mardi 19 novembre 2019

1539 - France sombre

Le ciel de France se voile progressivement.

Et se noircit de plus en plus.

Notre azur européen s’habitue aux nues sombres et se peuple d’oiseaux peu catholiques...

Je croise partout ces volatiles, dans toutes les villes du pays.

Ho ! je sais, ce ne sont pas là des animaux bien méchants. Juste des victimes des marionnettistes au pouvoir. Des fétus de misère jetés par milliers sur le vaste échiquier du cynisme mondialiste, échoués sur nos terres presque malgré eux.

Mais ils sont là, bel et bien là. Hommes, femmes et enfants. Et ils nous le font bien savoir.

Les mâles avec leurs seuls regards pleins d’exotisme qui séduisent tant nos blondes en mal d’horizons nouveaux... Les génitrices, du fond de leurs matrices pleines de sable et de vents. Bref, des promesses génétiques jalousement conservées qu’ils souhaitent enraciner sur notre sol aux sillons féconds.

Avec leurs habits neufs et leur sabir ancien, avec leurs bobines basanées de natifs bananiers, avec leurs exigences de polygames insatiables et leurs spécificités culturelles...

Sans un mot de français sortant de leur bouche, sans un gramme d’amour pour la France dans leur coeur, sans un signe de respect pour notre drapeau.

Mais leur bourse pleine des écus du coq gaulois.

Aux antipodes du mythe de l’intégration universelle...

Et le seul rempart que nous avons trouvé face à cette invasion, c’est l’OUVERTURE D’ESPRIT” !

Quel tour de génie de la part de nos maîtres pour nous insuffler cette parade humaniste ! 

Ouvrir nos frontières, ouvrir nos esprits, ouvrir nos âmes, ouvrir nos hymens...

Et fermer nos gueules.

Et au final nos cités ressemblent à leurs cités. Et la France est de moins la France, de plus en plus l’Afrique, le Moyen-Orient...

Plus rien du tout en somme.

Le “vivre ensemble”, le ‘partage”, le “multiculturalisme” ces pièges à pigeons que nous avons érigé en “valeurs républicaines” et qui font la fierté des cocus que nous sommes !

1538 - De gauche à droite

Avant, j’étais une pâle endive de gauche
 
Le pur fruit inodore des terres indolores de la pensée flasque.
 
Une fadasse flaque de fables reflétant les fadaises d’un siècle générateur de soupe aux navets pour seul idéal.
 
Je fus ainsi longtemps une vaste blague incarnée dans un arbre à l’écorce pourtant rugueuse à la base...
 
Né avec les attributs majeurs, fracassants des seigneurs de haut rang et de vrai sang, j’ai paradoxalement poussé comme un légume vert dans le jardin rose de la propagande socialo.
 
Années d’insouciance politique, légèreté de l’âge...
 
Erreur de jeunesse pardonnable car heureusement l’hérésie n’a pas duré...
 
Au lieu de donner sur moi ces fleurs niaiseuses des idées molles en vogue, les germes du gauchisme ont finalement produit d’urticantes orties aux effets thérapeutiques sur ma terre aristocrate.
 
L’écoeurante guimauve que les endoctrineurs en savate ont voulu déverser à la tonne dans mon bec trop fin de dandy racé m’a définitivement vacciné du sucre.
 
Les épines de la percutante réflexion sont promptement apparues, crevant les baudruches lénifiantes que la gauche avait voulu imposer à ma tête royale.
 
Du jour au lendemain la larve du système que j’étais (par défaut, par ignorance, par naïveté, par innocence, par simple paresse intellectuelle) est devenue, dans un glorieux éblouissement de lucidité homophobe, un redoutable lion cracheur de vérités cinglantes mêlées de salutaire vitriol à la face de tous les menteurs et manipulateurs de la gauchosphère !
 
Les abus, les délires, les harcèlements des LGBT (et autres associations de criminels-corrupteurs-dégénérés du même tonneau) ont fait de moi le roi des fachos !
 
Très vite et tout naturellement, c’est de famille, je suis tombé en pâmoison dans le lustre azuré du royalisme : je porte le bleu du ciel dans mes gènes.

1537 - Paradis blanc

Les vastes forêts des pays froids sont mes horizons préférés.

Je me perds avec délices entre les clartés de leurs aubes embrumées et les feux de leurs crépuscules appesantis.

C’est là, entouré de silhouettes majestueuses, que je prends la mesure de l’âpre splendeur des terres septentrionales.

Bercé par le chuintement du vent ou bien plongé dans un silence solennel, je perçois la grandeur, la noblesse de ces arbres aux allures augustes, aux destins multiséculaires, immenses comme des cathédrales.

Beaux, forts, superbes, à l’image des hommes de ces contrées.

Les humains vivant là-bas sont les exacts reflets de ces géants de bois qui peuplent leur imaginaire et imprègnent leur histoire : de leurs racines sourd une sève pure et de leurs sommets triomphe la lumière.

Et, depuis leurs hauteurs, rien que des vues vertigineuses.

Bref, l’avenir du monde est au nord.

1536 - Eternité d'un printemps

Elle a quinze ans, elle est grande, elle est lumineuse, elle rêve encore d’enfance mais parle tout haut d’amour.

Elle chante l’aube et poursuit le jour pour atteindre le Soleil.

Et s’endort dans des champs de fleurs, bercée par un idéal forgé dans la paille et le ciel.

C’est un oiseau de notre monde. Avec un coeur de chair fait pour les humains, des ailes de lumière faites pour l’azur.

Elle est jeune, elle est heureuse, elle vole.

Pure, forte, belle, confiante envers la vie, prête à suivre la première étoile, la prochaine flamme, le moindre feu sacré...

Et je l’admire, si proche de l’essentiel, si loin de l’ombre, si haut dans ses sommets.

Vierge, ardente, claire... Simple comme l’eau, aussi blanche qu’un nuage, elle brûle.

Bleue, limpide, aérienne.

Je l’aime, elle m’émeut, c’est un ange sur terre. 

Mais demain elle sera morte.

Fauchée dans la fraîcheur de son âge, en pleine joie.

Dana Dawson (1974 - 2010)

1535 - Les deux faces du monde

(D'après deux tableaux du peintre ALDÉHY)

Je suis l’amante du Soleil, je me lève dans sa splendeur, rayonne à son zénith et me couche dans ses flamboiements pacifiques, tandis que ton éclat est sombre, austère. A l’image de ton éther peuplé d’oiseaux de malheur, de ton siècle agité par ces orages que tu appelles “civilisation”... Parée de la seule clarté du jour, je me sais plus aimable que toi, vaine porcelaine alourdie d’artifices, compassée dans de pesants atours voilant ta peau au lieu de la révéler.

- L’astre dore peut-être ta face mais il est loin de mon trône et n’éclaire que les hôtes quelconques de tes terres sauvages, il n’a pas d’Histoire, pas de mémoire. Tes matins sont pareils aux autres matins, rien ne change sous ton azur immuable. Nul ne te contemple, à part ta propre ombre et quelques inconnus furtifs dont aucune stèle ne retiendra les noms... Alors que des princes m’approchent, d’illustres courtisans me vénèrent, des peintres rêvent de mes courbes, des sculpteurs me gravent dans l’éternité.

- Certes les siècles m’oublieront mais le présent me glorifie ! Qu’ai-je besoin de briller dans mille ans ? Le bonheur de l’instant me suffit. Je suis heureuse d’être admirée tant que je respire. Peu m’importe de n’être belle qu’à travers des regards anonymes pourvu que cela me flatte et réjouisse ceux que je croise !

- Tu n’es qu’une silhouette éphémère, une libellule de passage que remplacera d’autres demoiselles aussi légères et volatiles... Moi je suis une statue de marbre, une oeuvre unique, une image figée à jamais dans l’idéal des hommes de mon monde fait de palais et de châteaux. Mon front jamais ne sera terni : il demeurera intact pour la postérité. Aussi admirable sois-tu, tu n'auras que le sable et l’écume pour tombeau.

- Ton royaume est plein d’or et de raffinements, érigé de sommets d'art, embelli de jardins fabuleux et féconds, mais il est aussi déchiré par des tempêtes absurdes, ravagé par des folies sanglantes. Il est riche de fantaisies et de progrès mais également d’industries funestes. Je n’envie pas ton olympe et ses horizons menaçants. Ton ciel est éblouissant de promesses mais ton sol est affreux. Moi je me contente du trésor intime de mon dénuement, me sachant ainsi l’égale de toute chose créée, sans autre ambition mais sans aucune mélancolie. Le prix de ton bonheur est aussi celui de ton malheur. Au contraire de toi, je traverse l’existence sans lauriers mais sans misère. Tu es prestigieuse dans ton empire, mais moi je suis heureuse sur mon île. Tu as le succès, j’ai la lumière. Tu portes des diamants, j’ai mon seul sourire. Nous avons toutes deux la beauté mais moi j’ai une chose de plus essentielle que tes fastes : ma simplicité.

lundi 18 novembre 2019

1534 - Le gauchisme ou la pensée à l'envers

Pour un gauchiste, tout hétérosexuel est un homosexuel refoulé...

Cette manière de penser est révélatrice de la perversité de son esprit détraqué.

Celui qui refuse de voir le Soleil tel qu'il est en prétendant que "le Soleil c'est en réalité la Lune refoulée" est un délirant. Preuve que le “progressisme” est une pathologie sociale.

Du point de vue du “progressiste”, c'est à dire du détraqué du ciboulot, le patriote qui ose se dresser contre un délinquant africain en situation irrégulière est fatalement un horrible raciste, l'opposant qui critique la gauche perverse et indécente est nécessairement un nazi, le père de famille qui n’adhère pas à l’idéologie de l'homosexualité décomplexée est évidemment un facho doublé d'un pédé refoulé...

Le voltairien niera toujours les plus éclatantes évidences.

S'il voit un opportuniste fouiller les poubelles, exactement comme moi, il en déduira que cette personne est dans la misère, affamée, exclue socialement, victime d'injustice... (Car c'est ce qui m'est arrivé et j'avais dû expliquer à cet imbécile de gaucho incrédule que j'étais dans l'opulence et le bonheur...)

Ces adorateurs de la matière et des déviances ne peuvent pas imaginer que des personnes (comme moi) se contrefichent de ne pas vivre selon leurs normes strictement horizontales.

Selon les égalitaristes tout ce qui en ordre, droit, propre, est forcément suspect, douteux. Ces libertaires ne croient que ce qui est tordu, il ne prennent en considération que les êtres viciés, à leur image, les seuls qui soient crédibles à leurs yeux.

En effet le rouge partisan ne peut pas concevoir qu'on puisse aspirer à la droiture, à la vertu, aux sacrifices matériels au nom de la pureté intérieure. Lui ne cherche que le dérèglement, le péché (que dans son esprit corrompu il nomme d'ailleurs "valeur").

Ces faiblesses, anomalies et souillures en lui, il en est même très fier ! Il veut les entretenir, les cultiver, les promouvoir et non les combattre...

Pour lui l'humain est obligatoirement une machine à jouir, un corps à combler de satisfactions matérialistes, un esprit à nourrir de joies profanes.

Et non une âme en quête de sommets.

Au nom de leur conception tyrannique de la justice sociale, de leur obsessionnel souci d'égalité, les antiautoritaires prônent l'avortement, l'homosexualité, l'éducation sexuelle dés la maternelle, les allocations sociales impératives et inconditionnelles pour les immigrés clandestins, surtout s’ils sont délinquants, le droit au logement pour ces mêmes étrangers qui s'invitent en France, la prime de Noël pour les musulmans mais jamais la prime du Ramadan pour les français de souche, etc....

Bref, moi je dis que le gauchisme est une pathologie sociale, une tare mentale, une aberration économique, un non-sens général.

vendredi 15 novembre 2019

1533 - Plongeon céleste

J'avais douze ans et peut-être déjà même un âge d'or oublié de tous, éphémère et fulgurant.

A mes yeux puérils le monde dans ses lignes magistrales se composait du Soleil, de la Lune, de l'horizon, des nuages, d'éclatantes et sombres étendues, des mystérieuses étoiles, d'océans inconnus...

Mais il y avait autre chose derrière tous ces astres, ces espaces, ces créations palpables.

Un vertige esthétique à la hauteur de ces miracles, de ces magnificences de l'Univers, une cause intime nommée "Farrah Fawcett".

La matière s'allégeait, la réalité pour moi se prolongeait à l'infini, à la verticale, et je comprenais que l'esprit soutenait le roc, que la lumière nourrissait tous les principes, profanes ou sacrés, minuscules ou grandioses.

Transfiguré par cette révélation, je volais, partant du sol jusqu'à l'invisible, voyageais d'immensités en sommets.

Et tout au bout du Cosmos, plus loin que la physique et ses lois, il y avait mon âme.

Là siégeaient la Beauté, la Poésie, l'Amour.

Et je ne voyais plus que la face de celle qui ressemblait tant à la divine présence.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/-envCBQpxb0

jeudi 14 novembre 2019

1532 - L'oiseau volatil

Elle était vulgaire, elle était insipide, elle était banale, elle était également devenue vieille et elle est d'ailleurs morte.

Mais Farrah Fawcett fut aussi, par-delà ces aspects triviaux communs à tous les mortels, du moins le temps de sa jeunesse, un pot de fleurs irradiant des peaux de bananes, un tonneau de verdeur associé à une barrique de gloire, un arrosoir plein d'azur planant au-dessus d'un potager de lumineuses patates.

Autrement dit elle avait tout des célestes fantaisies et rien des terrestres prévisions météorologiques.

Elle était nivéenne, elle était citronnée, elle était unique, elle était également devenue angélique et elle est d'ailleurs invisible.

Mais elle fut aussi , par-delà ces aspects nobles peu communs aux vivants que nous sommes, après avoir brûlé sa plus éclatante chandelle, une citrouille rance, une tomate pourrie, une fraise flasque, une eau stagnante.

C'est à dire tout ce qui périt certes, se décompose, mais renaît plus bleu, plus vert, plus neuf que jamais, sous formes gazeuses, aériennes, éthéréenne d'un feu follet qui laisse dans les nuages un ultime reflet d'espoir et sur la terre un dernier parfum de mystère.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/STVc2aV1-qQ

mercredi 13 novembre 2019

1531 - Les vagues de Vénus

J'avais des pensées pures, dures, irréelles, des rêves de roc, des ailes d'oiseau rare et mon vol ne ressemblait à aucun autre vol.

Mon coeur âpre et blanc ne battait que pour des sommets.

Je désirais des flammes et des océans, des flots glacés et des ciels embrasés, des nuages bleus et des cailloux dorés.

Je n'avais que l'âge du printemps et il me restait le siècle à découvrir. Farrah Fawcett m'apparut alors comme la Lune autour du monde.

J'étais la cathédrale, elle était le papillon. Moi la pierre, elle la lumière. Moi l'enfant, elle l'infini.

Une alchimie inédite se produisit.

Elle était devenue le bord de la mer, aussi essentielle et aussi vaste, et je nageais, heureux, dans cette immensité de clarté et d'écume, d'idéal, de sable et de mystère.

Avec un sentiment d'éternité dans mon âme vierge.

Des portes s'ouvraient en moi. Je voyais ce que nul ne voit, savais des choses que les savants ignorent, percevais des fleurs d'ailleurs, sentais d'autres parfums.

Le choc entre mon innocence et sa beauté avait provoqué en moi l'éveil cosmique.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/PkpnftwP9a4

samedi 9 novembre 2019

1530 - Poireaux du ciel

J’avais du sable dans la tête, la brûlure du soleil sur la peau, plein de ferveur dans l’âme.

Et dans les mains, un kilo de poireaux.

Je songeais à la beauté florale de Farrah Fawcett, cheminant dans la rue avec mon paquet de verdure.

En réalité, c’étaient des asperges que j’aurais dû ainsi porter, mais l’épicier en rupture de stock parvint à me convaincre de les remplacer par des poireaux.

Bref, sous l’astre de la belle saison, en pensant à la face d’agrume de cette femme, mon fardeau de trivialité n’avait plus d’importance.

Et je marchais l’esprit clair, devinant que des champs de carottes pouvait briller comme des océans d’étoiles, et inversement.

Les gloires de la Création, diverses, multiples, innombrables, à portée de main, minuscules ou incommensurables, me présentaient leur vraie face, sans aucun filtre.

Je ne voyais plus rien de grotesque. Tout devenait grandiose

Mes poireaux valaient tous les diamants de l’Univers. Et l’or, aussi léger que l’air, m’entourait de toutes parts : chaque chose à mes yeux était précieuse, depuis le brin d’herbe jusqu'aux amas galactiques.

Tout se spiritualisait sous mon regard.

Mes légumes irradiaient, sublimes, pleins de splendeur, de mystère et de divinité. Leur éclat donnait encore plus de sens au Ciel.

Et je me dirigeais vers mon foyer étreignant avec fièvre ce trésor potager, le front dans les nuages, les pensées perdues dans d’indicibles sommets...

Ma gerbe de poireaux et le visage de celle qui me hantait formaient une double flamme pour une seule lumière.

vendredi 1 novembre 2019

1529 - France, encore un effort pour la diversité !

Je pense qu'il n'y a pas assez d'Arabes pleins de dons pour la florissante économie souterraine, de vitalité et de dévouement pour la casse gratuite de matériel urbain, pas assez de Noirs sous-diplômés et autres migrants -avec ou sans papiers- en France pour égayer nos rues trop monochromes et nos vies trop uniformes.

Tous ces gens indispensables à l'équilibre de notre budget social et à l'animation de nos cités.

En d'autres termes, il n'y a pas encore assez de communautés étrangères, de couleurs et de cultures différentes.

Il faut en effet bien savoir que la France, c'est un mélange numériquement équitable d'ethnies d'origines les plus diverses, un pays multiculturel, multiracial, homosexuel, transexuel, riche de ses différences, de ses paradoxes, de ses contrastes, harmonieux avec son extrême hétérogénéité.

Il faudrait même par souci d'égalité, de parité réelle, de lutte acharnée contre les discriminations, associer le drapeau français traditionnel aux drapeaux LGBT, musulmans et africains.

Et puis surtout, l'urgence de toutes les urgences c'est bien évidemment d'ouvrir encore plus nos frontières et même carrément les abolir afin que des hordes d'étrangers aux pensées, moeurs, coutumes, histoires, religions, éducations radicalement opposées aux nôtres, si enrichissantes, si vitales pour notre avenir, si essentielles pour notre bien-vivre, puissent entrer librement sans frapper sur notre territoire car en vérité le sol de France appartient au monde entier.

Tolérance, générosité, ouverture d'esprit, métissage, telles sont les devises sacrées de la France.

mardi 29 octobre 2019

1528 - Sel de terre

L'éclat de la Lune, depuis la nuit des temps, reflète la fiole de Farrah Fawcett.

L'astre poétique porte les traits de cette fleur de la Terre qui déjà n'est plus de ce monde.

L"éther de sa tête, de toute éternité, est imprimé sur la face de ce pâle fantôme sidéral aux effets enivrants. 

Jaune, pareille à une pomme de terre nouvelle, brillante comme une étoile, aussi légère qu'une pluie d'astéroïdes, cette femme de chair et d'or avait les charmes doux du beurre de baratte alliés aux attraits fulgurants des étincelles cosmiques.

Tous les mois le ciel nocturne restitue le mystère de son visage : chaque lunaison est une flamme céleste dédiée à la pure beauté de cette Eve galactique.

Cierge spatial qui glorieusement illumine le firmament et oniriquement éclaire la campagne sarthoise d'une divine lueur de perfection esthétique parfumée de crème mourant mollement sous la caresse brûlante d'une patate.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/bdw69I-cJo4

mercredi 23 octobre 2019

1527 - France propre

Je rêve d’une France rétablie, d’une terre rénovée, d’un sol souverainement foulé par les français se sachant chez eux.

Un pays où ses habitants éclairés, érudits offriraient leurs lumières aux oiseaux migrateurs de passage -et rien que de passage- au lieu de se faire abêtir et appauvrir par des envahisseurs-parasites-analphabètes notoires enracinés dans leurs propres sillons comme du chienlit.

Une France débarrassée du rap en somme.

Avec un QI au sommet et non sous influence de l’occupant, c’est à dire au rabais.

Une France propre, blanche, droite.

Un territoire sans tags, sans taches, sans histoires mais avec une Histoire.

Ecrite sans fautes, dépourvue de ratures.

Une patrie d’hommes épris de droit authentique vivant sans mensonges placardés en grands formats et dans toutes les couleurs à chaque coin de rue.

Un royaume sain réapproprié par un peuple exempt de ruine intellectuelle, plein de beaux esprits, de grands destins et d’âmes vaillantes.

Aux antipodes de la misère actuelle.

Une race de gens honnêtes dotés pour les meilleurs d’entre eux de vrais BACS en or et non en toc.

Un empire de beauté, de vérité, de bien-vivre qui brillerait par la pureté de son air traditionnel retrouvé et l’éclat de son ciel constellé de légendes ranimées.

Avec des villes de banlieues parfumées de lavande.

Une nation restaurée, épurée, sanctifiée.

Légitimement composée de coqs, autrement dit d’enfants de la Gaule et non de la gale.

Tel est mon rêve fou, choquant, scandaleux, honteux et criminel aux yeux de ce siècle.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/ISaGBIH9jy8

jeudi 10 octobre 2019

1526 - Artichauts

L’artichaut est ma bête noire, mon héritage trouble, mon souvenir triste, ma beauté amère, ma solitude d’enfant, mon ciel vert, mon seul objet de haine, mon aventure intime, ma pire histoire d’amour.

Et la plus belle réussite du Cosmos. Je traverse des champs de galaxies et pénètre les siècles au fil de mon envol.

Je prends la mesure de l’Univers, abreuvé d’infini, ivre de lumière. Et me pose comme un oiseau fatigué mais radieux dans un champ d’artichauts.

Là je prends conscience de l’immensité du réel, de la lourdeur des choses, de la légèreté des rêves mais également de la nécessité de la récolte des fruits de la terre.

Je contemple la présence indubitable de l’artichaut.

Sublime rencontre entre l’océan céleste et l’humble légume du potager !

Mon âme s’illumine, j’en ai le vertige. Mes mélancolies d’antan partent en vapeur.

Et je regarde la nuit constellée d’étoiles à travers la vitre claire. Et au fond de mon jardin plein de rédemption, brillent désormais les artichauts.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/35ELSTmJrlY

dimanche 6 octobre 2019

1525 - Les vieux romantiques

Etre “amoureux et romantique” quand on a vingt ans, c’est compréhensible. Pardonnable.

Presque normal.

Mais être “amoureux et romantique” à cinquante ans, c’est pitoyable.

Pathétiquement immature.

Le romantisme, c’est bon pour les femelles, les jeunes en général, les écervelés en particulier, les impubères, les rêveurs, les âmes faibles, les castrés de l'esprit, les caniches, les petits tempéraments, les natures médiocres, les féministes, les mâles asservis, les soumis du système actuel...

Mais ce n’est certainement pas la tasse de thé des vieux lions de mon espèce !

Un homme déjà mûr qui se prétend "romantique et amoureux" n'est à mes yeux qu'une pauvre larve. Une victime du féminisme. Le jouet des modes les plus ineptes.

Le romantisme est une invention d’écouillés, de perdants, d’amants stériles, de verges infécondes. C’est à dire d’intarissables bavards, de creux sentimentaux, de futiles rêvasseurs.

Une authentique femme se doit d'être à la botte du mâle, son souverain. Elle ne doit pas le dépasser d’une tête, au sens propre comme au sens figuré. Les vraies Eve adorent les loups, pas les moutons.

Regardez-les comme ils se singent tous, ces toutous dominés qui aboient aux semelles des “émancipées” en se revendiquant “romantiques” !

En se vautrant dans ce piètre sentimentalisme, ils ont perdu leur honneur. De seigneurs-nés, ils se retrouvent lavettes avachies, tels des princes déchus. Abâtardis par le siècle. 

Pas moi. Jamais.

Moi, aucune suffragette ne me dénaturera ! Je reste un cerf, c'est à dire un lion. Un porteur de crinière, un rugisseur, une gorge rauque pleine de flamme et de tonnerre.

Et non un moineau qui pépie aux pieds des poulettes.

Laissons le romantisme à ces garçonnets quinquagénaires, vieux idéalistes du sexe se prenant pour les rois du monde sous prétexte qu’ils courbent l’échine sous les déviations en vogue. Et soyons, nous les machos, nous les dominateurs, nous les véritables enfants de Zeus, dignes de nos hauteurs congénitales.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/xQzbtZJf19s

mercredi 2 octobre 2019

1524 - Ma plus grande frayeur

Ce que je craignais le plus au monde est en train de m’arriver.

La confrontation cruciale. Le jour que je ne pourrai jamais oublier. Le moment ultime.

La rencontre tant redoutée qui anéantit mes dernières défenses de conquérant, me désarme totalement, me met à nu.

Et je me vois, moi la statue de marbre, moi le guerrier invaincu, moi le seigneur puissant, moi le lion triomphant, comme un enfant tremblant, pauvre chiot en proie à la plus grande des terreurs, sur le point de défaillir, au bord du gouffre...

Et là, face à cette réalité que je dois affronter, je n’ose plus, ne suis plus rien. Et je veux m’enfuir, abandonner la partie comme un lâche, me cacher pour toujours...

Hélas ! Je suis pétrifié, liquéfié, vidé de tout courage : l’épreuve est au-delà de l’imaginable... C’est la pire de toutes mes batailles.

Le combat est trop dur pour moi, le jeu trop terrible, l’adversaire trop fort : mes forces m’abandonnent, je refuse, terrassé par la peur...

Impossible de faire un pas de plus. Voyez comme mon coeur bat, voyez comme mes gestes deviennent maladroits, j’en perds la raison, je dis n’importe quoi et ne pense qu’à éviter l’assaillant qui vient droit sur moi !

Trop tard. Je suis perdu. Je ne tiendrai pas longtemps le siège.

Pourtant l’ennemi est plus petit, plus faible, plus léger que moi.

Mais il m’écrase d’un seul regard.

Je suis pris de vertiges, plein de timidité...

Je me rends !

Ce vainqueur devant qui j’abdique et m’agenouille, cette flamme invincible enfin, c’est la femme de ma vie.

dimanche 29 septembre 2019

1523 - Une route vers l'infini

J’étais loin de mon foyer, parti pour un ailleurs fait de rêves et d'artifices, mais c’étaient les nuages et le réel que j’avais trouvés dans l’Est de la France.

Les cailloux reflétaient le ciel et le ciel était pareil à mon âme : plein de lumière et de mystère.


Bercé par une ambiance surnaturelle due à je ne sais quels phénomène, prodige ou soudaine subtilité du monde, des merveilles m’apparurent.


En empruntant une route nationale en direction de Paris, c’était comme si je venais d’accéder à une voie secrète menant vers une éternité insoupçonnable.


Je roulais sur la chaussée mais mon esprit volait vers les cumulus. Le crépuscule s’annonçait radieux.


J’avais vingt-six ans et je sus en ce jour crucial que l’infini m’attendait derrière la couche nuageuses, au-delà des apparences physiques.


La ville de Sens sur mon chemin prenait une signification singulière, avec une portée nouvelle. Elle devenait un signe. Comme un clin d'oeil. Une clé entre la Terre et l'immensité des nues. Mon voyage, parce qu'il s'orientait à cet instant précis à la verticale, je le sentais, commençait enfin à avoir un vrai sens.


Tandis que j'étais confortablement installé à l'intérieur du véhicule et que le paysage défilait sous mes yeux, une main invisible -ou une aile d'ange, un souffle sacré- m'emmena hors de ce monde terrestre pour me montrer des sommets entourés de splendeurs.


Là, je vis l'indicible, la beauté supérieure, la véritable profondeur des choses, l'éclat sans fin des grandes et petites causes de l'Univers, la poésie de chaque goutte d'eau, la gloire des moindres particules de ce qui est créé, la hauteur de tout ce qui semble inerte...


Lors de cette étape routière jadis, à l'heure du couchant, entre les lueurs du Soleil déclinant et l'ombre du soir ma conscience s'est divinement élargie et je me suis envolé jusqu'au flamboiement de la Création.


VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/yzJD61GN37g

mercredi 25 septembre 2019

1522 - Un enfant pas comme les autres

On le dit anormal, différent des autres. Voire triste, mal dans sa peau, déprimé.

Certains éducateurs pensent qu’il doit être victime d’une secrète injustice du sort tant il ne ressemble pas aux autres enfants de son époque, tant il ne colle pas avec son siècle, comme s’il venait d’une autre planète.

Le petit Jules est un cas particulier qui ne se comporte pas comme ses camarades.

Ses centres d’intérêts s’avèrent en total décalage avec son environnement socio-culturel. 

Insensible à toutes ces choses conçues pour les jeunes gens de son âge, sourd aux attraits des oeuvres communes à sa génération, ne répondant pas aux stimulus les plus ordinaires de son environnement, il préfère regarder ailleurs.

Ce qui inquiète beaucoup les psychologues.

Il s’investit dans des affaires qui ne sont pas celles de ce monde, régresse à travers des agitations d’un autre temps.

Bref il s’enferme dans des sphères ludiques, spatiales et cognitives stériles, périmées, incompréhensibles pour lesquelles il ne ménage ni ses ardeurs ni ses efforts...

Jules semble souffrir d’une forme grave et inhabituelle d’autisme. Les divertissements, jeux et autres activités d’éveil qui fédèrent tous les adolescents conformes de notre civilisation lui sont parfaitement étrangers.

Lui, s’amuse à sauter dans les flaques de pluie, court en chantant dans la forêt, clame des poèmes à l’adresse des oiseaux, grimpe sur les lampadaires, joue dans les arbres, contemple les étoiles, boit l’eau des ruisseaux, se salit en se roulant dans l’herbe, mime le vol des papillons...

Il n’a pas de téléphone portable, nul smartphone, ne surfe pas sur INTERNET.

De toute sa vie, jamais il n’a été en contact avec un écran.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/t0oLaXEn-6o

dimanche 22 septembre 2019

1521 - Banane absolue

La vue d’une banane me rappelle invariablement la silhouette et le visage de Farrah Fawcett, sa personne entière ayant bien des similitudes avec le fruit pâle à pelure jaune avec lequel je la compare ici en termes suaves autant qu’oniriques.

Et non pas ironiques.

J’associe la baie blonde de forme oblongue à l’image de cette femme qui fut une longue et étincelante femelle aux éclats certainement solaires mais surtout lunaires.

Ave sa peau de pêche couleur de lait, son corps frêle et la lumière de sa face, la texane à la glorieuse beauté ressemblait mystérieusement à cette pomme innocemment phallique venue du bout du monde.

Son sourire aux effets enchanteurs avait la même saveur que ce croissant doré issu des sillons de notre Terre. Et qui, paradoxalement, semble être une véritable oeuvre de la Lune...

Ainsi, les soirs de longues rêveries méditatives il m’arrive de confondre la sélène présence luisant dans le ciel avec le comestible courbé que je tiens à la main, en mémoire de la fée effacée.

Et en levant les yeux vers l’astre phosphorescent, comme si j’étreignais un rêve mûri sur le sol sélénien, j’ai l’impression de tenir l’infini entre mes doigts.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/xbRtnrvABZ8

mercredi 18 septembre 2019

1520 - Une flamme blanche

C’est elle que j’aime car elle est de mon monde, elle que j’honore pour ses vertus, elle qui brille autour de moi.

C’est une flamme de vérité, une image sans fard, une femme méritée.

Un être pur qui me parle de choses âpres, élevées, belles, difficiles... Mais vraies.

Elle est une neige et je suis un sommet, elle descend du ciel et vient se poser sur mon immensité.

Elle chante haut, pense juste, marche droit, murmure ses rêves et hurle l’amour.

Elle l’oiseau, moi la plume. Elle l’azur, moi le marbre. Elle le blanc, moi le bleu.

Elle est tendre, forte, incorruptible : elle aime les pierres, les lions et les fleurs.

Jamais vous ne la verrez adopter vos modes, se complaire dans l’ombre, aduler le faux. 

Elle, elle se bat âme nue, poings fermés, coeur ouvert.

C’est un astre unique une peau de lait, une grande blonde, une amoureuse...

Un Soleil, une lumière, une Eve.

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https://youtu.be/aRp_HrY569g

mercredi 4 septembre 2019

1519 - Interview

Raphaël Zacharie de IZARRA, vous étonnez sans cesse votre lectorat avec vos folles aptitudes à produire des étoiles par la magie de votre plume. C’est même là votre secret le mieux gardé. Nous dévoilerez-vous enfin les arcanes de votre intarissable inspiration ? Nous nous doutons bien que vous vous abreuvez des merveilleux nuages de votre âme pour écrire vos textes aériens... Quels sont vos rêves les plus récurrents ?

Je rêve de spaghettis au beurre agrémentés de gruyère (mon mets favori), mais aussi de caramel fondu au sel de Guérande. Sans oublier les gâteaux. Mes préférés sont le mille-feuilles et le bourdon aux pommes.

Ha ! Votre légendaire sens humoristique ! Plus sérieusement, de quoi se nourrit votre flamme poétique monsieur IZARRA ? Quels sont les sommets que vous cherchez à atteindre du bout de votre fine épée ?

Ha mais je ne plaisante nullement. Je rêve réellement de ces trésors alimentaires qui ont l’immense avantage d’être à ma portée. Je suis une personne très simple et j’apprécie les plaisirs rustiques de la vie. Je n’ai pas besoin de désirer des chimères pour faire de moi un chrétien heureux : un croûton de pain me suffit. Et lorsqu’en plus il y a des miettes de ceci ou de cela, alors je suis aux anges ! La gastronomie me comble de satisfaction, je ne suis pas différent de mes semblables sur ce point essentiel, vous savez. Allons, ne soyez pas hypocrite : allez-vous me faire croire que vous détestez festoyer de petits ou grands plats ? Après avoir rédigé un bon papier, je suis heureux de passer à table.

Nous vous imaginions plus sophistiqué que cela dites-moi Raphaël Zacharie de IZARRA...

Parce que vous pensez que les menus agréments de l’existence, ces délicieuses nécessités du sort issues de la bonté Divine, sont des bagatelles ? Vous considérez que cet aspect de la Création est dérisoire ? Ce serait faire injure au génie divin que de négliger ces cadeaux de l’incarnation ! Moi je sais faire honneur aux fruits de la Terre qui nous sont offerts et rendre hommage à ce Créateur de merveilles à chaque fois que l’occasion se présente. C’est à dire à l’heure des repas. Là est mon paradis terrestre. Ecrire et manger, mais surtout manger, ainsi se résument mes joies temporelles.

Et à quelle autre ivresse aspirez-vous entre la rédaction de vos superbes textes et l’ingestion de vos plus chers aliments ?

J’aime la soupe. Mais aussi la chair, ces fleurs sucrées, généreuses, juteuses de cet Eden qu’est le monde. Je suis un jouisseur total et ne me prive d’aucun enchantement, du plus épais au plus raffiné, tant que cela est permis par l’ordre du Cosmos. La pluie est faite pour arroser les vivants, la glaise pour être pétrie et façonnée à notre guise. Vivre c’est exulter d’allégresse.

Et Farrah Fawcett, Raphaël Zacharie de IZARRA ? Vous la savourer à tous les parfums et même très précisément à cent sauces différentes car vous avez la formelle intention d’écrire cent articles sur celle qui semble être votre muse la plus féconde. Et vous l’avez déjà fait soixante-seize fois à ce jour...  Vous en direz-nous beaucoup plus à ce sujet ?

Farrah Fawcett, c’est une paillette d’or.

Parlons nourritures de l’esprit. Vous enrichissez-vous plus volontiers d’oeuvres purement littéraires que philosophiques ? D’ouvrages à vocation sociale plutôt que des manuels pragmatiques ? Ou d’autres richesses intellectuelles dont nul parmi vos lecteurs ne soupçonne ?

Que des patates ! Ou des nouilles. Et des chaussons aux pommes au dessert. Rien d’autre. Je nourris mon esprit avec du féculent et du sucre.

Que voulez-vous dire Raphaël Zacharie de IZARRA ? Vous ne mettez pas les fastes et splendeurs du pur intellect au centre de votre panthéon izarrien ?

Lire ? Qui plus est des vieux trucs sans intérêt ? Vous n’y pensez pas ! C’est que j’aime vraiment la lumière moi ! Me coltiner des pavés de philosophie ? Quel ennui ! Je suis parfaitement étranger à ces austères amusements de désincarnés, à ces passe-temps de porteurs de chapeaux poussiéreux ! Je me tiens rigoureusement loin de ces sévères distractions. Je ne fréquente pas du tout les gros livres assommants, ne mets les pieds dans aucune bibliothèque (sauf pour me mêler discrètement à des cocktails et avaler des petits fours à l’oeil), ne vais jamais dans les centre culturels. Je n’entre que dans les pâtisseries, les épiceries fines... Dans les bars également, pour me rafraichir avec de bonnes bières. Bref, je ne vais que là où je peux trouver de savoureux gâteaux, d’excellents chocolats, ou simplement du bon pain et du houblon de qualité.

Vous ne vous intéressez donc pas aux oeuvres des autres auteurs ?

Bien sûr que si ! Les oeuvres de mon boulanger-pâtissier me passionnent et chaque jour je me tiens scrupuleusement au courant de ses créations.

Raphaël Zacharie de IZARRA, êtes-vous bien sérieux ? Tant d’outrances pousse à croire à de l’ironie de votre part...

Est-ce que j’ai l’air de plaisanter ? Il s’agit ici du bonheur de vivre, une chose sacrée. Surtout pour l’esthète que je suis. Pourquoi donc pensez-vous que je me moque de vous ? Pourquoi ironiserais-je d’ailleurs ? Ce serait bien stérile de ma part. Au contraire j’ai tout avantage à montrer mon vrai visage et à inciter les autres à faire de même.

Mais enfin Raphaël Zacharie de IZARRA, si vous ne lisez pas, ne vous penchez pas sur les écrits des autres, comment faites-vous pour créer à votre tour ? Cela n’est pas possible !

Je mange des gâteaux.

Vous mangez des gâteaux ? Et vous ne lisez rien du tout ? Vous passez vos journées à bouffer et vous dites que vous faites de la littérature comme ça rien qu’en bâfrant ? Non ce n’est décidément pas possible Raphaël Zacharie de IZARRA ! Dites-nous que vous vous foutez du monde, que c’est une blague !

La preuve que c‘est possible de produire des lettres en mangeant de la pâte feuilletée puisque je le fais. Je vis. J’observe les êtres, la nature, la ville... Je fais du vélo. J’attend l’heure du dîner. Etc.

Vous ne cessez de nous parler de denrées alimentaires, jamais de considérations plus éthéréennes. Mais alors si vous prétendez faire briller l’Univers et élever les consciences de vos contemporains rien qu’en adoptant ce modèle de vie pour le moins primaire, que ne nous raconteriez-vous pas si vous étiez au pays des merveilles dans une maison de pain d’épices bordée de ruisseaux de caramel comme dans “Ansel et Gretel” !

Alors là je serais au Ciel !

VOIR LA  VIDEO :

https://youtu.be/DjGH1S8JBLk

mardi 27 août 2019

1518 - Ailleurs

Un jour des yeux bohèmes croiseront mes yeux en désir et je répondrai à leur appel, ému et languissant.

Ce visage ami me fera face et voudra me délivrer de mon sort, et le sourire que je lui adresserai signifiera « oui ».

Ce sera alors un sourire neuf sorti du fond de mon être prisonnier : j’ouvrirai enfin les mains à la suite de mon coeur.

Et pour de bon je partirai.

Sans un mot de trop je comprendrai tout, saurai tout de ce semblable, de cet être à la semelle usée et aux cheveux poussiéreux. Je l’aimerai parce que je trouverai une poésie, une pureté dans son regard, tout au fond de son âme, jusqu’au bout de ses pas.

J’irai, heureux, dans son sillage. Je serai enfin libéré d’un poids qui m’enchaîne aujourd’hui au néant.

J’irai rejoindre en sa compagnie des horizons qui ne me sont pas vains, un ciel qui existe, des étoiles qui brillent.

Sous la légèreté des jours ma peau se tannera comme la sienne, mon âme s’ouvrira également, et mon regard s’approfondira, semblable à son coeur.

Dans la beauté des jours je suivrai ce guide.

Et je serai loin d’ici : proche de vous.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/rT0ajfb0snI

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique