mardi 9 novembre 2010

890 - Tyrannique sens de l'égalité républicaine

Inutile, revancharde, mesquine est la comparution en correctionnelle de l'ancien président Jacques Chirac pour une obscure affaire financière.

Le petit juge assis sur son cul s'occupant de cette "affaire du siècle" doit jubiler de pouvoir se "taper" un ancien président de la république !

Affaire dont se contrefichent la population, la Justice et même les juges en général. Sauf celui qui a pris en main ce filon destiné à servir sa petite renommée.

Tout ce ramdam rien que pour montrer le caractère égalitaire d'une république qui n'a pas peur de mettre à genoux un ancien président de la république à la barre... Cela nous fait une belle jambe ! Mais surtout, en s'en doute, pour qu'un juge de province carriériste puisse se payer un joli feu d'artifice médiatique !

Qui de toute façon est voué à l'oubli.

Le pire dans cette lamentable histoire c'est que des journalistes n'ayant rien à se mettre sous la plume relaient cette non-information, photo à l'appui comme pour mieux prouver que Chirac est devenu l'égal des petites frappes sur le plan judiciaire... Pitoyable ! Donner un écho journalistique d'envergure à cet événement d'arrière-garde, c'est le rabaisser encore plus au rang d'information pour pourceaux.

Oui Jacques Chirac passe en correctionnelle pour une petite fraude dont il s'est rendu coupable alors qu'il était au pouvoir... Quelle affaire ! Cela réjouira quelques magistrats aigris à la robe gonflée d'orgueil et un millier de Dupont ivres de justice-spectacle bavant de satisfaction en voyant leur ancien président se faire traîner dans l'arène des vaincus.

Mais laissera indifférent le reste de la population française qui a d'autres canards à lire que ces ramassis de nouvelles-poubelles à Dupont.

Ce qui manque à la république, c'est la grandeur d'âme caractérisée par la mansuétude à l'égard de ses grands serviteurs. Au lieu de cela, ingrate, petite, démagogiquement égalitaire, pour ne pas dire franchement populiste, elle harcèle ses vieux "rois" à la retraite pour des peccadilles.

2 commentaires:

Claude François a dit…

Si ceci se veut provocateur genre second degré, cela est comme d'habitude magistralement raté... et dans le cas contraire, c'est encore pire !

filledemnemosyne a dit…

Plus d'une décennie après l'ouverture de l'instruction,
en plus de se demander si le vieil homme fut ou non coupable, maintenant la presse alimentera ses titres avec:
Est il ou non atteint de la maladie d'Alzheimer...?
Navrant.