jeudi 28 juin 2018

1269 - Je ne suis pas un romantique

Je ne suis pas du tout “fleur bleue”.

Plutôt âme de glace et coeur métallique.

Avec une poigne d’acier dans un gant d’épines.

Moi les bouquets de roses, les chansons d’amour liquoreuses et les pleurnicheries d’oiselles évanescentes, je les pulvérise, les écrabouille, les ratatine d’un coup de talon patatesque accompagné de mon rugissement terrible de lion dominateur !

La femelle émotive en proie à ses vapeurs de châtelaine affectée prête à s’évanouir dans la dentelle pour une peccadille, je lui destine directement ma grosse paire de châtaignes torgnolesques entre les fesses !

Un bon coup de trompette au cul, rien de tel pour remettre à leur place les bécasses en crinoline ! Ces papoteuses en robes bouffantes qui nous les gonflent avec leur idéalisme de baudruches pleines de sensibleries, je les réduis sans état d’âme à des réceptacles de mon hippopotamesque massue !

Bref, à cette caqueteuse volaille emplumée d’inepties et nourrie de rêveries insipides, je réserve une déculottée magistrale.

Je ne suis pas un romantique.

Plutôt un bras d’honneur et les crocs qui vont avec.

A l’égard des faiblards, des geignards, des perdants, je n’éprouve nulle pitié, aucune compassion, pas l’ombre d’une tendresse.

Les tendeurs de sébiles, traîne-misère et autres crève-la-faim, je leur offre des pains oui, mais dans la gueule ! Je les aide à se relever à grands coups de beignes dans la tronche ! Et croyez-moi, avec ma méthode ils courent vite ces lapins de potence, surtout ceux avec des béquilles !

Je ne suis pas un roseau sensible.

Plutôt une ronce qui réveille.

Moi quand je chante, ce n’est pas pour faire pleuvoir des pétales de coquelicots dans des salons feutrés peuplés de frileuses en jupons !

Les mots qui sortent de ma bouche en verve sont des silex qui tranchent net avec les jours décolorés des endimanchés. Et font saigner les nuits charbonneuses des vrais noceurs... Ma joie à moi produit non pas d’indolores bonbons à la violette mais de délectables perles au vitriol que savent savourer les ogres de ma race. 

Je ne suis pas une nouille molle. Pas une poule mouillée. Pas une moule pouilleuse. Pas un baveur de sentiments flasques. Pas un caniche à frisettes. Pas un buveur de petit lait.

J’avale à pleines gorgées le vin brut de la dure réalité et dévore tout cru les baveux escargots alimentés de salades et autres gluantes limaces croisant ma voile solaire ! 

3 commentaires:

Liliana Dumitru a dit…
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Liliana Dumitru a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

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DehaFuma