lundi 26 septembre 2011

929 - Bébés-charognes

Qu'il est doux de pouvoir à sa guise extirper l'ignoble furoncle de l'autel maternel quand on vit sous la lumière républicaine ! 

Pour nous, enfants de la liberté française, l'embryon humain est un ennemi, un intrus, un champignon vénéneux et -pourvu que l'opération se fasse avec les gants de la respectabilité- nous devons étrangler le germe vicié avant qu'il ne nous étouffe. 

L'avortement est une entreprise libératrice qui soulage la société, garantit la sécurité de l'emploi, améliore la météorologie, prolonge le temps des vacances, fait gagner au tiercé, réduit les queues dans les magasins, crée du lien social, mais surtout apaise la conscience de l'individu qui pourra adopter un nouveau compte bancaire et ainsi donner vie à des chiots, à des perruches, voire à des NACs, laisser libre cours à ses envies, à son imagination, à ses passions, libérer sa créativité. 

En un mot, lui donner des ailes.

L'IVG sauve les couples et protège leurs finances.

L'avorton qui commence à prendre trop de place doit périr, c'est la loi. La république française qui règne partout a le devoir de défendre ses lois jusqu'au fond des matrices de nos belles génisses. Celui qui n'a pas droit de cité dans les entrailles de sa génitrice a encore moins le droit de pomper l'air des légitimes citoyens. Contester la légitimité du fruit pourri dans son antre naturel, c'est accorder plus de place et de dignité sur Terre aux hommes libres.

L'embryon qui commence à gangrener la société dès le sein maternel est un être foncièrement antisocial que nous devons anéantir sans mollesse pour le salut de notre constitution, le maintien de notre souveraineté, la stabilité de notre système économique et la propreté de nos plages.

C'est parce qu'il menace si dangereusement nos institutions, nos grandes villes, nos belles campagnes, notre technologie spatiale, nos secrets industriels, notre système de plomberie et surtout nos libertés individuelles que le bébé non encore formé doit être passé par les armes.

Mais uniquement après avoir été jugé coupable cela va sans dire car un pays civilisé ne condamne jamais un embryon sans raison valable. 

Sans parler du plaisir sadique et délectable -plaisir non négligeable pour toute mère heureuse d'être délivrée de la gestation, pour tout médecin prospère soucieux de renommée-, de voir arracher tout vivant cet immonde abcès bipède issu de la chair saine de la femme honnête.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

5 commentaires:

Le Gall : Décrypter Le Système Pyramidall a dit…

En effet, l'avortement dses sorcières Halimi-Veil, est une abomination ! Sorcellerie de haut-étage.

Anonyme a dit…

Ces enfants dont je n'ai pas voulu, s'ils savaient le bonheur qu'ils me doivent ! Emil Michel Cioran

Anonyme a dit…

C'est juste 220 000 avortements par an en France. Oui-da. Bienvenue dans la société post-hitlerienne.

Anonyme a dit…

Merci Mme Veil, grâce à vous tant d'enfants n'ont pas souffert dans ce monde égoïste et déluré

Anonyme a dit…

pour Anonyme qui parle de société post-hitlérienne
tu préfères faire naitre des gosses qui n'ont rien demandé à personne, qui souffrent chaque minute chaque seconde, qui crèvent de faim comme en Afrique ? cest toi le tueur en puissance