dimanche 16 octobre 2016

1199 - Une averse de mars

Les giboulées faisaient pleurer les toits, chanter les trottoirs et rire les enfants. La ville sous les averses de mars devenait glaciale et argentée, sinistre et illuminée.

Des gouttières s’écoulait une écume en furie, de mon âme émanait une onde trouble. Sous le charme de de la saison âpre et triste, je rêvais en marchant.

Dans les flaques je voyais tantôt ma face pâle, tantôt un arc-en-ciel.

Les nues sombres alternaient avec un soleil vif et intérieurement je passais du froid tranchant à la glace fondue.

En moi, d’immenses étendues blanches, de vastes contrées givrées, des flots de poésie naissante, des vagues de sentiments neufs, des tourmentes de joie, des cumulus de légèreté.

Les gouttes sur mon front étaient des baisers pétrifiants, de liquides frissons, des caresses mouillées. Elles ruisselaient jusque dans mon cou pareille à une liqueur gelée.

Je me délectais de ces larmes frigorifiées au goût de nuages, de liberté, d’infini. Et sous la grêle je tremblais d’un bonheur humide, austère, clair, fluide et pénétrant.

Trempé, grelottant, enivré de neige mourante, je me sentais plus vivant que jamais.

Dans les flaques, par-delà mon visage ou les simples jeux de lumière, se reflétait un autre monde.

Entre deux déluges de glaçons l’astre faisait étinceler l’eau tout autour de moi.

Et je rêvais, rêvais en cheminant...

Et là, en descendant la rue, je montais vers mon paradis.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=vacMv8MOY_g&feature=youtu.be

http://www.dailymotion.com/video/x4xnvro

8 commentaires:

Anonyme a dit…

BONHEUR DE MARS
A l'écoute de l'éveil d'un rêve tant assoupi
De baisers espérés dans des songes évanouis
Des soupirs gelés d'hiver en silence des nuits
Chagrinée, resurgit l'espoir l'amorse d'une pluie
Giboulées de mars et torrents annoncent le printemps
Attendu de couleurs,des rayons du soleil miroitant

Jusqu'en mai où fleurissent des clochettes de muguets
Pour sonner le bonheur,febrile jusqu'au mois de juillet
C'est sûrement l'heure pour les passions de se dévoiler

Perles en Gouttes

Anonyme a dit…

Izarra !
Avez-vous déjà vécu ces sentiments vifs
D'amour profond indescriptible
A en pleuvoir des torrents de larmes?

Sans Cible

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

Sans Cible,

Non. Ma réponse est non. Jamais.

Raphaël Zacharie de IZARRA

Anonyme a dit…

Votre réponse confirme ....le contraire!
Le "jamais" est un aveu significatif
Comme un lapsus révélateur

Sans Cible

Anonyme a dit…

Izarra!
N'avez-vous donc "jamais"connu l'amour??
C'est vrai!Les belles histoires sont réservées
aux grands héros!
Pour le reste ,ça reste de la litterature ?!

Sans Cible

Anonyme a dit…

RAFA !
Pourquoi et pour qui ces déluges...?
Va savoir à quoi ça peut servir
<< d'être un homme >>
VIRIL

Anonyme a dit…

Il pleut des ... larmes
Romantiques superficielles
Pas de réels sentiments.
Et ce paradis indéfini?
Où se situe-t-il dans le cosmos
dans l'espace infini?
Dans le néant ?
Anna LYZ

Anonyme a dit…

Amour Adoré ou Bien aimé
Qielque soit le terme formulé
Coeur qui aime en secret
Se cache les yeux pour pleurer
Les larmes de son âme
Bonany Vert Serre