mercredi 15 décembre 2010

896 - Infirmité du monde, supériorité izarrienne

Je me doute bien que ce que je vais exposer ici va encore être perçu comme abusif, prétentieux, insupportablement vaniteux aux yeux de certains détracteurs lassés des manifestations péremptoires du panache izarrien...

Il n'empêche : je prends de plus en plus conscience de la sottise socio-culturelle -voire congénitale- de la plupart de mes frères humains aux prises avec les imbéciles réalités de ce monde d'aliénés qu'ils se forgent eux-mêmes. Face à leur comportement parfaitement puéril, insignifiant, tragiquement inepte, comiquement idiot, j'affirme sans aucun complexe être supérieurement intelligent, glorieusement lucide et définitivement affranchi des chaînes de ce siècle. Comparé à ce troupeau de mollusques cérébraux brouteurs de vérités lénifiantes, je suis un astre brûleur d'herbes rases, un soleil "assécheur" de bave escargotique, un seigneur rédempteur de bêtise ordinaire : la pire qui soit car la bêtise banale -acceptée, partagée, entretenue- passe toujours inaperçue.

Une illustration très simple de la haute imbécillité ambiante de ce monde, tellement quotidienne que rares sont ceux qui sont capables de la percevoir : le rapport de l'homme moyen à son véhicule. Sciemment, je n'ai pas pris un exemple spectaculaire -ce serait trop facile de dénoncer l'exception- mais universel, proche, immédiatement identifiable.

Flagrante misère de l'esprit du possesseur de voiture chagriné pour une bosse ou une rayure sur sa carrosserie ! Profonde infirmité de l'âme de ce même automobiliste qui se rend dans un centre de lavage pour y nettoyer ce qu'il considère comme le summum du signe de sa respectabilité... Ou de manière encore plus primaire, plus crue, plus affligeante, comme le symbole ostensible de son phallus (qu'il a généralement fort bref).

Inaliénable et souveraine liberté des individus d'agir selon leurs caprices, me rétorquera-t-on... Ou de dépenser leur argent comme ils l'entendent, de mettre leur dignité dans l'apparence, la diversité de leurs biens matériels, de chérir leur voiture comme une femme. Certes. Sauf que ce comportement insane relève plus de la pure aliénation aux causes commerciales, publicitaires, médiatiques et donc plus regrettablement de la BÊTISE que de la véritable liberté.

Autrement dit cette manière d'agir et de ressentir est déterminée par un vulgaire conditionnement par le bas de l'esprit faible, lâche ou paresseux et non par cette prétendue liberté individuelle sacralisée jusqu'à l'outrance par ceux-là mêmes qui, persuadés d'en avoir toute jouissance, en sont pitoyablement privés !

Pour être vraiment libre il faut être un seigneur et non un serf, un guerrier et non une victime, un acteur et non un pion : c'est celui qui pense qui plane au-dessus des stupidités et vanités du monde.

L'homme est un génial crétin capable du meilleur pour prouver le pire. Il construit des voitures, des ordinateurs, des fusées et pourtant cela ne l'empêche pas d'être un lamentable crétin : un ingénieur parfois adoptera le même comportement qu'un analphabète socialement défavorisé quand il fera laver son véhicule ou bien fera redresser un léger enfoncement de sa carrosserie...

De tels exemples d'infirmité, de nullité, d'indigence de la part de mes contemporains, je pourrais en fournir à satiété. Peu d'esprits aussi éveillés que le mien perçoivent ces choses avec une telle acuité. Beaucoup d'humains sont des produits non de leur pensée mais de la pensée des marchands d'artifices : publicitaires, industriels, manipulateurs politiques, faiseurs d'opinions médiatiques ou plus insidieux encore, des gourous du cinéma hollywoodien hégémonique.

Ainsi les hommes sont des clones bornés dans leur propre mimétisme systématiquement orienté vers la pauvreté comportementale : tous sensibles aux mêmes causes vantées et vendues (en général au prix fort) par leurs écrans, tous "fans" de football, tous adeptes des mêmes produits alimentaires ou culturels infects (car dans ce contexte d'abrutissement social la culture est bien évidemment devenue un produit, tout comme le plaisir sexuel ou la spiritualité dont on a fait un commerce), des mêmes laideurs imposées comme normes par ce système lisse où le costume-cravate vaut lauriers. La ressemblance des êtres -concept créé par l'ère industrielle me semble-t-il-, leur égalité dans la médiocrité, leur uniformisation sur tous les plans possibles permet d'agir sur eux avec un maximum d'efficacité et un minimum d'effort. Les foules ayant été éduquées dans les mêmes goûts au rabais, avec les mêmes besoins de superflu, il est plus commode de continuer de leur dicter des valeurs dûment calibrées à consommer à partir d'une seule source comme le cinéma, la télévision, la presse. Ou plus habile encore, à travers "l'esprit Coca-Cola" c'est à dire sans support palpable, ce qui rend la manipulation plus indétectable : ce qu'on appelle le jeunisme, la frime, le superficiel, le futile. Une forme élevée de vulgarité et d'inanité.

Facebook est champion pour ça.

Ces handicapés de la pensée ne sont pas de méchants hommes pour autant, non ce n'est pas la question : dans leur grande majorité ils sont même gentils, honnêtes, ont un vrai bon fond, sont de bonne volonté et aspirent au bien commun.

Ces humains hérétiques à la lumière izarrienne ne sont pas des cochons, non.

11 commentaires:

Anonyme a dit…

l'Époque du veau d'or.... Vous croyez que les gens accepte tout cela ? que les gens sont tellement sots, qu'ils ne remettent rien en question ? Sortez un peu ! On dirait que vous vivez en 1500. Il y a énormément de personnes qui ont le même discours que vous, du moins dans les milieux étudiants, la seule différence, c'est qu'ils ont une conscience et une compréhension plus élaboré que vous de ce que vous appelez'' victimes''.

Anonyme a dit…

Vous ne connaissez pas Michel Chossudovsky, El Hadj Zouaimla.

filledemnemosyne a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
filledemnemosyne a dit…

Comme d'habitude, je n'avais pas fait attention à tout.
Et là, juste éveillée, donc le cerveau plus apte à saisir les nuances, je fais défiler les titres de vos dernières œuvres.

Et cela me saute aux yeux.Soudainement. "Subliminalement" et de manière négative.

Ce titre, je ne l'aime pas mais alors vraiment pas!!!

Je pense que je ne cache pas l'admiration que j'ai pour votre plume Raphaël et je trouve votre blog très intéressant ne serait ce que par les discussions ouvertes qu'il provoque.(Même si, malgré mon peu de culture et d'intelligence, je crois ces discussions...guidées!)( et que certains feraient mieux de se taire!)

J'ai par exemple apprécié les derniers commentaires de Selim qui explique très bien et en résumé, la beauté de l'Islam. Il le définit dans ce qu'il est, et non dans l'image qu'en donne les médias à travers les événements ponctuels de fanatiques.

Le monde et l'Homme ne peuvent être sauvé par un discours intégriste ou fanatique. Ni par la terreur, ni par d'horribles et inhumaines solutions finales.
Il n'y a que l'Amour qui puissent sauver le monde. Et, vous le savez, l'Amour n'a pas de nom.

Je n'aime pas votre titre Raphaël.
Pour la même raison que je n'aimais pas la place d'un mot dans votre sujet sur le groupe de chanteurs russes.
Je ne peux croire que ceci soit intentionnel. Je ne veux le croire.

Fort heureusement, j'ai parcouru des textes émanant de votre pensée et qui défendent les valeurs humanistes. Qui critiquent le fanatisme, l'intolérance,l'ingérence des états,le désir de suprématie des USA, les politiques d'Outre-Rhin de la fin des sombres années 30...

Je veux espérer qu'il s'agisse d'un jeu de mot...douteux.
Vous méritez mieux, mille fois mieux, des milliards de galaxies de fois mieux Raphaël.
Les mots peuvent être dangereux.
Les moutons ne savent pas tous "lire".

J'espère de tout mon cœur qu'il s'agisse bien d'un jeu de mot,sans quoi, malgré ce regard que je vous porte, je serai, par mes profondes convictions,et qui dépassent tout autre sentiment si grand fut il, dans l'obligation de fuir cet Infini qui n'en serait plus un.

filledemnemosyne a dit…

Mis à part le titre...je saisi la portée du texte.
Mais lira-t-on jusqu'au bout?

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

filledemnemosyne,

Ce titre est sans ambigüité.

La supériorité existe chez les humains.

Je ne parle évidemment pas de supériorité raciale mais de supériorité comportementale relative à l'intelligence individuelle.

Chez les humains il y a des ânes, des moutons, des veaux et des seigneurs. Bien sûr c'est une image. La Fontaine en avait parlé bien avant moi, qui avait d'ailleurs repris des fables de l'antiquité. Plus récemment de Gaule qualifiait ses concitoyens de veaux.

Je ne supporte pas la langue de bois et le faux respect dicté par le mol esprit des médias populistes. Ne tombez pas dans ce piège de notre siècle ! Laissez le grand IZARRA déployer ses ailes immenses.

