mercredi 18 septembre 2019

1520 - Une flamme blanche

C’est elle que j’aime car elle est de mon monde, elle que j’honore pour ses vertus, elle qui brille autour de moi.

C’est une flamme de vérité, une image sans fard, une femme méritée.

Un être pur qui me parle de choses âpres, élevées, belles, difficiles... Mais vraies.

Elle est une neige et je suis un sommet, elle descend du ciel et vient se poser sur mon immensité.

Elle chante haut, pense juste, marche droit, murmure ses rêves et hurle l’amour.

Elle l’oiseau, moi la plume. Elle l’azur, moi le marbre. Elle le blanc, moi le bleu.

Elle est tendre, forte, incorruptible : elle aime les pierres, les lions et les fleurs.

Jamais vous ne la verrez adopter vos modes, se complaire dans l’ombre, aduler le faux. 

Elle, elle se bat âme nue, poings fermés, coeur ouvert.

C’est un astre unique une peau de lait, une grande blonde, une amoureuse...

Un Soleil, une lumière, une Eve.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/aRp_HrY569g

mercredi 4 septembre 2019

1519 - Interview

Raphaël Zacharie de IZARRA, vous étonnez sans cesse votre lectorat avec vos folles aptitudes à produire des étoiles par la magie de votre plume. C’est même là votre secret le mieux gardé. Nous dévoilerez-vous enfin les arcanes de votre intarissable inspiration ? Nous nous doutons bien que vous vous abreuvez des merveilleux nuages de votre âme pour écrire vos textes aériens... Quels sont vos rêves les plus récurrents ?

Je rêve de spaghettis au beurre agrémentés de gruyère (mon mets favori), mais aussi de caramel fondu au sel de Guérande. Sans oublier les gâteaux. Mes préférés sont le mille-feuilles et le bourdon aux pommes.

Ha ! Votre légendaire sens humoristique ! Plus sérieusement, de quoi se nourrit votre flamme poétique monsieur IZARRA ? Quels sont les sommets que vous cherchez à atteindre du bout de votre fine épée ?

Ha mais je ne plaisante nullement. Je rêve réellement de ces trésors alimentaires qui ont l’immense avantage d’être à ma portée. Je suis une personne très simple et j’apprécie les plaisirs rustiques de la vie. Je n’ai pas besoin de désirer des chimères pour faire de moi un chrétien heureux : un croûton de pain me suffit. Et lorsqu’en plus il y a des miettes de ceci ou de cela, alors je suis aux anges ! La gastronomie me comble de satisfaction, je ne suis pas différent de mes semblables sur ce point essentiel, vous savez. Allons, ne soyez pas hypocrite : allez-vous me faire croire que vous détestez festoyer de petits ou grands plats ? Après avoir rédigé un bon papier, je suis heureux de passer à table.

Nous vous imaginions plus sophistiqué que cela dites-moi Raphaël Zacharie de IZARRA...

Parce que vous pensez que les menus agréments de l’existence, ces délicieuses nécessités du sort issues de la bonté Divine, sont des bagatelles ? Vous considérez que cet aspect de la Création est dérisoire ? Ce serait faire injure au génie divin que de négliger ces cadeaux de l’incarnation ! Moi je sais faire honneur aux fruits de la Terre qui nous sont offerts et rendre hommage à ce Créateur de merveilles à chaque fois que l’occasion se présente. C’est à dire à l’heure des repas. Là est mon paradis terrestre. Ecrire et manger, mais surtout manger, ainsi se résument mes joies temporelles.

Et à quelle autre ivresse aspirez-vous entre la rédaction de vos superbes textes et l’ingestion de vos plus chers aliments ?

J’aime la soupe. Mais aussi la chair, ces fleurs sucrées, généreuses, juteuses de cet Eden qu’est le monde. Je suis un jouisseur total et ne me prive d’aucun enchantement, du plus épais au plus raffiné, tant que cela est permis par l’ordre du Cosmos. La pluie est faite pour arroser les vivants, la glaise pour être pétrie et façonnée à notre guise. Vivre c’est exulter d’allégresse.

Et Farrah Fawcett, Raphaël Zacharie de IZARRA ? Vous la savourer à tous les parfums et même très précisément à cent sauces différentes car vous avez la formelle intention d’écrire cent articles sur celle qui semble être votre muse la plus féconde. Et vous l’avez déjà fait soixante-seize fois à ce jour...  Vous en direz-nous beaucoup plus à ce sujet ?

Farrah Fawcett, c’est une paillette d’or.

Parlons nourritures de l’esprit. Vous enrichissez-vous plus volontiers d’oeuvres purement littéraires que philosophiques ? D’ouvrages à vocation sociale plutôt que des manuels pragmatiques ? Ou d’autres richesses intellectuelles dont nul parmi vos lecteurs ne soupçonne ?

Que des patates ! Ou des nouilles. Et des chaussons aux pommes au dessert. Rien d’autre. Je nourris mon esprit avec du féculent et du sucre.

Que voulez-vous dire Raphaël Zacharie de IZARRA ? Vous ne mettez pas les fastes et splendeurs du pur intellect au centre de votre panthéon izarrien ?

