mardi 23 juillet 2019

1509 - L'importun

Il est là.

C'est une prière, un miracle, un mystère incarné.

Il se sent bercé par l'éternité, comme descendu d'une étoile pour hériter de la lumière du monde.

Ce trésor n'a pas de prix : il est aussi précieux que l'Univers.

C'est une chose sacrée qui dort dans un autel intouchable. Protégé par des lois divines. 

C'est un sourire que bénit tout ce qui vit, aime, brille : les fleurs, les hommes, les astres se préparent à la venue de ce prince, de ce bout de Ciel, de ce porteur d'infini.

Et les anges se prosternent même devant sa face sans péché.

Mais pour l'heure, il rêve, il attend, il est pur, il est innocent et ignore qu'on veut le tuer.

Il ne sait pas, pauvre enfant condamné à mort par avortement, coupable d'exister, que c'est sa propre mère qui l'assassine.

VOIR LES DEUX VIDEOS :


https://youtu.be/JrZXbzZasHY

https://youtu.be/FOgx3mxQtqY

samedi 20 juillet 2019

1508 - Repas pas fin

Midi vient de sonner dans la pension, c’est l’heure de nourrir les résidents.

Une attablée de radins notoires et autres mesquins pathétiques attirés dans cet établissement pour ses prix imbattables.

Bref, des pensionnaires peu regardants sur la qualité des services, peu difficiles, peu fréquentables..
.
Mais ce n’est pas le pire de cette assemblée d’adeptes de l’économie et de la guenille.

S’ils n’étaient que ladres extrêmes engagés dans une course enragée à l’épargne la plus sordide, le tableau aurait pu être assez aimable à observer.

Sauf qu’avec ce troupeau de goinfres réunis en ce lieu douteux pour la même cause, la cupidité jusqu’à l’asociabilité, on atteint des sommets dans tous les domaines de la puanteur humaine...

Il y a Alphonse, brute avinée et abruti total employé dans une casse automobile. Fort désagréable avec ses manières grossières, repoussant avec ses mains calleuses noires de cambouis, méprisable avec ses airs d’alcoolique, mais surtout affligé d’une laideur dont il ne semble pas avoir conscience, et dont il se moquerait parfaitement du reste, il fréquente assidument les prostituées qu’il frappe régulièrement pour des histoires de prix jugés trop élevés.

A côté de ce Quasimodo ivrogne, c’est Ernest. Un jeune naïf névrosé maigre comme un clou prêt à tous les sacrifices pour vivre chichement jusqu’à sa mort. Un idéaliste de l’avarice complètement timoré et sans le sou souhaitant vivre en éternel célibataire, loin des tentations de dépenses. Un cas désespéré d’à peine vingt ans.

Voici le surnommé “sans-nom”. Un taiseux taciturne dont on ne sait rien ou presque. Chapeau crasseux, visage dur, regard austère. Une indifférence totale pour ses semblables mais une passion brûlante pour ses piécettes accumulées dans ses poches. Trésor dérisoire en provenance d’on ne sait quel minable trafic ou de quelle oeuvre de vile mendicité... Capital misérable qu’il compte et recompte à longueur de journée de crainte d’en perdre une ou deux onces. Ou de s’en faire voler une ou deux gouttes.

En face, Nestor. Pauvre type veule au menton fuyant, sans caractère ni attrait, sans morale ni moindre hauteur intérieure mais doté d’un sacré sens pratique, il ne vit que pour accumuler des biens que jamais, il le sait, il ne dépensera. Une lubie pathologique.

Le nez dans ses notes, l’oeil dans la becquée de ses voisins, Alfred le comptable ne cesse de comparer, peser, calculer, cherchant querelle pour des peccadilles, profitant de la moindre occasion pour grappiller quelques centimes, revendiquer des droits sur un quignon de pain supplémentaire, hurler à l’injustice dés qu’il se sent floué sur deux bouts de miches ou trois fois rien.

