jeudi 16 janvier 2014

1035 - Vive l'inégalité !

Depuis que j’ai décidé de voir la réalité selon mon propre jugement, hors des écrans officiels et de ses banalités simplistes, de ses analyses frelatées, de ses stéréotypes idéologiques ou de ses conformités pré-mâchées, je ne crois plus en cet ordre des choses tel qu’il nous est présenté : nous les bons eux les méchants, ici le vrai là-bas le faux, aujourd’hui la clarté hier l’obscurité.

Parce que le mensonge rassure et la vérité blesse, et surtout parce que l’illusion fait vendre, les principaux organes médiatiques ont tout intérêt à désinformer.

Non l’égalité n’existe pas, non la liberté n’est pas dans l’urne, non la grêle et la pluie ne nous empêchent ni de vivre ni de sortir, non l’homosexualité n’est pas naturelle, non les Noirs ne sont pas des Blacks, non l’amour n’est ni ce miel aseptisé ni ce cornichon vulgaire colportés par les  usines à images de Hollywood, oui les hommes et les femmes vont vieillir puis mourir.

Je crois que l’intelligence a tous les droits et surtout celui de juger. Il y a des hiérarchies, partout. La beauté des êtres, la force des âmes, la qualité des esprits instaurent des échelles de valeurs d’inspiration divine.

Il y a les sots et les subtils, les ruminants et les éveillés, les vils et les glorieux, bref il y a les petits et les grands, et le ciel et la terre ne sont pas faits pour former ensemble, au nom de l’équivalence, une bouillie informe mais pour être séparés.

Par nature, le soleil éclaire les abîmes.

Alors que jamais les ténèbres ne pourront assombrir la moindre étoile.

L’astre dispense gratuitement sa lumière aux ânes et l’ombre est fatalement anéantie par la clarté. C’est l’oiseau de haut vol qui doit commander à la vermine de le rejoindre et non l’inverse !

La parité est une hérésie. C’est justement parce que les gens sont inégaux que les uns peuvent aider les autres.

La solidarité est nécessairement basée sur l’inégalité, non sur l’uniformité des citoyens. Si nous étions réellement tous pareils, l’entraide, la fraternité, la pédagogie, la course à vélo, les compétitions, les diplômes, etc. n’auraient pas lieu d’être. C’est parce que nous ne nous ressemblons pas, parce que nous sommes tous différents, plus ou moins doués, plus ou moins avantagés, plus ou moins éducables, plus ou moins réceptifs, parce que nous sommes tous uniques, parce que nous sommes tous des individus et non des clones que nous sommes interdépendants et jamais interchangeables.

Un médecin n’a pas les connaissances, les expériences, la sensibilité d’un astronome. Par incompétence de la vie politique, un clochard aura très peu de chance de devenir président de la république. Au nom de la sécurité aérienne, nul n’acceptera qu’un trisomique devienne pilote de ligne.

Si nous étions égaux nous n’aurions pas besoin les uns des autres.

Nous sommes des apprentis de chair et d’esprit parvenus à divers degrés d’élévation sur le chemin de notre humanité et non de pures mécaniques toutes identiques, non des robots indifférenciés, non des voitures de série toutes semblables.

L’égalité est faite pour les machines, pas pour les personnes.

Sans dissemblance, pas de progrès possible. Une forêt dont les arbres seraient tous exactement à la même hauteur ne serait pas viable. Ce qui fait la vitalité et la prospérité d’un tel système, c’est le déséquilibre des chances et la répartition aléatoire de la force et de la faiblesse entre les éléments qui le constituent. Les petites pousses doivent lutter âprement pour se faire une place au soleil tandis que les arbres centenaires se la coulent douce en leur faisant de l’ombre et c’est très bien ainsi.

Eclairer autrui peut aussi consister à le priver de confort et de chaleur afin de lui donner le goût de la croissance. Pour le bien commun, chacun doit être à sa place. Chacun doit avancer à son rythme et non pas se placer artificiellement sur une même ligne universelle. L’ascension harmonieuse des esprits n’a rien à voir avec le pas militaire forcé.


Le nivellement des bipèdes décrété par notre système démocratique est la négation de leur individualité, l’aliénation béate et irresponsable de leur liberté intime, le viol de leur esprit.

Respecter les hommes c’est reconnaître leurs tares comme leurs vertus, c’est les considérer non sous l’angle unique de la froide droiture républicaine mais sous l’oeil critique, partial et chaleureusement humain du bel esprit qui juge, jauge, compare, sélectionne, discrimine, bref qui les examine non pas selon des critères imbécilement égalitaires mais au cas par cas selon le niveau de conscience et les mérites de chacun.

La vraie richesse du monde n’est pas dans sa standardisation mais dans ses aspérités.


VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=MwCV2gYHT8U

http://www.dailymotion.com/video/x3pi0fk

1 commentaire:

Maralle a dit…

Diable !