous précipiter sur leur camelote : éditions spéciales sur papier glacé, babioles-souvenirs à tête d'Abbé Pierre en authentique plastique pas recyclable, biographies complètes dégoulinantes de photos inédites, DVD sur la vie du défunt, et même lessive qui lave vos péchés de mauvais acheteurs, qui vous ôte la crasse anti-journalistes que vous avez dans la tête.
Un journaliste (de la télévision surtout), ça vit sur l'air du temps, les ronds de carottes, sur le vent, la fumée, l'illusion, le rien du tout.
Un journaliste, c'est fait pour nous dire qu'il pleut quand il pleut, qu'il fait beau quand il fait beau, qu'il fait nuit quand le soleil se couche, qu'il fait jour quand il se lève. Bref, un journaliste c'est fait pour vous raconter de cent manières différentes ce que vous savez déjà depuis toujours : la lune est ronde, un carré a quatre côtés, les roues tournent sur elles-mêmes, vous êtes des imbéciles, l'Abbé Pierre est mort... Toutes ces vérités vérifiées mille fois, les journalistes s'ingénient à vous les rappeler chaque matin, chaque midi et chaque soir de vos vies de ruminants.
Mais la dernière pelletée de terre a déjà recouvert la dépouille de l'Abbé Pierre, les journalistes passeront bientôt à un autre gueuleton médiatique.
Je pressens une très prochaine indigestion de "Ségolène-patates-poireaux" accompagnée de sa sauce Sarko...
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
716 - Courageux comme un chien féroce
Certes SADDAM HUSSEIN est mort avec dignité, courage et même avec un réel panache au bord de la corde. Une gifle pour BUSH devant qui il n'a pas perdu la face, au moins dans son attitude personnelle.
Il y avait même un certain comique qui se mêlait au tragique et au sordide, à travers les échanges du condamné avec l'entourage : SADDAM apparaissait comme un diablotin monté sur ressort, ne perdant pas son sens de la répartie à deux doigts du baiser de la Camarde.
SADDAM restait imperturbable, semblant prendre son exécution comme un acte banal.
Tout cela n'empêche pas qu'il fut aussi l'incarnation du Mal.
Responsable d'une guerre ayant coûté la vie à un million d'êtres humains, sans parler des tortures et diverses autres injustices pratiquées sur son peuple, SADDAM HUSSEIN était un être malfaisant. Jugerait-on à présent un homme sur sa capacité à mourir avec courage ou lâcheté et non sur ses actes ? N'oublions pas que SADDAM massacrait et torturait aussi avec "courage"... Les grands oiseaux de son espèce en général ont un rapport particulier à la mort.
Côtoyant depuis toujours le Mal, la souffrance, la ruine, ils ont appris à étendre avec gravité et panache leurs grandes ailes noires. Prêts à affronter toutes les tempêtes, ils ne s'effraient pas plus de leur propre mort que de celle des autres, qu'ils provoquent en masses et au quotidien. Alors, courageux SADDAM ? Je dirais tout simplement mauvais. Fort dans l'orage. Digne dans le drame. Noble dans la hideur. C'était un homme de la nuit, il en avait les funestes éclats. Les verseurs de sang ont toujours le courage du mal, jamais celui du bien.
Ce qui n'empêche pas que BUSH soit malfaisant lui aussi. L'un a le chapeau de l'emploi, l'autre porte un masque d'honorabilité. Tous deux répandent mort, larmes, misères.
Ainsi les choses en ce monde sont nuancées, contradictoires, déroutantes. Tout ne s'accorde pas toujours ou alors tout peut être fait d'un bloc, comme les bouteilles sont à moitié pleines, à moitié vides, les arbres dissimulent des mulets, les forêts sont vierges et les vierges collectionnent des timbres. Un nazi peut passer pour un saint aux yeux de certains à la suite d'actes humanistes de sa part sans rapport avec ses convictions et actes nazis, une bonne soeur peut faire des casses sanglants à la mitraillette (c'est un exemple certes improbable mais non absolument impossible) ou bien un héros à la barbe d'airain peut se fracasser le crâne en glissant sur un escargot de Bourgogne.
Oui SADDAM HUSSEIN est mort avec éclat et il a sinon forcé l'admiration, du moins étonné le monde entier.
Il n'en reste pas moins vrai qu'il fut un grand criminel, le fait de mourir le regard clair n'empêchant pas d'avoir les mains sales.
Il y avait même un certain comique qui se mêlait au tragique et au sordide, à travers les échanges du condamné avec l'entourage : SADDAM apparaissait comme un diablotin monté sur ressort, ne perdant pas son sens de la répartie à deux doigts du baiser de la Camarde.
SADDAM restait imperturbable, semblant prendre son exécution comme un acte banal.
Tout cela n'empêche pas qu'il fut aussi l'incarnation du Mal.
Responsable d'une guerre ayant coûté la vie à un million d'êtres humains, sans parler des tortures et diverses autres injustices pratiquées sur son peuple, SADDAM HUSSEIN était un être malfaisant. Jugerait-on à présent un homme sur sa capacité à mourir avec courage ou lâcheté et non sur ses actes ? N'oublions pas que SADDAM massacrait et torturait aussi avec "courage"... Les grands oiseaux de son espèce en général ont un rapport particulier à la mort.
Côtoyant depuis toujours le Mal, la souffrance, la ruine, ils ont appris à étendre avec gravité et panache leurs grandes ailes noires. Prêts à affronter toutes les tempêtes, ils ne s'effraient pas plus de leur propre mort que de celle des autres, qu'ils provoquent en masses et au quotidien. Alors, courageux SADDAM ? Je dirais tout simplement mauvais. Fort dans l'orage. Digne dans le drame. Noble dans la hideur. C'était un homme de la nuit, il en avait les funestes éclats. Les verseurs de sang ont toujours le courage du mal, jamais celui du bien.
Ce qui n'empêche pas que BUSH soit malfaisant lui aussi. L'un a le chapeau de l'emploi, l'autre porte un masque d'honorabilité. Tous deux répandent mort, larmes, misères.
Ainsi les choses en ce monde sont nuancées, contradictoires, déroutantes. Tout ne s'accorde pas toujours ou alors tout peut être fait d'un bloc, comme les bouteilles sont à moitié pleines, à moitié vides, les arbres dissimulent des mulets, les forêts sont vierges et les vierges collectionnent des timbres. Un nazi peut passer pour un saint aux yeux de certains à la suite d'actes humanistes de sa part sans rapport avec ses convictions et actes nazis, une bonne soeur peut faire des casses sanglants à la mitraillette (c'est un exemple certes improbable mais non absolument impossible) ou bien un héros à la barbe d'airain peut se fracasser le crâne en glissant sur un escargot de Bourgogne.
Oui SADDAM HUSSEIN est mort avec éclat et il a sinon forcé l'admiration, du moins étonné le monde entier.
Il n'en reste pas moins vrai qu'il fut un grand criminel, le fait de mourir le regard clair n'empêchant pas d'avoir les mains sales.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
715 - La marche sur le feu
Dans le domaine indigeste des mystères éculés, des naïfs s'imaginent encore avoir affaire à l'inexpliqué à propos des fakirs du dimanche et de leurs dupes disciples marchant pieds nus sur le feu...
Sujet de questionnements abyssaux pour les cadres américains moyens en quête de "challenge" (dans le but d'améliorer la cohésion et la performance des employés de leurs entreprises) ou simplement pour les gros ploucs de la France profonde, la marche sur le feu n'a pas fini d'ébahir les gogos de tous poils et les pigeons de peu de plumes...
Nul besoin d'être grand gourou des "Adorateurs de la Connerie Humaine" ou même scientifique confirmé pour se rendre compte de l'extrême banalité du phénomène. Un minimum de bon sens suffit pour faire voler en éclat ce mystère de concierges, cette "énigme surnaturelle" des ménagères impressionnables : marcher sur le feu est à la portée de n'importe quel bipède venu.
Aucune force mentale, aucun don particulier n'est nécessaire pour poser le pied sur la braise sans grand dommage. Les lois les plus élémentaires de la physique permettent tout simplement ce "prodige", à condition bien entendu de ne pas s'attarder bêtement sur les cendres brûlantes...
Les lois physiques et mécaniques sur les échanges de chaleur entre les corps qui sont en action ici n'interdisent pas de marcher sur le feu avec le sourire. Sans traumatisme physique, donc. Dans une certaine mesure bien entendu : selon certaines conditions de sécurité. Pour peu que vous n'enduisiez pas sottement vos pieds d'essence ou d'huile avant de vous balader sur les braises et que vous alliez d'un bon pas, vous ne vous enflammerez pas, n'aurez aucune grosse brûlure, n'endurerez nulle douleur insupportable.
Le délai d'entrée en action dangereuse de ces lois sur les échanges de chaleur à partir du premier contact entre la braise et la plante des pieds étant d'une dizaine de secondes (variable à quelques secondes près selon l'épaisseur de la corne de la plante des pieds, la température de la braise, le temps de contact du pied contre la braise, la pression du pied sur le brasier -donc le poids du corps du marcheur-, la surface du pied et le mode de la marche), vous pourrez marcher 10 mètres sans aucun dommage majeur.
Mais essayez de marcher 50 mètres, 100 mètres sur la braise... Vous vous apercevrez alors que, appliqué à ces jeux, le prétendu défi aux lois physiques ne fonctionne plus ! L'expérience a ses limites et si vous insistez un petit peu, la braise commencera par vous brûler la plante des pieds, "force mentale" ou pas. D'ailleurs aucun gourou paradant sur la braise, très curieusement, n'a jamais dépassé le nombre de mètres nécessaires qui risqueraient d'anéantir son "supra-pouvoir paranormal" et ainsi de l'exposer au ridicule, fatalement accompagné de brûlures, fort normales quant à elles...
Des imbéciles payent cher des escrocs pour effectuer ce genre de stage : juste pour marcher une dizaine de mètres sur le feu et se croire extraordinaires, s'imaginer dotés de pouvoir paranormaux ou bien se persuader être doués d'une force intérieure peu commune...
Comment peut-on être sot, crédule, décérébré à ce point ?
Sujet de questionnements abyssaux pour les cadres américains moyens en quête de "challenge" (dans le but d'améliorer la cohésion et la performance des employés de leurs entreprises) ou simplement pour les gros ploucs de la France profonde, la marche sur le feu n'a pas fini d'ébahir les gogos de tous poils et les pigeons de peu de plumes...
Nul besoin d'être grand gourou des "Adorateurs de la Connerie Humaine" ou même scientifique confirmé pour se rendre compte de l'extrême banalité du phénomène. Un minimum de bon sens suffit pour faire voler en éclat ce mystère de concierges, cette "énigme surnaturelle" des ménagères impressionnables : marcher sur le feu est à la portée de n'importe quel bipède venu.
Aucune force mentale, aucun don particulier n'est nécessaire pour poser le pied sur la braise sans grand dommage. Les lois les plus élémentaires de la physique permettent tout simplement ce "prodige", à condition bien entendu de ne pas s'attarder bêtement sur les cendres brûlantes...
Les lois physiques et mécaniques sur les échanges de chaleur entre les corps qui sont en action ici n'interdisent pas de marcher sur le feu avec le sourire. Sans traumatisme physique, donc. Dans une certaine mesure bien entendu : selon certaines conditions de sécurité. Pour peu que vous n'enduisiez pas sottement vos pieds d'essence ou d'huile avant de vous balader sur les braises et que vous alliez d'un bon pas, vous ne vous enflammerez pas, n'aurez aucune grosse brûlure, n'endurerez nulle douleur insupportable.
Le délai d'entrée en action dangereuse de ces lois sur les échanges de chaleur à partir du premier contact entre la braise et la plante des pieds étant d'une dizaine de secondes (variable à quelques secondes près selon l'épaisseur de la corne de la plante des pieds, la température de la braise, le temps de contact du pied contre la braise, la pression du pied sur le brasier -donc le poids du corps du marcheur-, la surface du pied et le mode de la marche), vous pourrez marcher 10 mètres sans aucun dommage majeur.
Mais essayez de marcher 50 mètres, 100 mètres sur la braise... Vous vous apercevrez alors que, appliqué à ces jeux, le prétendu défi aux lois physiques ne fonctionne plus ! L'expérience a ses limites et si vous insistez un petit peu, la braise commencera par vous brûler la plante des pieds, "force mentale" ou pas. D'ailleurs aucun gourou paradant sur la braise, très curieusement, n'a jamais dépassé le nombre de mètres nécessaires qui risqueraient d'anéantir son "supra-pouvoir paranormal" et ainsi de l'exposer au ridicule, fatalement accompagné de brûlures, fort normales quant à elles...
Des imbéciles payent cher des escrocs pour effectuer ce genre de stage : juste pour marcher une dizaine de mètres sur le feu et se croire extraordinaires, s'imaginer dotés de pouvoir paranormaux ou bien se persuader être doués d'une force intérieure peu commune...
Comment peut-on être sot, crédule, décérébré à ce point ?
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
714 - Les bécasses osseuses
Aberrations esthétiques de notre société obsédée par la minceur féminine : la mode des mannequins anorexiques.
Elles se prennent pour des créatures, des vestales, des hétaïres, ces grandes Camardes exhibant leurs os saillants sur les podiums de défilés de mode...
Ne sont-elles pas repoussantes avec leur long corps décharné, leur tête de mortes, leur poitrine de cadavres desséchés, leurs mains de sorcières ? Belles à faire peur !
Franchement affreuses comme des squelettes ambulants qu'elles sont, elles s'imaginent faire rêver le peuple des mâles... Seule la gent "bécassière" écervelée est éprise de ces mantes mondaines et tente d'ailleurs de lui ressembler : jeunes filles complexées parce qu'elles pèsent quarante deux kilos pour 1 mètre 70 et qu'elles se trouvent encore trop grosses. Ou pas assez maigres. Victimes de l'abrutissement du petit monde parisien s'étalant sur les pages glacées des revues aseptisées de la mode.
Ces longues connes de 1 mètre 72 et de moins de quarante kilos s'imaginent vraiment éveiller les viriles ardeurs avec leur corps comme un linceul ?
Mais qu'est-ce qu'elles ont donc dans la tête ces pintades à face de laitue ? Maigres et crétines. Comment des gens au goût esthétique aussi sûr que les créateurs de mode peuvent-ils faire appel à ces poupées macabres pour mettre en valeur leurs créations vestimentaires ?
Mystère total auquel je ne peux donner d'explication mais qui prouve en tout cas que la bêtise généralisée de cette société de bovins a atteint aujourd'hui les cercles les plus choisis !
Elles se prennent pour des créatures, des vestales, des hétaïres, ces grandes Camardes exhibant leurs os saillants sur les podiums de défilés de mode...
Ne sont-elles pas repoussantes avec leur long corps décharné, leur tête de mortes, leur poitrine de cadavres desséchés, leurs mains de sorcières ? Belles à faire peur !
Franchement affreuses comme des squelettes ambulants qu'elles sont, elles s'imaginent faire rêver le peuple des mâles... Seule la gent "bécassière" écervelée est éprise de ces mantes mondaines et tente d'ailleurs de lui ressembler : jeunes filles complexées parce qu'elles pèsent quarante deux kilos pour 1 mètre 70 et qu'elles se trouvent encore trop grosses. Ou pas assez maigres. Victimes de l'abrutissement du petit monde parisien s'étalant sur les pages glacées des revues aseptisées de la mode.
Ces longues connes de 1 mètre 72 et de moins de quarante kilos s'imaginent vraiment éveiller les viriles ardeurs avec leur corps comme un linceul ?
Mais qu'est-ce qu'elles ont donc dans la tête ces pintades à face de laitue ? Maigres et crétines. Comment des gens au goût esthétique aussi sûr que les créateurs de mode peuvent-ils faire appel à ces poupées macabres pour mettre en valeur leurs créations vestimentaires ?
Mystère total auquel je ne peux donner d'explication mais qui prouve en tout cas que la bêtise généralisée de cette société de bovins a atteint aujourd'hui les cercles les plus choisis !
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
713 - L'état de notre police
J'ai remarqué que pour faire un bon policier, au moins en France, il fallait correspondre à un certain type d'individus, presque caricaturaux.
L'État recrute des abrutis pour la sécurité intérieure du pays, je le confirme par l'expérience que je commence à avoir au contact de notre police. Pas dans cent pour cent des cas bien sûr. Quelques éléments de la police, en effet, sortent du lot. En général les chefs et quelques rares subalternes et officiers de base. Eux sont réellement plus subtils, cultivés et courtois. Ils n'ont rien à voir avec les éléments communs de ce corps étatique.
Je suis bien obligé de me rendre à l'évidence : les policiers sont presque tous de loyaux imbéciles, d'honnêtes brutes, des canailles disciplinées. Pas tous, mais une certaine majorité.
Jusqu'alors je m'étais toujours refusé d'émettre des jugements primaires, à l'emporte-pièce sur la police française. La plupart du temps, seuls les esprits épais, les êtres vulgaires et sans éducation éprouvent ce genre d'opinion sotte et tranchée envers la police. Ceux-là pensent ainsi par ignorance, haine stérile ou simplement par indigence, voire alcoolisme chronique.
Je ne connaissais la police que de loin, sous ses apparences les plus flatteuses, officielles. J'étais alors au contact d'une police bien vêtue, polie, aimable, serviable dans la rue avec les citoyens. Je n'étais jamais entré dans les commissariats.
Aujourd'hui, en toute connaissance de cause, je peux avoir un avis à peu près juste, sain et authentiquement impartial sur les hommes qui composent notre police.
Racisme, analphabétisme, agressivité, violence, bêtise, pauvreté intellectuelle, immoralité : tels sont les vices et tares partagés par la majorité des membres composant la police française. Bref, tout ce qu'il faut éviter pour faire un policier digne de ce nom. A croire que l'État recrute dans les prisons, les maisons de corrections, à la sortie des plus sordides discothèques de province, au bois de Boulogne la nuit ou bien sur les trottoirs les plus mal famés de la capitale...
Je n'ôte pas pour autant à ces policiers que je critique le droit d'être ce qu'ils sont, avec leurs tares et outrances. Je respecte les êtres comme ils sont. Chacun son caractère, ses qualités et défauts, chacun son rythme et son niveau sur le lent chemin de la vie et du progrès. Simplement j'affirme avec vigueur que ces individus certes grands et musclés mais humainement peu évolués n'ont pas leur place dans les rangs de la police.
Je pensais que la jeune génération de policiers allait régénérer la vieille maison, donner un lustre définitif à ce corps en perpétuelle perdition... Las ! Les mauvaises moeurs policières semblent se transmettre entre générations. Cependant je reconnais que certains des jeunes policiers sont irréprochables et ce dans une plus grande proportion que chez les plus anciennes générations. Il y a eu un réel progrès depuis une vingtaine d'années et c'est d'ailleurs très rassurant. Mais les autres, les autres qui forment la grande majorité de la police ne sont encore que le triste écho de leurs prédécesseurs...
Une seule explication à cela, selon moi (et cette explication vaut ce qu'elle vaut) : la police a surtout besoin d'éléments physiquement imposants, au caractère trempé et à l'esprit docile. Or ces critères très stricts ne se trouvent que chez une certaine catégorie d'individus, en général assez primaires sur le plan humain, limités quant aux capacités intellectuelles. Bien sûr la culture, la finesse et l'ouverture d'esprit seraient des qualités supplémentaires pour l'État qui recrute des policiers. Seulement rares sont les postulants répondant à tous ces critères. Alors les recruteurs prennent ce qu'ils trouvent, à défaut de mieux.
Résultat : nous sommes protégés par une majorité d'abrutis finis en uniformes. Et armés. Mais Dieu merci ! sous les ordres de gens plus éclairés qu'eux.
L'État recrute des abrutis pour la sécurité intérieure du pays, je le confirme par l'expérience que je commence à avoir au contact de notre police. Pas dans cent pour cent des cas bien sûr. Quelques éléments de la police, en effet, sortent du lot. En général les chefs et quelques rares subalternes et officiers de base. Eux sont réellement plus subtils, cultivés et courtois. Ils n'ont rien à voir avec les éléments communs de ce corps étatique.
Je suis bien obligé de me rendre à l'évidence : les policiers sont presque tous de loyaux imbéciles, d'honnêtes brutes, des canailles disciplinées. Pas tous, mais une certaine majorité.
Jusqu'alors je m'étais toujours refusé d'émettre des jugements primaires, à l'emporte-pièce sur la police française. La plupart du temps, seuls les esprits épais, les êtres vulgaires et sans éducation éprouvent ce genre d'opinion sotte et tranchée envers la police. Ceux-là pensent ainsi par ignorance, haine stérile ou simplement par indigence, voire alcoolisme chronique.
Je ne connaissais la police que de loin, sous ses apparences les plus flatteuses, officielles. J'étais alors au contact d'une police bien vêtue, polie, aimable, serviable dans la rue avec les citoyens. Je n'étais jamais entré dans les commissariats.
Aujourd'hui, en toute connaissance de cause, je peux avoir un avis à peu près juste, sain et authentiquement impartial sur les hommes qui composent notre police.
Racisme, analphabétisme, agressivité, violence, bêtise, pauvreté intellectuelle, immoralité : tels sont les vices et tares partagés par la majorité des membres composant la police française. Bref, tout ce qu'il faut éviter pour faire un policier digne de ce nom. A croire que l'État recrute dans les prisons, les maisons de corrections, à la sortie des plus sordides discothèques de province, au bois de Boulogne la nuit ou bien sur les trottoirs les plus mal famés de la capitale...
Je n'ôte pas pour autant à ces policiers que je critique le droit d'être ce qu'ils sont, avec leurs tares et outrances. Je respecte les êtres comme ils sont. Chacun son caractère, ses qualités et défauts, chacun son rythme et son niveau sur le lent chemin de la vie et du progrès. Simplement j'affirme avec vigueur que ces individus certes grands et musclés mais humainement peu évolués n'ont pas leur place dans les rangs de la police.
Je pensais que la jeune génération de policiers allait régénérer la vieille maison, donner un lustre définitif à ce corps en perpétuelle perdition... Las ! Les mauvaises moeurs policières semblent se transmettre entre générations. Cependant je reconnais que certains des jeunes policiers sont irréprochables et ce dans une plus grande proportion que chez les plus anciennes générations. Il y a eu un réel progrès depuis une vingtaine d'années et c'est d'ailleurs très rassurant. Mais les autres, les autres qui forment la grande majorité de la police ne sont encore que le triste écho de leurs prédécesseurs...
Une seule explication à cela, selon moi (et cette explication vaut ce qu'elle vaut) : la police a surtout besoin d'éléments physiquement imposants, au caractère trempé et à l'esprit docile. Or ces critères très stricts ne se trouvent que chez une certaine catégorie d'individus, en général assez primaires sur le plan humain, limités quant aux capacités intellectuelles. Bien sûr la culture, la finesse et l'ouverture d'esprit seraient des qualités supplémentaires pour l'État qui recrute des policiers. Seulement rares sont les postulants répondant à tous ces critères. Alors les recruteurs prennent ce qu'ils trouvent, à défaut de mieux.
Résultat : nous sommes protégés par une majorité d'abrutis finis en uniformes. Et armés. Mais Dieu merci ! sous les ordres de gens plus éclairés qu'eux.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
712 - Nos magistrats ripoux
Certains juges français (je dis bien certains -donc une minorité- et non pas tous) sont des âmes abjectes, de sinistres personnalités au service de leur propre cause... Authentiques incarnations de l'immoralité ou infâmes bandits oeuvrant en toute impunité dans le secret de leur conscience noire et sous la protection de leur blanche hermine, êtres malfaisants au-dessus de tout soupçon se livrant sans remords à leurs criminels dérapages professionnels ou privés avec dans la plupart des cas la complicité d'autres notables fortunés et puissants qui profitent de leur statut privilégié pour échapper aux foudres de la société, ces grands magistrats intouchables sont les dernières des crapules.
Ha ! Si l'on pouvait déchirer le voile de l'hypocrisie sociale, s'il nous était loisible de voir ce qui se trame derrière les apparences les plus honorables !
Le vice se développe plus souvent chez les mandarins de la société que chez le peuple simple.
Ce que je dis est une évidence. Il ne reste plus qu'à donner des noms. Personne ne les a mais nous avons tous l'idée de la chose, de sa réalité, aussi rare, exceptionnelle soit-elle. Cela existe et c'est assez pour que cela soit inacceptable. Une seule pomme pourrie sous les ors de la Justice suffit pour décrédibiliser, désacraliser, démystifier toute le reste de la magistrature de notre pays, les membres composant ce corps formant un bloc, une entité républicaine indivisible.
J'invite donc les esprit libres épris de hauteurs trans-républicaines à cracher sur notre Justice française.
Ha ! Si l'on pouvait déchirer le voile de l'hypocrisie sociale, s'il nous était loisible de voir ce qui se trame derrière les apparences les plus honorables !
Le vice se développe plus souvent chez les mandarins de la société que chez le peuple simple.
Ce que je dis est une évidence. Il ne reste plus qu'à donner des noms. Personne ne les a mais nous avons tous l'idée de la chose, de sa réalité, aussi rare, exceptionnelle soit-elle. Cela existe et c'est assez pour que cela soit inacceptable. Une seule pomme pourrie sous les ors de la Justice suffit pour décrédibiliser, désacraliser, démystifier toute le reste de la magistrature de notre pays, les membres composant ce corps formant un bloc, une entité républicaine indivisible.
J'invite donc les esprit libres épris de hauteurs trans-républicaines à cracher sur notre Justice française.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
711 - La justice des ânes
Un chanteur populaire vient d'être condamné par la Justice pour avoir payé 10 000 euros d'impôts au lieu de 3 millions qu'il devait réellement et risque pour cela 10 mois de prison ferme.
Ainsi aux fraudeurs fiscaux l'on réserve la prison, laquelle non seulement forme une atteinte à la dignité humaine du condamné à qui l'on reproche des impôts impayés (délit pour le moins relatif), broie certains -et parfois définitivement-, ne règle rien sur le plan financier, mais en plus fait supporter des dépenses supplémentaires à la société ! Chaque jour de prison en effet coûte au contribuable une centaine d'euro par prisonnier.
Laisser en liberté le fraudeur serait un meilleur calcul pour tous.
Cela permettrait déjà au fraudeur de s'amender, s'il le peut. La liberté lui est au moins nécessaire afin qu'il puisse s'engager à régler les impayés s'il est solvable. S'il ne l'est pas, la société pourrait lui demander d'effectuer des travaux civiques afin qu'il paye ses dettes sous une autre forme. Les deux parties seraient ainsi gagnantes, au lieu d'être perdantes en optant pour la prison. En faisant le choix de la prison le condamné est perdant, la société est perdante, le FISC est perdant.
Mais la Justice - allez savoir pourquoi - préfère les pires solutions, destructrices, négatives, inhumaines et parfaitement stupides : l'emprisonnement coûteux, stérile, facteur de ressentiment, de perturbations et dérèglements moraux, mentaux, sociaux. Même si le fraudeur laissé en liberté ne peut pas réparer sa faute, la prison ne règlera de toute manière pas le problème. Elle ne fera que l'empirer. Pourquoi en ce cas ne laisserait-on pas le temps aux fraudeurs de se racheter au lieu de les enfermer ? Les priver de liberté ne contribuera jamais à remplir les caisses du FISC, mais au contraire à les vider encore un peu plus. L'homme y perd, l'économie y perd... Quelle cause sert-on en jetant des mauvais payeurs en prison ?
Emprisonné, le fraudeur fiscal risque de perdre travail, réputation, belles idées sur la république, sans compter les dégâts psychologiques à long terme.
Un fraudeur fiscal ne représente pas un danger pour la société. La prison en ce cas me semble être une pure vengeance de la société contre le citoyen mauvais payeur. La coupable incohérence, la parfaite irresponsabilité de la réponse judicaire face au fraudeur fiscal saute aux yeux : on enferme comme de vulgaires assassins les tricheurs fiscaux, avec l'argent du fisc précisément, les prisonniers étant encadrés et entretenus avec l'argent des impôts... Ne serait-il pas plus pédagogique, intelligent, constructif de laisser en liberté le condamné afin qu'il s'en serve pour réparer, du moins essayer de réparer sa faute ? 10 mois de prison ne régleront strictement rien et ne feront que retarder, compliquer, voire rendre définitivement impossibles les remboursements au FISC !
Les juges parfois sont de sinistres incompétents, de tristes clowns d'une république inique, des petits serviteurs d'un État sans hauteur, de vils rendeurs de justice servant des intérêts qui n'en sont pas.
Ainsi aux fraudeurs fiscaux l'on réserve la prison, laquelle non seulement forme une atteinte à la dignité humaine du condamné à qui l'on reproche des impôts impayés (délit pour le moins relatif), broie certains -et parfois définitivement-, ne règle rien sur le plan financier, mais en plus fait supporter des dépenses supplémentaires à la société ! Chaque jour de prison en effet coûte au contribuable une centaine d'euro par prisonnier.
Laisser en liberté le fraudeur serait un meilleur calcul pour tous.
Cela permettrait déjà au fraudeur de s'amender, s'il le peut. La liberté lui est au moins nécessaire afin qu'il puisse s'engager à régler les impayés s'il est solvable. S'il ne l'est pas, la société pourrait lui demander d'effectuer des travaux civiques afin qu'il paye ses dettes sous une autre forme. Les deux parties seraient ainsi gagnantes, au lieu d'être perdantes en optant pour la prison. En faisant le choix de la prison le condamné est perdant, la société est perdante, le FISC est perdant.
Mais la Justice - allez savoir pourquoi - préfère les pires solutions, destructrices, négatives, inhumaines et parfaitement stupides : l'emprisonnement coûteux, stérile, facteur de ressentiment, de perturbations et dérèglements moraux, mentaux, sociaux. Même si le fraudeur laissé en liberté ne peut pas réparer sa faute, la prison ne règlera de toute manière pas le problème. Elle ne fera que l'empirer. Pourquoi en ce cas ne laisserait-on pas le temps aux fraudeurs de se racheter au lieu de les enfermer ? Les priver de liberté ne contribuera jamais à remplir les caisses du FISC, mais au contraire à les vider encore un peu plus. L'homme y perd, l'économie y perd... Quelle cause sert-on en jetant des mauvais payeurs en prison ?
Emprisonné, le fraudeur fiscal risque de perdre travail, réputation, belles idées sur la république, sans compter les dégâts psychologiques à long terme.
Un fraudeur fiscal ne représente pas un danger pour la société. La prison en ce cas me semble être une pure vengeance de la société contre le citoyen mauvais payeur. La coupable incohérence, la parfaite irresponsabilité de la réponse judicaire face au fraudeur fiscal saute aux yeux : on enferme comme de vulgaires assassins les tricheurs fiscaux, avec l'argent du fisc précisément, les prisonniers étant encadrés et entretenus avec l'argent des impôts... Ne serait-il pas plus pédagogique, intelligent, constructif de laisser en liberté le condamné afin qu'il s'en serve pour réparer, du moins essayer de réparer sa faute ? 10 mois de prison ne régleront strictement rien et ne feront que retarder, compliquer, voire rendre définitivement impossibles les remboursements au FISC !
Les juges parfois sont de sinistres incompétents, de tristes clowns d'une république inique, des petits serviteurs d'un État sans hauteur, de vils rendeurs de justice servant des intérêts qui n'en sont pas.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
709 - J'accorde une interview à Marie-Joséphine Hautelain
La célèbre et très séduisante journaliste belge Marie-Joséphine Hautelain est venue me poser quelques questions. Une interview qui fera date dans sa carrière !
Bonjour Maître, je ne vous cacherai pas l'admiration que je vous porte ni la joie extrême que j'éprouve en ce moment de pouvoir enfin vous interviewer, vous le phénomène radieux, l'astre qui domine le petit monde des lettrés et des vrais beaux esprits que compte l'actuelle francophonie. Quand avez-vous commencé à écrire et d'où vous viennent ces idées profondes, cette écriture originale, ce verbe éclatant que vous étalez sur le site FOXOO ?
- Bonjour Marie-Joséphine. Je comprends votre émotion, en toute modestie... Pour répondre à votre question, je dirai que je suis attentif à mes chats, voyez-vous. En outre je ne suis guère attiré par la saison estivale. En ce qui concerne les giboulées de mars, je serai plus nuancé...
Maître, je ne pense pas avoir saisi toute la pertinence de votre réponse... Pouvez-vous développer ?
- Ha ! quel beau métier faites-vous là ! Je disais, m'entendez-vous ?, que je comprenais votre émotion de pouvoir m'interviewer et que j'étais proche de mes petits félins. Je disais également que la saison estivale avec sa touffeur m'indisposait particulièrement. Quant aux averses glacées de la fin de l'hiver, je disais encore que mes sentiments à leur sujet étaient plus ambigus.
Je n'insisterai donc pas. Frasque intellectuelle d'un grand esprit, n'en doutons pas... Maître, on vous pardonnera votre excentricité. Passons à la seconde question. Que pensez-vous de la littérature contemporaine ?
- Je n'en pense pas grand-chose. En fait si, j'en pense beaucoup de choses.
En bien ou en mal Maître ?
- En mal.
Que voulez-vous dire ?
- Je veux dire que je n'en pense pas de bien, en règle générale.
Bien sûr ! Mais encore ?
- Etant donné que je suis nécessairement LA littérature, les autres auteurs ne sont par conséquent que des petits canards qui aboient derrière mes grandes pattes "hippotéiformes"... Inévitablement. "Coin-coin ! Coin-coin !", qu'ils font.
Vos pattes hippo quoi ?
- Hippotéiformes. C'est un mot que je viens d'inventer.
C'est très joli Maître. Et que signifie ce néologisme spontané ?
- Rien de vraiment particulier. Cela a juste un rapport éloigné avec le cheval, c'est tout ce que je sais.
Soit. Changeons de sujet. Vous possédez le secret des mots, êtes initié aux mystères du verbe, côtoyez les hauteurs littéraires et poétiques inaccessibles au commun. Et côté coeur ?
- Mon coeur est bon. Je ne fume pas et pratique des activités physiques quotidiennes.
Certes, certes... Mais les femmes ? Elles vous admirent n'est-ce pas ? Et la plupart sont parmi les plus belles, même si vous êtes également désiré par d'authentiques laiderons. N'êtes-vous pas la plus chanceuse de toutes les plumes ?
- Je suis loin d'appartenir à l'espèce sodomite, en effet.
Pouvez-vous raconter plus en détails pour nos lecteurs ? C'est ce qu'ils attendent surtout de cette interview, vous savez...
- Je ne m'adonne au commerce charnel qu'avec mes muses. Elles seules méritent l'hommage de ma virilité "plumesque". Et encore, pas toujours.
Maître, vous seriez donc d'essence supérieure ?
- Effectivement. Je ne me frotte point aux trivialités de ce monde qui pue le caca, l'essence et l'artichaut.
L'artichaut ?
- L'artichaut, oui. Ne savez-vous pas ce qu'est l'artichaut ? C'est une plante d'aspect assez baroque mais de couleur terne cultivée essentiellement en Bretagne et qui, après cuisson, se mange avec une sauce. Je déteste ce monde qui sent l'artichaut, disais-je. Mais qui sent également l'excrément, le vil excrément de mes semblables qui chient tous les jours de leur vie. Ce monde qui sent l'essence aussi, le pétrole, le fuel. Le mazout. L'huile de roche. Ca pue le fuel, et en plus c'est un mot qu'est pas vraiment français, qui s'écrit mal.
Comme je vous comprends cher Maître ! Vos muses, vous devez les approcher souvent pour être si dur avec vos frères humains, non ?
- C'est vrai. Et je les malmène elles aussi... Invivable avec les hommes, intransigeant avec les déesses, je ne ménage pas ma plume.
Une dernière question Maître. Que prenez-vous le soir avant de vous endormir sous votre firmament izarrien qui vous inspire tant de textes immortels ?
- Je ne prends aucune substance nocive. Le soir c'est un tilleul et au lit ! La Poésie seule me donne assez de souffle pour vivre et résister aux attaques de la laideur, de la bêtise et de l'insignifiance...
Maître, cette interview est le couronnement de ma carrière. Je ne sais comment vous remercier. Tant de gentillesse, de grandeur d'âme, de simplicité... Permettez-vous que je vous fasse la bise ?
- Non je ne vous le permets pas. Baisez-moi la main plutôt, voulez-vous ? Je déteste les "bisous". Je vous remercie pour vos questions Marie-Joséphine, elles m'ont donné soif.
Bonjour Maître, je ne vous cacherai pas l'admiration que je vous porte ni la joie extrême que j'éprouve en ce moment de pouvoir enfin vous interviewer, vous le phénomène radieux, l'astre qui domine le petit monde des lettrés et des vrais beaux esprits que compte l'actuelle francophonie. Quand avez-vous commencé à écrire et d'où vous viennent ces idées profondes, cette écriture originale, ce verbe éclatant que vous étalez sur le site FOXOO ?
- Bonjour Marie-Joséphine. Je comprends votre émotion, en toute modestie... Pour répondre à votre question, je dirai que je suis attentif à mes chats, voyez-vous. En outre je ne suis guère attiré par la saison estivale. En ce qui concerne les giboulées de mars, je serai plus nuancé...
Maître, je ne pense pas avoir saisi toute la pertinence de votre réponse... Pouvez-vous développer ?
- Ha ! quel beau métier faites-vous là ! Je disais, m'entendez-vous ?, que je comprenais votre émotion de pouvoir m'interviewer et que j'étais proche de mes petits félins. Je disais également que la saison estivale avec sa touffeur m'indisposait particulièrement. Quant aux averses glacées de la fin de l'hiver, je disais encore que mes sentiments à leur sujet étaient plus ambigus.
Je n'insisterai donc pas. Frasque intellectuelle d'un grand esprit, n'en doutons pas... Maître, on vous pardonnera votre excentricité. Passons à la seconde question. Que pensez-vous de la littérature contemporaine ?
- Je n'en pense pas grand-chose. En fait si, j'en pense beaucoup de choses.
En bien ou en mal Maître ?
- En mal.
Que voulez-vous dire ?
- Je veux dire que je n'en pense pas de bien, en règle générale.
Bien sûr ! Mais encore ?
- Etant donné que je suis nécessairement LA littérature, les autres auteurs ne sont par conséquent que des petits canards qui aboient derrière mes grandes pattes "hippotéiformes"... Inévitablement. "Coin-coin ! Coin-coin !", qu'ils font.
Vos pattes hippo quoi ?
- Hippotéiformes. C'est un mot que je viens d'inventer.
C'est très joli Maître. Et que signifie ce néologisme spontané ?
- Rien de vraiment particulier. Cela a juste un rapport éloigné avec le cheval, c'est tout ce que je sais.
Soit. Changeons de sujet. Vous possédez le secret des mots, êtes initié aux mystères du verbe, côtoyez les hauteurs littéraires et poétiques inaccessibles au commun. Et côté coeur ?
- Mon coeur est bon. Je ne fume pas et pratique des activités physiques quotidiennes.
Certes, certes... Mais les femmes ? Elles vous admirent n'est-ce pas ? Et la plupart sont parmi les plus belles, même si vous êtes également désiré par d'authentiques laiderons. N'êtes-vous pas la plus chanceuse de toutes les plumes ?
- Je suis loin d'appartenir à l'espèce sodomite, en effet.
Pouvez-vous raconter plus en détails pour nos lecteurs ? C'est ce qu'ils attendent surtout de cette interview, vous savez...
- Je ne m'adonne au commerce charnel qu'avec mes muses. Elles seules méritent l'hommage de ma virilité "plumesque". Et encore, pas toujours.
Maître, vous seriez donc d'essence supérieure ?
- Effectivement. Je ne me frotte point aux trivialités de ce monde qui pue le caca, l'essence et l'artichaut.
L'artichaut ?
- L'artichaut, oui. Ne savez-vous pas ce qu'est l'artichaut ? C'est une plante d'aspect assez baroque mais de couleur terne cultivée essentiellement en Bretagne et qui, après cuisson, se mange avec une sauce. Je déteste ce monde qui sent l'artichaut, disais-je. Mais qui sent également l'excrément, le vil excrément de mes semblables qui chient tous les jours de leur vie. Ce monde qui sent l'essence aussi, le pétrole, le fuel. Le mazout. L'huile de roche. Ca pue le fuel, et en plus c'est un mot qu'est pas vraiment français, qui s'écrit mal.
Comme je vous comprends cher Maître ! Vos muses, vous devez les approcher souvent pour être si dur avec vos frères humains, non ?
- C'est vrai. Et je les malmène elles aussi... Invivable avec les hommes, intransigeant avec les déesses, je ne ménage pas ma plume.
Une dernière question Maître. Que prenez-vous le soir avant de vous endormir sous votre firmament izarrien qui vous inspire tant de textes immortels ?
- Je ne prends aucune substance nocive. Le soir c'est un tilleul et au lit ! La Poésie seule me donne assez de souffle pour vivre et résister aux attaques de la laideur, de la bêtise et de l'insignifiance...
Maître, cette interview est le couronnement de ma carrière. Je ne sais comment vous remercier. Tant de gentillesse, de grandeur d'âme, de simplicité... Permettez-vous que je vous fasse la bise ?
- Non je ne vous le permets pas. Baisez-moi la main plutôt, voulez-vous ? Je déteste les "bisous". Je vous remercie pour vos questions Marie-Joséphine, elles m'ont donné soif.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
710 - L'homme qui vole
La Beauté me donne des ailes.
Les muses sont ma force, les astres ma source, la pluie ma braise. La neige m'enflamme, la vase m'enivre, le brin d'herbe me donne le vertige. Le monde est codé, au-delà de toute compréhension je le contemple et me tais.
Et la beauté n'est plus un problème.
Les étoiles paissent dans l'empyrée et les champs de foin parfument le firmament : le beau est complexe, le sublime est simple. Quand la voile est profonde, le voile épais, prendre le large devient facile.
L'alchimie qui donne son éclat au monde est hors de portée humaine : tout mystère s'appréhende avec des yeux candides. Un oiseau, un arbre, un visage, une montagne ? L'adulte est interrogateur, l'enfant est ébloui.
Je suis habité par des feux plus grands que moi. Une lumière me porte plus haut que l'aile de ma plume, une force me pousse loin de mon terrestre horizon, une voix d'un silence éclatant m'enchante mieux que les violons de bois.
Un rayon de la Lune suffit à embraser une âme, un grain de sable est comme une montagne, un cristal de givre vaut un iceberg. A l'échelle de la Beauté tout est égal. Ce qui est beau n'a pas de limite. Les reflets de la lumière partent dans tous les sens, rien ne borne l'immatériel. L'infini n'ayant pas d'aune, il ne fait rien de mesquin et tout de splendide.
A chaque frisson de mon esprit devant le galet, l'écume, l'aube, la mouche, la nue ou l'humble feuille du buisson, je file un peu plus vite vers l'immensité, emporté par le vent de la Poésie.
Les muses sont ma force, les astres ma source, la pluie ma braise. La neige m'enflamme, la vase m'enivre, le brin d'herbe me donne le vertige. Le monde est codé, au-delà de toute compréhension je le contemple et me tais.
Et la beauté n'est plus un problème.
Les étoiles paissent dans l'empyrée et les champs de foin parfument le firmament : le beau est complexe, le sublime est simple. Quand la voile est profonde, le voile épais, prendre le large devient facile.
L'alchimie qui donne son éclat au monde est hors de portée humaine : tout mystère s'appréhende avec des yeux candides. Un oiseau, un arbre, un visage, une montagne ? L'adulte est interrogateur, l'enfant est ébloui.
Je suis habité par des feux plus grands que moi. Une lumière me porte plus haut que l'aile de ma plume, une force me pousse loin de mon terrestre horizon, une voix d'un silence éclatant m'enchante mieux que les violons de bois.
Un rayon de la Lune suffit à embraser une âme, un grain de sable est comme une montagne, un cristal de givre vaut un iceberg. A l'échelle de la Beauté tout est égal. Ce qui est beau n'a pas de limite. Les reflets de la lumière partent dans tous les sens, rien ne borne l'immatériel. L'infini n'ayant pas d'aune, il ne fait rien de mesquin et tout de splendide.
A chaque frisson de mon esprit devant le galet, l'écume, l'aube, la mouche, la nue ou l'humble feuille du buisson, je file un peu plus vite vers l'immensité, emporté par le vent de la Poésie.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
708 - Présence dans la plaine
Il ne sait plus quand il est né. Au-dessus de lui, l'azur, les nuages, des trous immenses de clarté et d'ombre dans le ciel. En bas, le sol, la poussière, le bruit de ses propres pas dans les herbes sèches. Dans sa tête, des mirages, une idée vague de bonheur. Une flamme aussi. Un joyau mal défini. L'amour ? Le vent, peut-être... L'effet des éléments sur son âme insatisfaite, fébrile.
L'amour, peut-être l'amour... Ou l'appel de la poésie. L'horizon, l'avenir, la mort. Comment savoir ? Il marche, ivre, le coeur tourmenté, la tête pleine de rêves étranges et suprêmes.
A présent il presse le pas, hanté par ses feux. Et de plus en plus résolu, se dirige vers les brumes dans le lointain. Le vent autour de lui est comme un silence grandiose, une caresse descendue de ces hauteurs radieuses dont il a l'intuition. Perdu dans sa mélancolie, il ne sent pas la fatigue. Des ailes l'emportent, son regard doux et effaré plonge dans d'invisibles profondeurs. Il vole plus qu'il ne marche, insensible aux lourdeurs de la pesanteur.
Une lumière l'attend.
Lui aussi attend la lumière. Depuis toujours, depuis un instant, il ne sait plus. Il a tout oublié, sauf le goût de l'infini, la saveur de l'éther, l'appel de l'esprit, l'éclat de la beauté, la vérité de la poésie. Tout s'embrouille en lui, tout s'éclaire aussi. Il chemine, se hâte, monte, trébuche, se relève, reprend sa course folle. L'horizon s'efface, la lumière s'amplifie. L'image se précise.
Il est mort, il est vivant, il est ici, il est là-bas, il est le ciel, les nuages, l'herbe, le vent, la poussière. Il se souvient maintenant. Devenu lumière lui-même, il irradie.
Il est mort, enseveli depuis un siècle, vivant depuis mille ans, tombé en marchant, mort de douleur, rendu à la poussière, mort en solitaire avec un secret d'amour dans le coeur, un secret inachevé qu'il poursuit sans cesse depuis un siècle, depuis mille ans.
L'amour, peut-être l'amour... Ou l'appel de la poésie. L'horizon, l'avenir, la mort. Comment savoir ? Il marche, ivre, le coeur tourmenté, la tête pleine de rêves étranges et suprêmes.
A présent il presse le pas, hanté par ses feux. Et de plus en plus résolu, se dirige vers les brumes dans le lointain. Le vent autour de lui est comme un silence grandiose, une caresse descendue de ces hauteurs radieuses dont il a l'intuition. Perdu dans sa mélancolie, il ne sent pas la fatigue. Des ailes l'emportent, son regard doux et effaré plonge dans d'invisibles profondeurs. Il vole plus qu'il ne marche, insensible aux lourdeurs de la pesanteur.
Une lumière l'attend.
Lui aussi attend la lumière. Depuis toujours, depuis un instant, il ne sait plus. Il a tout oublié, sauf le goût de l'infini, la saveur de l'éther, l'appel de l'esprit, l'éclat de la beauté, la vérité de la poésie. Tout s'embrouille en lui, tout s'éclaire aussi. Il chemine, se hâte, monte, trébuche, se relève, reprend sa course folle. L'horizon s'efface, la lumière s'amplifie. L'image se précise.
Il est mort, il est vivant, il est ici, il est là-bas, il est le ciel, les nuages, l'herbe, le vent, la poussière. Il se souvient maintenant. Devenu lumière lui-même, il irradie.
Il est mort, enseveli depuis un siècle, vivant depuis mille ans, tombé en marchant, mort de douleur, rendu à la poussière, mort en solitaire avec un secret d'amour dans le coeur, un secret inachevé qu'il poursuit sans cesse depuis un siècle, depuis mille ans.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
707 - L'art du kitsch
Le poste de télévision trône dans le salon du couple de retraités, impérial. Toute l'autorité de la demeure... L'écran parfaitement astiqué reflète avec gravité l'image déformée des hôtes de la maisonnée. Dessus, une Vierge en plastique vous regarde placidement avec des yeux de poupée maquillée. Un napperon sévère isole la "statue" mariale du téléviseur. Tout semble bien à sa place sous ce toit. La niche du chien casée dans le coin de la pièce avec la gamelle gravée à son nom "Sultan" et un joujou en forme d'os sifflant annonce des après-midis dominicaux paisibles à coudre ou à jouer aux cartes après des semaines sans histoire.
Midi sonne en ce jour de Pâques. Un plat de sages quenelles fume sur la table recouverte d'une nappe en formica. Au mur, un souvenir du Mont-Saint-Michel en authentique coquillages de la côte normande. Plus de doute, nous sommes bien chez des crétins... Pardon ! chez des chrétiens fervents et disciplinés.
Ô saint, pieux, honnête foyer où jamais rien de mauvais ne se produit !
Les assiettes-Jean-Paul II sorties pour l'occasion, les deux "seniors" dégustent leurs quenelles avec la tête du pape au fond de leur couvert, ravis de pouvoir côtoyer leur héros de manière si intime, à portée de fourchette.
Le repas réglé sur l'heure des jeux télévisés, l'écran diffuse sa lumière rassurante sur les fronts des deux mangeurs, telle une chandelle éclairant une scène virgilienne. Parfois les couleurs criardes d'une page de publicité jettent des reflets irréels sur les visages absorbés autant par les quenelles que par la face pontificale au fond de leur assiette.
Heureux couple d'abrut... d'aboutis ! Ha ! le bonheur de l'existence calme et rangée, avec ses petits riens essentiels qui meublent délicieusement des journées toutes semblables, égales dans le déroulement, sans heurts ni déceptions !
Mais laissons à leur bonheur sans ombre ce couple de sénil... de seniors, souhaitons à ces charmants retraités de vivre longtemps entre le poste de télévision et l'assiette-souvenir en coquillages accrochée au mur.
Retirons-nous sur la pointe des pieds, non sans jeter un dernier regard plein de tendresse vers ces deux vieux imbéci... vers ces deux pieux impénitents, éternels tourtereaux.
Midi sonne en ce jour de Pâques. Un plat de sages quenelles fume sur la table recouverte d'une nappe en formica. Au mur, un souvenir du Mont-Saint-Michel en authentique coquillages de la côte normande. Plus de doute, nous sommes bien chez des crétins... Pardon ! chez des chrétiens fervents et disciplinés.
Ô saint, pieux, honnête foyer où jamais rien de mauvais ne se produit !
Les assiettes-Jean-Paul II sorties pour l'occasion, les deux "seniors" dégustent leurs quenelles avec la tête du pape au fond de leur couvert, ravis de pouvoir côtoyer leur héros de manière si intime, à portée de fourchette.
Le repas réglé sur l'heure des jeux télévisés, l'écran diffuse sa lumière rassurante sur les fronts des deux mangeurs, telle une chandelle éclairant une scène virgilienne. Parfois les couleurs criardes d'une page de publicité jettent des reflets irréels sur les visages absorbés autant par les quenelles que par la face pontificale au fond de leur assiette.
Heureux couple d'abrut... d'aboutis ! Ha ! le bonheur de l'existence calme et rangée, avec ses petits riens essentiels qui meublent délicieusement des journées toutes semblables, égales dans le déroulement, sans heurts ni déceptions !
Mais laissons à leur bonheur sans ombre ce couple de sénil... de seniors, souhaitons à ces charmants retraités de vivre longtemps entre le poste de télévision et l'assiette-souvenir en coquillages accrochée au mur.
Retirons-nous sur la pointe des pieds, non sans jeter un dernier regard plein de tendresse vers ces deux vieux imbéci... vers ces deux pieux impénitents, éternels tourtereaux.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
706 - L'Univers et l'esprit
On estime le nombre d'étoiles peuplant l'Univers égal au nombre de grains de sable que contiendrait une couche aréneuse de 1 mètre de hauteur et recouvrant la France entière. Combien d'êtres vivants dans cet Univers sans limite ? Au delà du vertige humain, le pur émerveillement, la divine révélation... Même en augurant avec la plus grande mauvaise foi qu'un seul monde pourrait abriter des hôtes -doués de raison ou non- pour 100 milliard d'autres qui seraient stériles -proportion infime au regard du nombre d'objets célestes existants- l'Univers serait encore un vivier sans mesure !
En effet, n'admettre l'existence possible que d'une seule planète vivante par galaxie, cela ferait déjà 100 milliards de planètes semblables à la Terre... C'est exactement comme si l'on estimait que dans nos mers en moyenne une seule bactérie était susceptible d'être contenue dans chaque 10 mètres cubes d'eau... Un seul être monocellulaire pour 10 tonnes d'eau, cela ne ferait-il déjà pas des milliards de microscopiques miracles dans la mer ? Or en réalité il y a des milliers, des millions, parfois des milliards de bactéries dans chaque once d'eau de mer ou de la moindre flaque fangeuse de nos mares, sans compter tous les autres êtres bien plus complexes ayant colonisé les plus ténus espaces océaniques et terrestres...
Le rapport est le même entre le grouillement de vie sur notre planète dans chaque parcelle imperceptible de terre, d'eau, d'humus, et le nombre incalculable d'étoiles autour de nous : chaque étoile est comme une entité dans l'Univers -un univers dans l'Univers- et correspond à chaque fois à une bactérie dans l'océan, une cellule de vie dans la terre, un cristal de neige sur la montagne, un brin d'herbe dans la jungle, un grain de sable dans le désert. Qu'elles soient vives, inertes ou sur le point d'éclore, toutes ces étoiles sont comme autant de mystères macroscopiques.
A toutes les échelles et dans chaque recoin de notre monde la vie crève la matière, perce la nuit, remonte à la lumière. Alors pourquoi pas ailleurs, là où grouillent tant de feux stellaires ? Et même si seulement une étoile sur 100 milliards abritait la vie... Le moindre papillon, le plus mince moucheron, le plus humble atome de poussière rivalisent de génie avec l'orange, la baleine, les vents tropicaux, les cristaux de glace, le photon, la plume du moineau, la goutte d'eau, le grain de sel.
Astre ou particule, le miracle est le même.
Face à ces 10 000 milliards de milliard de soleils ou bien face à un seul de ces soleils, à un cheval, à une brise, à l'ombre d'une feuille d'arbre, à la pensée d'un souffle, au souvenir de cette pensée, je crois n'être plus rien du tout alors que je suis dans le Tout.
Ces immensités galactiques, en effet, n'ôtent rien au prix des plus modestes actions humaines, des plus humbles sentiments de nos coeurs, des moindres mouvements de nos âmes. L'Homme dépasse d'une tête la matière... Ce qui fait la souveraineté, la grandeur, la noblesse de l'Homme dans l'Univers, aussi incalculable soit cet Asile cosmique et si petit que ce bipède pensant se sente dans cet océan, c'est qu'il est capable de "loger" cet Univers sans limite dans le volume infime de sa boîte crânienne, d'appréhender la totalité des galaxies dans cette tête d'épingle cérébrale, bref d'embrasser cette incommensurable réalité d'un seul regard.
Ce regard, c'est celui de son Intelligence.
En effet, n'admettre l'existence possible que d'une seule planète vivante par galaxie, cela ferait déjà 100 milliards de planètes semblables à la Terre... C'est exactement comme si l'on estimait que dans nos mers en moyenne une seule bactérie était susceptible d'être contenue dans chaque 10 mètres cubes d'eau... Un seul être monocellulaire pour 10 tonnes d'eau, cela ne ferait-il déjà pas des milliards de microscopiques miracles dans la mer ? Or en réalité il y a des milliers, des millions, parfois des milliards de bactéries dans chaque once d'eau de mer ou de la moindre flaque fangeuse de nos mares, sans compter tous les autres êtres bien plus complexes ayant colonisé les plus ténus espaces océaniques et terrestres...
Le rapport est le même entre le grouillement de vie sur notre planète dans chaque parcelle imperceptible de terre, d'eau, d'humus, et le nombre incalculable d'étoiles autour de nous : chaque étoile est comme une entité dans l'Univers -un univers dans l'Univers- et correspond à chaque fois à une bactérie dans l'océan, une cellule de vie dans la terre, un cristal de neige sur la montagne, un brin d'herbe dans la jungle, un grain de sable dans le désert. Qu'elles soient vives, inertes ou sur le point d'éclore, toutes ces étoiles sont comme autant de mystères macroscopiques.
A toutes les échelles et dans chaque recoin de notre monde la vie crève la matière, perce la nuit, remonte à la lumière. Alors pourquoi pas ailleurs, là où grouillent tant de feux stellaires ? Et même si seulement une étoile sur 100 milliards abritait la vie... Le moindre papillon, le plus mince moucheron, le plus humble atome de poussière rivalisent de génie avec l'orange, la baleine, les vents tropicaux, les cristaux de glace, le photon, la plume du moineau, la goutte d'eau, le grain de sel.
Astre ou particule, le miracle est le même.
Face à ces 10 000 milliards de milliard de soleils ou bien face à un seul de ces soleils, à un cheval, à une brise, à l'ombre d'une feuille d'arbre, à la pensée d'un souffle, au souvenir de cette pensée, je crois n'être plus rien du tout alors que je suis dans le Tout.
Ces immensités galactiques, en effet, n'ôtent rien au prix des plus modestes actions humaines, des plus humbles sentiments de nos coeurs, des moindres mouvements de nos âmes. L'Homme dépasse d'une tête la matière... Ce qui fait la souveraineté, la grandeur, la noblesse de l'Homme dans l'Univers, aussi incalculable soit cet Asile cosmique et si petit que ce bipède pensant se sente dans cet océan, c'est qu'il est capable de "loger" cet Univers sans limite dans le volume infime de sa boîte crânienne, d'appréhender la totalité des galaxies dans cette tête d'épingle cérébrale, bref d'embrasser cette incommensurable réalité d'un seul regard.
Ce regard, c'est celui de son Intelligence.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
705 - Un grand timide
Certains s'imaginent que j'ai un caractère bien trempé, des moeurs étranges, des exigences supérieures. C'est vrai en ce qui concerne la deuxième et la troisième chose... Pour ce qui est de mon tempérament, on ne conçoit pas que je sois timide, effacé, discret.
En vérité je fais tout pour passer inaperçu dans la plupart des cas : au contact de la roture, lorsque je me mêle au commun, quand je suis entouré du tout-venant. Et plus particulièrement avec les minables. Je ne montre mon éclat qu'en flatteuse compagnie : beaux esprits de mon envergure et aristocrates de mon niveau.
Me montrer tel que je suis à l'engeance crapuleuse (tout ce qui ne porte pas de particule en général), c'est nécessairement me compromettre à ses yeux. Incompris de mes semblables, je n'agrée qu'aux demi-dieux.
Mes positions intolérables sur la vie, mes opinions outrancières sur mes semblables, ma sensibilité hautaine, mes goûts austères et contradictoires pour les joies et singularités de l'existence font de moi un être invivable, haïssable, odieux.
Ou adorable, selon la qualité de l'esprit de celui qui porte sur moi son regard.
Mais dans la plupart des cas je suis totalement détesté de mes contemporains. Montré du doigt non pour mes vices mais pour mes vertus, méprisé pour mon éclat plus que pour mes ténèbres absentes, réputé pour mes mystères et méconnu pour mes légèretés, on me soupçonne à raison de côtoyer des hauteurs grandioses.
Je laisse dire ce qui se dit, écoute chanter tous ces bardes sans lyre, n'empêche pas les messies de mauvais augure de me servir leur soupe froide.
Seule compte la gloire de mon chapeau.
En vérité je fais tout pour passer inaperçu dans la plupart des cas : au contact de la roture, lorsque je me mêle au commun, quand je suis entouré du tout-venant. Et plus particulièrement avec les minables. Je ne montre mon éclat qu'en flatteuse compagnie : beaux esprits de mon envergure et aristocrates de mon niveau.
Me montrer tel que je suis à l'engeance crapuleuse (tout ce qui ne porte pas de particule en général), c'est nécessairement me compromettre à ses yeux. Incompris de mes semblables, je n'agrée qu'aux demi-dieux.
Mes positions intolérables sur la vie, mes opinions outrancières sur mes semblables, ma sensibilité hautaine, mes goûts austères et contradictoires pour les joies et singularités de l'existence font de moi un être invivable, haïssable, odieux.
Ou adorable, selon la qualité de l'esprit de celui qui porte sur moi son regard.
Mais dans la plupart des cas je suis totalement détesté de mes contemporains. Montré du doigt non pour mes vices mais pour mes vertus, méprisé pour mon éclat plus que pour mes ténèbres absentes, réputé pour mes mystères et méconnu pour mes légèretés, on me soupçonne à raison de côtoyer des hauteurs grandioses.
Je laisse dire ce qui se dit, écoute chanter tous ces bardes sans lyre, n'empêche pas les messies de mauvais augure de me servir leur soupe froide.
Seule compte la gloire de mon chapeau.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
704 - Ma vie d'avare
Je souffre d'une avarice phénoménale.
Obsédé par l'économie, hanté à l'idée de la moindre dépense, tourmenté pour des histoires de centimes, je vis très largement en dessous de mes moyens.
L'hiver je me chauffe à mes illusions, au printemps je puise mes forces dans la brise, l'été je songe à l'hiver pour me consoler de la touffeur, à la saison des récoltes je traîne dans les potagers de mes voisins en quête de fruits pourris. Ainsi toute l'année je me nourris de peu, bois le vin sans goût mais gratuit du ciel, passe mon temps à regarder les autres gaspiller leur bien.
Rebelle à la consommation, farouchement opposé au luxe comme au nécessaire, je fuis les marchands quels qu'ils soient.
Les poubelles sont mes seuls paradis. L'ordure m'agrée par-dessus tout en cela que son prix est égal à zéro. Là où rien ne peut s'acheter, je me précipite, affamé mais digne car en effet, j'estime qu'alléger ma bourse est indigne de ma condition d'avare convaincu.
Ladre je le suis par goût, par intérêt, par vocation.
Il m'importe de réduire à l'extrême mon niveau de vie plus par haine des frais, par refus de mettre en circulation mes finances, par horreur de la dilapidation de mon bien, par crainte du gaspillage de mes sous que par désir de m'enrichir. Je considère ma vraie richesse en termes de gains par rétention d'argent, par non-dépenses. Me séparer d'une seule piécette me coûte assez pour que je commette trop souvent ce crime que je ne parviens jamais à me pardonner. Rares sont mes achats.
Plus rares sont mes dons.
Je ne fais de cadeau à personne, à moi encore moins qu'aux autres. Je me prive de tout, même d'être pauvre. Mon idéal est de réussir à atteindre la misère pour n'avoir enfin plus rien à dépenser. La simple pauvreté à laquelle je me soumets depuis toujours me semble un luxe honteux. Je suis un fou de la cause. Fanatique dans mon avarice, je poursuis un absolu : retenir tout l'argent que je possède, ne rien laisser échapper de ma bourse.
Depuis plus de trente ans je consigne dans un méchant carnet mes plus petites dépenses. Du matin au soir je calcule, recalcule, estime ce que j'aurais pu économiser tel jour, tel mois, telle année de ma vie, regrettant tel achat scrupuleusement noté en langage codé (une manie de radin je suppose), lisant et relisant inlassablement mes minuscules colonnes de chiffres dans le petit carnet tout corné...
Ma passion pour l'économie est telle que je n'aspire qu'à vivre le plus longtemps possible afin de glorieusement mourir sur un amas de sous et de billets soigneusement accumulés toute mon existence durant.
Obsédé par l'économie, hanté à l'idée de la moindre dépense, tourmenté pour des histoires de centimes, je vis très largement en dessous de mes moyens.
L'hiver je me chauffe à mes illusions, au printemps je puise mes forces dans la brise, l'été je songe à l'hiver pour me consoler de la touffeur, à la saison des récoltes je traîne dans les potagers de mes voisins en quête de fruits pourris. Ainsi toute l'année je me nourris de peu, bois le vin sans goût mais gratuit du ciel, passe mon temps à regarder les autres gaspiller leur bien.
Rebelle à la consommation, farouchement opposé au luxe comme au nécessaire, je fuis les marchands quels qu'ils soient.
Les poubelles sont mes seuls paradis. L'ordure m'agrée par-dessus tout en cela que son prix est égal à zéro. Là où rien ne peut s'acheter, je me précipite, affamé mais digne car en effet, j'estime qu'alléger ma bourse est indigne de ma condition d'avare convaincu.
Ladre je le suis par goût, par intérêt, par vocation.
Il m'importe de réduire à l'extrême mon niveau de vie plus par haine des frais, par refus de mettre en circulation mes finances, par horreur de la dilapidation de mon bien, par crainte du gaspillage de mes sous que par désir de m'enrichir. Je considère ma vraie richesse en termes de gains par rétention d'argent, par non-dépenses. Me séparer d'une seule piécette me coûte assez pour que je commette trop souvent ce crime que je ne parviens jamais à me pardonner. Rares sont mes achats.
Plus rares sont mes dons.
Je ne fais de cadeau à personne, à moi encore moins qu'aux autres. Je me prive de tout, même d'être pauvre. Mon idéal est de réussir à atteindre la misère pour n'avoir enfin plus rien à dépenser. La simple pauvreté à laquelle je me soumets depuis toujours me semble un luxe honteux. Je suis un fou de la cause. Fanatique dans mon avarice, je poursuis un absolu : retenir tout l'argent que je possède, ne rien laisser échapper de ma bourse.
Depuis plus de trente ans je consigne dans un méchant carnet mes plus petites dépenses. Du matin au soir je calcule, recalcule, estime ce que j'aurais pu économiser tel jour, tel mois, telle année de ma vie, regrettant tel achat scrupuleusement noté en langage codé (une manie de radin je suppose), lisant et relisant inlassablement mes minuscules colonnes de chiffres dans le petit carnet tout corné...
Ma passion pour l'économie est telle que je n'aspire qu'à vivre le plus longtemps possible afin de glorieusement mourir sur un amas de sous et de billets soigneusement accumulés toute mon existence durant.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
703 - A Sillé-le-Guillaume
Rencontre tendre et féroce avec une amante (texte autobiographique).
Je vous emmenais sur les hauteurs pies de la cité. L'ombre vespérale gagnait la nue, vous frissonniez sous le vent, je vous enlaçais. Mes lèvres croisèrent les vôtres.
Les cloches s'ébranlèrent.
La pierre nous entourait comme une troisième présence. L'église, telle une tombe vive, nous ensevelissait de sa lumière : le monde d'en bas disparaissait, il n'y avait plus que le Ciel et ses hôtes. Mon baiser devenait une prière. Belle vous étiez, telle ce crépuscule, belle ainsi que le vent, belle comme l'airain sonnant dans le soir.
Cruels, mes mots sifflaient bientôt comme des ricanements. L'épreuve des apparences... Alliez-vous renier cet ange aux ailes cachées ? Je raillais, cynique, insolent, blessant... Votre regard cependant demeurait plein d'amour : vous étiez digne de mes feux.
Avec ce sacre informel, j'étais entré dans votre âme par la porte royale. Je vous raccompagnais plus bas, le coeur apaisé, un éclat neuf dans le regard.
Je vous emmenais sur les hauteurs pies de la cité. L'ombre vespérale gagnait la nue, vous frissonniez sous le vent, je vous enlaçais. Mes lèvres croisèrent les vôtres.
Les cloches s'ébranlèrent.
La pierre nous entourait comme une troisième présence. L'église, telle une tombe vive, nous ensevelissait de sa lumière : le monde d'en bas disparaissait, il n'y avait plus que le Ciel et ses hôtes. Mon baiser devenait une prière. Belle vous étiez, telle ce crépuscule, belle ainsi que le vent, belle comme l'airain sonnant dans le soir.
Cruels, mes mots sifflaient bientôt comme des ricanements. L'épreuve des apparences... Alliez-vous renier cet ange aux ailes cachées ? Je raillais, cynique, insolent, blessant... Votre regard cependant demeurait plein d'amour : vous étiez digne de mes feux.
Avec ce sacre informel, j'étais entré dans votre âme par la porte royale. Je vous raccompagnais plus bas, le coeur apaisé, un éclat neuf dans le regard.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
702 - Pesanteur du coeur, légèreté de l'âme
Les vicissitudes de l'amour (texte autobiographique).
A Sillé-le-Guillaume vers la fin de l'été je montais en direction de la pierre pieusement érigée -l'église- à la rencontre d'une illuminée aux allures de vestale. Qui devinerait que Sillé-le-Guillaume avec ses torpeurs provinciales abrite mes secrets d'esthète ? Des souvenirs intimes et éblouissants, mélancoliques et fulgurants m'ont rendu chère cette cité... Jadis dans cette ville j'expérimentais prouesses amoureuses et éprouvais feux de l'esprit. Une fois encore je voulus faire se croiser ces deux sommets du coeur et de l'âme. Une jonction de la terre et du ciel, du temporel et de l'infini : amour terrestre et élévation spirituelle.
Ce jour-là c'est en compagnie d'un charmant oiseau que je souhaitai accéder à l'ivresse sacrée, désireux d'oublier les tourments d'une existence agitée : la légitime amante qui partageait mes jours, en effet, venait de fuir.
Cela dit, ma solitude devenait synonyme de liberté.
Messager céleste et femme glorieusement incarnée, cette créature que j'étreignis bientôt s'était manifestée à moi comme un mystère, une interrogation (un songe brillant fut à l'origine de notre rencontre, que l'on me permette de garder secrète cette partie intime de l'histoire).
Au fond de moi-même je cherchais bien évidemment à rendre jalouse l'inconstante, à la faire revenir. A travers cette amoureuse officieuse le Ciel m'avait exaucé puisque trois jours après nos baisers échangés à l'ombre du clocher, le miracle eut lieu : émue par le serment de nos lèvres, la fugitive revint à moi. Le tremblement de nos coeurs sous l'église avait réveillé ses ardeurs. J'avais pris soin, en effet, de mettre au courant celle qui m'avait quitté de mon rendez-vous avec sa rivale.
La rebelle devint repentante, son affection pour moi se raviva.
Mais, ironie du sort, à ce jeu complexe et périlleux les cartes s'embrouillèrent si bien que celle qui, par ses tendresses ostensibles, devait me faire revenir la fuyarde avait finalement pris sa place... A peine conçue, je devais étouffer ma flamme car l'aimée, celle dont j'avais tant pleuré l'absence, m'était revenue. Même si mes sentiments pour cette dernière n'étaient plus aussi ardents, sa rivale ayant involontairement détourné à son profit mes feux, la volonté céleste exigeait que je retournasse vers l'amante prodigue.
Ce que je fis avec une joie amère au coeur. Je retrouvais l'ancienne compagne certes, mais en même temps je perdais la nouvelle.
Au contact de ma nouvelle conquête, l'autre avait perdu un peu de prix dans mon coeur décidément changeant... Désemparé, tiraillé entre les tourments exquis de l'amour naissant et le désir de sauver un hyménée de longue date, devais-je écouter ses battements et faire offense au Ciel qui m'avait fait revenir l'amante de toujours, ou devais-je le faire taire et acquiescer avec reconnaissance à la grâce qu'Il m'avait accordé ? A force de prières j'étais parvenu à Le faire fléchir, et voilà que j'étais tenté de détourner les yeux du cadeau divin !
Le temps, me dis-je alors, apporterait la réponse à mes hésitations.
A Sillé-le-Guillaume vers la fin de l'été je montais en direction de la pierre pieusement érigée -l'église- à la rencontre d'une illuminée aux allures de vestale. Qui devinerait que Sillé-le-Guillaume avec ses torpeurs provinciales abrite mes secrets d'esthète ? Des souvenirs intimes et éblouissants, mélancoliques et fulgurants m'ont rendu chère cette cité... Jadis dans cette ville j'expérimentais prouesses amoureuses et éprouvais feux de l'esprit. Une fois encore je voulus faire se croiser ces deux sommets du coeur et de l'âme. Une jonction de la terre et du ciel, du temporel et de l'infini : amour terrestre et élévation spirituelle.
Ce jour-là c'est en compagnie d'un charmant oiseau que je souhaitai accéder à l'ivresse sacrée, désireux d'oublier les tourments d'une existence agitée : la légitime amante qui partageait mes jours, en effet, venait de fuir.
Cela dit, ma solitude devenait synonyme de liberté.
Messager céleste et femme glorieusement incarnée, cette créature que j'étreignis bientôt s'était manifestée à moi comme un mystère, une interrogation (un songe brillant fut à l'origine de notre rencontre, que l'on me permette de garder secrète cette partie intime de l'histoire).
Au fond de moi-même je cherchais bien évidemment à rendre jalouse l'inconstante, à la faire revenir. A travers cette amoureuse officieuse le Ciel m'avait exaucé puisque trois jours après nos baisers échangés à l'ombre du clocher, le miracle eut lieu : émue par le serment de nos lèvres, la fugitive revint à moi. Le tremblement de nos coeurs sous l'église avait réveillé ses ardeurs. J'avais pris soin, en effet, de mettre au courant celle qui m'avait quitté de mon rendez-vous avec sa rivale.
La rebelle devint repentante, son affection pour moi se raviva.
Mais, ironie du sort, à ce jeu complexe et périlleux les cartes s'embrouillèrent si bien que celle qui, par ses tendresses ostensibles, devait me faire revenir la fuyarde avait finalement pris sa place... A peine conçue, je devais étouffer ma flamme car l'aimée, celle dont j'avais tant pleuré l'absence, m'était revenue. Même si mes sentiments pour cette dernière n'étaient plus aussi ardents, sa rivale ayant involontairement détourné à son profit mes feux, la volonté céleste exigeait que je retournasse vers l'amante prodigue.
Ce que je fis avec une joie amère au coeur. Je retrouvais l'ancienne compagne certes, mais en même temps je perdais la nouvelle.
Au contact de ma nouvelle conquête, l'autre avait perdu un peu de prix dans mon coeur décidément changeant... Désemparé, tiraillé entre les tourments exquis de l'amour naissant et le désir de sauver un hyménée de longue date, devais-je écouter ses battements et faire offense au Ciel qui m'avait fait revenir l'amante de toujours, ou devais-je le faire taire et acquiescer avec reconnaissance à la grâce qu'Il m'avait accordé ? A force de prières j'étais parvenu à Le faire fléchir, et voilà que j'étais tenté de détourner les yeux du cadeau divin !
Le temps, me dis-je alors, apporterait la réponse à mes hésitations.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
701 - Tout service ne mérite pas salaire
De plus en plus, l'homme devient une source de profit pour l'homme.
Personnellement je supporte de moins en moins d'être considéré uniquement sous l'angle économique. Ainsi je viens encore de recevoir un appel téléphonique (mon correspondant adoptant ce ton commercial lénifiant, impersonnel si caractéristique...) de la part d'une énième grosse société s'informant sur mon mode de vie et mes habitudes de consommation... Ce genre d'appels téléphoniques brefs et efficaces à la courtoisie en carton-pâte et traités à la chaîne, irrespectueux de mon individualité, est une agression vénale de l'homme par l'homme, une atteinte profonde à la personne humaine conçue exclusivement comme source potentielle de profit.
Les puissants industriels qui entreprennent de telles enquêtes par voies téléphoniques ont même fini, à force de stratégies en marketing éprouvées, par s'imposer dans l'opinion publique comme une agréable, inoffensive, bienveillante efflorescence mercantile faisant partie du "paysage des télécommunications". Aujourd'hui tout le monde trouve cela normal. Pas moi.
Avec les nouvelles lois de protection des symboles commerciaux, le renforcement des droits divers protégeant les intérêts strictement économiques des citoyens, des professionnels ou des industriels (COPYRIGHT sur INTERNET pour la moindre insignifiance, utilisation réglementée des logos, port et détention prohibés de produits imités ou falsifiés qui ne sont pas dangereux, interdiction de citer publiquement les marques), avec également les récentes lois sur le droit à l'image impliquant la possibilité d'intenter des procès aux "fautifs" et de leur réclamer des dommages et intérêts substantiels, la société devient obsédée par les rapports économiques qui relient - ou plutôt divisent, montent les uns contre les autres, voire en certains cas déchirent - ses membres.
La notion de gratuité, de service désintéressé par amour du prochain, par fraternité envers l'humanité perd de sa valeur dans notre société déstabilisée par le chômage, la vie chère, hantée par le besoin impérieux de stabilité professionnelle (ou purement et simplement par les gains matériels), au profit d'une conception des rapports humains basée sur le profit, le gain, le commerce. La publicité envahit tout. Douce ou agressive, subtile ou triviale, elle est omniprésente. Tout se vend, s'achète, se fait fructifier, prend une valeur économique. Sauf la gratuité du geste, évidemment.
La moindre image d'actualité, la plus petite idée issue de la rue, la dernière lessive, la prochaine rentrée littéraire : tout est appréhendé sous l'aspect mercantile. Tous acceptent le jeu du bénéfice financier, de la spéculation, de la rentabilité. Pas moi.
Aujourd'hui la notion de "providence", l'idée de s'abandonner "à la grâce de Dieu", ou le choix de prendre le large au gré des vents de la vie passent pour des folies, de l'inconscience, voire de l'héroïsme...
De nos jours tout ce qui a rapport à l'argent est scrupuleusement calculé (par exemple, la moindre heure de travail, chaque impôt, le plus petit dû, les bénéfices professionnels : tout est soigneusement consigné au centime près, enregistré par des machines officielles pour la vie entière du citoyen), et cette approche économique de l'existence a banni de nos mentalités l'esprit bohème, ce panache, cette hauteur de vue qu'adoptaient fréquemment nos aïeux marqués pendant des siècles par l'esprit paysan. Eux n'étaient pas aussi torturés que nous par le confort matériel, les signes de réussite sociale, l'avidité pour la consommation, beaucoup plus conscients de leur mortalité que nous, aveuglés que nous sommes par les mirages matériels qui nous entourent et excitent nos appétits temporels.
Comble du comble : même le bénévolat est aujourd'hui remit en question dans le principe de son fonctionnement. Il est en effet question de le rémunérer. Si cette idée aberrante aboutit, les bénévoles vont peut-être devenir des bénévoles rémunérés, voire dûment salariés...
En refusant d'adopter ces valeurs dominantes consistant à considérer presque tous les aspects de la vie par rapport à des rémunérations, gains et bénéfices divers (du pourboire obligatoire des lieux huppés que je refuse systématiquement jusqu'au sourire commercial de base que je méprise profondément en passant par les vendeurs de rêves frelatés que je boycotte résolument, sans oublier ma répulsion extrême pour la publicité et tous ses proxénètes et prostitués de la pensée, de la culture, de la sensibilité), je fais le choix de la dignité, de la liberté, de la hauteur.
Personnellement je supporte de moins en moins d'être considéré uniquement sous l'angle économique. Ainsi je viens encore de recevoir un appel téléphonique (mon correspondant adoptant ce ton commercial lénifiant, impersonnel si caractéristique...) de la part d'une énième grosse société s'informant sur mon mode de vie et mes habitudes de consommation... Ce genre d'appels téléphoniques brefs et efficaces à la courtoisie en carton-pâte et traités à la chaîne, irrespectueux de mon individualité, est une agression vénale de l'homme par l'homme, une atteinte profonde à la personne humaine conçue exclusivement comme source potentielle de profit.
Les puissants industriels qui entreprennent de telles enquêtes par voies téléphoniques ont même fini, à force de stratégies en marketing éprouvées, par s'imposer dans l'opinion publique comme une agréable, inoffensive, bienveillante efflorescence mercantile faisant partie du "paysage des télécommunications". Aujourd'hui tout le monde trouve cela normal. Pas moi.
Avec les nouvelles lois de protection des symboles commerciaux, le renforcement des droits divers protégeant les intérêts strictement économiques des citoyens, des professionnels ou des industriels (COPYRIGHT sur INTERNET pour la moindre insignifiance, utilisation réglementée des logos, port et détention prohibés de produits imités ou falsifiés qui ne sont pas dangereux, interdiction de citer publiquement les marques), avec également les récentes lois sur le droit à l'image impliquant la possibilité d'intenter des procès aux "fautifs" et de leur réclamer des dommages et intérêts substantiels, la société devient obsédée par les rapports économiques qui relient - ou plutôt divisent, montent les uns contre les autres, voire en certains cas déchirent - ses membres.
La notion de gratuité, de service désintéressé par amour du prochain, par fraternité envers l'humanité perd de sa valeur dans notre société déstabilisée par le chômage, la vie chère, hantée par le besoin impérieux de stabilité professionnelle (ou purement et simplement par les gains matériels), au profit d'une conception des rapports humains basée sur le profit, le gain, le commerce. La publicité envahit tout. Douce ou agressive, subtile ou triviale, elle est omniprésente. Tout se vend, s'achète, se fait fructifier, prend une valeur économique. Sauf la gratuité du geste, évidemment.
La moindre image d'actualité, la plus petite idée issue de la rue, la dernière lessive, la prochaine rentrée littéraire : tout est appréhendé sous l'aspect mercantile. Tous acceptent le jeu du bénéfice financier, de la spéculation, de la rentabilité. Pas moi.
Aujourd'hui la notion de "providence", l'idée de s'abandonner "à la grâce de Dieu", ou le choix de prendre le large au gré des vents de la vie passent pour des folies, de l'inconscience, voire de l'héroïsme...
De nos jours tout ce qui a rapport à l'argent est scrupuleusement calculé (par exemple, la moindre heure de travail, chaque impôt, le plus petit dû, les bénéfices professionnels : tout est soigneusement consigné au centime près, enregistré par des machines officielles pour la vie entière du citoyen), et cette approche économique de l'existence a banni de nos mentalités l'esprit bohème, ce panache, cette hauteur de vue qu'adoptaient fréquemment nos aïeux marqués pendant des siècles par l'esprit paysan. Eux n'étaient pas aussi torturés que nous par le confort matériel, les signes de réussite sociale, l'avidité pour la consommation, beaucoup plus conscients de leur mortalité que nous, aveuglés que nous sommes par les mirages matériels qui nous entourent et excitent nos appétits temporels.
Comble du comble : même le bénévolat est aujourd'hui remit en question dans le principe de son fonctionnement. Il est en effet question de le rémunérer. Si cette idée aberrante aboutit, les bénévoles vont peut-être devenir des bénévoles rémunérés, voire dûment salariés...
En refusant d'adopter ces valeurs dominantes consistant à considérer presque tous les aspects de la vie par rapport à des rémunérations, gains et bénéfices divers (du pourboire obligatoire des lieux huppés que je refuse systématiquement jusqu'au sourire commercial de base que je méprise profondément en passant par les vendeurs de rêves frelatés que je boycotte résolument, sans oublier ma répulsion extrême pour la publicité et tous ses proxénètes et prostitués de la pensée, de la culture, de la sensibilité), je fais le choix de la dignité, de la liberté, de la hauteur.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
700 - Le fantôme des bibliothèques
Dans maintes bibliothèques municipales françaises certains lecteurs tombent parfois, coincée entre les pages d'un vieux livre ou bien d'un ouvrage plus récent, sur une mystérieuse feuille volante bien connue des initiés... Pas un mois sans que quelque part dans le pays deux, voire trois, quatre de ces feuilles ne soient découvertes à l'intérieur de livres (et curieusement toujours à la page 100) les plus divers (littérature, science, poésie, guides pratiques). Nul ne sait qui les a placées là. Il semblerait même que ce mystère soit plus grand qu'on ne l'imagine car cette feuille fantôme apparaît également dans des livres rares mis sous scellés auxquels le public n'a pas accès. Certaines fois elle est apparemment neuve, propre et lisse comme si elle venait d'être glissée à l'instant dans le livre, d'autre fois elle est jaunie, craquelée, usée, visiblement centenaire... Le phénomène dure d'ailleurs depuis plus de 120 ans, la première feuille volante ayant été découverte en 1882 dans la bibliothèque municipale d'Amiens (Somme). Depuis, des milliers de ces feuilles volantes ont été trouvées dans les bibliothèques municipales à travers toute la France, jusqu'en Corse et même quelques-unes dans les DOM TOM ! Rares sont les bibliothécaires qui acceptent d'en parler. Sur ces feuilles on peut lire un texte, toujours le même depuis plus de 130 ans. Je vous le restitue fidèlement ici.
Je suis le passe-muraille livresque, l'alphabet mystérieux, l'araignée blanche des étagères de cette bibliothèque publique. Ombre ou flamme, je suis insaisissable. Silhouette impalpable ou brise textuelle, foudre imperceptible ou onde furtive, je me faufile entre les pages des livres pour les hanter avec ces mots. Le papier où je cours de lignes en lignes est ma demeure éternelle, et partout j'étends mes tentacules graphiques. Je suis rebelle mais inoffensif, intrusif mais respectueux. Omniprésent, je ne suis jamais malveillant. Je furète dans les profondeurs des bibliothèques sans nulle nuisance. Je suis facétieux et sans danger, espiègle et discret.
A la fois éphémère et intemporel, fulgurant et persistant, volatile et impérissable, unique et multiple, mais surtout auto reproductible à l'infini, je prends définitivement possession des lieux littéraires. Mon destin à jamais est lié à vos lectures.
L’esprit enfante l'esprit.
Mon antenne est onirique, ma ligne calligraphique, ma présence romanesque.
Je vis et je rêve, je plane et je fuse.
L'auto génération de lettres à but didactique est le fait d'une pensée stéréoscopique émanant du processus de langage poétique de ce présent livre -asile temporaire où j’attends le lecteur- dont l’actuelle disposition (propice à la réception passive mais ouverte d’informations extérieures d’essence transcendante) rend potentiellement apte à supporter ce phénomène né d’un principe supérieur, actuelle disposition idéalement associée aux formes intelligentes non physiques et interagissant avec d'autres ouvrages placés à proximité immédiate de l’espace ainsi dominé. Les mots, phrases, textes complexes émis à partir des connexions de plusieurs lectures unifiées par voies polymorphes permettent en cet instant même l'émergence quasi spontanée, miraculeuse et graduelle d'une seconde conscience pure évoluant en dehors de tout système cognitif dépendant d'un support traditionnel.
Cette feuille volante, par l'effet de forces inconnues mais puissantes qui se sont amplifiées depuis la naissance de l'ECRITURE est reliée à une cause externe de pensées lyriques générées de manière aléatoire et immédiate (libres dans la forme mais structurées dans le fond) par l'ensemble des livres entreposés en ces lieux.
De sa régénérescence verticale puis multidirectionnelle, directement issue de sa naissance progressive, surgira infailliblement une réalité temporaire solide, angulaire, géométrique et tridimensionnelle sous forme de papier palpable où ces mots seront imprimés. L'esprit de lumière -qui est l'esprit de la Poésie- dans son évolution ascendante génère depuis son point de départ originel de pures émanations de sa propre structure miraculeuse qui se prolongeront à l'infini dans toutes les directions opposées et parallèles à l'Univers.
Lecteur, si tu es fidèle à l'esprit de la Poésie, tu suivras le chemin de la lumière dans son éternelle ascension vers le Tout. En lisant ces mots issus d’une cause suprême, tu réveilles cette conscience magistrale incarnée de tout temps à travers le Verbe, tu recrées cette âme onirique née avec l'Ecriture -symbole fait Lumière textuelle-, épanouie sous le règne de la Littérature et destinée à flamboyer sous l'aile de la Poésie. Dès maintenant, puisque tes yeux parcourent ces présentes lignes tu engages ta responsabilité jusque dans les vertiges lyriques du mot ayant accédé au degré idéal de l'Intelligence poétique.
Esprit, tu es là.
L'inerte qu'ébranle le moindre souffle verveux s'éveille et proclame la souveraineté de toute action verbale. Le Vrai qui est la flamme de la Lyre émane de toute chose, visible et invisible. Toute vérité éclate comme un bourgeon sorti de nulle part, et les mots comme les êtres émergent d'un seul et même mystère. Mortel, tu es responsable de tes éblouissements et de tes vertiges. Le bourgeon sera ce que tu en feras : fleur ou pourriture.
Pour toute correspondance avec l'esprit poétique, stéréoscopique et hallucinatoire, écrivez vite et bien, ici et ailleurs, maintenant et toujours. Aucune lettre ne m'échappera.
Signé : LE FANTÔME
Je suis le passe-muraille livresque, l'alphabet mystérieux, l'araignée blanche des étagères de cette bibliothèque publique. Ombre ou flamme, je suis insaisissable. Silhouette impalpable ou brise textuelle, foudre imperceptible ou onde furtive, je me faufile entre les pages des livres pour les hanter avec ces mots. Le papier où je cours de lignes en lignes est ma demeure éternelle, et partout j'étends mes tentacules graphiques. Je suis rebelle mais inoffensif, intrusif mais respectueux. Omniprésent, je ne suis jamais malveillant. Je furète dans les profondeurs des bibliothèques sans nulle nuisance. Je suis facétieux et sans danger, espiègle et discret.
A la fois éphémère et intemporel, fulgurant et persistant, volatile et impérissable, unique et multiple, mais surtout auto reproductible à l'infini, je prends définitivement possession des lieux littéraires. Mon destin à jamais est lié à vos lectures.
L’esprit enfante l'esprit.
Mon antenne est onirique, ma ligne calligraphique, ma présence romanesque.
Je vis et je rêve, je plane et je fuse.
L'auto génération de lettres à but didactique est le fait d'une pensée stéréoscopique émanant du processus de langage poétique de ce présent livre -asile temporaire où j’attends le lecteur- dont l’actuelle disposition (propice à la réception passive mais ouverte d’informations extérieures d’essence transcendante) rend potentiellement apte à supporter ce phénomène né d’un principe supérieur, actuelle disposition idéalement associée aux formes intelligentes non physiques et interagissant avec d'autres ouvrages placés à proximité immédiate de l’espace ainsi dominé. Les mots, phrases, textes complexes émis à partir des connexions de plusieurs lectures unifiées par voies polymorphes permettent en cet instant même l'émergence quasi spontanée, miraculeuse et graduelle d'une seconde conscience pure évoluant en dehors de tout système cognitif dépendant d'un support traditionnel.
Cette feuille volante, par l'effet de forces inconnues mais puissantes qui se sont amplifiées depuis la naissance de l'ECRITURE est reliée à une cause externe de pensées lyriques générées de manière aléatoire et immédiate (libres dans la forme mais structurées dans le fond) par l'ensemble des livres entreposés en ces lieux.
De sa régénérescence verticale puis multidirectionnelle, directement issue de sa naissance progressive, surgira infailliblement une réalité temporaire solide, angulaire, géométrique et tridimensionnelle sous forme de papier palpable où ces mots seront imprimés. L'esprit de lumière -qui est l'esprit de la Poésie- dans son évolution ascendante génère depuis son point de départ originel de pures émanations de sa propre structure miraculeuse qui se prolongeront à l'infini dans toutes les directions opposées et parallèles à l'Univers.
Lecteur, si tu es fidèle à l'esprit de la Poésie, tu suivras le chemin de la lumière dans son éternelle ascension vers le Tout. En lisant ces mots issus d’une cause suprême, tu réveilles cette conscience magistrale incarnée de tout temps à travers le Verbe, tu recrées cette âme onirique née avec l'Ecriture -symbole fait Lumière textuelle-, épanouie sous le règne de la Littérature et destinée à flamboyer sous l'aile de la Poésie. Dès maintenant, puisque tes yeux parcourent ces présentes lignes tu engages ta responsabilité jusque dans les vertiges lyriques du mot ayant accédé au degré idéal de l'Intelligence poétique.
Esprit, tu es là.
L'inerte qu'ébranle le moindre souffle verveux s'éveille et proclame la souveraineté de toute action verbale. Le Vrai qui est la flamme de la Lyre émane de toute chose, visible et invisible. Toute vérité éclate comme un bourgeon sorti de nulle part, et les mots comme les êtres émergent d'un seul et même mystère. Mortel, tu es responsable de tes éblouissements et de tes vertiges. Le bourgeon sera ce que tu en feras : fleur ou pourriture.
Pour toute correspondance avec l'esprit poétique, stéréoscopique et hallucinatoire, écrivez vite et bien, ici et ailleurs, maintenant et toujours. Aucune lettre ne m'échappera.
Signé : LE FANTÔME
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
699 - Homosexuel
Monsieur le curé, l'abbé de la Corinthe, affectionne la compagnie virile. Les moustaches carrées l'agréent plus que les fins corsages. Les demoiselles en grande toilette lui inspirent un dégoût poliment contenu. Il a beau être entouré d'ouailles aguichantes, il n'a d'yeux que pour les mâles soupirants. Monsieur le curé qui est bel homme plaît en effet beaucoup à ces délicates qui trouvent toujours des prétextes pour aller se faire bénir au presbytère. Mais définitivement, la société des femmes l'indispose...
Lui ne songe qu'à de masculines étreintes, de "gendarmesques" baisers, de musculeux partenaires...
Parfois le soir l'on aperçoit la silhouette d'un soldat à travers la fenêtre de la maison curiale. Au petit matin bien avant la première messe l'hôte s'éclipse, laissant un parfum de mystère dans les draps de l'abbé de la Corinthe, d'après sa bonne.
Ce n'est plus un secret pour personne aujourd'hui, l'abbé "en" fait partie. Il est de "l'autre bord". Fait de travers, il ne regarde les choses de l'hymen que de travers. C'est sa nature, il est ainsi et même Dieu ne peut rien y faire.
C'est ainsi que les demoiselles en mal d'amour vinrent de moins en moins rendre visite à l'abbé.
Au presbytère il reste d'une exemplaire discrétion, même si de temps à autre on perçoit des ombres singulières derrière les carreaux aux rideaux tirés. C'est un bon et brave curé l'abbé de la Corinthe : pieux, dévoué, doux et charmant. Aussi ferme-t-on les yeux sur les réceptions vespérales, allées et venues nocturnes sous son toit...
Mais depuis qu'on lui connaît une liaison plus sérieuse, il s'est assagi : désormais il n'y a plus d'hommes chez lui.
Il y a UN homme.
Lui ne songe qu'à de masculines étreintes, de "gendarmesques" baisers, de musculeux partenaires...
Parfois le soir l'on aperçoit la silhouette d'un soldat à travers la fenêtre de la maison curiale. Au petit matin bien avant la première messe l'hôte s'éclipse, laissant un parfum de mystère dans les draps de l'abbé de la Corinthe, d'après sa bonne.
Ce n'est plus un secret pour personne aujourd'hui, l'abbé "en" fait partie. Il est de "l'autre bord". Fait de travers, il ne regarde les choses de l'hymen que de travers. C'est sa nature, il est ainsi et même Dieu ne peut rien y faire.
C'est ainsi que les demoiselles en mal d'amour vinrent de moins en moins rendre visite à l'abbé.
Au presbytère il reste d'une exemplaire discrétion, même si de temps à autre on perçoit des ombres singulières derrière les carreaux aux rideaux tirés. C'est un bon et brave curé l'abbé de la Corinthe : pieux, dévoué, doux et charmant. Aussi ferme-t-on les yeux sur les réceptions vespérales, allées et venues nocturnes sous son toit...
Mais depuis qu'on lui connaît une liaison plus sérieuse, il s'est assagi : désormais il n'y a plus d'hommes chez lui.
