vendredi 10 juillet 2015

1118 - Marcel Laculotte

Vulgaire, populaire, outrancier, Marcel Laculotte était un gros porc. Un énorme verrat sans aucune éducation, dénué de toute délicatesse, plein de manières porcines toutes plus révoltantes les unes que les autres. Dans sa cervelle primaire on ne trouvait que du fumier en guise de réflexion. Des patates pour toute projection dans un futur à court ou long terme. Du vin rouge bon marché dans tous les autres espaces restants de son esprit...

Ajoutons que le plus beau de ses rêves consistait en une grosse paire de nibards surmontés de rondelles de saucisson de montagne.

D’une goujaterie extrême, il n’hésitait pas à sortir dans la rue sa longue verge malodorante devant des religieuses pieusement recueillies ou d’honnêtes épouses rentrant du marché. Actes obscènes publics invariablement accompagnés de plaisanteries des plus graveleuses...

Aux bonnes soeurs horrifiées il réservait ces mots innommables :

“Hé les morues à face de cureton, vous avez vu ma grosse anguille ? Vous voulez que vous la foute au fond de vos tiroirs-caisses ? Je vais vous déposer mon obole dans le trou de la culasse, vous n’aurez plus qu’à aller la chier directos à la gueule de l’évêque ! C’est du liquide, et du bon ! Y vous rendra la monnaie en vous remplissant par la fente comme dans les troncs de l’église, ce couillon !”

Aux ménagères outrées qui généralement laissaient dépasser quelques trésors potagers de leurs cabas alourdis :

“Dis la pétasse, tu veux voir ce qu’est une vraie carotte pour faire ta soupe du soir, espèce de grosse putain de mes deux ? Tiens regarde ça ! Ca va te changer de la nouille de ton cocu de mari ! Avec ce connard t’as du potage de pédé mais avec moi t’auras de la bonne crème de taureau !”

Humour indigeste ne faisant rire que lui-même...

Capable du pire, il déboula même dans une église le grand jour de communion solennelle, prit la place du prêtre médusé et, remplaçant le son de l’harmonium par son rire sonore et puissant d’ivrogne impénitent, se mit à uriner à grand jet face à l’assistance composée de tendrons pour le  moins amusés, de mères pétrifiées et de vieilles rombières au bord de l’évanouissement...

Le scandale fut extraordinaire.

Perturbateur, sans principe, gratuitement salace, volontairement choquant, il s’amusait des réactions épouvantées de ses semblables éduqués. Ainsi, s’invitant à des mariages, il aimait particulièrement jeter à pleines poignées des bouses de vache fraîches au visage des notables. Aussitôt son forfait commis, il n’hésitait pas à mettre sa main encore pleine de merde de bovidé aux fesses des mariées abasourdies, et ce au risque de décupler le courroux général ! Il ne craignait d’ailleurs jamais les coups, fuyant comme un dératé une fois sa “farce” accomplie, le gros rouge qui à ces occasions distendait son bide agissant comme des ailes.

Les jours de commémorations patriotiques il déféquait sans vergogne ni hésitation au bord des monuments républicains en pleine minute de silence, se torchant volontiers avec le drapeau tricolore lorsque celui-ci était à portée de main, le tout devant une assemblée incrédule.

A certaines funérailles d’inconnus, muni d’un mégaphone il adressait les pires inconvenances pornographiques qu’on eût jamais ouïes d’oreille humaine !

Etrange conception du sens humoristique...

Précisons que pour pouvoir multiplier sans entrave ses immondes excentricités, il changeait régulièrement de paroisse, de village ou de quartier, se joignant aux cérémonies loin de son lieu d’habitation, là où nul ne le connaissait.

Bref Marcel Laculotte qui menait au grand jour sa petite vie de rigolard était, mis à part ses quelques écarts de conduite, un homme tout à fait ordinaire.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=giV6Qgpr3y4&feature=youtu.be

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