mercredi 1 juillet 2015

1117 - Farrah Fawcett : trempette dans la mort

J’ai vu sur son visage une virginale écume, des horizons mystiques, des clartés galactiques et des flammes douces comme l’orage.

Sa bouche était un feu sage, ses joues des glaciers, ses yeux deux rêves incarnés dans deux orbites.

Son sourire c’était de la neige, son front de l’azur, son regard une onde. Et ses larmes, c’était encore de la lumière.

Caressante et carnassière, entre ange et méduse, ailée tout en ayant les pieds bien plantés sur le sol américain, elle rayonnait du haut du chef jusqu’au bas du col. Mais guère plus. Le reste étant osseux, squeletique, anguleux, humain.

Qu’importe ! L’éclat de cette tête de fée relevait du cosmique.

Avec cette sève Lactée dans le sang, cet océan de chasteté sur la peau et ces cratères de Lune dans la chevelure, j’imagine qu’elle devait chier des nébuleuses !

Farrah fawcett vivante me faisait crever de soif, morte me donne le vertige.

Vive, elle m’incitait à l’irréel. Endormie dans sa tombe, elle me chasse de mon sommeil en brisant mes chimères. Et je la vois telle qu’elle est : onirique même réduite en poussière.

Sous le soleil ou sous la terre, celle qui fut idéale est restée une inextinguible conception parce que gravée dans mon âme, c'est-à-dire dans le Ciel.

Un aimant pulvérisé conserve ses effets, un œuf écrasé n’élimine en rien le principe de rotondité et le soir n’empêche pas l’aube. La beauté est comme un magnétisme, une irradiation : elle survit aux changements des formes et demeure dans l’éther, invisible mais intacte parmi les gloires de la Création.

Elle flotte dans l’air comme un poème, éternellement après le silence de la lyre.

2 commentaires:

Ana Theodora a dit…

"Un aimant pulvérisé conserve ses effets, un œuf écrasé n’élimine en rien le principe de rotondité et le soir n’empêche pas l’aube. " MAGNIFIQUE. MERCI au nom de tous ceux qui vous liront.

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

Anonyme,

Vous avez parfaitement le droit de ne pas apprécier l'authentique littérature que j'incarne avec tant d'éclat, pour autant avez-vous le droit d'injurier gratuitement et bassement les belles, fières, hautes personnes de mon espèce au nom de votre obscurité esthétique ? Certes pas. Moi je n'outrage pas votre dupontisme même s'il me déplaît singulièrement, merci donc de respecter mon noble izarrisme. En outre vous faites preuve de lâcheté et de misère morale à travers cette injure publique sous anonymat, ce qui ne vous élève guère plus. On aurait aimé plus d'esprit chevaleresque de la part des petits. N'est pas grand qui veut. Sachez bien qu'il m'est parfois pénible d'être immense parmi les caniches.

Raphaël Zacharie de IZARRA