mercredi 6 décembre 2017

DÉCÈS DE JOHNNY HALLYDAY : ROCK'N IMBÉCILE !

Depuis mon plus jeune âge j'ai toujours considéré le rock comme un phénomène musical primaire, ridicule, immature et bête conçue pour des auditeurs eux-mêmes primaires, ridicules, immatures et bêtes. Un bastringue propre à décérébrer maints troupeaux de bipèdes faibles d’esprit. Avec le temps, l'expérience, la sagesse, mon opinion s'est confortée dans ce sens.

La culture rock, puissant vecteur d'abêtissement des masses juvéniles, incarne le niveau zéro de l'intelligence, de la beauté, de l'élévation des coeurs, de l'éclairement des consciences. Violence, laideur, vulgarité, régression caractérisent cette fanfare de "singes contorsionnés", "d'andouilles bêlantes", de "perroquets hirsutes", même sous ses formes en apparence les plus inoffensives.

Les messages traditionnels de ce tapage sont des plus primitifs, archaïques, voire franchement imbéciles : baisons, cognons, crachons, détruisons, haïssons ! (Je caricature sciemment, quoique la réalité puisse être bien pire).

Comment peut-on se laisser fasciner, manipuler, influencer, conditionner, endoctriner par ce fracas tribal -pour ne pas dire démoniaque- issu des tréfonds du cervelet humain, déréglant sens, pensée, sentiments, exacerbant noirceurs de l'âme, corrompant tympans et sens de la modération, dénaturant l'homme en le faisant pantin simiesque ou chien aboyeur, détournant à son compte le sacré, inversant les valeurs fondamentales les plus élevées ?

La sotte frénésie avec laquelle les foules en transe agitent le chef autour de leurs idoles férocement grimées, le regard plein de ténèbres, un éclair sulfureux au front, la fureur aux entrailles, la guitare électrique en guise de phallus, sorte de sceptre hurleur défiant le Ciel, m'inspire les plus tristes sentiments. Mais aussi des réactions hilares...

Pour prendre l'exemple le plus anodin, le moins agressif, les Beatles, dieux vivants, ne sont à mes yeux que des ânes chantants. Certes ils chantent juste, connaissent les règles savantes de la musique, sont mondialement célèbres, mais ils ne font que du “vacarme rock” en attendant, genre brutal et dégénéré considéré à tort comme majeur. Le rock n'est à mes yeux ni plus ni moins qu'une flamme infernale, outrancière, bestiale et ouvertement destructrice, une vocifération universelle, une ignoble clameur charmant sinistres hystériques et doux idiots à laquelle on a décerné des notes de noblesses.

J'ai toujours été frappé par l'apparence grotesque des chanteurs de rock. Avec leurs accoutrements entre ogres et clowns, ils sont bien les seuls à ne pas rire de leurs excès... Quant à leurs moeurs et excentricités, qu'elles soient simplement scéniques ou réellement adoptées, je ne vois qu'outrages, déviances, démence.*

Rien de bien, ni de beau, ni de noble, ni de constructif.

Car enfin le reste, la déification des stars, les concerts historiques, les millions d'adeptes embrassant la cause, c'est juste la folie des hommes.

Ou leur bêtise.


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