samedi 29 décembre 2018

1316 - Froideur de flamme

C'est dans le minéral, l'onde et l'air que j'extrapole, sublimise, alchimise et finalement fais idéalement s'incarner l'image de Farrah Fawcett.

Ce n'est pas dans le feu que rayonne sa blanche beauté, mais dans le froid.

La profondeur du cloître et la douceur du roc, la brûlure des giboulées et la caresse de l'orage,  la clarté lunaire et le gel des matins d'hiver, telles sont les figures anguleuses dépeignant cette créature entre mythe et dérision, gloire et vulgarité.

La pierre, le verre, le jour : je fais de cette femme, de cette Vénus océanique, de cet astre femelle une cathédrale gothique.

Elle est un cri vers l'infini, un chant adressé au Cosmos, le pur souffle de Dieu.

Elle est le vent glacial sur les plaines de l'âpre Sibérie et la brise printanière sur l'herbe des prairies.

Cet être de chair façonné avec de la lumière, devenu charogne puis poussière, réduit aujourd'hui à des os sous terre, continue de resplendir à travers sa fleur tombale, ce granit mortuaire immortalisant son nom.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=SRE-M1XVOeM&feature=youtu.be

samedi 22 décembre 2018

1315 - La fille aux reins solides

Ha ben ça y est je suis tombé complètement dingo-amoureux d’une teutonne !

Mais attention, elle n’est pas grosse du tout hein ! Ce n’est pas parce que c’est une Allemande que c’est une barrique. Tout le contraire même.

Enfin si elle a des grosseurs en fait, mais ce sont rien que des bonnes formes.

C’est à dire des sommets. D’amples cimes de chair. De vastes pointes qui tombent à pic.

Bon aller je vous le donne en mille : la fille des Goths a de fastueux lolos.

Une paire de poires comme des perles.

Elle se nomme Frida. Ou Fridouille. Ou Grossandouille, je ne sais plus trop.

Enfin l’essentiel est qu'elle soit belle comme un pot de miel. Elle a des yeux clairs, bleus et blancs dans lesquels se reflètent la Lune, les nuages et les juteuses promesses d’amour.

Ses cheveux longs sont bouclés, on dirait même un peu ceux de d’une Vénus italienne. Sauf qu’elle est fortement dotée, côté poumons. J’oubliais : cette enfant de l’Allemagne parle l’Allemand mais ça ne me dérange pas.

Je lui ai fait comprendre, avec des gestes fous et des cris enchantés, que j’étais épris de son esprit.

Et enflammé par les vagues, et l’écume, et les flots de ses plages dorées.

Je ne vous ai pas précisé qu’elle était jeune et blonde, cette grande abeille aryenne aux tétons titanesques ? Mais vous l’aviez deviné, n’est-ce pas ?

Bref, face à ma flamme déclarée son visage s’est irradié d’un bonheur singulier car jamais jusqu’alors on ne lui avait chanté des odes à la gloire de ses bavoirs.

Elle ne rejette point les obsessionnelles arabesques phraséologiques finement étudiées que je lui adresse avec conviction et emphase étant donné qu’elles sont émises dans ma langue natale, le français.

Un parler qu’elle ne comprend guère.

Quelle importance ? Elle sait, lorsque nous partageons ensemble une tartine de pain noir de son pays, l’intensité de mes feux à son endroit.

Cette créature d’outre-Rhin aux tétines gonflées de musique wagnérienne me fait vraiment oublier le souvenir des rois de France !

Quand je suis près d’elle je ne pense absolument pas aux grenouilles, aux fuseaux horaires ou aux bières bretonnes non. En compagnie de cet oiseau aux lourdes plumes je n’ai de pensées et d’yeux que pour le ciel de Bavière, avec ses forêts sombres et ses chemins mystérieux... Ainsi qualifié-je les contrées de cette fée de rêve.

Elle respecte le chant matinal du rossignol, aime la danse des colombes en fête et s’abreuve avec grande sagesse de la lumière de tout astre radieux. Son unique folie consiste, et je lui pardonne cette fantaisie, à étendre ses ailes les jours pies comme le ferait un papillon ivre d’azur.

Elle est fière de ses éclats. Heureuse de ces fruits offerts. Pas du tout honteuse de porter tant de biens de jour comme de nuit. Il est donc normal de vouloir les sortir le dimanche à la messe.

Monsieur le curé approuve.

Ha ! Si j'en avais encore le temps et l'énergie, je vous  beuglerais sans me lasser et en des mots débordants et détonants cette étonnante affaire au sujet de cette Germaine dont je suis devenu le serf dévoué, ébloui par ses lignes femelles, ses dômes atypiques, ses clartés germaniques...

Si la vache de Normandie incarne le meilleur de nos fromages, je peux vous certifier que la femme teutonique, du moins celle que je connais, est la reine des émois organiques !

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=QYudZe6jJeQ&t=2s

vendredi 21 décembre 2018

1314 - Joyeux Noël !

Les pécheurs ont dénaturé la sainte fête de Noël.

En remplaçant le message céleste par une grimace, ils ont défiguré la face de Dieu.

Les pauvres gamins de ce siècle, analphabètes, abrutis par la décadence de l'Education Nationale, ignorants du culte chrétien, corrompus par leurs parents indignes, ne savent plus ce que représente ce jour.

L’âme violée par les écrans dés leur plus jeune âge, gavés de toutes les bagatelles à longueur d’année, ils ont perdu innocence, décence, patience.

La naissance du Sauveur est devenue une vaste pornographie alimentaire, une diablerie consumériste, une beuverie familiale.

La Nativité se réduit, chez ces sauvages, à répéter annuellement les mêmes bombances rituelles. Bêtement. Tragiquement.

C’est à dire à profaner le Ciel et ses anges, outrager la Croix, offenser la Vérité à travers leurs mastications festives de bovins décérébrés.

Une injure au Christ planifiée des mois à l’avance et généralisée à l’Occident.

Le soir du 24 décembre les impies s’habillent de toc, se repaissent de gras, s’offrent des futilités, se réjouissent de leurs imbécillités, n’espèrent rien.

Grossièretés, mièvreries, niaiseries puérilités, vacuités : c’est en ces termes qu’est célébrée la divine lumière...

L’obscénité, tel est l’esprit de ces foules sacrilèges lors de cette nuit sacrée.

Ces blasphémateurs qui se croient décents, honnêtes et dignes sont à prendre en pitié.

Prions pour ces ânes, veaux, moutons et porcs bipèdes qui, dans leur état, ne méritent pas l’estime des êtres supérieurs de mon espèce.

jeudi 13 décembre 2018

1313 - Etoile au beurre

Des étoiles, du beurre, des fleurs, un peu de caramel, tels sont les mots qui me viennent à l'esprit lorsque j'évoque l'image de Farrah Fawcett

Avec, bien entendu, des océans de Cosmos, de cosmiques azurs et de vastes étendues sidérales.

Tout cela est certes bien banal.

Aussi, ajouté-je que cette femme ne se limite pas, dans l'infini de ma tête, à ces pompeuses fadaises, Dieu merci, mais se prolonge encore dans les particules étincelantes de ma cheminée sarthoise, dans les atomes éternels de l'eau des rivières aurifères, dans l'éblouissement mémorable et inextinguible de la flamme solaire estivale de l'année 1976...

Cette face de galaxie, je la trempe dans l'écume fraîche des vagues de Cayeux-sur-Mer et je baptise cette défunte texane créature "Vénus des cailloux".

Je peux encore agrémenter ce saugrenu mais esthétique tableau "plumistique" par des détails justes et vrais quant à l'élaboration du portrait de cette belle planète blonde des cheveux et bleue des yeux qu'elle fut : le coquillage immortel de la Terre immémoriale irradiait de ses traits radieux et des flots de beauté sélectionnée jaillissait d'elle pour aller se mêler aux éléments essentiels du monde.

Ether, paille, herbe, vent, or, sel et même menthe entraient dans l'angélique composition de celle que je décris ici en termes aqueux, nivéens, astraux, atomiques mais aussi anti-floraux.

Bref, l'allégorie sera complète une fois ce texte terminé : c'est là, au bout de ces mots lisibles, que commencera le mystérieux et indicible chemin de la poésie.

jeudi 29 novembre 2018

1312 - Entre Lune et nues

Je la voyais dans les nuages et il y avait des éclairs dans le ciel en neige, des flammes dans ma plume, des cailloux sur les chemins et une immense ivresse poétique sous ma semelle.

Je décollais du présent, de la terre, du grossier pour rejoindre les oiseaux majeurs qui planent au coeur de la grêle de mars.

Farrah Fawcett, c'était une écume anguleuse reçue en pleine face, une gifle de glaçons, une giboulée frigorifiante dans le cou, une bourrasque de pluie et de lumière mêlées.

A travers ses traits non andouillesques, anti-saucissonesques, contre-boudinesques, des flots d'esthétisme cosmique ont galvanisé mon âme lyrique.

Je la voyais encore dans la steppe russe, les plaines lunaires, les rêves galactiques d'amoureux endormis sous les étoiles... Elle s'éternisait de beauté ineffable dans les grains de sable immémoriaux des planètes oubliées, des légendes jamais écrites, des histoires impalpables.

Ce mystère de la Création fait pourtant de chair commune irradie, même après son anéantissement physique, un océan de bleu, de blanc, de Beau.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=pqLu3sVckGA

lundi 26 novembre 2018

1311 - Nouveau monde

Je vois un aigle dans le ciel.

Et des peuples, dans son sillage, qui cheminent vers le Soleil.

Hauts dans l’esprit, loin vers l’horizon, partout dans les terres.

La-bas, âmes et paysages, nuages et poussières, herbes et étoiles se confondent. Ce monde de roc, d’eau et de lumière, de neige, de feu et de vent, c’est le lieu de l’éternité.

Là où courent les hommes et les bêtes, se rencontrent les jours et les nuits, se croisent les vivants et les morts, se côtoient la chair et le songe.

Des présences sages et profondes demeurent dans ces espaces fleuris. Et leur regard est dirigé vers des clartés de joie.

Dans le lointain, passé et futur, ombres et fumées, brumes et légendes nourrissent leurs pensées. Et donnent un sens infini à toute vie, toute pierre, toute substance.

L’aigle plane dans l’immensité.

Les êtres contemplent les choses et les choses sont nommées par les êtres. Et chaque chose a sa place, sacrée.

J’entends un chant sourd et étrange monter dans le crépuscule du soir...

Le son du mystère, la voix de la vie, la prière à la Création...

J’ai perdu de vue l’aigle dans les airs.

Envolé derrière les sommets, disparu du temps, déjà mort.

Dans l’oeil de l’Indien fier et triste, je ne vois plus que l’Amérique.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=tt28pdNlwHM

mercredi 14 novembre 2018

1310 - Verbe de Terre

C'est bien simple, pas compliqué du tout, à travers les traits éthériques de Farrah Fawcett, ce sont des vagues cérulescentes avec à leur sommet une écume lactescente roulant sous un ciel azuréen peuplé de nuages opalescents qui m'apparaissent...

Mieux : la tronche aérienne de Farrah fawcett me fait penser à un coquillage avec des ailes.

Aux antipodes du fromage bleu qui pue et qui n'a de romantique que la référence auvergnate.

Mais l'éclat de cette femme allait bien au-delà du banal romantisme : il y avait de la poésie névrotique supérieure dans ses yeux, d'inexprimables légèretés cosmiques sur ses lèvres, des paysages profonds et paisibles sur son front de Lune.

Je parle volontiers de Farrah Fawcett en un maximum d'angles et en un minimum de courbes, dans une crème suprême de lettres droites, dures et franches. 

Son corps sans attrait, grêle, je le livre à l’ivraie des causes envolées. Voire effondrées.

D’elle, je ne garde que les traits essentiels venus du Ciel.

Farrah Fawcett effacée, ne reste que l’image du miel.

Une buée de beauté tellurique. Une gerbe de lumière aréneuse. Une onde de clarté aux grâces de rocaille.

Bref, un joli morceau de sucre.

Qui se confond avec la neige et devient marbre au soleil.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=nR6jTniPM60&feature=youtu.be

samedi 10 novembre 2018

1309 - Des oiseaux dans l'infini

Je cheminais dans l'air frais du soir, posant un oeil curieux sur les choses de ce monde.

Le chant des corbeaux conférait au crépuscule de ce premier jour d'automne des profondeurs de caveau, des ombres brillantes, des légèretés sépulcrales : ma joie de sybarite ténébreux était à son comble.

Au loin, à l'horizon, dans les nues, des promesses de fêtes sanguines et de rêves lourds. 

Partout autour de moi dans ce paysage sinistre et apaisant, l'espace, la solitude, la brume, l'âpreté...

Une sorte de cloître naturel. C'est à dire une forme d'immensité.

L'heure du couchant comme un voyage étrange de la clarté à la nuit.

Dans cette ambiance à la fois sereine et cafardeuse, pesante et irréelle, austère et onirique, un ciel en mon être s'éveillait et désirait des océans, des montagnes, des orages, des vertiges et du fracas, de la flamme et de l'écume, du roc et de la lumière !

Les oiseaux noirs au-dessus de ma tête arboraient des ailes éclatantes et leurs cris rauques m'enchantaient.

Plongé dans ce décor dense et obscur propice aux ivresses de l'âme, ma vue intérieure s'élargissait. Des portes impalpables s'ouvraient, des fenêtres invisibles apparaissaient, des astres nouveaux s'allumaient...

Il me suffisait de marcher entre ces champs boueux, sur cette route perdue, dans cette campagne désolée pour me sentir voler et me retrouver très haut. De là, rien à mes yeux ne semblait vain : ni le sommet ni le gouffre, ni la ronce ni la fleur, ni le terne ni le lustre, pas plus la cendre que l'étincelle.

Tout dans la Création reflétait la gloire. Que ce soit de la nécessité la plus brute au superflu le plus gratuit. Je comprenais cela depuis mon regard neuf, entre le sol et l'infini. 

Je devinais que tout avait sa place sur Terre et dans le reste de l'Univers, du majeur au mineur, de la goutte de pluie au grain de sable, de l'étoile à la glace et de la rose au purin.

Alors émerveillé et interrogateur, je poursuivais mon chemin dans l'obscurité naissante, le pas  alerte, le coeur battant, adressant des pensées mystérieuses -ou des prières sans fin, des feux sans mesure- aux cailloux, aux herbes, au vent, à ces créatures aux plumes de deuil croassant avec mélancolie derrière moi, là-bas dans le lointain...

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=yMsCpjs7PbQ&feature=youtu.be

mercredi 7 novembre 2018

1308 - L'heure de l'or

Elle fut un spectre féerique issu des pâleurs lunaires, une écume parfumée née des remous miasmatiques de la planète Vénus ou bien une inextinguible clarté venue du fin fond de notre bonne vieille Terre...

Elle brillait comme une poire juteuse de ses seules pommettes. Son front irradiait des flots de rêves paisibles et fous. Ses lèvres de pierre et de lumière propageaient de la flamme et de la neige.

Cette femme qui vécut dans notre système solaire, au sein de notre galaxie, sur notre sol de bipèdes assoiffés de beauté divine ne fut rien d'autre qu'une femme de ce monde. De cet Univers rempli de mystères et de surprises. Une brindille de vérité cosmique frémissant sous la brise de l'éternité.

Farrah Fawcett, l'envoyée céleste parmi les vaches que nous sommes aspirant à devenir des étoiles ?

Non, une blonde et frêle créature parmi tant de ses égales qui dansent, volent, chient, chialent et rient, vont et viennent ici-bas. Une Ève de notre globe en robe ou en bottes, rien de plus. 

Mais une fleur couronnée de la gloire des grenouilles sidérales. Je veux dire, une femelle pareille à ses semblables mais une fille différente. Une face féminine avec des chaussettes de nymphe. Un visage de fauvette avec une facette horticole. Un jardinet de navets entouré de rosiers. Un profil agricole sur une tête de majesté. 

Des petits éclats en plus qui font que l'ordinaire devient sublime aux yeux des hommes. Et tel un prodige voir ici, ailleurs, hier, aujourd'hui et encore demain le pont se changer en port, le plat se transformer en sommet, le moindre tourner au majeur. Ainsi que le ver en soie, le verre en coupe et la tomate en stigmates.

Bref, évoquer Farrah Fawcett c'est faire de l'or avec du soleil ou mieux : mettre chez soi le jour en feu, la cendre dehors et le ciel dedans, la nuit à la porte et l'azur sous le toit.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=YXMhUTVp6LQ&feature=youtu.be

mercredi 31 octobre 2018

1307 - Gilles Dor

Gilles DOR est un drôle d’oiseau.

Une plume qui nous fait des coucous dans le dos avec ses chants divers.

C’est un adroit auteur de hauteurs vocales et un vrai moteur à vocables.

Un chanteur d’esprit en somme car entre le fonceur et le frondeur qu’il est, il y a aussi le farceur.

Denses ou légers, à l’endroit comme à l’envers, ses écrits sont des croix sur des mots tout autant que des mets de choix.

DOR joue avec les dorémi : des notes en fête pas si faciles en fait. Avec lui, les gâteaux ce n’est pas de la tarte ! C’est bien mieux que ça puisque DOR c’est du miel en barre.

Il tord le verbe pour en faire des vers mi-sel, mi-sucre. Tantôt des trucs qui riment avec des turcs, tantôt des bidules qui tournent au ridicule...

Sa production est variée, changeante, baroque. Mais ses textes sont paradoxalement (ou miraculeusement) toujours à la pointe de la forme.

Ou en forme de pointes.

Oui car ce bec d’or est capable de pondre des oeuvres d’orfèvre comme des oeufs pas vrais, pas frais.

Bref, entre nouille et ratatouille, avec lui il y a de la place pour bien d’autres andouilles à évoquer ou de gargouilles à invoquer...

Gilles DOR est une lyre qui dure : depuis des lustres on se délecte des lettres qu’il lance dans la mare, tel un lutin déluré.

Ce volatile à l’aile à l’aise dans le fol azur de la musique est une vague d’envergure qui écume le temps, l’air de rien.

Tout près des autres ou très loin du sol, peu importe, le personnage est là, et il s’impose ainsi qu’une prose sur le monde ou une rose sur l’immonde : qu’on l’aime on qu’on l’ignore, Gilles DOR en tout cas veut alléger les hommes de leurs points noirs et de leurs poids morts.

Le saltimbanque jadis adulé par les vieux loups, actuellement redécouvert par les jeunes, a plutôt pas mal réussi son retour “on line”.

Cet artiste d’hier, d’aujourd’hui et de demain a encore l’océan du grand public à conquérir. Un potentiel de gloire infini... C’est à dire à la mesure de son talent.

Lui, sait maintenant le prix que valent sur le NET les deux L de son nom qui se termine avec un R si précieux...

La preuve avec son dernier album “UTOPIE” : le meilleur de DOR est d’ores et déjà multi téléchargé !

Pour faire court, dès lors qu’on aime Gilles DOR, soit on l’adule, soit on l’adore !

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=bNXaMQZcIno&feature=youtu.be

lundi 29 octobre 2018

1306 - Les pieds dans le ciel

L'écume était glacée, le ciel agité, mon âme sereine.

Au loin, les mouettes, irréelles, oniriques avec leurs plaintes au-dessus des flots semblaient des messagères des temps immémoriaux adressant à la Création des chants tristes et mystérieux.

J'étais seul, j'étais devant l'immensité, j'étais avec mes rêves, dans la réalité physique, perdu au coeur du monde, nulle part précisément et partout à la fois dans l'Univers.

Mes dix années de vie terrestre paraissaient comme les dix-mille ans d'un soleil brillant dans l'éternité.

Sur le sable, à mes pieds, un crabe s'aventurait, les nuages dans l'espace filaient et moi, du bout de ma brève existence, je prenais la mesure de l'infini.

Je parlais avec Dieu, en pleine lumière.

La profondeur de l'horizon, la légèreté des galets, le secret des vagues et la musique des astres, la divinité des êtres et la richesse de l'invisible, le proche et l'inaccessible, tout m'était dévoilé comme la récompense inconditionnelle d'être simplement né.

Inondé de grâces, je comprenais tout, voyais tout, ne jugeais rien.

La beauté, je le savais, était loi.

Je me souviens de ce jour radieux et mélancolique de mon enfance où, au bord de la mer, je débordais d'éveil.

VOIR LES DEUX VIDEOS :


https://www.youtube.com/watch?v=nxFbQp34EWM

https://www.youtube.com/watch?v=LdiFa0sHrJ0&feature=youtu.be

dimanche 21 octobre 2018

1305 - Questions essentielles

Raphaël Zacharie de IZARRA, expliquez-nous la folie littéraire que vous nourrissez à l’égard de cette femme morte depuis presque dix ans, je veux parler bien évidemment de Farrah Fawcett...

Vous parlez en terme de "folie"... Faire fleurir, chanter, réfléchir les lettres est un doux vertige, quoi qu’il en soit, pour qui a la prétention de produire de la flamme avec des mots de roc et de la lumière avec des astres éteints. Un sujet en or tel que Farrah Fawcett ne pouvait échapper à mes feux d’esthète... Je puise une intarissable inspiration en cette étoile émanant tant de beauté. A chaque siècle sa muse. Qui depuis l’éther réclame une oeuvre ! Et son génie pour l’accomplir... Moi l'immensité, moi l'océan, j’ai trouvé l’égérie de mon ciel, l'oiseau de mon envergure. Bref, on dira donc que j’incarne ce géant pour cent ans.

Raphaël Zacharie de IZARRA, quelle prétention dites-moi ! Vous prendriez-vous pour le Hugo de la cause fawcettienne ?

Et pourquoi pas ? Je ne crains nullement les jugements et sarcasmes du monde car je me sens enfant d’un pur olympe fait d’ondes vives et d’éclairs corrosifs, de jours sans fin et d’horizons solaires, me sais aigle au plumage étincelant d’encre, trempé de promesses. Je brûle, j’agis, je vole, je flamboie. Mon aile bat, elle pénètre l’azur et produit ses fruits. Je peux monter ainsi fort loin et rendre les éclats de mes sommets. Depuis les nuages je brille.  Perché sur la Lune, je donne des joyaux. Encore plus haut, je répands rêves éveillés et autres impalpables vérités d’ordre supérieur.

Quelle lyrisme ! Quelle assurance également ! Vous êtes certain d’avoir la carrure d’un titan de la littérature Raphaël Zacharie de IZARRA ?

Titan peut-être pas, montagne assurément ! Attention, je n'ai pas dit volcan... Je crache surtout du bleu, pas que des ardeurs de silex. C'est dans les légèretés de l'esprit que se dévoile pleinement et s'affiche magistralement ma grandeur. Mes vues, voyez-vous, sont avant tout aériennes. Je ne suis pas fait pour l'humilité des petites choses mais pour la joie royale des vastes héritages. Et ici, je désigne le Cosmos.

Vous gonflez de gloire, rayonnez de certitudes, explosez de grandiloquence... Où s’arrêtera donc votre expansion ?

Vous pensez peut-être que je délire... Je vais déjà offrir cent textes à l’éternité, ensuite j’aviserai. Il y a de toute façon assez de place dans l’Univers pour y caser un soleil supplémentaire. En cela je porte adéquatement mon nom, "IZARRA" signifiant "étoile". Un blason sur-mesure pour un destin démesuré.

Quelle modestie, dites-moi ! Il faut reconnaître cependant que votre verbe n'a rien de vain, notamment à l'endroit de la belle défunte. Vous savez toucher les âmes "en plein coeur", si je puis dire... Et l'air de rien, vous diffusez aussi dans les têtes les fumées de votre plume lourde de sens.

Je sème en effet chez les êtres le sel et le ciel, la mer et l'écume. Des formes d'essentiel, en somme. C'est pour cette raison que je récolte l'amer et l'amène : tantôt le fiel, tantôt le miel. Pour les uns le vrai, le beau, le grand ne seront que vinaigre, pour les autres sources d'ivresse. Je ne leur sers que la crème de la vie, après ils sont libres d'en faire ou du beurre ou de la peur.

