mercredi 1 mars 2017

1212 - Gens de goût

Ha ! que les hommes étaient beaux, que les femmes étaient gracieuses à leurs siècles de gloire !

Sous les ors de Versailles les messieurs bien nés portaient d’éclatantes postiches. Ils avaient de la morgue et du joli parler, de la poudre sur le front et du taffetas à la pommette. L’esprit haut et le geste précieux, ils savaient mêler la dentelle fine aux propos les plus saillants, leurs moeurs étaient délicates et leurs danses étaient nobles.

Ces dames et ces demoiselles, vertueuses et bien mises, flattaient la vue dans les salons et à la moindre brise, au plus léger motif, souffraient de charmantes vapeurs. A table ces élégantes demandaient le sel à l’imparfait du subjonctif et se maintenaient ainsi dans la soie verbales jusqu’au dessert. A l’heure des liqueurs, elles succombaient aux mâles avances dans de forts complexes arabesques grammaticales auxquelles il fallait répondre avec autant de virtuosité phraséologique et de rage libidineuse mêlées. Bref, elles faisaient honneur à la Civilisation.

Ces belles gens éduqués, raffinés, perruqués ne s’entretenaient point de philosophie avec la domesticité ni ne se frottaient à la gueusaille au nom d’une conception dévoyée du monde. Ces élus finement enfarinés tenaient leur rang.

Cette société esthète se pâmait devant des Watteau et persiflait tout ce qui s’éloignait des “Embarquements pour Cythère” et autres fêtes galantes. Le goût sûr et la sensibilité fine, ces châtelains affectionnaient les thèmes à leur portée de haut perchés.

Hôtes de demeures choisies, amies des lettrés dormant dans des alcôves lustrées, égales de l'espèce illustre costumée dans des fils précieux, ces honnêtes âmes joliment chaussées savaient vivre, aimer, danser le menuet, monter à cheval, et jamais dans leur existence exquise ne faisaient de faux pas, jamais ne sombraient comme en cette époque nôtre dans l’horrible vulgarité incarnée par la classe moyenne !

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=5Vo87LJ-ny0

http://www.dailymotion.com/video/x5dklkm

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Vive la poudre et la perruque!
Le peintre a oublié le pot de chambre
jeté dans la cour du château
Les conditions d'hygiène de vie déplorable
ne sont pas visibles sur les tableaux.
L'espérance de vie des femmes en âge de procréer
très faible (des suites de couches)
La population mourait des guerres,des famines
Les "rares" medecins sont réservés à la cour
aux courtisans et aux bâtards des princes./
Soyons VIGILENTS !
La "REPUBLIQUE"peut rendre les HUMAINS semblables
LibertEgalitéFraternité"
quand elle n'est pas entre les mains des "repus"

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

Anonyme,

Vos prétendues "conditions déplorables" de la gent élue des beaux siècles ne sot que pure propagande républicaine.

Il faut le savoir.

Raphaël Zacharie de IZARRA

Anonyme a dit…

Esr-ce que les générations de l'an 3000 jugeront notre actuelle existence
en feuilletant les catalogues de papier glacé dont les pages sont artificiellement
remplies de photos truquées/ portraits squelettiques des mannequins esclaves
du narcissisme?
Vous regardez les tableaux de peintres bien vernis en GOMMANT les sueurs et souffrance
des hommes,les bâtisseurs de ces châteaux,les serviteurs corvéables des aristocrates détenteurs de la guillotine ou de l'exil dans les colonies
L'histoire retiendra "la prise de la Bastille" Adieu pouvoir absolu !
Les conditions de vie étaient déplorables et les gens ne connaissaient pas l'hygiène!
Ils se contentaient de se parfumer pour l'odeur et se poudrer pour cacher la crasse
La République nous rend la lumière de notre Pensée Originelle" !
Tant pis pour ceux qui se croient pour Dieu le Père !!
LibrEgalité