vendredi 28 février 2020

1572 - Une étoile dans le potager

Ce matin au marché des Jacobins j'ai croisé son regard indifférent.

Son sourire, bien que purement commercial, m'a cependant brûlé le coeur et, enivré par la vue de cette Vénus maraîchère à l'aspect légèrement populaire, je lui ai commandé un avocat superflu, en plus de mes quatre endives "réglementaires" et de mes quelques bananes indispensables.

Cet avocat, pris au nom de ses beaux yeux, je le dégusterai en rêvant de ses lèvres, en espérant ses mots, et j'adresserai d'indicibles louanges gastronomiques au fruit gras serré entre mes doigts.

Je pense à elle et je suis pris de vertige. 

Je sais bien que je suis un astre et qu'elle n'est qu'un oiseau du pavé, que je suis le Soleil et qu'elle n'est qu'une brise, que j'incarne le tonnerre et la lumière et qu'elle me reçoit comme un vulgaire amateur de fruits de saisons...

Elle n'imagine point qu'une étoile virile et fracassante s'est mise à genoux devant sa face de pomme à peau de pêche. Elle continue, insouciance, ignorante de ma flamme, à proposer ses denrées horticoles aux affamés du quotidien.

Et moi, je vole, je prie, je tremble, je me consume d'amour idéalisé pour ce pissenlit des hortillons, pour cette rose des potagers.

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https://youtu.be/G4aWY9-0_1A

jeudi 27 février 2020

1571 - Voyage autour de mars

Les giboulées claquent contre les fenêtres et font des étincelles de glace sur le sol.

Le spectacle de cette eau d'artifice afflige mon âme déjà bien en peine et, paradoxalement, y verse également un peu de joie glacée.

Tout le charme de la grêle de mars est là : dans l'ambiguïté des morceaux de givre se mêlant aux rayons de lumière.

Tristesse des nues entrant dans une danse frénétique, sombre et quasi-nivéenne : un orage de mélancolie aqueuse qui produit sur les hommes une douce ivresse... Une sorte de spleen résultant de la rencontre entre le nuage et le caillou, l'azur et la boue, l'averse et le labour.

Bref, le baiser entre le ciel et la terre.

L'humide saison m'inspire des sentiments troubles. Quand elle assombrit le monde de ses bourrasques et fait chanter les vitres, mon coeur s'éclaire de pensées en semi-clartés.

Et je trouve belle cette pluie pleine de douleur et de confusion, passant de la déprime à l'arc-en-ciel, des pleurs à la sérénité, de la gifle froide au soleil en un instant...

Les deux extrêmes se croisent, se nuancent, se combinent pour offrir des tableaux changeants, brefs et intenses : tantôt le jour, tantôt l'ombre apparaissent comme dans un rêve.

Une errance qui durera une journée, une heure ou quelques minutes.

Le temps pour moi de voyager très loin, très haut, très mystérieusement dans mes brumes intérieures.

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https://youtu.be/onSt1xWxqNg

mercredi 26 février 2020

1570 - Les ailes du marché

Je brûle d'un amour violent, tendre et frais, follement ardent pour la vendeuse de fruits et légumes du marché des Jacobins.

Ma flamme pour cette Vénus trônant sur ses trésors potagers -garantis de premier choix- est aussi brutale qu'aérienne.

C'est un feu écarlate, bleu, doux, tranchant. Comme une salade de piments verts et de fraises mûres. Un mélange de sentiments venimeux et caressants.

A la vérité ses marchandises, aussi choisies soient-elles, ne m'intéressent nullement. Ou si peu...

Lorsque je vais lui acheter des prunes, c'est surtout pour me noyer dans ses prunelles. Et quand je vais chez elle quérir deux ou trois pommes, c'est au nom de ses pommettes que je viens. Si je veux m'offrir des poires, c'est parce que j'ai envie de voir sa fiole. Enfin, les jours de carottes je suis à ses bottes.

Et je ne vous parlerai pas de mes subits appétits pour ses noix de coco... S'il fallait que je développe, on me prendrait pour un gros cornichon.

Quoiqu'un tantinet philistine par ses allures, la marchande rayonne telle une déesse de calendrier Vilmorin, glorieuse parmi ses étals. Comme si un fournisseur céleste l'avait entourée des  diamants horticoles issus de quelque corne d'abondance...

Et je rêve comme un tournesol tout retourné devant sa face florale... Et je sens la verdeur du poireau qui s'enfièvre au fond de sa cagette, le trémoussement des pamplemousses dans leur panier, les tomates empourprées de désirs inavoués et les courges lascivement couchées sous la braise du Soleil... L'éveil des chairs, la langueur des pulpes et l'envol des pollens dans toute leur splendeur !

Mais je vais vous parler de l'essentiel sans plus me cacher derrière ce masque commode, et à vrai dire bien impudique, de l'humour : le sacré ne doit pas être rabaissé et terni par la dérision.

Je me fiche bien en réalité de ses végétaux étalés et tarifés, endives, agrumes et autres ors agricoles à portée de bourses ! 

Ce que je convoite, c'est le ciel de ses yeux, la lumière de son front, la pureté de ses traits, l'azur de ses lèvres, l'écume de ses baisers, le calme et la tempête de ses étreintes...

A l'extrême opposé, finalement, de ce terreux marché des Jacobins fréquenté par des bovins embourbés dans la lourdeur des habitudes dominicales.

Dans cette vaste foire aux pesanteurs, cette fille entourée de bananes et d'artichauts incarne pour moi toute la légèreté du monde au-delà des sillons nourriciers : un papillon posé sur une enclume.

Ou plus exactement, une fleur sur un tas de patates.

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https://youtu.be/PzwMD-jPXlc

dimanche 23 février 2020

1569 - La marchande de fruits et légumes

Sur le fameux marché des Jacobins du Mans je connais depuis assez longtemps une vendeuse de produits horticoles.

D'âge moyen, plutôt mince et bien faite, un peu vulgaire avec ses manières plébéiennes, d'une gentillesse naturelle qui n'est pas que commerciale, d'origine française ou kabyle -je ne saurais trop le dire-, le sourire facile et charmeur, la libellule tranche crûment avec la lourdeur, la trivialité de ses étals.

Ce qui, dans ce milieu rugueux peu enclin aux délicatesses cupidiques est plutôt inattendu...

En lorgnant d'un oeil critique et connaisseur ses cucurbitacées dodues, ses solanacées écarlates et autres oblongues et turgescentes productions potagères, en les tâtant et les soupesant consciencieusement, je flatte l'air de rien la détaillante sur les beaux calibres de ses comestibles, m'assurant par là-même de son attention toute professionnelle.

Lui acheter ses primeurs est pour moi un délicieux rituel dominical... 

A vrai dire, dés mes premiers contacts avec ses courges, poires et aubergines, j'ai eu le béguin pour la fraîche maraîchère. Ce qui justifie en réalité mon subit intérêt pour ses marchandises...

Ho ! Ce n'était rien de méchant... Juste une toquade, une bagatelle. Une amourette. Rien du tout.

Du moins lors de mes premiers achats... Et puis je me suis aperçu, en effet, que de dimanche en dimanche j'allais de plus en plus me fournir chez elle en endives, avocats, bananes et tout le reste... Pas que pour la qualité des denrées (un peu chères), évidemment.

Aussi pour son regard, ses paroles, son sourire. 

Toujours gratuits, quant à eux.

Je dois bien me rendre à l'évidence : aujourd'hui, je ne sais comment ni pourquoi, l'anodine fleurette du début est devenue un feu capital dans mon coeur d'esthète féroce.

Je devine bien que cette demi-foraine est d'une commune extraction et qu'elle restera insensible aux attraits austères de ma particule, aux séductions de ma poésie acerbe, aux crocs de mon machisme radical, certes. Les avances d'un sybarite de mon espèce laisseront froide cette bergère-épicière plus accoutumée aux caresses lénifiantes de l'eau tiède des gens de son rang qu'aux cruautés choisies de mes flammes d'envergure, je n'en doute pas. 

Cependant, comme je brûle pour cette espèce de quincaillière ambulante !

Je la trouve magnétique, irrésistible, enchanteresse avec ses traits éclatants, son regard vif, son front sans malice, bien que par ailleurs elle ait des allures béotiennes.

Jamais je n'aurais imaginé que je puisse un jour m'enflammer pour une roturière !

En dépit de son peu de naissance et de son industrie grotesque, je l'avoue, je suis furieusement épris de cette belle gueuse. Qui jamais ne le saura, à moins que je n'aie l'extrême audace de lui faire lire directement ce texte...

Ce qui est toujours possible dans l'état d'incompréhensible folie amoureuse où elle m'a mis.

Du marché, elle est devenue à mes yeux le plus attirant de tous les légumes !

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https://youtu.be/aE7NCBGCIQQ

jeudi 13 février 2020

1568 - Rat crevé

En croisant ce matin un rat crevé, éventré, faisandé au bord d’un égout, je décidai de l’incorporer à ce présent texte et de l’associer à Farrah Fawcett.

Périlleux exercice littéraire, il est vrai.

Par une astucieuse gymnastique de plume, je dois donc faire un lien fulgurant entre le cadavre puant du rongeur et la face parfumée de la radieuse texane.

Histoire de briller pour rien. Ou de me ridiculiser avec fruit.

Partir de la charogne de cette bête aux viscères ouverts et putrides pour arriver au sommet de ce qui, sur Terre et bien au-delà, a été conçu en terme de perfection esthétique. Pas facile, penseront les âmes frileuses.

Je relève pourtant ce défi sans palme ni bénéfice. Mais plein de panache et d’artifices.

Que pourrais-je donc dire de sombre ou de lumineux, de sot ou de sensé, d’opaque ou de fin pour mettre de la flamme sur de la neige et rendre la pierre aussi digeste que l’azur ?

Tout en me posant ces questions puériles, stériles, frivoles, du bout de ma chaussure je m’amusais à remuer les restes de l’animal en décomposition.

Et puis, dans un subit élan de dégoût mêlé de mépris pour ce que fut ce nuisible de son vivant et ce qu’il est devenu après trépas, j’éjectai le cadavre d’un coup de pied leste et précis. Je le fis voltiger assez haut avant qu’il ne valdingue en quelque recoin éloigné.

En fait, sans le vouloir, je l’avais balancé dans un parterre de roses magnifiques.

Et c’est là que mon texte prend racine.

Cette créature misérable, c’est une ordure de notre monde que j'ai jetée dans un jardin floral rédempteur.

Tandis que Farrah Fawcet c’est au contraire un champ de fleurs qui s’est déversé sur les misères de notre monde.

1567 - Le terreau du ciel

Parfois mes pensées, à la fois lucides et morbides, m'emmènent jusque dans les gouffres de la réalité la plus crue.

Ne voulant surtout pas occulter les aspects certes dérangeants mais réalistes des choses de ce monde, j'accepte d'ouvrir les yeux sur l'immonde, l'inconcevable, l'horreur.

Ainsi je décide de regarder le Soleil en face, c'est à dire le vrai visage de la mort, au sens propre du terme.

J'ose le vertige anti-esthétique.

J'imagine les traits de Farrah Fawcett sous l'ombre fatale, soumis aux lois du recyclage, se corrompant, s'anéantissant progressivement dans le secret de la tombe.

Alors, avec courage et audace, j'essaie de me figurer l'ignoble grimace résultant du processus de la décomposition des chairs. Avec la froide objectivité, le glacial détachement de l'oeil strictement scientifique, mon esprit me montre les hurlements et cauchemars de la putréfaction s'exerçant sur cette incarnation de la pure beauté.

Mais bien vite, et c'est un grand mystère que je ne puis expliquer, que je constate simplement, ma perception des distorsions naturelles issues de la pourriture du corps de cette femme change de manière extraordinaire !

Depuis les vues profondes -ou légères- de mon âme, les lambeaux de matière organique se réorganisent alors dans un nouveau tourbillon moléculaire pour former d'autres images, faire naître un portrait sépulcral différent.

Les particules désagrégées composant le bouillon macabre s'engagent dans un mécanisme de transformation des éléments encore plus affolant que celui attendu...

Sa physionomie liquéfiée par la destruction terrestre prend soudain des allures célestes.

Ses cheveux enroulés autour de son crâne se mettent à étinceler. Sa tête devient une sorte de tournesol sidéral. Et lentement les substances éparses vouées à la ruine se mettent à tourner, l'ordure et le chaos se métamorphosant en une harmonieuse expression...

Et tout refleurit, tout brille, tout est lumière.

Au lieu de l'atroce déchirure de ses yeux, de ses joues, de sa bouche, au lieu de l'affreux rictus d'un cadavre, de l'horrible sourire d'une charogne, m'apparaît une splendide vision. 

A la place d'un épouvantable amas désintégré de pestilence, je vois les spirales d'une galaxie.

mardi 11 février 2020

1566 - Chaque peuple dans son pays !

Simple bon sens commun : pourquoi des citoyens, des sujets, des enfants nés sur les terres de leurs ancêtres devraient-ils s'expatrier et se soumettre, se corrompre à une pensée, une civilisation, des coutumes qui ne sont pas les leurs ?

Pour quelle raison majeure la France recevrait-elle tous les naufragés économiques de la planète ? En quoi les problèmes internes des autres nations concerneraient-ils l'Hexagone et ses habitants ?

L'idéal ne serait-il pas que chaque humain vive sur son sol d'origine au lieu de le quitter ? L'ordre normal des choses n'est-il pas que chaque homme s'épanouisse dans son propre pays et non sous des cieux lointains ?

Quelle est donc cette étrange folie que de vouloir absolument mêler des populations radicalement différentes, opposées, inconciliables ?

La vraie panacée : que chaque individu participe à la construction de son royaume, de sa république, de son territoire natal ! Et non qu'il aille chercher asile hors de son nid...

Au nom de quoi la Gaule s'engagerait-elle à accueillir tous ces étrangers ? En vertu de quel principe aberrant les gens de notre sang accepteraient-ils de se "défrançiser" pour faire place à telle communauté, telle peuplade, tel intrus ? Au nom de quel idéal délirant les français se mélangeraient-ils à d'autres sociétés, d'autres races, d'autres cultures ?

Et si chaque peuple restait à l'intérieur de ses frontières et demeurait intègre, pur, homogène ? Cela constituerait-il un si grand crime que de respecter les caractéristiques de chaque ethnie, de chaque patrie, de chaque état au lieu de les dénaturer à travers des exils, des assimilations contre-nature, des métissages de masse contre-productifs ?

Adopter les moeurs, les rites, les croyances, les couleurs de l'allogène ne contribue nullement à 'l'enrichissement" de notre identité nationale mais bien au contraire à son abâtardissement.

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https://youtu.be/F2CumVRVaZU

samedi 8 février 2020

1565 - Réponse aux appels à la lutte contre l'homophobie

Ce siècle dément a criminalisé les plus sains comportements, les aversions les plus légitimes.

Peu à peu on a remis en question les réactions innées de l'honnête homme en les rendant illégales, méprisables, blâmables. Désormais celui qui ne vénère pas le veau d'or de l'homosexualité est considéré comme un paria...

Le péché aujourd'hui ce n'est plus l'homosexualité. Le péché aujourd'hui c'est de refuser l'homosexualité.

C'est même le mal suprême, l'opprobre totale, l'immoralité publique, le plus grand déshonneur du citoyen, et ce tant aux yeux de l'homme de la rue qu'aux yeux des juges qui condamnent et punissent ces salutaires comportements de sauvegarde...

Oui, le crime en France en 2020 c'est le refus de l'homosexualité. C'est même la grande affaire qui est dans l'air du temps.

Moi, je ne mange pas de ce pain-là.

Je demeure intègre, droit, décent. Je ne succombe pas à ces modes insensées où le vice, l'obscénité et les plus honteuses licences sont honorés, encouragés, montrés en exemple à nos enfants.

Je n'ai pas cédé aux délires de ces pervers qui se sont insurgés contre l'ordre naturel !

Les homophobes sont en réalité de vrais résistants, ce sont des gens sains, intègres, courageux qui refusent de se faire violer le cerveau par les adeptes décomplexés des dérèglements en tous genres.

La population, et surtout notre jeunesse, devraient être préservées de l'homosexualité et non pas être initiées à cette anomalie...

Les jeunes français devraient être protégés contre ces esprits criminels qui au nom de la tolérance veulent les corrompre avec l'idéologie malsaine de l'homosexualité et du transgenre !

Ces détraqués qui actuellement détiennent le pouvoir veulent culpabiliser les promoteurs de la vertu, les défenseurs de la norme hétérosexuelle, les adeptes de la droiture morale que nous sommes, nous les gardiens des valeurs absolues.

Ils nous appellent “HOMOPHOBES” pour mieux nous stigmatiser.

Ne nous laissons surtout pas faire ! Ils ont le pouvoir temporel certes, mais nous avons avec nous l'intemporelle vérité biologique.

Contrairement à leurs lois républicaines perverses, nous avons avec nous les lois naturelles, qui elles sont immuables et éternelles !

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https://youtu.be/bfI-0gnk8sY

vendredi 7 février 2020

1564 - Réponse à un "hypersensible"

(Réponse pédagogique faite à un de ces malingres fragiles et pleurnicheurs idiotement appelés “hypersensibles”.)

Les hypersensibles sont des larves, des caniches, des loques, des faibles, des inadaptés sociaux qui tentent de se faire passer pour des gens "intérieurement riches et remarquables" alors que ce ne sont que de pauvres déclassés.

Ils sont les purs produits d'une société en perte de repères, de plus en plus composée de membres narcissico-égocentriques cherchant du sens à la vie dans leur autolâtrie.

Moi je suis coach-expert en insensibilité. J'apprends aux mollassons comment devenir dur, très dur.

Je dénonce le croupissement mental de ces égotistes inutiles de votre espèce. Ce qui vous manque à vous "zébres" et autres bestioles autocentrées de tous poils, c'est le retour au réel. Un bon stage dans un camp de rééducation par le travail forcé vous ferait le plus grand bien.

Croyez-moi, après cela vos délires de flasques oisifs s'envoleront et vous serez des hommes, des vrais, capables de vivre en société avec vos frères humains actifs qui eux sont aptes à produire des choses concrètes au lieu de délirer stérilement en se regardant le nombril !

Cessez de bavarder sur votre petite personne “sensible” et allez travailler aux champs, allez vous confronter au réel ! La civilisation française est en train de s'effondrer, elle n'a pas besoin de traine-savates infécondes qui tournent en rond autour de leur “MOI JE” ! Il y en a déjà assez avec les pédés et les transgenres, n'en rajoutez pas avec votre émotivité de fifille dont les couillus n’ont que foutre !

Vous me reprochez d’être un grand narcissique, sauf que moi j'en ai les moyens ! Comprenez-vous cette différence essentielle avec ces fiottes inactives qui encrassent la société ? Je suis narcissique certes, mais également créatif, totalement insensible, plein de force et de santé contrairement à ces larves pleurnichardes qui ne cultivent que du bla-bla masturbatoire !

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https://youtu.be/8zLuwNoY4ms

jeudi 6 février 2020

1563 - L'immortalité du sable

Elle était tout en ciel et dentition.

Une tête de Lune au visage brillant. Avec une bouche ouverte sur un océan de brumes mystérieuses et de bleu glacé qui me rappellent les âpres étendues maritimes de Cayeux-sur-Mer.

A travers son front étincelant je vois, aujourd'hui encore, des sables lointains, des galets claquants, des vagues fécondes et de l'écume comme des flammes.

L'évocation de sa face florale aux reflets lunaires rend belles les flots sombres, tristes et infinis de la mer du Nord.

Morte depuis si longtemps, elle rend éclatantes les clartés de mon enfance et teinte d'azur le reste de  mes jours.

L'astre rayonna, se flétrit, devint charogne, puis ossements.

Mais demeure pure lumière par la toute puissance de sa mâchoire ogresque, support marmoréen de son sourire céleste qui dans le coeur des vrais esthètes laisse un impérissable sentiment de beauté éthéréenne.

Je ferme les yeux et je revois ses traits ineffables dans les immensités de mon âme. Je les rouvre et je l'aperçois dans le trouble de l'horizon. Je m'endors et son fantôme onirique m'apparaît au coeur de la nuit. Je me réveille et le rêve devient impression dure comme la pierre.

Preuves de l'éternité de la cause esthétique qu'incarna Farrah Fawcett.

mardi 4 février 2020

1562 - Je suis intolérant !

La tolérance c’est la flamme sacrée des faibles, des moutons, des mous qui, sans broncher, acquiescent à tout sans discernement.

Les gens tolérants ne hiérarchisent pas les êtres et les choses : pour eux tout est vérité, tout est égal, tout se vaut. Le mal est considéré, accepté, accueilli comme le bien. A leurs yeux il n'y a pas de différence entre le blanc et le noir, l'ombre et la lumière, l’authentique et le faux.

Ils ne font aucune sélection : vice et vertu sont mis au même niveau.

En agissant ainsi ils croient faire preuve de générosité et d'ouverture d'esprit mais ne prouvent que leur bêtise, leur folie, leur bassesse...

Moi je suis intolérant.

Je discrimine, je trie, j’échelonne : pour moi les gens de valeurs, très précisément, ne valent pas exactement les gens sans valeur... Un être de choix n’est pas n’importe qui. Et n’importe quel caillou ne ressemble pas à un diamant. C’est certes bête de devoir préciser cette lapalissade. Mais c’est bien de le dire.

Et même de le répéter si nécessaire, tant cette évidence n’en est plus une dans notre société en perte de repères.

Une âme sombre ne sera jamais une pierre précieuse, le feu n’est pas l’eau et une ronce ne ressemble en rien à une fleur. S’il y a des couleurs, des nuances, des différences dans la Création c’est que, justement, tout n’est pas pareil, tout n’est pas incolore, interchangeable, de même attrait.

Non, je ne tolère pas que le péché soit logé à la même enseigne que la droiture.

Je n’autorise pas que l’on puisse honorer l’ordure comme si c’était de l’or. Je ne consens pas à donner la parole aux menteurs, le pouvoir aux défenseurs de la perversité, la possibilité d’agir aux malfaisants.

Ce qui fait le prix des choses, c’est leur qualité.

Leur excellence et non leur médiocrité.

Mettre les caniveaux fangeux et les sommets enneigés à la même hauteur, c’est corrompre le monde, dénaturer la pensée, violer l’intelligence. Préférer un humain à un autre au lieu d’accorder le même crédit à tous, indifféremment, telle est la loi de l’amour. Non le tiède mais le brûlant.

Je n’approuve pas que le pestiféré revendique la même place que l’homme sain. Que l’ivraie réclame les mêmes privilèges que le bon grain. Que le marchand de toc exige le même salaire que le vendeur de vrai.

La récompense est faite pour revenir au méritant et le blâme au méprisable : c’est ça l’ordre normal des choses.

Oui je suis intolérant : je ne reçois pas à la même table la mauvaise herbe et la gerbe dorée, le rat de la boue et le lion plein d’honneur, le cafard qui rampe et le papillon qui vole.

Chez moi les immoraux doivent être nourris d’épines rédemptrices, les hommes honnêtes de pain chaud.

C’est que je ne veux surtout pas que la justice, la pureté, la probité soient bafouées par la tolérance.


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https://youtu.be/4r_YN-R1mZY

samedi 1 février 2020

1561 - Une odeur

L'autre jour à  travers ma fenêtre ouverte ça sentait l'ail, le persil et le beurre fondu. On préparait, me semble-t-il, des escargots dans le restaurant  jouxtant ma demeure mancelle.

Aussitôt des souvenirs d'enfance me revinrent en mémoire : je me revoyais, cinquante ans en arrière dans le nord de la France, courant dans l'herbe, l'âme légère, le pas leste, le coeur lumineux sous la clarté d'un été idéal.

Porté par ces effluves culinaires, je remontais dans mon passé.

Et le voyage s'avéra fantastique.

Ranimées par ces parfums de cuisine, d'autres images enfouies dans la poussière de l'oubli resurgirent dans ma tête. Fulgurantes.

J'avais l'âge des fleurs qui naissent au printemps. Je filais dans les airs comme une hirondelle. Avec des ailes pour aller jusqu'au Soleil. Et du vent dans les oreilles, et de longs cheveux sur mon front, et l'azur devant moi... 

Et je bondissais dans les prés.

Je croisais des sauterelles dans des immensités de verdure. Le ciel était parsemé de cerises. Les nuages beaux, mystérieux, prenaient des formes de glaces crémeuses. Une friandise inaccessible qui me faisait rêver depuis mon sol de candeur.

Des abeilles tournoyaient dans l'espace, des fourmis s'éparpillaient sous mon pied, des papillons se posaient sur ma main et je discernais des forêts infinies dans les brumes  de l'horizon. 

J'imaginais d'autres maisons derrière le bleu du lointain et le vague de ma vision... Des mondes indistincts peuplés de gens minuscules : l'effet de la distance me faisait rapetisser la réalité.

Et je cavalais dans les chemins.

Des avions parcouraient la nue et je les prenais pour des brindilles, tout là-haut... Et je ne savais pas s'il fallait rire ou pleurer quand on me disait que de gens se trouvaient à l'intérieur.

Et je trottais dans la prairie.

Je me sentais telle une particule de vie plongée dans un océan de lumière, étrange et merveilleux...

A quatre ans, dans le tourbillon de mes jours d'insouciance, je découvrais également l'odeur d'ail, de persil et de beurre fondu.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/ecIoSVNk1mE

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique