Ils parlent avec gravité de l’entreprise qui les emploie, sont prêts à se
battre comme des chiffonniers pour défendre leur place, espèrent voir la
progéniture hériter de leur chance de salariés, pleurent à l’idée de perdre leur
situation, souhaitent la mort des patrons qui les licencient...
Pour ces animaux l’emploi représente tout.
L’unique salut qu’ils reconnaissent est l’accès au mode de vie standard
mettant à l'abri des privations matérielles superflues. Le chômage est leur
enfer, le salaire la récompense suprême de leur existence de minus.
La sainte paye, endorphine mensuelle permettant de combler les rêves
matérialistes les plus ineptes : rembourser quelque ignoble maison Phénix,
partir en vacances chaque été, ne jamais manquer de canapés, de vérandas,
d’automobiles lustrées, renouveler régulièrement portables, télévisions, i-pad,
remplir quotidiennement le frigo de bidoche, de yaourts, de coca-cola...
Ils prennent tellement au sérieux la religion qui les engraisse qu’ils se
suicident dès la trahison de l'employeur, la fermeture de l'entreprise ou la
perte de clients. Incapables de vivre hors des auges, ils préfèrent la mort au
déshonneur.
Ils ont leurs héros, leurs martyrs, leurs cathédrales et leur Verdun :
FLORANGE, MOULINEX, RENAULT, MARC THIBAULT...
Ces noms gravés dans les coeurs assoiffés de justice consumériste, inscrits
sur les frontons de la conscience dupontesque sont désormais entrés dans
l’Histoire des minables.
VOIR LA VIDEO :
https://rutube.ru/video/6a57bf3f2d7a845dfe2a7e37c50076f6/
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3 commentaires:
Thomas,
Votre réponse reflète une certaine épaisseur de sensibilité, un penchant dupontesque pour le matérialisme.
Mon, propos se situe à un degré bien supérieur à votre remarque. Il est évident que si la qualité de ma vie actuelle, mon détachement des affaires matérielles étaient liés à l'indigence pécuniaire, mon discours n'aurait AUCUNE VALEUR.
Si je prends la peine d'étaler ici mes vues sur le monde c'est, Dieu merci, parce que j'y adhère non par défaut mais par choix volontaire. Dans le cas contraire, toute ma pensée s'effondrerait, elle ne vaudrait rien.
Un dernier détail : en réalité j'ai des moyens financiers mais heureusement je suis très radin. Ce n'est pas parce qu'on touche une pension qu'on est dans la misère.
Raphaël Zacharie de IZARRA
on a jamais vu un coffre fort suivre un cercueil. La pingrerie est un défaut encore plus démesuré, tu n'as décidément que des défauts, et pas des moindres. Au fait, tu laves tjrs tes chaussettes dans le ruisseau ? ah non cest vrai que tu te laves pas et que tu n'as qu'une paire de chaussettes...beurk :(
Bravo Monsieur de Izarra, c'est grandiose ! Le commentaire lourdeau et sot de Thomas donne encore plus de relief à votre plume. Vous nourrissez les beaux esprits et faites enrager les fats, que demander de plus?
Lorenzo de Vicari
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