Raphaël Zacharie de IZARRA

filledemnemosyne a dit…

Il est hors de question pour moi de tomber dans un piège quelconque.
Je suis une autodidacte convaincue, à des lieues de l'érudition que j'admire mais qui a oublié l'essentiel.
J'aime mon prochain. J'aime mes petites collègues de travail qui ont pour tout bagages leur bonté. Demain, je passerai Noël avec elles et avec cette population âgée et souffrante oubliée de tous.

Certes, je pourrai évoluer dans ma carrière. J'aurai pu. On peut toujours.
Mais c'est en bas que je suis bien. Avec elles.
Ce que vous accomplissez en haut, je le fais en bas.
Par choix, amour ou sacrifice. Pour demander pardon peut-être, allez savoir.

Je me fiche du matériel. J'exècre le bling-bling. Je suis ce que je suis à l'intérieur. Et j'ai très peur de la folie humaine.

Vous me rassurez à propos du choix de votre titre.

Ce qui me porte, ce qui m'importe est de voir le déploiement des ailes dont vous parlez.
Mais que ce soient des ailes d'ange. Seulement des ailes d'ange.

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

filledemnemosyne,

Mon discours, pour férocement izarrien qu'il soit, ne consiste pas à écraser les petites gens au cas par cas : il s'adresse à mes frères humains de manière générale.

Ce n'est pas parce que je conspue les travers de telle ou telle catégorie socio-culturelle de gens, que de manière individuelle je vais aller faire des reproches aux uns et aux autres sur leurs comportements...

Je n'interdis à personne de vivre comme il l'entend. Il n'est nullement question pour moi de dénigrer les vies individuelles de chacun mais, de façon plus impersonnelle, de dénoncer l'esprit général de la société (qui induit ces comportements individuels que je qualifie d'ineptes). Mon discours "agressif" s'arrête dès que commence l'humain à l'échelle individuelle.

Ce n'est pas parce que je critique le mode de vie et de pensée des Dupont matérialistes primaires, racistes et abrutis au dernier degré par les hérésies du siècle que je vais refuser tout contact avec eux. Je ne méprise personne, j'ai de la compassion pour mes frères humains quel que soit leur origine ou leur sensibilité et je n'ai d'ailleurs pas à juger ce qu'ils sont, aussi déplaisant soient-ils à mes yeux.

Nous sommes tous plus ou moins les produits passifs de notre environnement socio-culturel, par conséquent juger l'autre sur des bases aussi contestables est aussi imbécile qu'égoïste.

Qui peut véritablement échapper aux influences de son milieu qui le façonnent ?

Quand je raille les imbécillités de Noël, une fois redescendu de mes hauteurs glacées je sais me mettre à la portée des plus humbles : alors la rude réflexion purement intellectuelle fait tout simplement place à l'élémentaire humanité. Contrairement à ce que beaucoup de lecteurs croient, je ne suis pas un monstre pétri de pures théories, insensible aux causes modestes chères à mon prochain.

Raphaël Zacharie de IZARRA

filledemnemosyne a dit…

C'est ce que je voulais entendre Raphaël. Je ne voulais rien entendre d'autre.
Vos ailes sont bien les ailes d'ange que j'avais reconnues. Je ne m'étais pas trompée.

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

filledemnemosyne,

Si vous aviez réellement perçu la la noblesse du personnage izarrien, vous n'auriez pas eu besoin de cette inutile confirmation de ma sincère proximité de l'humanité des humbles.

Tous mes textes, surtout les plus féroces, respirent l'amour de l'humanité.

Qui aime bien châtie bien.

Si je n'aimais pas l'humanité, je ferais la promotion de la pornographie, de la drogue et des armes et défendrais le matérialisme pour tous, je parlerais de la nécessité de bien bouffer à Noël et souhaiterais une bonne année aux pauvres gens qui ne savent pas penser autrement qu'en termes de matérialisme pour les mieux maintenir dans leur misère morale.

Mais parce que j'aime les hommes, je leur parle vrai et mon discours est par conséquent viril, vif, cinglant.

Raphaël Zacharie de IZARRA

filledemnemosyne a dit…

Mon seul souci venait du titre et de l' angoisse perpétuelle et légitime que représente la part d'inconnu du "masque" de l'écran.
Elle ne concerne pas forcément votre personne mais disons que si j'ai confiance dans les aptitudes du conducteur, je me méfie du véhicule.

D'ailleurs je vous ai bien plus en avant donné une raison à ma présence et reconnu comme redonnant leur place aux oubliés de la société.

C'est égoïstement que j'avais besoin d'une réponse. Pour reprendre vos mots, je connaissais cette réponse, j'avais juste besoin d'une confirmation.