dimanche 21 juillet 2013

L’HORREUR CHARCUTIÈRE

Toute une population porcine sacrifiée sur l’autel de notre tradition culinaire, dévorée par les flammes inutilement cruelles du sort, anéantie au gré des aléas impitoyables d’un destin carcéral conçut à sa mesure...

Epouvantable conséquence de nos mœurs carnassières !

Par-delà l'aspect strictement économique de cette catastrophe, il n'est pas illégitime de s'attarder sur le problème trop souvent tu de la souffrance animale. Face à l'horreur de cette “tragédie ordinaire” habituellement passée sous silence, du moins trop souvent déplorée exclusivement en termes de “pertes industrielles”, une remise en cause de notre régime alimentaire surchargé de mets carnés est pleinement justifiée.

L’homme a assujetti aux implacables impératifs de sa productivité lucrative des êtres doués de sensibilité. D’extrême sensibilité même puisqu’il s’agit ici de cochons, animaux particulièrement émotifs.

Des êtres qui, toute ironie gardée, lui ressemblent sur bien des points.

Quand une porcherie brûle, aujourd’hui quelques larmes humaines peuvent suffire à stopper l’incendie. C’est un immense progrès. C’est pourquoi j’en appelle à une reconsidération de certaines de nos valeurs contraires à l’émergence de nouvelles éthiques, incompatibles avec l’évolution de la pensée et l’élargissement de la conscience planétaire.

L’Humanité doit plus que jamais s’interroger sur ses pratiques et rapports à l’égard de la gent animale parquée, conditionnée, maltraitée, chosifiée... Et tout cela pourquoi ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

Article rédigé en réaction au fait divers suivant :

La  foudre a déclenché un incendie dans un bâtiment agricole, situé au lieu-dit "Mont-Beau", sur la commune de Neuvillalais.

Le feu s’est déclaré peu avant 21 heures.

Le bâtiment, qui a été détruit dans l’incendie, était une porcherie.

220 truies et 660 porcelets ont été piégés à l’intérieur par les flammes.

Ce samedi soir, les pompiers étaient toujours sur place pour  maîtriser l’incendie.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

1000 fois bravo de prendre fait et causes pour ces formidables animaux que sont les cochons....Mangeons plutôt quelques uns de nos congénères, la perte en sera moins grande.

Lorenzo de Vicari