dimanche 20 mai 2007

675 - Drame au collège

A travers cet article imaginaire à peine caricatural, ironisons sur les aberrations et excès de notre société contaminée par l'insidieuse dictature de la "pensée molle" (phénomène largement relayé par les médias) contribuant à créer une sensibilité de masse embourgeoisée, irresponsable et superficielle.

Le jeune Benjamin, obèse adolescent de 14 ans, a bénéficié des services d'une cellule de soutien psychologique après un traumatisme subi dans l'enceinte même de son collège : il a été victime d'une réprimande de la part de son professeur de français sous prétexte qu'il perturbait le cours en jouant sur son IPHONE. Le professeur lui reprochait en outre d'envoyer des mails et d'écouter de la musique en classe via l'IPHONE en question. L'enseignant, après une garde-à-vue prolongée a finalement été mis en examen pour avoir sonné les cloches de l'élève dissipé. Il aurait agité la main en l'air en direction de l'élève dans un signe explicite. La menace est légalement constituée.

Une gifle symbolique qui risque de lui coûter de six à dix-huit mois de prison ferme.

Une enquête a été diligentée par les services de police judiciaire au sein de l'établissement afin d'établir les responsabilités de chacun, du professeur indigne jusqu'au directeur du collège, responsable d'avoir engagé ce professeur aux méthodes pédagogiques pour le moins douteuses.

Par ailleurs, détail pouvant aggraver lourdement les faits reprochés au professeur de français pour la suite de cette affaire, après perquisition à son domicile, les enquêteurs ont retrouvé dans la chambre du professeur incriminé une série de photos de vacances dont sur l'une on peut distinguer sans ambiguïté à l'arrière plan un enfant en maillot de bain âgé d'environ cinq ans. Des soupçons de pédophilie pèsent désormais sur cet homme aux méthodes d'enseignement musclées... Des vérifications sont en cours actuellement afin d'identifier la petite victime sur la photo. Le passé trouble de cet individu est en train d'être décortiqué par les enquêteurs dans les locaux de la police judiciaire.

En attendant les résultats de l'enquête, Benjamin a préféré poursuivre ses cours par correspondance. Il peut aujourd'hui jouir en toute quiétude de son droit à l'accès à la communication grâce aux multiples fonctions de son IPHONE, sans s'exposer au risque d'être brutalisé par des adultes peu scrupuleux.

Souhaitons à Benjamin de pouvoir se reconstruire sans trop de séquelles après la dure épreuve qu'il vient d'endurer. Il sera prochainement l'invité vedette d'une célèbre émission télévisée sur FRANCE 2 consacrée aux faits de société qui débattra pour l'occasion sur le sujet des sévices corporels et psychologiques subis à l'école par les élèves de la part de certains professeurs particulièrement pervers.

Une honte pour notre société, une dérive tragique qu'il faut dénoncer à tout prix. Triste époque où les professeurs osent encore lever la main sur nos chères têtes blondes sous les plus légers prétextes ! Un projet de livre est actuellement en cours : un directeur de grandes éditions a d'ores et déjà pris contact avec l'avocat de Benjamin afin d'obtenir les droits pour la publication exclusive de ce témoignage-choc. L'ouvrage pourrait être en vente dès la rentrée littéraire de septembre prochain.

(Dans le souci de préserver le droit à l'anonymat de la victime et de ne pas faillir à l'éthique de notre rédaction, précisons que "Benjamin" est un prénom d'emprunt.)

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/bcc9eba5c0efb3b8e1f6e00b2c7f88d8/

http://www.dailymotion.com/video/x3r5f6u_drame-au-college-par-raphael-zacharie-de-izarra_school

1 commentaire:

DreaIVI a dit…

Il est vrai qu'il s'agit bien d'une sinistre bêtise que de se livrer à une pareille chasse aux sorcières, dans le contexte que vous déclamez, très représentatif des affres de la « pensée juste ». Bientôt, on reprocherait à un père d'avoir haussé la voix contre son fils alors qu'il chierait sur la voix publique. Il aurait dû lui écrire un courrier en prose afin de lui signifier l'outrecuidance de son acte. En somme, on s'indigne par principe plutôt que par raison. Il est vrai que la bêtise du peuple nécessite qu'on définisse des limites strictes et que l'on ne lui autorise point l'usage de l'esprit qu'il n'a pas, en l'encourageant à démêler le bien du mal selon les circonstances. Trop peu en sont capables : analyser la situation, peser le pour et le contre avec sagesse. Comprendre que le père qui hausse le ton, ou le professeur qui menace, ne fait que se livrer à un juste, nécessaire et moindre mal, afin d'exercer l'autorité utile à éduquer. Ce n'est pas le recours qui est à condamner, mais le recours abusif. Nuance subtile. Que les sots se gardent de juger et se contentent d'observer les faits, afin que ceux qui ont matière à réfléchir s'improvisent dans le rôle de Salomon à leur place.