Lire ? Qui plus est des vieux trucs sans intérêt ? Vous n’y pensez pas ! C’est que j’aime vraiment la lumière moi ! Me coltiner des pavés de philosophie ? Quel ennui ! Je suis parfaitement étranger à ces austères amusements de désincarnés, à ces passe-temps de porteurs de chapeaux poussiéreux ! Je me tiens rigoureusement loin de ces sévères distractions. Je ne fréquente pas du tout les gros livres assommants, ne mets les pieds dans aucune bibliothèque (sauf pour me mêler discrètement à des cocktails et avaler des petits fours à l’oeil), ne vais jamais dans les centre culturels. Je n’entre que dans les pâtisseries, les épiceries fines... Dans les bars également, pour me rafraichir avec de bonnes bières. Bref, je ne vais que là où je peux trouver de savoureux gâteaux, d’excellents chocolats, ou simplement du bon pain et du houblon de qualité.

Vous ne vous intéressez donc pas aux oeuvres des autres auteurs ?

Bien sûr que si ! Les oeuvres de mon boulanger-pâtissier me passionnent et chaque jour je me tiens scrupuleusement au courant de ses créations.

Raphaël Zacharie de IZARRA, êtes-vous bien sérieux ? Tant d’outrances pousse à croire à de l’ironie de votre part...

Est-ce que j’ai l’air de plaisanter ? Il s’agit ici du bonheur de vivre, une chose sacrée. Surtout pour l’esthète que je suis. Pourquoi donc pensez-vous que je me moque de vous ? Pourquoi ironiserais-je d’ailleurs ? Ce serait bien stérile de ma part. Au contraire j’ai tout avantage à montrer mon vrai visage et à inciter les autres à faire de même.

Mais enfin Raphaël Zacharie de IZARRA, si vous ne lisez pas, ne vous penchez pas sur les écrits des autres, comment faites-vous pour créer à votre tour ? Cela n’est pas possible !

Je mange des gâteaux.

Vous mangez des gâteaux ? Et vous ne lisez rien du tout ? Vous passez vos journées à bouffer et vous dites que vous faites de la littérature comme ça rien qu’en bâfrant ? Non ce n’est décidément pas possible Raphaël Zacharie de IZARRA ! Dites-nous que vous vous foutez du monde, que c’est une blague !

La preuve que c‘est possible de produire des lettres en mangeant de la pâte feuilletée puisque je le fais. Je vis. J’observe les êtres, la nature, la ville... Je fais du vélo. J’attend l’heure du dîner. Etc.

Vous ne cessez de nous parler de denrées alimentaires, jamais de considérations plus éthéréennes. Mais alors si vous prétendez faire briller l’Univers et élever les consciences de vos contemporains rien qu’en adoptant ce modèle de vie pour le moins primaire, que ne nous raconteriez-vous pas si vous étiez au pays des merveilles dans une maison de pain d’épices bordée de ruisseaux de caramel comme dans “Ansel et Gretel” !

Alors là je serais au Ciel !

VOIR LA  VIDEO :

https://youtu.be/DjGH1S8JBLk

mardi 27 août 2019

1518 - Ailleurs

Un jour des yeux bohèmes croiseront mes yeux en désir et je répondrai à leur appel, ému et languissant.

Ce visage ami me fera face et voudra me délivrer de mon sort, et le sourire que je lui adresserai signifiera « oui ».

Ce sera alors un sourire neuf sorti du fond de mon être prisonnier : j’ouvrirai enfin les mains à la suite de mon coeur.

Et pour de bon je partirai.

Sans un mot de trop je comprendrai tout, saurai tout de ce semblable, de cet être à la semelle usée et aux cheveux poussiéreux. Je l’aimerai parce que je trouverai une poésie, une pureté dans son regard, tout au fond de son âme, jusqu’au bout de ses pas.

J’irai, heureux, dans son sillage. Je serai enfin libéré d’un poids qui m’enchaîne aujourd’hui au néant.

J’irai rejoindre en sa compagnie des horizons qui ne me sont pas vains, un ciel qui existe, des étoiles qui brillent.

Sous la légèreté des jours ma peau se tannera comme la sienne, mon âme s’ouvrira également, et mon regard s’approfondira, semblable à son coeur.

Dans la beauté des jours je suivrai ce guide.

Et je serai loin d’ici : proche de vous.

1517 - Le mime Marceau

Il parle avec le silence, chante avec les mains, hurle la bouche fermée.

Et aussitôt c’est le vent qu’on sent, la pluie qu’on reçoit, le Soleil qu’on attend, les hommes qu’on voit, le monde entier qu’on entend.

Et La Lune qu’on devine, surtout la Lune...

C’est elle qui se laisse voir dans l’invisible, elle qui luit sur sa face pâle, puis monte et brille dans notre imagination.

Comme si sa bille, je veux dire sa bouille, devenait boule, puis balle, et enfin bulle.

Il écrit des histoires dans l’air, fait des romans avec de savantes singeries, raconte des fables avec du sable.

Il a l’art de faire naître des idées légères à partir d’enclumes et de donner du poids à la plume.

Mine de rien, ce mime est un pantin sans fil qui fait l’humain. Un épouvantail grimé de lumière, un oiseau dans le noir, un songe blanc.

Ses pensées sont des gestes, ses gestes des mots, ses mots des poèmes.

Ou des tomates pourries.

De vraies images sortent de cette figurine vivante. Mieux : des choses palpables s’échappent de ses doigts nus.

Aussi réelles que nature et plus éloquentes encore.

Ces réalités qu’il nous montre, ce sont des rêves.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/0oG0vcoPpJM

lundi 19 août 2019

1516 - Lune noire

Sous sa face morbide et son regard louche, je file sans mot dire, le pas furtif, les pensées vives, le coeur plein d'interrogations, à la fois inquiet et fasciné par sa présence spectrale dans la nuit.

Je fixe son visage de fantôme, elle m'écrase de son air mou et poisseux, me suit comme une ombre avec ses allures lourdes et glauques, et même me juge du haut de son piédestal cauchemardesque.

Elle est loin, elle est froide, elle est là-bas et elle est là telle une intruse dans mon âme.

Elle est triste comme une tombe avec sa lumière cadavérique.

Mais qu'elle est belle, la morte !

J'aime follement ce crâne errant qui brille, ce macchabée céleste, cet astre follet...

Elle n'est pas si nulle, la Lune. Elle est une plume qui plane : elle a le poids des choses qui comptent là-haut.

Dans le ciel nocturne elle écrit des histoires d'enclumes à dormir couché.

Elle est l'amie des oiseaux, des nuages et des cailloux.

Dés qu'elle apparaît, je sors en secret et vole vers ses lèvres de misère pour y déposer mes baisers de marbre.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/vOSLuOKrqJg

samedi 17 août 2019

1515 - Lettre au maire de Saint-Malo

Mardi 21 août 2007

Monsieur le maire,

J’attire votre attention sur la gestion touristique abusive pratiquée actuellement dans la ville de Saint-Malo. Après être passé dans votre commune récemment j’en suis reparti presque immédiatement, excédé par cette forme insidieuse de harcèlement économique exercée envers le visiteur bien intentionné.

Le procédé commercial intensif de la mairie de Saint-Malo consistant à faire payer systématiquement le stationnement des automobiles (non seulement en plein mois d’août mais également aux heures dites « creuses » de la journée, le cynisme allant de pair avec l’esprit de lucre le plus opportuniste…) me semble parfaitement arbitraire, voire franchement inique.

Et même illégal, pénalement répréhensible dans la mesure où le voyageur motorisé se retrouve pris en otage, quadrillé par un vaste système d’imposition automatique particulièrement oppressant et déshumanisant (j’insiste sur ce dernier terme) où il ne lui est pas possible de poser le pied à terre sans y laisser une somme non négligeable dans quelque horodateur « hautain », si je puis me permettre ce qualificatif (1 euro cinquante pour une heure de stationnement)... Et sous quel prétexte ? C’est la question que je vous pose, Monsieur le maire.

Cette exploitation quasi commerciale -à l’échelle de la ville entière- des citoyens et des étrangers en visite n’est pas digne de la république française que j’imaginais plus respectueuse des individus, qu’ils soient estivants ou non. Je ne m’oppose nullement au système de stationnement à péage en soi. Seulement l’application outrancière, mercenaire, exagérément cupide de la loi sur le stationnement des automobiles dans votre agglomération, qui plus est odieusement déguisée sous la forme d’un dû républicain respectable, me paraît injuste et contribue à donner une image détestable de votre ville visiblement prostituée à la cause touristique la plus vulgaire, définitivement vouée à faire progresser verticalement la courbe de ses gains et profits au lieu d’assurer le bien-être, le digne et démocratique accueil de ses hôtes, ce qui devrait être me semble-t-il le premier de ses soucis.

Je vous rappelle monsieur le maire que ce sont les visiteurs et vacanciers qui font prospérer votre ville. Les assaillir de la sorte avec une forêt d’horodateurs, en faire fuir certains par une pratique excessive, agressive, éhontée de la loi sur le stationnement des véhicules, c’est fatalement en lasser un petit pourcentage, faire naître des actes d’incivilité dans le pire des cas, dans le meilleur des cas s’exposer à des réactions courtoises mais courroucées comme je le fais ici. Citoyen lucide, sensible à la dérive de certaines mairies, je me fais un devoir de m’élever contre cet état de fait.

Apprenez monsieur le maire qu’en tant que citoyen au volant de mon véhicule je ne me suis pas senti respecté par la mairie de Saint-Malo dès le seuil de la commune franchi. Juste considéré comme un payeur -non pas potentiel mais obligé- d’un minimum de 1 euro cinquante.

Le principe m’a exaspéré.

En outre, et cela ne relève pas de la responsabilité directe de la mairie je vous le concède, un certain nombre de restaurateurs exerçant dans la vieille ville ont des compétences assez limitées dans le domaine gastronomique, ce qui ajoute au ternissement de l’image de Saint-Malo qui a tendance à ressembler de plus en plus à un authentique « piège à touristes » (expression triviale mais claire, éloquente quant à la réalité des faits) plutôt qu’à l’agréable station balnéaire qu’elle fût jadis. Je n’évoque même pas la présence infâme des marchands de glaces non artisanales ni l’industrie grotesque des vendeurs de souvenirs idiots gâchant le paysage urbain de l’antique cité…

Mon propos pourra certes vous paraître virulent, voire injuste : il est fondé et est simplement à la hauteur de mon irritation face à tant de déceptions lors de mon très bref séjour dans votre ville. J’aimerais que mon avis, même s’il paraîtra déplaisant à son destinataire, ce que je peux comprendre, puisse toutefois contribuer à l’amélioration des choses dans le domaine que j’ai évoqué, et ce pour le bien public.

En attendant, je ne remettrai plus les pieds à Saint-Malo.

Je reste à votre disposition pour éventuellement parler de ce problème et vous prie de croire, monsieur le maire, à ma parfaite considération.

Raphaël Zacharie de Izarra

PS :

Pour information j’envoie également cette lettre au maire de Cancale qui pratique la même politique du « tout horodateur » sur sa commune. Je la publie parallèlement sur Internet dans des sites dédiés au civisme.

Réponse du maire de Saint-Malo à ma lettre :

J'ai bien reçu votre mail du 21 août dernier par lequel vous me faîtes part de votre mécontentement au regard des règles du plan de stationnement en ville.

Tout d'abord, il me semble utile de vous indiquer que le plan de stationnement en ville a été élaboré dans la concertation avec les représentants constitués de la société civile locale, et qu'il s'agit d'un plan d'ensemble qui, naturellement, ne se résume pas à sa seule dimension économique.

La Municipalité a la volonté de préserver la qualité de vie et la tranquillité de ses résidants et visiteurs. Pour ce faire, plusieurs dispositifs se complétant ont été mis en oeuvre. Du parking d'accueil avec navette gratuite jusqu'au stationnement dans la vieille ville, en passant par des parkings de proximité en périphérie, chacun a le choix de sa propre démarche touristique, sachant que naturellement, plus on est proche du coeur de l'intra-muros, plus la pression est forte, et le stationnement puis la rotation des véhicules doivent alors répondre à des mesures de police qui passent nécessairement, comme c'est le cas dans des villes comparables, par des incitations financières.

C'est mal connaître la situation que d'imaginer qu'il était possible de laisser les choses en l'état, et c'est d'ailleurs pour répondre à l'attente si souvent exprimée que la ville va réaliser un parking souterrain de 500 places, sous la place Saint-Vincent, à proximité immédiate de l'intra-muros, et étendre à l'avenir les parkings d'accueil.

Il est également faux de penser que durant la saison, du 15 juin au 15 septembre, il puisse y avoir des heures creuses en journée. Les relevés horaires de fréquentation des parkings, comme des transports en commun, montrent au contraire une pression permanente justifiant d'ailleurs les mesures prises.

A l'avenir, une navette en site propre devrait compléter le système en place pour assurer une meilleure desserte des parkings d'accueil.

Je souhaitais simplement vous informer de notre démarche, de façon à ce que vous ayez une approche plus globale de ce que représente la gestion dynamique des flux de circulation, en tenant compte d'intérêts divers et parfois opposés.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

François BEE, Directeur Général des Services.

mardi 13 août 2019

1514 - Nos pauvres criminels

Aujourd’hui dans notre pays comme dans bien d‘autres, jamais le crime n’a fait l’objet de tant d’attentions caressantes.

De benêts idéalistes pétris de niaiseries gauchisantes, de creux humanistes farcis d’artifices idéologiques et autres flasques cervelles à la pensée escargotique bavant de doctes imbécillités en vogue cherchent à “comprendre” les auteurs des pires délits...

Au lieu de vouloir les condamner.

Dans leur esprit devenu amorphe, aseptisé, totalement dévirilisé, déconnecté non seulement de la réalité mais également du sacré, ils évacuent de plus en plus l’idée de châtiment, ridiculisant même la notion de “péché”.

Pour eux les plus infâmes crapules ne sont que les malheureuses victimes du sort. Mieux encore : les produits ataviques d’une injustice structurelle dont la société serait la seule responsable !

Plus prompts à s’émouvoir des larmichettes des loups coupables que du sang de leurs proies innocences, ils se démènent pour soulager les bobos des bourreaux. 

En effet, pour ces justiciers éclairés volant prioritairement au secours des méchants, les pleurs des volés, les séquelles des blessés, les plaies des meurtris faussent nécessairement la balance des tribunaux.

Par leurs caractères victimaires et partis pris émotionnels, donc irrationnels.

Injustes.

C’est que, à entendre ces progressistes, le plaignant porte fatalement les oeillères de la partialité... C’est même un despote, un dictateur, un affreux accusateur !

Pour ces belles âmes éprises de justice se sentant investies d’une si noble mission humanitaire, il convient avant tout de défendre l’honneur de la racaille, de réhabiliter l’image injustement méprisée de la canaille, de dénoncer la tyrannie des juges contre les accusés. Bref de lustrer la face des rats de nos égouts au lieu de la ternir négativement.

Les plaintes des honnêtes gens contribueraient même, selon ces zélés redresseurs de torts, à cet “inique et systématique acharnement” de la communauté vertueuse à l’égard des criminels.

Les gredins, fripouilles, larrons, malfrats et autres vauriens ne sont à leurs yeux que les simples jouets des vents contraires du destin.

D’après ces philanthropes patentés, les malfaiteurs ne seraient ni plus ni moins que les boucs-émissaires de la Justice. Les cibles abusives de l’ordre établi. Les souffre-douleurs discriminés de la loi oppressante.

En somme, les têtes de turc d’un insupportable état de droit qui piétine celui dont leurs protégés devraient jouir de manière inaliénable : le droit des nuisibles.

Autrement dit, la chose essentielle à prendre en considération.

Pour ces chevaliers du relativisme, ce qui compte n’est pas de punir les mauvais mais de culpabiliser les bons qui ne doivent leur bonté qu'au fait d'avoir marché sur la tête des mauvais, c'est à dire marché droit !

jeudi 8 août 2019

1513 - Migrants de France

C'est parce que nous avons des millions de chômeurs français dans notre pays que nous avons besoin, pour notre plus grande chance, davantage de migrants issus du continent africain.

Sans diplômes, sans ressources, sans bagage culturel européen mais pleins d'avenir dans l'assistanat social conjugué avec la légendaire, ingénieuse et fructueuse "débrouille africaine" qu'on admire tous...

Ce qui justifie de manière éclatante la raison d'être de nos structures dédiées à cette merveilleuse idéologie de générosité, d'ouverture aux autres débouchant sur l'enrichissement de notre société par l'instauration du très attrayant, très réjouissant, très salvateur multiculturalisme !

Certes de mauvaises langues assimilent ce reluisant modèle de l'astuce et du savoir-faire allogène à de la "délinquance" pure et simple...

Mauvais choix de style linguistique de la part de ces arriérés introvertis. Nous savons bien que le repli identitaire de nos concitoyens est une authentique régression civilisationnelle, et c'est bien pour cette raison que nous accordons prioritairement à ces populations nouvelles toute légitimité pour la défense et la promotion au sein de la société française de LEURS particularismes natals, sociologiques, ethniques...

Ce qui motive cette si éclairée, si opportune, si appropriée politique migratoire intensive, c'est précisément notre grande ouverture d'esprit à l'égard des autres modes de pensées, des moeurs exotiques, des différentes traditions étrangères qui ne sont pas les nôtres et que nous souhaitons ardemment adopter au nom de notre conception lumineuse du progrès.

Bref, nous n'avons pas encore assez d'Africains, d'Arabes et autres réfugiés apatrides de tous pays non européens avides de s'imprégner dans le texte des pensées de Montaigne et du théâtre de Molière. Des modèles du genre dans l'assimilation de nos grands auteurs, cela est aujourd'hui incontestablement admis.

Pas assez de diversités bruyantes, colorées et à la mode de chez eux, c'est à dire de leur brousse natale, visibles dans nos rues !

Pas encore assez de ces enrichissants invités-sans-papiers illégaux (mais qui deviennent automatiquement légaux quand même à la fin) accueillis dans nos centres d'hébergement d'urgence, présents dans nos institutions séculaires, bénéficiaires de tous les droits de nos CAFS, de notre Sécurité Sociale, de nos allocations...

Des populations bien insérées, francisées jusqu'à la moelle, tellement éloquentes avec l'importation enchanteresse sur la voie publique de leurs sabirs maternels...

Avec leurs djellabas de pure origine, leurs boubous "comme au pays", leurs voiles faciaux adaptés à notre esprit progressiste (c'est à dire presque intégral mais pas totalement intégral), ces minorités-majoritaires intégrées sont l'avenir de la France, c'est certain.

Et que dire de leurs boutiques raciales (épiceries, coiffures afros et autres magasins halal) apportant au paysage urbain de notre France éternelle cette touche fleurie qui lui a toujours manquée ?

C'est parce que nous avons besoin d'encore et toujours plus de cet atout d'outres frontières que nous devons encore et toujours plus ouvrir nos coeurs, nos portes, nos mentalités à ce providentiel apport de talents, de forces vives, de sang neuf que constitue le repeuplement de notre territoire national par ces arrivants arrivistes pleins d'ambitions, pleins d'enfants, pleins de gratitude.

lundi 5 août 2019

1512 - Fièvre d'esthète

J'erre mollement sous la flamme lunaire éclairant la morte campagne tel un cierge au-dessus d'un cimetière.

Le monde en sommeil est hanté par l'énigmatique lueur.

J'entends les murmures plaintifs de la tête nocturne, puis ses pleurs dans mon dos.

La Lune s'ennuie dans la nuit, seule là-haut.

Elle ne sait pas, pauvre pierre froide, malheureuse défunte, triste chose loin de tout, que je l'aime de mon coeur de misanthrope, de mon âme de solitaire, de mon être de glace.

Je sens son regard inquiet, ses pensées pesantes et profondes, ses rêves étranges et incompréhensibles, et je chemine plus léger que jamais en songeant qu'elle est ma seule amie.

Sa lumière sur la peau des hommes les fait ressembler à des cadavres : c'est la compagne idéale qu'il me faut, elle le spectre, moi la tombe.

Mais elle ignore qui je suis. Elle me prend pour un mortel pareil aux autres : indifférent.

Et mon ombre s'allonge sous le front résigné de Séléné au fil de sa chute vers l'horizon.

Alors elle disparaît et, sans le savoir, emporte avec elle mon éternel amour.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/Cvytk-mBoiY

1511 - L'air de terre

En ce mois d’août je vais vous parler d’endives, d’hiver, de grêle et plus particulièrement du mois de février car là sont mes ailes, là vole mon âme, là s’ouvrent et vos oreilles pour m’entendre pleuvoir, et vos coeurs asséchés par l’été pour me lire avec fruit...

Oui, je rêve invariablement de chicons couverts de givre, d’averses de glace cinglante, mais aussi de la lumière bleue, froide, argentée, aiguë des jours de février.

Ma nature est ainsi faite que je ne vibre véritablement qu’à la saison des giboulées, ne prends racine que dans la neige fondue, ne m’allume que sous le grésil, ne brûle de vie, d’amour et de joie que les pieds pataugeant dans l’onde molle et glacée des temps de dégels...

Vous qui buvez avec délices ces mots suprêmes et vous qui avalez de force ces glaçons tranchants, apprenez que je me chauffe de froidures où brille ma conscience, me réjouis du verglas où se reflète mon esprit, m’enchante de l’eau glaciale qui enflamme mon être...

Je suis un frisson esthétique né pour étinceler entre janvier et mars, un feu blanc d’âpre pureté fait pour se fondre dans les flots et déluges des froideurs brumales se changeant en coulées germinales.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/tRPgvcvjOoo

samedi 3 août 2019

1510 - Turquie

C’est à Istanbul que le monde se lève.

C’est là qu’il commence, brille et s’éternise.

Et se répand dans tout le reste du pays à travers ses fleuves, ses mythes, ses chants, ses plaines et ses sommets.

Dans des fracas de lumière et des odeurs de soleil.

Mêlés de fumées mystérieuses et de saveurs rances d’épiceries oubliées, comme perdues au fin fond de l’Univers.

La Turquie est une friche immémoriale, un éden âpre, rude, rugueux, un vieux jardin plein d’oiseaux rêches, une rocaille féconde cachant des amoureuses aux complaintes gutturales et révélant des abricotiers éclatants.

Une terre antique où les hommes cheminent dans notre siècle avec des têtes d’antan, utilisent des toilettes bibliques, voient leur avenir à l’image de leur passé : sur les rivages immuables du Bosphore, au bord de l’immensité terrestre, entre Europe et Asie, c’est à dire entre monts et merveilles.

C’est à Istanbul que l’aube paraît en premier lieu, avant de se diffuser partout ailleurs.

Et c’est également là que la nuit la ville sans âge qui étincelle devient pareille au firmament.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/oF3VXbuguAU

mardi 23 juillet 2019

1509 - L'importun

Il est là.

C'est une prière, un miracle, un mystère incarné.

Il se sent bercé par l'éternité, comme descendu d'une étoile pour hériter de la lumière du monde.

Ce trésor n'a pas de prix : il est aussi précieux que l'Univers.

C'est une chose sacrée qui dort dans un autel intouchable. Protégé par des lois divines. 

C'est un sourire que bénit tout ce qui vit, aime, brille : les fleurs, les hommes, les astres se préparent à la venue de ce prince, de ce bout de Ciel, de ce porteur d'infini.

Et les anges se prosternent même devant sa face sans péché.

Mais pour l'heure, il rêve, il attend, il est pur, il est innocent et ignore qu'on veut le tuer.

Il ne sait pas, pauvre enfant condamné à mort par avortement, coupable d'exister, que c'est sa propre mère qui l'assassine.

VOIR LES TROIS VIDEOS :


https://youtu.be/HZOhAjBwM9A

https://youtu.be/JrZXbzZasHY

https://youtu.be/FOgx3mxQtqY

samedi 20 juillet 2019

1508 - Repas pas fin

Midi vient de sonner dans la pension, c’est l’heure de nourrir les résidents.

Une attablée de radins notoires et autres mesquins pathétiques attirés dans cet établissement pour ses prix imbattables.

Bref, des pensionnaires peu regardants sur la qualité des services, peu difficiles, peu fréquentables..
.
Mais ce n’est pas le pire de cette assemblée d’adeptes de l’économie et de la guenille.

S’ils n’étaient que ladres extrêmes engagés dans une course enragée à l’épargne la plus sordide, le tableau aurait pu être assez aimable à observer.

Sauf qu’avec ce troupeau de goinfres réunis en ce lieu douteux pour la même cause, la cupidité jusqu’à l’asociabilité, on atteint des sommets dans tous les domaines de la puanteur humaine...

Il y a Alphonse, brute avinée et abruti total employé dans une casse automobile. Fort désagréable avec ses manières grossières, repoussant avec ses mains calleuses noires de cambouis, méprisable avec ses airs d’alcoolique, mais surtout affligé d’une laideur dont il ne semble pas avoir conscience, et dont il se moquerait parfaitement du reste, il fréquente assidument les prostituées qu’il frappe régulièrement pour des histoires de prix jugés trop élevés.

A côté de ce Quasimodo ivrogne, c’est Ernest. Un jeune naïf névrosé maigre comme un clou prêt à tous les sacrifices pour vivre chichement jusqu’à sa mort. Un idéaliste de l’avarice complètement timoré et sans le sou souhaitant vivre en éternel célibataire, loin des tentations de dépenses. Un cas désespéré d’à peine vingt ans.

Voici le surnommé “sans-nom”. Un taiseux taciturne dont on ne sait rien ou presque. Chapeau crasseux, visage dur, regard austère. Une indifférence totale pour ses semblables mais une passion brûlante pour ses piécettes accumulées dans ses poches. Trésor dérisoire en provenance d’on ne sait quel minable trafic ou de quelle oeuvre de vile mendicité... Capital misérable qu’il compte et recompte à longueur de journée de crainte d’en perdre une ou deux onces. Ou de s’en faire voler une ou deux gouttes.

En face, Nestor. Pauvre type veule au menton fuyant, sans caractère ni attrait, sans morale ni moindre hauteur intérieure mais doté d’un sacré sens pratique, il ne vit que pour accumuler des biens que jamais, il le sait, il ne dépensera. Une lubie pathologique.

Le nez dans ses notes, l’oeil dans la becquée de ses voisins, Alfred le comptable ne cesse de comparer, peser, calculer, cherchant querelle pour des peccadilles, profitant de la moindre occasion pour grappiller quelques centimes, revendiquer des droits sur un quignon de pain supplémentaire, hurler à l’injustice dés qu’il se sent floué sur deux bouts de miches ou trois fois rien.

Enfin Ursule, l’égoïsme incarné. Méchant par nécessité, amer parce qu’il ne peut faire autrement, violent quand il le faut c’est à dire à chaque fois qu’il fait face à plus faible que lui, malveillant parce que ça ne mange pas de pain, dénué de scrupule en affaire comme en tout, il n’a qu’un but : lui, lui et lui.

L’hôtesse, qui est du festin elle aussi, sert le premier plat sous les regards avides.

Renfrognée, l’oeil mauvais, la ride crapuleuse, la mégère pose sur la table une pleine plâtrée de carottes râpées. De la méchante nourriture qu’elle a eu pour rien : des invendus gâtés, abimés récupérées dans les poubelles du marché du coin. Une fois réduit en miettes, le légume semble comestible, surtout relevé d’un vinaigre bien fermenté. D’une acidité à dissoudre les saveurs les plus suspectes...

C’est la ruée générale vers le mets toxique.

Les palais sont frustes, les estomacs aguerris, les appétits rudes et les exigences au rabais : l’infâme entrée est avalée par les affamés en quelques bouchées.

Dans des déglutitions ogresques et bruyantes.

Sept mangeurs plongés dans une atmosphère sinistre. Nul ne parle, chacun est tout à son assiette, préoccupé par ce qu’il ingère : le plus possible, sans en perdre une miette, sirotant la moindre once de vinaigre stagnant au fond de l’écuelle, léchant indifféremment reste de sauce, jus égaré, huile stagnant sur les rebords du couvert...

Et la patronne qui surveille, épie, espionne et juge tout en mastiquant.

Le plat de résistance suit sans tarder, embaumé de vapeurs rances. C’est une marmite de patates confectionnée avec les restes de la semaine. Tout ce qui a échappé à la poubelle se retrouve ici haché-mélangé-servi-sans-chichi !

Un menu de roi pour ces gueux attitrés, non pas tant par la qualité plus que discutable de ce vague ragoût mais par son énorme quantité... De quoi caler au maximum ces ventres âpres au stockage. Les bénéficiaires de l’aubaine n’en demandent pas plus !

On assiste alors à une ripaille effrénée. Ca bâfre, ça éructe, ça jure, ça recrache et ça remange, ça se gave le gosier jusqu’à l’étouffement... Même quand ils n’ont plus faim, les plus voraces d’entre eux continuent à s’alourdir, se distendre la panse avec ce Parmentier infâme, tant qu’il en reste, tant que les autres n’en veulent plus, tant que c'est toujours le même prix pour un ou pour dix !

Pas de dessert.

Pas pour des corbeaux aussi glauques, pas pour des bêtes aussi lugubres, pas pour un tel bétail, non...

Le déjeuner englouti, chacun repart à ses occupations, les unes futiles, les autres louches, sans un mot, sans une politesse. Rien qu’avec des ténèbres dans l’âme, de l’ombre sur les fronts, de la méfiance sur les mines.

Voire de la haine envers les patates.

Certains coeurs sont pleins de médisances pour la cuisinière, de regrets de n’avoir pu manger plus et d’avoir finalement dépensé trop, d’autres sont vides de tout sentiment humain, impassibles, indifférents, battant comme bat le coeur des bovins.

Le soir ils se retrouveront tous pour le dîner qui sera fait d’on ne sait quoi mais d’où on tirera d’eux, dans le meilleur des cas, le plus exécrable qui soit.

jeudi 18 juillet 2019

1507 - Femme, tu n'avorteras pas !

Femme, précisément parce que tu es libre, libre et responsable, libre et généreuse, riche de ta fécondité, tu ne supprimeras pas le fruit que tu portes.

C’est un don du Ciel, la propriété de Dieu, le bien de l’Humanité, un trésor sans prix qui t’a été confié.

Le féminisme est une pure abomination, un blasphème, une monstruosité, la négation de ta réelle féminité, l’outrage à ta maternité, l’ennemi de ton ventre, l’assassin de ta fertilité, le meurtrier de ton enfant.

C’est l’égoïsme total déguisé en bon samaritain, la bêtise absolue parée de fausse lumière, la méchanceté suprême grimée en ange charitable.

Une putain satanique se faisant passer pour une Sainte Vierge.

La “cause féminine” est une imposture. Ce démon prétend te libérer alors qu’il t’enchaîne, t’aliène, te dénature.

L’authentique apôtre de la femme ne la blesse pas, il la protège. Il ne la corrompt point, il l’élève. Il la respecte au lieu de la dévoyer.

Or l’avorteur veut faire mourir ce germe de Dieu en toi, cet embryon à qui tu refuses, toi aussi, tous les droits.

Mais également la suffragette, le pervers, le progressiste : tous veulent profaner ton autel, vendre ta peau, ton image, te transformer en mâle, en poupée rentable, en produit de mode, en pion, en esclave.

