mardi 9 juillet 2019

1502 - Justice pour les faibles !

Les faibles sont faits pour être écrasés, moqués, dominés, par les forts.

Tout pleurnichard est voué à échouer.

Battu, déclassé, méprisé, le geignard n’est pas fait pour le combat, la fortune, la gloire, mais pour la ruine, la poussière, l’oubli. Les destins de lions sont réservés aux loups, les défaites de mauviettes aux poules mouillées.

Le perdant se voit petit d’emblée. Il préfère le jeu minable et improductif de la victimisation de sa piètre personne à la production de lumière.

Ingrat envers le sillon qui le nourrit comme envers le Ciel qui lui a donné la vie, il maudit tout et ne crée rien.

Plutôt que de descendre dans l’arène des vainqueurs, la larve se plaît mieux à baver d’amertume dans son trou piteux.

Le minus se lamente stérilement des moindres coups du sort en attendant, passif, flasque, inutile, le retour d’un soleil qui jamais ne saura le contenter. Alors que le conquérant bénit les nuages qui l’arrosent et l’abreuvent, défie l’orage et s’amuse du tonnerre, brave la tempête et gonfle sa voile, se fait gifler par la grêle et en redemande !

L’optimiste, qui est un heureux homme, s’enrichit de tout ce qui lui tombe sur la tête. Il chante sous la pluie et même encore bien longtemps après car il aime ce qui vient, ne regrette jamais ce qui est... Douce ou brûlante, toute flamme le fait avancer.

C’est pourquoi les loqueteux ne méritent pas de s’asseoir sur le fauteuil des seigneurs.

Le seul devoir des princes de la Terre à l’égard de ces vermisseaux, c’est de leur destiner des coups de talons salutaires et rédempteurs en pleine tronche ! Et de leur demander ensuite de cirer la botte qui vient de les charitablement caresser, en remerciement pour cette tentative de les réveiller.

Qui se plaint d’être né ne récoltera que fruits amers et épines et c’est tant mieux ! Les roses et leur parfum ineffable sont exclusivement assignées par le Cosmos à ses élus : les êtres aptes au bonheur.

Le faible n’est pas celui qui a fait naufrage, c’est celui qui pleure sur le rivage sans en percevoir sa beauté. C’est celui qui ne se relève pas et coule, c’est celui qui, trop proche de ses pieds, ne voit pas l’horizon.

Bref, à chacun son salaire. La corne d’abondance pour les porteurs de joie, les épluchures pour les malheureux.

Autrement dit les cafards dans les chiottes, les papillons dans l’azur !

Là est la vraie justice du monde.

1 commentaire:

Liliana Dumitru a dit…

Que pensez vous des papullons dont on coupe les ailes et on oblige vivre dans les chiottes comme si c etaient des cafards??? Leur optymisme ne leur rendrerait leur azur.

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