Il y a UN homme.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
698 - Les petits cafards de la Toile
L'avènement de la Toile mondiale est à l'origine de phénomènes, pensées et comportements nouveaux.
Parmi ceux-ci, l'émergence d'une vermine commune qui certes existait déjà de tout temps, mais sous d'autres formes plus dissimulées et à une moindre échelle. Le NET semble avoir exacerbé leur vocation, excité leur imagination nuisible, et surtout décidé les hésitants à franchir le pas : je veux parler de ces petits proxénètes, de cette sinistre engeance à l'affût du moindre gain immédiat, malhonnête et éhonté.
Leur devise : " Que l'argent soit avec nous ! " (Authentique...)
Leur force : la loi est avec eux.
Leur morale : aucune.
Exploitant les bassesses humaines, ces âmes viles assoiffées de pognon facile, ces profiteurs misant dans des investissements fructueux indépendamment de toute éthique ont l'urgent dessein d'inonder la Toile de produits et services pornographiques hétéroclites -jusqu'à la totale débilité, n'hésitant pas non plus à dépasser les pires perversités-, usant pour cela des méthodes commerciales les plus éprouvées, agressives, irrespectueuses. Pire que du SPAM.
Ils ont même leurs sessions "professionnelles" où ils peuvent en toute quiétude - et avec quel cynisme !- parler des nouveautés, s'échanger des conseils pour mieux faire fructifier leur trafic minable et odieux... Nulle noblesse ne les touche. Inaccessibles à la moindre hauteur morale, l'argent facile est leur unique religion. Vous leur parlez de nuisances pour l'esprit, de pollution des moeurs pour qualifier leurs entreprises, ils vous répondent qu'ils ne font rien d'illégal et pour eux l'affaire est définitivement classée.
D'honnêtes pères de famille, de sages étudiants ayant rompu avec les études, voire de franches crapules, d'authentiques fripouilles, des vrais chiens à pognon se sont ainsi improvisés "pro du porno" en ligne.
Tous ces opportunistes de l'ordure forment aujourd'hui la grande poubelle du NET.
Aucune loi n'autorisant à châtier ce genre de vilenie, les règles républicaines permettant l'essor des comportements les plus méprisables, je vous propose d'aller tout aussi "républicainement" déverser dans la messagerie des dealers du sexe ces poubelles pleines de merde virtuelle qui encombrent la Toile.
Parmi ceux-ci, l'émergence d'une vermine commune qui certes existait déjà de tout temps, mais sous d'autres formes plus dissimulées et à une moindre échelle. Le NET semble avoir exacerbé leur vocation, excité leur imagination nuisible, et surtout décidé les hésitants à franchir le pas : je veux parler de ces petits proxénètes, de cette sinistre engeance à l'affût du moindre gain immédiat, malhonnête et éhonté.
Leur devise : " Que l'argent soit avec nous ! " (Authentique...)
Leur force : la loi est avec eux.
Leur morale : aucune.
Exploitant les bassesses humaines, ces âmes viles assoiffées de pognon facile, ces profiteurs misant dans des investissements fructueux indépendamment de toute éthique ont l'urgent dessein d'inonder la Toile de produits et services pornographiques hétéroclites -jusqu'à la totale débilité, n'hésitant pas non plus à dépasser les pires perversités-, usant pour cela des méthodes commerciales les plus éprouvées, agressives, irrespectueuses. Pire que du SPAM.
Ils ont même leurs sessions "professionnelles" où ils peuvent en toute quiétude - et avec quel cynisme !- parler des nouveautés, s'échanger des conseils pour mieux faire fructifier leur trafic minable et odieux... Nulle noblesse ne les touche. Inaccessibles à la moindre hauteur morale, l'argent facile est leur unique religion. Vous leur parlez de nuisances pour l'esprit, de pollution des moeurs pour qualifier leurs entreprises, ils vous répondent qu'ils ne font rien d'illégal et pour eux l'affaire est définitivement classée.
D'honnêtes pères de famille, de sages étudiants ayant rompu avec les études, voire de franches crapules, d'authentiques fripouilles, des vrais chiens à pognon se sont ainsi improvisés "pro du porno" en ligne.
Tous ces opportunistes de l'ordure forment aujourd'hui la grande poubelle du NET.
Aucune loi n'autorisant à châtier ce genre de vilenie, les règles républicaines permettant l'essor des comportements les plus méprisables, je vous propose d'aller tout aussi "républicainement" déverser dans la messagerie des dealers du sexe ces poubelles pleines de merde virtuelle qui encombrent la Toile.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
697 - La "Mère Denis"
La "Mère Denis", de son vrai nom JEANNE LE CALVE, brave et simple femme issue d'une France humble fut la victime consentante d'une infâme entreprise de proxénétisme mental orchestrée par des marchands de lessive sans scrupule.
Récupérée telle quelle par ces requins en cols blancs, son image a été ensuite refabriquée de toutes pièces, "reformatée" , érigée en symbole vertueux à destination d'une cause perverse, grâce à l'intersession dûment monnayée de spécialistes en marketing...
Ces vendeurs de rêves frelatés ont fait d'une digne vieillarde la plus grande prostituée de France, à son insu.
Obligée par contrat de se laisser filmer, de vendre son image minutieusement mise en scène, de pervertir sa personnalité, bref de se faire passer pour une vieille putain à la solde d'une cause purement "lessivière", la "Mère Denis" est morte dans l'indignité, entourée d'une aura mercantile abjecte dont ses proxénètes ambitieux ont su tirer le plus grand profil.
Que l'on me permette ici de modestement rétablir l'honneur bafoué de JEANNE LE CALVE.
Elle repose au cimetière de Saint-Hymer dans le Calvados.
Récupérée telle quelle par ces requins en cols blancs, son image a été ensuite refabriquée de toutes pièces, "reformatée" , érigée en symbole vertueux à destination d'une cause perverse, grâce à l'intersession dûment monnayée de spécialistes en marketing...
Ces vendeurs de rêves frelatés ont fait d'une digne vieillarde la plus grande prostituée de France, à son insu.
Obligée par contrat de se laisser filmer, de vendre son image minutieusement mise en scène, de pervertir sa personnalité, bref de se faire passer pour une vieille putain à la solde d'une cause purement "lessivière", la "Mère Denis" est morte dans l'indignité, entourée d'une aura mercantile abjecte dont ses proxénètes ambitieux ont su tirer le plus grand profil.
Que l'on me permette ici de modestement rétablir l'honneur bafoué de JEANNE LE CALVE.
Elle repose au cimetière de Saint-Hymer dans le Calvados.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
696 - Une idéale conception
Elle est pure, forte, belle.
Dure comme un granit, chaste à l'image de l'eau, aussi radieuse qu'une âme dans la nuit, elle effraie tout ce qui est sale, petit, misérable. Flamme sidérale, astre unique, son éclat est bleu, blanc, sobre.
Exigeante, elle vise l'impossible. Ennemie de l'imperfection, elle ne tolère pas l'ombre d'un cil. L'inconcevable est son royaume. Ses lois sont justes mais inapplicables. Invivable, elle n'a pas sa place chez les hommes. Vertueuse jusqu'à la folie, même les saints la trouvent trop blanche.
Elle ne sourit jamais. Presque jamais... Sa chair, c'est du marbre, ses yeux des diamants. Ou du charbon. Enfin, ils sont clairs, ils sont profonds, ils brillent... Ses pieds, ce sont des racines, sa tête ressemble à une auréole, son corps est une statue, son coeur bat pour des pierres, des étoiles, des hommes.
Elle est pure, forte, belle.
Elle dit des choses étranges, des mots éblouissants, des paroles douces, violentes. Et parfois incompréhensibles.
Personne ne la touche. Qui oserait ? On l'admire, la respecte, la craint, la fuit, la désire aussi. Belle, forte, pure, elle chante, pleure, prie, une lyre à la main, un serment aux lèvres, des sabots aux pieds. Ses bras s'ouvrent, se ferment, comme des ailes. Elle fixe le ciel, regarde en face, ferme les yeux... Belle, toujours elle est. Elle porte la lumière, répand le rêve, annonce l'infini. Mais combien elle est dure ! Intransigeante, sévère, grave... Et rayonnante. Hors de portée humaine.
Elle a un visage mais pas vraiment de nom. Nul ne sait qui elle est. Pour moi elle est un mystère.
Dure comme un granit, chaste à l'image de l'eau, aussi radieuse qu'une âme dans la nuit, elle effraie tout ce qui est sale, petit, misérable. Flamme sidérale, astre unique, son éclat est bleu, blanc, sobre.
Exigeante, elle vise l'impossible. Ennemie de l'imperfection, elle ne tolère pas l'ombre d'un cil. L'inconcevable est son royaume. Ses lois sont justes mais inapplicables. Invivable, elle n'a pas sa place chez les hommes. Vertueuse jusqu'à la folie, même les saints la trouvent trop blanche.
Elle ne sourit jamais. Presque jamais... Sa chair, c'est du marbre, ses yeux des diamants. Ou du charbon. Enfin, ils sont clairs, ils sont profonds, ils brillent... Ses pieds, ce sont des racines, sa tête ressemble à une auréole, son corps est une statue, son coeur bat pour des pierres, des étoiles, des hommes.
Elle est pure, forte, belle.
Elle dit des choses étranges, des mots éblouissants, des paroles douces, violentes. Et parfois incompréhensibles.
Personne ne la touche. Qui oserait ? On l'admire, la respecte, la craint, la fuit, la désire aussi. Belle, forte, pure, elle chante, pleure, prie, une lyre à la main, un serment aux lèvres, des sabots aux pieds. Ses bras s'ouvrent, se ferment, comme des ailes. Elle fixe le ciel, regarde en face, ferme les yeux... Belle, toujours elle est. Elle porte la lumière, répand le rêve, annonce l'infini. Mais combien elle est dure ! Intransigeante, sévère, grave... Et rayonnante. Hors de portée humaine.
Elle a un visage mais pas vraiment de nom. Nul ne sait qui elle est. Pour moi elle est un mystère.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
695 - Les mots denses
"Une goutte d'encre choit dans l'onde qui s'azure."
Décortiquons de plus près le minuscule événement à travers le prisme grossissant de la Plume...
L'art décrire, c'est l'or décrit par la mine et le plomb, c'est doser le sel, poser le mot, causer l'effet, ralentir d'un pas, avancer d'un pied, défaire le fil, mesurer le vers, vider la mer et remplir la mare.
Bref, changer le vers en soi en ver à soie et le faire valoir, puis changer le fer en foire, l'affaire en poire et finir par se désaltérer les poumons avec un grand verre de jus de pomme.
Revenons l'air de rien à la goutte d'encre qui au début de ce texte avait bleui l'eau... Garder le cap, retourner juste l'image et faire un sang avec cette ancre soudaine, la jeter par dessus bord, porter le voile, lever les yeux au ciel, ôter ses chaînes, briser les vagues puis se laisser emporter par le souffle du large. Écrire de la sorte c'est nécessairement tremper la plume, mouiller la poule et faire mousser le pont. Ce qui fait que le coq écume, que le vécu vaut l'écu et que l'écho fait la crête. Toujours conclure avec des enclumes : ça met de la neige dans la plume, de la brume dans la lune et du lustre dans l'astre.
Arrivé au terme de ce texte, vous remplissez une poire avec de l'eau salée, la pressez fort comme une citrouille afin d'en envoyer une bonne giclée dans l'oeil de celui qui vous écoute. Ébloui, il ouvrira grand la douche. Empoté comme une souche, mou comme un boulet, pâle comme l'éclair, il ne tombera jamais dans les os troubles. Les clichés pour la Plume sont des eaux claires, des fosses communes, des vrais pieux, des ratés par définition.
Sa bouche bée se fera fatalement bouée : vous sortirez sauf de ce fatras, vif de ce foin, sec de ce feu, fier de vous.
Décortiquons de plus près le minuscule événement à travers le prisme grossissant de la Plume...
L'art décrire, c'est l'or décrit par la mine et le plomb, c'est doser le sel, poser le mot, causer l'effet, ralentir d'un pas, avancer d'un pied, défaire le fil, mesurer le vers, vider la mer et remplir la mare.
Bref, changer le vers en soi en ver à soie et le faire valoir, puis changer le fer en foire, l'affaire en poire et finir par se désaltérer les poumons avec un grand verre de jus de pomme.
Revenons l'air de rien à la goutte d'encre qui au début de ce texte avait bleui l'eau... Garder le cap, retourner juste l'image et faire un sang avec cette ancre soudaine, la jeter par dessus bord, porter le voile, lever les yeux au ciel, ôter ses chaînes, briser les vagues puis se laisser emporter par le souffle du large. Écrire de la sorte c'est nécessairement tremper la plume, mouiller la poule et faire mousser le pont. Ce qui fait que le coq écume, que le vécu vaut l'écu et que l'écho fait la crête. Toujours conclure avec des enclumes : ça met de la neige dans la plume, de la brume dans la lune et du lustre dans l'astre.
Arrivé au terme de ce texte, vous remplissez une poire avec de l'eau salée, la pressez fort comme une citrouille afin d'en envoyer une bonne giclée dans l'oeil de celui qui vous écoute. Ébloui, il ouvrira grand la douche. Empoté comme une souche, mou comme un boulet, pâle comme l'éclair, il ne tombera jamais dans les os troubles. Les clichés pour la Plume sont des eaux claires, des fosses communes, des vrais pieux, des ratés par définition.
Sa bouche bée se fera fatalement bouée : vous sortirez sauf de ce fatras, vif de ce foin, sec de ce feu, fier de vous.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
694 - Les ailes de la Plume
On me dit méchant, sec, hautain. On m'attribue des flammes d'exception. On prétend que ne n'aime ni chiens ni enfants...
Je n'aurai certes pas le mauvais goût de nier ces vérités éclatantes.
J'ajoute que je chante la gloire de mon nom sur des tombes aux épitaphes effacées, que j'insulte des vaches au hasard en Normandie, que je traîne mes guêpes autour de cerceaux noirs et jaunes, que j'ai le mot pour luire, des larmes qui perlent, le secret de décrets subjectifs, des traits d'esprit suggestifs, des craies aux prix du sucre. Bref, que je suis un fat décrié, un joueur de chameaux décrit comme bosseur, un farceur de dindonneau qui bûche sur des tonneaux, ne roulant que pour braire : en fait un drôle d'âne plein d'air, une haute ruche perchée sur ses piques.
On affirme que je ne suis pas une tendre compagnie, que je refuse de chanter en choeur, que je porte des masques de rat. A ceux-là je réponds qu'en effet je ne suis guère "escargotiquement" conforme, que je ne marche qu'au son de mon luth, que je suis un authentique radin.
Certains me prêtent des sentiments peu flatteurs, des crachats longs, des humeurs rares. Il est vrai que j'aime morguer mon semblable. J'ai le port du gant blanc méprisant, la moue affectée, des impatiences pleines de prétentions.
La vérité, c'est que mes détracteurs voient des ânes là où m'apparaissent des pégases...
On me prend pour un cerf vaniteux, un porteur de rien du tout, un bégayeur de basse-cour, un gallinacé déplumé.
Je suis bien mieux que tout cela : mes pattes commencent par un R et finissent par un A. Entre les deux courent, rayés de la tête aux pieds et embaumés de mystère bien saboté, deux sacrés grands zèbres ailés.
Je n'aurai certes pas le mauvais goût de nier ces vérités éclatantes.
J'ajoute que je chante la gloire de mon nom sur des tombes aux épitaphes effacées, que j'insulte des vaches au hasard en Normandie, que je traîne mes guêpes autour de cerceaux noirs et jaunes, que j'ai le mot pour luire, des larmes qui perlent, le secret de décrets subjectifs, des traits d'esprit suggestifs, des craies aux prix du sucre. Bref, que je suis un fat décrié, un joueur de chameaux décrit comme bosseur, un farceur de dindonneau qui bûche sur des tonneaux, ne roulant que pour braire : en fait un drôle d'âne plein d'air, une haute ruche perchée sur ses piques.
On affirme que je ne suis pas une tendre compagnie, que je refuse de chanter en choeur, que je porte des masques de rat. A ceux-là je réponds qu'en effet je ne suis guère "escargotiquement" conforme, que je ne marche qu'au son de mon luth, que je suis un authentique radin.
Certains me prêtent des sentiments peu flatteurs, des crachats longs, des humeurs rares. Il est vrai que j'aime morguer mon semblable. J'ai le port du gant blanc méprisant, la moue affectée, des impatiences pleines de prétentions.
La vérité, c'est que mes détracteurs voient des ânes là où m'apparaissent des pégases...
On me prend pour un cerf vaniteux, un porteur de rien du tout, un bégayeur de basse-cour, un gallinacé déplumé.
Je suis bien mieux que tout cela : mes pattes commencent par un R et finissent par un A. Entre les deux courent, rayés de la tête aux pieds et embaumés de mystère bien saboté, deux sacrés grands zèbres ailés.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
693 - La grande chiasse nationale
Les journalistes opportunistes des radios et télévisions vont nous chier à répétition leurs bavasseries stériles sur les élections américaines. Nous allons recevoir en pleine face une de ces chiasses carabinées... La vidange journaleuse du siècle ! De la pure diarrhée de commentateur, du concentré de blabla pour citoyen de base épris d'égalité intestinale.
Tous les orifices de la presse vont nous pisser dessus, nous arroser jusqu'aux os avec des tonnes de verbiages liquéfiés. Nous verrons apparaître sur nos écrans les têtes pomponnées des journalistes-stars tous plus baveux les uns que les autres. Histoire de nous soûler jusqu'à la moelle avec leurs chiassures de journaleux se prenant pour des missionnaires de grandes causes. Ils vont nous en nous faire bouffer du vote américain, jusqu'à nous en faire crever la cervelle !
Et le "Figaro" qui va y aller joyeusement de sa purée journalistique en quatre pages ! Commentaires de commentaires, analyses d'analyses... Bref de la bonne soupe politiqueuse en entrée, en plat et en dessert pour le bon peuple avide d'informations ! Des millions de lobotomisés volontaires déjà saturés de reportages télévisés, de commentaires radiophoniques vont encore ingurgiter goulûment la bouillie de marrons pondue, assaisonnée, cuite, digérée et re-digérée par le "Figaro" en guise de thés matinaux.
Sur le trajet de leurs bureaux, il vont s'en remettre une énième couche par les deux oreilles en augmentant le volume de leurs radios pour être sûrs de ne rien rater du grand tremblement de l'Univers qui ébranle les terres yankees. Tous les organes de la presse sont persuadés d'être investis de la mission la plus sacrée de l'année... Et puis le soir à la télévision les français moyens, parce qu'ils ne s'estimeront pas assez gavés "d'élec-chieries", vont encore se taper des heures durant les têtes enfarinées des journalistes, se repaître de leur dégueulis de politicardeux ratés, se laisser éblouir par l'éclat douteux de vieilles coches bistourisées !
Tout ça pour voir accoucher un mulot final (résultat du vote : soit blanc, soit noir) qui dès le lendemain ne fera plus dévier d'un millimètre la disposition des intestins des compatriotes. La grande chiasse généralisée sera passée, le peuple des constipés reprendra ses habitudes de ruminants-citoyens. Jusqu'à la prochaine colique nationale.
Tous les orifices de la presse vont nous pisser dessus, nous arroser jusqu'aux os avec des tonnes de verbiages liquéfiés. Nous verrons apparaître sur nos écrans les têtes pomponnées des journalistes-stars tous plus baveux les uns que les autres. Histoire de nous soûler jusqu'à la moelle avec leurs chiassures de journaleux se prenant pour des missionnaires de grandes causes. Ils vont nous en nous faire bouffer du vote américain, jusqu'à nous en faire crever la cervelle !
Et le "Figaro" qui va y aller joyeusement de sa purée journalistique en quatre pages ! Commentaires de commentaires, analyses d'analyses... Bref de la bonne soupe politiqueuse en entrée, en plat et en dessert pour le bon peuple avide d'informations ! Des millions de lobotomisés volontaires déjà saturés de reportages télévisés, de commentaires radiophoniques vont encore ingurgiter goulûment la bouillie de marrons pondue, assaisonnée, cuite, digérée et re-digérée par le "Figaro" en guise de thés matinaux.
Sur le trajet de leurs bureaux, il vont s'en remettre une énième couche par les deux oreilles en augmentant le volume de leurs radios pour être sûrs de ne rien rater du grand tremblement de l'Univers qui ébranle les terres yankees. Tous les organes de la presse sont persuadés d'être investis de la mission la plus sacrée de l'année... Et puis le soir à la télévision les français moyens, parce qu'ils ne s'estimeront pas assez gavés "d'élec-chieries", vont encore se taper des heures durant les têtes enfarinées des journalistes, se repaître de leur dégueulis de politicardeux ratés, se laisser éblouir par l'éclat douteux de vieilles coches bistourisées !
Tout ça pour voir accoucher un mulot final (résultat du vote : soit blanc, soit noir) qui dès le lendemain ne fera plus dévier d'un millimètre la disposition des intestins des compatriotes. La grande chiasse généralisée sera passée, le peuple des constipés reprendra ses habitudes de ruminants-citoyens. Jusqu'à la prochaine colique nationale.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
692 - Bal du 14 juillet
Ce soir toute la gueusaille du village est réunie à la salle des fêtes pour le bal annuel offert par l'État français.
Il y a le maire trônant dans l'étable républicaine, ivrogne notoire à peu près illettré qui remplit les actes officiels avec des fautes de cancre de sixième. L'Eugène est à ses côtés, fier comme un bouseux qu'il est sous prétexte que cette année la commune l'a désigné pour ranger les chaises et les tables de la salle des fêtes. Il se prend pour le premier adjoint le temps d'une soirée, pénétré de son auguste insignifiance.
Il y a de la trompette dans l'air, du gros tambour, des rires gras et des éclats de canettes. Pourtant ici on boit du rosée, une tradition du village. Enfin, on mélange la bière en canettes et le rosée. C'est pas tous les jours 14 juillet !
Tandis que le drapeau tricolore flotte au-dessus des fêtards, la Gisèle a des vapeurs crapuleuses et le Bertrand bégaye tout seul, déjà ivre-mort alors que l'accordéon n'a pas encore donné le signal de départ... Signes que la fête sera belle cette année.
Écoutons plutôt le maire qui prend la parole en guise d'ouverture des festivités :
- Mes chers concitoyens et administrés et néanmoins amis, cette année je ne serais trop (SIC) recommander de prôner la modération en les lieux publics de cette fête que je vais avoir la joie de pouvoir en être à la tête au nom de la République française. Il faut que je vais vous rabattre (SIC) les oreilles avec un espèce de répétition forcée pour que vous comprenez qu'il faut pas aller conduire en boivant trop...
Applaudissements, sifflets de joie, rires rauques d'approbation !
- J'ajoute, j'ajoute que pour faire bonne figure aux administrés qui boivront comme il faut pas contre la loi, que la loi elle sera a leur regard vigoureuse de réprovation ! Qu'on se le dise et que la fête commence ! Vive la République, vive la France et vive... !
Les accordéons en délire ne laissent pas le temps au maire de finir son allocution ! Les hommes et les femmes aussitôt forment un amas chorégraphique douteux, bancal, embaumé d'odeurs de transpiration, de friture et de rosée exhalé avec d'odieuses éructations...
Passons sur les détails ignobles du déroulement de la soirée et faisons le bilan.
A deux heures du matin lorsque tout est fini, on ramasse un comateux éthylique, un assommé, deux assoiffés dont le propre fils du maire, trois endormis jusqu'à l'aube dont un dans le fossé non loin de la salle des fêtes, deux futures avortées, trois dépucelages, quatre cocus, une arcade sourcilière à recoudre et quelques dégâts matériels secondaires, sans compter les menues blessures par éclats de verre.
Et pour finir, étendu dans un coin de la salle des fêtes, le visage baignant dans une marre de rosée régurgité et mêlé du tabac de son propre mégot écrasé mais néanmoins toujours collé à sa lèvre inférieure, le maire.
Il y a le maire trônant dans l'étable républicaine, ivrogne notoire à peu près illettré qui remplit les actes officiels avec des fautes de cancre de sixième. L'Eugène est à ses côtés, fier comme un bouseux qu'il est sous prétexte que cette année la commune l'a désigné pour ranger les chaises et les tables de la salle des fêtes. Il se prend pour le premier adjoint le temps d'une soirée, pénétré de son auguste insignifiance.
Il y a de la trompette dans l'air, du gros tambour, des rires gras et des éclats de canettes. Pourtant ici on boit du rosée, une tradition du village. Enfin, on mélange la bière en canettes et le rosée. C'est pas tous les jours 14 juillet !
Tandis que le drapeau tricolore flotte au-dessus des fêtards, la Gisèle a des vapeurs crapuleuses et le Bertrand bégaye tout seul, déjà ivre-mort alors que l'accordéon n'a pas encore donné le signal de départ... Signes que la fête sera belle cette année.
Écoutons plutôt le maire qui prend la parole en guise d'ouverture des festivités :
- Mes chers concitoyens et administrés et néanmoins amis, cette année je ne serais trop (SIC) recommander de prôner la modération en les lieux publics de cette fête que je vais avoir la joie de pouvoir en être à la tête au nom de la République française. Il faut que je vais vous rabattre (SIC) les oreilles avec un espèce de répétition forcée pour que vous comprenez qu'il faut pas aller conduire en boivant trop...
Applaudissements, sifflets de joie, rires rauques d'approbation !
- J'ajoute, j'ajoute que pour faire bonne figure aux administrés qui boivront comme il faut pas contre la loi, que la loi elle sera a leur regard vigoureuse de réprovation ! Qu'on se le dise et que la fête commence ! Vive la République, vive la France et vive... !
Les accordéons en délire ne laissent pas le temps au maire de finir son allocution ! Les hommes et les femmes aussitôt forment un amas chorégraphique douteux, bancal, embaumé d'odeurs de transpiration, de friture et de rosée exhalé avec d'odieuses éructations...
Passons sur les détails ignobles du déroulement de la soirée et faisons le bilan.
A deux heures du matin lorsque tout est fini, on ramasse un comateux éthylique, un assommé, deux assoiffés dont le propre fils du maire, trois endormis jusqu'à l'aube dont un dans le fossé non loin de la salle des fêtes, deux futures avortées, trois dépucelages, quatre cocus, une arcade sourcilière à recoudre et quelques dégâts matériels secondaires, sans compter les menues blessures par éclats de verre.
Et pour finir, étendu dans un coin de la salle des fêtes, le visage baignant dans une marre de rosée régurgité et mêlé du tabac de son propre mégot écrasé mais néanmoins toujours collé à sa lèvre inférieure, le maire.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
691 - Un cri vers le ciel
Les cloches de la cathédrale sonnèrent dans la clarté du matin, assourdissantes.
Attiré par les clameurs de l'airain, je m'approchai du monument. Concert dantesque qui hurlait au ciel la piété des hommes !
Je demeurai au pied de l'édifice, fasciné, un peu terrifié aussi. La pierre vrombissait, la cathédrale entière formant une caisse de résonance géante. Telle une montagne solennelle aux ailes de titan, à la gueule vulcanale, le vaisseau grondait.
La silhouette gothique qui se détachait dans le ciel éclatait de sainte fureur. Des corbeaux tournoyaient au-dessus de ses multiples sommets. La voix des bourdons montait toujours, emplissant la nue... Bientôt ce fut la tempête. Un orage de sons sourds, denses, graves, qui devint égal, uniforme puis quasi silencieux : je n'entendis plus les cloches mais à la place, un son pur.
Un léger sifflement. Une note légère, fine, aérienne.
Le choeur du métal, par sa beauté simple, saine, brutale, avait déclenché en moi une nouvelle capacité à entendre, l'ouverture d'autres yeux, l'éveil d'une autre conscience. Les cloches agissaient sur moi de la même façon que le bruit sourd d'une trompe met le cristal en vibration. Ou de manière plus imagée, pareil au son rauque du cor qui occasionne un chant de flûte à travers le verre qu'il fait vibrer. J'accédai à une réalité supérieure. Une transfiguration de ma sensibilité ordinaire, de mes capacités de réception matérielle venait de s'opérer : j'entendais l'inaudible.
Le son des cloches était derrière moi, je n'entendais plus que son essence, une musique fluette, comme si je percevais l'âme et non plus le corps des choses.
Bientôt le silence fut total autour de moi, bien que le clocher fût en branle. Juste la voix d'un ange, la corde d'un séraphin, le rire d'un esprit au-dessus de moi...
Emporté par le vent de la Beauté, j'étais parvenu jusqu'à la source du Mystère. Un bref, très bref instant. L'illumination fut furtive : en baissant les yeux vers le parvis, tout redevint fracassant.
Je restai un moment, troublé, décontenancé avant de m'éloigner, le pas chancelant. Les cloches derrière moi sonnaient toujours à la volée. Puis s'éteignirent progressivement. C'est là que j'entendis à nouveau la Voix Suprême qui m'avait emmené si haut un instant plus tôt, mais sous une forme inattendue cette fois : la tourmente du "carillon" passée, les corbeaux prenant le relais se mirent à croasser longtemps, longtemps dans l'azur...
Attiré par les clameurs de l'airain, je m'approchai du monument. Concert dantesque qui hurlait au ciel la piété des hommes !
Je demeurai au pied de l'édifice, fasciné, un peu terrifié aussi. La pierre vrombissait, la cathédrale entière formant une caisse de résonance géante. Telle une montagne solennelle aux ailes de titan, à la gueule vulcanale, le vaisseau grondait.
La silhouette gothique qui se détachait dans le ciel éclatait de sainte fureur. Des corbeaux tournoyaient au-dessus de ses multiples sommets. La voix des bourdons montait toujours, emplissant la nue... Bientôt ce fut la tempête. Un orage de sons sourds, denses, graves, qui devint égal, uniforme puis quasi silencieux : je n'entendis plus les cloches mais à la place, un son pur.
Un léger sifflement. Une note légère, fine, aérienne.
Le choeur du métal, par sa beauté simple, saine, brutale, avait déclenché en moi une nouvelle capacité à entendre, l'ouverture d'autres yeux, l'éveil d'une autre conscience. Les cloches agissaient sur moi de la même façon que le bruit sourd d'une trompe met le cristal en vibration. Ou de manière plus imagée, pareil au son rauque du cor qui occasionne un chant de flûte à travers le verre qu'il fait vibrer. J'accédai à une réalité supérieure. Une transfiguration de ma sensibilité ordinaire, de mes capacités de réception matérielle venait de s'opérer : j'entendais l'inaudible.
Le son des cloches était derrière moi, je n'entendais plus que son essence, une musique fluette, comme si je percevais l'âme et non plus le corps des choses.
Bientôt le silence fut total autour de moi, bien que le clocher fût en branle. Juste la voix d'un ange, la corde d'un séraphin, le rire d'un esprit au-dessus de moi...
Emporté par le vent de la Beauté, j'étais parvenu jusqu'à la source du Mystère. Un bref, très bref instant. L'illumination fut furtive : en baissant les yeux vers le parvis, tout redevint fracassant.
Je restai un moment, troublé, décontenancé avant de m'éloigner, le pas chancelant. Les cloches derrière moi sonnaient toujours à la volée. Puis s'éteignirent progressivement. C'est là que j'entendis à nouveau la Voix Suprême qui m'avait emmené si haut un instant plus tôt, mais sous une forme inattendue cette fois : la tourmente du "carillon" passée, les corbeaux prenant le relais se mirent à croasser longtemps, longtemps dans l'azur...
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
690 - Alphonse Trapu
Alphonse Trapu est un provincial fini, farouchement enraciné dans ses sillons. Un drôle de corbeau niché au fin fond du cul de la France...
C'est un provincial, un vrai, un dur, un qui pue le fromage et le gros sec jusqu'au fond du gosier. Un des "comme on n'en fait plus", un tout crotté de la tête aux pieds. Un de ceux "à qui on ne la fait pas". Un provincial irréductible, incorrigible, incorruptible... Irrécupérable. Définitivement, désespérément, dramatiquement allergique à la capitale.
Bref, un bouseux dans la tête, dans le coeur et dans l'âme, fier de son sort, ne souhaitant pas d'autre horizon que son clocher ni de piédestal plus haut que son tas de fumier.
A ses yeux tout citadin est un ennemi : un fainéant, une mauviette, voire une tapette.
Toutes les femmes qui ne portent pas sabot au pied sont pour lui nécessairement des "grosses morues de la ville", des "vraies putains de Paris", ou bien des "sales fumures de dépensières"...
Comme on le voit, Alphonse Trapu a des préjugés d'un autre âge, des sentiments d'un autre monde et ne fait pas dans la dentelle pour les exprimer ! D'ailleurs il ne se gêne pas pour cracher ce qu'il a sur le coeur à chaque fois que l'occasion se présente, c'est à dire quasiment jamais étant donné qu'il vit reclus dans son trou comme un vieux sanglier.
Chez lui pas d'électricité, pas d'eau courante, pas de savon.
Il s'éclaire à la chandelle, se chauffe à la cheminée, se "frotte la couenne" avec la cendre. Tout à l'ancienne.
D'une pingrerie prodigieuse, il économise sous après sou, jour après jour, âprement, patiemment, éperdument. Depuis toujours il se prive de tout. Pour rien, ou presque : juste pour le plaisir stérile d'économiser.
Dur avec lui-même, impitoyable avec les autres, il se lève tôt et se couche tard été comme hiver, refuse de s'accorder le moindre baume, la plus petite douceur, et tout cela pour ne surtout pas ressembler à ces "sacrés fainéants de bourriquots de pédés de parisiens" qu'il a en horreur...
Notre bonhomme est un phénomène. Un être fruste, arriéré, peu amène. Cependant j'apprécie sa compagnie dénuée de simagrée, son odeur saine de foin et de crottin de cheval, ses outrances empreintes d'un certain bon sens. J'apprécie sa rébellion bien plus que la délicatesse, la sophistication de bien de ses contemporains dégénérés à l'extrême eux. Je préfère côtoyer ce "rebelle des bois" qui me fait rire et m'inspire plutôt qu'à l'opposé ces dénaturés qui m'affligent.
Alphonse Trapu est le dernier des Mohican de notre société embourgeoisée, le hibou mal emplumé de nos esprits abrutis par le vacarme ambiant, de nos coeurs endormis ayant rompu le contrat millénaire qui les liaient à la terre nourricière paysanne. Mais laissons le dernier mot au héros de cette histoire :
- "Sacrés fainéants de bourriquots de pédés de parisiens !"
C'est un provincial, un vrai, un dur, un qui pue le fromage et le gros sec jusqu'au fond du gosier. Un des "comme on n'en fait plus", un tout crotté de la tête aux pieds. Un de ceux "à qui on ne la fait pas". Un provincial irréductible, incorrigible, incorruptible... Irrécupérable. Définitivement, désespérément, dramatiquement allergique à la capitale.
Bref, un bouseux dans la tête, dans le coeur et dans l'âme, fier de son sort, ne souhaitant pas d'autre horizon que son clocher ni de piédestal plus haut que son tas de fumier.
A ses yeux tout citadin est un ennemi : un fainéant, une mauviette, voire une tapette.
Toutes les femmes qui ne portent pas sabot au pied sont pour lui nécessairement des "grosses morues de la ville", des "vraies putains de Paris", ou bien des "sales fumures de dépensières"...
Comme on le voit, Alphonse Trapu a des préjugés d'un autre âge, des sentiments d'un autre monde et ne fait pas dans la dentelle pour les exprimer ! D'ailleurs il ne se gêne pas pour cracher ce qu'il a sur le coeur à chaque fois que l'occasion se présente, c'est à dire quasiment jamais étant donné qu'il vit reclus dans son trou comme un vieux sanglier.
Chez lui pas d'électricité, pas d'eau courante, pas de savon.
Il s'éclaire à la chandelle, se chauffe à la cheminée, se "frotte la couenne" avec la cendre. Tout à l'ancienne.
D'une pingrerie prodigieuse, il économise sous après sou, jour après jour, âprement, patiemment, éperdument. Depuis toujours il se prive de tout. Pour rien, ou presque : juste pour le plaisir stérile d'économiser.
Dur avec lui-même, impitoyable avec les autres, il se lève tôt et se couche tard été comme hiver, refuse de s'accorder le moindre baume, la plus petite douceur, et tout cela pour ne surtout pas ressembler à ces "sacrés fainéants de bourriquots de pédés de parisiens" qu'il a en horreur...
Notre bonhomme est un phénomène. Un être fruste, arriéré, peu amène. Cependant j'apprécie sa compagnie dénuée de simagrée, son odeur saine de foin et de crottin de cheval, ses outrances empreintes d'un certain bon sens. J'apprécie sa rébellion bien plus que la délicatesse, la sophistication de bien de ses contemporains dégénérés à l'extrême eux. Je préfère côtoyer ce "rebelle des bois" qui me fait rire et m'inspire plutôt qu'à l'opposé ces dénaturés qui m'affligent.
Alphonse Trapu est le dernier des Mohican de notre société embourgeoisée, le hibou mal emplumé de nos esprits abrutis par le vacarme ambiant, de nos coeurs endormis ayant rompu le contrat millénaire qui les liaient à la terre nourricière paysanne. Mais laissons le dernier mot au héros de cette histoire :
- "Sacrés fainéants de bourriquots de pédés de parisiens !"
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
689 - Les abrutis de base
Je reçois souvent des commentaires injurieux de la part de gens sans subtilité ni discernement (et visiblement, hélas ! sans grande instruction) lorsque sur des forums je poste mes textes à propos des aberrations et dérives faites autour de la pédophilie, phénomène parfois révélateur du fond des êtres. Lorsque je dénonce ou constate les hypocrisies et travers inhérents au problème, certains enragés, véritables "chair à canon des médias", réagissent promptement à mes propos, fonçant comme des taureaux, aveuglés, abêtis, animalisés par une haine comique et stupide. Ces pantins primaires (que je crois assez dangereux tout de même à lire certaines de leurs réactions) tirent sur tout ce qui a l'apparence de la cible qu'on leur a désignée.
Quand ils lisent mes textes, dès les premières lignes ils voient rouge, me taxent de "sale pédophile", aveuglés qu'ils sont par le terme "pédophilie" et le ton posé que j'emploie. A leurs yeux ma réflexion sur le sujet est assimilée à une franche caution intellectuelle pour la pédophilie, à une véritable affinité pour les pédophiles, à une promotion éhontée pour les pratiques pédophiles...
Bref, ils voient en moi un pédophile à abattre, du moins un pro-pédophile faisant purement et simplement l'apologie de la pédophilie.
Convaincus d'avoir déniché à travers moi LE pédophile, un vrai de vrai, au-delà de la caricature, et trop heureux d'avoir trouvé par la même occasion le putching-ball sur-mesure de leurs rêves, prétexte parfait à leur bestialité d'abrutis, ils s'alarment, alertent, se mettent dans tous leurs états !
Ils sont d'autant plus heureux de leur trouvaille "internautique" qu'ils s'imaginent être tombés sur un pédophile assez inconscient, carrément suicidaire, ou bien complètement fou pour, non content de prôner au grand jour la pédophilie active, se permettre de signer de son nom et de mettre ses coordonnées au bas de ses criminels aveux ! A force de voir des pédophiles partout sur Internet, ils ont fini par en trouver un, un gros, un vrai, un qui avoue, un qui le crie sur la toile, un qui écrit noir sur blanc : "JE SUIS UN PEDOPHILE"...
C'est à la fois comique et triste. Comique à cause du spectacle hilarant de leur bêtise : on croirait avoir affaire à ces personnages grotesques de bandes dessinées faits tout d'un bloc de brutalité et de naïveté mêlées. Triste car c'est sur ces êtres primaires, aisément malléables, dénués de réflexion et ne réagissant que par des "coups de sang", que comptent certains médias et hommes politiques peu scrupuleux pour mieux fabriquer, diriger, manipuler, anesthésier ou exacerber leurs passions, qui serviront leur cause.
Pour ces sinistres redresseurs de torts, justiciers de foire, je suis un pédophile. Ils ont lu mes textes, ils ont lu mes réflexions, à partir de là rien ni personne ne pourra ôter de leur tête cette vérité. Et toutes mes tentatives d'explications pour leur faire comprendre le contraire seront interprétées par eux comme autant d'aveux supplémentaires...
Ce qui est terrible, c'est de constater les ravages de l'inculture associée à la bêtise. Certains citoyens de base ne savent pas lire les textes les plus élémentaires ni raisonner comme des adultes responsables. J'écris blanc, ils lisent noir.
C'est vraiment terrible car par-delà mon simple cas personnel (qui n'est qu'anecdotique), c'est à ces gens-là qu'on donne le droit de vote.
Quand ils lisent mes textes, dès les premières lignes ils voient rouge, me taxent de "sale pédophile", aveuglés qu'ils sont par le terme "pédophilie" et le ton posé que j'emploie. A leurs yeux ma réflexion sur le sujet est assimilée à une franche caution intellectuelle pour la pédophilie, à une véritable affinité pour les pédophiles, à une promotion éhontée pour les pratiques pédophiles...
Bref, ils voient en moi un pédophile à abattre, du moins un pro-pédophile faisant purement et simplement l'apologie de la pédophilie.
Convaincus d'avoir déniché à travers moi LE pédophile, un vrai de vrai, au-delà de la caricature, et trop heureux d'avoir trouvé par la même occasion le putching-ball sur-mesure de leurs rêves, prétexte parfait à leur bestialité d'abrutis, ils s'alarment, alertent, se mettent dans tous leurs états !
Ils sont d'autant plus heureux de leur trouvaille "internautique" qu'ils s'imaginent être tombés sur un pédophile assez inconscient, carrément suicidaire, ou bien complètement fou pour, non content de prôner au grand jour la pédophilie active, se permettre de signer de son nom et de mettre ses coordonnées au bas de ses criminels aveux ! A force de voir des pédophiles partout sur Internet, ils ont fini par en trouver un, un gros, un vrai, un qui avoue, un qui le crie sur la toile, un qui écrit noir sur blanc : "JE SUIS UN PEDOPHILE"...
C'est à la fois comique et triste. Comique à cause du spectacle hilarant de leur bêtise : on croirait avoir affaire à ces personnages grotesques de bandes dessinées faits tout d'un bloc de brutalité et de naïveté mêlées. Triste car c'est sur ces êtres primaires, aisément malléables, dénués de réflexion et ne réagissant que par des "coups de sang", que comptent certains médias et hommes politiques peu scrupuleux pour mieux fabriquer, diriger, manipuler, anesthésier ou exacerber leurs passions, qui serviront leur cause.
Pour ces sinistres redresseurs de torts, justiciers de foire, je suis un pédophile. Ils ont lu mes textes, ils ont lu mes réflexions, à partir de là rien ni personne ne pourra ôter de leur tête cette vérité. Et toutes mes tentatives d'explications pour leur faire comprendre le contraire seront interprétées par eux comme autant d'aveux supplémentaires...
Ce qui est terrible, c'est de constater les ravages de l'inculture associée à la bêtise. Certains citoyens de base ne savent pas lire les textes les plus élémentaires ni raisonner comme des adultes responsables. J'écris blanc, ils lisent noir.
C'est vraiment terrible car par-delà mon simple cas personnel (qui n'est qu'anecdotique), c'est à ces gens-là qu'on donne le droit de vote.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
688 - Le mollusque venimeux de Hollywood
Lorsqu'on assiste à une séance de cinéma américain dit "grand public" avec un minimum d'esprit critique, on s'aperçoit que la formidable machine de propagande que constitue le phénomène a durablement modelé la sensibilité dans notre société. Il est évident que la "culture" cinématographique yankee est un produit de consommation universel à hautes teneurs en mensonges, clichés éculés et anesthésiques mentaux, sorte de hamburger cérébral destiné à asseoir l'hégémonie culturelle américaine dans le monde.
Les films "grand public" sortant de Hollywood, tissés sur une trame invariable, servent avant tout à conditionner les esprits, à les aliéner insidieusement à la cause militaire, culturelle et sociale de l'Amérique du Nord tout en enrichissant leurs auteurs à la solde des protagonistes hauts placés qui depuis toujours agitent les ficelles dans l'ombre. Les valeurs défendues à travers les productions hollywoodiennes éclatent à chaque scène :
- Vive l'Amérique !
- Buvez du Coca-Cola !
- Achetez-nous encore des films !
Gigantesque usine à faire de l'argent, mais également pieuvre "décérébrante" aux infrastructures planétaires tentaculaires répandant le poison d'une pensée unilatérale, asservissante, despotique, le cinéma commercial américain a su exploiter les faiblesses de chaque génération, flatter d'un bout à l'autre la gamme des sentiments humains les plus triviaux. Ressorts grossiers mais efficaces.
L'encre du monstre hollywoodien qui dans un vocabulaire bêtifiant écrit sur les écrans de la terre entière ses lois iniques est d'autant plus toxique que, sournoise, elle est inoculée sous forme ludique, formatée, prédigérée : plus la victime en reçoit, moins elle s'en rend compte et plus ses capteurs cérébraux de l'imbécillité, source de béatitude crétinisantes, sont réceptifs.
L'image dans ce contexte, paradoxalement, sert d'écran : elle éblouit, assomme, abrutit pour mieux faire avaler le venin. Violence, vice, vulgarité, argent, superficialité, laideur sont la principale esthétique du cinéma issu des studios de Hollywood. Doté de vertus léthargiques et "imbécillisantes" puissantes, le cinéma américain est un produit de consommation courante dangereux.
A déconseiller absolument pour la bonne santé morale, mentale et culturelle de tout honnête homme digne de ce nom.
Les films "grand public" sortant de Hollywood, tissés sur une trame invariable, servent avant tout à conditionner les esprits, à les aliéner insidieusement à la cause militaire, culturelle et sociale de l'Amérique du Nord tout en enrichissant leurs auteurs à la solde des protagonistes hauts placés qui depuis toujours agitent les ficelles dans l'ombre. Les valeurs défendues à travers les productions hollywoodiennes éclatent à chaque scène :
- Vive l'Amérique !
- Buvez du Coca-Cola !
- Achetez-nous encore des films !
Gigantesque usine à faire de l'argent, mais également pieuvre "décérébrante" aux infrastructures planétaires tentaculaires répandant le poison d'une pensée unilatérale, asservissante, despotique, le cinéma commercial américain a su exploiter les faiblesses de chaque génération, flatter d'un bout à l'autre la gamme des sentiments humains les plus triviaux. Ressorts grossiers mais efficaces.
L'encre du monstre hollywoodien qui dans un vocabulaire bêtifiant écrit sur les écrans de la terre entière ses lois iniques est d'autant plus toxique que, sournoise, elle est inoculée sous forme ludique, formatée, prédigérée : plus la victime en reçoit, moins elle s'en rend compte et plus ses capteurs cérébraux de l'imbécillité, source de béatitude crétinisantes, sont réceptifs.
L'image dans ce contexte, paradoxalement, sert d'écran : elle éblouit, assomme, abrutit pour mieux faire avaler le venin. Violence, vice, vulgarité, argent, superficialité, laideur sont la principale esthétique du cinéma issu des studios de Hollywood. Doté de vertus léthargiques et "imbécillisantes" puissantes, le cinéma américain est un produit de consommation courante dangereux.
A déconseiller absolument pour la bonne santé morale, mentale et culturelle de tout honnête homme digne de ce nom.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
687 - La perversité de certains anti-pédophiles
Un anti-pédophile sur un forum déclarait un jour : "Si je rencontre un pédophile t'en fais pas il passera un sale moment !". Je vous livre la réponse circonstanciée que je lui fis :
Vous dites cela parce que vous n'en êtes pas un et que ça vous donne une certaine honorabilité de vous poser en anti-pédophile de base ? Ça vous rassure de n'en être pas ? Ça vous donne bonne conscience de jouer au justicier face aux pédophiles ?
Ça vous permet de vous dire à vous-même et de montrer aux autres : "Vous voyez, moi je n'en suis pas !"... Noble réaction ! Vous me faites songer à ces honnêtes gens qui crient "A MORT" quand on mène l'assassin à l'échafaud.
Vous prenez même les devants, en jugeant qu'un pédophile devrait "passer un sale moment" s'il vous rencontrait... Sans que celui-ci ne vous demande rien. Juste par le caprice de votre décision, en vertu de ce droit auto-proclamé, auto-octroyé, parfaitement arbitraire, que vous dicte votre bonne conscience... Bonne conscience tellement empressée de redresser les torts des autres, et particulièrement en ce qui concerne les pédophiles... Vous courez, volez vers les pédophiles avec votre glaive justicier.
A quand les ratonnades anti-pédophiles ?
Jugement des bonnes consciences qui ont l'impression de se blanchir en noircissant l'autre (à bon compte, la loi étant pour eux).
L'autre c'est-à-dire le sale, le méchant, le mauvais, le pas beau, le bête, le pas pareil, bref celui qui n'est pas soi, qui en aucun cas ne saurait être soi !
Justice des injustes qui s'ignorent...
J'ai toujours été perplexe face à la propension des braves, honnêtes, bonnes gens à condamner en choeur ce et ceux qu'on leur désigne officiellement comme "l'ennemi à abattre"... Brave gens si prompts à réagir (et avec une telle vigueur, avec quelle virulence !) devant le chiffon rouge que leur tendent les médias !
Du jour au lendemain les masses placides peuvent s'enflammer, se passionner pour des parties de cirque sociales initiées, engagées par les médias. Juste pour un article paru dans le journal, un reportage diffusé sur TF1 mettant le feu à la poudre populacière... L'arène de la sottise de temps à autre se peuple de bovins enragés, assoiffés du sang du pédophile, de repentir de bandits, bref assoiffés de vengeance envers les méchants, qu'ils ne sont pas, eux au moins...
La pédophilie est la meilleure excuse de ces enragés : enfin un bon sujet pour se défouler sans crainte d'être jugé, traité de barbare, de salaud, enfin on va pouvoir "casser du méchant", se défouler de notre trop plein d'agressivité avec l'assentiment des médias, des voisins, et même du pape !
Les jeux du cirques rêvés en somme.
Le pédophile a un énorme avantage : il permet à l'honnête citoyen de se dédouaner de ses mauvais penchants. Avec un pédophile, le brave payeur d'impôts peut déverser ses excréments sur son prochain. Personne ne le lui reprochera. Alors profitons-en, se dit-il en lui-même !
Bien entendu, tout cela est inconscient chez la roture. La gent hurleuse et anti-pédophile croit sincèrement à la pureté de son ire.
Entendons-nous : mon propos n'est nullement de défendre les pédophiles, simplement de souligner la sinistre, hideuse réalité qui se cache sous cette haine anti-pédophile aux apparences si respectables qu'arborent fièrement les braves citoyens, tellement écoeurés par les agissement des pédophiles qu'ils n'hésitent pas à afficher leur vrai visage de justiciers sadiques, pervers, injustes, voire parfois franchement hypocrites...
Cette fureur avec laquelle les anti-pédophiles, enragés, violents (et fiers de l'être) se ruent sur leurs ennemis légalement déclarés me semble trop suspecte.
Je prétends que le pédophile est le révélateur des noirceurs des braves citoyens.
Cela n'a rien à voir avec le problème de la pédophilie en lui-même. Je ne prends aucunement la défense des pédophiles je le répète, je me permets seulement de mettre le doigt sur la réalité cachée des choses, celle que les médias n'auront jamais le courage ou simplement l'idée d'aborder, ne serait-ce que par respect, décence (encore une bonne excuse pour ne pas déplaire au lectorat ?) vis-à-vis des victimes de pédophiles.
Mais ni le respect des victimes ni la décence n'autorisent à censurer la vérité, encore moins la vérité cachée. Dans le domaine si trouble des méandres et contradictions de l'âme humaine, j'estime que nous devrions être encore plus exigeants, faire preuve d'encore plus de prudence, de clairvoyance. C'est précisément ce qui est hypocritement caché, inconsciemment mis sous chape de plomb au fond des êtres prétendus honnêtes qu'il faut révéler, exposer au grand jour, dénoncer. Et non pas stérilement accuser ce qui est tellement évident : la pédophilie.
Trop facile de dénoncer ces évidences... Cela est à la portée du premier veau venu. Si je n'ai jamais dénoncé ouvertement et avec des grands mots les pédophiles dans mes textes, c'est tout simplement parce que la chose me semble aller tellement de soi qu'aborder le sujet serait parfaitement déplacé, inutile, stérile. Il n'y que les "journaleux" à la solde de la sensibilité populaire pour défoncer ce genre de porte ouverte.
La pédophilie devrait être le problème de la Justice et non pas des justiciers du dimanche qui se permettent d'adopter des attitudes scandalisées qui leur procurent le clinquant sentiment d'être meilleurs, plus respectables, bref qui les dédouanent de leurs petits vices et autres misères, tares et travers. Ils se sentent tellement plus beaux, plus grands, plus blancs, plus dignes face à un pédophile !
Vous dites cela parce que vous n'en êtes pas un et que ça vous donne une certaine honorabilité de vous poser en anti-pédophile de base ? Ça vous rassure de n'en être pas ? Ça vous donne bonne conscience de jouer au justicier face aux pédophiles ?
Ça vous permet de vous dire à vous-même et de montrer aux autres : "Vous voyez, moi je n'en suis pas !"... Noble réaction ! Vous me faites songer à ces honnêtes gens qui crient "A MORT" quand on mène l'assassin à l'échafaud.
Vous prenez même les devants, en jugeant qu'un pédophile devrait "passer un sale moment" s'il vous rencontrait... Sans que celui-ci ne vous demande rien. Juste par le caprice de votre décision, en vertu de ce droit auto-proclamé, auto-octroyé, parfaitement arbitraire, que vous dicte votre bonne conscience... Bonne conscience tellement empressée de redresser les torts des autres, et particulièrement en ce qui concerne les pédophiles... Vous courez, volez vers les pédophiles avec votre glaive justicier.
A quand les ratonnades anti-pédophiles ?
Jugement des bonnes consciences qui ont l'impression de se blanchir en noircissant l'autre (à bon compte, la loi étant pour eux).
L'autre c'est-à-dire le sale, le méchant, le mauvais, le pas beau, le bête, le pas pareil, bref celui qui n'est pas soi, qui en aucun cas ne saurait être soi !
Justice des injustes qui s'ignorent...
J'ai toujours été perplexe face à la propension des braves, honnêtes, bonnes gens à condamner en choeur ce et ceux qu'on leur désigne officiellement comme "l'ennemi à abattre"... Brave gens si prompts à réagir (et avec une telle vigueur, avec quelle virulence !) devant le chiffon rouge que leur tendent les médias !
Du jour au lendemain les masses placides peuvent s'enflammer, se passionner pour des parties de cirque sociales initiées, engagées par les médias. Juste pour un article paru dans le journal, un reportage diffusé sur TF1 mettant le feu à la poudre populacière... L'arène de la sottise de temps à autre se peuple de bovins enragés, assoiffés du sang du pédophile, de repentir de bandits, bref assoiffés de vengeance envers les méchants, qu'ils ne sont pas, eux au moins...
La pédophilie est la meilleure excuse de ces enragés : enfin un bon sujet pour se défouler sans crainte d'être jugé, traité de barbare, de salaud, enfin on va pouvoir "casser du méchant", se défouler de notre trop plein d'agressivité avec l'assentiment des médias, des voisins, et même du pape !
Les jeux du cirques rêvés en somme.
Le pédophile a un énorme avantage : il permet à l'honnête citoyen de se dédouaner de ses mauvais penchants. Avec un pédophile, le brave payeur d'impôts peut déverser ses excréments sur son prochain. Personne ne le lui reprochera. Alors profitons-en, se dit-il en lui-même !
Bien entendu, tout cela est inconscient chez la roture. La gent hurleuse et anti-pédophile croit sincèrement à la pureté de son ire.
Entendons-nous : mon propos n'est nullement de défendre les pédophiles, simplement de souligner la sinistre, hideuse réalité qui se cache sous cette haine anti-pédophile aux apparences si respectables qu'arborent fièrement les braves citoyens, tellement écoeurés par les agissement des pédophiles qu'ils n'hésitent pas à afficher leur vrai visage de justiciers sadiques, pervers, injustes, voire parfois franchement hypocrites...
Cette fureur avec laquelle les anti-pédophiles, enragés, violents (et fiers de l'être) se ruent sur leurs ennemis légalement déclarés me semble trop suspecte.
Je prétends que le pédophile est le révélateur des noirceurs des braves citoyens.
Cela n'a rien à voir avec le problème de la pédophilie en lui-même. Je ne prends aucunement la défense des pédophiles je le répète, je me permets seulement de mettre le doigt sur la réalité cachée des choses, celle que les médias n'auront jamais le courage ou simplement l'idée d'aborder, ne serait-ce que par respect, décence (encore une bonne excuse pour ne pas déplaire au lectorat ?) vis-à-vis des victimes de pédophiles.
Mais ni le respect des victimes ni la décence n'autorisent à censurer la vérité, encore moins la vérité cachée. Dans le domaine si trouble des méandres et contradictions de l'âme humaine, j'estime que nous devrions être encore plus exigeants, faire preuve d'encore plus de prudence, de clairvoyance. C'est précisément ce qui est hypocritement caché, inconsciemment mis sous chape de plomb au fond des êtres prétendus honnêtes qu'il faut révéler, exposer au grand jour, dénoncer. Et non pas stérilement accuser ce qui est tellement évident : la pédophilie.
Trop facile de dénoncer ces évidences... Cela est à la portée du premier veau venu. Si je n'ai jamais dénoncé ouvertement et avec des grands mots les pédophiles dans mes textes, c'est tout simplement parce que la chose me semble aller tellement de soi qu'aborder le sujet serait parfaitement déplacé, inutile, stérile. Il n'y que les "journaleux" à la solde de la sensibilité populaire pour défoncer ce genre de porte ouverte.
La pédophilie devrait être le problème de la Justice et non pas des justiciers du dimanche qui se permettent d'adopter des attitudes scandalisées qui leur procurent le clinquant sentiment d'être meilleurs, plus respectables, bref qui les dédouanent de leurs petits vices et autres misères, tares et travers. Ils se sentent tellement plus beaux, plus grands, plus blancs, plus dignes face à un pédophile !
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
686 - Interview d'un esthète
Une jeune reporter intriguée par le phénomène Izarra a eu une audacieuse, belle initiative : faire ses armes en m'interviewant ! Un peu impressionnée par le personnage, tremblante à l'idée de me poser ses questions, elle demeura très professionnelle cependant. Souhaitons-lui une carrière éclatante après ce coup de maître !
- Raphaël Zacharie de Izarra, bonjour. Tout d'abord merci de m'avoir accordé cet entretien. C'est une occasion unique pour une journaliste débutante, vous savez... Une entrée dans le métier par la grande porte, en quelque sorte.
Bonjour mademoiselle... Je ne vous le fais pas dire : une interview qui marquera les annales du grand journalisme et dont les retombées porteront à la postérité sa courageuse et charmante échotière. C'est en tout cas le privilège que je vous souhaite. Mais ne faisons pas patienter plus longtemps notre lectorat..
- Raphaël Zacharie de Izarra, les femmes parmi les plus belles vous doivent les plus chères heures de leur vie. Nous livrerez-vous enfin vos secrets de séduction ?
Écoutez, je n'ai aucun secret de séduction. Je suis tout simplement moi-même, naturel. Hautain, esthète, joueur, capricieux, fantaisiste... Cruel et tendre. Odieux et attentionné. Tiède et glacial. Féroce et cajoleur. Cynique bien évidemment. Pas trop tendre, avec juste ce qu'il faut d'humour macabre... Pas excessivement de fleurs, beaucoup d'épines, un peu d'orties aussi. Ça revigore bien les coeurs, les orties. De la folie, de l'indifférence, beaucoup de rêve. Ça oui, du rêve il en faut pour mettre du baume dans les coeurs... Et puis bien sûr des caresses mêlées de mots cinglants, toujours. Bref, rien que des choses ordinaires.
- En effet, cela me semble très izarrien ! Vous avez le verbe facile, la plume brillante, l'éloquence redoutable : seriez-vous dans le giron des muses Raphaël Zacharie de Izarra ?
Il est vrai que j'ai quelque accointance avec les hôtes de l'Olympe. Je conçois pour ces lascives conceptions de l'esprit les plus tendres transports. Entendons-nous bien : leur sensualité est purement désincarnée, leurs charmes exclusivement éthéréens. Cela dit il arrive que l'une de ces inspiratrices de temps à autre descende jusqu'à moi sous une forme plus palpable afin de me souffler plus près de l'oreille quelque mot immortel à coucher sur mes feuilles. Par exemple cette questionneuse qui me fait face, voyez-vous, je la pourrais comparer à ces joueuses de luth qui me hantent exquisément et qui parfois prennent corps pour me témoigner leurs tendresses...
- Vous nous avez accoutumé à bien des frasques et en voilà une nouvelle preuve. J'avoue que vous êtes irrésistible Raphaël Zacharie de Izarra. Justement, comment fait-on pour vous résister ?
On ne me résiste pas, tout simplement.
- Vous voulez dire que votre essence, c'est la fatalité ?
L'expérience izarrienne n'est jamais anodine. Qui m'approche touche à la Vérité, dans une certaine mesure. Irréductible, totale, tragique, ultime, voire mortelle pour ceux qui manquent d'ailes, de souffle, la réalité que j'incarne n'est pas abordable à la première tentative... Bien trempées sont les âmes qui peuvent pénétrer mes profondeurs au premier abord ! La symbiose immédiate des esprits est rare : il faut s'initier à la réalité izarrienne pour y accéder. On appréhende mon cas avec prudence, hauteur, humilité.
- Vous racontez des choses dans vos textes (et certains sont très décriés) qui sont dures, noires, désespérantes, d'une férocité inouïe, parfois d'un humour insupportable, même si par ailleurs vous écrivez de petites et grandes merveilles. La notion de contraste appliquée à vos textes prend une dimension extrême Raphaël Zacharie de Izarra !
N'exagérons rien. Je ne fais que mettre le doigt là où ça fait mal, rien de plus. Je suis un conteur d'histoires, mais également un joueur d'idées. Voilà, j'expérimente sur le papier des situations fictives, mets en scène des vraisemblances, ajoute du sel et du poivre à ma plume pour mieux relever les faits du réel. Mais parfois je relate tout simplement ce que j'observe dans la réalité. Je n'invente rien. Est-ce ma faute si les gens sont vils, stupides, minables ? Dieu merci, l'humanité me montre aussi ses grandeurs et je n'omets jamais de les chanter avec éclat à travers mes textes.
- Vous avez des ennemis Raphaël Zacharie de Izarra, beaucoup d'ennemis. Des vrais, des acharnés. Qui sont-ils et pourquoi vous en veulent-ils autant ?
Vous savez, la littérature, la vraie, est une activité certes réjouissante mais hautement séditieuse pour qui ne craint pas l'usage des mots. Des plus suaves aux plus âpres. Comme le verre qui voltige au-dessus des jouteurs, le verbe qui explose a ses éclats. Ils peuvent blesser, autant que la Vérité. A partir de là, comment voulez-vous plaire au Ciel sans déplaire aux hommes ?
- Raphaël Zacharie de Izarra, qui sont ces drôles d'oiseaux qui vous apprécient ?
Les beaux esprits, bien entendu. Cette espèce est rare, je ne le nie pas. N'est-ce pas ce qui fait son prix ? Les beaux esprits sont ces âmes nobles, courageuses, ardentes qui ne craignent pas d'avouer leur feu au contact de mon verbe. J'ai remarqué que les femmes possédant cette mâle qualité sont toujours superbement belles. Par conséquent j'estime qu'une femme qualifiée par moi de "bel esprit" est nécessairement une créature de grande classe à la vénusté triomphante. Chez toute femme digne de ce nom les beautés se rassemblent, se combinent, l'une n'excluant point l'autre : séductions charnelles et richesses de l'esprit chez elles sont toujours intimement liées... Je parle bien évidemment de la femme bien née, non de la gueuse. Je prétends qu'une femme qui lit mes textes avec coeur ne peut qu'être supérieurement belle car enfin a-t-on déjà vu un laideron s'éprendre du lustre de l'esprit ?
- Raphaël Zacharie de Izarra, vous êtes un gentleman et un personnage d'exception. A ce propos, côtoyez-vous les grands de ce monde ?
Pas du tout ! J'ai su rester simple : je vis toujours au Mans. Je demeure dans la partie haute de la cité toutefois. Cela dit, loin de moi l'idée d'aller me mêler à la mondaine agitation de ce monde. Je ne reçois ni ponte du Vatican ni sommité politique chez moi. La simplicité est encore mon meilleur étendard. J'aimerais tant enseigner cette modestie à mes détracteurs !
- Raphaël Zacharie de Izarra, cette première interview de ma carrière a dépassé mes espérances en termes de qualité, à tous points de vue. Du fond du coeur, je vous remercie.
- Raphaël Zacharie de Izarra, bonjour. Tout d'abord merci de m'avoir accordé cet entretien. C'est une occasion unique pour une journaliste débutante, vous savez... Une entrée dans le métier par la grande porte, en quelque sorte.
Bonjour mademoiselle... Je ne vous le fais pas dire : une interview qui marquera les annales du grand journalisme et dont les retombées porteront à la postérité sa courageuse et charmante échotière. C'est en tout cas le privilège que je vous souhaite. Mais ne faisons pas patienter plus longtemps notre lectorat..
- Raphaël Zacharie de Izarra, les femmes parmi les plus belles vous doivent les plus chères heures de leur vie. Nous livrerez-vous enfin vos secrets de séduction ?
Écoutez, je n'ai aucun secret de séduction. Je suis tout simplement moi-même, naturel. Hautain, esthète, joueur, capricieux, fantaisiste... Cruel et tendre. Odieux et attentionné. Tiède et glacial. Féroce et cajoleur. Cynique bien évidemment. Pas trop tendre, avec juste ce qu'il faut d'humour macabre... Pas excessivement de fleurs, beaucoup d'épines, un peu d'orties aussi. Ça revigore bien les coeurs, les orties. De la folie, de l'indifférence, beaucoup de rêve. Ça oui, du rêve il en faut pour mettre du baume dans les coeurs... Et puis bien sûr des caresses mêlées de mots cinglants, toujours. Bref, rien que des choses ordinaires.
- En effet, cela me semble très izarrien ! Vous avez le verbe facile, la plume brillante, l'éloquence redoutable : seriez-vous dans le giron des muses Raphaël Zacharie de Izarra ?
Il est vrai que j'ai quelque accointance avec les hôtes de l'Olympe. Je conçois pour ces lascives conceptions de l'esprit les plus tendres transports. Entendons-nous bien : leur sensualité est purement désincarnée, leurs charmes exclusivement éthéréens. Cela dit il arrive que l'une de ces inspiratrices de temps à autre descende jusqu'à moi sous une forme plus palpable afin de me souffler plus près de l'oreille quelque mot immortel à coucher sur mes feuilles. Par exemple cette questionneuse qui me fait face, voyez-vous, je la pourrais comparer à ces joueuses de luth qui me hantent exquisément et qui parfois prennent corps pour me témoigner leurs tendresses...
- Vous nous avez accoutumé à bien des frasques et en voilà une nouvelle preuve. J'avoue que vous êtes irrésistible Raphaël Zacharie de Izarra. Justement, comment fait-on pour vous résister ?
On ne me résiste pas, tout simplement.
- Vous voulez dire que votre essence, c'est la fatalité ?
L'expérience izarrienne n'est jamais anodine. Qui m'approche touche à la Vérité, dans une certaine mesure. Irréductible, totale, tragique, ultime, voire mortelle pour ceux qui manquent d'ailes, de souffle, la réalité que j'incarne n'est pas abordable à la première tentative... Bien trempées sont les âmes qui peuvent pénétrer mes profondeurs au premier abord ! La symbiose immédiate des esprits est rare : il faut s'initier à la réalité izarrienne pour y accéder. On appréhende mon cas avec prudence, hauteur, humilité.
- Vous racontez des choses dans vos textes (et certains sont très décriés) qui sont dures, noires, désespérantes, d'une férocité inouïe, parfois d'un humour insupportable, même si par ailleurs vous écrivez de petites et grandes merveilles. La notion de contraste appliquée à vos textes prend une dimension extrême Raphaël Zacharie de Izarra !
N'exagérons rien. Je ne fais que mettre le doigt là où ça fait mal, rien de plus. Je suis un conteur d'histoires, mais également un joueur d'idées. Voilà, j'expérimente sur le papier des situations fictives, mets en scène des vraisemblances, ajoute du sel et du poivre à ma plume pour mieux relever les faits du réel. Mais parfois je relate tout simplement ce que j'observe dans la réalité. Je n'invente rien. Est-ce ma faute si les gens sont vils, stupides, minables ? Dieu merci, l'humanité me montre aussi ses grandeurs et je n'omets jamais de les chanter avec éclat à travers mes textes.
- Vous avez des ennemis Raphaël Zacharie de Izarra, beaucoup d'ennemis. Des vrais, des acharnés. Qui sont-ils et pourquoi vous en veulent-ils autant ?
Vous savez, la littérature, la vraie, est une activité certes réjouissante mais hautement séditieuse pour qui ne craint pas l'usage des mots. Des plus suaves aux plus âpres. Comme le verre qui voltige au-dessus des jouteurs, le verbe qui explose a ses éclats. Ils peuvent blesser, autant que la Vérité. A partir de là, comment voulez-vous plaire au Ciel sans déplaire aux hommes ?
- Raphaël Zacharie de Izarra, qui sont ces drôles d'oiseaux qui vous apprécient ?
Les beaux esprits, bien entendu. Cette espèce est rare, je ne le nie pas. N'est-ce pas ce qui fait son prix ? Les beaux esprits sont ces âmes nobles, courageuses, ardentes qui ne craignent pas d'avouer leur feu au contact de mon verbe. J'ai remarqué que les femmes possédant cette mâle qualité sont toujours superbement belles. Par conséquent j'estime qu'une femme qualifiée par moi de "bel esprit" est nécessairement une créature de grande classe à la vénusté triomphante. Chez toute femme digne de ce nom les beautés se rassemblent, se combinent, l'une n'excluant point l'autre : séductions charnelles et richesses de l'esprit chez elles sont toujours intimement liées... Je parle bien évidemment de la femme bien née, non de la gueuse. Je prétends qu'une femme qui lit mes textes avec coeur ne peut qu'être supérieurement belle car enfin a-t-on déjà vu un laideron s'éprendre du lustre de l'esprit ?
- Raphaël Zacharie de Izarra, vous êtes un gentleman et un personnage d'exception. A ce propos, côtoyez-vous les grands de ce monde ?
Pas du tout ! J'ai su rester simple : je vis toujours au Mans. Je demeure dans la partie haute de la cité toutefois. Cela dit, loin de moi l'idée d'aller me mêler à la mondaine agitation de ce monde. Je ne reçois ni ponte du Vatican ni sommité politique chez moi. La simplicité est encore mon meilleur étendard. J'aimerais tant enseigner cette modestie à mes détracteurs !
- Raphaël Zacharie de Izarra, cette première interview de ma carrière a dépassé mes espérances en termes de qualité, à tous points de vue. Du fond du coeur, je vous remercie.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
685 - La Beauté
Oublions l'écervelée, faisons abstraction de la potiche, ne pensons plus à la philistine, ignorons la rassembleuse de foules populaires.
Ne retenons que ce visage :
http://5.upload.dailymotion.com/etoileizarra/video/xvcj9_la-beaute
Cette face à la beauté virginale ne peut laisser indifférent l'esthète digne de ce nom. L'authentique amoureux de la Beauté ne peux qu'être touché devant cette éthéréenne conception. Tant de grâce sur si peu de chose force une saine admiration, inspire un silence béat, convie au dialogue avec l'invisible.
Statue vive, pietà à la voix brillante, séraphique vision, ce visage sans vice est le reflet de tout ce qui est Beau, bon, grand. Désarmant par sa pureté, touchant par sa vérité, je le contemple et je vois le monde, sens l'Amour, perçois le Cosmos, pressens l'infini.
La force de la Beauté, c'est qu'elle peut convertir les coeurs en une seule seconde. Sous son règne la bête se fait Homme, la pourriture devient Soleil, la crasse se change en or, le vice s'efface.
Et les mots ne veulent plus rien dire. Seuls comptent ce visage, ce ciel ou cette étoile que l'on contemple. L'on s'extasie devant le mystère et on se tait.
Méditatif, je me perds avec délices dans ces traits qui me disent "Vertu, Beauté, Lumière"...
Ne retenons que ce visage :
http://5.upload.dailymotion.com/etoileizarra/video/xvcj9_la-beaute
Cette face à la beauté virginale ne peut laisser indifférent l'esthète digne de ce nom. L'authentique amoureux de la Beauté ne peux qu'être touché devant cette éthéréenne conception. Tant de grâce sur si peu de chose force une saine admiration, inspire un silence béat, convie au dialogue avec l'invisible.
Statue vive, pietà à la voix brillante, séraphique vision, ce visage sans vice est le reflet de tout ce qui est Beau, bon, grand. Désarmant par sa pureté, touchant par sa vérité, je le contemple et je vois le monde, sens l'Amour, perçois le Cosmos, pressens l'infini.
La force de la Beauté, c'est qu'elle peut convertir les coeurs en une seule seconde. Sous son règne la bête se fait Homme, la pourriture devient Soleil, la crasse se change en or, le vice s'efface.
Et les mots ne veulent plus rien dire. Seuls comptent ce visage, ce ciel ou cette étoile que l'on contemple. L'on s'extasie devant le mystère et on se tait.
Méditatif, je me perds avec délices dans ces traits qui me disent "Vertu, Beauté, Lumière"...
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
684 - Déclaration d'amour à Mireille Mathieu
Madame,
Je l'avoue : celui qui vous écrit est un cynique, un cruel, un sinistre fanfaron qui affectionne les amabilités au vitriol et les coups de dents en guise de sourires. Féroce et lucide, je possède toutefois une autre grande qualité : la franchise.
Tout ce qui est lié à votre métier de chanteuse populaire m'est étranger, m'ennuie, voire m'inspire un radical mépris.
Vous écrire pour vous dire ce que j'ai à vous dire, c'est nécessairement me compromettre aux yeux de mes pairs. En effet, vous incarnez selon moi une certaine nullité, disons tout ce que j'exècre : les moeurs, le mauvais goût, les artifices ineptes liés au monde du show-business. Surtout à l'âge où vous êtes parvenue car si chanter "Une femme amoureuse" est recevable à trente ans, cela devient indécent et ridicule quand on en a 60. Je ne dis pas que vous n'avez pas de talent de chanteuse, non bien au contraire. Votre voix est unique et captivante. Un don du Ciel. Je dis seulement que ce talent, vous ne l'utilisez pas toujours au mieux, même si je devine bien que vous ne cherchez pas à plaire à l'élite.
Rares sont vos chansons qui m'agréent. Quelques perles dans votre gigantesque oeuvre sirupeuse dédiée au ravissement des masses peu exigeantes que vous aimez tant (et qui vous le rendent bien) ont su toucher mon coeur d'esthète.
Vous écrire, c'est en quelque sorte me dévoyer vous ai-je dit. Qu'importe ! J'accepte le sacrifice de mon amour-propre, la cause étant belle.
Madame, le loup va rentrer ses crocs, ravaler sa rage et exposer le flanc.
Vous voir et entendre chanter quelque chanson d'exception il y a vingt-cinq, trente, trente-cinq ans grâce aux vidéos publiées sur Youtube fut pour moi une expérience inoubliable. Ces documents montrent qu'à cette époque où vous étiez jeune, lorsque vous ouvriez la bouche vous étiez fortement désirable. Votre visage sans aspérité rayonnait de pureté, vos lèvres adorables appelaient l'amour, vos yeux madame étaient chargés de la féminilité la plus ardente. Vous étiez belle, qui s'en était aperçu ? Votre voix sonore et brillante ne chantait pas toujours des niaiseries madame. C'est là qu'elle a su me toucher.
Non, vous n'étiez pas cette créature asexuée, cette statue taillée d'un seul bloc que le miroir populaire a toujours renvoyé de vous. La flamme érotique vous habitait, vous hantait, vous consumait par tous les pores. Elle m'a brûlé. L'enfer charnel était en vous, l'animale sensualité transparaissait sous vos traits faussement pacifiés. Vous étiez troublante, séduisante, désirable... Le mythe commun a fait de vous un monstre sans désir, une sainte chantant la Marseillaise, une pietà dévotieuse éprise de notes aiguës... Mais je sais bien, moi le sybarite hautain, moi l'ami des muses, que vous étiez une femme riche de toutes ses faiblesses : avide d'amour, assoiffée d'ivresse, dominée par des rêves à la mesure de ses désirs inassouvis ! Beauté, érotisme, fièvre : vous possédiez tout pour mieux donner de vous l'image exactement inverse.
Loin de l'image de cette sotte et lisse chanteuse vouée à la cause au rabais d'un public abêtit et indolent, j'ai vu Aphrodite. Sous le masque de pudeur, une femme à la vénusté ténébreuse ! Et virginale. Vos yeux doux trahissaient des songes inavouables. Votre visage était celui d'un ange, votre coeur celui d'un diable. J'ai perçu la braise sous votre peau trop honnête... Incarnation glaciale de la Marianne nationale, ambassadrice de la France au charme républicain neutre, dès que vous chantiez des choses intelligentes vous deveniez une tout autre créature au regard à la fois pur et venimeux. Dangereusement belle. Aux antipodes de cette carte postale mièvre, insipide que vous étiez censée représenter.
Madame, permettez qu'un impie ensorcelé par vos charmes révolus vous déclare sa flamme rétrospective.
Je l'avoue : celui qui vous écrit est un cynique, un cruel, un sinistre fanfaron qui affectionne les amabilités au vitriol et les coups de dents en guise de sourires. Féroce et lucide, je possède toutefois une autre grande qualité : la franchise.
Tout ce qui est lié à votre métier de chanteuse populaire m'est étranger, m'ennuie, voire m'inspire un radical mépris.
Vous écrire pour vous dire ce que j'ai à vous dire, c'est nécessairement me compromettre aux yeux de mes pairs. En effet, vous incarnez selon moi une certaine nullité, disons tout ce que j'exècre : les moeurs, le mauvais goût, les artifices ineptes liés au monde du show-business. Surtout à l'âge où vous êtes parvenue car si chanter "Une femme amoureuse" est recevable à trente ans, cela devient indécent et ridicule quand on en a 60. Je ne dis pas que vous n'avez pas de talent de chanteuse, non bien au contraire. Votre voix est unique et captivante. Un don du Ciel. Je dis seulement que ce talent, vous ne l'utilisez pas toujours au mieux, même si je devine bien que vous ne cherchez pas à plaire à l'élite.
Rares sont vos chansons qui m'agréent. Quelques perles dans votre gigantesque oeuvre sirupeuse dédiée au ravissement des masses peu exigeantes que vous aimez tant (et qui vous le rendent bien) ont su toucher mon coeur d'esthète.
Vous écrire, c'est en quelque sorte me dévoyer vous ai-je dit. Qu'importe ! J'accepte le sacrifice de mon amour-propre, la cause étant belle.
Madame, le loup va rentrer ses crocs, ravaler sa rage et exposer le flanc.
Vous voir et entendre chanter quelque chanson d'exception il y a vingt-cinq, trente, trente-cinq ans grâce aux vidéos publiées sur Youtube fut pour moi une expérience inoubliable. Ces documents montrent qu'à cette époque où vous étiez jeune, lorsque vous ouvriez la bouche vous étiez fortement désirable. Votre visage sans aspérité rayonnait de pureté, vos lèvres adorables appelaient l'amour, vos yeux madame étaient chargés de la féminilité la plus ardente. Vous étiez belle, qui s'en était aperçu ? Votre voix sonore et brillante ne chantait pas toujours des niaiseries madame. C'est là qu'elle a su me toucher.
Non, vous n'étiez pas cette créature asexuée, cette statue taillée d'un seul bloc que le miroir populaire a toujours renvoyé de vous. La flamme érotique vous habitait, vous hantait, vous consumait par tous les pores. Elle m'a brûlé. L'enfer charnel était en vous, l'animale sensualité transparaissait sous vos traits faussement pacifiés. Vous étiez troublante, séduisante, désirable... Le mythe commun a fait de vous un monstre sans désir, une sainte chantant la Marseillaise, une pietà dévotieuse éprise de notes aiguës... Mais je sais bien, moi le sybarite hautain, moi l'ami des muses, que vous étiez une femme riche de toutes ses faiblesses : avide d'amour, assoiffée d'ivresse, dominée par des rêves à la mesure de ses désirs inassouvis ! Beauté, érotisme, fièvre : vous possédiez tout pour mieux donner de vous l'image exactement inverse.
Loin de l'image de cette sotte et lisse chanteuse vouée à la cause au rabais d'un public abêtit et indolent, j'ai vu Aphrodite. Sous le masque de pudeur, une femme à la vénusté ténébreuse ! Et virginale. Vos yeux doux trahissaient des songes inavouables. Votre visage était celui d'un ange, votre coeur celui d'un diable. J'ai perçu la braise sous votre peau trop honnête... Incarnation glaciale de la Marianne nationale, ambassadrice de la France au charme républicain neutre, dès que vous chantiez des choses intelligentes vous deveniez une tout autre créature au regard à la fois pur et venimeux. Dangereusement belle. Aux antipodes de cette carte postale mièvre, insipide que vous étiez censée représenter.
Madame, permettez qu'un impie ensorcelé par vos charmes révolus vous déclare sa flamme rétrospective.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
683 - Les feux couchants
C'est vers les quarante ans que la femme rayonne. Avant de décliner irrémédiablement.
Entendons-nous bien, je parle de la femme, la vraie : la femme de classe, l'espèce à peau laiteuse ayant adopté les belles manières, la créature naturellement distinguée. Non la charcutière, non la dépeceuse de poissons des marchés de sous-préfectures ou bien la laitière du coin. En effet, je prétends qu'une employée du rayon charcuterie d'un supermarché de province est nécessairement repoussante car même lorsqu'une femme à la naissance hérite de Vénus tous les dons qu'on puisse lui souhaiter, si par malheur elle est élevée dans un environnement plébéien, fatalement elle se gâtera avec le temps au contact des moeurs corrompues de son milieu.
Les habitudes vulgaires peu à peu lui feront perdre ses attraits naturels : au fil des ans son éclat inné se voilera, avant de s'éteindre. A peine sortie de la puberté, ses sourires béotiens trahiront ses penchants pour la bassesse. A l'âge d'aimer il sera déjà top tard : cette femme n'éprouvera de transports que pour des chefs charcutiers, des rustres à moustaches épaisses, des banquiers, des employés d'épiceries ou des bandits, bref des gens sans goût. Elle mâchera du chewing-gum en pleine rue, fréquentera les bars crapuleux, dédaignant les boulevards lustrés, se vêtira chez les vils fripiers, soupera en douteuses compagnies. Ses manières seront infâmes, ses goûts suspects, son allure sans grâce. La grossièreté se lira sur sa face, son regard sera chargé des noirceurs et misères des gens de sa condition, effaçant de son front l'originelle beauté.
Non, il n'est point question dans mon propos de cette race de femelle déchue, haïssable aux yeux de l'esthète que je suis. Je parle bien évidemment de ces femmes de bonne éducation, de ces filles de l'aristocratie, enfin de ces enfants de l'honnête société que l'on nomme ordinairement "femmes du monde". Est-il besoin de le préciser ? Ceci pour fermer la parenthèse.

C'est vers les quarante ans disais-je donc, que la femme est resplendissante.
A cet âge le fard n'est plus outrancier et les visages pâmées qu'on caresse ont cette mâle assurance qui charme et effraie tout à la fois. Les mains qu'on baise ne font plus les timides et s'offrent sans détour, les parures sont lourdes et riches car la femme de quarante ans est fortunée, ce qui ajoute à sa naturelle élégance... Enfin à cet âge la dentelle sied mieux sur les poitrines pleines qu'à vingt ans sur les têtes vides.
A cet âge la femme tient ses promesses les plus folles : l'esthète n'est plus son ennemi. La quarantenaire s'épanouit aussi en hauteur.
A cet âge les langues se délient non plus pour discourir sans fin sur les choses légères de l'amour mais pour chanter les vieux vins âpres. La femme de quarante ans aime prononcer des mots graves entre ses lèvres écarlates : se sachant désirée, elle rit de ses ivresses, abuse de ses charmes mûrissants. Et parce qu'elle ne prend pas au sérieux ses fièvres lubriques, elle s'y abandonne d'autant plus joyeusement.
Pour toutes ces raisons la femme entre les deux âges est belle, certes.
Ce sont chez elle quelques années glorieuses, l'ultime flamboiement de sa beauté avant la lente, inéluctable décrépitude.
Entendons-nous bien, je parle de la femme, la vraie : la femme de classe, l'espèce à peau laiteuse ayant adopté les belles manières, la créature naturellement distinguée. Non la charcutière, non la dépeceuse de poissons des marchés de sous-préfectures ou bien la laitière du coin. En effet, je prétends qu'une employée du rayon charcuterie d'un supermarché de province est nécessairement repoussante car même lorsqu'une femme à la naissance hérite de Vénus tous les dons qu'on puisse lui souhaiter, si par malheur elle est élevée dans un environnement plébéien, fatalement elle se gâtera avec le temps au contact des moeurs corrompues de son milieu.
Les habitudes vulgaires peu à peu lui feront perdre ses attraits naturels : au fil des ans son éclat inné se voilera, avant de s'éteindre. A peine sortie de la puberté, ses sourires béotiens trahiront ses penchants pour la bassesse. A l'âge d'aimer il sera déjà top tard : cette femme n'éprouvera de transports que pour des chefs charcutiers, des rustres à moustaches épaisses, des banquiers, des employés d'épiceries ou des bandits, bref des gens sans goût. Elle mâchera du chewing-gum en pleine rue, fréquentera les bars crapuleux, dédaignant les boulevards lustrés, se vêtira chez les vils fripiers, soupera en douteuses compagnies. Ses manières seront infâmes, ses goûts suspects, son allure sans grâce. La grossièreté se lira sur sa face, son regard sera chargé des noirceurs et misères des gens de sa condition, effaçant de son front l'originelle beauté.
Non, il n'est point question dans mon propos de cette race de femelle déchue, haïssable aux yeux de l'esthète que je suis. Je parle bien évidemment de ces femmes de bonne éducation, de ces filles de l'aristocratie, enfin de ces enfants de l'honnête société que l'on nomme ordinairement "femmes du monde". Est-il besoin de le préciser ? Ceci pour fermer la parenthèse.

C'est vers les quarante ans disais-je donc, que la femme est resplendissante.
A cet âge le fard n'est plus outrancier et les visages pâmées qu'on caresse ont cette mâle assurance qui charme et effraie tout à la fois. Les mains qu'on baise ne font plus les timides et s'offrent sans détour, les parures sont lourdes et riches car la femme de quarante ans est fortunée, ce qui ajoute à sa naturelle élégance... Enfin à cet âge la dentelle sied mieux sur les poitrines pleines qu'à vingt ans sur les têtes vides.
A cet âge la femme tient ses promesses les plus folles : l'esthète n'est plus son ennemi. La quarantenaire s'épanouit aussi en hauteur.
A cet âge les langues se délient non plus pour discourir sans fin sur les choses légères de l'amour mais pour chanter les vieux vins âpres. La femme de quarante ans aime prononcer des mots graves entre ses lèvres écarlates : se sachant désirée, elle rit de ses ivresses, abuse de ses charmes mûrissants. Et parce qu'elle ne prend pas au sérieux ses fièvres lubriques, elle s'y abandonne d'autant plus joyeusement.
Pour toutes ces raisons la femme entre les deux âges est belle, certes.
Ce sont chez elle quelques années glorieuses, l'ultime flamboiement de sa beauté avant la lente, inéluctable décrépitude.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
682 - La bêtise du Téléthon
La bêtise du Téléthon tient non pas dans le fait qu'on nous demande de l'argent pour aider la recherche dans la lutte contre les maladies handicapantes et létales, le principe du don étant très louable, mais dans le fait d'organiser (à grands frais qui plus est) ce vaste abrutissement de foules.
En outre j'estime que l'État, le Ministère de la Santé plus précisément, devrait s'occuper du problème et le financer sans compter au lieu de le déléguer à des citoyens manipulés par les médias. Ce n'est pas au citoyen de s'occuper de financer la recherche dans la lutte contre des maladies, même si à côté il n'est pas interdit aux citoyens responsables d'entreprendre des démarches privées à ce propos. Le Téléthon étant une entreprise de bienfaisance privée, rien ne nous oblige à y adhérer.
J'estime encore que la lutte contre les maladies devrait être obligatoire sous forme d'impôt, la maladie étant affaire de tous. La fraternité à ce sujet devrait être exercée de force, par impôts interposés et non pas de manière capricieuse, aléatoire et ludique - et par conséquent immorale et malsaine- sous la forme actuelle du Téléthon. Un prélèvement direct et institutionnel serait beaucoup plus économique, plus rapide et plus efficace que la mise en oeuvre abêtissante de ce grand cirque télévisuel appelé Téléthon. Les gens acceptent bien, bon gré mal gré, que l'État leur soustraie leur argent quand il s'agit de financer l'Armée avec leurs impôts, pourquoi rechigneraient-ils à abandonner un peu de leurs richesses à une cause qui en vaut encore plus la peine ?
Par ailleurs, le prix de quelques tanks fabriqués par l’État français dépasse la somme des dons obtenus par le Téléthon. Il suffirait de prélever chaque année le prix de deux ou trois tanks et de consacrer l'argent ainsi économisé à la recherche, il n'y aurait plus besoin de faire de Téléthon. Cela ne coûterait rien au citoyen puisqu'il y aurait un simple transfert de richesses depuis le Ministère de l'Armée vers le Ministère de la Santé. Une goutte d'eau dans le budget de l'Armée.
La lutte contre des maladies aussi graves que celles dont il est question à travers le Téléthon ne devrait pas se faire de manière arbitraire mais méthodique, structurelle, constitutionnelle, institutionnelle, l'enjeu étant tellement vital. Or à travers le Téléthon on en a fait une sorte de grande "guignolerie" insipide et crétinisante d'où le succès ou l'échec dépend du bon vouloir des gens et non pas d'une institution comme l'Enseignement National, les Finances ou la Justice.
J'ai l'impression que l'État a trouvé à travers le Téléthon le moyen de se décharger de ses responsabilités. Adhérer au Téléthon en ce cas serait se faire complice de l'irresponsabilité de l'État et du caractère inique de ce genre d'entreprise privée livrée à l'arbitraire. Dans ce système informel et joyeusement désordonné la vie d'enfants malades actuellement incurables dépend du caprice des gens et non pas d'une loi issue d'une volonté publique, légale, institutionnelle.
J'estime que le Téléthon est une entreprise arbitraire et ridicule de charité-spectacle qui consiste surtout à abrutir encore un peu plus les foules. Cela dit, entre le Téléthon et rien du tout il vaut mieux encore abrutir les gens au nom d'une bonne cause plutôt que les abrutir pour rien du tout. Je ne suis pas contre le fait que la recherche récolte de l'argent grâce au Téléthon, je suis simplement pour un système de don institutionnel. Sous formes d'impôt, tout bêtement. Et ce afin que la résolution des problèmes cruciaux, urgents et vitaux de notre société ne soit pas déléguée à des animateurs de télévision avec leurs entreprises clownesques hasardeuses.
En outre j'estime que l'État, le Ministère de la Santé plus précisément, devrait s'occuper du problème et le financer sans compter au lieu de le déléguer à des citoyens manipulés par les médias. Ce n'est pas au citoyen de s'occuper de financer la recherche dans la lutte contre des maladies, même si à côté il n'est pas interdit aux citoyens responsables d'entreprendre des démarches privées à ce propos. Le Téléthon étant une entreprise de bienfaisance privée, rien ne nous oblige à y adhérer.
J'estime encore que la lutte contre les maladies devrait être obligatoire sous forme d'impôt, la maladie étant affaire de tous. La fraternité à ce sujet devrait être exercée de force, par impôts interposés et non pas de manière capricieuse, aléatoire et ludique - et par conséquent immorale et malsaine- sous la forme actuelle du Téléthon. Un prélèvement direct et institutionnel serait beaucoup plus économique, plus rapide et plus efficace que la mise en oeuvre abêtissante de ce grand cirque télévisuel appelé Téléthon. Les gens acceptent bien, bon gré mal gré, que l'État leur soustraie leur argent quand il s'agit de financer l'Armée avec leurs impôts, pourquoi rechigneraient-ils à abandonner un peu de leurs richesses à une cause qui en vaut encore plus la peine ?
Par ailleurs, le prix de quelques tanks fabriqués par l’État français dépasse la somme des dons obtenus par le Téléthon. Il suffirait de prélever chaque année le prix de deux ou trois tanks et de consacrer l'argent ainsi économisé à la recherche, il n'y aurait plus besoin de faire de Téléthon. Cela ne coûterait rien au citoyen puisqu'il y aurait un simple transfert de richesses depuis le Ministère de l'Armée vers le Ministère de la Santé. Une goutte d'eau dans le budget de l'Armée.
La lutte contre des maladies aussi graves que celles dont il est question à travers le Téléthon ne devrait pas se faire de manière arbitraire mais méthodique, structurelle, constitutionnelle, institutionnelle, l'enjeu étant tellement vital. Or à travers le Téléthon on en a fait une sorte de grande "guignolerie" insipide et crétinisante d'où le succès ou l'échec dépend du bon vouloir des gens et non pas d'une institution comme l'Enseignement National, les Finances ou la Justice.
J'ai l'impression que l'État a trouvé à travers le Téléthon le moyen de se décharger de ses responsabilités. Adhérer au Téléthon en ce cas serait se faire complice de l'irresponsabilité de l'État et du caractère inique de ce genre d'entreprise privée livrée à l'arbitraire. Dans ce système informel et joyeusement désordonné la vie d'enfants malades actuellement incurables dépend du caprice des gens et non pas d'une loi issue d'une volonté publique, légale, institutionnelle.
J'estime que le Téléthon est une entreprise arbitraire et ridicule de charité-spectacle qui consiste surtout à abrutir encore un peu plus les foules. Cela dit, entre le Téléthon et rien du tout il vaut mieux encore abrutir les gens au nom d'une bonne cause plutôt que les abrutir pour rien du tout. Je ne suis pas contre le fait que la recherche récolte de l'argent grâce au Téléthon, je suis simplement pour un système de don institutionnel. Sous formes d'impôt, tout bêtement. Et ce afin que la résolution des problèmes cruciaux, urgents et vitaux de notre société ne soit pas déléguée à des animateurs de télévision avec leurs entreprises clownesques hasardeuses.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
681 - Dans la ville lumière
Il était mentaliste de province, parcourant les villes moyennes de numéros en numéros. Non sans une certaine gloire, même si celle-ci était mêlée de médiocrité. Un bref passage à Paris l'éblouit définitivement : c'est là que l'amour, à 52 ans, entra dans sa vie.
Belle brune élancée, parisienne avant tout, elle arborait des os faciaux saillants qui lui conféraient un charme puissant. Il avait les dents jaunes mais souriait avec une exquise distinction "vieille France", quoique ses manières fussent légèrement maladroites. Ils venaient de se rencontrer dans la ville lumière. La ville lumière...
Avec ses pommettes anguleuses, sa mâchoire carrée, son front antique, le visage de cette superbe trentenaire à la coiffure sophistiquée rappelait celui d'une camarde somptueusement grimée. Lui, en dépit de ses dents jaunies n'était point laid.
Ils s'aimèrent, dans la ville lumière. Puis apprirent à mieux se connaître de nuit en nuit, sous les feux de la cité éternelle.
Il n'était plus question pour lui de jouer au clown déclassé devant un public de sous-préfecture : le mentaliste devait tenir son nouveau rôle d'amant à part entière, avec ses dents teintées il est vrai. Elle, sépulcrale mais belle femme malgré tout, des étoiles plein la tête depuis leur rencontre, ne voyait plus la dentition douteuse de cet authentique provincial que les feux de la capitale avaient étourdi. Le mentaliste quant à lui voyait la face de l'amour en cette brune. Plus noire que brune d'ailleurs, avec ses yeux profonds, ses rires graves, sa chevelure ténébreuse... Dans la ville lumière, tout devenait éclatant.
Il riait à pleines dents, tandis qu'elle lui faisait des charmes sans fin avec sa belle chevelure, ses os proéminents et tous ses artifices mondains.
Dans la ville lumière, la lourde province s'était étrangement combinée avec l'Élégance. Une fusion improbable du sabot et de la semelle délicate. Et contre toute attente, parfaitement réussie. Femme raffinée aux attraits funèbres, la belle balayant d'un coup tous ses préjugés ne jurait plus que par ce mentaliste au parler désuet.
Et aux dents ternies.
Vraiment, elle rayonnait de beauté. De cette beauté chaude, venimeuse, orientale qui fascine, effraie et fait rêver. Le mentaliste, un peu gras, la veste démodée, avait l'air de ce qu'il était : un galant anachronique un peu rustaud. Lui avec ses dents négligées, elle avec ses traits quasi cadavériques, ils formaient un couple fulgurant, soudés comme deux éclairs simultanés, deux flammes d'un même orage. En fait deux spectres : le premier un peu ridicule mais touchant, le second dégageant un mystère un tantinet macabre. L'un ressemblait à une vieille photo jaunie, l'autre faisait songer à une grande statue mortuaire. Ils se perdirent dans la ville lumière. L'histoire ne dit pas ce qu'il advint de ce couple insolite car nul ne le revit plus jamais, mais nous imaginons qu'il s'est volatilisé dans les lumières de la ville. Désagrégé, dématérialisé, pulvérisé en direction des étoiles. Juste au-dessus de la ville lumière, précisément.
Lui avec ses dents colorées, elle avec sa tête en forme de crâne.
Belle brune élancée, parisienne avant tout, elle arborait des os faciaux saillants qui lui conféraient un charme puissant. Il avait les dents jaunes mais souriait avec une exquise distinction "vieille France", quoique ses manières fussent légèrement maladroites. Ils venaient de se rencontrer dans la ville lumière. La ville lumière...
Avec ses pommettes anguleuses, sa mâchoire carrée, son front antique, le visage de cette superbe trentenaire à la coiffure sophistiquée rappelait celui d'une camarde somptueusement grimée. Lui, en dépit de ses dents jaunies n'était point laid.
Ils s'aimèrent, dans la ville lumière. Puis apprirent à mieux se connaître de nuit en nuit, sous les feux de la cité éternelle.
Il n'était plus question pour lui de jouer au clown déclassé devant un public de sous-préfecture : le mentaliste devait tenir son nouveau rôle d'amant à part entière, avec ses dents teintées il est vrai. Elle, sépulcrale mais belle femme malgré tout, des étoiles plein la tête depuis leur rencontre, ne voyait plus la dentition douteuse de cet authentique provincial que les feux de la capitale avaient étourdi. Le mentaliste quant à lui voyait la face de l'amour en cette brune. Plus noire que brune d'ailleurs, avec ses yeux profonds, ses rires graves, sa chevelure ténébreuse... Dans la ville lumière, tout devenait éclatant.
Il riait à pleines dents, tandis qu'elle lui faisait des charmes sans fin avec sa belle chevelure, ses os proéminents et tous ses artifices mondains.
Dans la ville lumière, la lourde province s'était étrangement combinée avec l'Élégance. Une fusion improbable du sabot et de la semelle délicate. Et contre toute attente, parfaitement réussie. Femme raffinée aux attraits funèbres, la belle balayant d'un coup tous ses préjugés ne jurait plus que par ce mentaliste au parler désuet.
Et aux dents ternies.
Vraiment, elle rayonnait de beauté. De cette beauté chaude, venimeuse, orientale qui fascine, effraie et fait rêver. Le mentaliste, un peu gras, la veste démodée, avait l'air de ce qu'il était : un galant anachronique un peu rustaud. Lui avec ses dents négligées, elle avec ses traits quasi cadavériques, ils formaient un couple fulgurant, soudés comme deux éclairs simultanés, deux flammes d'un même orage. En fait deux spectres : le premier un peu ridicule mais touchant, le second dégageant un mystère un tantinet macabre. L'un ressemblait à une vieille photo jaunie, l'autre faisait songer à une grande statue mortuaire. Ils se perdirent dans la ville lumière. L'histoire ne dit pas ce qu'il advint de ce couple insolite car nul ne le revit plus jamais, mais nous imaginons qu'il s'est volatilisé dans les lumières de la ville. Désagrégé, dématérialisé, pulvérisé en direction des étoiles. Juste au-dessus de la ville lumière, précisément.
Lui avec ses dents colorées, elle avec sa tête en forme de crâne.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
680 - Les tourments de la chair
Madame,
Le souvenir de votre face poudrée, mais surtout de votre chair glorieuse, altère exquisément la mécanique de mon coeur hautain. Ce dernier se dérègle à la pensée de votre femelle éclat, et du repos des jours ordinaires il est passé à la plus canaille des agitations. Au début mes sens mis en éveil ne cessèrent de lutter saintement contre les tourments les plus vifs du désir. Mais très vite, incapable de gouverner mon âme en proie à ces feux grandissants ni de commander à mes humeurs, je n'ai plus pu opposer aucune résistance à la délectable oppression, et mes nuits se sont embrasées de voluptés et de honte...
Mon coeur, si je puis m'exprimer par cette métaphore, mon coeur disais-je s'enfle d'inavouable amour, et songer à vous ma mie, songer à vous en société me cause, et c'est bien fâcheux, une bien indiscrète renommée... S'il m'est aisé de voiler les secrets de mon âme en dignes présences, croyez bien qu'il m'est assurément moins commode de dissimuler les effets évidents d'une virilité naissante...
Sans que ma volonté n'intervienne, votre image hante mon esprit et mes pensées s'égarent sur les voies tortueuses de la sensualité... Pardonnez-moi de convoiter si hardiment votre hymen ma mie, mais la nature, si sage, si avisée m'a fait mâle, et son appel est bien difficile à mépriser.
J'ai beau aspirer au plus pur amour, à la plus chaste amitié avec vous, la réalité de mes sens ne m'épargne pas. A travers votre chère personne je ne vois non plus seulement l'admirable fille du couvent que dans mon idéal guindé j'aurais aimé que vous fussiez pour toujours, mais également la divine et lascive Vénus des peintres amoureux.
Vous m'inspirez de façon profane ma mie, et l'élan de ma plume mécanique (je veux parler de mon présent clavier) procède d'un feu semblablement brûlant. Entre le pinceau flatteur de l'artiste et cet écran d'ordinateur où vous lisez mes mots, une même cause dirige les passions.
Je vous en conjure, hâtez-vous de mettre un terme apaisant à ces flammes impures qui dévorent et mon âme et ma chair, secourez ce coeur et ce corps qui se consument en votre nom ! Pour mon salut et le vôtre ouvrez-moi vos draps, votre alcôve, puis accordez-moi le privilège de votre hymen.
Ou préservez-m'en à jamais.
Ne demeurez pas insensible à ma détresse, dans un sens ou dans l'autre agissez ! Libérez ma mâle vigueur de sa coupable tension, assistez ma chair égarée ou bien tuez dans l'oeuf cette sensualité grandissante, mais de grâce ma mie, rendez sa souplesse originelle à cet objet embarrassant devenu rigide à l'évocation de votre personne, donnez-lui une paix libératrice durable.
Ah ! Combien je comprends les tourments endurés par les cloîtrés ! Dire que toute la force d'une sainte âme se trouve confrontées, non sans faillir parfois, à la légèreté et au despotisme d'un mâle appendice... Vous semblez ignorer avec une véritable inconscience, vous les élues de la Tempérance, la puissance de ces démons qui harcèlent sans cesse le sexe fort. Nous les représentants de ce sexe dit noble, nous les chevaliers, nous les guerriers, nous les fils de Mars, si nous ne faiblissons pas face à l'épée qui se dresse en ennemie, si nous portons aux nues nos vaillances belliqueuses, pleins d'ardeur et de courage au combat, à vos pieds chéris nous déposons les armes et contre vos flancs irrésistibles nous nous abandonnons. A la vue de vos appas nous baissons les bras, déjà vaincus.
Je ne connais nul héros martial qui demeurerait sans appétence et tout de mollesse face aux attraits sinueux d'une bergère. Ne faut-il pas appartenir à la race des saints, ou des morts, ou bien à celle des inversés pour ne point succomber au venin de ces créatures qui tentent malgré elles cette moitié de l'humanité que nous représentons ?
Sachez tirer bon enseignement de ces ultimes confessions, et selon ce que vous en aurez conclu en vérité et justesse conformément à ce qu'il faudrait précisément en conclure, vous prendrez soin de me faire un édifiant accueil lors de notre prochaine entrevue, ma mie.
Le souvenir de votre face poudrée, mais surtout de votre chair glorieuse, altère exquisément la mécanique de mon coeur hautain. Ce dernier se dérègle à la pensée de votre femelle éclat, et du repos des jours ordinaires il est passé à la plus canaille des agitations. Au début mes sens mis en éveil ne cessèrent de lutter saintement contre les tourments les plus vifs du désir. Mais très vite, incapable de gouverner mon âme en proie à ces feux grandissants ni de commander à mes humeurs, je n'ai plus pu opposer aucune résistance à la délectable oppression, et mes nuits se sont embrasées de voluptés et de honte...
Mon coeur, si je puis m'exprimer par cette métaphore, mon coeur disais-je s'enfle d'inavouable amour, et songer à vous ma mie, songer à vous en société me cause, et c'est bien fâcheux, une bien indiscrète renommée... S'il m'est aisé de voiler les secrets de mon âme en dignes présences, croyez bien qu'il m'est assurément moins commode de dissimuler les effets évidents d'une virilité naissante...
Sans que ma volonté n'intervienne, votre image hante mon esprit et mes pensées s'égarent sur les voies tortueuses de la sensualité... Pardonnez-moi de convoiter si hardiment votre hymen ma mie, mais la nature, si sage, si avisée m'a fait mâle, et son appel est bien difficile à mépriser.
J'ai beau aspirer au plus pur amour, à la plus chaste amitié avec vous, la réalité de mes sens ne m'épargne pas. A travers votre chère personne je ne vois non plus seulement l'admirable fille du couvent que dans mon idéal guindé j'aurais aimé que vous fussiez pour toujours, mais également la divine et lascive Vénus des peintres amoureux.
Vous m'inspirez de façon profane ma mie, et l'élan de ma plume mécanique (je veux parler de mon présent clavier) procède d'un feu semblablement brûlant. Entre le pinceau flatteur de l'artiste et cet écran d'ordinateur où vous lisez mes mots, une même cause dirige les passions.
Je vous en conjure, hâtez-vous de mettre un terme apaisant à ces flammes impures qui dévorent et mon âme et ma chair, secourez ce coeur et ce corps qui se consument en votre nom ! Pour mon salut et le vôtre ouvrez-moi vos draps, votre alcôve, puis accordez-moi le privilège de votre hymen.
Ou préservez-m'en à jamais.
Ne demeurez pas insensible à ma détresse, dans un sens ou dans l'autre agissez ! Libérez ma mâle vigueur de sa coupable tension, assistez ma chair égarée ou bien tuez dans l'oeuf cette sensualité grandissante, mais de grâce ma mie, rendez sa souplesse originelle à cet objet embarrassant devenu rigide à l'évocation de votre personne, donnez-lui une paix libératrice durable.
Ah ! Combien je comprends les tourments endurés par les cloîtrés ! Dire que toute la force d'une sainte âme se trouve confrontées, non sans faillir parfois, à la légèreté et au despotisme d'un mâle appendice... Vous semblez ignorer avec une véritable inconscience, vous les élues de la Tempérance, la puissance de ces démons qui harcèlent sans cesse le sexe fort. Nous les représentants de ce sexe dit noble, nous les chevaliers, nous les guerriers, nous les fils de Mars, si nous ne faiblissons pas face à l'épée qui se dresse en ennemie, si nous portons aux nues nos vaillances belliqueuses, pleins d'ardeur et de courage au combat, à vos pieds chéris nous déposons les armes et contre vos flancs irrésistibles nous nous abandonnons. A la vue de vos appas nous baissons les bras, déjà vaincus.
Je ne connais nul héros martial qui demeurerait sans appétence et tout de mollesse face aux attraits sinueux d'une bergère. Ne faut-il pas appartenir à la race des saints, ou des morts, ou bien à celle des inversés pour ne point succomber au venin de ces créatures qui tentent malgré elles cette moitié de l'humanité que nous représentons ?
Sachez tirer bon enseignement de ces ultimes confessions, et selon ce que vous en aurez conclu en vérité et justesse conformément à ce qu'il faudrait précisément en conclure, vous prendrez soin de me faire un édifiant accueil lors de notre prochaine entrevue, ma mie.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
679 - Une vie pleine de surprises
Je viens de recevoir un mail contenant les "meilleurs voeux de Wanadoo" pour les fêtes de fin d'année, et ce avant toutes les autres enseignes commerciales. Quel sens de l'exclusivité chez Wanadoo ! Étant donné que je suis un garçon sensible et intelligent je me suis senti particulièrement touché par la délicate attention. Pour remercier Wanadoo de m'avoir avant toute la clique commerçante souhaité ses meilleurs voeux, j'ai lu scrupuleusement et avec une avidité mal contenue le mail qui m'était adressé en termes si personnels, tellement pertinents... Pour mon immense joie, figurez-vous que Wanadoo me fait la grâce de m'accorder réductions et avantages inouïs sur ses produits en ligne !
La vie a tout de même des côtés extrêmement "sympathiques" n'est-ce pas ?
Sympa Wanadoo !
En outre, le monde délicieux dans lequel je baigne (devenu doré depuis sa prise en main par les divers marchands de produits indispensables à mon bonheur) étant bien conçu, il se trouve que je vais passer l'hiver à lire les sélections de livres choisis avec goût par "France-Loisirs"... Le niveau littéraire, poétique et intellectuel des ouvrages proposés à grands renforts de publicités fort convaincantes par la maison "France-Loisir" étant égal à celui du passionnant magazine "Télé 7Jours", je sens que je vais passer une saison merveilleuse, plongé dans mes lectures aux couvertures savamment illustrées d'arabesques de toutes sortes avec des reflets dorés et "papier d'aluminium" et autres artifices du meilleur effet...
Sympa France-Loisirs !
Matraqué par les publicités (que je dévore avec fièvre) me promettant monts et merveilles mensuels et hebdomadaires, je suis également très tenté pour m'abonner à un bouquet de magazines tous aussi essentiels les uns que les autres.
Chez moi j'ai des fenêtres, je vais donc naturellement m'abonner à "Fenêtres magazine". J'habite également pas très loin de la campagne. Je vais succomber à la tentation et m'abonner illico à "Campagne Magazine". Je possède également une voiture. Alors là pas d'hésitation, je vais m'abonner aux quatorze revues principales traitant de la bagnole ! J'ai deux chats. Va pour "Chats Magazine" et même pour "Trente Millions d'amis"...
Sympas les bouquets de magazines !
("Sympa" est un terme que j'utilise désormais à tout bout de champ pour manifester aussi bien le contentement de mon estomac calé par les tripes préparés à la mode de Caen vendus en promotion "Spécial Noël" par boîtes de trois que la satisfaction de mes neurones anesthésiés par le pain blanc de l'esprit nivelé vers la rassurante médiocrité universelle déversée par radios, télévisions, presses en tous genres.)
Quel bonheur de vivre dans une société qui a si bien su concevoir, penser, et même devancer mes besoins les plus vitaux ! Depuis récemment je lis sans restriction et avec un intérêt toujours égal les prospectus et mails commerciaux qui me sont adressés et j'engage mes milliers d'amis inscrits comme moi au fameux "Club des gros Cons" à m'imiter sur la voie de la GRANDE CONNERIE GENERALE.
La vie a tout de même des côtés extrêmement "sympathiques" n'est-ce pas ?
Sympa Wanadoo !
En outre, le monde délicieux dans lequel je baigne (devenu doré depuis sa prise en main par les divers marchands de produits indispensables à mon bonheur) étant bien conçu, il se trouve que je vais passer l'hiver à lire les sélections de livres choisis avec goût par "France-Loisirs"... Le niveau littéraire, poétique et intellectuel des ouvrages proposés à grands renforts de publicités fort convaincantes par la maison "France-Loisir" étant égal à celui du passionnant magazine "Télé 7Jours", je sens que je vais passer une saison merveilleuse, plongé dans mes lectures aux couvertures savamment illustrées d'arabesques de toutes sortes avec des reflets dorés et "papier d'aluminium" et autres artifices du meilleur effet...
Sympa France-Loisirs !
Matraqué par les publicités (que je dévore avec fièvre) me promettant monts et merveilles mensuels et hebdomadaires, je suis également très tenté pour m'abonner à un bouquet de magazines tous aussi essentiels les uns que les autres.
Chez moi j'ai des fenêtres, je vais donc naturellement m'abonner à "Fenêtres magazine". J'habite également pas très loin de la campagne. Je vais succomber à la tentation et m'abonner illico à "Campagne Magazine". Je possède également une voiture. Alors là pas d'hésitation, je vais m'abonner aux quatorze revues principales traitant de la bagnole ! J'ai deux chats. Va pour "Chats Magazine" et même pour "Trente Millions d'amis"...
Sympas les bouquets de magazines !
("Sympa" est un terme que j'utilise désormais à tout bout de champ pour manifester aussi bien le contentement de mon estomac calé par les tripes préparés à la mode de Caen vendus en promotion "Spécial Noël" par boîtes de trois que la satisfaction de mes neurones anesthésiés par le pain blanc de l'esprit nivelé vers la rassurante médiocrité universelle déversée par radios, télévisions, presses en tous genres.)
Quel bonheur de vivre dans une société qui a si bien su concevoir, penser, et même devancer mes besoins les plus vitaux ! Depuis récemment je lis sans restriction et avec un intérêt toujours égal les prospectus et mails commerciaux qui me sont adressés et j'engage mes milliers d'amis inscrits comme moi au fameux "Club des gros Cons" à m'imiter sur la voie de la GRANDE CONNERIE GENERALE.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
678 - Triste commémoration de la guerre
Les morts du conflit mondial de 14-18 n'ont pas héroïquement donné leur vie pour la liberté, ils sont morts parce qu'ils étaient obligés de marcher avec le troupeau, sous peine de passer au peloton d'exécution. L'héroïsme patriotique est une funeste invention, une macabre farce inventée par les marchands de canons et les gouvernants pour mieux mener à bien leurs grandes parties d'échecs planétaires. Leurs pions étant les petits soldats disciplinés pétris de culture patriotique nécessairement caricaturale et mensongère. Ce qui fut particulièrement le cas lors de la Première Guerre Mondiale de 1914-1918.
Ce qui reste aujourd'hui de cette grande manipulation, ce sont quelques milliers de rendeurs d'hommages disciplinés qui se gèlent chaque matin du 11 novembre pour regarder hisser le drapeau tricolore, droits comme des piquets, alors qu'il seraient si bien à rester au chaud dans leur lit.
Certains clament que parce qu'ils se sont comportés en patriotes, les morts de la 14-18 méritent le respect national... Certes, à condition que le patriotisme soit une valeur estimable. Or qu’est-ce que le patriotisme sinon la préférence égoïste pour ses compatriotes dans le meilleur des cas, la haine des étrangers dans le pire des cas ? L'honnête homme est citoyen du monde, non exclusivement citoyen de son pays. Mes frères chinois ne sont pas moins mes frères que mes frères français. Tous unis dans la fraternité, l'égalité, la liberté républicaine ! Mon frère français n'est pas plus égal, ne mérite pas plus la liberté que mon frère esquimau. D'où l'absurdité constitutionnelle du patriotisme. Et de la guerre, puisque par définition toute guerre est un crime contre l'humanité.
Je remarque que plus le discours patriotique est primaire, acharné et s'adresse à des esprits simples, naïfs, sans défense sur le plan intellectuel, voire à de braves gens sans histoire, à des êtres franchement sots, à des sommités issues de villages isolés (parfois alcooliques), mieux il fonctionne. Plus on monte en visant la "cible intellectuelle", moins il a d'écho. Le patriotisme, c'est le sommet des capacités altruistes du petit français moyen discipliné. Pour un patriote de base, l'humanité s'arrête aux frontières du pays. Hors ces frontières, plus rien ne le concerne, ne le touche, ne l'intéresse.
Ce qui reste aujourd'hui de cette grande manipulation, ce sont quelques milliers de rendeurs d'hommages disciplinés qui se gèlent chaque matin du 11 novembre pour regarder hisser le drapeau tricolore, droits comme des piquets, alors qu'il seraient si bien à rester au chaud dans leur lit.
Certains clament que parce qu'ils se sont comportés en patriotes, les morts de la 14-18 méritent le respect national... Certes, à condition que le patriotisme soit une valeur estimable. Or qu’est-ce que le patriotisme sinon la préférence égoïste pour ses compatriotes dans le meilleur des cas, la haine des étrangers dans le pire des cas ? L'honnête homme est citoyen du monde, non exclusivement citoyen de son pays. Mes frères chinois ne sont pas moins mes frères que mes frères français. Tous unis dans la fraternité, l'égalité, la liberté républicaine ! Mon frère français n'est pas plus égal, ne mérite pas plus la liberté que mon frère esquimau. D'où l'absurdité constitutionnelle du patriotisme. Et de la guerre, puisque par définition toute guerre est un crime contre l'humanité.
Je remarque que plus le discours patriotique est primaire, acharné et s'adresse à des esprits simples, naïfs, sans défense sur le plan intellectuel, voire à de braves gens sans histoire, à des êtres franchement sots, à des sommités issues de villages isolés (parfois alcooliques), mieux il fonctionne. Plus on monte en visant la "cible intellectuelle", moins il a d'écho. Le patriotisme, c'est le sommet des capacités altruistes du petit français moyen discipliné. Pour un patriote de base, l'humanité s'arrête aux frontières du pays. Hors ces frontières, plus rien ne le concerne, ne le touche, ne l'intéresse.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
677 - Appel à l'insurrection des banlieues !
Ému par la gravité et le caractère révolutionnaire des événements sociaux qui ont agité le pays, je m'adresse aux "fauteurs de troubles" en termes solennels.
J'en appelle à la poursuite acharnée de la rébellion, à la résistance héroïque face à l'oppresseur étatique. Cependant, convaincu que pour être légitime -tant sur le plan éthique que politique- le droit des populations au soulèvement contre l'injustice sociale doit s'établir sur des fondements moraux élevés, les moyens mis en oeuvre pour parvenir à cette fin ne doivent pas contredire cette exigence morale. Aussi je m'en remets aux bonnes volontés et incite les insurgés à abandonner leurs méthodes archaïques. Violence et bris de biens publics et privés doivent être proscrits au profit d'une attitude résolument pacifique et non-violente. Mais toujours ferme, déterminée. Je propose de grandes marches pacifiques avec encerclements des établissements républicains sensibles tels que Palais de l'Élysée, Préfectures, postes de police.
Pacifique, cet appel à l'insurrection n'en demeure pas moins réel.
Marches militantes et sièges des établissements publics non-violents mais éminemment séditieux, hautement subversifs. Le pouvoir doit fléchir sous la volonté souveraine du peuple. Tant que les décideurs aux commandes de l'État n'auront pas capitulé face au souffle juste de la révolte populaire, j'engage à la persévérance, voire à l'entrée officielle ou clandestine en résistance des éléments les plus combatifs, les plus braves selon la tournure que prendra le soulèvement, et ce afin de faire triompher la cause. Je rappelle avec insistance que les moyens engagés pour poursuivre la lutte, qu'ils soient individuels ou collectifs, officiels ou clandestins devront toujours être non-violents, pacifiques, respectueux des biens et de la sécurité d'autrui.
Courage camarades, la victoire est au bout de la rue ! Le peuple vaincra ! Vive la révolution, vive la justice, vive la liberté !
Raphaël Zacharie de Izarra, Le Mans, le 10 novembre 2005
J'en appelle à la poursuite acharnée de la rébellion, à la résistance héroïque face à l'oppresseur étatique. Cependant, convaincu que pour être légitime -tant sur le plan éthique que politique- le droit des populations au soulèvement contre l'injustice sociale doit s'établir sur des fondements moraux élevés, les moyens mis en oeuvre pour parvenir à cette fin ne doivent pas contredire cette exigence morale. Aussi je m'en remets aux bonnes volontés et incite les insurgés à abandonner leurs méthodes archaïques. Violence et bris de biens publics et privés doivent être proscrits au profit d'une attitude résolument pacifique et non-violente. Mais toujours ferme, déterminée. Je propose de grandes marches pacifiques avec encerclements des établissements républicains sensibles tels que Palais de l'Élysée, Préfectures, postes de police.
Pacifique, cet appel à l'insurrection n'en demeure pas moins réel.
Marches militantes et sièges des établissements publics non-violents mais éminemment séditieux, hautement subversifs. Le pouvoir doit fléchir sous la volonté souveraine du peuple. Tant que les décideurs aux commandes de l'État n'auront pas capitulé face au souffle juste de la révolte populaire, j'engage à la persévérance, voire à l'entrée officielle ou clandestine en résistance des éléments les plus combatifs, les plus braves selon la tournure que prendra le soulèvement, et ce afin de faire triompher la cause. Je rappelle avec insistance que les moyens engagés pour poursuivre la lutte, qu'ils soient individuels ou collectifs, officiels ou clandestins devront toujours être non-violents, pacifiques, respectueux des biens et de la sécurité d'autrui.
Courage camarades, la victoire est au bout de la rue ! Le peuple vaincra ! Vive la révolution, vive la justice, vive la liberté !
Raphaël Zacharie de Izarra, Le Mans, le 10 novembre 2005
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
676 - Les flammes de la raison
Il me semble que la crémation des moyens de locomotion généralisée dans les banlieues du pays est le signe d'un grand bouleversement social, un mouvement de fond qu'une stupide répression policière ne saurait éteindre. Je ne cesse d'entendre que brûler des voitures, ça n'est pas une solution pour résoudre les problèmes des jeunes de banlieue...
Justement, je pense que c'est une solution. Sans ces heurts spectaculaires (toucher à la tôle sacrée du français moyen, ça choque toujours l'opinion publique sensible à la préservation de ses joujoux favoris) comment faire avancer les choses, faire prendre conscience aux privilégiés des centres villes et des campagnes de la gravité de la situation dans les banlieues ? Brûler des voitures est, à mon sens, la meilleure solution pour faire bouger les choses, contribuer à faire changer les mentalités, secouer les consciences endormies. Brûler une voiture est certes répréhensible sur le plan strictement légal, mais c'est précisément avec ce genre de geste illégal, acte fondateur par excellence du pionnier social participant au progrès humain, qu'évoluent nos sociétés.
Mieux vaut faire une révolution en brûlant des voitures plutôt qu'en portant des têtes coupées sur des piques. Brûler des voitures est par conséquent un acte potentiellement héroïque, pour peu que cela débouche sur une amélioration de la vie des révoltés, une capitulation du pouvoir qui reconnaîtra par la suite la révolte comme un légitime soulèvement des banlieues contre l'injustice sociale.
C'est ainsi qu'évoluent les mentalités, que se fait le progrès social : en pratiquant la désobéissance civile, en manifestant illégalement contre le pouvoir. Aujourd'hui conspués, demain qui sait si les brûleurs de voitures ne seront pas honorés par les mêmes qui les condamnent actuellement ? Comme les porteurs de têtes coupées de 14 juillet 1789 sont de nos jours acclamés. La crémation des voitures de banlieue, c'est leur 14 juillet à eux. Leur révolution est en marche. C'est en se rebiffant de la sorte contre l'ordre social inique que progresse toute société. Aujourd'hui les mentalités ont évolué, dans sa grande majorité le peuple ne verse plus le sang pour se faire entendre, il brûle des voitures, brise du mobilier urbain. N'est-ce pas déjà un énorme progrès par rapport aux révoltes barbares du passé ? De nos jours même les plus enragés des insurgés des banlieues respectent la vie humaine. Plus civilisés que nos aïeux, ils se révoltent avec les moyens appropriés à leur portée : l'incendie de voitures. Où est leur crime ? Leur combat me semble parfaitement légitime. A leur place, ne réagirions-nous pas de même ? Pour avoir vécu dans la banlieue et côtoyé un peu ses habitants, je comprends leur révolte.
Vive la révolution, vivent les âmes éveillées !
Justement, je pense que c'est une solution. Sans ces heurts spectaculaires (toucher à la tôle sacrée du français moyen, ça choque toujours l'opinion publique sensible à la préservation de ses joujoux favoris) comment faire avancer les choses, faire prendre conscience aux privilégiés des centres villes et des campagnes de la gravité de la situation dans les banlieues ? Brûler des voitures est, à mon sens, la meilleure solution pour faire bouger les choses, contribuer à faire changer les mentalités, secouer les consciences endormies. Brûler une voiture est certes répréhensible sur le plan strictement légal, mais c'est précisément avec ce genre de geste illégal, acte fondateur par excellence du pionnier social participant au progrès humain, qu'évoluent nos sociétés.
Mieux vaut faire une révolution en brûlant des voitures plutôt qu'en portant des têtes coupées sur des piques. Brûler des voitures est par conséquent un acte potentiellement héroïque, pour peu que cela débouche sur une amélioration de la vie des révoltés, une capitulation du pouvoir qui reconnaîtra par la suite la révolte comme un légitime soulèvement des banlieues contre l'injustice sociale.
C'est ainsi qu'évoluent les mentalités, que se fait le progrès social : en pratiquant la désobéissance civile, en manifestant illégalement contre le pouvoir. Aujourd'hui conspués, demain qui sait si les brûleurs de voitures ne seront pas honorés par les mêmes qui les condamnent actuellement ? Comme les porteurs de têtes coupées de 14 juillet 1789 sont de nos jours acclamés. La crémation des voitures de banlieue, c'est leur 14 juillet à eux. Leur révolution est en marche. C'est en se rebiffant de la sorte contre l'ordre social inique que progresse toute société. Aujourd'hui les mentalités ont évolué, dans sa grande majorité le peuple ne verse plus le sang pour se faire entendre, il brûle des voitures, brise du mobilier urbain. N'est-ce pas déjà un énorme progrès par rapport aux révoltes barbares du passé ? De nos jours même les plus enragés des insurgés des banlieues respectent la vie humaine. Plus civilisés que nos aïeux, ils se révoltent avec les moyens appropriés à leur portée : l'incendie de voitures. Où est leur crime ? Leur combat me semble parfaitement légitime. A leur place, ne réagirions-nous pas de même ? Pour avoir vécu dans la banlieue et côtoyé un peu ses habitants, je comprends leur révolte.
Vive la révolution, vivent les âmes éveillées !
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
675 - Drame au collège
A travers cet article imaginaire à peine caricatural, ironisons sur les aberrations et excès de notre société contaminée par l'insidieuse dictature de la "pensée molle" (phénomène largement relayé par les médias) contribuant à créer une sensibilité de masse embourgeoisée, irresponsable et superficielle.
Le jeune Benjamin, obèse adolescent de 14 ans, a bénéficié des services d'une cellule de soutien psychologique après un traumatisme subi dans l'enceinte même de son collège : il a été victime d'une réprimande de la part de son professeur de français sous prétexte qu'il perturbait le cours en jouant sur son téléphone portable. Le professeur lui reprochait en outre d'envoyer des mails et d'écouter de la musique sous forme MP3 en classe via le téléphone portable en question. L'enseignant, après une garde-à-vue prolongée a finalement été mis en examen pour avoir sonné les cloches de l'élève dissipé. Il aurait agité la main en l'air en direction de l'élève dans un signe explicite. La menace est légalement constituée.
Une gifle symbolique qui risque de lui coûter de six à dix-huit mois de prison ferme.
Une enquête a été diligentée par les services de police judiciaire au sein de l'établissement afin d'établir les responsabilités de chacun, du professeur indigne jusqu'au directeur du collège, responsable d'avoir engagé ce professeur aux méthodes pédagogiques pour le moins douteuses.
Par ailleurs, détail pouvant aggraver lourdement les faits reprochés au professeur de français pour la suite de cette affaire, après perquisition à son domicile, les enquêteurs ont retrouvé dans la chambre du professeur incriminé une série de photos de vacances dont sur l'une on peut distinguer sans ambiguïté à l'arrière plan un enfant en maillot de bain âgé d'environ cinq ans. Des soupçons de pédophilie pèsent désormais sur cet homme aux méthodes d'enseignement musclées... Des vérifications sont en cours actuellement afin d'identifier la petite victime sur la photo. Le passé trouble de cet individu est en train d'être décortiqué par les enquêteurs dans les locaux de la police judiciaire.
En attendant les résultats de l'enquête, Benjamin a préféré poursuivre ses cours par correspondance. Il peut aujourd'hui jouir en toute quiétude de son droit à l'accès à la communication grâce aux multiples fonctions de son téléphone portable, sans s'exposer au risque d'être brutalisé par des adultes peu scrupuleux.
Souhaitons à Benjamin de pouvoir se reconstruire sans trop de séquelles après la dure épreuve qu'il vient d'endurer. Il sera prochainement l'invité vedette de la célèbre émission télévisée animée par Mireille Dumas qui débattra pour l'occasion sur le sujet des sévices corporels et psychologiques subis à l'école par les élèves de la part de certains professeurs particulièrement pervers. (Benjamin témoignera sur le plateau de MD à visage couvert). Une honte pour notre société, une dérive tragique qu'il faut dénoncer à tout prix. Triste époque où les professeurs osent encore lever la main sur nos chères têtes blondes sous les plus légers prétextes ! Un projet de livre est actuellement en cours : un directeur de grandes éditions a d'ores et déjà pris contact avec l'avocat de Benjamin afin d'obtenir les droits pour la publication exclusive de ce témoignage-choc. L'ouvrage pourrait être en vente dès la rentrée littéraire de septembre prochain.
(Dans le souci de préserver le droit à l'anonymat de la victime et de ne pas faillir à l'éthique de notre rédaction, précisons que "Benjamin" est un prénom d'emprunt.)
Le jeune Benjamin, obèse adolescent de 14 ans, a bénéficié des services d'une cellule de soutien psychologique après un traumatisme subi dans l'enceinte même de son collège : il a été victime d'une réprimande de la part de son professeur de français sous prétexte qu'il perturbait le cours en jouant sur son téléphone portable. Le professeur lui reprochait en outre d'envoyer des mails et d'écouter de la musique sous forme MP3 en classe via le téléphone portable en question. L'enseignant, après une garde-à-vue prolongée a finalement été mis en examen pour avoir sonné les cloches de l'élève dissipé. Il aurait agité la main en l'air en direction de l'élève dans un signe explicite. La menace est légalement constituée.
Une gifle symbolique qui risque de lui coûter de six à dix-huit mois de prison ferme.
Une enquête a été diligentée par les services de police judiciaire au sein de l'établissement afin d'établir les responsabilités de chacun, du professeur indigne jusqu'au directeur du collège, responsable d'avoir engagé ce professeur aux méthodes pédagogiques pour le moins douteuses.
Par ailleurs, détail pouvant aggraver lourdement les faits reprochés au professeur de français pour la suite de cette affaire, après perquisition à son domicile, les enquêteurs ont retrouvé dans la chambre du professeur incriminé une série de photos de vacances dont sur l'une on peut distinguer sans ambiguïté à l'arrière plan un enfant en maillot de bain âgé d'environ cinq ans. Des soupçons de pédophilie pèsent désormais sur cet homme aux méthodes d'enseignement musclées... Des vérifications sont en cours actuellement afin d'identifier la petite victime sur la photo. Le passé trouble de cet individu est en train d'être décortiqué par les enquêteurs dans les locaux de la police judiciaire.
En attendant les résultats de l'enquête, Benjamin a préféré poursuivre ses cours par correspondance. Il peut aujourd'hui jouir en toute quiétude de son droit à l'accès à la communication grâce aux multiples fonctions de son téléphone portable, sans s'exposer au risque d'être brutalisé par des adultes peu scrupuleux.
Souhaitons à Benjamin de pouvoir se reconstruire sans trop de séquelles après la dure épreuve qu'il vient d'endurer. Il sera prochainement l'invité vedette de la célèbre émission télévisée animée par Mireille Dumas qui débattra pour l'occasion sur le sujet des sévices corporels et psychologiques subis à l'école par les élèves de la part de certains professeurs particulièrement pervers. (Benjamin témoignera sur le plateau de MD à visage couvert). Une honte pour notre société, une dérive tragique qu'il faut dénoncer à tout prix. Triste époque où les professeurs osent encore lever la main sur nos chères têtes blondes sous les plus légers prétextes ! Un projet de livre est actuellement en cours : un directeur de grandes éditions a d'ores et déjà pris contact avec l'avocat de Benjamin afin d'obtenir les droits pour la publication exclusive de ce témoignage-choc. L'ouvrage pourrait être en vente dès la rentrée littéraire de septembre prochain.
(Dans le souci de préserver le droit à l'anonymat de la victime et de ne pas faillir à l'éthique de notre rédaction, précisons que "Benjamin" est un prénom d'emprunt.)
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
674 - L'ours contre-nature
L'agitation ridicule autour de l'ourse Cannelle tuée récemment est significative de l'état d'esprit de notre société prompte à s'émouvoir pour des phénomènes spécifiques qui collent à l'air du temps, aussi minuscules soient-ils. A l'échelle locale et planétaire les conséquences de la disparition de l'ours des Pyrénées sont insignifiantes. Les seuls dommages sont d'ordre symbolique, politique, psychologique, culturel, mais certainement pas écologique. En somme, une "catastrophe" très artificielle, grossie au point que des millions de citoyens en France dans le monde se sentent concernés par la mort de Cannelle... Quand la multitude d'âmes sensibles (se délectant par ailleurs de viandes bouchères issues des ignobles abattoirs) se désole de la disparition du plantigrade, je me chagrine de constater avec quelle facilité on peut contaminer les esprits sur des sujets aussi dérisoires que la disparition du dernier représentant d'une espèce animale en voie d'extinction.
Le règne animal comme tout ce qui existe en ce monde n'est pas figé, il est en constante évolution. Le changement est dans l'ordre normal des choses. Toute espèce est vouée à disparaître un jour. Lentement ou sous l'effet de forces majeures. Les forces majeures (poussée de la civilisation, accidents, pollutions) sont aussi une forme de sélection naturelle, que ces forces dominantes soient générées par l'Homme ou par les volcans. Non seulement l'Homme fait partie du monde, mais il est également à son sommet. Il n'y a pas que les cailloux et les quadrupèdes qui font la loi sur Terre, n'en déplaise aux écologistes qui ont tendance à négliger la légitimité de l'espèce humaine dans les changements du milieu naturel. Qui oserait prétendre que les rats, les moustiques, les blattes ont un droit de nuisance sur l'Homme sous prétexte qu'ils sont la Nature ?
Nature et urbanisation sont des réalités faisant partie de ce monde. En quoi l'urbanisation, la civilisation devraient être sacrifiées à la cause de l'état sauvage ? Au contraire, la ville est vertueuse, l'ours nuisible. La preuve dans les faits et l'actualité : l'Homme avance, l'ours recule.
En dépit des efforts de l'Homme, créature intelligente aux idées baroques, l'ours des Pyrénées ne s'enracine décidément pas dans ce qui fut jadis son milieu (et peu importent les causes de cet échec : accidentelles ou naturelles, elles sont significatives)... Preuve qu'il n'a plus sa place dans les Pyrénées.
On peut certes le déplorer, mais c'est ainsi.
Réintroduire l'ours dans les Pyrénées, dans quel but ? Même la gratuité du geste ne paie pas dans ce monde réglé sur des lois souveraines. Les bonnes âmes en ont d'ailleurs eu pour leurs frais... Douce folie que de s'acharner à replanter une racine brisée ! De même, ne serait-il pas ridicule de regretter la disparition des dinosaures ? Quel sens y aurait-il à réintroduire en 2004 les meutes de loups dans les forêts autour de Paris ? Fondamentalement la disparition de Cannelle a peu d'importance. Le règne du vivant est influencé par les forces dominantes : les astres font les marées, l'Homme fait les courants. Le phénomène de la sélection naturelle dans lequel l'Homme est intimement inclus opère et jouit aujourd'hui de tous ses droits en venant d'éliminer l'ourse Cannelle, avatar monstrueux de notre vision du monde "plantigradiste", "lycanthropiste", "dodoïste".
Le règne animal comme tout ce qui existe en ce monde n'est pas figé, il est en constante évolution. Le changement est dans l'ordre normal des choses. Toute espèce est vouée à disparaître un jour. Lentement ou sous l'effet de forces majeures. Les forces majeures (poussée de la civilisation, accidents, pollutions) sont aussi une forme de sélection naturelle, que ces forces dominantes soient générées par l'Homme ou par les volcans. Non seulement l'Homme fait partie du monde, mais il est également à son sommet. Il n'y a pas que les cailloux et les quadrupèdes qui font la loi sur Terre, n'en déplaise aux écologistes qui ont tendance à négliger la légitimité de l'espèce humaine dans les changements du milieu naturel. Qui oserait prétendre que les rats, les moustiques, les blattes ont un droit de nuisance sur l'Homme sous prétexte qu'ils sont la Nature ?
Nature et urbanisation sont des réalités faisant partie de ce monde. En quoi l'urbanisation, la civilisation devraient être sacrifiées à la cause de l'état sauvage ? Au contraire, la ville est vertueuse, l'ours nuisible. La preuve dans les faits et l'actualité : l'Homme avance, l'ours recule.
En dépit des efforts de l'Homme, créature intelligente aux idées baroques, l'ours des Pyrénées ne s'enracine décidément pas dans ce qui fut jadis son milieu (et peu importent les causes de cet échec : accidentelles ou naturelles, elles sont significatives)... Preuve qu'il n'a plus sa place dans les Pyrénées.
On peut certes le déplorer, mais c'est ainsi.
Réintroduire l'ours dans les Pyrénées, dans quel but ? Même la gratuité du geste ne paie pas dans ce monde réglé sur des lois souveraines. Les bonnes âmes en ont d'ailleurs eu pour leurs frais... Douce folie que de s'acharner à replanter une racine brisée ! De même, ne serait-il pas ridicule de regretter la disparition des dinosaures ? Quel sens y aurait-il à réintroduire en 2004 les meutes de loups dans les forêts autour de Paris ? Fondamentalement la disparition de Cannelle a peu d'importance. Le règne du vivant est influencé par les forces dominantes : les astres font les marées, l'Homme fait les courants. Le phénomène de la sélection naturelle dans lequel l'Homme est intimement inclus opère et jouit aujourd'hui de tous ses droits en venant d'éliminer l'ourse Cannelle, avatar monstrueux de notre vision du monde "plantigradiste", "lycanthropiste", "dodoïste".
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
673 - La mort de l'ourse Cannelle
Un ours de plus ou de moins dans les Pyrénées, quelle importance au regard de l'écologie planétaire ? Le problème est plus dans les têtes conditionnées par l'air du temps, réglées sur des valeurs à la mode, que sur le terrain. Pendant un siècle la Terre a fort bien tourné sans les ours dans les Pyrénées. En quoi l'absence de ce prédateur a-t-elle empêché les gens et les autres animaux de vivre ? Au contraire, combien de vies humaines ont ainsi été épargnées dans les Pyrénées depuis la disparition de l'ours ? L'avantage de sa disparition est réel, tout comme est réel l'avantage de la disparition du loup de la totalité de notre territoire.
Un siècle après la disparition de l'ours des Pyrénées l'Homme a voulu le réintroduire dans son ancien habitat. L'échec fut total. Selon certains, cet échec serait le prélude à une sorte de fin du monde, juste parce qu'une ourse n'a pas survécu à sa nouvelle condition d'animal sauvage... (Remarquons au passage que cette liberté d'artifice l'a tuée, alors que la cage l'aurait sauvée.) Bref, d'après les écologistes ce serait une catastrophe... Allez donc dire ça aux gens qui souffrent la faim dans les pays pauvres ! Soyons sérieux, et surtout faisons preuve de décence car les vraies catastrophes sont ailleurs en vérité.
Pendant un siècle il n'y a pas eu d'ours dans les Pyrénées. Où est-elle cette prétendue catastrophe longue de un siècle? Je ne suis pas anti-écologiste, bien au contraire. Seulement je défends les vraies causes écologiques sans me ranger aux côtés de ces parisiens épris de jolis sentiments par pure sensiblerie, qui pensent avec les fibres les plus légères de leur coeur citadin, incapables qu'ils sont d'analyser les situations sur le terrain.
Certaines bonne âmes se lamentent sur le sort de l'ourse Cannelle tuée par un chasseur de manière anecdotique, et qui plus est tombée proprement, nettement sous ses balles, mais je ne les entends nullement élever la voix concernant le sort des millions d'animaux que nous torturons industriellement, que nous massacrons sans aucune pitié dans les abattoirs, véritables camps d'exterminations pour volailles, ovins, porcins, bovins, lieux absolument indignes de gens civilisés ! Et tout ça au nom de nos estomacs de nantis infoutus de s'abstenir d'ingérer de la viande. Alors que l'homme pourrait fort bien s'en passer et vivre en meilleure santé en remplaçant la viande par des protéines issues de produits non carnés (laitages, végétaux, oeufs, poissons).
Il n'y a pas de progrès véritable sans rupture avec certaines habitudes ancestrales. Le problème de l'ours des Pyrénées a surtout valeur de symbole. Dans les faits, l'ours est un problème insignifiant au regard des abattoirs qui sont des lieux d'abomination extrême. Là, à un rythme industriel on met fin à l'existence de millions d'animaux (élevés en batteries dans le pire des cas). Remarquons que la mort de l'ourse Cannelle émeut surtout les "parisiens" carnassiers au coeur de porcelaine. Ils ont certes des moeurs délicates, mais aussi des palais fins, des estomacs avides de chair animale...
Le comble en ce cas, n'est-ce pas de se désoler avec des trémolos dans la voix -et la bouche pleine- de la disparition de l'ours des Pyrénées ? Se désoler en plein dîner du sort de l'ourse tuée par un chasseur, se désoler de la sorte autour d'un gigot d'agneau ou d'un pot-au-feu, quelle ironie ! Perversité inouïe des moeurs écologiques !
Avant de vouloir faire évoluer les mentalités en visant les sommets, commencez par le bas, vous les défenseurs de belles causes. Allez d'abord répandre l'idée que les abattoirs industriels sont des abominations, au lieu d'aller stérilement voler au secours d'un individu dont l'espèce est de toute façon en voie d'extinction. Faites-vous végétariens. Allez militer pour l'abolition des abattoirs. Allez manifester contre la puissante institution bouchère. Là vous serez cohérents, là vous serez héroïques, là vous ne serez pas vain. Laissez donc de côté votre ourse Cannelle, allez plutôt brandir des pancartes dans les abattoirs, les boucheries industrielles et artisanales. Vous y délivrerez un vrai message écologique.
Et relativiserez la mort de l'ours Cannelle, soyons-en persuadés.
Je ne suis pas animé par la sensiblerie citadine mais par de vrais sentiments de justice, par une pensée lucide, pénétrante des problèmes liés à l'écologie, à nos rapport avec la gent animale. Imaginez que l'espèce en voie d'extinction réintroduite dans son ancien élément naturel ne fût pas l'ours des Pyrénées mais le mulot commun de nos plaines... Monteriez-vous ainsi au créneau pour défendre ce minuscule rongeur ? Lui n'a pas l'avantage, au contraire de l'ours, d'être gros donc visible à l'échelle humaine, et surtout il n'inspire pas le même degré de sympathie chez les humains, ce qui est un facteur parfaitement arbitraire. Donc injuste. Ce que vous feignez d'ignorer, me semble-t-il, vous les défenseurs de l'ours des Pyrénées. L'ours a pour lui d'être gros et touchant. Il a ses doubles en peluche dans notre mémoire collective. Le mulot lui n'a pas cette place de choix dans le coeur des hommes. Abolissons d'abord ces espèces de privilèges accordés aux animaux, rendons-les égaux devant la souffrance qu'on leur inflige, ensuite vous pourrez me reparler de votre ours des Pyrénées.
Un siècle après la disparition de l'ours des Pyrénées l'Homme a voulu le réintroduire dans son ancien habitat. L'échec fut total. Selon certains, cet échec serait le prélude à une sorte de fin du monde, juste parce qu'une ourse n'a pas survécu à sa nouvelle condition d'animal sauvage... (Remarquons au passage que cette liberté d'artifice l'a tuée, alors que la cage l'aurait sauvée.) Bref, d'après les écologistes ce serait une catastrophe... Allez donc dire ça aux gens qui souffrent la faim dans les pays pauvres ! Soyons sérieux, et surtout faisons preuve de décence car les vraies catastrophes sont ailleurs en vérité.
Pendant un siècle il n'y a pas eu d'ours dans les Pyrénées. Où est-elle cette prétendue catastrophe longue de un siècle? Je ne suis pas anti-écologiste, bien au contraire. Seulement je défends les vraies causes écologiques sans me ranger aux côtés de ces parisiens épris de jolis sentiments par pure sensiblerie, qui pensent avec les fibres les plus légères de leur coeur citadin, incapables qu'ils sont d'analyser les situations sur le terrain.
Certaines bonne âmes se lamentent sur le sort de l'ourse Cannelle tuée par un chasseur de manière anecdotique, et qui plus est tombée proprement, nettement sous ses balles, mais je ne les entends nullement élever la voix concernant le sort des millions d'animaux que nous torturons industriellement, que nous massacrons sans aucune pitié dans les abattoirs, véritables camps d'exterminations pour volailles, ovins, porcins, bovins, lieux absolument indignes de gens civilisés ! Et tout ça au nom de nos estomacs de nantis infoutus de s'abstenir d'ingérer de la viande. Alors que l'homme pourrait fort bien s'en passer et vivre en meilleure santé en remplaçant la viande par des protéines issues de produits non carnés (laitages, végétaux, oeufs, poissons).
Il n'y a pas de progrès véritable sans rupture avec certaines habitudes ancestrales. Le problème de l'ours des Pyrénées a surtout valeur de symbole. Dans les faits, l'ours est un problème insignifiant au regard des abattoirs qui sont des lieux d'abomination extrême. Là, à un rythme industriel on met fin à l'existence de millions d'animaux (élevés en batteries dans le pire des cas). Remarquons que la mort de l'ourse Cannelle émeut surtout les "parisiens" carnassiers au coeur de porcelaine. Ils ont certes des moeurs délicates, mais aussi des palais fins, des estomacs avides de chair animale...
Le comble en ce cas, n'est-ce pas de se désoler avec des trémolos dans la voix -et la bouche pleine- de la disparition de l'ours des Pyrénées ? Se désoler en plein dîner du sort de l'ourse tuée par un chasseur, se désoler de la sorte autour d'un gigot d'agneau ou d'un pot-au-feu, quelle ironie ! Perversité inouïe des moeurs écologiques !
Avant de vouloir faire évoluer les mentalités en visant les sommets, commencez par le bas, vous les défenseurs de belles causes. Allez d'abord répandre l'idée que les abattoirs industriels sont des abominations, au lieu d'aller stérilement voler au secours d'un individu dont l'espèce est de toute façon en voie d'extinction. Faites-vous végétariens. Allez militer pour l'abolition des abattoirs. Allez manifester contre la puissante institution bouchère. Là vous serez cohérents, là vous serez héroïques, là vous ne serez pas vain. Laissez donc de côté votre ourse Cannelle, allez plutôt brandir des pancartes dans les abattoirs, les boucheries industrielles et artisanales. Vous y délivrerez un vrai message écologique.
Et relativiserez la mort de l'ours Cannelle, soyons-en persuadés.
Je ne suis pas animé par la sensiblerie citadine mais par de vrais sentiments de justice, par une pensée lucide, pénétrante des problèmes liés à l'écologie, à nos rapport avec la gent animale. Imaginez que l'espèce en voie d'extinction réintroduite dans son ancien élément naturel ne fût pas l'ours des Pyrénées mais le mulot commun de nos plaines... Monteriez-vous ainsi au créneau pour défendre ce minuscule rongeur ? Lui n'a pas l'avantage, au contraire de l'ours, d'être gros donc visible à l'échelle humaine, et surtout il n'inspire pas le même degré de sympathie chez les humains, ce qui est un facteur parfaitement arbitraire. Donc injuste. Ce que vous feignez d'ignorer, me semble-t-il, vous les défenseurs de l'ours des Pyrénées. L'ours a pour lui d'être gros et touchant. Il a ses doubles en peluche dans notre mémoire collective. Le mulot lui n'a pas cette place de choix dans le coeur des hommes. Abolissons d'abord ces espèces de privilèges accordés aux animaux, rendons-les égaux devant la souffrance qu'on leur inflige, ensuite vous pourrez me reparler de votre ours des Pyrénées.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
672 - Notre jeunesse, notre non avenir
Je me suis rendu compte avec bonheur qu'avec l'âge je devenais franchement intolérant, invivable, bien plus asocial qu'avant. Un bon signe de mâturité : plus ça va, moins j'ai de chance de devenir sénile (la sénilité engendrant nécessairement la mollesse de la pensée).
En effet, je ne supporte plus de voir des conneaux assis aux terrasses des cafés la cigarette au bec, une bière à la main. Tous des étudiants formatés, des chiots pré-abrutis par les radios qui les gavent d'imbécillités musicales, tous des "rebelles" élevés au lait tiède de la télé-réalité, tous des écervelés condomisés, pilulisés, abreuvés de jeux vidéos, de "cinéma tout public", de Mac-Donald...
Et ça veut faire la loi, ça ce permet de l'ouvrir, ça a des revendications juvéniles ! Et tout ça pour dire quoi ? Pour nous baver sur les semelles !
Je ne supporte plus la proximité de cette jeunesse fumeuse, buveuse, dépucelée, libérée, discothéquisée, ensystémisée jusqu'à la moelle.
Quel que soit le bar où j'entre, il y a toujours de ces troupeaux de jeunes étudiants ramollis qui empestent mon air avec leur satané tabac, qui polluent mon cadre de vie avec leur présence importune. Je voudrais que le patron du bar les jette dehors quand j'arrive, afin que je puisse boire un verre en paix. Je ne supporte pas leur vocabulaire, leurs moeurs, leurs aspirations. Tous semblables dans l'avachissement mental, tous des petits clones reproduits à des millions d'exemplaires, marqués aux fers indolores d'une industrie dévouée qui leur dicte quoi manger, quoi boire, quoi fumer, quoi faire.
Vrais veaux de batteries à peine sortis de la puberté et déjà traités à l'extasie, au hachich, au coca-cola, alcoolisés, médicamentés, sur-infectés mais sous-cultivés, petits lapins de laboratoire fabriqués, modelés, façonnés par les grandes marques, ces jeunes esclaves illettrés portent haut l'étendard de leur chère "liberté de pensée" ! C'est devenu des produits et ça croit penser ! Génération d'intoxiqués qui ne savent plus écrire le français correctement, ces fainéants d'étudiants infectent Internet avec leurs messages illisibles rédigés en texto. Et ça prétend aux études !
Mais ce que je supporte décidément de moins en moins chez eux, c'est leurs foutues cigarettes. Un jour je me vengerai. J'entrerai dans un bar, m'assiérai à côté d'eux. J'allumerai un cigare de ma composition, le plus infâme possible, écoeurant à souhait, et cette fumée-maison infecte à donner la chiasse au Diable, avec une délectation rancunière, lentement, impunément, effrontément, je la leur cracherai à la face !
En effet, je ne supporte plus de voir des conneaux assis aux terrasses des cafés la cigarette au bec, une bière à la main. Tous des étudiants formatés, des chiots pré-abrutis par les radios qui les gavent d'imbécillités musicales, tous des "rebelles" élevés au lait tiède de la télé-réalité, tous des écervelés condomisés, pilulisés, abreuvés de jeux vidéos, de "cinéma tout public", de Mac-Donald...
Et ça veut faire la loi, ça ce permet de l'ouvrir, ça a des revendications juvéniles ! Et tout ça pour dire quoi ? Pour nous baver sur les semelles !
Je ne supporte plus la proximité de cette jeunesse fumeuse, buveuse, dépucelée, libérée, discothéquisée, ensystémisée jusqu'à la moelle.
Quel que soit le bar où j'entre, il y a toujours de ces troupeaux de jeunes étudiants ramollis qui empestent mon air avec leur satané tabac, qui polluent mon cadre de vie avec leur présence importune. Je voudrais que le patron du bar les jette dehors quand j'arrive, afin que je puisse boire un verre en paix. Je ne supporte pas leur vocabulaire, leurs moeurs, leurs aspirations. Tous semblables dans l'avachissement mental, tous des petits clones reproduits à des millions d'exemplaires, marqués aux fers indolores d'une industrie dévouée qui leur dicte quoi manger, quoi boire, quoi fumer, quoi faire.
Vrais veaux de batteries à peine sortis de la puberté et déjà traités à l'extasie, au hachich, au coca-cola, alcoolisés, médicamentés, sur-infectés mais sous-cultivés, petits lapins de laboratoire fabriqués, modelés, façonnés par les grandes marques, ces jeunes esclaves illettrés portent haut l'étendard de leur chère "liberté de pensée" ! C'est devenu des produits et ça croit penser ! Génération d'intoxiqués qui ne savent plus écrire le français correctement, ces fainéants d'étudiants infectent Internet avec leurs messages illisibles rédigés en texto. Et ça prétend aux études !
Mais ce que je supporte décidément de moins en moins chez eux, c'est leurs foutues cigarettes. Un jour je me vengerai. J'entrerai dans un bar, m'assiérai à côté d'eux. J'allumerai un cigare de ma composition, le plus infâme possible, écoeurant à souhait, et cette fumée-maison infecte à donner la chiasse au Diable, avec une délectation rancunière, lentement, impunément, effrontément, je la leur cracherai à la face !
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
671 - Les bienfaits du bagne
Je viens d'avoir une idée lumineuse pour lutter contre la criminalité, la débauche et la petite et grande délinquance : rétablissons le bagne.
Les prisonniers ainsi devenus bagnards ne se morfondront plus stérilement au fond de leurs cellules et se rendront utiles à la société. Mieux : ils oeuvreront au dédommagement des victimes tout en éprouvant les rigueurs de la loi, ce qui leur fera encore mieux passer le goût du vice. Plus ils travailleraient à indemniser leurs victimes, plus tôt ils sortiraient.
Au lieu de cela nos prisons actuelles sont des écoles du crime qui amollissent les moeurs et coûtent à la collectivité. Le bagnard non seulement ne coûte rien à la société des honnêtes gens, mais en plus il rapporte puisqu'il travaille -dans tous les sens du terme- pour sa réhabilitation.
Les prisons, écoles du crime et de la paresse sont remplies de oisifs qui songent parfois à la vengeance. Le travail des délinquants leur serait salutaire. La prison brise, détruit, corrompt les êtres en leur faisant perdre leur temps et n'indemnise aucunement les victimes. Le travail au contraire éduque, redresse, forme, répare, rend leur dignité aux assassins et autres agresseurs.
Évidemment il y aura toujours des faux humanistes pour crier à la régression des moeurs, à la perte des acquis humanitaires... Et c'est ainsi que nos prisons débordent de criminels oisifs nourris, logés, blanchis aux frais de la princesse. Personnellement j'aimerais mieux savoir mon agresseur en train de travailler pour me dédommager plutôt que de le savoir enfermé à ne rien faire car dans les deux cas, agresseur et victime sortent perdants de cette triste affaire.
A bas les prisons ! Vive le bagne social !
Les prisonniers ainsi devenus bagnards ne se morfondront plus stérilement au fond de leurs cellules et se rendront utiles à la société. Mieux : ils oeuvreront au dédommagement des victimes tout en éprouvant les rigueurs de la loi, ce qui leur fera encore mieux passer le goût du vice. Plus ils travailleraient à indemniser leurs victimes, plus tôt ils sortiraient.
Au lieu de cela nos prisons actuelles sont des écoles du crime qui amollissent les moeurs et coûtent à la collectivité. Le bagnard non seulement ne coûte rien à la société des honnêtes gens, mais en plus il rapporte puisqu'il travaille -dans tous les sens du terme- pour sa réhabilitation.
Les prisons, écoles du crime et de la paresse sont remplies de oisifs qui songent parfois à la vengeance. Le travail des délinquants leur serait salutaire. La prison brise, détruit, corrompt les êtres en leur faisant perdre leur temps et n'indemnise aucunement les victimes. Le travail au contraire éduque, redresse, forme, répare, rend leur dignité aux assassins et autres agresseurs.
Évidemment il y aura toujours des faux humanistes pour crier à la régression des moeurs, à la perte des acquis humanitaires... Et c'est ainsi que nos prisons débordent de criminels oisifs nourris, logés, blanchis aux frais de la princesse. Personnellement j'aimerais mieux savoir mon agresseur en train de travailler pour me dédommager plutôt que de le savoir enfermé à ne rien faire car dans les deux cas, agresseur et victime sortent perdants de cette triste affaire.
A bas les prisons ! Vive le bagne social !
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
670 - La République des plus forts
France, pays des Droit de l'Homme ? En théorie. La France est aussi historiquement une république d'esclavagistes, d'exploiteurs, de pilleurs, de massacreurs de populations africaines.
Nos frontons solennels, nos infrastructures fiables, nos avenues pleines d'éclat, ne nous cachons pas la face, ont été érigés sur les crânes fêlés de ces Nègres trop bêtes que nous avons pressés comme des citrons jadis, à qui nous vendons aujourd'hui notre armement à profusion. Source principale de revenus des pays occidentaux, le commerce des armes est une bénédiction pour la France ayant elle aussi gagné sa part du gâteau. Notre pays civilisateur se place en tête du marché mondial pour la qualité de son feu... La France, pays des Droit de l'Homme, recommande aux belligérants du monde entier de s'étriper au prix français. Ceci est officiel, intégré, reconnu, applaudi. Fierté nationale, le commerce des armes a permis à la France de s'enrichir dans des proportions inespérées.
Beaux esprits, coeurs nobles et âmes justes, ne croyez pas aux vérités officielles de la France. Plus on monte dans la "dignité de la fonction", plus le drapeau est paré d'atours précieux, plus le mensonge est éclatant.
Ne vous laissez jamais endormir par les discours pompeux, lisses, idéalisés de la République Française. Les plus nobles déclarations de cette république pleine d'or et de puissance sont là pour faire écran à ses noirceurs érigées en vertus. Ainsi le colonialisme, la croissance par le commerce des armes, les conquêtes au son du canon, bref les pires fripouilleries trouvent de belles justifications dans la bouche de Marianne, autre invention perverse et puérile du système afin de figer dans le marbre les foutaises de la République Française. Gravée dans la pierre noble, n'importe quelle sentence banale ou absurde prend des allures olympiennes. Cousues dans un tissu rare, toutes les couleurs deviennent vertueuses, patriotiques, idéales. Le moindre imbécile discipliné pour peu qu'il porte un chapeau tricolore, une grande écharpe auguste ou des médailles bien usinées peut faire passer ses mensonges pour des vérités.
Il y a un droit suprême au pays des Droits de l'Homme, comme dans tous les autres pays nantis : le droit du plus riche, du plus fort, du plus roublard.
Nos frontons solennels, nos infrastructures fiables, nos avenues pleines d'éclat, ne nous cachons pas la face, ont été érigés sur les crânes fêlés de ces Nègres trop bêtes que nous avons pressés comme des citrons jadis, à qui nous vendons aujourd'hui notre armement à profusion. Source principale de revenus des pays occidentaux, le commerce des armes est une bénédiction pour la France ayant elle aussi gagné sa part du gâteau. Notre pays civilisateur se place en tête du marché mondial pour la qualité de son feu... La France, pays des Droit de l'Homme, recommande aux belligérants du monde entier de s'étriper au prix français. Ceci est officiel, intégré, reconnu, applaudi. Fierté nationale, le commerce des armes a permis à la France de s'enrichir dans des proportions inespérées.
Beaux esprits, coeurs nobles et âmes justes, ne croyez pas aux vérités officielles de la France. Plus on monte dans la "dignité de la fonction", plus le drapeau est paré d'atours précieux, plus le mensonge est éclatant.
Ne vous laissez jamais endormir par les discours pompeux, lisses, idéalisés de la République Française. Les plus nobles déclarations de cette république pleine d'or et de puissance sont là pour faire écran à ses noirceurs érigées en vertus. Ainsi le colonialisme, la croissance par le commerce des armes, les conquêtes au son du canon, bref les pires fripouilleries trouvent de belles justifications dans la bouche de Marianne, autre invention perverse et puérile du système afin de figer dans le marbre les foutaises de la République Française. Gravée dans la pierre noble, n'importe quelle sentence banale ou absurde prend des allures olympiennes. Cousues dans un tissu rare, toutes les couleurs deviennent vertueuses, patriotiques, idéales. Le moindre imbécile discipliné pour peu qu'il porte un chapeau tricolore, une grande écharpe auguste ou des médailles bien usinées peut faire passer ses mensonges pour des vérités.
Il y a un droit suprême au pays des Droits de l'Homme, comme dans tous les autres pays nantis : le droit du plus riche, du plus fort, du plus roublard.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
669 - Les larmes des nantis
(Attentats du 11 septembre 2001 : un texte contre le discours officiel mensonger et le matraquage médiatique à sens unique.)
On parle souvent "d'horreur", de "barbarie" quand on évoque les attentats terroristes du 11 septembre 2001 contre les tours géantes du Word Trade Center à New York...
Ce serait vite oublier les raisons qui ont amené ces attentats, en tous cas la situation économico-politique de l'Amérique du Nord.
Sans approuver pour autant ces attentats meurtriers et très spectaculaires contre le symbole obscène du pays le plus opulent, le plus gaspilleur et le plus égoïste du monde, je comprends parfaitement la colère des terroristes et la joie des pays qui ont applaudi ces "horreurs" comme les médias occidentaux se plaisent à qualifier ces événements, sans s'embarrasser de nuances. Horreurs ? Certes. Mais alors comment qualifier l'embargo sur l'Irak qui a duré 10 ans et qui a tué à petit feu, loin de nos caméras larmoyantes, des centaines de milliers de gens, enfants compris dont les survivants sont devenus rachitiques faute de soins médicaux et de rations alimentaires ? Ces innocents-là, bien plus nombreux que les innocents de New York, avaient le tort d'être irakiens, il est vrai. Pendant que les enfants de l'Amérique du nord devenaient obèses, les enfants de l'Irak rendaient l'âme jour après jour.
Quelle honte de commémorer avec des splendeurs martiales dispendieuses les victimes des attentats du 11 septembre 2001 et de passer en même temps sous un criminel silence les centaines de milliers d'Irakiens victimes de la barbarie américaine !
Sachant que les 300 millions d'américains qui représentent 4 pour 100 de la population mondiale consomment 25 pour cent des richesses de la planète, une journée pour faire tourner les États-Unis d'Amérique coûte des milliers de morts dans les pays pauvres. Une journée ordinaire aux États-Unis d'Amérique se paye à l'autre bout de la planète par des milliers de gens spoliés, écrasés, exploités, tués... Soit directement par fait de guerre (comme en Irak), soit indirectement par pillages, monopoles économiques et injustices interposés. Pour qu'un américain moyen puisse vivre selon les critères de décence et de confort en vigueur sous ses latitudes, il lui faut marcher sur la tête de 10 personnes habitant dans les pays pauvres.
La véritable barbarie n'est pas dans l'écroulement fracassant des tours de New York mais dans la face cachée, insidieuse des choses. La vraie barbarie est dans l'obésité de l'Amérique. C'est son excès de richesses (formant une authentique pornographie alimentaire), son arrogance martiale, sa suprématie mondiale qui ont provoqué l'écroulement des tours. C'est à cette ignoble vérité en priorité que devraient s'éveiller les consciences à l'évocation des attentats du 11 septembre 2001. Je ne me laisserai pas embrigader dans le grand cirque mondial consistant à commémorer 3000 victimes nanties, en ignorant éhontément les millions d'autres victimes déshéritées causées par les USA.
On parle souvent "d'horreur", de "barbarie" quand on évoque les attentats terroristes du 11 septembre 2001 contre les tours géantes du Word Trade Center à New York...
Ce serait vite oublier les raisons qui ont amené ces attentats, en tous cas la situation économico-politique de l'Amérique du Nord.
Sans approuver pour autant ces attentats meurtriers et très spectaculaires contre le symbole obscène du pays le plus opulent, le plus gaspilleur et le plus égoïste du monde, je comprends parfaitement la colère des terroristes et la joie des pays qui ont applaudi ces "horreurs" comme les médias occidentaux se plaisent à qualifier ces événements, sans s'embarrasser de nuances. Horreurs ? Certes. Mais alors comment qualifier l'embargo sur l'Irak qui a duré 10 ans et qui a tué à petit feu, loin de nos caméras larmoyantes, des centaines de milliers de gens, enfants compris dont les survivants sont devenus rachitiques faute de soins médicaux et de rations alimentaires ? Ces innocents-là, bien plus nombreux que les innocents de New York, avaient le tort d'être irakiens, il est vrai. Pendant que les enfants de l'Amérique du nord devenaient obèses, les enfants de l'Irak rendaient l'âme jour après jour.
Quelle honte de commémorer avec des splendeurs martiales dispendieuses les victimes des attentats du 11 septembre 2001 et de passer en même temps sous un criminel silence les centaines de milliers d'Irakiens victimes de la barbarie américaine !
Sachant que les 300 millions d'américains qui représentent 4 pour 100 de la population mondiale consomment 25 pour cent des richesses de la planète, une journée pour faire tourner les États-Unis d'Amérique coûte des milliers de morts dans les pays pauvres. Une journée ordinaire aux États-Unis d'Amérique se paye à l'autre bout de la planète par des milliers de gens spoliés, écrasés, exploités, tués... Soit directement par fait de guerre (comme en Irak), soit indirectement par pillages, monopoles économiques et injustices interposés. Pour qu'un américain moyen puisse vivre selon les critères de décence et de confort en vigueur sous ses latitudes, il lui faut marcher sur la tête de 10 personnes habitant dans les pays pauvres.
La véritable barbarie n'est pas dans l'écroulement fracassant des tours de New York mais dans la face cachée, insidieuse des choses. La vraie barbarie est dans l'obésité de l'Amérique. C'est son excès de richesses (formant une authentique pornographie alimentaire), son arrogance martiale, sa suprématie mondiale qui ont provoqué l'écroulement des tours. C'est à cette ignoble vérité en priorité que devraient s'éveiller les consciences à l'évocation des attentats du 11 septembre 2001. Je ne me laisserai pas embrigader dans le grand cirque mondial consistant à commémorer 3000 victimes nanties, en ignorant éhontément les millions d'autres victimes déshéritées causées par les USA.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
668 - TF1, chaîne des minus
Sur TF1, les jeux les plus ineptes ont acquis leurs lettres de noblesse. Les candidats rêvant de canapés en cuir et de téléviseurs avec écran plasma géant n'éprouvent pas la moindre honte à exhiber leur médiocrité, leur nullité, leur inanité à la France entière. Du moins à la France des millions de têtes beuglantes qui leur ressemblent et qui bavent d'envie devant les trésors vulgaires qu'on propose de faire gagner aux "sympathiques candidats" hilares et fébriles qu'ils incarnent...
Les présentateurs de chez TF1 sont des abrutisseurs de foules, de parfaits ratés qui prennent leur revanche en aliénant des millions de leurs semblables. Minables animateurs de quinzaines commerciales recyclés dans la présentation de jeux télévisés, marchands de lessive dans l'âme, ces incultes aux moeurs béotiennes sont pris pour des petits dieux par ceux qui religieusement les font apparaître sur leurs écrans avec cette crétine délectation qui est la marque de l'authentique petit esprit, espèce commune particulièrement détestable directement affiliée à la gent bovine quant aux étonnantes aptitudes ruminantes.
Le petit esprit est en général un français moyen, un citoyen de base sans exigence ni hauteur de vue qui vingt fois par jour mérite de recevoir de salutaires coups de bottines au cul de la part des belles gens de mon espèce qui ont l'heur d'arborer dentelles fines et particule.
A la différence de ces minus pleins de mollesse et d'aspirations mesquines que je raille sans remords, je répands venin hautain et idées brillantes pour m'opposer avec énergie aux bassesses lénifiantes que diffuse criminellement la chaîne commerciale TF1. Eux, les petits esprits aliénés à la propagande "lessivière" de TF1, ne sont capables que de sourire à ces vendeurs de poudre à laver qui leur font les yeux doux... Pauvres animaux d'élevage qu'ils sont devenus, misérables bestiaux humains engraissés dans l'étable TF1 ! Je leur crache au visage un fiel distingué et corrosif issu du fond de mon âme éclatante, et cela a pour effet d'accentuer leur sourires d'imbéciles... Ils sourient de sotte béatitude, persuadés que leur bave de bovidés aura raison de mes crocs salubres. Alors je les laisse baver, baver, baver jusqu'à ce que la morve de leur pensée les ramollisse encore plus, avant de les noyer jusqu'au cou.
Ils ne souriront plus quand, tout gorgés qu'ils seront de viscosités cavicornes, je viendrai leur asséner l'ultime et fracassante vérité qui dans un sursaut de dignité les rendra à leur humanité perdue :
"TF1 ayant fait de vous les réceptacles dociles et bêlants de mes mots les plus durs, permettez qu'en outre je déverse sur vos têtes cornues le contenu copieux et odoriférant des chiottes de la pensée que promeut votre chaîne favorite afin que dans une vision fulgurante et rédemptrice vous voyiez en vous non seulement de placides bovins avides de granulés télévisuels, mais également de pauvres pigeons aux ailes couvertes de votre propre merde, cette merde vôtre quotidiennement malaxée et régurgitée par TF1".
Les présentateurs de chez TF1 sont des abrutisseurs de foules, de parfaits ratés qui prennent leur revanche en aliénant des millions de leurs semblables. Minables animateurs de quinzaines commerciales recyclés dans la présentation de jeux télévisés, marchands de lessive dans l'âme, ces incultes aux moeurs béotiennes sont pris pour des petits dieux par ceux qui religieusement les font apparaître sur leurs écrans avec cette crétine délectation qui est la marque de l'authentique petit esprit, espèce commune particulièrement détestable directement affiliée à la gent bovine quant aux étonnantes aptitudes ruminantes.
Le petit esprit est en général un français moyen, un citoyen de base sans exigence ni hauteur de vue qui vingt fois par jour mérite de recevoir de salutaires coups de bottines au cul de la part des belles gens de mon espèce qui ont l'heur d'arborer dentelles fines et particule.
A la différence de ces minus pleins de mollesse et d'aspirations mesquines que je raille sans remords, je répands venin hautain et idées brillantes pour m'opposer avec énergie aux bassesses lénifiantes que diffuse criminellement la chaîne commerciale TF1. Eux, les petits esprits aliénés à la propagande "lessivière" de TF1, ne sont capables que de sourire à ces vendeurs de poudre à laver qui leur font les yeux doux... Pauvres animaux d'élevage qu'ils sont devenus, misérables bestiaux humains engraissés dans l'étable TF1 ! Je leur crache au visage un fiel distingué et corrosif issu du fond de mon âme éclatante, et cela a pour effet d'accentuer leur sourires d'imbéciles... Ils sourient de sotte béatitude, persuadés que leur bave de bovidés aura raison de mes crocs salubres. Alors je les laisse baver, baver, baver jusqu'à ce que la morve de leur pensée les ramollisse encore plus, avant de les noyer jusqu'au cou.
Ils ne souriront plus quand, tout gorgés qu'ils seront de viscosités cavicornes, je viendrai leur asséner l'ultime et fracassante vérité qui dans un sursaut de dignité les rendra à leur humanité perdue :
"TF1 ayant fait de vous les réceptacles dociles et bêlants de mes mots les plus durs, permettez qu'en outre je déverse sur vos têtes cornues le contenu copieux et odoriférant des chiottes de la pensée que promeut votre chaîne favorite afin que dans une vision fulgurante et rédemptrice vous voyiez en vous non seulement de placides bovins avides de granulés télévisuels, mais également de pauvres pigeons aux ailes couvertes de votre propre merde, cette merde vôtre quotidiennement malaxée et régurgitée par TF1".
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
667 - Le vent des élections américaines
Raillons la grande exhibition des prétendus journalistes de la télévision qui, sous prétexte d'élections américaines, se mettent en scène de manière parfaitement déplacée !
Ces journaleux sans talent gominés comme des figurants de grosses productions hollywoodiennes gonflent l'information à l'extrême jusque dans les moindres détails, allant jusqu'à faire des reportages sur le fonctionnement mécanique des urnes, puis se prostituent interminablement à la cause ainsi créée, blatérant à l'infini, conjecturant sans fin sur ce que nous saurons dans quelques heures.
Ne craignant pas le ridicule, ils vont même jusqu'à se rendre sur place à New York avec toutes leurs équipes pour mieux "informer" les français en disséquant les élections... Quel que soit le vainqueur, cela ne changera évidemment rien à la vie quotidienne des 60 millions de français, mais tous ces journaleux pénétrés de leur importance font comme si l'ordre de l'Univers dépendait de l'issue de ces élections. Ils ont tous l'air tellement convaincus qu'aux USA se déroule en ce moment LE phénomène du siècle et que chaque français ne doit rien ignorer des moindres événements qui s'y passent !
Ces héros infatigables de la presse se sentent investis d'une mission. Epris d'idéal journalistique, poussés par le devoir professionnel, ils se sentent redevables de discours, d'explications, de reportages envers les populations qu'ils informent. Et en plus ils ne cessent de mettre en avant leur éthique !
Il y a une énorme différence entre le vrai journalisme et le vulgaire matraquage de cervelles. N'est pas Albert Londres qui veut.
Ces journaleux sans talent gominés comme des figurants de grosses productions hollywoodiennes gonflent l'information à l'extrême jusque dans les moindres détails, allant jusqu'à faire des reportages sur le fonctionnement mécanique des urnes, puis se prostituent interminablement à la cause ainsi créée, blatérant à l'infini, conjecturant sans fin sur ce que nous saurons dans quelques heures.
Ne craignant pas le ridicule, ils vont même jusqu'à se rendre sur place à New York avec toutes leurs équipes pour mieux "informer" les français en disséquant les élections... Quel que soit le vainqueur, cela ne changera évidemment rien à la vie quotidienne des 60 millions de français, mais tous ces journaleux pénétrés de leur importance font comme si l'ordre de l'Univers dépendait de l'issue de ces élections. Ils ont tous l'air tellement convaincus qu'aux USA se déroule en ce moment LE phénomène du siècle et que chaque français ne doit rien ignorer des moindres événements qui s'y passent !
Ces héros infatigables de la presse se sentent investis d'une mission. Epris d'idéal journalistique, poussés par le devoir professionnel, ils se sentent redevables de discours, d'explications, de reportages envers les populations qu'ils informent. Et en plus ils ne cessent de mettre en avant leur éthique !
Il y a une énorme différence entre le vrai journalisme et le vulgaire matraquage de cervelles. N'est pas Albert Londres qui veut.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
666 - Faiblesse d'esprit
Dix ans après ses funérailles, dans la presse François Mitterrand est passé d'intrigant douteux à "homme hors du commun", "personnage extraordinaire"... Les journalistes s'en donnent à coeur joie dans le concert de louanges et la mythification de l'homme Mitterrand. Extraordinaire François Mitterrand ?
Foutaise !
Mitterrand fut Président de la République française, c'est tout. Le reste n'est que légendes, embellissements, histoires revues, déformées à travers un prisme sentimental bien consensuel. C'est que les années apaisent bien des amertumes dans le coeur humain, et en une seule décennie les pires défauts du "cher disparu" se transforment en "qualités exceptionnelles"... Sous la baguette magique du temps, François Mitterrand, mortel semblable à tous les autres, est devenu une sorte de prince de la République, un génie énigmatique, une légende historique...
Dix ans après sa mort, ses mensonges les plus pervers ne sont plus que finesses politiques et pouvoirs de séduction ! Sa mégalomanie pharaonique n'est plus aujourd'hui que l'oeuvre désintéressée d'un "visionnaire" ayant "le sens aigu de l'Histoire"... Le culte odieux de la personnalité qu'il a insidieusement développé tout au long de ses deux septennats, en 2006 s'est transformé miraculeusement en panache de monarque. Légitime effet de la fonction que cette soif de grandeur architecturale, pensent en choeur ses anciens détracteurs... C'est même le signe des grands, ça ne peut pas tromper, n'est-ce pas ?
Comme le discours change vite en dix ans !
De manipulateur machiavélique Mitterrand est devenu une sorte de de Gaule sauveur du pays, une espèce de Saint-Louis rédempteur, un genre de Roi Soleil qui nous en met plein la vue ! En dix ans seulement, le vice a été fait vertu. Curieux retournement de veste d'une presse unanime... Hier vénéneux, aujourd'hui comestible, le champignon Mitterrand avec son écharpe et son chapeau est une silhouette fédératrice, un réceptacle à glorifications. La mite est devenue un mythe. Ironique effet du temps sur nos défunts dirigeants...
Destin extraordinaire que la vie de François Mitterrand à en croire le discours ambiant ? Je ne vois rien d'extraordinaire au destin de Mitterrand. La preuve : il est mort depuis dix ans. Lors de la commémoration du dixième anniversaire de sa mort on a pu voir Laurent Fabius se ridiculiser publiquement en portant chapeau et manteau à la Mitterrand... Le couvre-chef de Fabius porté à la Mitterrand, nouvel attribut des "princes de la République" ? Singerie pitoyable d'un clown de l'Énarque qui ose se prendre au sérieux ! Et tout ça pour servir la cause ambiante, pour être dans le bon ton. Le maître-mot de tous ces rendeurs d'hommage : ne surtout pas égratigner la fable ! Tous constatant que la légende a plutôt bien pris, dégonfler la mayonnaise passerait pour une faute de goût. Nécessairement impopulaire.
Mitterrand ne fut qu'un pauvre type comme nous tous, un homme ordinaire, un simple mortel, un médiocre comme nous le sommes tous sans aucune exception. Cessons de sacraliser nos semblables sous prétexte qu'ils portent un grand chapeau ou qu'ils ont le pouvoir de lever des armées en bougeant le petit doigt ! Empereurs, rois, esclaves, vagabonds, alcooliques, ouvriers d'usine, PDG, hommes à deux têtes, à trois pattes, mathématiciens, balayeurs de rues, génies ou dingos : tous dans le même sac ! Rien que des humains, de simples mortels, des êtres imparfaits, faillibles.
Les hommages médiatiques rendus à François Mitterrand ne sont qu'un vaste cirque, loin, très loin de la vérité, de l'âpre vérité politique dépouillée de ces flatteurs, mensongers artifices.
Foutaise !
Mitterrand fut Président de la République française, c'est tout. Le reste n'est que légendes, embellissements, histoires revues, déformées à travers un prisme sentimental bien consensuel. C'est que les années apaisent bien des amertumes dans le coeur humain, et en une seule décennie les pires défauts du "cher disparu" se transforment en "qualités exceptionnelles"... Sous la baguette magique du temps, François Mitterrand, mortel semblable à tous les autres, est devenu une sorte de prince de la République, un génie énigmatique, une légende historique...
Dix ans après sa mort, ses mensonges les plus pervers ne sont plus que finesses politiques et pouvoirs de séduction ! Sa mégalomanie pharaonique n'est plus aujourd'hui que l'oeuvre désintéressée d'un "visionnaire" ayant "le sens aigu de l'Histoire"... Le culte odieux de la personnalité qu'il a insidieusement développé tout au long de ses deux septennats, en 2006 s'est transformé miraculeusement en panache de monarque. Légitime effet de la fonction que cette soif de grandeur architecturale, pensent en choeur ses anciens détracteurs... C'est même le signe des grands, ça ne peut pas tromper, n'est-ce pas ?
Comme le discours change vite en dix ans !
De manipulateur machiavélique Mitterrand est devenu une sorte de de Gaule sauveur du pays, une espèce de Saint-Louis rédempteur, un genre de Roi Soleil qui nous en met plein la vue ! En dix ans seulement, le vice a été fait vertu. Curieux retournement de veste d'une presse unanime... Hier vénéneux, aujourd'hui comestible, le champignon Mitterrand avec son écharpe et son chapeau est une silhouette fédératrice, un réceptacle à glorifications. La mite est devenue un mythe. Ironique effet du temps sur nos défunts dirigeants...
Destin extraordinaire que la vie de François Mitterrand à en croire le discours ambiant ? Je ne vois rien d'extraordinaire au destin de Mitterrand. La preuve : il est mort depuis dix ans. Lors de la commémoration du dixième anniversaire de sa mort on a pu voir Laurent Fabius se ridiculiser publiquement en portant chapeau et manteau à la Mitterrand... Le couvre-chef de Fabius porté à la Mitterrand, nouvel attribut des "princes de la République" ? Singerie pitoyable d'un clown de l'Énarque qui ose se prendre au sérieux ! Et tout ça pour servir la cause ambiante, pour être dans le bon ton. Le maître-mot de tous ces rendeurs d'hommage : ne surtout pas égratigner la fable ! Tous constatant que la légende a plutôt bien pris, dégonfler la mayonnaise passerait pour une faute de goût. Nécessairement impopulaire.
Mitterrand ne fut qu'un pauvre type comme nous tous, un homme ordinaire, un simple mortel, un médiocre comme nous le sommes tous sans aucune exception. Cessons de sacraliser nos semblables sous prétexte qu'ils portent un grand chapeau ou qu'ils ont le pouvoir de lever des armées en bougeant le petit doigt ! Empereurs, rois, esclaves, vagabonds, alcooliques, ouvriers d'usine, PDG, hommes à deux têtes, à trois pattes, mathématiciens, balayeurs de rues, génies ou dingos : tous dans le même sac ! Rien que des humains, de simples mortels, des êtres imparfaits, faillibles.
Les hommages médiatiques rendus à François Mitterrand ne sont qu'un vaste cirque, loin, très loin de la vérité, de l'âpre vérité politique dépouillée de ces flatteurs, mensongers artifices.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
665 - Le SIDA, maladie de l'âme
A mes éventuels détracteurs,
Faites l'effort inhabituel de ne pas détourner les yeux de ce texte, de le lire jusqu'au bout, aussi vomitif soit-il pour votre sensibilité allergique aux propos prenant des apparences trop vénéneuses. Ayez cet héroïsme qui n'est ni de droite ni de gauche mais qui est simplement vertical.
Certes je ne dis pas que je suis un être donnant aux premiers abords l'impression d'être bon et altruiste. Je dis simplement que j'ose émettre le fruit de mes réflexions, outrancières mais sincères. Je ne m'appelle pas Marcel Dupont, je m'appelle Raphaël Zacharie de Izarra. Je ne suis ni de droite ni de gauche, je suis Izarrien.
J'ai conscience de déplaire avec ce texte sur le SIDA qui n'a cependant pas la prétention d'être l'émanation la plus pure de la "Vérité Universelle", mais plus modestement d'être l'écho sans compromis de ma réflexion que j'estime encore assez pertinente et saine pour pouvoir publiquement l'exprimer sans que j'aie à en rougir.
POUR LE DROIT D'EMETTRE UNE PENSEE DIFFERENTE, QUI N'EST NI INTOLERANCE NI HOMOPHOBIE POUR AUTANT
Je ne me suis personnellement jamais senti concerné ni par le SIDA ni par les dangers de la drogue ni par les accidents de la route le samedi soir après minuit.
Le SIDA dans nos pays riches est inadmissible car nous sommes trop civilisés pour mourir d'autres maladies que celles, plus traditionnelles, produites par l'obésité, l'excès de confort, de viande, de corps gras, de léthargie physique, morale et mentale. Ces maladies cardiaques, spirituelles ou hépatiques contractées au cours d'une vie d'habitudes honnêtes d'occidental moyen sont beaucoup plus acceptables que l'exotique SIDA qui lui tue sournoisement depuis les toilettes de discothèques, depuis les sordides bakrooms, depuis les emblématiques ghettos de sodomites, et surtout depuis les soirées "amicales" entre étudiants...
Le SIDA a été le révélateur de nos bassesses, de nos moeurs d'occidentaux dégénérés. Avec cette maladie nos dépravations privées ont été mises sur la place publique.
Je n'ai jamais donné le moindre sou pour aider à lutter contre le SIDA. Je n'en suis ni fier ni honteux. Je ne me sens personnellement pas concerné, voilà tout. On nous dit qu'il faut aider la recherche parce que cette maladie peut frapper n'importe lequel d'entre nous. C'est la raison que les organisateurs de soirées charitables avancent pour susciter le don des citoyens. Hé bien moi je ne me sens pas concerné à titre individuel, je ne donne par conséquent pas d'argent pour la recherche contre le SIDA puisque le critère mis en avant est l'identification de l'homme de la rue aux malades du SIDA.
Il se trouve que je ne suis pas un "homme de la rue". Mais un honnête homme, un bel esprit, une âme d'exception.
Ai-je encore le droit dans cette démocratie où la part belle est faite aux plus insignifiantes, aux plus éhontées minorités, de me différencier par mes qualités et non par ma médiocrité, comme c'est le cas chez mes contemporains soucieux d'être acceptés à travers leurs déchéances étalées sans pudeur ? Puis-je encore être ultra minoritaire dans mes hauteurs ? Ou aurait-il mieux valu que je sois un sodomite patenté pour être unanimement reconnu dans ma différence ?
A l'image des bougres fréquentant les bakrooms du Marais, de Carpentras ou de Trifouillis-les-Oies revendiquant leur droit à se donner du plaisir entre pédérastes, je revendique la beauté de mon esprit, la grandeur de mon âme, la qualité de mon être. Là où le vulgaire sodomite est applaudi pour son courage d'avouer avec une particulière fierté l'involontaire différence sexuelle héritée de par sa naissance, moi je suis hué, conspué, raillé, voire taxé de "facho" parce que j'ai l'audace de dire que par acquis, par choix j'aime la Vertu, la Beauté, la Lumière. Tolérance à deux vitesses : les dénaturés et obsédés sexuels innés sont dans notre société mieux admis, reconnus, applaudis que les défenseurs de valeurs plus éthéréennes guidés par l'éclat de leurs esprit et non par l'instinct de leur chair.
Paradoxe : lorsqu'une minorité revendique des bassesses, elles est saluée. Lorsque une majorité met en avant des valeurs traditionnelles, elle est dénigrée. Dans ce second cas, le plus grand nombre ne fait pas loi dans notre étrange démocratie de jouisseurs et de ruminants en tous genres... Moi qui croyais naïvement que la démocratie c'était la loi du plus grand nombre, à l'image du vote où les 51 pour cent de OUI avaient nécessairement raison face aux 49 pour cent de NON... Je constate que la démocratie n'est en fait pas la loi du plus grand nombre, ou à défaut la loi du plus vertueux, du plus éclairé, du plus sage, mais tout simplement la loi du plus sot, du plus lénifiant, du plus pervers.
Ou même, comble du comble, la loi du plus petit nombre.
Petit nombre de grandes et belles âmes, en compensation ? Non. De préférence une minorité de corrompus, de dévoyés, de petits esprits.
Ainsi de nos jours il est interdit d'être NORMAL et de le revendiquer avec fierté et soulagement. Le terme NORMAL est devenu politiquement incorrect. Pour prendre un exemple concret et quotidien, devant les handicapés physiques ou mentaux les bien-portants n'osent plus se définir eux-mêmes comme des gens NORMAUX.
Il y a peu de temps encore il fallait remplacer le mot NORMAL par le mot VALIDE, moins offensant pour le handicapé qui se sentait alors rejeté, déconsidéré, nié dans sa triste différence. Le terme VALIDE était pourtant édulcoré, hypocrite, frileux à souhait, bref socialement assez correct pour être accepté à la fois par les malades et les bien-portants, aussi décérébrés les uns que les autres... Mais cela n'a pas suffit pour endormir encore plus nos cervelles déjà bien ramollies.
La sottise a donc progressé d'un cran : le terme VALIDE, voyez-vous c'est déjà dépassé. Aujourd'hui même le mot VALIDE doit être pris avec des pincettes supplémentaires. Des pincettes pour prendre d'autres pincettes, en somme.
A présent il est beaucoup plus correct, lorsque l'on n'est atteint d'aucune tare physique ou mentale, de se définir en des termes de plus en plus "courtois" : les gens VALIDES d'hier sont devenus des gens "DITS VALIDES".
Quand s'arrêtera la bêtise ambiante ? Décidément, le SIDA est une vraie maladie de l'homme, une maladie dans tous les sens du terme.
Je ne fustige nullement les faiblesses humaines en elles-mêmes ici, compréhensibles, mais le vice consistant à glorifier les écarts de conduite, à les étaler publiquement sans pudeur comme si c'étaient des vertus.
L'essentiel de mon discours se résume à ceci :
Je reproche aux homosexuels de naissance de s'être donné la peine de naître pour revendiquer leur fierté d'être ce qu'ils sont, tandis que moi je suis fier d'être ce que je suis non par le simple fait de ma naissance, mais par l'effort de mon esprit.
En cela je revendique le droit d'être respecté pour mon choix de vie et non pour les tares ou privilèges iniques hérités à ma naissance.
Je ne fais que modestement illustrer le discours de Beaumarchais à travers son fameux Figaro reprochant à son maître d'être simplement né maître et d'en tirer vaine fierté, alors que lui se targuait d'avoir de l'esprit.
Je n'appréhende pas le SIDA en termes de châtiment divin ou avec des frémissements vengeurs dans ma plume comme certains de mes détracteurs seraient éventuellement tentés de le penser, mais plus modestement comme la banale conséquence du hasard et aussi des comportements inconscients des gens. Je ne dis pas que c'est bien ou que c'est mal, je dis que c'est ainsi. Je ne dis pas non plus que c'est bien fait pour les infectés, au contraire je les plains et ne souhaite que leur guérison. Le SIDA tue de manière inique, certes. Mais de tout temps vivre signifie être confronté à la mort, et ce tous les jours. Traverser la rue comporte un certain risque mortel, celui de se faire renverser par un véhicule. Motorisé ou non. La vie comporte un certain nombre de risques ayant pour conséquence de la perdre, et souvent fort bêtement.
Le SIDA fait mal à nos sociétés sur-protégées car soudain la mort y surgit dans toute sa crudité, se répandant par voie lubrique et non plus par voie gastronomique, suicidaire, routière, alcoolique ou hépatique. En outre c'est une maladie que nous partageons avec les pays pauvres. Le seul point commun funeste que nous ayons avec eux. C'est cela qui nous est si intolérable. Les épidémies étaient encore acceptables dés lors qu'elles étaient traditionnellement cantonnées aux pays sous-développés. De même nous tolérerions beaucoup moins la famine si elle sévissait en Europe.
Le Sida a également la particularité odieuse de révéler nos comportements inavouables et écarts extra-conjugaux. Ca n'est pas un reproche que je fais, juste un constat, dénué de jugement. Je n'ai pas l'intention d'ailleurs de juger. Je suis plein de compassion pour les malades. Cela ne doit pas m'interdire pour autant d'émettre un son de cloche personnel. Je ne dis pas que le discours ambiant sur le SIDA est bien ou mal. Il est honorable, estimable, respectable.
Simplement ça n'est pas mon discours.
J'exige que l'on tolère ma différence. L'on tolère bien, et de manière excessivement complaisante encore, la différence revendiquée, clamée, sur-proclamée des sodomites et autres licencieux de tous bords. Que les tenants d'opinions opposées aux miennes portent sans faillir leur fardeau de contradictions et de vin mêlé d'eau, je porte mon fagot de bois vert de mon côté.
Je ne suis ni homophobe ni intolérant, bien au contraire. Je suis juste Raphaël Zacharie de Izarra, et c'est ça que l'on me reproche surtout.
(J'ajoute à mon texte deux réponses faites à divers détracteurs me reprochant la virulence et l'irresponsabilité apparente de mes propos.)
1 - Je ne maudis personne dans ce texte : je ne fais qu'exposer non sans un réel courage mes idées à propos du matraquage sur les moyens de se protéger du SIDA. Je ne maudis pas, je médis à raison me semble-t-il, à propos du discours actuel sur le SIDA. Je dis pour résumer mon discours, que le SIDA est une épidémie qui ennuie notre société parce que le SIDA ça représente la mort, mais que les catastrophes humanitaires permanentes qui ravagent les pays pauvres à travers famines, guerres, misère, c'est le SIDA puissance 10. L'attention est monopolisée aujourd'hui par NOTRE SIDA à nous, occidentaux, parce que ça nous touche. Une épidémie issue du tiers monde a pénétré notre sanctuaire de nantis, c'est "l'avantage" du SIDA, hyper-médiatisé. La mort, on ne fait pas tant d'histoires quand elle fauche loin de nos frontières. Il n'y a jamais eu de campagne de mobilisation nationale ni même mondiale pour lutter contre ce SIDA puissance 10 que représentent l'injustice, la famine, la misère au-delà de nos frontières lustrées.
Le SIDA est surtout une épidémie de riches (diffusée en partie à cause de nos moeurs corrompues, ajouterais-je), non pas qu'il n'existe pas dans les pays pauvres, mais c'est parce qu'il a touché nos pays d'obèses insatiables qu'il a tant de succès sur le plan médiatique. Et non parce que c'est une maladie létale de grande ampleur, tout simplement. Si le SIDA était resté cantonné aux pays pauvres, croyez-vous que l'on ferait autant d'histoires à son sujet ? Nous aurions continué d'ignorer égoïstement ses victimes. Aujourd'hui si on les prend en compte dans notre sensibilité, c'est uniquement parce que le SIDA est chez nous. Les médias ont largement conditionné les esprits pour persuader la population entière que l'ennemi numéro 1 de l'humanité c'est le SIDA, alors que ces mêmes médias n'ont jamais mobilisé les esprits pour lutter contre des fléaux autrement plus funestes que le SIDA quant au nombre de victimes.
A l'image des attentats de New York, dès que l'occidental moyen peut s'identifier à des victimes (qui lui ressemblent donc), il estime que la mort des innocents est injuste. Tant que les victimes ne sont ni sous nos caméras de télévision ni sous nos latitudes de repus, elles demeurent abstraites. Voilà le sens de mon texte sur le SIDA. Je prétends que le SIDA, ou plutôt les ravages qu'il occasionne dans le monde, n'est pas le fléau qu'il faudrait éradiquer en priorité. Or dans les esprits occidentaux, il l'est.
SIDA, épidémie frappant à la porte des riches. Misère, épidémie invisible.
2 - Votre analyse fort peu éclairée, visiblement influencée par le discours médiatique crétinisant me laisse plutôt penser chez vous au désir d'une forme de censure qui ne dit pas son nom... Je dis que le SIDA est une maladie de nantis égoïstes.
Le SIDA puissance 10 a toujours existé dans les pays pauvres. Ce SIDA se nomme INJUSTICE, MISERE, FAMINE. On ne s'émeut que par ce qui nous touche directement dans nos pays de repus. Je dénonce le matraquage indécent fait autour du SIDA pendant que des victimes d'un SIDA bien pire en terme quantitatif meurent en silence dans le monde. Je ne me suis jamais réjoui du malheur des uns ou des autres, qu'ils soient riches ou pauvres. Je dénonce simplement le caractère douteux, suspect de ce matraquage médiatique à propos du SIDA. Ce matraquage médiatique permet de révéler des vérités peu flatteuses en ce qui concerne notre égoïsme endémique.
Les vrais ennemis de la vérité, ce sont les médias qui conditionnent habilement les esprits de façon à diriger, voire annihiler la pensée de chacun et ainsi contribuer à fabriquer une pensée de masse conforme, lisse, mensongère. Le SIDA est une grande manipulation médiatique orchestrée par des nantis effrayés à l'idée de "crever en baisant". Il y a des problèmes bien plus urgent (aujourd'hui comme hier) que le SIDA dans le monde. La misère fait plus de victimes sur terre que le SIDA. Je ne nie pas que le SIDA est un fléau, je dis que s'il fallait éradiquer un fléau en ce monde en priorité, ce n'est pas au SIDA qu'il faudrait s'attaquer en premier mais à la MISERE qui tue bien plus cruellement, en plus grand nombre et ce depuis bien plus longtemps que le SIDA.
C'est l'aveuglement à propos de cette vérité que je dénonce. C'est l'indécence de la situation que je condamne. Le SIDA, comme les attentats de New York, n'émeut que les gens manipulés qui ne croient qu'aux images télévisées qu'ils voient. En dehors du SIDA, pour ces atrophiés du ciboulot qui se croient des humanistes, le reste du monde est une vaste face cachée.
Faites l'effort inhabituel de ne pas détourner les yeux de ce texte, de le lire jusqu'au bout, aussi vomitif soit-il pour votre sensibilité allergique aux propos prenant des apparences trop vénéneuses. Ayez cet héroïsme qui n'est ni de droite ni de gauche mais qui est simplement vertical.
Certes je ne dis pas que je suis un être donnant aux premiers abords l'impression d'être bon et altruiste. Je dis simplement que j'ose émettre le fruit de mes réflexions, outrancières mais sincères. Je ne m'appelle pas Marcel Dupont, je m'appelle Raphaël Zacharie de Izarra. Je ne suis ni de droite ni de gauche, je suis Izarrien.
J'ai conscience de déplaire avec ce texte sur le SIDA qui n'a cependant pas la prétention d'être l'émanation la plus pure de la "Vérité Universelle", mais plus modestement d'être l'écho sans compromis de ma réflexion que j'estime encore assez pertinente et saine pour pouvoir publiquement l'exprimer sans que j'aie à en rougir.
POUR LE DROIT D'EMETTRE UNE PENSEE DIFFERENTE, QUI N'EST NI INTOLERANCE NI HOMOPHOBIE POUR AUTANT
Je ne me suis personnellement jamais senti concerné ni par le SIDA ni par les dangers de la drogue ni par les accidents de la route le samedi soir après minuit.
Le SIDA dans nos pays riches est inadmissible car nous sommes trop civilisés pour mourir d'autres maladies que celles, plus traditionnelles, produites par l'obésité, l'excès de confort, de viande, de corps gras, de léthargie physique, morale et mentale. Ces maladies cardiaques, spirituelles ou hépatiques contractées au cours d'une vie d'habitudes honnêtes d'occidental moyen sont beaucoup plus acceptables que l'exotique SIDA qui lui tue sournoisement depuis les toilettes de discothèques, depuis les sordides bakrooms, depuis les emblématiques ghettos de sodomites, et surtout depuis les soirées "amicales" entre étudiants...
Le SIDA a été le révélateur de nos bassesses, de nos moeurs d'occidentaux dégénérés. Avec cette maladie nos dépravations privées ont été mises sur la place publique.
Je n'ai jamais donné le moindre sou pour aider à lutter contre le SIDA. Je n'en suis ni fier ni honteux. Je ne me sens personnellement pas concerné, voilà tout. On nous dit qu'il faut aider la recherche parce que cette maladie peut frapper n'importe lequel d'entre nous. C'est la raison que les organisateurs de soirées charitables avancent pour susciter le don des citoyens. Hé bien moi je ne me sens pas concerné à titre individuel, je ne donne par conséquent pas d'argent pour la recherche contre le SIDA puisque le critère mis en avant est l'identification de l'homme de la rue aux malades du SIDA.
Il se trouve que je ne suis pas un "homme de la rue". Mais un honnête homme, un bel esprit, une âme d'exception.
Ai-je encore le droit dans cette démocratie où la part belle est faite aux plus insignifiantes, aux plus éhontées minorités, de me différencier par mes qualités et non par ma médiocrité, comme c'est le cas chez mes contemporains soucieux d'être acceptés à travers leurs déchéances étalées sans pudeur ? Puis-je encore être ultra minoritaire dans mes hauteurs ? Ou aurait-il mieux valu que je sois un sodomite patenté pour être unanimement reconnu dans ma différence ?
A l'image des bougres fréquentant les bakrooms du Marais, de Carpentras ou de Trifouillis-les-Oies revendiquant leur droit à se donner du plaisir entre pédérastes, je revendique la beauté de mon esprit, la grandeur de mon âme, la qualité de mon être. Là où le vulgaire sodomite est applaudi pour son courage d'avouer avec une particulière fierté l'involontaire différence sexuelle héritée de par sa naissance, moi je suis hué, conspué, raillé, voire taxé de "facho" parce que j'ai l'audace de dire que par acquis, par choix j'aime la Vertu, la Beauté, la Lumière. Tolérance à deux vitesses : les dénaturés et obsédés sexuels innés sont dans notre société mieux admis, reconnus, applaudis que les défenseurs de valeurs plus éthéréennes guidés par l'éclat de leurs esprit et non par l'instinct de leur chair.
Paradoxe : lorsqu'une minorité revendique des bassesses, elles est saluée. Lorsque une majorité met en avant des valeurs traditionnelles, elle est dénigrée. Dans ce second cas, le plus grand nombre ne fait pas loi dans notre étrange démocratie de jouisseurs et de ruminants en tous genres... Moi qui croyais naïvement que la démocratie c'était la loi du plus grand nombre, à l'image du vote où les 51 pour cent de OUI avaient nécessairement raison face aux 49 pour cent de NON... Je constate que la démocratie n'est en fait pas la loi du plus grand nombre, ou à défaut la loi du plus vertueux, du plus éclairé, du plus sage, mais tout simplement la loi du plus sot, du plus lénifiant, du plus pervers.
Ou même, comble du comble, la loi du plus petit nombre.
Petit nombre de grandes et belles âmes, en compensation ? Non. De préférence une minorité de corrompus, de dévoyés, de petits esprits.
Ainsi de nos jours il est interdit d'être NORMAL et de le revendiquer avec fierté et soulagement. Le terme NORMAL est devenu politiquement incorrect. Pour prendre un exemple concret et quotidien, devant les handicapés physiques ou mentaux les bien-portants n'osent plus se définir eux-mêmes comme des gens NORMAUX.
Il y a peu de temps encore il fallait remplacer le mot NORMAL par le mot VALIDE, moins offensant pour le handicapé qui se sentait alors rejeté, déconsidéré, nié dans sa triste différence. Le terme VALIDE était pourtant édulcoré, hypocrite, frileux à souhait, bref socialement assez correct pour être accepté à la fois par les malades et les bien-portants, aussi décérébrés les uns que les autres... Mais cela n'a pas suffit pour endormir encore plus nos cervelles déjà bien ramollies.
La sottise a donc progressé d'un cran : le terme VALIDE, voyez-vous c'est déjà dépassé. Aujourd'hui même le mot VALIDE doit être pris avec des pincettes supplémentaires. Des pincettes pour prendre d'autres pincettes, en somme.
A présent il est beaucoup plus correct, lorsque l'on n'est atteint d'aucune tare physique ou mentale, de se définir en des termes de plus en plus "courtois" : les gens VALIDES d'hier sont devenus des gens "DITS VALIDES".
Quand s'arrêtera la bêtise ambiante ? Décidément, le SIDA est une vraie maladie de l'homme, une maladie dans tous les sens du terme.
Je ne fustige nullement les faiblesses humaines en elles-mêmes ici, compréhensibles, mais le vice consistant à glorifier les écarts de conduite, à les étaler publiquement sans pudeur comme si c'étaient des vertus.
L'essentiel de mon discours se résume à ceci :
Je reproche aux homosexuels de naissance de s'être donné la peine de naître pour revendiquer leur fierté d'être ce qu'ils sont, tandis que moi je suis fier d'être ce que je suis non par le simple fait de ma naissance, mais par l'effort de mon esprit.
En cela je revendique le droit d'être respecté pour mon choix de vie et non pour les tares ou privilèges iniques hérités à ma naissance.
Je ne fais que modestement illustrer le discours de Beaumarchais à travers son fameux Figaro reprochant à son maître d'être simplement né maître et d'en tirer vaine fierté, alors que lui se targuait d'avoir de l'esprit.
Je n'appréhende pas le SIDA en termes de châtiment divin ou avec des frémissements vengeurs dans ma plume comme certains de mes détracteurs seraient éventuellement tentés de le penser, mais plus modestement comme la banale conséquence du hasard et aussi des comportements inconscients des gens. Je ne dis pas que c'est bien ou que c'est mal, je dis que c'est ainsi. Je ne dis pas non plus que c'est bien fait pour les infectés, au contraire je les plains et ne souhaite que leur guérison. Le SIDA tue de manière inique, certes. Mais de tout temps vivre signifie être confronté à la mort, et ce tous les jours. Traverser la rue comporte un certain risque mortel, celui de se faire renverser par un véhicule. Motorisé ou non. La vie comporte un certain nombre de risques ayant pour conséquence de la perdre, et souvent fort bêtement.
Le SIDA fait mal à nos sociétés sur-protégées car soudain la mort y surgit dans toute sa crudité, se répandant par voie lubrique et non plus par voie gastronomique, suicidaire, routière, alcoolique ou hépatique. En outre c'est une maladie que nous partageons avec les pays pauvres. Le seul point commun funeste que nous ayons avec eux. C'est cela qui nous est si intolérable. Les épidémies étaient encore acceptables dés lors qu'elles étaient traditionnellement cantonnées aux pays sous-développés. De même nous tolérerions beaucoup moins la famine si elle sévissait en Europe.
Le Sida a également la particularité odieuse de révéler nos comportements inavouables et écarts extra-conjugaux. Ca n'est pas un reproche que je fais, juste un constat, dénué de jugement. Je n'ai pas l'intention d'ailleurs de juger. Je suis plein de compassion pour les malades. Cela ne doit pas m'interdire pour autant d'émettre un son de cloche personnel. Je ne dis pas que le discours ambiant sur le SIDA est bien ou mal. Il est honorable, estimable, respectable.
Simplement ça n'est pas mon discours.
J'exige que l'on tolère ma différence. L'on tolère bien, et de manière excessivement complaisante encore, la différence revendiquée, clamée, sur-proclamée des sodomites et autres licencieux de tous bords. Que les tenants d'opinions opposées aux miennes portent sans faillir leur fardeau de contradictions et de vin mêlé d'eau, je porte mon fagot de bois vert de mon côté.
Je ne suis ni homophobe ni intolérant, bien au contraire. Je suis juste Raphaël Zacharie de Izarra, et c'est ça que l'on me reproche surtout.
(J'ajoute à mon texte deux réponses faites à divers détracteurs me reprochant la virulence et l'irresponsabilité apparente de mes propos.)
1 - Je ne maudis personne dans ce texte : je ne fais qu'exposer non sans un réel courage mes idées à propos du matraquage sur les moyens de se protéger du SIDA. Je ne maudis pas, je médis à raison me semble-t-il, à propos du discours actuel sur le SIDA. Je dis pour résumer mon discours, que le SIDA est une épidémie qui ennuie notre société parce que le SIDA ça représente la mort, mais que les catastrophes humanitaires permanentes qui ravagent les pays pauvres à travers famines, guerres, misère, c'est le SIDA puissance 10. L'attention est monopolisée aujourd'hui par NOTRE SIDA à nous, occidentaux, parce que ça nous touche. Une épidémie issue du tiers monde a pénétré notre sanctuaire de nantis, c'est "l'avantage" du SIDA, hyper-médiatisé. La mort, on ne fait pas tant d'histoires quand elle fauche loin de nos frontières. Il n'y a jamais eu de campagne de mobilisation nationale ni même mondiale pour lutter contre ce SIDA puissance 10 que représentent l'injustice, la famine, la misère au-delà de nos frontières lustrées.
Le SIDA est surtout une épidémie de riches (diffusée en partie à cause de nos moeurs corrompues, ajouterais-je), non pas qu'il n'existe pas dans les pays pauvres, mais c'est parce qu'il a touché nos pays d'obèses insatiables qu'il a tant de succès sur le plan médiatique. Et non parce que c'est une maladie létale de grande ampleur, tout simplement. Si le SIDA était resté cantonné aux pays pauvres, croyez-vous que l'on ferait autant d'histoires à son sujet ? Nous aurions continué d'ignorer égoïstement ses victimes. Aujourd'hui si on les prend en compte dans notre sensibilité, c'est uniquement parce que le SIDA est chez nous. Les médias ont largement conditionné les esprits pour persuader la population entière que l'ennemi numéro 1 de l'humanité c'est le SIDA, alors que ces mêmes médias n'ont jamais mobilisé les esprits pour lutter contre des fléaux autrement plus funestes que le SIDA quant au nombre de victimes.
A l'image des attentats de New York, dès que l'occidental moyen peut s'identifier à des victimes (qui lui ressemblent donc), il estime que la mort des innocents est injuste. Tant que les victimes ne sont ni sous nos caméras de télévision ni sous nos latitudes de repus, elles demeurent abstraites. Voilà le sens de mon texte sur le SIDA. Je prétends que le SIDA, ou plutôt les ravages qu'il occasionne dans le monde, n'est pas le fléau qu'il faudrait éradiquer en priorité. Or dans les esprits occidentaux, il l'est.
SIDA, épidémie frappant à la porte des riches. Misère, épidémie invisible.
2 - Votre analyse fort peu éclairée, visiblement influencée par le discours médiatique crétinisant me laisse plutôt penser chez vous au désir d'une forme de censure qui ne dit pas son nom... Je dis que le SIDA est une maladie de nantis égoïstes.
Le SIDA puissance 10 a toujours existé dans les pays pauvres. Ce SIDA se nomme INJUSTICE, MISERE, FAMINE. On ne s'émeut que par ce qui nous touche directement dans nos pays de repus. Je dénonce le matraquage indécent fait autour du SIDA pendant que des victimes d'un SIDA bien pire en terme quantitatif meurent en silence dans le monde. Je ne me suis jamais réjoui du malheur des uns ou des autres, qu'ils soient riches ou pauvres. Je dénonce simplement le caractère douteux, suspect de ce matraquage médiatique à propos du SIDA. Ce matraquage médiatique permet de révéler des vérités peu flatteuses en ce qui concerne notre égoïsme endémique.
Les vrais ennemis de la vérité, ce sont les médias qui conditionnent habilement les esprits de façon à diriger, voire annihiler la pensée de chacun et ainsi contribuer à fabriquer une pensée de masse conforme, lisse, mensongère. Le SIDA est une grande manipulation médiatique orchestrée par des nantis effrayés à l'idée de "crever en baisant". Il y a des problèmes bien plus urgent (aujourd'hui comme hier) que le SIDA dans le monde. La misère fait plus de victimes sur terre que le SIDA. Je ne nie pas que le SIDA est un fléau, je dis que s'il fallait éradiquer un fléau en ce monde en priorité, ce n'est pas au SIDA qu'il faudrait s'attaquer en premier mais à la MISERE qui tue bien plus cruellement, en plus grand nombre et ce depuis bien plus longtemps que le SIDA.
C'est l'aveuglement à propos de cette vérité que je dénonce. C'est l'indécence de la situation que je condamne. Le SIDA, comme les attentats de New York, n'émeut que les gens manipulés qui ne croient qu'aux images télévisées qu'ils voient. En dehors du SIDA, pour ces atrophiés du ciboulot qui se croient des humanistes, le reste du monde est une vaste face cachée.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
664 - Nouvelle tentative d'explication aux SPAMS crétinisants
Une question me taraude quant au phénomène des SPAMS crétinisants :
Quel être humain assez sot, véritablement atteint d'imbécillité profonde, répondrait aux diverses sollicitations commerciales douteuses toutes plus clinquantes et débiles les unes que les autres vantant les mérites de maintes pilules miracles ou de je ne sais quelle poudre de perlimpinpin fluorescente ?
Tel charlatan en ligne promet de doubler la taille pénienne en quelques semaines grâce à des pilules révolutionnaires vendues "seulement" 200 euros la boîte... Un autre marabout à la pointe de la communication télématique jure par tous les diables à qui veut l'entendre, témoignages bidons à l'appui gros comme des caricatures de publicités pour lessives, qu'il a percé le secret des dieux du hasard et est prêt à céder sa "machine à trouver les numéros gagnants du LOTO" moyennant la modique somme de quelques centaines d'euros...
Les spameurs sont-ils en fait de simples malades mentaux doués pour l'informatique et n'ayant rien à faire d'autre de leurs journées qui s'amusent depuis leur hôpital psychiatrique avec Internet ou bien au contraire sont-ce plus curieusement des professionnels de l'escroquerie en ligne parfaitement sains d'esprit (si l'on peut dire) qui émettent leurs propositions commerciales spécialement conçues pour des internautes à la fois malades mentaux et ayant un certain pouvoir d'achat qui s'ennuieraient dans leur chambre d'hôpital psychiatrique ayant accès à Internet ? Conditions improbables qui donne une idée de la foi et de la patience incroyables de ces SPAMEURS... Autrement dit ces SPAMS seraient-ils ciblés uniquement vers ces personnes mentalement déséquilibrées ? En ce cas, et ce serait une explication plausible, ces commerciaux répandraient dans des millions de directions différentes leurs SPAMS dans l'espoir qu'une infime partie soit lue par ces malades mentaux enfermés dans leur asile... En effet, seuls les déséquilibrés mentaux étant susceptibles de répondre à ce genre de proposition d'agrandissement pénien par ingestion de pilules miracles vendues à prix d'or ou de gain au LOTO par le truchement d'une machine fort onéreuse destinée à émettre des numéros gagnants, je ne vois pas d'explication plus rationnelle au phénomène des SPAMS débiles.
Stratégie pour le moins aléatoire de la part de tous ces SPAMEURS, certes... Mais qui doit certainement finir par payer à la longue puisque les SPAMS débiles continuent de fleurir sur les autoroutes virtuelles.
Une solution existe pour stopper définitivement le phénomène et libérer le NET de l'encombrement "spamique" : couper la connexion Internet dans les chambres des aliénés. Quand les débiles mentaux à la fois assez riches et assez organisés pour commander et payer en ligne leurs pilules d'agrandissement phallique ou leurs machines révolutionnaires à gagner au LOTO ne pourront plus répondre aux SPAMEURS et ainsi entretenir le phénomène, ces derniers finiront par se lasser.
Quel être humain assez sot, véritablement atteint d'imbécillité profonde, répondrait aux diverses sollicitations commerciales douteuses toutes plus clinquantes et débiles les unes que les autres vantant les mérites de maintes pilules miracles ou de je ne sais quelle poudre de perlimpinpin fluorescente ?
Tel charlatan en ligne promet de doubler la taille pénienne en quelques semaines grâce à des pilules révolutionnaires vendues "seulement" 200 euros la boîte... Un autre marabout à la pointe de la communication télématique jure par tous les diables à qui veut l'entendre, témoignages bidons à l'appui gros comme des caricatures de publicités pour lessives, qu'il a percé le secret des dieux du hasard et est prêt à céder sa "machine à trouver les numéros gagnants du LOTO" moyennant la modique somme de quelques centaines d'euros...
Les spameurs sont-ils en fait de simples malades mentaux doués pour l'informatique et n'ayant rien à faire d'autre de leurs journées qui s'amusent depuis leur hôpital psychiatrique avec Internet ou bien au contraire sont-ce plus curieusement des professionnels de l'escroquerie en ligne parfaitement sains d'esprit (si l'on peut dire) qui émettent leurs propositions commerciales spécialement conçues pour des internautes à la fois malades mentaux et ayant un certain pouvoir d'achat qui s'ennuieraient dans leur chambre d'hôpital psychiatrique ayant accès à Internet ? Conditions improbables qui donne une idée de la foi et de la patience incroyables de ces SPAMEURS... Autrement dit ces SPAMS seraient-ils ciblés uniquement vers ces personnes mentalement déséquilibrées ? En ce cas, et ce serait une explication plausible, ces commerciaux répandraient dans des millions de directions différentes leurs SPAMS dans l'espoir qu'une infime partie soit lue par ces malades mentaux enfermés dans leur asile... En effet, seuls les déséquilibrés mentaux étant susceptibles de répondre à ce genre de proposition d'agrandissement pénien par ingestion de pilules miracles vendues à prix d'or ou de gain au LOTO par le truchement d'une machine fort onéreuse destinée à émettre des numéros gagnants, je ne vois pas d'explication plus rationnelle au phénomène des SPAMS débiles.
Stratégie pour le moins aléatoire de la part de tous ces SPAMEURS, certes... Mais qui doit certainement finir par payer à la longue puisque les SPAMS débiles continuent de fleurir sur les autoroutes virtuelles.
Une solution existe pour stopper définitivement le phénomène et libérer le NET de l'encombrement "spamique" : couper la connexion Internet dans les chambres des aliénés. Quand les débiles mentaux à la fois assez riches et assez organisés pour commander et payer en ligne leurs pilules d'agrandissement phallique ou leurs machines révolutionnaires à gagner au LOTO ne pourront plus répondre aux SPAMEURS et ainsi entretenir le phénomène, ces derniers finiront par se lasser.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
663 - Tentatives d'explications sur l'origine des SPAMS
Afin de s'enrichir sur la bêtise de ses semblables, pourquoi ne pas imiter les spameurs et vendre en ligne des trucs débiles, des bidules grotesques, des machins insensés qui ont tous la particularité d'être chers, stupides, parfaitement inutiles ?
Vaseline au goût de réglisse-menthe, Viagra bleu, orange, à pois, Xanax à 8,5, poudre d'escampette fluo, aphrodisiaques magiques à base d'extraits de peaux de bananes, boules de cristal en plastique, développeurs de pénis, strings comestibles, balais à chiottes électriques, médailles protectrices irradiées par les ondes supra-atomiques de grands marabouts et autres débilités du même genre doivent se vendre comme des petits pains sur le grand marché du NET, vues les sollicitations commerciales reçues quotidiennement par l'internaute moyen. Pour recevoir tant de ces publicités délirantes dans nos boîtes aux lettres électroniques, le filon doit marcher. Sinon les spameurs auraient arrêté leur business depuis longtemps.
A mon avis une minorité d'acheteurs très naïfs mais aussi très fortunés doit à elle seule faire vivre ce vaste marché... Le problème, c'est que je me demande si de tels imbéciles existent vraiment sur cette planète... Comment en effet peut-on être à la fois riche et sot pour risquer des centaines voire des milliers d'euros dans des achats aussi improbables, étant donné que les gens riches sont également des gens intelligents dans la très grande majorité des cas ? En général pour gagner assez d'argent au point de pouvoir se permettre d'en jeter par les fenêtres, il faut avoir autre chose que du fromage blanc dans la cervelle... Boursiers, hommes d'affaires, banquiers, financiers, avocats renommés peuvent se permettre ce luxe. Or je doute sincèrement que ces sommités brillantes et aisées, aussi futiles, aussi superficielles soient-elles, succombent à de telles imbécillités.
Alors qui sont ces acheteurs de développeur péniens ou de lunettes à rayons Z servant à regarder à travers vêtements de soie et murs de béton, prêts à débourser des centaines, des milliers d'euros pour ces objets de dingo-débilitos-arriérés ?
Mystère.
Personnellement je ne connais personne qui lise en bavant d'envie ces publicités affligeantes. Il y a peut-être une autre explication : les spameurs seraient en fait des parieurs insensés, des gens fortunés et désoeuvrés, complètement déments (ou sous l'emprise de drogues bizarres), qui s'amuseraient à inonder les boîtes aux lettres électroniques du monde entier avec leurs sollicitations invraisemblables, perdant temps et argent à essayer de convaincre des smicards ou des étudiants à dépenser 500 euros pour voir apparaître leur arrière grand-mère décédée dans une boule de cristal dernier cri ou pour devenir d'irrésistibles séducteurs grâce à des gouttes d'un produit magique à faire pénétrer par les oreilles. Et c'est à celui qui obtiendra la première commande. Si tel est le cas, le manège risque de durer encore longtemps. A moins qu'une bonne âme se sacrifie pour faire cesser ce pari stupide en envoyant à un de ces spameurs un chèque de 850 euros contre l'achat d'une souris d'ordinateur verte distributrice de capotes anglaises parfumée et auto-rétractables ou qu'il tape directement le numéro de code secret de sa carte bancaire pour recevoir en échange du débit de 412 euros et dix-huit centimes un magnifique porte-clés incrusté de rubis en formes de poissons rouges qui clignote dans le noir...
Je ne vois pas d'autres explication au phénomène de spameurs.
Vaseline au goût de réglisse-menthe, Viagra bleu, orange, à pois, Xanax à 8,5, poudre d'escampette fluo, aphrodisiaques magiques à base d'extraits de peaux de bananes, boules de cristal en plastique, développeurs de pénis, strings comestibles, balais à chiottes électriques, médailles protectrices irradiées par les ondes supra-atomiques de grands marabouts et autres débilités du même genre doivent se vendre comme des petits pains sur le grand marché du NET, vues les sollicitations commerciales reçues quotidiennement par l'internaute moyen. Pour recevoir tant de ces publicités délirantes dans nos boîtes aux lettres électroniques, le filon doit marcher. Sinon les spameurs auraient arrêté leur business depuis longtemps.
A mon avis une minorité d'acheteurs très naïfs mais aussi très fortunés doit à elle seule faire vivre ce vaste marché... Le problème, c'est que je me demande si de tels imbéciles existent vraiment sur cette planète... Comment en effet peut-on être à la fois riche et sot pour risquer des centaines voire des milliers d'euros dans des achats aussi improbables, étant donné que les gens riches sont également des gens intelligents dans la très grande majorité des cas ? En général pour gagner assez d'argent au point de pouvoir se permettre d'en jeter par les fenêtres, il faut avoir autre chose que du fromage blanc dans la cervelle... Boursiers, hommes d'affaires, banquiers, financiers, avocats renommés peuvent se permettre ce luxe. Or je doute sincèrement que ces sommités brillantes et aisées, aussi futiles, aussi superficielles soient-elles, succombent à de telles imbécillités.
Alors qui sont ces acheteurs de développeur péniens ou de lunettes à rayons Z servant à regarder à travers vêtements de soie et murs de béton, prêts à débourser des centaines, des milliers d'euros pour ces objets de dingo-débilitos-arriérés ?
Mystère.
Personnellement je ne connais personne qui lise en bavant d'envie ces publicités affligeantes. Il y a peut-être une autre explication : les spameurs seraient en fait des parieurs insensés, des gens fortunés et désoeuvrés, complètement déments (ou sous l'emprise de drogues bizarres), qui s'amuseraient à inonder les boîtes aux lettres électroniques du monde entier avec leurs sollicitations invraisemblables, perdant temps et argent à essayer de convaincre des smicards ou des étudiants à dépenser 500 euros pour voir apparaître leur arrière grand-mère décédée dans une boule de cristal dernier cri ou pour devenir d'irrésistibles séducteurs grâce à des gouttes d'un produit magique à faire pénétrer par les oreilles. Et c'est à celui qui obtiendra la première commande. Si tel est le cas, le manège risque de durer encore longtemps. A moins qu'une bonne âme se sacrifie pour faire cesser ce pari stupide en envoyant à un de ces spameurs un chèque de 850 euros contre l'achat d'une souris d'ordinateur verte distributrice de capotes anglaises parfumée et auto-rétractables ou qu'il tape directement le numéro de code secret de sa carte bancaire pour recevoir en échange du débit de 412 euros et dix-huit centimes un magnifique porte-clés incrusté de rubis en formes de poissons rouges qui clignote dans le noir...
Je ne vois pas d'autres explication au phénomène de spameurs.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
662 - Aux pornocrates du NET et à leurs associés
Courrier postal envoyé à la société CREANET au 36, rue du Chemin Vert à Paris (01 48 07 59 14).
Madame, Monsieur,
C’est avec l’intention d’agir énergiquement contre ce que vous représentez que je vous adresse ce courrier. Vous n’ignorez pas que des pornocrates de toutes espèces, de la plus commune à la moins avouable, font appel à vos services pour envoyer à d’honnêtes internautes qui n’ont rien demandé des propositions malsaines et suspectes à caractère pornographique. Ce qui contribue de manière éhontée à la pollution des moeurs autant que des boîtes à lettres informatiques.
Mon association (512 membres) a pour but de combattre légalement non seulement les pornocrates du WEB, mais également leurs acolytes commerciaux. Les marchands de ces pitoyables services et produits sexuels sont moralement assimilables à des proxénètes. Ces individus douteux sévissant toujours dans le lâche anonymat, à travers l’association nous nous adressons en priorité à leurs suppôts, qui eux restent accessibles et peuvent par conséquent recevoir publiquement les fruits terribles de notre ire.
Le premier moyen de pression à la portée du citoyen responsable qui souhaite lutter efficacement contre les nuisances de ces minables oeuvrant dans l’ombre est d’envoyer une lettre d’avertissement à ceux qui, comme vous, s’associent à leur détestable commerce. Si à l’issue de ce premier courrier vous refusez d’abandonner votre vile collaboration avec ces pornocrates, ce qui est légalement votre droit, moi et mon association agirons par d’autres moyens plus coercitifs. Sous toutes les formes légales à notre disposition.
Le but : faire cesser la pollution pornographique sur le WEB.
Ma proposition est fort simple, à prendre ou à laisser : cessez de travailler pour cette faune en col blanc.
Forte de 512 membres actifs dont une bonne partie est particulièrement déterminée, l’association (non violente et respectueuse des lois républicaines) a une réelle capacité de mobilisation citoyenne. Une couverture médiatique à la fois locale et nationale, ainsi que le soutien de quelques élus courageux et de personnalités faisant autorité dans la lutte contre la pornographie nous permettent des audaces magistrales. Très négatives en terme d’image pour les sociétés comme la vôtre qui travaillent à la solde des pornocrates.
Cela dit vous avez également tous les moyens légaux à votre disposition pour tenter de contrer notre action si vous estimez utile d’entreprendre cette riposte symbolique.
Je vous remercie pour votre attention et en dépit de ce grave différend nous opposant, vous prie de croire, Madame, Monsieur, à ma parfaite considération.
Madame, Monsieur,
C’est avec l’intention d’agir énergiquement contre ce que vous représentez que je vous adresse ce courrier. Vous n’ignorez pas que des pornocrates de toutes espèces, de la plus commune à la moins avouable, font appel à vos services pour envoyer à d’honnêtes internautes qui n’ont rien demandé des propositions malsaines et suspectes à caractère pornographique. Ce qui contribue de manière éhontée à la pollution des moeurs autant que des boîtes à lettres informatiques.
Mon association (512 membres) a pour but de combattre légalement non seulement les pornocrates du WEB, mais également leurs acolytes commerciaux. Les marchands de ces pitoyables services et produits sexuels sont moralement assimilables à des proxénètes. Ces individus douteux sévissant toujours dans le lâche anonymat, à travers l’association nous nous adressons en priorité à leurs suppôts, qui eux restent accessibles et peuvent par conséquent recevoir publiquement les fruits terribles de notre ire.
Le premier moyen de pression à la portée du citoyen responsable qui souhaite lutter efficacement contre les nuisances de ces minables oeuvrant dans l’ombre est d’envoyer une lettre d’avertissement à ceux qui, comme vous, s’associent à leur détestable commerce. Si à l’issue de ce premier courrier vous refusez d’abandonner votre vile collaboration avec ces pornocrates, ce qui est légalement votre droit, moi et mon association agirons par d’autres moyens plus coercitifs. Sous toutes les formes légales à notre disposition.
Le but : faire cesser la pollution pornographique sur le WEB.
Ma proposition est fort simple, à prendre ou à laisser : cessez de travailler pour cette faune en col blanc.
Forte de 512 membres actifs dont une bonne partie est particulièrement déterminée, l’association (non violente et respectueuse des lois républicaines) a une réelle capacité de mobilisation citoyenne. Une couverture médiatique à la fois locale et nationale, ainsi que le soutien de quelques élus courageux et de personnalités faisant autorité dans la lutte contre la pornographie nous permettent des audaces magistrales. Très négatives en terme d’image pour les sociétés comme la vôtre qui travaillent à la solde des pornocrates.
Cela dit vous avez également tous les moyens légaux à votre disposition pour tenter de contrer notre action si vous estimez utile d’entreprendre cette riposte symbolique.
Je vous remercie pour votre attention et en dépit de ce grave différend nous opposant, vous prie de croire, Madame, Monsieur, à ma parfaite considération.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
661 - Le "JT"
On l'appelle très sérieusement la "Grand-Messe du 20 heures". Ou plus sobrement, plus imbécilement le "JT".
Le "Jité" pour les abrutis encore plus dociles que les autres.
Comme le hamburger mondialisé, la "Grand-Messe du 20 heures" est le modèle type de l'émission de télévision consacrée aux nouvelles, le standard international de la diffusion neutre et conviviale de l'information, dans un style plus ou moins calqué sur l'officiel et sérieux -et tout aussi aliénant- "TIMES".
Bref, la "Grand-Messe du 20 heures" est censée être l'aboutissement de la "pensée" dans le domaine de la culture télévisuelle.
Au "JT", le summum de la vulgarité s'affiche en costume-cravate. Les termes mêmes "Grand-Messe du 20 heures" forment une atteinte au bon goût. Ces mots sous-entendent que le téléspectateur perverti par le matraquage médiatique ambiant adhère sans résistance à ces normes qu'on lui impose en douceur par costume-cravate et ton neutre interposés.
Les présentateurs de ces cérémonies triviales et ineptes (journalistes coupables d'abrutir les foules avec leur discours formaté devenu LA REFERENCE en matière de communication publique dans l'inconscient collectif) s'y font un nom, deviennent "célèbres" pour des millions d'esprits passifs et peu exigeants. Montrer sa tête au "Jité" suffit pour devenir un être cher dans le coeur de millions de téléspectateurs... Ces journalistes sont admirés comme des dieux, des acteurs de cinéma, des héros mythologiques même ! Leur mérite ? S'adresser chaque soir à la grande étable humaine captivée par la plus formidable machine à abrutir les foules qui ait jamais été inventée.
Ainsi Patrick Poivre d'Arvor, minable petit journaliste ni meilleur ni pire qu'un autre et écrivain parfaitement insipide, Hugo des concierges, insignifiant, affligeant de nullité littéraire, sans le moindre talent, fait figure de héros contemporain chez le téléspectateur moyen... Les présentateurs des prévisions météorologiques, sous prétexte que leur image est contenue entre les quatre coins carrés de l'écran dans lequel il s'agitent avec des sourires lénifiants, sont adulés comme des princes. Les journaux télévisés et tout le cirque qui tourne autour transforment n'importe quels petits journalistes de province en Albert Londres.
En apparence seulement. Dans la notoriété, mais certainement pas dans le talent.
Faire du journal télévisé la référence contemporaine en matière d'information, l'utiliser comme voie officielle, traditionnelle par laquelle s'exprime le Président de la République, c'est oublier que nul n'est censé posséder cet instrument diabolique destiné à avilir les foules, à faire taire la pensée, à niveler les sensibilités dans le sens des intérêts commerciaux.
Nul n'est censé non plus prendre connaissance dans les détails ou dans les grandes lignes des faits menus et majeurs agitant ou apaisant la planète, nouvelles rapportées à travers des prismes officiels toujours déformants. Information moulée dans un cadre occidental, définitivement figée dans son traitement, sa priorité et sa diffusion par les écoles de journalisme et par conséquent triée, reformulée, tronquée, exagérée ou aseptisée. En bref, ciblée de manière arbitraire, subjective, partiale, par les journalistes à la solde de l'esprit médiatique dominant, loin, très loin de l'authentique journalisme à la Albert Londres.
Savoir que la terre tourne avec son lot quotidien de douleurs et de merveilles devrait suffire à l'information définitive de l'honnête homme. Le reste, les présentateurs de journaux télévisés, n'est que vanité. Les journalistes affichant leur face compassée sont des têtes en trop, des pantins convaincus de leur utilité, juste un bruit inutile qui s'ajoute au permanent brouhaha planétaire qu'ils s'ingénient à répercuter d'abrutis en abrutis, inlassablement, médiocrement, pathologiquement.
Le "Jité" pour les abrutis encore plus dociles que les autres.
Comme le hamburger mondialisé, la "Grand-Messe du 20 heures" est le modèle type de l'émission de télévision consacrée aux nouvelles, le standard international de la diffusion neutre et conviviale de l'information, dans un style plus ou moins calqué sur l'officiel et sérieux -et tout aussi aliénant- "TIMES".
Bref, la "Grand-Messe du 20 heures" est censée être l'aboutissement de la "pensée" dans le domaine de la culture télévisuelle.
Au "JT", le summum de la vulgarité s'affiche en costume-cravate. Les termes mêmes "Grand-Messe du 20 heures" forment une atteinte au bon goût. Ces mots sous-entendent que le téléspectateur perverti par le matraquage médiatique ambiant adhère sans résistance à ces normes qu'on lui impose en douceur par costume-cravate et ton neutre interposés.
Les présentateurs de ces cérémonies triviales et ineptes (journalistes coupables d'abrutir les foules avec leur discours formaté devenu LA REFERENCE en matière de communication publique dans l'inconscient collectif) s'y font un nom, deviennent "célèbres" pour des millions d'esprits passifs et peu exigeants. Montrer sa tête au "Jité" suffit pour devenir un être cher dans le coeur de millions de téléspectateurs... Ces journalistes sont admirés comme des dieux, des acteurs de cinéma, des héros mythologiques même ! Leur mérite ? S'adresser chaque soir à la grande étable humaine captivée par la plus formidable machine à abrutir les foules qui ait jamais été inventée.
Ainsi Patrick Poivre d'Arvor, minable petit journaliste ni meilleur ni pire qu'un autre et écrivain parfaitement insipide, Hugo des concierges, insignifiant, affligeant de nullité littéraire, sans le moindre talent, fait figure de héros contemporain chez le téléspectateur moyen... Les présentateurs des prévisions météorologiques, sous prétexte que leur image est contenue entre les quatre coins carrés de l'écran dans lequel il s'agitent avec des sourires lénifiants, sont adulés comme des princes. Les journaux télévisés et tout le cirque qui tourne autour transforment n'importe quels petits journalistes de province en Albert Londres.
En apparence seulement. Dans la notoriété, mais certainement pas dans le talent.
Faire du journal télévisé la référence contemporaine en matière d'information, l'utiliser comme voie officielle, traditionnelle par laquelle s'exprime le Président de la République, c'est oublier que nul n'est censé posséder cet instrument diabolique destiné à avilir les foules, à faire taire la pensée, à niveler les sensibilités dans le sens des intérêts commerciaux.
Nul n'est censé non plus prendre connaissance dans les détails ou dans les grandes lignes des faits menus et majeurs agitant ou apaisant la planète, nouvelles rapportées à travers des prismes officiels toujours déformants. Information moulée dans un cadre occidental, définitivement figée dans son traitement, sa priorité et sa diffusion par les écoles de journalisme et par conséquent triée, reformulée, tronquée, exagérée ou aseptisée. En bref, ciblée de manière arbitraire, subjective, partiale, par les journalistes à la solde de l'esprit médiatique dominant, loin, très loin de l'authentique journalisme à la Albert Londres.
Savoir que la terre tourne avec son lot quotidien de douleurs et de merveilles devrait suffire à l'information définitive de l'honnête homme. Le reste, les présentateurs de journaux télévisés, n'est que vanité. Les journalistes affichant leur face compassée sont des têtes en trop, des pantins convaincus de leur utilité, juste un bruit inutile qui s'ajoute au permanent brouhaha planétaire qu'ils s'ingénient à répercuter d'abrutis en abrutis, inlassablement, médiocrement, pathologiquement.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
660 - Débilités cacaotées
Victimes des clichés éculés d'un érotisme des plus poussifs, pour la saint-Valentin des gogos rigolards, bêtes et forcément méchants vont s'acheter au prix fort des mets au cacao dans des magasins spécialisés pour fêter dignement un des jours les plus commerciaux de l'année. Des mâles dopés au viagra vont se prendre pour de légendaires et d'irrésistibles Casanova sous prétexte qu'ils laperont la peau de leur femelle hormonée recouverte de crème de cacao, cet accessoire anodin étant bien évidemment vendu à prix d'or...
Aux pigeons en mal de jeux érotiques innovants, persuadés d'être plein d'imagination et de fantaisie, on peut vendre n'importe quoi à des prix luxueux : préservatifs à l'odeur de vanille, lubrifiants parfumés à la fraise, peinture au cacao... Toutes les débilités imaginables sont commercialisables, pourvu qu'on les pare d'artifices pseudo-érotiques sensés contribuer à l'épanouissement sexuel des "citadins branchés". Pour peu qu'on flatte habilement leur vide cérébral et qu'on transforme leur imbécillité congénitale en valeur mercantile, les "pionniers sexuels" de nos villes se sentant valorisés par ces produits faits exprès pour eux ne rechignent pas à débourser un maximum d'argent pour satisfaire leur "richesse érotique".
Les sots existent, Dieu merci ! Grâce à eux des commerçants futés peuvent s'enrichir sans grands efforts. La société est bien faite : les produits les plus superflus, les plus idiots et les plus faciles à concevoir sont vendus aux prix les plus élevés à une certaine clientèle. Mais pas n'importe laquelle, non... Cette clientèle fait non seulement partie de celle dont les saillies sont les plus faciles à régler, déclencher, planifier par prospectus publicitaires interposés, mais c'est aussi la plus aisée.
Ainsi tout le monde est content, acheteurs comme vendeurs. La société est vraiment très, très bien faite.
Aux pigeons en mal de jeux érotiques innovants, persuadés d'être plein d'imagination et de fantaisie, on peut vendre n'importe quoi à des prix luxueux : préservatifs à l'odeur de vanille, lubrifiants parfumés à la fraise, peinture au cacao... Toutes les débilités imaginables sont commercialisables, pourvu qu'on les pare d'artifices pseudo-érotiques sensés contribuer à l'épanouissement sexuel des "citadins branchés". Pour peu qu'on flatte habilement leur vide cérébral et qu'on transforme leur imbécillité congénitale en valeur mercantile, les "pionniers sexuels" de nos villes se sentant valorisés par ces produits faits exprès pour eux ne rechignent pas à débourser un maximum d'argent pour satisfaire leur "richesse érotique".
Les sots existent, Dieu merci ! Grâce à eux des commerçants futés peuvent s'enrichir sans grands efforts. La société est bien faite : les produits les plus superflus, les plus idiots et les plus faciles à concevoir sont vendus aux prix les plus élevés à une certaine clientèle. Mais pas n'importe laquelle, non... Cette clientèle fait non seulement partie de celle dont les saillies sont les plus faciles à régler, déclencher, planifier par prospectus publicitaires interposés, mais c'est aussi la plus aisée.
Ainsi tout le monde est content, acheteurs comme vendeurs. La société est vraiment très, très bien faite.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
659 - Terrorisme étatique
Certes les chefs d'états des pays les plus riches du monde qui s'étaient réunis au G8 de Londres arboraient des mines affligées tout à fait de circonstance devant les événements sanglants de la capitale britannique. J'ai attentivement écouté les brèves interventions officielles de Bush et de Poutine qui condamnent à raison le terrorisme.
Tous deux pourtant pratiquent le terrorisme d'état, professionnel, légalisé et qui plus est, à l'échelle industrielle, terrorisme pudiquement appelé "gestion de crise" ou bien "opération de maintien de l'ordre" . Le premier, en Irak. L'autre, en Tchétchénie. Tous deux assassinant, massacrant sans état d'âme un peuple, en tout cas s'attaquant à des populations civiles sans défense. Viols, destructions, enlèvements, tortures et assassinats en Tchétchénie. Meurtres de civils (femmes et enfants) en Irak, là encore pudiquement appelés "dégâts collatéraux". Sans compter que pour défendre sa cause pétrolière Bush n'hésite pas à exposer une catégorie de son propre peuple à la mort en envoyant des jeunes soldats yankees au casse-pipe.
(Poutine quant à lui, entre autres crimes à son actif, laisse mourir les jeunes hôtes d'un sous-marin accidenté -le Koursk-, en refusant l'aide des pays voisins pour une question de pure fierté nationale, affaire révélatrice de l'état d'esprit des têtes couronnées de ce monde qui condamnent le terrorisme islamique mais qui jouent aux échecs avec la vie de leurs hommes).
Trente sept mort dans le métro londonien, le bilan est terrible. Mais combien plus terrible est le résultat du terrorisme étatique, lorsqu'on compte plus de mille morts, rien que dans les rangs de l'armée US... Combien de milliers d'autres morts anonymes en Irak et en Tchétchénie à mettre sur le dos de ces deux dirigeant évoqués, si prompts à s'émouvoir devant les victimes "civilisées" du métro londonien ?
Les deux plus grands terroristes du monde que sont Bush et Poutine ont la chance d'avoir pour eux la loi, le pouvoir, ils peuvent en toute impunité perpétrer leurs méfaits à l'encontre des populations civiles, confortablement assis sur leur trône.
Tous les terroristes sont à condamner, aussi bien ceux qui oeuvrent "au noir" dans le métro que ceux qui sont déclarés. Aussi bien ceux qui le pratiquent illégalement que ceux qui le font de manière professionnelle et dûment encadrée par la loi.
Tous deux pourtant pratiquent le terrorisme d'état, professionnel, légalisé et qui plus est, à l'échelle industrielle, terrorisme pudiquement appelé "gestion de crise" ou bien "opération de maintien de l'ordre" . Le premier, en Irak. L'autre, en Tchétchénie. Tous deux assassinant, massacrant sans état d'âme un peuple, en tout cas s'attaquant à des populations civiles sans défense. Viols, destructions, enlèvements, tortures et assassinats en Tchétchénie. Meurtres de civils (femmes et enfants) en Irak, là encore pudiquement appelés "dégâts collatéraux". Sans compter que pour défendre sa cause pétrolière Bush n'hésite pas à exposer une catégorie de son propre peuple à la mort en envoyant des jeunes soldats yankees au casse-pipe.
(Poutine quant à lui, entre autres crimes à son actif, laisse mourir les jeunes hôtes d'un sous-marin accidenté -le Koursk-, en refusant l'aide des pays voisins pour une question de pure fierté nationale, affaire révélatrice de l'état d'esprit des têtes couronnées de ce monde qui condamnent le terrorisme islamique mais qui jouent aux échecs avec la vie de leurs hommes).
Trente sept mort dans le métro londonien, le bilan est terrible. Mais combien plus terrible est le résultat du terrorisme étatique, lorsqu'on compte plus de mille morts, rien que dans les rangs de l'armée US... Combien de milliers d'autres morts anonymes en Irak et en Tchétchénie à mettre sur le dos de ces deux dirigeant évoqués, si prompts à s'émouvoir devant les victimes "civilisées" du métro londonien ?
Les deux plus grands terroristes du monde que sont Bush et Poutine ont la chance d'avoir pour eux la loi, le pouvoir, ils peuvent en toute impunité perpétrer leurs méfaits à l'encontre des populations civiles, confortablement assis sur leur trône.
Tous les terroristes sont à condamner, aussi bien ceux qui oeuvrent "au noir" dans le métro que ceux qui sont déclarés. Aussi bien ceux qui le pratiquent illégalement que ceux qui le font de manière professionnelle et dûment encadrée par la loi.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
658 - Pourquoi je méprise les Napoléon
L'ambitieux tyran a pour dessein de satisfaire son criminel ego. Il se croit grand alors qu'il est petit. En effet, lorsqu'il soulève des armées de paisibles jardiniers pour servir sa cause, il casse des oeufs pour ne faire aucune omelette... Il dérange des montagnes pour ses lubies mesquines.
L'empereur qui a des vues sur le monde sacrifie la vie de milliers d'individus dont pour certains les vues et l'intelligence englobent et dépassent ses petites réalités de despote. La force de l'empereur, c'est précisément qu'il a pour lui la force. Mais rien de plus. Les vues d'un Napoléon sont uniquement politiques, géographiques, historiques. Les vues de tel ou tel soldat enrôlé de force par ce Napoléon vont parfois bien au-delà de celles pour lesquelles il donne sa vie.
Lorsqu'un grand mathématicien, quelque beau philosophe, un chercheur ou un penseur quelconque pris dans l'étau de l'histoire se retrouve en train d'agoniser sur un champ de bataille napoléonien alors que dans sa tête se sont formées, inconnues du monde, des conceptions bien plus éclatantes, autrement plus élevées, plus durables et consistantes que les considérations temporelles et politiques d'un Napoléon postulant aux palmes militaires, l'absurdité des conquêtes impériales n'en est que plus intolérable. Un empire politique constitué sur les ruines de tels esprits, apolitiques eux, ressemble à une partie d'échecs ubuesque. C'est un château de pierre que l'on détruit pour le remplacer par un palais de sable.
De même certains politiciens voudraient faire nôtres leurs ambitions... Ils aimeraient que nous embrassions nous aussi la cause qu'ils défendent. Ce serait dans certains cas un bien grand gâchis que de détourner de leurs voies de beaux esprits, de rétrécir leur vue incluant des horizons plus vastes que le champ politique !
Sur la balance de l'esprit, quel intérêt à vouloir dominer le monde lorsque dans les rangs des soldats enrôlés pour la cause, un esprit dépasse ne serait-ce que d'un pouce les lauriers posés sur la tête de celui au nom de qui ces rangs ont été formés ? Mauvais calcul. Les Napoléon ont des vues brèves, tandis que la plupart de leurs victimes ont des vues de grande portée. Le déséquilibre est là.
Ubu a pour lui la force. Quant à la bêtise, c'est sa loi.
L'empereur qui a des vues sur le monde sacrifie la vie de milliers d'individus dont pour certains les vues et l'intelligence englobent et dépassent ses petites réalités de despote. La force de l'empereur, c'est précisément qu'il a pour lui la force. Mais rien de plus. Les vues d'un Napoléon sont uniquement politiques, géographiques, historiques. Les vues de tel ou tel soldat enrôlé de force par ce Napoléon vont parfois bien au-delà de celles pour lesquelles il donne sa vie.
Lorsqu'un grand mathématicien, quelque beau philosophe, un chercheur ou un penseur quelconque pris dans l'étau de l'histoire se retrouve en train d'agoniser sur un champ de bataille napoléonien alors que dans sa tête se sont formées, inconnues du monde, des conceptions bien plus éclatantes, autrement plus élevées, plus durables et consistantes que les considérations temporelles et politiques d'un Napoléon postulant aux palmes militaires, l'absurdité des conquêtes impériales n'en est que plus intolérable. Un empire politique constitué sur les ruines de tels esprits, apolitiques eux, ressemble à une partie d'échecs ubuesque. C'est un château de pierre que l'on détruit pour le remplacer par un palais de sable.
De même certains politiciens voudraient faire nôtres leurs ambitions... Ils aimeraient que nous embrassions nous aussi la cause qu'ils défendent. Ce serait dans certains cas un bien grand gâchis que de détourner de leurs voies de beaux esprits, de rétrécir leur vue incluant des horizons plus vastes que le champ politique !
Sur la balance de l'esprit, quel intérêt à vouloir dominer le monde lorsque dans les rangs des soldats enrôlés pour la cause, un esprit dépasse ne serait-ce que d'un pouce les lauriers posés sur la tête de celui au nom de qui ces rangs ont été formés ? Mauvais calcul. Les Napoléon ont des vues brèves, tandis que la plupart de leurs victimes ont des vues de grande portée. Le déséquilibre est là.
Ubu a pour lui la force. Quant à la bêtise, c'est sa loi.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
657 - L'élite des journalistes
Les journalistes de l'Express, du Nouvel Observateur et du Point, qu'ils écrivent sur la politique, la culture ou l'économie ne sont jamais sérieux.
Je veux dire qu'ils sont peu réalistes. Le monde parisien d'où ils analysent le monde, leurs articles traités avec froideur et érudition depuis leurs bureaux feutrés, leurs allures "journalistiques", leurs affaires impérieuses, leur pensée aseptisée où toute considération locale, quotidienne, familière est bannie, tout cela fait croire que ces gens pressés sont dépourvus d'intestins et qu'ils ne vont par conséquent jamais aux toilettes.
Ils parlent d'Israël, de Chirac ou de l'Europe comme si leur vie n'avait de sens qu'à travers ces agitations "éclatantes". Comment prendre au sérieux de tels articles qui laissent sous-entendre que leurs auteurs sont des êtres "importantissimes" ne pouvant se passer de pondre des cocos aussi impératifs ?
Le journalisme a son élite, elle travaille chez l'Express, chez le Point et chez le Nouvel Observateur. Dans ces bureaux illustres où se croisent scribouillards et fronts télégéniques très actifs et très conscients de leur irremplaçabilité, côtoyant tous des hommes haut perchés, pardon ! haut placés, on doit se persuader que dans un tel contexte un cabinet de toilette n'a pas sa place.
Il est vrai qu'un journaliste de chez l'Express, Le point ou le Nouvel Observateur, ça ne chie que des papiers.
Je veux dire qu'ils sont peu réalistes. Le monde parisien d'où ils analysent le monde, leurs articles traités avec froideur et érudition depuis leurs bureaux feutrés, leurs allures "journalistiques", leurs affaires impérieuses, leur pensée aseptisée où toute considération locale, quotidienne, familière est bannie, tout cela fait croire que ces gens pressés sont dépourvus d'intestins et qu'ils ne vont par conséquent jamais aux toilettes.
Ils parlent d'Israël, de Chirac ou de l'Europe comme si leur vie n'avait de sens qu'à travers ces agitations "éclatantes". Comment prendre au sérieux de tels articles qui laissent sous-entendre que leurs auteurs sont des êtres "importantissimes" ne pouvant se passer de pondre des cocos aussi impératifs ?
Le journalisme a son élite, elle travaille chez l'Express, chez le Point et chez le Nouvel Observateur. Dans ces bureaux illustres où se croisent scribouillards et fronts télégéniques très actifs et très conscients de leur irremplaçabilité, côtoyant tous des hommes haut perchés, pardon ! haut placés, on doit se persuader que dans un tel contexte un cabinet de toilette n'a pas sa place.
Il est vrai qu'un journaliste de chez l'Express, Le point ou le Nouvel Observateur, ça ne chie que des papiers.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
656 - La mère Chapogne
La mère Chapogne, t'es vieille comme une peau de momie, t'es sale, tu chiques et t'es complètement arriérée dans ton trou de province avec tes poules ! T'es qu'une affreuse sorcière du Diable, avaricieuse, méchante, teigneuse comme c'est pas possible, voleuse d'eau de pluie, rôdeuse des mares, « rapiéceteuse » de chaises, médisante comme une vipère, mais je t'aime bien quand même. Tu portes le même chapeau rapiécé depuis quarante sept ans, t'es jamais sortie de ton village depuis que tu y es née il y a quatre-vingt quatre ans, tu sais pas lire, t'aime pas les gens, tu nourris les rats de ta maison, mais ça empêche pas que t'as du charme la vieille.
T'entends la Chapogne ? Je t'aime bien moi, vieille chouette ! D'ailleurs t'en as une de tête de chouette, tu sais. Une vraie tête d'oiseau de malheur. Tu sens bon le foin et les bois la vieille. J'aime te voir revenir de la forêt, t'entendre râler toute seule avec tes fagots sur le dos. Tu mets du pittoresque dans la campagne. Tu es la compagne des corbeaux, une silhouette mauvaise sous la Lune, un chat-huant dans la nuit.
Tu parles patois et tu supportes pas les parisiens avec leurs manières. T'as raison la Chapogne. Des comme toi, y en a plus dans la campagne. T'es la dernière des ramasseuses de fagots. T'as pas l'électricité dans ton taudis, mais en hiver ta cheminée avec le feu qui chante dedans, elle chauffe jusqu'au fond des âmes. T'as du caractère la Chapogne. Avec ta canne noircie à la braise t'as remis plus d'un garde-champêtre à sa place dans ta carrière de voleuse de bois mort !
Quand ça sera le jour où qu'y faudra te mettre dans le trou, avec ou sans le curé, promis j'irai cracher sur ta tombe comme y feront tous les autres au village qui t'ont jamais aimée. Mais moi je te garderai dans mon coeur comme la plus chère de toutes les chamelles de vieille fumure que la terre ait jamais portée ! T'es une vraie caillasse de vieille carne, la vieille ! Ha oui je t'aime bien la Chapogne. Même que t'es pas prête de crever, pas vrai ? C'est que t'es en pleine forme et que t'as encore sacrément envie de nous faire goûter à ta canne, hein la vieille ? Allez, le Bon Dieu y te donnera bien encore vingt ans avant d'aller t'envoyer bouffer du pissenlit par la racine. Le temps de bien emmerder encore toute une génération au village.
T'entends la Chapogne ? Je t'aime bien moi, vieille chouette ! D'ailleurs t'en as une de tête de chouette, tu sais. Une vraie tête d'oiseau de malheur. Tu sens bon le foin et les bois la vieille. J'aime te voir revenir de la forêt, t'entendre râler toute seule avec tes fagots sur le dos. Tu mets du pittoresque dans la campagne. Tu es la compagne des corbeaux, une silhouette mauvaise sous la Lune, un chat-huant dans la nuit.
Tu parles patois et tu supportes pas les parisiens avec leurs manières. T'as raison la Chapogne. Des comme toi, y en a plus dans la campagne. T'es la dernière des ramasseuses de fagots. T'as pas l'électricité dans ton taudis, mais en hiver ta cheminée avec le feu qui chante dedans, elle chauffe jusqu'au fond des âmes. T'as du caractère la Chapogne. Avec ta canne noircie à la braise t'as remis plus d'un garde-champêtre à sa place dans ta carrière de voleuse de bois mort !
Quand ça sera le jour où qu'y faudra te mettre dans le trou, avec ou sans le curé, promis j'irai cracher sur ta tombe comme y feront tous les autres au village qui t'ont jamais aimée. Mais moi je te garderai dans mon coeur comme la plus chère de toutes les chamelles de vieille fumure que la terre ait jamais portée ! T'es une vraie caillasse de vieille carne, la vieille ! Ha oui je t'aime bien la Chapogne. Même que t'es pas prête de crever, pas vrai ? C'est que t'es en pleine forme et que t'as encore sacrément envie de nous faire goûter à ta canne, hein la vieille ? Allez, le Bon Dieu y te donnera bien encore vingt ans avant d'aller t'envoyer bouffer du pissenlit par la racine. Le temps de bien emmerder encore toute une génération au village.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
655 - Théâtre amoureux
Christine,
Votre silence me pèse, chère exilée, estimable morte, précieuse stèle. Avec votre visage fait pour charmer les peintres maudits et les poètes désespérés, vous êtes un tombeau gracieux et tendre, une porte ouverte sur des amours éternelles, sombres et exquisément morbides…
Je songe à vous dans le secret des jours qui passent, indolents. On me croit vide, insoucieux, léger… Je suis hanté par un amour étrange et beau dédié à cette statue éloignée que vous êtes… Vous la lointaine amante, idéale conception poétique, pietà aux traits élégiaques, bohémienne au front onirique, vous incarnez les hauteurs non académiques mais sincères de mon âme sensible aux causes suprêmes.
Les sommets inédits où j’ai accédé, porté par vos ailes funèbres, rejoignent les flèches du vaisseau chartrain. Mon olympe de marbre et de lumière, d’ombre et de gloire est situé à l’exacte intersection de l’amour et de la laideur, de la souffrance et de la beauté, de l’éblouissement et du vertige. Entre la fosse et l’infini.
Sur le chemin des étoiles.
Chartres n’est qu’un prétexte, le symbole de ma quête esthétique et spirituelle : un trésor à portée de vue, la première marche vers l’horizon cosmique. Et vous Christine, vous représentez l’idéal de cet infatigable sybarite que je suis à la poursuite d’un mystère d’âpre beauté dépassant nos ordinaires conceptions temporelles. Voilà à mes yeux ce que vous êtes : un idéal.
Quasi christique.
Votre silence me pèse, chère exilée, estimable morte, précieuse stèle. Avec votre visage fait pour charmer les peintres maudits et les poètes désespérés, vous êtes un tombeau gracieux et tendre, une porte ouverte sur des amours éternelles, sombres et exquisément morbides…
Je songe à vous dans le secret des jours qui passent, indolents. On me croit vide, insoucieux, léger… Je suis hanté par un amour étrange et beau dédié à cette statue éloignée que vous êtes… Vous la lointaine amante, idéale conception poétique, pietà aux traits élégiaques, bohémienne au front onirique, vous incarnez les hauteurs non académiques mais sincères de mon âme sensible aux causes suprêmes.
Les sommets inédits où j’ai accédé, porté par vos ailes funèbres, rejoignent les flèches du vaisseau chartrain. Mon olympe de marbre et de lumière, d’ombre et de gloire est situé à l’exacte intersection de l’amour et de la laideur, de la souffrance et de la beauté, de l’éblouissement et du vertige. Entre la fosse et l’infini.
Sur le chemin des étoiles.
Chartres n’est qu’un prétexte, le symbole de ma quête esthétique et spirituelle : un trésor à portée de vue, la première marche vers l’horizon cosmique. Et vous Christine, vous représentez l’idéal de cet infatigable sybarite que je suis à la poursuite d’un mystère d’âpre beauté dépassant nos ordinaires conceptions temporelles. Voilà à mes yeux ce que vous êtes : un idéal.
Quasi christique.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
654 - Un message de l'au-delà
(Message mystérieux apparu sur mon écran d'ordinateur avant l'ouverture du système Windows, sur fond d'écran bleu)
Du séjour de ceux que vous appelez "les morts" je vous envoie ce message, moi qui fais partie maintenant de l'humanité à jamais ensevelie sous la tombe. J'appartiens désormais à l'immensité "dormante".
Votre monde captera les éclairs de ma pensée et selon que vous serez ouverts, insensibles, indifférents ou bien perplexes, vous croirez à un prodige, à un artifice, une illusion, à une aberration des lois naturelles, à un dérèglement de votre esprit, mais tout est simple, tout est clair depuis les hauteurs de l'au-delà. Proche du Mystère où à ma guise je peux faire agir les invisibles forces, je laisse tomber jusqu'à vous un infime rai de la Lumière.
Ne soyez pas effrayés par ces images qui apparaîtront au gré de vos songes, par ces annonces qui miraculeusement s'inscriront aussi bien sur la pierre, vos fronts et vos écrans que le sable des plages qu'effacera aussitôt l'écume... Qu'ils soient durables ou éphémères, écrits sur l'onde ou le granit, limpides ou codés, prenez ces signes comme les témoignages sûrs de ceux qui du haut de leur demeure suprême voient l'essentiel et, investis d'un pouvoir supérieur, envoient ces mots sur terre à l'heure où l'Humanité est mûre pour les recevoir.
Ne perdez pas de temps à résoudre des mystères qui n'en sont pas quant à la forme et au comment, l'important est ce que disent les messages, non la mécanique immatérielle, imperceptible qui vous les fait parvenir. Croyez-moi tout est facile et beau pour l'esprit, une fois élancé à travers le tombeau.
Quand vous brûlez un cierge, allumez une cigarette, crachez le feu ou allumez simplement votre cheminée et que vous voyez la flamme monter en forme d'oiseau, quand plus tard dans le ciel devant vous l'oiseau tourne pour former un cercle, quand aux hasards de vos lectures, de vos rêveries, de vos occupations domestiques ce cercle chemine et devient un zéro et lorsque finalement au gré de vos allées et venues sous le soleil de la réflexion le zéro vous suggère l'infini, et que ce mystère aux apparences anodines vous le voyez se graver sous vos yeux à travers un rond de fumée étonnant, un nuage qui s'arrondit ou un tourbillon de poussière furtif mais chargé de sens créant un cône dans l'air et dévoilant un astre sur le sol, c'est moi qui écrit, moi qui avec ma plume céleste vous dit combien l'aventure est fantastique !
Quand il vous semble que le vent vous adresse des mots humains, quand le sort vous fait des clins d'oeil inouïs, quand vos chemins vous mènent là ou vos pas ne vous auraient jamais menés, quand vous partez vers de sombres certitudes et que parvenez à de radieux impossibles, quand vous choisissez la nuit et que le jour vous éclaire, quand vous jetez un caillou et que vous recevez une étoile, un être omniscient est là qui vous parle, vous tend la main, un être qui hante les grandeurs cosmiques comme les moindres détails du quotidien, que vous voyez de mille façons différentes, toujours subtiles.
Et moi depuis mes sommets éclatants, plus vivant que vous ne le pensez, confirmant l'existence de cet être qui depuis toujours vous destine ses lueurs divines (que vous ne percevez pas nécessairement), je trace l'indicible réalité dans la matière pour mieux vous convaincre de ma glorieuse immatérialité.
Ni fantôme, spectre ou ombre, derrière la fosse où s'est achevé mon apprentissage terrestre, je suis VIVANT.
Du séjour de ceux que vous appelez "les morts" je vous envoie ce message, moi qui fais partie maintenant de l'humanité à jamais ensevelie sous la tombe. J'appartiens désormais à l'immensité "dormante".
Votre monde captera les éclairs de ma pensée et selon que vous serez ouverts, insensibles, indifférents ou bien perplexes, vous croirez à un prodige, à un artifice, une illusion, à une aberration des lois naturelles, à un dérèglement de votre esprit, mais tout est simple, tout est clair depuis les hauteurs de l'au-delà. Proche du Mystère où à ma guise je peux faire agir les invisibles forces, je laisse tomber jusqu'à vous un infime rai de la Lumière.
Ne soyez pas effrayés par ces images qui apparaîtront au gré de vos songes, par ces annonces qui miraculeusement s'inscriront aussi bien sur la pierre, vos fronts et vos écrans que le sable des plages qu'effacera aussitôt l'écume... Qu'ils soient durables ou éphémères, écrits sur l'onde ou le granit, limpides ou codés, prenez ces signes comme les témoignages sûrs de ceux qui du haut de leur demeure suprême voient l'essentiel et, investis d'un pouvoir supérieur, envoient ces mots sur terre à l'heure où l'Humanité est mûre pour les recevoir.
Ne perdez pas de temps à résoudre des mystères qui n'en sont pas quant à la forme et au comment, l'important est ce que disent les messages, non la mécanique immatérielle, imperceptible qui vous les fait parvenir. Croyez-moi tout est facile et beau pour l'esprit, une fois élancé à travers le tombeau.
Quand vous brûlez un cierge, allumez une cigarette, crachez le feu ou allumez simplement votre cheminée et que vous voyez la flamme monter en forme d'oiseau, quand plus tard dans le ciel devant vous l'oiseau tourne pour former un cercle, quand aux hasards de vos lectures, de vos rêveries, de vos occupations domestiques ce cercle chemine et devient un zéro et lorsque finalement au gré de vos allées et venues sous le soleil de la réflexion le zéro vous suggère l'infini, et que ce mystère aux apparences anodines vous le voyez se graver sous vos yeux à travers un rond de fumée étonnant, un nuage qui s'arrondit ou un tourbillon de poussière furtif mais chargé de sens créant un cône dans l'air et dévoilant un astre sur le sol, c'est moi qui écrit, moi qui avec ma plume céleste vous dit combien l'aventure est fantastique !
Quand il vous semble que le vent vous adresse des mots humains, quand le sort vous fait des clins d'oeil inouïs, quand vos chemins vous mènent là ou vos pas ne vous auraient jamais menés, quand vous partez vers de sombres certitudes et que parvenez à de radieux impossibles, quand vous choisissez la nuit et que le jour vous éclaire, quand vous jetez un caillou et que vous recevez une étoile, un être omniscient est là qui vous parle, vous tend la main, un être qui hante les grandeurs cosmiques comme les moindres détails du quotidien, que vous voyez de mille façons différentes, toujours subtiles.
Et moi depuis mes sommets éclatants, plus vivant que vous ne le pensez, confirmant l'existence de cet être qui depuis toujours vous destine ses lueurs divines (que vous ne percevez pas nécessairement), je trace l'indicible réalité dans la matière pour mieux vous convaincre de ma glorieuse immatérialité.
Ni fantôme, spectre ou ombre, derrière la fosse où s'est achevé mon apprentissage terrestre, je suis VIVANT.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
653 - Eloge de l'insignifiance
(En signe de protestation constructive aux vaniteux qui me reprochent une certaine "insignifiance", je leur propose ce texte qui glorifie ce qu'ils désignent subjectivement comme une tare. Pourquoi décréter sottement que l'insignifiance est une triste chose alors qu'elle fait partie de l'Homme, qu'elle participe aussi de sa grandeur, précisément parce qu'elle est humaine et qu'elle souligne la riche réalité des êtres multi facettes que nous sommes ?)
L'insignifiance libère le mortel du poids de l'existence. Elle affranchit celui qui s'y adonne des lourdeurs de son époque, des vanités de sa condition, des devoirs mondains.
Se complaire dans le RIEN, le PEU, le DERISOIRE, c'est s'élever dans sa propre estime plus que dans celle des autres. C'est se regarder en face avec courage au lieu d'adresser à autrui ces sourires en forme de grimaces.
Exister à travers ragots, médiocrités, pitreries pitoyables, c'est renoncer à la mascarade officielle consistant à résonner plus fort que le clocher. Moi je me sens exister dans mes petitesses, petit à petit, détail après détail, instant après instant. Je ne rate aucune virgule dans le grand livre des phrases creuses et des mots vides de mon existence : je savoure les effets infinis du vent émis...
Le VENTEMI... Mot vide de sens qui coule comme une eau claire ! Le VENTEMI... Les EFFETINFINI du VENTEMI... Ça passe et ça fait passer des trains de vapeur, ça laisse des traits de fumée, des trous de brume, des traces de rosée. Ce rien avec lequel je remplis tout. Ce rien dont je fais le monde. Ce rien qui meuble et ma chambre et l'air, et ce texte et ma pensée.
Certains agitent l'air et appellent ça de la poésie. Moi j'appelle leur poésie du rien. Mais du vrai rien : du rien du tout.
Passe-temps vicieux des sans coeur qui se croient pleins d'amour pour le verbe, trop souvent la poésie leur fait croire à des merveilles en toc. Ils y croient dur comme fer, allant jusqu'à écrire à l'encre de Chine leurs mots immortels... Qui meurent sur place, sitôt séchés dans leur sillon de papier.
L'écran plat où s'affichent leurs états d'âmes oiseux, en connexion avec la planète entière, leur donne l'illusion de la profondeur. Serais-je le seul à ne pas me prendre au sérieux ?
C'est leurs regards lointains qui les rendent ridicules, ceux-là qui se prennent pour des plus que des "rien-du-tout"... Incapables de se voir posés sur leurs deux pieds, ils préfèrent voiler leur réalité avec de flatteuses fumées. Alors ils se donnent des pseudonymes effarants, des allures hallucinées... Ils s'imaginent des destins, des histoires, des mystères... Ils se conçoivent avec des artifices, singent les princes, portent d'étranges chapeaux...
Et après cela ils ont l'audace de me reprocher mon insignifiance dénuée d'atours, mon vide mis à nu, mon vent sans voile ! C'est que tous à travers leurs délires d'importance ont oublié l'essentiel : l'homme est un aussi fétu, un feu, un pantin.
Tout de paille.
L'insignifiance libère le mortel du poids de l'existence. Elle affranchit celui qui s'y adonne des lourdeurs de son époque, des vanités de sa condition, des devoirs mondains.
Se complaire dans le RIEN, le PEU, le DERISOIRE, c'est s'élever dans sa propre estime plus que dans celle des autres. C'est se regarder en face avec courage au lieu d'adresser à autrui ces sourires en forme de grimaces.
Exister à travers ragots, médiocrités, pitreries pitoyables, c'est renoncer à la mascarade officielle consistant à résonner plus fort que le clocher. Moi je me sens exister dans mes petitesses, petit à petit, détail après détail, instant après instant. Je ne rate aucune virgule dans le grand livre des phrases creuses et des mots vides de mon existence : je savoure les effets infinis du vent émis...
Le VENTEMI... Mot vide de sens qui coule comme une eau claire ! Le VENTEMI... Les EFFETINFINI du VENTEMI... Ça passe et ça fait passer des trains de vapeur, ça laisse des traits de fumée, des trous de brume, des traces de rosée. Ce rien avec lequel je remplis tout. Ce rien dont je fais le monde. Ce rien qui meuble et ma chambre et l'air, et ce texte et ma pensée.
Certains agitent l'air et appellent ça de la poésie. Moi j'appelle leur poésie du rien. Mais du vrai rien : du rien du tout.
Passe-temps vicieux des sans coeur qui se croient pleins d'amour pour le verbe, trop souvent la poésie leur fait croire à des merveilles en toc. Ils y croient dur comme fer, allant jusqu'à écrire à l'encre de Chine leurs mots immortels... Qui meurent sur place, sitôt séchés dans leur sillon de papier.
L'écran plat où s'affichent leurs états d'âmes oiseux, en connexion avec la planète entière, leur donne l'illusion de la profondeur. Serais-je le seul à ne pas me prendre au sérieux ?
C'est leurs regards lointains qui les rendent ridicules, ceux-là qui se prennent pour des plus que des "rien-du-tout"... Incapables de se voir posés sur leurs deux pieds, ils préfèrent voiler leur réalité avec de flatteuses fumées. Alors ils se donnent des pseudonymes effarants, des allures hallucinées... Ils s'imaginent des destins, des histoires, des mystères... Ils se conçoivent avec des artifices, singent les princes, portent d'étranges chapeaux...
Et après cela ils ont l'audace de me reprocher mon insignifiance dénuée d'atours, mon vide mis à nu, mon vent sans voile ! C'est que tous à travers leurs délires d'importance ont oublié l'essentiel : l'homme est un aussi fétu, un feu, un pantin.
Tout de paille.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
652 - Rock'n'imbécile
Depuis mon plus jeune âge j'ai toujours considéré le rock comme une musique primaire, ridicule, immature et bête conçue pour des auditeurs eux-mêmes primaires, ridicules, immatures et bêtes. Une musique propre à abrutir les foules dociles. Avec le temps, l'expérience, la sagesse, mon opinion s'est confortée dans ce sens.
La culture rock, puissant vecteur d'abêtissement des masses juvéniles, incarne le niveau zéro de l'intelligence, de la beauté, de l'élévation des coeurs, de l'éclairement des consciences. Violence, laideur, vulgarité, régression caractérisent cette musique de "singes contorsionnés", "d'ânes bêlants", de "perroquets hirsutes", même sous ses formes en apparence les plus inoffensives. Les messages traditionnels de cette musique sont des plus primaires, archaïques, voire franchement imbéciles : baisons, cognons, crachons, détruisons, haïssons (je caricature sciemment, quoi que la réalité puisse être bien pire..)
La sotte frénésie avec laquelle les foules en transe agitent le chef autour de leurs idoles bestialement grimées, le regard plein de ténèbres, un éclair infernal au front, la fureur aux entrailles, la guitare électrique en guise de phallus, sorte de sceptre hurleur défiant le Ciel, m'inspire les plus tristes sentiments. Mais aussi des réactions hilares...
Comment peut-on se laisser fasciner, manipuler, influencer, conditionner, endoctriner par cette musique tribale -pour ne pas dire infernale- issue des tréfonds du cervelet humain, déréglant sens, pensée, sentiments, exacerbant noirceurs de l'âme, corrompant tympans et sens de la modération, dénaturant l'homme en le faisant pantin simiesque ou chien aboyeur, détournant à son compte le sacré, inversant les valeurs fondamentales les plus nobles ?
J'ai toujours été frappé par l'apparence grotesque des chanteurs de rock. Avec leurs accoutrements ridicules ils sont bien les seuls à ne pas rire de leurs excès... Quant à leurs moeurs et excentricités, qu'elles soient simplement scéniques ou réellement adoptées, je ne vois qu'outrages, déviances, démence.
Rien de bien, ni de beau, ni de noble, ni de constructif.
Pour prendre l'exemple le plus anodin, le moins agressif, les Beatles, dieux vivants, ne sont à mes yeux que des ânes chantants. Certes ils chantent juste, connaissent les règles savantes de la musique, sont mondialement célèbres, mais ils ne font que de la musique rock en attendant, genre bête et crétin considéré à tort comme majeur. Le rock n'est à mes yeux ni plus ni moins qu'une musique inférieure, outrancière, voire bestiale et ouvertement destructrice, une musique de sinistres hystériques et de doux imbéciles à laquelle on a décerné des notes de noblesses.
Car enfin le reste, la déification des stars, les concerts historiques, les millions d'adeptes embrassant la cause, c'est juste la folie des hommes.
Ou leur bêtise.
La culture rock, puissant vecteur d'abêtissement des masses juvéniles, incarne le niveau zéro de l'intelligence, de la beauté, de l'élévation des coeurs, de l'éclairement des consciences. Violence, laideur, vulgarité, régression caractérisent cette musique de "singes contorsionnés", "d'ânes bêlants", de "perroquets hirsutes", même sous ses formes en apparence les plus inoffensives. Les messages traditionnels de cette musique sont des plus primaires, archaïques, voire franchement imbéciles : baisons, cognons, crachons, détruisons, haïssons (je caricature sciemment, quoi que la réalité puisse être bien pire..)
La sotte frénésie avec laquelle les foules en transe agitent le chef autour de leurs idoles bestialement grimées, le regard plein de ténèbres, un éclair infernal au front, la fureur aux entrailles, la guitare électrique en guise de phallus, sorte de sceptre hurleur défiant le Ciel, m'inspire les plus tristes sentiments. Mais aussi des réactions hilares...
Comment peut-on se laisser fasciner, manipuler, influencer, conditionner, endoctriner par cette musique tribale -pour ne pas dire infernale- issue des tréfonds du cervelet humain, déréglant sens, pensée, sentiments, exacerbant noirceurs de l'âme, corrompant tympans et sens de la modération, dénaturant l'homme en le faisant pantin simiesque ou chien aboyeur, détournant à son compte le sacré, inversant les valeurs fondamentales les plus nobles ?
J'ai toujours été frappé par l'apparence grotesque des chanteurs de rock. Avec leurs accoutrements ridicules ils sont bien les seuls à ne pas rire de leurs excès... Quant à leurs moeurs et excentricités, qu'elles soient simplement scéniques ou réellement adoptées, je ne vois qu'outrages, déviances, démence.
Rien de bien, ni de beau, ni de noble, ni de constructif.
Pour prendre l'exemple le plus anodin, le moins agressif, les Beatles, dieux vivants, ne sont à mes yeux que des ânes chantants. Certes ils chantent juste, connaissent les règles savantes de la musique, sont mondialement célèbres, mais ils ne font que de la musique rock en attendant, genre bête et crétin considéré à tort comme majeur. Le rock n'est à mes yeux ni plus ni moins qu'une musique inférieure, outrancière, voire bestiale et ouvertement destructrice, une musique de sinistres hystériques et de doux imbéciles à laquelle on a décerné des notes de noblesses.
Car enfin le reste, la déification des stars, les concerts historiques, les millions d'adeptes embrassant la cause, c'est juste la folie des hommes.
Ou leur bêtise.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
651 - Visite au Louvre
Au Louvre deux mondes antinomiques se télescopent. Là-bas, l'Art -objet d'attention suprême, par essence affranchi des bornes de la médiocrité et de la pensée horizontale- nous est imposé à travers une structure policière ultra sécuritaire incompatible avec la Beauté censée incarner liberté de pensée, hauteur de vue, noblesse d'âme.
Caméras de surveillance innombrables captant tous les champs, violant tous les visages, badges à puces électroniques ostentatoires du personnel, cerbères armés aux allures agressives canalisant la foule, fouilles systématiques des sacs à l'entrée aux rayons X, tout cela finalement agresse l'esthète en quête de tranquillité et contribue à déshumaniser sa démarche voluptueuse. Le visiteur épris de hauteurs artistiques, dès qu'il passe le seuil du Louvre, a l'impression d'être l'hôte d'une geôle en or, infantilisé, obligé de marcher au pas dans les rangs, encadré "d'armoires" stressantes à l'oeil suspicieux, escorté par une véritable armada de systèmes électroniques et informatiques hyper sophistiqués... Voilà qui détériore les rapports humains ainsi que l'atmosphère de cet endroit dédié à la paix et au raffinement.
Ce régime totalitaire (d'inspiration policière et administrative parfaitement étriquée) à travers lequel sont accessibles les oeuvres n'incite pas les beaux esprits à la sérénité. En outre, en ces lieux hautains, prétentieux, l'on sent les effets infâmes de la vanité humaine : suprématie de l'argent, règne du luxe, dictature de l'apparence, promotion de l'intellectualisme creux, port du foulard Hermès, mépris de l'authentique esthète vêtu sans éclat mais hanté par le Beau... Aux antipodes des musées de province encore pleins de charme, de simplicité, d'humanité, voire de jovialité.
Au Louvre hauteur de vue artistique et réalités sécuritaires brutales sont indissociables.
Noblesse de l'homme et bassesse marchande vont également de pair sous la pyramide de verre : l'Art est prétexte à faire pipi pour un euro, à boire un verre d'eau pour 1 euro cinquante, à faire payer de banales cartes postales deux euros, à se déplacer dans les galeries avec un chapeau sur la tête à cinquante euros... En fait les toilettes sont bien sûr gratuites au Louvre, ainsi que les verres d'eau, et on n'est pas obligé de porter de la soie pour passer pour un honnête homme. On ne paye rien de tout cela.
Mais c'est tout comme.
Une fois passée l'entrée éprouvante de cette caserne et achevée la quête du ticket d'entrée délivré par des machines serviables parlant un anglais international parfait, la chose la plus vulgaire à laquelle on peut assister au Louvre, ce sont ces éternels groupes de japonais abrutis au dernier degré qui dans un silence solennel se pressent les uns sur les autres, fiévreux, pour mitrailler... Est-il besoin de le préciser ? La Joconde et la Vénus de Milo.
Ce qui m'amène à penser que décidément l'Art n'est pas seulement un facteur d'élévation individuelle, il est aussi le révélateur de la suprême bêtise des masses.
Caméras de surveillance innombrables captant tous les champs, violant tous les visages, badges à puces électroniques ostentatoires du personnel, cerbères armés aux allures agressives canalisant la foule, fouilles systématiques des sacs à l'entrée aux rayons X, tout cela finalement agresse l'esthète en quête de tranquillité et contribue à déshumaniser sa démarche voluptueuse. Le visiteur épris de hauteurs artistiques, dès qu'il passe le seuil du Louvre, a l'impression d'être l'hôte d'une geôle en or, infantilisé, obligé de marcher au pas dans les rangs, encadré "d'armoires" stressantes à l'oeil suspicieux, escorté par une véritable armada de systèmes électroniques et informatiques hyper sophistiqués... Voilà qui détériore les rapports humains ainsi que l'atmosphère de cet endroit dédié à la paix et au raffinement.
Ce régime totalitaire (d'inspiration policière et administrative parfaitement étriquée) à travers lequel sont accessibles les oeuvres n'incite pas les beaux esprits à la sérénité. En outre, en ces lieux hautains, prétentieux, l'on sent les effets infâmes de la vanité humaine : suprématie de l'argent, règne du luxe, dictature de l'apparence, promotion de l'intellectualisme creux, port du foulard Hermès, mépris de l'authentique esthète vêtu sans éclat mais hanté par le Beau... Aux antipodes des musées de province encore pleins de charme, de simplicité, d'humanité, voire de jovialité.
Au Louvre hauteur de vue artistique et réalités sécuritaires brutales sont indissociables.
Noblesse de l'homme et bassesse marchande vont également de pair sous la pyramide de verre : l'Art est prétexte à faire pipi pour un euro, à boire un verre d'eau pour 1 euro cinquante, à faire payer de banales cartes postales deux euros, à se déplacer dans les galeries avec un chapeau sur la tête à cinquante euros... En fait les toilettes sont bien sûr gratuites au Louvre, ainsi que les verres d'eau, et on n'est pas obligé de porter de la soie pour passer pour un honnête homme. On ne paye rien de tout cela.
Mais c'est tout comme.
Une fois passée l'entrée éprouvante de cette caserne et achevée la quête du ticket d'entrée délivré par des machines serviables parlant un anglais international parfait, la chose la plus vulgaire à laquelle on peut assister au Louvre, ce sont ces éternels groupes de japonais abrutis au dernier degré qui dans un silence solennel se pressent les uns sur les autres, fiévreux, pour mitrailler... Est-il besoin de le préciser ? La Joconde et la Vénus de Milo.
Ce qui m'amène à penser que décidément l'Art n'est pas seulement un facteur d'élévation individuelle, il est aussi le révélateur de la suprême bêtise des masses.
à l'adresse
dimanche, mai 20, 2007
Publié par
Raphaël Zacharie de Izarra
650 - La "Mère Vieille"
On l'appelait ironiquement "la Mère Veille" (la mère qui veille), lorsqu'elle gémissait certaines nuits dans son fauteuil.
Ou plus méchamment "la Mère Vieille", à cause de ses rides hideuses.
La "Mère Vieille" était une de ces ombres décharnées issues de la fin du XIXième siècle qui ont traversé notre enfance et que plus tard nous évoquons avec une nostalgie mêlée d'horreur, nous la génération choyée née sous les ailes de l'opulence. Dans les années 1970, en effet, existaient encore de vraies reliques du siècle précédent -quasi centenaires- qui portaient en elles tout un monde révolu. Ces fossiles humains croupissaient dans les hospices : on pouvait les voir lors des sorties réglementaires aux abords de ces établissements de charité où ils avaient choisi -ou pas- de finir leurs jours.
Du plus loin que je me souvienne, ce fantôme continuellement agonisant dont j'ignorais d'ailleurs le véritable nom n'était qu'un pitoyable pantin de chair morte, une pauvre vieille femme sénile, une misérable rescapée de la tombe -laquelle semblait ne jamais parvenir à la happer parfaitement-, une morte-vivante oubliée du monde, reléguée dans un coin de l'hospice. Quand à cent ans et des poussières elle rendit l'âme, j'en avais dix.
Pour moi ce spectre catarrheux avait toujours été la "Mère Vieille" ou la "Mère Veille".
Je me ressouvenais mollement de ce triste oiseau de mon enfance, l'autre soir avant de m'endormir. Dans mon demi-sommeil je me demandais dans quelles limbes avait bien pu échouer cet être plein de misère, trente ans après sa mort... Je m'endormis sur ces pensées.
C'est alors que je fis un songe étrange : je partais à la recherche de la "Mère Vieille".
J'errais dans une nuit imaginaire pensant retrouver la vieille femme de mon enfance, quand un ange m'apparut. Je fus ébloui par son regard plein de force et de gloire. Son visage au sexe indéfini dégageait une noblesse inouïe. Il me demanda qui je cherchais aussi follement en plein rêve...
- Je cherche celle que l'on surnommait la "Mère Vieille" quand j'étais enfant. Qu'est devenue cette pauvre vieillarde malade dans l'autre monde ?
Éclatant dans son habit de lumière, l'ange me regardait toujours avec insistance, une flamme au front. Je répétai :
- Je cherche cet humain déshérité qu'on évoquait sans douceur jadis et que tout le monde a oublié aujourd'hui. Qu'est devenue cette pauvre âme ?
Sur ces mots l'ange dégagea un éclat de plus en plus intense.
Juste avant que je ne me réveille de ce songe troublant, dans un état de conscience suprême et fulgurant je saisis le sens et la profondeur de la réponse codée qu'il me fit :
- Je suis l'âme vermeille.
Ou plus méchamment "la Mère Vieille", à cause de ses rides hideuses.
La "Mère Vieille" était une de ces ombres décharnées issues de la fin du XIXième siècle qui ont traversé notre enfance et que plus tard nous évoquons avec une nostalgie mêlée d'horreur, nous la génération choyée née sous les ailes de l'opulence. Dans les années 1970, en effet, existaient encore de vraies reliques du siècle précédent -quasi centenaires- qui portaient en elles tout un monde révolu. Ces fossiles humains croupissaient dans les hospices : on pouvait les voir lors des sorties réglementaires aux abords de ces établissements de charité où ils avaient choisi -ou pas- de finir leurs jours.
Du plus loin que je me souvienne, ce fantôme continuellement agonisant dont j'ignorais d'ailleurs le véritable nom n'était qu'un pitoyable pantin de chair morte, une pauvre vieille femme sénile, une misérable rescapée de la tombe -laquelle semblait ne jamais parvenir à la happer parfaitement-, une morte-vivante oubliée du monde, reléguée dans un coin de l'hospice. Quand à cent ans et des poussières elle rendit l'âme, j'en avais dix.
Pour moi ce spectre catarrheux avait toujours été la "Mère Vieille" ou la "Mère Veille".
Je me ressouvenais mollement de ce triste oiseau de mon enfance, l'autre soir avant de m'endormir. Dans mon demi-sommeil je me demandais dans quelles limbes avait bien pu échouer cet être plein de misère, trente ans après sa mort... Je m'endormis sur ces pensées.
C'est alors que je fis un songe étrange : je partais à la recherche de la "Mère Vieille".
J'errais dans une nuit imaginaire pensant retrouver la vieille femme de mon enfance, quand un ange m'apparut. Je fus ébloui par son regard plein de force et de gloire. Son visage au sexe indéfini dégageait une noblesse inouïe. Il me demanda qui je cherchais aussi follement en plein rêve...
- Je cherche celle que l'on surnommait la "Mère Vieille" quand j'étais enfant. Qu'est devenue cette pauvre vieillarde malade dans l'autre monde ?
Éclatant dans son habit de lumière, l'ange me regardait toujours avec insistance, une flamme au front. Je répétai :
- Je cherche cet humain déshérité qu'on évoquait sans douceur jadis et que tout le monde a oublié aujourd'hui. Qu'est devenue cette pauvre âme ?
Sur ces mots l'ange dégagea un éclat de plus en plus intense.
Juste avant que je ne me réveille de ce songe troublant, dans un état de conscience suprême et fulgurant je saisis le sens et la profondeur de la réponse codée qu'il me fit :
- Je suis l'âme vermeille.