mardi 15 octobre 2013

1014 - Retraites : les vieux sont faits pour mourir

Dans notre pays de Cocagne les repus ne cessent de se plaindre.

A tous les niveaux les ingrats de la France manifestent leur mécontentement indécent.

Le “problème” des retraites à la source de tant d’inquiétudes et de révoltes est le plus symptomatique de l’état d’immaturité de mes concitoyens gavés de confort et privés de sens spirituel.

Dans cette France devenue matérialiste on a sanctifié, sacralisé la retraite. Pour bien des bénéficiaires, elle incarne l’aboutissement ultime (ou “abrutissement ultime") d’une existence vouée au travail, qui lui a été érigé en véritable religion du consommateur.

Bref, la retraite est l’argument définitif des animaux humains qui ne voient pas plus loin que leur becquetée, occultant la réalité de leur mort avec des imbécillités purement matérielles de “justice sociale”,d’avantages”, de “bénéfices”, de “revalorisations des pensions”, comme si à l’orée de leur décès leur vie se résumait impérieusement à des considérations consuméristes primaires.

Les plus incurables dans la sottise se rassurent face à leur mort prochaine en contractant des assurances-obsèques... En prévoyant en termes bancaires, administratifs, de “qualité de service” leur dernière consommation terrestre (et en se permettant éventuellement d’y ajouter quelque éclat -fantaisie à portée de leur bourse-), ils concluent magistralement leur destin de veaux en se muant en ânes éternels (avec preuves écrites sur leur stèle, en général de fort mauvais goût).

Ces infirmes de l’âme ne sortent décidément pas de leurs conceptions matérialistes du monde !

Il y en a qui a 98 ans pensent encore à leur avenir ! L’approche de la mort a été aseptisée, “déspiritualisée”, rationalisée en termes d’enjeux politiques, sociaux, économiques.

Le vrai problème des retraites, ou plus exactement le vrai sujet de la retraite, c’est la MORT et je crois que ceux qui manifestent pour sa revalorisation, ou pour ceci et cela, infantilisés, déresponsabilisés, handicapés spirituels qu’ils sont, préfèrent faire diversion en considérant leur finitude sous l’angle exclusivement économique.

1 commentaire:

Liliana Dumitru a dit…

Très vrai, Raphaël!J'ajouterais uniquement le fait que je considère comme un crime contre l'esprit le gain d'argent par les firmes d’assurance et de services funéraires sur la matérialisation, l’aseptisation commerciale de la MORT.
Liliana