Enfin Ursule, l’égoïsme incarné. Méchant par nécessité, amer parce qu’il ne peut faire autrement, violent quand il le faut c’est à dire à chaque fois qu’il fait face à plus faible que lui, malveillant parce que ça ne mange pas de pain, dénué de scrupule en affaire comme en tout, il n’a qu’un but : lui, lui et lui.

L’hôtesse, qui est du festin elle aussi, sert le premier plat sous les regards avides.

Renfrognée, l’oeil mauvais, la ride crapuleuse, la mégère pose sur la table une pleine plâtrée de carottes râpées. De la méchante nourriture qu’elle a eu pour rien : des invendus gâtés, abimés récupérées dans les poubelles du marché du coin. Une fois réduit en miettes, le légume semble comestible, surtout relevé d’un vinaigre bien fermenté. D’une acidité à dissoudre les saveurs les plus suspectes...

C’est la ruée générale vers le mets toxique.

Les palais sont frustes, les estomacs aguerris, les appétits rudes et les exigences au rabais : l’infâme entrée est avalée par les affamés en quelques bouchées.

Dans des déglutitions ogresques et bruyantes.

Sept mangeurs plongés dans une atmosphère sinistre. Nul ne parle, chacun est tout à son assiette, préoccupé par ce qu’il ingère : le plus possible, sans en perdre une miette, sirotant la moindre once de vinaigre stagnant au fond de l’écuelle, léchant indifféremment reste de sauce, jus égaré, huile stagnant sur les rebords du couvert...

Et la patronne qui surveille, épie, espionne et juge tout en mastiquant.

Le plat de résistance suit sans tarder, embaumé de vapeurs rances. C’est une marmite de patates confectionnée avec les restes de la semaine. Tout ce qui a échappé à la poubelle se retrouve ici haché-mélangé-servi-sans-chichi !

Un menu de roi pour ces gueux attitrés, non pas tant par la qualité plus que discutable de ce vague ragoût mais par son énorme quantité... De quoi caler au maximum ces ventres âpres au stockage. Les bénéficiaires de l’aubaine n’en demandent pas plus !

On assiste alors à une ripaille effrénée. Ca bâfre, ça éructe, ça jure, ça recrache et ça remange, ça se gave le gosier jusqu’à l’étouffement... Même quand ils n’ont plus faim, les plus voraces d’entre eux continuent à s’alourdir, se distendre la panse avec ce Parmentier infâme, tant qu’il en reste, tant que les autres n’en veulent plus, tant que c'est toujours le même prix pour un ou pour dix !

Pas de dessert.

Pas pour des corbeaux aussi glauques, pas pour des bêtes aussi lugubres, pas pour un tel bétail, non...

Le déjeuner englouti, chacun repart à ses occupations, les unes futiles, les autres louches, sans un mot, sans une politesse. Rien qu’avec des ténèbres dans l’âme, de l’ombre sur les fronts, de la méfiance sur les mines.

Voire de la haine envers les patates.

Certains coeurs sont pleins de médisances pour la cuisinière, de regrets de n’avoir pu manger plus et d’avoir finalement dépensé trop, d’autres sont vides de tout sentiment humain, impassibles, indifférents, battant comme bat le coeur des bovins.

Le soir ils se retrouveront tous pour le dîner qui sera fait d’on ne sait quoi mais d’où on tirera d’eux, dans le meilleur des cas, le plus exécrable qui soit.

jeudi 18 juillet 2019

1507 - Femme, tu n'avorteras pas !

Femme, précisément parce que tu es libre, libre et responsable, libre et généreuse, riche de ta fécondité, tu ne supprimeras pas le fruit que tu portes.

C’est un don du Ciel, la propriété de Dieu, le bien de l’Humanité, un trésor sans prix qui t’a été confié.

Le féminisme est une pure abomination, un blasphème, une monstruosité, la négation de ta réelle féminité, l’outrage à ta maternité, l’ennemi de ton ventre, l’assassin de ta fertilité, le meurtrier de ton enfant.

C’est l’égoïsme total déguisé en bon samaritain, la bêtise absolue parée de fausse lumière, la méchanceté suprême grimée en ange charitable.

Une putain satanique se faisant passer pour une Sainte Vierge.

La “cause féminine” est une imposture. Ce démon prétend te libérer alors qu’il t’enchaîne, t’aliène, te dénature.

L’authentique apôtre de la femme ne la blesse pas, il la protège. Il ne la corrompt point, il l’élève. Il la respecte au lieu de la dévoyer.

Or l’avorteur veut faire mourir ce germe de Dieu en toi, cet embryon à qui tu refuses, toi aussi, tous les droits.

Mais également la suffragette, le pervers, le progressiste : tous veulent profaner ton autel, vendre ta peau, ton image, te transformer en mâle, en poupée rentable, en produit de mode, en pion, en esclave.

Et finalement nier ton âme.

Et cela, au nom de la liberté de pécher, de la jouissance de faire le mal, du plaisir de la transgression.

Avorteurs, suffragettes, pervers, progressistes sont animés par le vertige des abîmes.

Rien n’est sacré à leur yeux, sauf l’émancipation de ta chair de sa source céleste, la libération de ta pudeur, la délivrance de ton foetus avant son terme.

Ce qui te glorifie n’est pas de tuer l’innocent, de te substituer à l’homme, d’offenser la vertu, de violer les lois universelles mais de suivre ton véritable chemin, celui qui t’a été assigné par ton Créateur : enfanter, servir, aimer.

Tels sont ta dignité, ton honneur, ton vrai bonheur.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/FVwf1Ux4GdE

samedi 13 juillet 2019

1506 - Mes vrais amis

Je suis une féroce compagnie.

Pour me mériter il faut en payer le prix. C’est la vraie valeur des choses justes.

Et belles.

Ceux qui m’aiment vraiment m’aiment réellement : sans artifice, avec les yeux de la vérité.

L’attachement véritable que me vouent mes rares amis vient de leur crainte bénéfique de mes mots secs issus de mon coeur sans fard.

Non de l’illusion que procurent le mensonge, l’hypocrisie, les fourbes gentillesses.

Dur avec mes frères humains parce qu’exigeant, rude envers les tempéraments flasques ayant besoin d’être forgés au contact de ma lame, on finit par m’apprécier pour ma sincérité de fer.

Ou par me détester pour mon inflexible rigueur.

Ceux qui préfèrent les cruautés de l’objectivité et la froideur de l’équité aux mollesses et flatteries des communes tendresses me tiennent en réelle estime.

Vous souhaitez faire partie du cercle des élus, des intimes se sachant supérieurs par l’esprit, des privilégiés pouvant causer avec moi d’égal à égal ?

Dépourvu de ce masque de l’âme et de cette obscurité de langage produits par les civilités artificielles, je crache ma lumière à la face des rats que vous êtes !

Tant mieux si elle vous éclaire, tant pis si elle vous blesse.

Pourfendeur du faux, chasseur d’inepties, ennemi de toute hérésie, je ne cherche querelle qu’aux cafards et ne m’adresse qu’au Soleil.

1505 - Berger des lourdauds

Je suis né pour  la gloire, vis sur Terre avec les nuages et veux mourir en plein ciel !

Mais, entouré d’ovins n’aspirant qu’à bêler en choeur, j’ai pour mission de guider ce troupeau de misérables vers les étoiles.

Je frappe sans état d’âme le moindre boiteux refusant d’avancer, cingle impitoyablement toute incarnation de la faiblesse, gifle avec une saine rage mêlée de joie chaque tête médiocre.

La multitude indigente est faite pour suivre plus grand, plus beau, plus fort qu’elle, non pour tracer sa route de fange.

Ces moutons que je tente de rééduquer me doivent respect, reconnaissance, admiration. 

En échange je leur offre la vraie liberté, cette divine légèreté que procurent les ailes intérieures.

Je casse du Dupont, brise les rêves pitoyables de l’homme de la rue, anéantis les illusions affligeantes de monsieur tout-le-monde, crache sur les autels ineptes de ces profanes, urine sur leurs écrans de télévision, blasphème leurs veaux d’or de consuméristes !

Et cela, au nom de la libération de ces animaux à face humaine.

Contre ces douloureux sacrifices d’ovidés, d’ânes et de porcs, bref de brutes, de bêtes qu’ils sont, ils accéderont aux merveilles des hauteurs, à l’éblouissement des sommets, à l’extase des HOMMES, des vrais.

En attendant, ils devront suer, encaisser, morfler.

Tel est le prix de l’accès des minus à l’Empyrée.

Et c'est la raison pour laquelle je suis parmi ces incrédules abrutis de matérialisme, moqué, raillé, incompris.

Mais toujours debout, imperturbable, sûr de moi, indifférent aux sarcasmes, maintenant le cap vers la Lumière. 

Eux les larves, moi l'astre.

1504 - Eau-de-vie

Du miel mêlé de nuages, telle est l’idéale union entre les deux plus sublimes éléments de la Terre que m’évoque l’image de Farrah Fawcett.

L’alchimie poétique la plus choisie : du sucre enrobé de nues, des volutes d’onde azuré parfumées de nectar, des arabesques nivéennes abreuvées d’ambroisie, bref la réunion follement angélique de l’or et du ciel.

Ou la lumière incarnée sur un visage.

Du vomi d’abeille mélangé à l’haleine de la planète.

Du dégueulis d’insecte aspergé de brume aérienne.

L’assemblage du miel et des nuages : un ciment céleste issu des deux plus pures légèretés de ce monde.

La quintessence du Cosmos, le fleuron de la Création, le meilleur de la matière et de l’esprit. Une liqueur d’extase comparable à du jus galactique, à du lait d’étoile, à de la crème de fleur.

Un principe esthético-poétique rare mais essentiel, divin, qui fait interagir les petites et grandes causes, naturelles et spirituelles -toutes sacrées-, et fait frémir le coeur de l’Univers.

mercredi 10 juillet 2019

1503 - Pluie féconde

J’avançais sous un ciel agité, ivre de nature, l’âme romantique, enivré par les effluves sauvages, imprégné des belles idées du siècle, divinement en accord avec les éléments en furie.

Tout à ma rêverie pastorale, je dansais en cheminant, le coeur léger, des ailes dans la tête.

Mais à force de tournoyer sous les nues lourdes, je trébuchai sur une pierre.

Et tombai le nez dans l’humus.

Ce qui brisa net mes ardeurs écologistes, éteignit d’un coup ma flamme pour la verdure et finalement me sortit pour de bon de mes songes indolents !

Je pris cette chute inopportune comme une vexation, une pique de Pan contre ma personne, la vengeance du Cosmos en action contre ma sotte, béate et passive admiration pour ses effets sous-estimés.

Une trombe d’eau reçue en pleine remise en question de mes illusions finit d’achever l’oeuvre de reconquête de moi-même.

Le réveil fut glacial mais salutaire.

Je me mis à maudire le ciel chargé d’inepties idéalisées et à bénir la Civilisation de laquelle j’avais eu l’extrême fatuité de vouloir m’extraire par amour stupide de la friche et du vent.

Moralité : une simple pluie peut rafraîchir les idées et pulvériser les plus tenaces chimères des benêts.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/9CRAcBfiEqo

mardi 9 juillet 2019

1502 - Justice pour les faibles !

Les faibles sont faits pour être écrasés, moqués, dominés, par les forts.

Tout pleurnichard est voué à échouer.

Battu, déclassé, méprisé, le geignard n’est pas fait pour le combat, la fortune, la gloire, mais pour la ruine, la poussière, l’oubli. Les destins de lions sont réservés aux loups, les défaites de mauviettes aux poules mouillées.

Le perdant se voit petit d’emblée. Il préfère le jeu minable et improductif de la victimisation de sa piètre personne à la production de lumière.

Ingrat envers le sillon qui le nourrit comme envers le Ciel qui lui a donné la vie, il maudit tout et ne crée rien.

Plutôt que de descendre dans l’arène des vainqueurs, la larve se plaît mieux à baver d’amertume dans son trou piteux.

Le minus se lamente stérilement des moindres coups du sort en attendant, passif, flasque, inutile, le retour d’un soleil qui jamais ne saura le contenter. Alors que le conquérant bénit les nuages qui l’arrosent et l’abreuvent, défie l’orage et s’amuse du tonnerre, brave la tempête et gonfle sa voile, se fait gifler par la grêle et en redemande !

L’optimiste, qui est un heureux homme, s’enrichit de tout ce qui lui tombe sur la tête. Il chante sous la pluie et même encore bien longtemps après car il aime ce qui vient, ne regrette jamais ce qui est... Douce ou brûlante, toute flamme le fait avancer.

C’est pourquoi les loqueteux ne méritent pas de s’asseoir sur le fauteuil des seigneurs.

Le seul devoir des princes de la Terre à l’égard de ces vermisseaux, c’est de leur destiner des coups de talons salutaires et rédempteurs en pleine tronche ! Et de leur demander ensuite de cirer la botte qui vient de les charitablement caresser, en remerciement pour cette tentative de les réveiller.

Qui se plaint d’être né ne récoltera que fruits amers et épines et c’est tant mieux ! Les roses et leur parfum ineffable sont exclusivement assignées par le Cosmos à ses élus : les êtres aptes au bonheur.

Le faible n’est pas celui qui a fait naufrage, c’est celui qui pleure sur le rivage sans en percevoir sa beauté. C’est celui qui ne se relève pas et coule, c’est celui qui, trop proche de ses pieds, ne voit pas l’horizon.

Bref, à chacun son salaire. La corne d’abondance pour les porteurs de joie, les épluchures pour les malheureux.

Autrement dit les cafards dans les chiottes, les papillons dans l’azur !

Là est la vraie justice du monde.

lundi 8 juillet 2019

1501 - Une russe normale

Elle était normale.

Deux yeux clairs, une bouche comme une fraise des bois, deux mamelles pareilles à deux lunes, une matrice, dix doigts, une belle âme, un charmant accent russe, ce qui est encore plus normal étant donné que cette créature bipède était une russe, précisément.

Grande, élancée, en âge de procréer, aussi parfaite qu’une statue de marbre et même plus éclatante encore, Natacha, c’était son nom de naissance et non un vulgaire pseudonyme comme pourraient le penser les esprits tordus issus des pays de l’Ouest, Natacha disais-je m’avait particulièrement charmé ce jour-là avec ses féroces désirs de demeurer russe, de la tête aux pieds.

Je lui offris des épis de blé en lui déclarant ma flamme.

Elle en fut chrétiennement émue. En effet, elle était chrétienne. Russe et chrétienne. Splendide et mamelue. Grande et aimable, enragée sur le plan patriotique. Par rapport à son pays la Russie.

La Russie, des terres immenses et des espaces grandioses, des paysages rudes et lumineux, vastes comme jamais on n’en voit ailleurs qu’en Russie.

Idéale, vivante, debout, cette femme strictement hétérosexuelle, singulièrement belle, éminemment russe était typiquement une enfant de la Russie, la fille d’un dieu nommé Sainte Russie.

Eternelle devrais-je ajouter.

Avec son ventre voué à l’enfantement, ses suaves pommettes slaves, ses cuisses robustes, saines, fortes de teutonne (bien qu’elle ne fût nullement allemande), Natacha faisait durcir ma chair de taureau macho.

Elle était parfaitement optimale dans sa normalité et moi aussi.

Mamelue, russe, raisonnable.

Et moi, mâle, rêche, classique. Âpre, dur et brûlant, comme tous les cerfs honnêtes de la Terre.

Ce n’était qu’une femme russe, mais quelle femme russe ! Et cependant tout ce qu’il y a de plus normal.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/nkqOK1xxbbU

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique