Les fêtes foraines sont devenues des usines à abrutir. Finie la poésie des manèges d'antan ! Les hauts-parleurs débitant insanités musicales et martèlements de synthèse ont remplacé tambourins et cymbales des artistes.
Assourdissements assurés.
Les machines à divertir "made in Disneyland" peintes comme des enseignes de discothèques proposent leurs tourbillons hollywoodiens aux mangeurs de gaufres blasés. Partout de la fureur et des néons pour mieux éblouir avec du vent.
Les forains ont des têtes de mafieux affairés et les guichetières dans leur antre minable ont des allures de maquerelles fatiguées attendant le client, pions peu aimables qui distribuent à la chaîne tickets et mauvaise humeur. Tarifs élevés pour plaisirs insignifiants. Matraquage de cervelles et saccage de tympans garantis.
Pour ces forains reconvertis dans l'exploitation des machines à sensations fortes la fête est un filon, ni plus ni moins qu'une pompe à fric. Acteurs d'une arnaque planifiée à l'échelle industrielle, les travailleurs de ce nouveau "secteur d'économie en pleine expansion" sont plus racoleurs qu'artistes. Plumer le pigeon des grandes villes avec des engins clignotants pilotés par ordinateurs semble être la raison d'être de ces marchands de rêves frelatés. Le talent des saltimbanques a depuis longtemps fait place aux machines sophistiquées crachant décibels numériques et feux factices. La fête foraine s'est dévoyée, uniformisée, américanisée.
Chez ces exploitants-investisseurs aux airs crapuleux (forains sur le papier, briseurs de rêves sur le terrain) le vrai roi de la fête ça n'est pas le gamin qui s'émerveille (il est déjà trop abruti et ne s'émerveille plus, gavé qu'il est de produits dérivés en tous genres), mais le chiffre d'affaires.
VOIR LA VIDEO :
http://www.dailymotion.com/video/x2acv6m_l-usine-foraine-raphael-zacharie-de-izarra_school
https://rutube.ru/video/358f28535b48e9659969e6345edf20de/
Assourdissements assurés.
Les machines à divertir "made in Disneyland" peintes comme des enseignes de discothèques proposent leurs tourbillons hollywoodiens aux mangeurs de gaufres blasés. Partout de la fureur et des néons pour mieux éblouir avec du vent.
Les forains ont des têtes de mafieux affairés et les guichetières dans leur antre minable ont des allures de maquerelles fatiguées attendant le client, pions peu aimables qui distribuent à la chaîne tickets et mauvaise humeur. Tarifs élevés pour plaisirs insignifiants. Matraquage de cervelles et saccage de tympans garantis.
Pour ces forains reconvertis dans l'exploitation des machines à sensations fortes la fête est un filon, ni plus ni moins qu'une pompe à fric. Acteurs d'une arnaque planifiée à l'échelle industrielle, les travailleurs de ce nouveau "secteur d'économie en pleine expansion" sont plus racoleurs qu'artistes. Plumer le pigeon des grandes villes avec des engins clignotants pilotés par ordinateurs semble être la raison d'être de ces marchands de rêves frelatés. Le talent des saltimbanques a depuis longtemps fait place aux machines sophistiquées crachant décibels numériques et feux factices. La fête foraine s'est dévoyée, uniformisée, américanisée.
Chez ces exploitants-investisseurs aux airs crapuleux (forains sur le papier, briseurs de rêves sur le terrain) le vrai roi de la fête ça n'est pas le gamin qui s'émerveille (il est déjà trop abruti et ne s'émerveille plus, gavé qu'il est de produits dérivés en tous genres), mais le chiffre d'affaires.
VOIR LA VIDEO :
http://www.dailymotion.com/video/x2acv6m_l-usine-foraine-raphael-zacharie-de-izarra_school
https://rutube.ru/video/358f28535b48e9659969e6345edf20de/
9 commentaires:
Seule une personne qui ignore tout des coulisses des fêtes foraines et la vie des gens du voyage, peut écrire de telles absurdités.
S'il est des gens toujours épris d'une certaine liberté, qui ont su resté "authentiques" - tout en croulant sous des charges financières toujours plus lourdes, des interdictions de représentations toujours plus nombreuses et une non reconnaissance de l'intérêt de cette activité jouissive - c'est bien eux.
Monsieur, restez donc prisonnier de votre usine à écriture qui se mesure à la dimension de votre blog. L'air du dehors n'est pas fait pour vous !
François-Xavier, forain
Bonjour François-Xavier,
Je connais assez les fêtes foraines pour m'y ennuyer à mourir et les railler avec lucidité. La cause que je défends n'est pas celle des syndicats de forains mais des "consommateurs" intelligents et avertis. Moi j'ose dire la réalité telle qu'elle est. Les forains comme les cultivateurs ont perdu leur âme. Les vrais paysans n'existent plus, les forains non plus... Faut-il aimer la musique industrielle pour être moderne ? Faut-il renier la musique traditionnelle pour être dans l'air du temps ?
C'est précisément parce que j'ai su garder une âme d'enfant que je réagis de la sorte par rapport aux fêtes foraines contemporaines. Les fêtes foraines actuelles ne me font pas rêver. Ce ne sont pas les machines sophistiquées qui font la magie des fêtes, mais ce qui est du domaine de l'impalpable.
De nos jours les forains achètent des machines et les exploitent. Le métier de forain ne se résume plus qu'en l'installation et la désinstallation de ces machines. Les forains ne jonglent plus avec des balles, ils gèrent des machines. Ils sont devenus de vulgaires gestionnaires qui n'ont pas de temps à perdre à exercer quelque art traditionnel... Rentabilité de rigueur !
Ma force, c'est la sincérité, l'honnêteté, la lucidité. J'ose dire ce que je vois. Mon but n'est pas de dénigrer pour dénigrer, mais de dire les choses telles qu'elles sont. Je sais que ça n'arrange pas tout le monde. Préfèreriez-vous que je mente pour ne pas vous déplaire ? Oui les exploitants de machines ont des airs de mafieux, de maquereaux même. Du moins ceux que je vois habituellement dans ma ville (le Mans) et ailleurs. Leur abord est si peu amène, si peu aimable que j'estime inutile d'aller leur parler de mes états d'âme. Je sais que la conversation s'achèvera en peu de mots. Ces forains-la n'ont pas de temps à perdre. Ils sont trop empressés de faire tourner leur chère affaire.
Merci pour les enfants !
Raphaël Zacharie de Izarra
Je vous plains Monsieur, de vous ennuyer dans une fête foraine. Vous avez perdu votre âme d'enfant et vous n'en êtes même pas conscient.
François-Xavier, forain
Vous vous contentez de ce que vos yeux voient pour juger les forains. Vous êtes superficiel, léger, inconsistant. Inutile ! Dès mon premier commentaire, je vous ai accusé d'ignorer tout des coulisses des fêtes foraines. Votre dernière intervention m'en fourni encore une fois la preuve inéluctable." Je reproche aux forains en général leurs airs crapuleux, leurs mines patibulaires, leur mauvaise humeur, leurs allures de repris de justice, leurs moeurs douteuses..." et le summum de l'imbécillité ! "Une observation de surface suffit à s'en convaincre."
Vous tournez en rond dans vos palabres. Votre fureur d'écrire vous égare.
Connaissez-vous beaucoup de forains pour prétendre qu'ils sont presque tous des crapules ? "Je ne dis pas que TOUS les forains sont ainsi, je ne prétends pas non plus que les forains sont nécessairement des crapules en puissance, je dis qu'ils en ont presque tous les signes extérieurs." Des inepties de ce style, vos commentaires en regorgent.
Mais sans doute, peut-être que le peu de forains que vous avez croisé dans votre vie, vous suffit pour vous faire une opinion aussi catégorique. Vous devez être un adepte des statistiques. Je ne vous suis plus. J'ai à fournir à des enfants quelques moments d'un simple bonheur et accessible aux non riches.
Pouvez-vous en dire autant ?
J'ose espérer que vous n'avez pas d'enfant. Vous ne sauriez les aimer pour eux ! Je peux vous promettre qu'ils adorent les barbes à papa, les camions de pompier et autres manèges.
La laideur que vous évoquez, VOTRE laideur, eux ne la voient pas. Ils sont purs.
François-Xavier, forain
François-Xavier,
Je peux parfaitement comprendre votre réaction qui est humaine : il n'est jamais agréable de se faire critiquer de la sorte par un membre extérieur à la corporation.
Cela n'empêche pas que ce que je vois en surface des forains est précisément ce qu'ils me montrent : allures douteuses, mauvaise humeur, mépris pour le public.
Les apparences ne sont pas nécessairement trompeuses.
Un paysan typique se reconnaît à ses allures, à sa tête. Un marin-pêcheur qui a bourlingué sur les océans a la face buriné de son métier. De même un cadre commercial se reconnaît à ses manières policées, à ses expressions physiques. La vertu en général se lit sur les fronts. Le vice également. Bien évidemment cela n'est pas systématique et il arrive que les apparences soient trompeuses, c'est vrai. Mais en règle générale les apparences reflètent avec justesse les personnalités.
Encore une fois je ne parle pas de vous en particulier, je ne vous connais pas. Je parle de ce que je connais, de ce que je vois, de ce que je sens. Devant un de ces exploitants de manèges cités en termes peu flatteurs (termes reflétant la stricte réalité), comment voulez-vous que je réagisse ? Pourquoi voudriez-vous que j'invente, que j'extrapole, que je mente ici ? Mon but n'est pas de médire pour médire mais de dénoncer ce qui mérite d'être dénoncé. Lorsque j'entre dans une fête foraine j'ai réellement l'impression d'être pris pour un gogo, d'être méprisé par les forains en général. Quel intérêt aurais-je à dénigrer avec tant de virulence les forains si mon opinion n'était pas fondée à partir de faits, d'observations, de ressenti ?
Un détail très révélateur tout de même : à la différence des forains les marchands de gaufres, de nougats, de bonbons officiant dans les fêtes foraines ne m'inspirent pas du tout les mêmes sentiments désagréables... Leur sens véritable de l'accueil, leur professionnalisme relationnel, leurs sourires, leur mines honnêtes tranchent radicalement avec l'abord suspect des forains.
J'ai pu le noter dans toutes les fêtes foraines sans exception. Cela serait un simple hasard selon vous ?
D'ailleurs je ne suis pas le seul à considérer les forains comme de désagréables opportunistes exploitant leurs semblables avec leurs manèges clinquants, sans aucune poésie ni réel souci d'enchanter le public... Renseignez-vous, soyez sagace et je pense que vous prendrez conscience du problème. Evidemment la majorité reste silencieuse mais je suis persuadé qu'elle n'en pense pas moins. En somme vous me reprochez surtout d'oser dire ce que je ressens vis-à-vis des forains et de leurs "exploitations commerciales". Mais si les forains étaient plus sensibles aux attentes véritables du public, s'ils avaient le vrai sens de l'accueil, s'ils avaient le sens de la fête sans arrière-pensée de pigeonner le client, s'ils avaient le sens artistique au lieu de ce pragmatisme brutal, de cette trivialité tueuse de rêves, je n'aurais pas tous ces préjugés sur eux.
Bien sûr il est légitime que les forains gagnent correctement leur vie. Le problème n'est pas sur les prix pratiqués ni même sur la qualité des manèges (bien que la chose soit discutable mais là c'est encore un autre débat) mais sur l'état d'esprit forain.
Encore une fois je regrette que mon opinion vous chagrine car vous n'êtes certainement pas comme ces forains que je dénonce, mais je ne fais que relever des choses vues, ressenties, vécues en toute bonne foi.
Raphaël Zacharie de Izarra
Tu n'as pas fini de monologuer avec tes clones Raphaël ?
Tu es seul à ce point pour devoir t'inventer toute une tripotée d'interlocuteurs que tu pourrais rencontrer en vrai si tu avais le courage de sortir de ton terrier ?
Surtout que ta marionnette de forain là, manque franchement de substance, tu l'as fait aussi redondant que toi.
François-Xavier,
J'ai argumenté en long et en large, vous n'avez répondu que par de simples dénégations à mes arguments construits. Un enfant n'aurait pas fait mieux.
En effet, je suis désabusé par les marchands de vent que sont les forains contemporains. Suis-je obligé d'apprécier systématiquement la soupe que l'on me sert ? Dieu merci je suis encore libre de critiquer ceux qui veulent me vendre au prix fort leurs mauvaise humeur et plaisirs frelatés ! Je regrette, mais je ne me satisfais pas des artifices forains falsifiés : je ne suis définitivement pas un pigeon de foire.
Mon texte n'est pas nauséeux, il est simplement SINCERE. C'est juste que ma sincérité vous contrarie. Auriez-vous préféré que je sois hypocrite, menteur, flatteur, fabulateur ?
Imaginez que je fisse l'éloge de la fête foraine... Totalement partial, je suis persuadé que vous auriez encensé ce texte. Ce qui prouve bien que l'on ne peut être à la fois juge et partie, à moins bien entendu d'être intellectuellement très honnête.
Ce débat avec vous est nécessairement nul puisque vous défendez vos intérêts sans argumenter, juste pour défendre votre métier. La démarche est certes compréhensible humainement, mais parfaitement faussée intellectuellement. Cela dit quand vous insinuez que vous n'êtes pas comme ces forains que j'ai cités, il n'y a pas de raison pour que je ne vous croie pas. Cela n'empêche pas qu'en dehors de vous ces forains décriés existent, que vous fassiez semblant de l'ignorer ou que vous l'ignoriez réellement.
Vous refusez d'admettre la justesse de mes observations, à savoir que chez les forains il y a des gens tels que je les ai décrits. Ne pas vouloir l'admettre est stupide et malhonnête. Un médecin qui refuserait d'admettre que dans sa corporation il y a des charlatans serait immédiatement taxé de mauvaise foi. Ou d'aveuglement. Ou de bêtise. Quoi qu'il en soit il ne serait pas crédible. Tout le monde sait que parmi les médecins il y a des gens malhonnêtes, des charlatans, des escrocs.
Juste pour ne pas vous froisser vous aimeriez que je change radicalement mon discours, que je vous dise que les forains sont tous aimables, tous accueillants, qu'ils font rêver le public...
Comment appeler cela si ce n'est de la censure professionnelle ?
D'autant que je ne vous ai jamais attaqué personnellement. J'ai dit "les forains en général" parmi ceux que je côtoie. Je n'ai pas mis tous les forains dans le même sac.
Raphaël Zacharie de Izarra
Anonyme,
Votre clairvoyance vous honore, mais votre vanité vous aveugle. Dupe, vous l'êtes. Et en beauté du reste ! Je ne suis pas Raphaël.
Ce que je peux vous dévoiler en revanche, c'est que Raphaël fait parti des auteurs du Net que j'aime lire. Je ne suis ni détracteur, ni
adorateur de ses coutumières facéties. Il s'avère qu'il a le don de m'amuser et qu'à temps trouvé, je m'invite,
sous couvert de différents pseudo, sur sa piste de danse. En l'occurrence, son blog. Même lui, qui pourtant me connaît un peu "en privé", ne détecte jamais ma véritable identité. Je suis joueur et le Net m' autorise cette faiblesse, ô combien humainement virtuelle ou virtuellement humaine.
Pour vous, je signe: François-Xavier
Raphaël,
Je ne sais si vous aurez démasqué votre "détracteur" d'hier. Quelle importance du reste ! Si ça vous intéresse de mener l'enquête, je vous ai laissé des indices en m'adressant à Anonyme. Il n'empêche que j'ai trouvé votre texte "L'usine foraine" à chier.
A bientôt Raphaël, ici ou ailleurs...
Et comme toujours, sans rancune aucune j'espère,
re aussi importuné, vous voyez bien que les gens n'ont pas du tout le même point de vue que vous, ce qui prouve bel et bien que ce que vous dites c'est de la connerie à chier dans son froc !
Il faut savoir évoluer avec son temps !
On est passé des playmobil à la Ps3, et alors ? C'est bourré de fils, mais c'est notre temps !
Et ils se font plus de fric maintenant les forains ! Et ce qu'ils font est superbe...
A moins que vous soyez déçu d'une paie de radin-pourri-exploiteur pendant le montage de manèges...là, je vous comprends.
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