Et finalement nier ton âme.

Et cela, au nom de la liberté de pécher, de la jouissance de faire le mal, du plaisir de la transgression.

Avorteurs, suffragettes, pervers, progressistes sont animés par le vertige des abîmes.

Rien n’est sacré à leur yeux, sauf l’émancipation de ta chair de sa source céleste, la libération de ta pudeur, la délivrance de ton foetus avant son terme.

Ce qui te glorifie n’est pas de tuer l’innocent, de te substituer à l’homme, d’offenser la vertu, de violer les lois universelles mais de suivre ton véritable chemin, celui qui t’a été assigné par ton Créateur : enfanter, servir, aimer.

Tels sont ta dignité, ton honneur, ton vrai bonheur.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/FVwf1Ux4GdE

samedi 13 juillet 2019

1506 - Mes vrais amis

Je suis une féroce compagnie.

Pour me mériter il faut en payer le prix. C’est la vraie valeur des choses justes.

Et belles.

Ceux qui m’aiment vraiment m’aiment réellement : sans artifice, avec les yeux de la vérité.

L’attachement véritable que me vouent mes rares amis vient de leur crainte bénéfique de mes mots secs issus de mon coeur sans fard.

Non de l’illusion que procurent le mensonge, l’hypocrisie, les fourbes gentillesses.

Dur avec mes frères humains parce qu’exigeant, rude envers les tempéraments flasques ayant besoin d’être forgés au contact de ma lame, on finit par m’apprécier pour ma sincérité de fer.

Ou par me détester pour mon inflexible rigueur.

Ceux qui préfèrent les cruautés de l’objectivité et la froideur de l’équité aux mollesses et flatteries des communes tendresses me tiennent en réelle estime.

Vous souhaitez faire partie du cercle des élus, des intimes se sachant supérieurs par l’esprit, des privilégiés pouvant causer avec moi d’égal à égal ?

Dépourvu de ce masque de l’âme et de cette obscurité de langage produits par les civilités artificielles, je crache ma lumière à la face des rats que vous êtes !

Tant mieux si elle vous éclaire, tant pis si elle vous blesse.

Pourfendeur du faux, chasseur d’inepties, ennemi de toute hérésie, je ne cherche querelle qu’aux cafards et ne m’adresse qu’au Soleil.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/6zYv-u8L1es

1505 - Berger des lourdauds

Je suis né pour  la gloire, vis sur Terre avec les nuages et veux mourir en plein ciel !

Mais, entouré d’ovins n’aspirant qu’à bêler en choeur, j’ai pour mission de guider ce troupeau de misérables vers les étoiles.

Je frappe sans état d’âme le moindre boiteux refusant d’avancer, cingle impitoyablement toute incarnation de la faiblesse, gifle avec une saine rage mêlée de joie chaque tête médiocre.

La multitude indigente est faite pour suivre plus grand, plus beau, plus fort qu’elle, non pour tracer sa route de fange.

Ces moutons que je tente de rééduquer me doivent respect, reconnaissance, admiration. 

En échange je leur offre la vraie liberté, cette divine légèreté que procurent les ailes intérieures.

Je casse du Dupont, brise les rêves pitoyables de l’homme de la rue, anéantis les illusions affligeantes de monsieur tout-le-monde, crache sur les autels ineptes de ces profanes, urine sur leurs écrans de télévision, blasphème leurs veaux d’or de consuméristes !

Et cela, au nom de la libération de ces animaux à face humaine.

Contre ces douloureux sacrifices d’ovidés, d’ânes et de porcs, bref de brutes, de bêtes qu’ils sont, ils accéderont aux merveilles des hauteurs, à l’éblouissement des sommets, à l’extase des HOMMES, des vrais.

En attendant, ils devront suer, encaisser, morfler.

Tel est le prix de l’accès des minus à l’Empyrée.

Et c'est la raison pour laquelle je suis parmi ces incrédules abrutis de matérialisme, moqué, raillé, incompris.

Mais toujours debout, imperturbable, sûr de moi, indifférent aux sarcasmes, maintenant le cap vers la Lumière. 

Eux les larves, moi l'astre.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/IIbtyal_BXU

1504 - Eau-de-vie

Du miel mêlé de nuages, telle est l’idéale union entre les deux plus sublimes éléments de la Terre que m’évoque l’image de Farrah Fawcett.

L’alchimie poétique la plus choisie : du sucre enrobé de nues, des volutes d’onde azuré parfumées de nectar, des arabesques nivéennes abreuvées d’ambroisie, bref la réunion follement angélique de l’or et du ciel.

Ou la lumière incarnée sur un visage.

Du vomi d’abeille mélangé à l’haleine de la planète.

Du dégueulis d’insecte aspergé de brume aérienne.

L’assemblage du miel et des nuages : un ciment céleste issu des deux plus pures légèretés de ce monde.

La quintessence du Cosmos, le fleuron de la Création, le meilleur de la matière et de l’esprit. Une liqueur d’extase comparable à du jus galactique, à du lait d’étoile, à de la crème de fleur.

Un principe esthético-poétique rare mais essentiel, divin, qui fait interagir les petites et grandes causes, naturelles et spirituelles -toutes sacrées-, et fait frémir le coeur de l’Univers.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/xXpI7gpq5Rg

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique