samedi 29 décembre 2018

1316 - Froideur de flamme

C'est dans le minéral, l'onde et l'air que j'extrapole, sublimise, alchimise et finalement fais idéalement s'incarner l'image de Farrah Fawcett.

Ce n'est pas dans le feu que rayonne sa blanche beauté, mais dans le froid.

La profondeur du cloître et la douceur du roc, la brûlure des giboulées et la caresse de l'orage,  la clarté lunaire et le gel des matins d'hiver, telles sont les figures anguleuses dépeignant cette créature entre mythe et dérision, gloire et vulgarité.

La pierre, le verre, le jour : je fais de cette femme, de cette Vénus océanique, de cet astre femelle une cathédrale gothique.

Elle est un cri vers l'infini, un chant adressé au Cosmos, le pur souffle de Dieu.

Elle est le vent glacial sur les plaines de l'âpre Sibérie et la brise printanière sur l'herbe des prairies.

Cet être de chair façonné avec de la lumière, devenu charogne puis poussière, réduit aujourd'hui à des os sous terre, continue de resplendir à travers sa fleur tombale, ce granit mortuaire immortalisant son nom.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=SRE-M1XVOeM&feature=youtu.be

samedi 22 décembre 2018

1315 - La fille aux reins solides

Ha ben ça y est je suis tombé complètement dingo-amoureux d’une teutonne !

Mais attention, elle n’est pas grosse du tout hein ! Ce n’est pas parce que c’est une Allemande que c’est une barrique. Tout le contraire même.

Enfin si elle a des grosseurs en fait, mais ce sont rien que des bonnes formes.

C’est à dire des sommets. D’amples cimes de chair. De vastes pointes qui tombent à pic.

Bon aller je vous le donne en mille : la fille des Goths a de fastueux lolos.

Une paire de poires comme des perles.

Elle se nomme Frida. Ou Fridouille. Ou Grossandouille, je ne sais plus trop.

Enfin l’essentiel est qu'elle soit belle comme un pot de miel. Elle a des yeux clairs, bleus et blancs dans lesquels se reflètent la Lune, les nuages et les juteuses promesses d’amour.

Ses cheveux longs sont bouclés, on dirait même un peu ceux de d’une Vénus italienne. Sauf qu’elle est fortement dotée, côté poumons. J’oubliais : cette enfant de l’Allemagne parle l’Allemand mais ça ne me dérange pas.

Je lui ai fait comprendre, avec des gestes fous et des cris enchantés, que j’étais épris de son esprit.

Et enflammé par les vagues, et l’écume, et les flots de ses plages dorées.

Je ne vous ai pas précisé qu’elle était jeune et blonde, cette grande abeille aryenne aux tétons titanesques ? Mais vous l’aviez deviné, n’est-ce pas ?

Bref, face à ma flamme déclarée son visage s’est irradié d’un bonheur singulier car jamais jusqu’alors on ne lui avait chanté des odes à la gloire de ses bavoirs.

Elle ne rejette point les obsessionnelles arabesques phraséologiques finement étudiées que je lui adresse avec conviction et emphase étant donné qu’elles sont émises dans ma langue natale, le français.

Un parler qu’elle ne comprend guère.

Quelle importance ? Elle sait, lorsque nous partageons ensemble une tartine de pain noir de son pays, l’intensité de mes feux à son endroit.

Cette créature d’outre-Rhin aux tétines gonflées de musique wagnérienne me fait vraiment oublier le souvenir des rois de France !

Quand je suis près d’elle je ne pense absolument pas aux grenouilles, aux fuseaux horaires ou aux bières bretonnes non. En compagnie de cet oiseau aux lourdes plumes je n’ai de pensées et d’yeux que pour le ciel de Bavière, avec ses forêts sombres et ses chemins mystérieux... Ainsi qualifié-je les contrées de cette fée de rêve.

Elle respecte le chant matinal du rossignol, aime la danse des colombes en fête et s’abreuve avec grande sagesse de la lumière de tout astre radieux. Son unique folie consiste, et je lui pardonne cette fantaisie, à étendre ses ailes les jours pies comme le ferait un papillon ivre d’azur.

Elle est fière de ses éclats. Heureuse de ces fruits offerts. Pas du tout honteuse de porter tant de biens de jour comme de nuit. Il est donc normal de vouloir les sortir le dimanche à la messe.

Monsieur le curé approuve.

Ha ! Si j'en avais encore le temps et l'énergie, je vous  beuglerais sans me lasser et en des mots débordants et détonants cette étonnante affaire au sujet de cette Germaine dont je suis devenu le serf dévoué, ébloui par ses lignes femelles, ses dômes atypiques, ses clartés germaniques...

Si la vache de Normandie incarne le meilleur de nos fromages, je peux vous certifier que la femme teutonique, du moins celle que je connais, est la reine des émois organiques !

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=QYudZe6jJeQ&t=2s

vendredi 21 décembre 2018

1314 - Joyeux Noël !

Les pécheurs ont dénaturé la sainte fête de Noël.

En remplaçant le message céleste par une grimace, ils ont défiguré la face de Dieu.

Les pauvres gamins de ce siècle, analphabètes, abrutis par la décadence de l'Education Nationale, ignorants du culte chrétien, corrompus par leurs parents indignes, ne savent plus ce que représente ce jour.

L’âme violée par les écrans dés leur plus jeune âge, gavés de toutes les bagatelles à longueur d’année, ils ont perdu innocence, décence, patience.

La naissance du Sauveur est devenue une vaste pornographie alimentaire, une diablerie consumériste, une beuverie familiale.

La Nativité se réduit, chez ces sauvages, à répéter annuellement les mêmes bombances rituelles. Bêtement. Tragiquement.

C’est à dire à profaner le Ciel et ses anges, outrager la Croix, offenser la Vérité à travers leurs mastications festives de bovins décérébrés.

Une injure au Christ planifiée des mois à l’avance et généralisée à l’Occident.

Le soir du 24 décembre les impies s’habillent de toc, se repaissent de gras, s’offrent des futilités, se réjouissent de leurs imbécillités, n’espèrent rien.

Grossièretés, mièvreries, niaiseries puérilités, vacuités : c’est en ces termes qu’est célébrée la divine lumière...

L’obscénité, tel est l’esprit de ces foules sacrilèges lors de cette nuit sacrée.

Ces blasphémateurs qui se croient décents, honnêtes et dignes sont à prendre en pitié.

Prions pour ces ânes, veaux, moutons et porcs bipèdes qui, dans leur état, ne méritent pas l’estime des êtres supérieurs de mon espèce.

jeudi 13 décembre 2018

1313 - Etoile au beurre

Des étoiles, du beurre, des fleurs, un peu de caramel, tels sont les mots qui me viennent à l'esprit lorsque j'évoque l'image de Farrah Fawcett

Avec, bien entendu, des océans de Cosmos, de cosmiques azurs et de vastes étendues sidérales.


Tout cela est certes bien banal.


Aussi, ajouté-je que cette femme ne se limite pas, dans l'infini de ma tête, à ces pompeuses fadaises, Dieu merci, mais se prolonge encore dans les particules étincelantes de ma cheminée sarthoise, dans les atomes éternels de l'eau des rivières aurifères, dans l'éblouissement mémorable et inextinguible de la flamme solaire estivale de l'année 1976...


Cette face de galaxie, je la trempe dans l'écume fraîche des vagues de Cayeux-sur-Mer et je baptise cette défunte texane créature "Vénus des cailloux".


Je peux encore agrémenter ce saugrenu mais esthétique tableau "plumistique" par des détails justes et vrais quant à l'élaboration du portrait de cette belle planète blonde des cheveux et bleue des yeux qu'elle fut : le coquillage immortel de la Terre immémoriale irradiait de ses traits radieux et des flots de beauté sélectionnée jaillissait d'elle pour aller se mêler aux éléments essentiels du monde.


Ether, paille, herbe, vent, or, sel et même menthe entraient dans l'angélique composition de celle que je décris ici en termes aqueux, nivéens, astraux, atomiques mais aussi anti-floraux.


Bref, l'allégorie sera complète une fois ce texte terminé : c'est là, au bout de ces mots lisibles, que commencera le mystérieux et indicible chemin de la poésie.


VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/cOWV7WY5ZhU

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique