mercredi 17 octobre 2012

972 - La misère en France selon nos humanistes

A propos de la journée du refus de la misère, la déresponsabilisation et l’infantilisation de l’individu et du citoyen progressent à travers de nouvelles vues sur la question de la prétendue misère, vues toujours plus aberrantes, faussement humanistes, réellement embourgeoisées.
Ainsi des âmes charitables à la pointe de la “modernité humanitaire” se scandalisent-elles de constater que l’espérance de vie en France des ouvriers est en moyenne de six années de moins que celle du notable.

Abyssale stupidité !

Considérer les choses avec cet état d’esprit revient à vouloir se révolter contre la Création entière, se dresser contre les lois naturelles, combattre les “injustices” naturelles (qui en réalité forment la justice de l’Univers, ce qui fait le charme de la vie), se syndiquer contre Dieu lui même... Voir la société sous cet angle ce n’est pas un refus de la “misère” mais un refus de la condition humaine.

C’est le refus de naître, le refus de vivre, le refus de mourir.

Les ouvriers vivent donc en moyenne six ans de moins que les patrons. Oui et alors ?

C’est l’inverse qui serait anormal.

A ce niveau d’imbécillité les âmes généreuses éprises de justice et d’égalités en tous genres ont encore de quoi se scandaliser sur des sujets de révolte sur-mesure face aux infinies petites contrariétés de la vie quotidienne dont sont “victimes” leurs contemporains...

A quand les grandes manifestations humanitaires anti-vieillesse, anti-handicapés, anti-décès ?

Au rythme où s’accélère la bêtise ambiante de cette société de veaux, allons-nous bientôt entendre parler de débats sur la remise en question de la mécanique stellaire qui perturbe nos émissions télévisées avec ses agitations magnétiques autour de la planète ? Faire des procès au Soleil qui ne brille pas assez en mars et trop en juillet ?

En effet les prolétaires en France vivent en moyenne six années de moins que leurs dirigeants. Celui qui y voit de l’injustice n’est pas un humaniste, non.

C’est juste un tyran obsédé d’égalité ayant perdu tout sens des réalités.

Mais surtout, une âme pervertie par le culte de la justice standard nivelée à la hauteur dupontesque.

Bref, une âme appauvrie dénuée de toute poésie.

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https://rutube.ru/video/beda6de8d2016aba90f0816d3b2ac034/

lundi 1 octobre 2012

971 - La robe de mariée

Le plus méchant symbole de l’amour pot-au-feu est la robe de mariée traditionnelle.

Immaculée conception vestimentaire des âmes ordinaires, grotesque idéal des classes moyennes, dupontesque textile qui fait rêver les masses, la robe blanche de l’épousée est d'une totale vulgarité aux yeux de l’esthète allergique aux gueusailleries que je suis.

Entre parfum de crapulerie conjugale, échos de casseroles et infâmes intonations de voix de prolétaires, ce voile de fabrication industrielle glorifie surtout la fausse virginité et vraie trivialité de la femelle populaire qui le porte. Il incarne également les promesses d’un quotidien mortellement ennuyeux plutôt qu'un radieux gynécée.

L’habit de la mariée n’est qu’une forme onéreuse et grand-guignolesque de désenchantement futur, un carcan d’illusions indigestes et d’artifices puérils débouchant une fois sur deux sur un divorce insane et libérateur.

Ceux qui se prêtent à cette farce matrimoniale sont des esprits nécessairement béotiens : pour croire à la “magie amoureuse” de ce déguisement de sapin de Noël tapageur il faut cruellement manquer d’élégance, de finesse et d’acuité. Et ne pas respecter sa femme.

La robe de mariée traditionnelle, c’est le bonheur de supermarché à la portée des propriétaires de maison Phénix. Il ne reste plus que l’achat d’un canapé et d’une tondeuse à gazon pour parfaire leur félicité frelatée d’imbéciles philistins.

Le pire du pire dans ces orgies de mauvais goût populacier, c’est au moment où, entre tradition grossière et superstition roturière, la mariée jette son bouquet de fleurs dans l’assistance.

Mais on rencontre aussi l’ignoble dans les milieux les plus dégradés, lorsque la porteuse d’alliance joue à mettre sa jarretière aux enchères dans de dégradants éclats de rigolade générale.

Tandis que les gens de goût, éduqués, sensibles, de grande classe se marient en noir, avec sobriété, simplicité, discrétion.

La robe de mariée traditionnelle est le plus criard des tue-l’amour.

jeudi 27 septembre 2012

970 - La religion des porcs

Ils parlent avec gravité de l’entreprise qui les emploie, sont prêts à se battre comme des chiffonniers pour défendre leur place, espèrent voir la progéniture hériter de leur chance de salariés, pleurent à l’idée de perdre leur situation, souhaitent la mort des patrons qui les licencient...

Pour ces animaux l’emploi représente tout.

L’unique salut qu’ils reconnaissent est l’accès au mode de vie standard mettant à l'abri des privations matérielles superflues. Le chômage est leur enfer, le salaire la récompense suprême de leur existence de minus.

La sainte paye, endorphine mensuelle permettant de combler les rêves matérialistes les plus ineptes : rembourser quelque ignoble maison Phénix, partir en vacances chaque été, ne jamais manquer de canapés, de vérandas, d’automobiles lustrées, renouveler régulièrement portables, télévisions, i-pad, remplir quotidiennement le frigo de bidoche, de yaourts, de coca-cola...

Ils prennent tellement au sérieux la religion qui les engraisse qu’ils se suicident dès la trahison de l'employeur, la fermeture de l'entreprise ou la perte de clients. Incapables de vivre hors des auges, ils préfèrent la mort au déshonneur.

Ils ont leurs héros, leurs martyrs, leurs cathédrales et leur Verdun : FLORANGE, MOULINEX, RENAULT, MARC THIBAULT...

Ces noms gravés dans les coeurs assoiffés de justice consumériste, inscrits sur les frontons de la conscience dupontesque sont désormais entrés dans l’Histoire des minables.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/6a57bf3f2d7a845dfe2a7e37c50076f6/

lundi 17 septembre 2012

969 - Je déteste les amis

Moi, je n’ai pas d’alliés.

Aucun frère, pas plus de camarade, encore moins d'égal. Nulle fraternité en général, qu'elle soit proche ou lointaine.

Et c’est très volontaire. Je n’aime pas m’imposer cette société superflue dont tout individu socialement inséré se croit obligé de faire étalage pour paraître respectable.

Les connaissances, cela équivaut pour moi à du vulgaire ameublement social, de l’artifice relationnel, d’inutiles soucis, maintes sources de futilités et autres causes secondaires autant qu’embarrassantes.

Hors de chez moi ces compagnies niaiseuses, parasites et indigestes ! J’apprécie bien trop l’art de vivre seul pour m’encombrer de ces meubles bavards. Je suis un solitaire allergique aux discussions oiseuses, aux soirées bêtifiantes, aux rires partagés pleins de sottise, aux conversations d’imbéciles, aux politesses compliquées.

Je me passe fort bien de ces corvées mondaines sans lendemain, insanes et grotesques, particulièrement polluantes pour l’esprit.

Bref, je déteste les amis. Ils sont d’ailleurs mes pires ennemis.

Les rats rusés, souris discrètes, chauve-souris fugaces et insectes mystérieux peuplant ma maison de la cave au grenier me sont infiniment plus sympathiques que ces singes jacasseurs, buveurs, grappilleurs, égoïstes et hypocrites cherchant à se faire stupidement aimer de leurs hôtes en leur parlant de leur insipide existence, de leurs dernières vacances, de leurs préférences cinématographiques...

Ou pire, de football jusque tard dans la nuit.

La faune nocturne murmurant sous mon toit, frôlant parfois mon lit, me fait rêver au coeur de la nuit tandis que le verbiage des invités d’un soir m’ennuie mortellement.

Les amabilités sont une perte de temps, d’énergie, d’intelligence.

Un gâchis de vie.

Alors que les visiteurs clandestins quadrupèdes, ailés ou rampants, visibles ou furtifs tournant autour de ma table, s’approchant de ma couche, se cachant dans mon jardin sont un puits de vraies réflexions, un gain onirique, d’excellentes raisons de m’éloigner encore plus de ceux qu’on appelle “amis” pour mieux connaître ces charmants voisins que je nourris avec quelques miettes de pain et si peu de paroles en l’air.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://youtu.be/B5oKjedBulo

https://rutube.ru/video/534cef8830beec929a133079a7c1fb9a/

http://www.dailymotion.com/video/x3wbmgl

dimanche 9 septembre 2012

968 - Le dégel de mars en plein septembre

Le ciel était vaste, sombre et glacial.

Et étrangement entrecoupé d’éclaircies, ce qui en cette fin d’après midi donnait à la nue agitée un aspect irréel, une atmosphère onirique.

Au crépuscule, le soleil éclaira la plaine toute entière. Avec le vent froid et les nuées bouillonnantes, le couchant fut interminable, grandiose, plein de tristesse.

Mais pas seulement.

Vingt ans après je m’en souviens toujours. C’était en septembre 1992, j’étais sur une route nationale reliant Chaumont-sur-Marne à Paris.

Qu’y avait-il de si remarquable dans ce soir enflammé de septembre ? Tout en contemplant le spectacle de la saison derrière la vitre, je sommeillais sur le siège passager du véhicule m’emmenant vers la capitale... Mais je ne rêvais point.

Le mystère -car c’en était un- semblait se dérouler à l’horizon, en réalité tout se passait en moi. A travers un tableau aux dimensions cosmiques, les éléments mettaient en scène les étendues terrestres et célestes autour de moi, autant dire l’Univers, mais l’essentiel consistait en cet automne intérieur. Un septembre aux allures de mars. Le dégel de la pensée, l’éveil de la sensibilité, les germes de la vie, entre lumières et giboulées, pluies et bourrasques, ombres et lueurs, onde et feu.

J’avais la tête dans les nuages.

Joyeuses et glacées, tranchantes et mélancoliques, ténébreuses et légères, telles m’apparaissaient les vagues de cet océan aérien de plus en plus rouge, déjà obscurci par la fuite d’Hélios.

Si bien qu’à travers ces flammes crépusculaires à la densité amplifiée, ma vision devenue nocturne se prolongea à l’infini. Et ma vision intérieure s’élargissait, elle aussi, à l’infini.

Mes yeux accédaient bientôt aux étoiles entre deux trous de nuages, mon âme à des astres immatériels.

Le monde palpable venait de s’entrechoquer avec la poésie dans un fracas hautement spirituel. A partir de ce jour tout me parut beau dans la Création : boue et diamant, gel et fonte, froid et sécheresse, clartés et brouillards. Plus rien ne m’offensait entre sol et zénith. Loin sous mes pieds jusque très haut au-dessus de ma tête, du vermisseau aux constellations en passant par le sable, l’or et l’excrément, pour moi tout brillait d’une égale gloire, tout procédait d’un même miracle sous mon regard transformé.

Tard dans la nuit Paris fut à portée de vue, annoncé par ses.éclats d’usage et de luxe. Je ne me souciais plus de la raison de ma venue dans la ville lumière, cela n’avait plus d’importance.

Le ciel était vaste, glacial, encore plus sombre. Je ne savais plus si nous étions en mars ou en septembre, noyé dans les brumes de l’indéfinissable, hanté par ce crépuscule énigmatique que je n’oublierai jamais.

Je décidai de descendre avant d’arriver à Paris et de poursuivre ma route ailleurs, à la verticale, nulle part, au hasard...

mardi 28 août 2012

967 - Les lourdauds de Lourdes

Tout comme il y a des sommets d’intelligence et des gouffres de bêtise dans l’Humanité, il y a une hiérarchie bien tranchée dans les manifestations de la piété catholique.

Aux antipodes des monastères austères, des âpres, sombres édifices romans et vertigineuses cathédrales gothiques, Lourdes remporte la palme de la ferveur de masse.

Mecque de la religiosité populaire la plus criarde, la ville à la fameuse grotte attire hordes de lourdauds, cars de crétins et trains de tarés en quête de merveilles et miracles à portée de leurs pieds.

Baignant dans une imbécile ambiance bon enfant, les pèlerins aux mines grossières, aux faces rougeaudes, aux fronts ordinaires, auto suggestionnés par le silence superstitieux des lieux arborent cette naïve gravité du premier communiant pré-pubère -un peu simplet- pétri de bons sentiments aussi vains qu’artificiels.

Ce face à face inoubliable entre ces bigots d’un jour et la grotte, l’expérience de leur vie, ce serait comme la rencontre fulgurante, mémorable, fondatrice entre leur étincelant sapin de Noël en plastique et les massifs, héroïques, immaculés cierges dégoulinants de cire des jours de grand-messe : l’expression la plus triviale de la dévotion plébéienne faite d’ostentation et d’artifices.

Piété profane, puérile et grotesque des âmes petites et paresseuses.

Au regard de ces aberrations, je crois finalement que la vulgarité et la sottise du peuple sont de véritables péchés contre l’esprit.

Lourdes, c’est de la pornographie religieuse.

VOIR LA VIDEO !

https://rutube.ru/video/48e61dab0421c8e1f4ce4e4af5432b15/

vendredi 10 août 2012

966 - Humilité planétaire

Eveillé aux causes suprêmes comme le sont les êtres supérieurement intelligents, encore trop rares ici-bas, je prends progressivement conscience de la nullité des valeurs politiques, culturelles, religieuses, nationalistes de notre monde.

Nous ne sommes que de passage sur ce globe noyé parmi les milliards de milliards d’autres astres de l’Univers... Face à ces immensités de beauté et de mystère, la défense et préservation des identités nationales, culturelles, ethniques, linguistiques, etc. sont de pures imbécillités, de vertigineuses stupidités.

Ainsi que le suggère Michel Serres à travers une subtile et lumineuse attitude philosophique, considérons-nous donc, mortels que nous sommes, comme de simples passagers sur un bateau de croisière et oublions nos problèmes et conflits le temps de la traversée... De la naissance à la mort, faisons comme si sur cette planète nous étions sur un bateau de croisière. Une longue parenthèse où nous faisons le choix de la trêve au profil de l’amusement. Au regard de l’immense aventure de la vie, nos différends sont dérisoires. Autant les laisser de côté et profiter pleinement du voyage au lieu de gâcher nos vies dans de vaines disputes.

Ainsi j’adopte ce comportement hautement intelligent en piétinant sans le moindre remords les valeurs les plus sacrées de notre siècle, au nom de cette sage idée que l’Humanité vogue sur un vaisseau d’agrément.

Aussi, je me fous totalement de l’identité française : j’accepte de vendre la France aux étrangers, suis indifférent à l’invasion de notre pays par des hordes de métèques, qu’ils soient miséreux ou bien fortunés, ne m’oppose pas à l’islamisation de notre territoire, à la vente de nos châteaux de la Loire aux Japonais, de nos usines aux Chinetoques, abandonne volontiers nos vignobles aux Amerloques, ne m’offusquerais pas qu’on démolisse l’Arc de Triomphe pour construire à la place un Mac-Donald avec ses propres pierres, et ainsi de suite jusqu’à la profanation des tombes de nos illustres écrivains que dans un sublime élan de générosité cosmique je voue à l’indifférence et au nivellement rédempteurs de l’esprit mondialiste.

Ce monde surchargé de statues a besoin d’humilité.

Je considère le chauvinisme, la patrie, l’Eglise, l’Histoire, le nationalisme, les séparations culturelles, ethniques, religieuses et bien entendu raciales comme des inepties indignes des âmes de qualité comme la mienne.

Religion, patriotisme, Histoire, drapeau, classes sociales, castes, civilisations, cultures, politique : je tourne en dérision ces édifices de fourmis prisonnières de leur microscopique univers mental. L’immobilisme pétrifiant par excellence !

Après tout la France n’est qu’une entité abstraite, ce qui compte ce sont les individus à partir du moment où ils ont le courage de penser par eux-mêmes, de se projeter hors des bornes ataviques de leur conditionnement civilisationnel. Je ne me considère pas français mais passager d’un bateau sidéral dont l’escale m’ouvrira les portes de l’infini. Les gens sérieux me prendront pour un loufoque, les âmes éveillées me suivront.

C’est la raison pour laquelle d’un fulgurant et désinvolte coup de massue izarrien je pulvérise les vases les plus fins de la Chine, invite des Mongols mal léchés à dresser leurs tentes dans la Galerie des Glaces, incite les bohémiens à venir se moucher dans les soieries du Louvres, anéantis les frontières, abats les murs physiques et mentaux, urine dans chaque océan, propose aux musulmans de transformer la Mecque en cirque pour clowns, au pape de faire entrer des danseuses du Crazy Horse au Vatican, aux Egyptiens de valoriser les vases funéraires des pharaons en en faisant des pots de chambre pour nos curés de campagne...

Bref, donner une magistrale leçon d’humilité à ces pitres déguisés en graves empereurs et à leurs dociles suiveurs, en blasphémant les symboles et objets de ce qu’ils admettent comme étant les plus grands trésors de l’Humanité, cette Humanité qui se prend décidément trop au sérieux dans ses limites de fourmilière.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/7dd711d08749516fdc3307cc2dacf77c/

https://rutube.ru/video/fc19db077b991054ffe3649e2223aa5c/

www.dailymotion.com/video/x3docvd_humilite-planetaire-par-raphael-zacharie-de-izarra_news

jeudi 9 août 2012

965 - Vaines possessions

Autant le dire crûment sans prendre d’hypocrites précautions à l’égard des sensibilités grossières que je vais nécessairement offenser, tant cette vérité est brûlante en moi : les biens matériels m’étouffent, me rendent malheureux, m’empêchent de vivre.

Je ne respire pleinement l’air de la vraie liberté que dans la privation permanente et définitive du superflu.

Et même de certains biens que l’on prétend nécessaires, lesquels sont encore de trop à mes yeux.

Le dépouillement matériel constitue ma véritable richesse : l’accumulation d’objets inutiles, et même utiles, agit sur moi comme des bruits parasites, c’est à dire des fers aux pieds. J’ai trop conscience d’avoir des ailes de très grande envergure pour vouloir entraver mon vol avec ce plomb vulgaire.

C’est une jouissance d’esthète, une satisfaction de grand esprit, une joie d’âme supérieure, un véritable repos intérieur que de faire le vide autour de moi. Ma vie sans confort matériel forme le confort de mon esprit. Les objets qui m’entourent
pèsent comme des boulets.

Même les objets d’art sont de trop dans mon quotidien. J’estime que la jouissance suprême par rapport à l’Art, c’est de pouvoir s’en passer. Pour moi l’expression la plus raffinée, la plus achevée de l’Art, c’est l’absence d’objet d’art. L’épuration des formes poussée à l’extrême : l’absence de formes, donc d’objets.

Un mur nu m’agréera toujours plus qu’une toile de maître. L’Art, lui aussi, encombre mes jours aux apparences si âpres.

Je me sens exquisément plus léger dans une existence dénuée au maximum de possessions matérielles que dans l’abondance.

Partout, je cherche la simplicité. Aux mets sophistiqués de la gastronomie française je préfère les plats rustiques, sobres, basiques et sains de nos paysans. Quand il n’y a pas de vin à table, je suis tout aussi content de boire l’eau claire de la pluie. Je roule à vélo plutôt qu’en voiture. Me laver à l’eau froide en hiver ne m’afflige nullement, au contraire pour moi c’est un jeu, un mode de vie tonique et équilibré.

Les imbécillités ordinaires (canapés, vacances, fauteuils, placards, véranda, électroménager, piscines privées, tondeuses à gazon, etc.) enchaînant tant de gens immatures à un cercle vicieux de consommation stérile sont pour moi des sujets de mépris et de dégoût.

Aux aspirations infantiles de cette humanité pitoyable pataugeant dans la vacuité matérialiste, j’oppose la dureté virile, désintéressée, incorruptible, noble et rédemptrice de mon glaive de seigneur.

 Et ce glaive, c’est mon verbe tranchant.

dimanche 8 juillet 2012

964 - L'Evêque au bordel

Monseigneur Grausquouille, évêque du Mans, accessoirement grand latiniste et fin lettré, se retrouve comme chaque dimanche après la messe au bordel de la ville en grande conversation auprès de sa pécheresse favorite, la “grande Berthe”, créature de petite vertu mais de belle taille qui agrée généralement aux hommes d’église de son rang.

Bref, rien que de très banal.

Distrait par la routine, l’évêque s’aperçoit à peine du changement de comportement chez sa maîtresse.

Du début à la fin du procès charnel, en effet, l’avisée coquine n’a eu de cesse de compter les coups de boutoir reçus de la part de son illustrissime client.

- Diantre foutre-couille de fichtre nom d’un curé de campagne et par le trou du cul du pape ! Mademoiselle la salopine, qu’avez-vous donc à calculer drôlement de la sorte, en pure perte me semble-t-il, pendant que je vous fourre vertement le séant de ma monseigneuresque et néanmoins juteuse pine-à-vaches ?

- Monseigneur Grausquouille, aimable monsieur, c’est que j’ai décidé de changer les règles de ma comptabilité et de vous facturer à partir d’aujourd’hui chaque coup de bite que vous voudrez bien me donner et dans le cul et dans le con. Aujourd’hui ce fut exclusivement dans le trou à purin. Et, pardonnez-moi Monseigneur, mais vous êtes monté comme un authentique bougre russe, ce qui n’est pas peu de chose de recevoir chaque dimanche au fond de soi un si rude hommage...

- Ha ! Scélérate que vous êtes ! Que ne suis-je pape afin de vous foutre à ma guise sans rien vous devoir ! Et combien d’écus souhaitez-vous que je vous abandonne pour vous empiner le cul en toute licence et sans dommage pour mon plaisir ?

- Vous venez de me rentrer et sortir votre couillonneuse crosse-à-foutre par vingt fois de suite dans la culasse, Monseigneur. Il vous en coûtera par conséquent 20 euros.

- Quoi ? Deux bancs de quête pour vous foutre mon ecclésiastique quêquête dans le grouille-merde ? Mais c’est du vol ! Et même du grand vol !

- Non Monseigneur, c’est du rase-motte.

mercredi 4 juillet 2012

963 - Pauvreté

Paul Rabier est un homme quasi désespéré.

Au chômage depuis trois mois, il ne touche plus que 800 euros mensuels.

Depuis que du jour a lendemain il a sombré dans la pauvreté, autant dire la misère, il a même songé au suicide.

Heureusement grâce à son téléphone portable, dernier lien avec le monde des vivants, il garde le contact avec sa famille, se confie à ses amis.

C’est ce qui le sauve du naufrage moral.

Au bord de la dépression, chaque matin dès le lever il surfe sur INTERNET très haut débit à la recherche d’un nouvel emploi mais sans grand espoir de retrouver son ancien salaire...

Alors il se change les idées en s’offrant un restaurant pas cher le soir. Un restaurant simple où on ne sert que des plats rustiques accompagnés de jus de fruits basiques.

Restaurant de crise.

Comme il en fleurit de plus en plus dans certains quartiers défavorisés, malheureusement...

Un restaurant de pauvres où il se rend de plus en plus souvent afin de ne pas demeurer seul à se morfondre dans son appartement trop vaste pour sa solitude de chômeur. Avec les bouquets de chaînes de sa télévision lui montrant tant de gens heureux -ce qui accentue sa détresse-, son écran d’ordinateur aux lueurs blafardes et en bruit de fond le sempiternel ronronnement de son frigo...

Cet été il ne partira pas en vacances et ne pourra pas davantage offrir de cadeaux à ses neveux pour les fêtes de fin d’année...

Dur. Très dur.

Ses chers neveux survivront-ils au séisme ? Leur équilibre psychologique résistera-t-il à l’outrage socio-économique ayant dévasté leur infortuné oncle ? Rien n’est moins sûr.

Hanté par la perspective de ne pas voir ses neveux sourire au prochain Noël devant les cadeaux, notre martyr noie ses idées noires dans la bière. En canettes. Hé oui... Finies les bières pression commandées au bar du coin entre copains ! Désormais c’est à l’hypermarché qu’il se fournit.

Bières de crise.

Depuis qu’il est dans le besoin Paul Rabier remplit le coffre de sa voiture de produits de première nécessité : pâtes, riz, conserves, lait, yaourts, jambon, céréales, viennoiseries, plats préparés, Nutella, pizzas, confiseries, chocolat, glaces.

Pas d’extra.

Rien que le strict minimum. Et autant que possible en format familial, plus économique.

La gorge serrée dès qu’on évoque sa situation catastrophique, Paul Rabier fait malgré tout face à sa situation dramatique avec une grande dignité. Douloureusement conscient de faire désormais partie des français pauvres avec ses maigres 800 euros mensuels, il fait preuve d’un rare courage. Résigné mais philosophe, il se dit qu’il a encore la santé et que c’est beaucoup. Pudique consolation devant le désastre de sa situation sociale... Certes il a la santé physique, mais moralement très atteint il est détruit, ravagé. Pour lui la vie n’a déjà plus de sens. Mais il sauve au moins les apparences. Question d’amour propre.

Cela dit, afin de ne pas sombrer totalement dans la sinistrose aiguë, Paul Rabier envisage finalement de partir en voyage. Pas loin bien sûr et certes pas en classe “confortable”. Mais partir, partir histoire de ne pas étouffer, de conjurer le sort, de se dire qu’il est encore en vie malgré la pauvreté qui s’abat sur lui. Cette année il se contentera du siège d’un modeste charter aux côtés de ses frères de misère.

Il séjournera dans un pays d’Europe. L’Espagne, voire l’Italie. La Grèce à la rigueur. Mais guère plus. Ce sera surtout un voyage symbolique. On se forçant un peu il pourra se croire vraiment en vacances.

Vacances de crise.

Après tout il n’en mourra pas. En tout cas, il s’en persuade. Au passage saluons sa grande sagesse, son détachement, son sens des vraies valeurs...

Voici, résumée sans voyeurisme mais dans sa vérité la plus crue -même si elle dérange-, la vie difficile d’une victime de la crise aujourd’hui en France.

Honte à nos hommes politiques insensibles qui de leurs tours d’ivoire ignorent les larmes du peuple ! Malheur aux patrons qui licencient à tour de bras, jetant des hordes de travailleurs dans l’arène des souffrances sociales sans fin ! Je ne la souhaite à personne cette terrible, affreuse, hideuse précarité qui provoque tant de suicides dans notre pays ! Pour les sans-emploi dévorés par la crise, c’est la mort assurée. Les licencieurs n’imaginent pas les préjudices qu’ils font subir à leurs ex-employés ! Imposer à ces gens une existence de crise, cela équivaut à les tuer !

Bref, Paul Rabier survit.

Il survit héroïquement, silencieusement, dignement.

Paul Rabier, un nom, un numéro d’URSSAF, un anonyme.

vendredi 29 juin 2012

962 - Dieu d'amour

Le prêtre d’un air grave prononce quelque parole sacrée en latin qui pétrifie l’assistance de respect. L’église résonne de sentences pieuses, les ouailles compassées affichent des mines austères, même la statuaire a des airs lugubres. Le rite est immuable, rigide, glacé.

Le curé parle de joie, de lumière, d’amour : il est sinistre, ténébreux, tremblant de haine à l‘égard des “pécheurs” c’est à dire de l’humanité entière.

Le sexe l’obsède.

Avec les enfants de choeur il est généreux, doux , altruiste : torgnoles et maints sévices leur sont destinés, pour le salut de leur âme.

Et, afin de “refroidir les coupables ardeurs naissantes” de ces gamins de huit ans dont il a pris en charge l’éducation religieuse depuis le berceau, il les viole régulièrement dans la sacristie.

Ses victimes, terrorisées mais dociles, sont coupables d’éveiller en lui des désirs impurs.

En profanant ainsi leur innocence, autrement dit en devançant leurs vices latents, il s’assure de tuer le Mal dans leur coeur imparfait. Mais sur ces choses mystérieuses de la chair et subtilités de raisonnement, nul autre que le prêtre n’a droit de regard...

Le prêtre est souverain dans ses choix, pensées et actes.

Gloire au Dieu d’Amour, de tolérance et de droiture annoncé par le prêtre dix fois à chaque messe qu’il sert sept fois par semaine.

mercredi 20 juin 2012

961 - Les monuments historiques m'emmerdent

Au cours de mes voyages, proches ou lointains, la rencontre obligée avec les constructions augustes de l’Histoire a toujours été pour moi une corvée. Quand on part accompagné de sa femme, il faut bien faire plaisir à ce fardeau que l’on traîne... S’il n’en avait tenu qu’à moi, je n’aurais jamais perdu mon temps et parfois mon argent à visiter ces cathédrales d’ennui.
 
A part la franchouillarde et bouffonne Tour Eiffel, monument exclusivement de fer et si fière de l'être, qui vaut le détour et surtout l’escalade car au moins cette farce française tranche radicalement avec les innombrables édifices beaucoup plus formels, les autres “merveilles du monde” sont d’une mortelle platitude.
 
Le temple de Louxor, certes impressionnant par ses dimensions, devient assez vite bassinant.
 
Passé l’étonnement devant ses colonnes vertigineuses, je me vois mal essayer de déchiffrer les hiéroglyphes qui y sont inscrits. Dans quel but ? Quel intérêt ? Puisque je sais que les croyances des anciens Egyptiens étaient des chimères.
 
Les pharaons sont trépassés, desséchés, disséqués, leurs sépultures violées et leurs dieux de paille tombés en cendre et leurs pyramides déjà effritées, pourquoi devrais-je me passionner pour ces poussières antiques sottement sacralisées quand autour de moi il y a des hommes de chair et d’esprit, des vivants avec qui je peux communiquer, partager, m’enrichir humainement, des personnes accessibles, des contemporains éclairés qui conçoivent des merveilles de technologie miniatures au lieu de ces monstrueuses montagnes triangulaires qui ne servent à rien ?
 
Ces maçonneries titanesques ne sont que des poids morts.
 
Un bipède sensible -mon voisin de palier par exemple- avec qui je parle est bien plus miraculeux en termes philosophiques, humains, spirituels que ces amas inertes, ces cubes de marbre ou de granit assemblés de manière bêtement géométriques. Il n’y a que les hordes de touristes idiots et les doctes, secs, stériles archéologues pour les admirer aussi béatement...
 
Le masque funéraire de Tout-Ank-Amon n’est qu’un glacial caillou jaune en forme de visage idéalisé, c’est à dire irréel. Une pure stupidité. Dans ce monde de vanité les intelligences sclérosées lui accordent une valeur inestimable. Une physionomie humaine qui rayonne de vie, un regard plein de flamme à travers lequel je devine une âme, des traits palpitants, un coeur battant, autrement dit un être animé qui me ressemble, sera d'emblée infiniment plus captivant que ce hochet d’or fin, aussi brillant soit-il.
 
Ainsi mes autres “grandes visites” du monde : la Basilique Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue à Istanbul, spectaculaires au premier contact, voire de loin, vite lassantes au bout d'une heure. L’Empire State Building, amusant quand on monte au sommet, oublié dès la première halte au fast-food du coin.
 
Les vraies rencontres, celles qui me touchent durablement, profondément, sont les rencontres faites avec mes semblables, non avec les pierres.
 
Tout le reste n’est que vacuités touristiques.

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samedi 26 mai 2012

960 - La stigmatisée

Une fois par semaine elle se tordait de douleur au pied de la croix dans des cris hystériques tout en baisant passionnément son chapelet. 

Ses convulsions pieuses pétrifiaient l’assistance étouffée par le respect, de plus en plus nombreuse au fil des mois.

Des croix de sang apparaissaient sur son front, ses mains, ses pieds.

Les hosties posées par le prêtre tremblant sur ses blessures miraculeuses semblaient soulager sa sainte douleur.

Ces scènes se répétaient tous les vendredis dans l’église bondée de curieux et de fervents chrétiens. Des femmes surtout, la plupart en larmes.

L’élue christique mourut fort bêtement d’une banale chute de sa modeste hauteur (1 mètre 50) en marchant sur ses lacets défaits et eut droit à un enterrement de papesse.

Après ses funérailles on découvrit chez elle des produits chimiques cachés au fond d’un placard, pas n’importe lesquels : entre autres, de la soude caustique, bien connue des illusionnistes pour faire apparaître des marques à retardement sur la peau, du chlorure de fer, du cyanure de potassium, matières réactives incolores, indétectables, ayant relativement les mêmes effets : faire naître des traces rouges, créer spontanément des plaies sur le corps selon les formes voulues, prédéfinies en coulisse... Toutes ces substances agissant sur la peau de manière parfaitement naturelle et rationnelle à la manière d’une encre sympathique, mais avec des lettres sanglantes.

Celle que l’on pensait vierge et chaste dévoila encore posthumément une collection d’amants, en réalité des prostitués chèrement payés avec l’argent des dons obtenus en exhibant au prix fort ses cicatrices “surnaturelles”.

Les âmes bernées par les spectacles grotesques de la défunte “stigmatisée”, des femmes essentiellement, encore et toujours des femmes, crurent enfin beaucoup plus à la puissance des réactions chimiques alliée à la corruption de certains esprits femelles qu’aux prétendues manifestations extraordinaires à caractère religieux...

Et surtout, à la faiblesse de l’esprit féminin, c’est à dire le leur, décidément bien sot et infiniment crédule.

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https://rutube.ru/video/66ebce3a9684cb60db5c86c2f1f7a505/

vendredi 25 mai 2012

959 - Je vais mourir, sauvez ma particule !

Je vais mourir demain et je veux partir légèrement vêtu. L’âme aussi aérienne que la plume.

Je laisse aux méchants mon argent puisqu’il n’y a que cela qui les intéresse. Qu’ils héritent de mes dettes aussi. Aux Duponts je lègue mes sentiments les plus mitigés en écho ironique à leur nature afin qu’écoeurés par leurs propres tiédeur et mollesse ils finissent par aspirer aux hauteurs que confère aux gens biens nés (comme moi) la particule. Aux gentils je dis “occupez-vous de mes funérailles et jouez-moi de la trompette en guise d’adieu” !

J’ai chéri la beauté, lustré les chaussures de mes ennemis, craché sur la tombe de mes amis, dépensé mes sous au casino, failli tomber des nues avant d’être dans le trou.

Mais j’ai tenu.

Je vais mourir demain, alors occupez-vous de vos affaires après vous être généreusement penchés sur les miennes. Vous allez m’enterrer mais je vous en supplie, ne laissez pas s’envoler mon cher ego ! C’est par lui que j’ai vécu, en lui que j’ai cru, alors sauvez-le des os !

Izarra brilla tel un diamant.

Ce trésor, c’est ma particule. Une partie de moi-même. Mon habit de scène. L’ombre de mon nombril.

La forme la plus flatteuse de mon MOI.

Chérissez-la plus que vos propres enfants, pères et mères. Battez-vous pour défendre sa mémoire.

Et finalement soyez dignes de la porter pour moi, vous les détestables Duponts, vous les gueux, vous les mal-nés, vous les médiocres... Sauvez ma particule de génération en génération. Ainsi vous brillerez un peu vous aussi, me rendrez grâces et ferez perdurer mon souvenir sur vos fronts pour l’éternité.

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mardi 22 mai 2012

958 - Humanisme destructeur

J’étais un angelot crasseux pépiant de joie dans ma décharge municipale.

Je noircissais mes petites ailes en toute insouciance, me roulant avec délices dans des montagnes de déchets multiformes et multicolores qui, à mes yeux de petit garçon émerveillé, brillaient comme autant de trésors. L’ivresse de la découverte éblouissait ma jeunesse en liberté. Ces détritus à l’infini représentaient pour moi des promesses de fête au quotidien, des fleurs industrielles semées dans mon bac à sable aussi vaste que le monde. 

J’étais libre, j’étais innocent, je voyais les choses sans malice. Mes mains étaient sales mais mon coeur était beau. J’avais les cheveux noirs et l’âme blanche. Je trouvais des perles souillées, des vases brisés, des sacs crevés, et pourtant mes rêves restaient purs.

Et puis elles sont arrivées.

De gentilles bonnes soeurs se croyant investies d’une mission divine. Elles ont chaussé mes pieds nus de bohémien, échangé mes haillons en folie contre un uniforme austère puis m’ont emmené dans leur prison. Le petit moineau que j’étais s’est retrouvé dans la cage des enfants de riches. On m’a appris à lire et écrire, à penser droit, à me vêtir de soie et à dire bonjour.

Aujourd’hui je suis instruit, fortuné, bien habillé, éduqué, respecté, envié, rangé.

Suis-je heureux pour autant ?

Je me souviens avec nostalgie de mes explorations fantastiques, de mes plongées enchanteresses au fond des poubelles, semblables à des voyages fabuleux dans les abysses de notre société... Comment oublier ces bains féériques dans l'océan des ordures à l’âge béni de toutes les légèretés ? J’avais quatre, six, huit ans, peu importe, depuis ma naissance je riais, volais, me réjouissais de chaque trouvaille que je partageais avec mes amis les rats, respirant avec une jouissance toute enfantine l’air étrange et exotique émanant de mon dépotoir.

En m‘extirpant de force de ma fange natale, ces natures bien intentionnées, hautement avisées et s'estimant généreuses, ont fait de moi, ex-petit manouche débordant de vie, un pauvre type qui s’ennuie à mourir dans son existence confortable, fade, propre, grise, anonyme.

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jeudi 17 mai 2012

957 - Le Vieux-Mans, cité des esprits

La Cité Plantagenêt est un petit olympe au coeur de la ville du Mans. Une enclave tout en pics et sinuosités, un sommet d'architectures et d’Histoire. 

La Lutèce sarthoise en somme.

Ce point culminant du département est un refuge intemporel au souffle médiéval reposant sur des bases antiques. Ses pieds sont gallo-romains, son esprit est moyenâgeux, son âme pleine de Renaissance.

De la hauteur du tunnel le traversant, percée glaciale et sinistre du XIXème siècle, ce coin historique donne même le vertige.

Tout autour, la sérénité des cimes.

Au moins, jusqu’aux frontières vespérales...

Voies sombres, désertes, silencieuses et carrefours éclairés par des lampadaires d’un autre temps font les charmes nocturnes de ce mont manceau, comparable par certains aspects au Mont-Saint-Michel.

A l’heure ténébreuse, toutes sortes de fantômes épieront le visiteur égaré, l’effleureront peut-être : chats furtifs -tous gris la nuit-, rats dodus, chauve-souris alertes, hiboux interrogateurs, ombres de statues allongées par le clair de lune -saints locaux ou vagues gargouilles accrochés aux toits- et folles silhouettes mal identifiées.

Volatiles de plumes et de poils, errants des gouttières et des canalisations, hôtes des toitures et du sol, vagabonds des airs et du pavé, sculptures de roc et de bois, gardiens de portes ancestrales et veilleurs de remparts, enfin présences inertes, oniriques, réelles ou imaginaires et faune vive font les murmures et les légendes du Vieux-Mans.

On sort ébloui face à ces pierres haut perchées : de presque tous les côtés de ce minuscule royaume, maintes vues plongeantes garanties sur l’agglomération moderne ! Mais surtout, plusieurs siècles séparent les deux parties de la localité. C’est dire que le voyage n’est pas seulement vertical. Il est également anachronique.

Sans omettre les violonistes ailés de la cathédrale récemment découverts (les déjà célèbres anges musiciens) conférant à l’exploration un tour aussi poétique qu’ascensionnel.

Avec ses escaliers interminables où grondent tous les vents, ses murs immémoriaux surchauffés au soleil d’été et, tard le soir, ses rues hantées par des spectres de lumière -je veux parler des fameuses Chimères- la vieille commune est un lieu choisi hors du monde où, dès la tombée du jour, la réalité fait place au mystère.

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https://youtu.be/DoxkRQWas_o

dimanche 13 mai 2012

956 - Mourir sous la Lune

Moi je ne veux pas mourir au Soleil.

Je préfère bien mieux rendre l’âme sous la Lune.

Les mortels ordinaires, pour ne pas dire dupontesques, veulent tous fermer les yeux avec les rayons de Râ plein la tête. Pour ces êtres primaires, ces esprits superficiels, ce sera le dernier éblouissement d’une existence vouée à la consommation, l’ultime rappel de leurs plus belles vacances à la plage, le souvenir final de leur vie de minable.

Personnellement je déteste Hélios. Les caresses haineuses, malhonnêtes, létales de cet astre qu’adorent les estivants me sont insupportables, tant physiquement que moralement ! Sa lumière vive surtout qui entre dans ma chambre me déprime. Les murs et les toits sont faits pour isoler leurs hôtes des intempéries, non pour les y exposer. Les fenêtres trop grandes sont pour moi une aberration architecturale. Quand le dieu de midi illumine une pièce, il devient un intrus et je me sens violé, pris au piège de ses tentacules enflammés.

Cette gueule cosmique totalement hystérique m’a fait assez transpirer sous ses crachats de feu, a inspiré suffisamment de sentiments vulgaires au bétail humain des classes moyennes, engendré trop de bonheur frelaté chez la gueusaille infestant littéralement le littoral, fait naître davantage d’hérésies chez la populace avide de congés payés pour que je lui dédie mon soupir suprême.

C’est à la bienveillante Sélénée que j’adresserai ma prière de mort.

Mon regard terrestre s’éteindra sous la clarté phosphorescente de cette pierre moribonde planant dans le coeur des poètes. Et si les nuages, le jour, l’horloge céleste réglant ses allées et venues ou quelque rempart de béton m’empêcheront de contempler sa figure sereine, son profil sage, son croissant aigu, aucune importance !

Le face lunaire sera présente sous mes paupières closes : je n’aurai qu’à songer à son visage énigmatique pour quelle m’enveloppe de son mystère.

Et m’emporte dans son royaume mystique.

Là, sur sa surface figée, silencieuse, profonde, paisible et effrayante, j’errerai en compagnie choisie.

Verlaine à ma droite, Virgile à ma gauche, l’infini au-dessus de mon auréole, au son de ma lyre cynique et joyeuse je continuerai de dénoncer l’imbécillité de mes contemporains tout en chantant la supériorité izarrienne.

Moi je veux expirer au clair de la nuit, au bord du firmament, au fond de mon jardin.

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Liste des textes

2514 - Jour de pluie
2513 - Seul dans mon coin
2512 - Mon pain quotidien
2511 - Ma route de nuages
2510 - La paille ou la soie ?
2509 - Chez monsieur le curé
2508 - Les corbeaux dans mon sillage
2507 - Mes amies les vaches
2506 - Mes braconnages
2505 - Mes chères cheminées
2504 - Perché sur mon pommier
2503 - Mes jours de joie
2502 - La femme du notaire
2501 - Mes nuits de rêve
2500 - Mes voyages
2499 - J’ai la peau dure
2498 - Qui est-il ?
2497 - Mes lits de ronces
2496 - Les épouvantails
2495 - Un oiseau déplumé
2494 - L’endive Dunord
2493 - La mère Garbichon
2492 - A travers champs
2491 - Heureux comme un rat !
2490 - Fin de peine
2489 - Un fou dans le noir
2488 - Mon testament
2487 - Sur mon lit de mort
2486 - Mon sort carcéral
2485 - L’aventure de mon vide
2484 - J’attends la fin
2483 - Derrière les murs, il y a Dieu
2482 - Je perds mes forces
2481 - Mon cinéma
2480 - Sinistre andouille
2479 - Mon secret
2478 - Mes vues ultimes
2477 - Après la peine, la paix
2476 - Tristesse en fête
2475 - La tache
2474 - La marche des secondes
2473 - Déliré-je ?
2472 - Vieillesse
2471 - Le tour de ma cellule
2470 - Qui me croira ?
2469 - Mon avenir lointain
2468 - Mes amis les rêves
2467 - Grise nourriture
2466 - Je m’enfonce dans la nuit
2465 - Loin des femmes
2464 - Du néant vers la lumière
2463 - Mes trésors dérisoires
2462 - Aucune visite
2461 - Des ombres me parlent
2460 - Une porte s’ouvre
2459 - Les passages du temps
2458 - Le train des jours
2457 - Le directeur
2456 - Au pied du mur
2455 - La loi du plus “fer”
2454 - Ma maison
2453 - Poussière
2452 - Les larmes de la nuit
2451 - Mutisme
2450 - Mon fantôme
2449 - Hallucinations
2448 - Je compte les jours
2447 - Vie de flamme
2446 - De vagues souvenirs
2445 - Les étoiles s’éloignent de moi
2444 - Eclats de joie
2443 - Je parle aux murs
2442 - La marche des matons
2441 - Sainte à l’air
2440 - À l’ombre de ma vie
2439 - Ma geôle sans sucre d’orge
2438 - Des ombres
2437 - Les feuilles
2436 - Quelle issue à mon chemin ?
2435 - Des ailes dans la nuit
2434 - Éclat d’ange
2433 - Le temps me tue
2432 - Les flammes du silence
2431 - Plus de Lune
2430 - Un jour de plus
2429 - Mes rêves
2428 - Une journée ordinaire
2427 - Reine d’un monde
2426 - La pluie
2425 - Je perds pied
2424 - Un oiseau à ma fenêtre
2423 - L’évadé
2422 - Les barreaux
2421 - Eclats et monotonie de la prison
2420 - Les clés
2419 - Espérance
2418 - A travers la fenêtre
2417 - Les années passent
2416 - Une lettre mystérieuse
2415 - Le psychologue
2414 - La douche
2413 - Je tourne en rond
2412 - L’anniversaire
2411 - Quelques visites
2410 - Insomnies
2409 - La promenade
2408 - Mes repas
2407 - Mon lit
2406 - Les printemps
2405 - Solitude de fer
2404 - L’ennui
2403 - Tête de taulard
2402 - La fouille
2401 - Passe-temp
2400 - Les gens libres
2399 - Prière
2398 - Les heures
2397 - La mouche
2396 - La porte
2395 - Le plafond
2394 - Nulle compagnie
2393 - Bientôt fou ?
2392 - Départ
2391 - Mes geôliers
2390 - L’enfermement
2389 - Quatre murs
2388 - Des mots en guise d’ailes
2387 - Mon trou
2386 - Connexion céleste
2385 - Une flamme de l’azur
2384 - Seigneur cinglant
2383 - L’âme en l’air
2382 - Flamme verte
2381 - Au feu les plumes sombres !
2380 - Sombre forêt
2379 - Emportés par le vent
2378 - Un homme des nues
2377 - Courage de Bayrou
2376 - Un chemin sans fin
2375 - Mon univers infini
2374 - Je ne suis pas de la ville !
2373 - Seul parmi les arbres
2372 - Au bout des chemins
2371 - Mon trésor
2370 - Les cumulus
2369 - Qui donc m’observe ?
2368 - Le loup
2367 - Cauchemar
2366 - Un peu de foin
2365 - Bain de crépuscule
2364 - Voyage sous un arbre
2363 - Ma solitude de roi
2362 - Le silence
2361 - Aubes de plomb
2360 - Mes anges les corbeaux
2359 - Vertueuse verdure
2358 - Le parachute
2357 - Au bord de l’eau
2356 - J’y suis et j’y reste !
2355 - Ma soupe
2354 - Les fées n’existent pas !
2353 - Le bon air de mon exil
2352 - Un jour ordinaire
2351 - Vie de rêve
2350 - Ma solitude
2349 - Je découvre une tombe
2348 - Le randonneur
2347 - La nuit
2346 - Le braconnier
2345 - A l’ombre des arbres
2344 - Une belle journée
2343 - L’intruse
2342 - La chasse à courre
2341 - Les vers luisants
2340 - L’hôte qui pique
2339 - Dans la pénombre
2338 - Le ballon
2337 - Ma lanterne
2336 - La barque
2335 - Le chemin creux
2334 - Les deux chasseurs
2333 - Flamme noire
2332 - Deux corbeaux dans un arbre
2331 - Insomnie
2330 - Cris des corbeaux
2329 - Papillons de nuit
2328 - Froid et pluies
2327 - Les ronces
2326 - Chemins de boue
2325 - Tristesse de la forêt
2324 - Provisions de bois
2323 - Dans les buissons
2322 - Pluie matinale
2321 - Les grands arbres
2320 - Terribles crépuscules
2319 - Les rats
2318 - Un ami frappe à ma porte
2317 - Entouré de rusticité
2316 - Le sanglier
2315 - Mon sac
2314 - Le renard
2313 - Ma marmite
2312 - Des bruits dans la nuit
2311 - Les lapins
2310 - Un signe sous le ciel
2309 - La Lune vue de mon toit
2308 - Une gauchiste explosive
2307 - Sortie nocturne
2306 - Le vent sur la forêt
2305 - Un air de feu
2304 - Rêve dans les branches
2303 - L’écolo
2302 - Les papillons
2301 - La corneille
2300 - Les patates
2299 - L’escorte des souches
2298 - Un orage au dessert
2297 - Nulle femme dans ma forêt
2296 - Indispensables pommes de pin
2295 - Promenade
2294 - La pluie sur mon toit
2293 - A la chandelle
2292 - Un soir de brume
2291 - Vie de feu
2290 - La rosée matinale
2289 - Dans l’herbe
2288 - Par la fenêtre
2287 - Ma cheminée
2286 - Mes chemins d’ermite
2285 - Au réveil
2284 - Les cailloux sur mes chemins
2283 - Mes sentiments de bûche
2282 - Nuit de pleine lune en forêt
2281 - Ivresse de femme
2280 - Loin de ma grotte
2279 - Tempête dans mon trou
2278 - Baignades d'ermite
2277 - Un hibou dans la nuit
2276 - Mes ennemis les frileux
2275 - Ermite aux pieds sur terre
2274 - Mon jardin d’ermite
2273 - La récolte des fagots
2272 - Un étrange visiteur
2271 - Ma demeure d’ermite
2270 - Un homme clair
2269 - Un foyer au fond de la forêt
2268 - Les raisons du peintre
2267 - La célibataire
2266 - Les femmes
2265 - Une femme
2264 - France sous les étoiles
2263 - Un homme hors du monde
2262 - Homme de feu
2261 - Rencontre du troisième type
2260 - Voyage
2259 - Déprime
2258 - Fiers de leur race
2257 - La fille lointaine
2256 - Le Noir méchant
2255 - L’attente
2254 - J’ai entendu une musique de l’an 3000
2253 - Le modèle
2252 - Blonde ordinaire
2251 - Mâle archaïque mais authentique
2250 - La femme et la flamme
2249 - Voyages au bout de la terre
2248 - Ma chambre
2247 - Le vieil homme entre ses murs
2246 - L'ovin
2245 - Vous les mous, les mouches, les mouchards
2244 - Mon humanisme fracassant
2243 - Ma cabane sur la Lune
2242 - Les marques rouges du ciel
2241 - Je reviens !
2240 - Une fille de toque
2239 - La légèreté de la Lune
2238 - Janvier
2237 - Elena Yerevan
2236 - Oiseaux de rêve ?
2235 - J’irai vivre à la campagne
2234 - Fiers de leurs péchés
2233 - Deux faces
2232 - Le soleil de la jeunesse
2231 - Dans les bois
2230 - Nuit de vents
2229 - Mon fauteuil de lune
2228 - Le sourire d’une marguerite
2227 - Je ne suis pas antiraciste
2226 - Qui est-elle ?
2225 - L’arc-en-ciel
2224 - Je suis parti dormir sur la Lune
2223 - La sotte intelligence
2222 - Leurre ou lueur ?
2221 - Clinchamp, cet ailleurs sans fin
2220 - La tempête Trump
2219 - Femme de lune
2218 - Une plume de poids
2217 - Douches glacées
2216 - Les arbres et moi
2215 - Je pulvérise le féminisme !
2214 - J’aime les vieux “fachos”
2213 - La surprise
2212 - Promenade en forêt
2211 - Je vis dans une cabane
2210 - Plouc
2209 - Je suis un mâle primaire
2208 - Musique triste
2207 - Ma cabane au fond des bois
2206 - Hommage à Christian FROUIN
2205 - Installation sur la Lune
2204 - Barreaux brisés
2203 - Affaire Pélicot : juste retour de bâton du féminisme
2202 - L’abbé Pierre, bouc-émissaire des féministes
2201 - Par tous les flots
2200 - Votre incroyable aventure !
2199 - Je ne suis pas en vogue
2198 - Jadis, je rencontrai un extraterrestre
2197 - Dernière pitrerie
2196 - Alain Delon
2195 - Je déteste les livres !
2194 - L’esprit de la poire
2193 - Je ne suis pas citoyen du monde
2192 - Ma cabane dans la prairie
2191 - Devant l’âtre
2190 - Plus haut que tout
2189 - Pourquoi la femme vieillit si mal ?
2188 - Je prends l’avion
2187 - Sous la Lune
2186 - La pourriture de gauche
2155 - L’horloge
2154 - A la boulangerie de Mont-Saint-Jean
2153 - L’écologiste, ce primitif
2152 - Madame Junon
2151 - Chemins de pluie à Clinchamp
2150 - Voyage vers Mars
2149 - Galaxies
2148 - Je suis de la droite honteuse
2147 - Les écrivains sont des poids morts
2146 - L’héritage de Clinchamp
2145 - Clinchamp, une histoire sans fin
2144 - Vent de mystère à Clinchamp
2143 - Ma cachette à Clinchamp
2142 - Randonnée à Clinchamp
2141 - Eclipse de Lune à Clinchamp
2140 - Un arc-en-Ciel à Clinchamp
2139 - Clinchamp sous l’orage
2138 - J’ai rêvé de Clinchamp
2137 - Jour de l’An à Clinchamp
2136 - Vacances d’été à Clinchamp
2135 - Attente à Clinchamp
2134 - Un jour ordinaire à Clinchamp
2133 - Or de France
2132 - La compagne des esseulés
2131 - Loup de lumière
2130 - Spleen
2129 - Le pitre
2128 - Les corbeaux de Clinchamp
2127 - Un homme heureux à Clinchamp
2126 - Le mouton
2125 - Des lutins à Clinchamp ?
2124 - Je suis fort !
2123 - Paroles prophétiques
2122 - L’égalité entre les hommes est injuste !
2121 - L’idéaliste de gauche
2120 - La femme est la monture de l’homme
2119 - Clinchamp sous la neige
2118 - Le Nord et le Sud
2117 - Pourquoi j’aime Clinchamp ?
2116 - Convaincre Blandine
2115 - Un couple de vieillards à Clinchamp
2114 - Le facteur de Clinchamp
2113 - Tristesse et beauté à Clinchamp
2112 - L’Art
2111 - Botte à l’oeuf
2110 - Les bûcherons de Clinchamp
2109 - Le coucou de Clinchamp
2108 - BFMTV : l’écran de la vérité
2107 - Lettre anonyme
2106 - Je ne suis pas amoureux de Paris !
2105 - Un jour d’hiver à Warloy-Baillon
2104 - La femme soumise brille comme une casserole
2103 - Les chouettes de Clinchamp
2102 - Quand la tempête s’abat sur Clinchamp...
2101 - L’aile et la pierre
2100 - Mes amis les maudits
2099 - Le brouillard de Clinchamp
2098 - Artiste de gauche
2097 - L’éternité dans la tête
2096 - Toussaint à Clinchamp
2095 - Chagrin échappé
2094 - Clinchamp-sur-Mystère
2093 - Les cafards
2092 - Loup des airs
2091 - Le loup de Clinchamp
2090 - En latin, c’est plus beau !
2089 - Les patates de Clinchamp
2088 - L’enfant des airs
2087 - Ciel de France
2086 - Thaïs d’Escufon
2085 - Les tomates de Clinchamp
2084 - Jérôme Bourbon
2083 - Les chats de Clinchamp
2082 - Poupée d’ailleurs
2081 - Pierre de feu
2080 - Les champs de Clinchamp
2079 - L’éclosion
2078 - Vacuité des bouquinistes
2077 - Les toits
2076 - Freud
2075 - Sport
2074 - Le simplet de Clinchamp
2073 - Les oiseaux de Clinchamp
2072 - Je ne suis pas cartésien
2071 - Au cimetière de Clinchamp
2070 - Le Panthéon pour Hugo, l’évasion pour Izarra
2069 - Les rats de la France
2068 - Le curé de Clinchamp
2067 - Mon trou à Clinchamp
2066 - Saint-Léonard-des-Bois
2065 - Les cloches de Clinchamp
2064 - Un épouvantail à Clinchamp
2063 - Les rêves de Clinchamp
2062 - Je suis raciste
2061 - L’injustice sociale ne me choque pas
2060 - Les femmes de Clinchamp
2059 - Les jours vides de Clinchamp
2058 - Une grand-mère
2057 - Clinchamp vers 1970
2056 - La femme de soixante ans
2055 - Sale temps à Clinchamp
2054 - Un grand voyage en forêt
2053 - L’ailé et l’aliéné
2052 - Souvenirs lointains
2051 - Domestication d’une greluche
2050 - Déprime à Clinchamp
2049 - L’amour à Clinchamp
2048 - Les Droits de l'Homme, c'est la négation de l'homme !
2047 - Les hivers de Clinchamp
2046 - Les chemins de Clinchamp
2045 - Seul au monde
2044 - Ne me parlez pas d’amour
2043 - Tristesse de l’été
2042 - Jour de fête à Clinchamp
2041 - Monsieur Lecon
2040 - Châtelain
2039 - Les ailes de Clinchamp
2038 - Tremblement de terre
2037 - Nuit d’amour
2036 - Pluie de joie à Clinchamp
2035 - Les gauchistes
2034 - Clinchamp sous les clartés lunaires
2033 - Henri d’Anselme, héros hétéro rétro
2032 - Les hirondelles
2031 - Retraite dans la forêt
2030 - Mon bosquet
2029 - L’or de Clinchamp
2028 - Sur le chemin
2027 - La souche
2026 - Clinchamp, ce voyage sans fin
2025 - Sardines à l’huile
2024 - Les fantômes
2023 - Le silence de la forêt
2022 - Les arbres
2021 - Les joies de Clinchamp
2020 - La merde républicaine
2019 - Les ailés
2018 - Les soirées de Clinchamp
2017 - Parasite
2016 - Clinchamp, les routes de l’ennui
2015 - Moi français, je déteste les migrants !
2014 - Répugnante
2013 - Les complotistes
2012 - Je déteste les livres de philosophie !
2011 - Le bossu de Clinchamp
2010 - La lumière de Clinchamp
2009 - Les crépuscules de Clinchamp
2008 - Les nuits à Clinchamp
2007 - Les aubes de Clinchamp
2006 - Je suis un oiseau à Clinchamp
2005 - Les rats de Clinchamp
2004 - Les papillons de Clinchamp
2003 - Les richesses de la normalité
2002 - Le Rimbaud des bobos
2001 - Les vaches de Clinchamp
2000 - La folle de Clinchamp
1999 - Mon ego solaire
1998 - Vague Lune
1997 - Ma cabane à Clinchamp
1996 - Moi, IZARRA
1995 - Mais qui donc est Dardinel ?
1994 - La Dame Blanche de Clinchamp
1993 - Le Dalaï-Lama
1992 - Pluie à Clinchamp
1991 - Je suis sexiste
1990 - Les flammes du printemps
1989 - Le rustaud de Clinchamp
1988 - Les larmes d’Amsterdam
1987 - Clinchamp, terre d’envol
1986 - La Joconde de Clinchamp
1985 - Face cachée de Clinchamp
1984 - La clocharde de Clinchamp
1983 - Je suis un extraterrestre
1982 - Clinchamp sous les éclats de novembre
1981 - Clinchamp au bord des larmes
1980 - Les fantômes de Clinchamp
1979 - Les pissenlits de Clinchamp
1978 - Clinchamp : fin et commencement de tout
1977 - Amsterdam
1976 - J’habite sur la Lune
1975 - Secret de Lune
1974 - Les ailes de la Lune
1973 - Voir Clinchamp et sourire
1972 - La pierre et l’éther
1971 - Clinchamp, au bonheur des larmes
1970 - Clinchamp, mon dernier refuge
1969 - Croissant de Lune
1968 - Mais d’où vient donc la Lune ?
1967 - Lune lointaine
1966 - Lune éternelle
1965 - Sandrine, notre voisine
1964 - Rêve de Lune
1963 - Lune des rêves
1962 - La Lune dans le bleu
1961 - Lune ultime
1960 - Les tourmentés
1959 - Clinchamp, paradis des ombres
1958 - Lune absente
1957 - Je raffole des commérages !
1956 - Clinchamp : royaume des humbles
1955 - La Dame dans le ciel
1954 - Palmade : de la gloire au gouffre
1953 - Evasion
1952 - Tatouages, ces marques de faiblesse
1951 - L’égalité est un enfer !
1950 - Repas sur l’herbe à Clinchamp
1949 - Escale à Clinchamp
1948 - Beauté morbide de la Lune
1947 - J’ai dormi dehors à Clinchamp
1946 - Les humanitaires sont des parasites !
1945 - Sur les routes de Clinchamp
1944 - Une année à Clinchamp
1943 - Tristesse du printemps
1942 - Bulle de Terre
1941 - Jour de joie à Clinchamp
1940 - L’inconnu de Clinchamp
1939 - Le ciel de Clinchamp
1938 - Les éclats de Clinchamp
1937 - Le voyageur
1936 - Fête triste
1935 - Les antiracistes
1934 - Jean Messiha
1933 - Coeur gelé
1932 - Romantisme de pierre
1931 - La femme est sous mes pieds
1930 - Burcu Güneş, un air léger
1929 - Je déteste les pauvres !
1928 - Quand mon coeur s’allume
1927 - Intègre, entier, râpeux
1926 - Le cheval
1925 - Homme mauvais
1924 - Un trou sous le ciel
1923 - Hauteur de la Lune
1922 - Nulle part, là-bas, ailleurs
1921 - Belle Lune
1920 - Salades lunaires
1919 - Lettre à Reynouard
1918 - MARGUERITE OU L’HISTOIRE D’UNE VIEILLE FILLE
1917 - Récoltes lunaires
1916 - Je suis français de souche
1915 - Lune mortuaire
1914 - Clinchamp, cité des oubliés
1913 - Clinchamp, l’air de rien
1912 - Clinchamp, sommet du monde
1911 - La pollution, c’est la vie !
1910 - Seule au monde ?
1909 - Le Ciel et la Terre
1908 - Lune de haut vol
1907 - La Lune s’allume
1906 - Nuit sombre
1905 - Soupe de Lune
1904 - Puretés raciales
1903 - Lune-pizza
1902 - La grande question
1901 - Amiens
1900 - Pleur de Lune
1899 - Rêve d’amour
1898 - Vive le patriarcat !
1897 - La libellule
1896 - L’eau qui m’éclaire
1895 - Une question de clarté
1894 - La Lune dort
1893 - Les artifices du spirituel
1892 - Lune normale
1891 - Ni chauffage ni travail
1890 - Lune de fer
1889 - Molle Lune
1888 - Insensible aux malheurs des autres
1887 - Mon visage de vérité
1886 - Amante russe
1885 - J’écris
1884 - Lune martiale
1883 - Je suis un incapable
1882 - Lune creuse
1881 - 1975
1880 - L’éclat d’un fard
1879 - Amour impossible
1878 - Femme au foyer
1877 - L’esprit de la Lune
1876 - Ingérence féministe
1875 - Cratères lunaires
1874 - Lune d’effroi
1873 - Lune des chats
1872 - Les athées
1871 - Lune d’or
1870 - Lune carrée
1869 - Lune de miel
1868 - Folle lune
1867 - Jour de joie
1866 - SMARPHONES : abrutissement des masses
1865 - Sombre lune
1864 - Les mouches
1863 - Ma vie simple
1862 - Clinchamp, terre lointaine
1861 - Je suis un conservateur
1860 - Lune de glace
1859 - Le lac
1858 - Qu’est-ce que la beauté ?
1857 - Lune blanche
1856 - Lune de mer
1855 - Lune de feu
1854 - Présence immortelle
1853 - Surprenante Lune !
1852 - L’éclat de la Lune
1851 - Epis lunaires
1850 - L’autre Lune
1849 - L’amie des cheminées
1848 - Lune morte
1847 - Lune Parmentier
1846 - Lune fatale
1845 - Amour céleste
1844 - Grâces et disgrâces
1843 - Ma maison, c'est la Lune
1842 - Poids de la Lune
1841 - La morte visiteuse
1840 - Ma cabane sous la Lune
1839 - Bleu ciel
1838 - Histoire de lune
1837 - Suc de Turque
1836 - Stéphane Blet
1835 - Ciel bleu
1834 - Bonheur de rat
1833 - Redneck
1832 - Sur le rivage
1831 - Attraction lunaire
1830 - Je suis anti-féministe radical
1829 - Mais qui est-il ?
1828 - Je veux des frontières !
1827 - Les francs-maçons
1826 - Folies lunaires
1825 - Alunir, en un mot
1824 - “Comme ils disent”, chanson d’Aznavour
1823 - Lune tiède
1822 - Globe de rêve
1821 - Effroi
1820 - Vangelis
1819 - L’air de la Lune
1818 - La campagne
1817 - Lune tombale
1816 - Les cailloux
1815 - Je déteste Paris !
1814 - Boules de neige
1813 - Je n’ai pas peur
1812 - Parler vrai
1811 - Les hommes simples
1810 - Quand la Lune panse
1809 - Régine : extinction d’un feu
1808 - Morte veilleuse
1807 - Coeur de pierre
1806 - Noir
1805 - Mystère de la Lune
1804 - Jackson Pollock
1803 - En pleine lumière
1802 - Harmonie des sexes
1801 - Dix ans dans l’azur
1800 - Pluie d’avril
1799 - Le gueux
1798 - Les pommes de pin
1797 - Voyage vers la Lune
1796 - Mystère d’une nuit
1795 - Une lumière turque
1794 - Sans coeur et avec écorce
1793 - Envolé !
1792 - Galante ou l’abcès crevé
1791 - La lumière du Bosphore
1790 - Claude Monet
1789 - Rat aristocrate
1788 - Ukraine : sortez de vos ornières mentales !
1787 - Tranche de ciel et plumes de la Terre
1786 - Les sots écolos
1785 - L’astre turc
1784 - L’Ukraine, je m’en fous totalement !
1783 - Vive la guerre !
1782 - Réponses à un coatch
1781 - Droite pure
1780 - Vains hypersensibles
1779 - Mes valeurs vives
1778 - Le secret
1777 - Force et lumière
1776 - De l’herbe à l’aiguillon
1775 - Jusqu’à la mort
1774 - Zemmour et les journalistes de gauche
1773 - Dur et juste
1772 - La flamme et le marbre
1771 - Mon chat est mort
1770 - Les frères Bogdanoff
1769 - J’ai rêvé de Natacha
1768 - Technologie
1767 - Vers la Lune
1766 - C’était la guerre
1765 - La “tondue de Chartres”
1764 - Dans le métro
1763 - Naissance d’un virus
1762 - Zemmour est-il un de Gaulle ?
1761 - Je suis grand
1760 - Jour de gloire
1758 - Une muse du Bosphore
1758 - Je suis un extrémiste
1757 - Les éoliennes
1756 - Femme terminale
1755 - Autoportrait
1754 - Je suis un sanglier
1753 - Faux fou
1752 - Les affaires
1751 - Octobre
1750 - Le fantôme
1749 - Les écrivains
1748 - Sauvez la France !
1747 - Mes sentiments de pierre
1746 - Une araignée raconte
1745 - Un coeur clair
1744 - Phallocrate
1743 - Les vaches
1742 - Les faibles sont mauvais
1741 - Les sans-visage
1740 - Le trouillard de gauche
1739 - Léonard de Vinci enfant
1738 - Mes froideurs sublimes
1737 - Le romantisme, c’est la décadence
1736 - La Joconde
1735 - La tour Eiffel
1734 - Le Soleil
1733 - Une boule de mystère
1732 - Les masqués
1731 - Burcu Günes, l’or turc
1730 - Léa Désandre
1729 - Le père Dédé
1728 - “Blanc lumière” de Pollock
1727 - Les kikis et les cocos
1726 - Les funérailles de Belmondo
1725 - Pôle Sud
1724 - Vierge au mariage
1723 - La forêt
1722 - Le réveil des clochers
1721 - En septembre
1720 - Extraterrestre
1719 - Ni cagoule ni sérum
1718 - L’astre des morts
1684 - Enfants du monde
1679 - Vie d’élite
1328 - Je suis apolitique
115 - Le cygne
114 - Le spleen de Warloy-Baillon
113 - Les visiteurs
112 - La Lune
111 - L’amant des laides
110 - Mémoires d’un libertin
109 - Une existence de pompiste
108 - Lettre à mes amis des listes sur Internet