Vous effrayez souvent vos lecteurs, ce n'est pas faux, avec votre éloquence comme des coups de tonnerre... Vous réveillez les gens en plein sommeil et on vous prend parfois pour un illuminé.

La neige la plus blanche fera toujours fuir les frileux. Et la braise de l'orage inquiétera de la même façon les poltrons. Pourtant il ne s'agit là que de banals aspects du réel. Ce n'est pas l'authentique, le sain, le simple qui doit les faire trembler, vomir, hurler, mais le mensonge, le laid, l'artifice.

Tout de même... Pourquoi autant de bruit, de fleurs et de fureur pour cette blonde tige que bien des hommes de goût considèrent comme commune brindille ?

Parce que cette plante de passage sur Terre prit racine sur Vénus.

Et cela suffit à électriser votre pensée centrale, visiblement... Pour conclure, que préférez-vous chez Farrah Fawcett ?

Rien.

Alors que cherchez-vous en elle ?

Tout.

lundi 15 octobre 2018

1304 - Blés de l'au-delà

Du haut du ciel, de cet autre ciel, de cet Univers sans fond, sans fin, sans ombre, je devine sa lumineuse présence.

Loin derrière ses restes, infiniment plus glorieuse que sa charogne, la face immatérielle de Farrah Fawcett rayonne dans son éternité.

Pendant que je me gave de macaronis au parmesan, sa terrestre image continue de circuler et d'illuminer les andouilles qui ne croient qu'aux apparences.

Cette facette palpable de la défunte vaut tout autant, au premier abord et dans le principe, que le prix donné à mes pâtes au fromage italien, c'est à dire que son éclat temporel, effacé, est le résultat d'une subtile et arbitraire alchimie.

Une recette rare et réussie comme la réunion de la céréale bouillie et du lait présuré.

Une fois digéré, déféqué, le plat part en pourriture. Et ne reste que le souvenir d'une jouissance que l'on répétera en mariant toujours les mêmes ingrédients.

Sauf que la céleste nouille, contrairement au mets d'ici-bas, une fois morte ou simplement flétrie, n'est point reproductible en notre monde.

En réalité elle est bien mieux qu'une assiette de blé cuit ruisselante de promesses gustatives : elle devient une pure sublimation esthétique de ce que notre planète a produit de meilleur.

Et en définitive, c'est banal de le dire, si l'aliment nouillesque nourrit agréablement mais temporairement les vivants, la beauté fawcettienne enivre durablement les esthètes.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=R5CLkmQ-v7A&feature=youtu.be

samedi 13 octobre 2018

1303 - Progression initiatique

La ville est à portée de mes pas et peu à peu mes repères habituels s'estompent.

J'entre dans la cité en quête d'un joyau. 

J'avance, empressé, sûr de mon but. 

Je me coltine d'abord une pompeuse avenue bordée de devantures écarlates : je passe devant toute une brochette de charcutières en blouses à carreaux, affairées à leur grotesque besogne. Elles remarquent à peine mes grands airs d'aristocrate méprisant.

Au même moment je croise une lessiveuse à taille ogresque chargée de linge. Particulièrement laide avec sa face chevaline... Une irrépressible envie me prend de saluer ce vil animal d'un crachat venimeux ! Je me retiens finalement de crainte de retarder mon vol d'albatros vers la lumière.

Juste après, je suis confronté à la personnification de l'ignominie : une poissonnière adipeuse et horriblement vulgaire harangue les passants de sa voix de hyène enragée. Ses traits de coche hystérique ne sont point ingrats mais les lignes de son corps pesant sont épaisses, grossières, monstrueuses pour tout dire. Cette bestiale apparition m'ébranle mais, hanté par mon rendez-vous céleste, je me reprends bien vite.

Plus tard sur mon chemin d'épines je me retrouve face à l'innommable : une caissière de supérette à l'heure de la pause en train de fumer sa cigarette, la mèche plébéienne, la moue crapuleuse, l'oeil lourdement fardé. Le triomphe de la classe moyenne par excellence.

J'arrive au bout de mon calvaire, la récompense m'attend.

Avec son visage galactique, sa robe de papillon, sa chair de mésange et son aura de grande ailée, Farrah Fawcett rayonne comme une statue à sang chaud  au sommet de ce monde clos peuplé de viandes froides à âmes inertes.

En accédant aux traits éclatants de la créature, je deviens plus clément à l'égard de la commune volaille laissée derrière moi, pris de pitié pour sa misère esthétique. En dépit de mes allures d'oiseau d'envergure, je condescends à ne pas outrager plus ces naufragées du sort...

Le Soleil irradie de ses rayons rédempteurs ce royaume rempli de bétail nommé Bonnétable dans la Sarthe, et me projette tout aussi instantanément sur cette planète éternelle dédiée à la beauté qu'on appelle Vénus.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=tuVuMJPhbjM&feature=youtu.be

vendredi 12 octobre 2018

1302 - Aspiré par les nuages

Il y avait du vent. Les nuages me semblaient  vivants. L'air était chargé de fantômes, de promesses, de brumes informelles, de mirages... 

Un mélange de bonheur et de tristesse, de pluie et de lumière, de gloire et de pesanteur. Comme une sensation de joie pure se confondant avec cette fatale torpeur issue de dimanches mortels...

En moi, de vagues sentiments d'espoir mêlés de mélancolie.

Un flou intérieur névrotique et délicieux.

Un mystère s'installait en mon âme. Je voyais du rêve à travers le réel, percevais ce qui est caché, entendais l'écho de ce qui paraît inanimé.

Je devenais l'oiseau fabuleux d'un ciel nouveau, une conscience immense dans un espace fait de sommets et d'éclairs.

L'alchimie des éléments, du beau, des célestes reflets, des formes divinement agencées de ce jour plein de souffle et de flamme, de fraîcheur  et de troublantes clartés avait opéré un prodige sur mon esprit attentif : de son doigt d'éther un ange me montrait des couleurs inhabituelles, des éclats subtils, des merveilles accessibles aux seuls éveillés, des vérités suprêmes réservées aux initiés, aux poètes, aux mystiques, aux enfants enfin...

Le quotidien sublimé par cette poétique acuité, un infini venait de s'ouvrir à moi. En franchissant la porte des banales apparences, j'étais entré dans un monde aux horizons multiples, aux dimensions vastes, aux hauteurs vertigineuses, aux profondeurs mystérieuses...

Une autre Terre où j'ai toujours un pied de posé.

C'est pourquoi aujourd'hui encore on me croit fou.

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https://youtu.be/XRCsK6_HaUA

mercredi 10 octobre 2018

1301 - La particule du Soleil

Farrah Fawcett, cette espèce de poire appelée "gloire" par ses contemporains et que pour ma part je nomme encore ici sans scrupule "reine des cruches"...

J'ai en horreur la plupart de ses toilettes tapageuses, vulgaires, lourdes. 

Je vomis de mes plus brûlants boyaux cette chose clinquante qui fit rêver des âmes grossières éprises de kitchs éclats et de sots artifices.

Je crache ma foudre d'esthète exigeant sur cette folle poupée maquillée comme un cadavre parfumé.

Je trouve aussi détestable que la fange grimée d'or son image mercantilo-cinématographico-guignolesque, pour ne pas dire rien-du-toutesque..

Cette femme icônesque aux allures de conifère enguirlandé fut une outrance laquée, un furoncle cosmétique, un masque de fard inutile.

La potiche de strass et de paille aura généré bien des chimères, mirages et autres fumées en ce siècle de légèreté et de néant, de vaines apparences et de vraies vanités...

Et pourtant je reçois en pleine face, au-delà de toute raison et à coeur ouvert l'image supra-galactique de cette fleur de chair et d'esprit qui me divinise de son inextinguible lumière.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=Gp2OHgJUV1w&feature=youtu.be

vendredi 5 octobre 2018

1300 - Vermicelle et vinaigre universels

Les âmes puériles verraient aisément la face rayonnante de Farrah  Fawcett à travers la tête enfarinée d'un banal tournesol, signe de la faiblesse de leur vue...

Moi je vois sa lumière au fond des caves, là où des champignons sortent des ténèbres comme des astres qui se lèveraient miraculeusement sur des horizons opaques.

Je perçois son éclat irréel dans le ventre putride des tombes, là où la chair désagrégée nourrit le Cosmos.

Je reçois sa clarté pure lorsque je cherche des rats dans le gouffre d'un puits nauséeux, refuge idéal d'autres formes de vie.

Bref, c'est dans le ciel et l'acier, le Soleil et la pourriture, les fleurs et l'excrément, l'infini et les trous à vermine, le feu et le fumier, la Lune et la nue, l'air et l'or, l'eau et la lie, le laid et la lyre, le beau et le bas, c'est à dire tous les aspects du réel, reflet de la géniale Création divine, que m'apparaît le visage angéliquement codé de l'ailée créature. 

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https://www.youtube.com/watch?v=Llt35UAFj9g&feature=youtu.be

jeudi 4 octobre 2018

1299 - Fleur de la Terre

Elle avait la tête d'un épis de maïs solitaire et supérieur né sous un océan d'azur majeur.

Je pourrais de manière inlassable associer, comparer, mesurer Farrah Fawcett à des nuages, à de la farine, à des galets, à de la confiture, à des montagnes ou à des carottes, invariablement de ma plume intarissable et à l'état pur je ferais pleuvoir de la lumière, neiger des étoiles, se matérialiser des rêves... Je récolterais encore du suc de Soleil, des éclats de joie et pour finir ferais pousser du Ciel de la Terre.

Bref, parler de cette tige de chair et de marbre, d'os et d'or, c'est chanter dans le brouillard autant que sur la Lune.

C'est également comprendre qu'avec le temps la charogne se change en fumée légère et que l'éther est la source de toute matière.

Moi, j'alimente mon âme de son image éblouissante, de ses lignes rares, de ses traits clairs...

Je me nourris de ce miracle esthétique, de cet évangile du Beau qu'elle incarna à travers le caprice insondable du Cosmos et la grâce infinie de Dieu.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=w_ODJYkJMxw&feature=youtu.be

mardi 2 octobre 2018

1298 - Conquête terminale

Quelle belle fille j’ai vu en ville ! 

Une vraie blonde aux longs cheveux, aussi blanche qu’une endive du nord avec des tâches de rousseur en bas du cou, deux hautes qualités nichées dans le corsage et une taille parfaite.

C’est elle dont je rêve dans mes cauchemars caramélisés.

Elle a un visage encore mieux que le mien, pas de chien dans les pattes et beaucoup d’avenir de la tête aux pieds. J’ai oublié de préciser qu’elle a une voix de rossignol et des orteils aussi fins que possible.

Je veux la conquérir même si ce n’est pas gagné car j’ai bien des défauts à ses yeux...

Je n’ai pas la moustache qu’il faut, les tuiles de ma maison sont percées et mes pantalons aussi : chez moi c’est la fuite généralisée. J’ajoute que je porte des vestes démodées. Et que je suis également toujours mal rasé : même si ça fait viril, ça ne fait pas sérieux !

Elle n’est pas moche du tout mais moi je n’ai que des fleurs dans mes poches. En plus quand je la vois je prends peur et je cours aussi vite que le vent mais tombe (de fatigue) plus promptement que la pluie. Voilà le problème.

Comment charmer cette beauté sans faille si je n’ai ni or ni liqueur à lui offrir ? Juste de la paille, des papillons ou des bleuets, et encore seulement si c’est la saison... Quel ennui !

Pourtant mon coeur est en flamme, mon champignon en feu et mes nouilles du midi, si je les posais froides sur mes abdominaux, pourraient même faire fondre le fromage tellement j’ai chaud de partout dés que je pense à cet oiseau tout en poils et dentelles.

Je crois bien que c’est une russe. Elle roule les R comme une reine des steppes, tape fort sa semelle en marchant sur les cailloux et ses jambes bénéficient de fémurs robustes...

On dirait vraiment la soeur d'un cosaque !

Je n’ai rien pour moi, seulement cette braise qui me ronge, me fait me carapater devant son ombre et en même temps me donne des ailes.

Comment vais-je séduire cette féline à tétines épaisses, moi le matou sans autre atout ?

Je crois avoir une idée : je vais lui faire croire que je possède un éléphant, la souris en sera impressionnée.

Et quand elle s’apercevra que n’ai qu’une âme d’enfant au lieu de ce pachyderme, j’ouvrirai alors l’énorme barquette où loge ma plume. Sous son nez retroussé je sortirai l’hôte enjoué que je manierai telle une trompette, rien que pour la faire danser de joie.

Là, elle sera mienne je crois.

Cet espoir aussi fou que mince me tient en éveil et me fait brûler d’amour. 

Et bientôt, c’est à dire demain, ou ce soir, ou cette nuit, ou dans mes prochains rêves, j’embrasserai sur les lèvres ce mirage, cette chair imaginée, ce songe inhumain, surréaliste venu du fond de la Taîga et qu’emporta peut-être loin de moi et à jamais les premières neiges de ce décembre de solitude, lorsque je trouverai le courage de rouvrir les yeux sur mon sort de misère et ma vie déserte...

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=TvBRsRYRnpw&feature=youtu.be

1297 - Neige éternelle

L'air était léger, le ciel uniforme, l'ambiance chargée d'une vague promesse : la neige s'annonçait.

L'âme aérienne, les sentiments confus, le coeur exalté, j'attendais la chute miraculeuse, marchant droit devant moi vers nulle part.

Au fil de mes pas les flocons, d'abord clairsemés puis progressivement beaucoup plus denses, changeaient le paysage sombre en un éden de lumière.

C'est là que sa face de glace m'apparut.

Je vis le visage éclatant de Farrah Fawcett à travers les dessins hasardeux que faisaient l'écume sur la terre, les arbres, les lignes de la nature.

L'empreinte de l'ange s'incrustait dans la blancheur du monde. Ses traits n'étaient point de feu mais de roc.

Ses charmes s'apparentaient à ceux du silex, étincelants, anguleux, doux et âpres à la fois.

Et soudain, chaque grain de cristal virevoltant dans le froid refléta sa beauté nivéenne, décuplant les clartés autour de moi. 

L'explosion de blanc illuminait l'Univers entier.

Tel un jeu d'artifices naturel entre éther et sol, enchanteur et frigorifiant...

Je poursuivis mon chemin les doigts gelés, des rêves éternels dans la tête.

VOIR LES DEUX VIDEOS :


https://www.youtube.com/watch?v=IsoxDO8Etpw&feature=youtu.be

https://www.youtube.com/watch?v=XBI9cBTRIWI&feature=youtu.be

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique