jeudi 31 octobre 2024

2216 - Les arbres et moi

Quand je sors en forêt, je pars à la rencontre de géants aux gueules dures, aux troncs inflexibles, aux bras  cassants, aux coeurs en bois et aux racines cachant plein d'histoires...
 
Les arbres sont des amis rêches au contact rude. Je me heurte à chaque fois à leur froideur de pierre et à leur silence séculaire. Ils prennent naturellement des allures augustes et leurs faces impassibles sont aussi impénétrables que le marbre.
 
Pas facile d'entrer en communication avec ces vastes statues végétales !
 
Pour paraître si austères, ces êtres tellement attachés à leur sol natal doivent penser à des choses bien profondes...
 
Plus ils pèsent lourd, plus leurs idées volent haut. C'est ce qui fait leur grandeur.
 
Vieux et noueux, ils semblent plongés dans d'insondables méditations... C'est peut-être d'ailleurs pour cette raison qu'ils ont les pieds sur terre et la tête dans les nuages.
 
Afin de mieux les approcher, je dois me montrer à la hauteur de leurs vues.
 
Avec leurs traits graves, leur peau rugueuse, leurs regards d'ogres, ils ne sont pas d'un abord aisé...
 
Je me confronte à leurs branches brutales comme si j'étais un fétu de paille, me sens une brindille devant leur présence imposante, me sais guère plus important qu'un roseau sous leur ombre écrasante.
 
Mais ce qui nous rejoint essentiellement, eux et moi, c'est qu'en dépit de nos pesanteurs et âpretés d'incarnés, nous portons en nous l’éclat des causes célestes et la légèreté des rêves.

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mercredi 30 octobre 2024

2215 - Je pulvérise le féminisme !

Je clame ouvertement mon antiféministe viscéral.
 
Je ne reconnais aucun droit aux femmes de se comporter comme des hommes.
 
Insensible aux revendications de ces pondeuses d'inepties, sourd aux caquètements idéologiques de cette volaille hystérique, indifférent aux doléances de cette espèce faite pour enfanter dans les larmes, je destine mes plus cinglantes répressions phallocrates à ces dindes  féministes.
 
Je crache sur leur autel putride.
 
Plus elles seront vindicatives, plus elles aviveront mes férocités.
 
Peu de beaux esprits -ou de virils tempéraments- assument d'exposer des positions aussi controversées que les miennes. Dans notre société aseptisée, rares sont ceux qui ont le courage de défendre les vues tranchées de leur âme intègre.
 
La plupart ont la trouille.
 
Ils préfèrent soit se taire purement et simplement, soit s'aligner veulement sur la pensée flasque de leurs contemporains castrés.
 
Ils choisissent la lâcheté intellectuelle et le confort social à l'éclat et la crudité des vérités éternelles.
 
Loin de ces avaleurs de petit lait et autres adeptes d'eaux plates, au lieu d'adopter les douceurs du mensonge et de me laisser caresser par l'air vicié de ces temps troublés, je me suis jeté avec gloire dans le feu !
 
Ce brasier céleste qui me galvanise et les brûle, eux les tièdes, eux les amorphes, eux les frileux !
 
De mon acier patriarcal je forge la massue avec laquelle je fracasse sans état d'âme les inconsistantes poteries doctrinales des suffragettes !
 
Je plume cette poulaille de gauche en rébellion contre la souveraine loi du mâle, je la vide, la broie, la réduis à ce qu'elle est en réalité : rien du tout.
 
Une fois dépecées, écrabouillées, anéanties, je place ces carcasses de bécasses sur le trône de leur infinie bêtise : le grill de l'ogre machiste triomphant que je suis !

Je ne fais qu'une bouchée de cette femelle engeance transformée en brochettes.

Ainsi finissent les adversaires de Zeus.

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mardi 29 octobre 2024

2214 - J'aime les vieux "fachos"

Moi j'aime les vieux "réacs".
 
Les vrais, les purs, les pas gentils.
 
Je me sens bien en compagnie de ces chardons à la dent dure, de ces loups aux vues carnassières, de ces citoyens cinglants et aigris, de ces enfants de la patrie mal vus à la poigne pas tendre du tout et à la pensée extrêmement droite !
 
C'est parce que leur verbe brûle de vérité qu'il me réchauffe tant le coeur...
 
Chez eux il y a des livres de Céline, des portraits de Pétain, des armes accrochées aux murs de leurs salons et plein d'autres choses pas jojos qui sont loin de me déplaire.
 
Ils parlent sec, pensent de façon tranchée, mangent tricolore, boivent de la vinasse de France, demeurent bornés en deçà de nos frontières et regardent  les étrangers franchement de travers.
 
Rien que pour ces quelques raisons qui paraissent futiles, ils ont toute mon amitié.
 
Leurs idées anguleuses sont taillées à la hache. Ils s'enflamment pour des querelles d'un autre âge, vouent leurs contemporains au fumier éternel, méprisent les moutons qui les entourent, détestent la démocratie qui les a vu naître.
 
Ils méritent mon estime.
 
Ces drôles d'oiseaux ne sont certes pas des mauviettes, eux au moins : ils volent aussi haut que les aigles, ne manquent pas de tempérament, chérissent la grandeur et cultivent chèrement le sens de l'honneur.

Voilà des hommes qui ne sont point des épaves !
 
Leur ciel idéal, même s'il semble bien noir aux yeux des frileux, n'en est pas moins éclatant. Ces parias de notre société aseptisée brillent tels des astres à travers mon regard complaisant.
 
Leur racisme -qu'il soit méchamment viscéral ou simplement civique-, leur idéologie enflammée, leurs défauts de fer, leur âme intègre ne rebutent que les faibles, les petits, les castrés : loin du flasque humanisme de notre siècle effondré, ils ruminent des sentiments de feu, de roc et de lumière !
 
Ils assument ce qu'ils sont sans masque ni excuse, ils défendent leur cause à visage découvert, fiers de leur rigueur, et affrontent avec courage les marées plates d'ovins au sang tiède.

Leur férocité non feinte me les rend drôlement sympathiques !
 
Ils ont l'immense avantage de détonner d'avec le reste des gens placides. Avec eux, le monde s'enrichit de caustiques différences et s'embellit de durables étincelles.

Ce qui a la vertu d'éclairer mes nuits peuplées d'ennui et de pimenter mes jours plombés de lassitude car avec les vieux "réacs", soyez certains que je m'amuse comme un fou !

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dimanche 27 octobre 2024

2213 - La surprise

Texte d'après un tableau du peintre Aldéhy

Depuis longtemps elle avait remarqué une forme vague s'agitant dans la brume, aperçu une figure claire brassant les flots, observé des mouvements incertains dans les marécages.
 
Quelle créature inquiétante, ou prodigieuse, pouvait donc se cacher sur ces eaux troubles, entre les herbes folles et les ombres mouvantes ?
 
Intriguée, rêveuse et ingénue, la jeune fille espérait voir un être fantastique surgir de cette végétation confuse.
 
Elle croyait aux spectres radieux, aux légendes étincelantes, aux étoiles tombées du ciel...
 
Amie du mystère, de l'étrange et du merveilleux, son coeur ne battait que pour des causes poétiques, lointaines, désincarnées.
 
Elle attendait que l'impossible se produise, la tête pleine de pensées lumineuses, l'âme aussi légère que possible.

Entre naïveté et idéalisme, elle cherchait l'exaltation.

Mais un matin la bête sortit des profondeurs et s'éleva dans les airs, juste devant ses yeux. Ce qui la réveilla brutalement de ses illusions.

Et ce qu'elle vit fut finalement bien mieux que ce qu'elle avait imaginé.

Un ange la salua de ses ailes blanches.

Eclatant de beauté, paré de sa robe somptueuse, il s'agissait tout simplement d'un cygne.
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samedi 26 octobre 2024

2212 - Promenade en forêt

Octobre est un ogre à la barbe ocre et aux haillons d'or.
 
Une immensité de braises sous un ciel de glace, un océan de flammes couchées sur le sol, un déluge d'étoiles éphémères mettant le feu sous nos chaussures mouillées.
 
Oui vraiment, l'automne est un fracas de couleurs cuivrées, une illumination d'arbres en deuil, une déflagration végétale aux étincelles pleines d'artifices.
 
J'entre dans la forêt comme dans un tombeau lumineux.
 
L'explosion de feuilles me réveille et l'orage d'oxygène me fait aussitôt tourner la tête. Les ombres m'écrasent, les troncs m'effraient, les senteurs m'allègent.
 
Mes pas en ce lieu résonnent telles des bombes dans un cimetière. Et il me semble que tous les hôtes qui s'y cachent les entendent.
 
Sous les crissements de mes semelles, je ranime des fantômes endormis. Rien qu'en marchant, je fais jaillir d'invisibles entités de l'humus. Juste en passant dans ce bois, je ravive des vieilles légendes oubliées...
 
La sylve se referme sur moi : elle m'embrasse de ses baisers jaunis et m'enveloppe de ses bras de cadavre.
 
La mort y apparaît toute dorée et l'air y demeure poisseux de mélancolie. Loin de la pureté des sommets, proche des lourdeurs de la terre avec ses parfums d'humidité et de pierre, la saison enflammée inspire au promeneur des rêves aussi funèbres que radieux.

Elle incarne dans toute sa splendeur la tempête statique et le tonnerre poétique.

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vendredi 25 octobre 2024

2211 - Je vis dans une cabane

Ca y est ! J'ai abandonné ma vie de citadin pour m'installer dans un trou, loin de tout, au fond d'une forêt.
 
Je suis à présent entouré de broussailles et je deviens l'égal des herbes et des arbres, au centre de nulle part, en un lieu d'oubli, juste sous l'immensité du ciel.
 
Avec quelques oiseaux pour seuls visiteurs, le vent pour naturelle ambiance et le temps infini devant moi.
 
Et, peut-être aussi, la lourdeur de l'ennui pour mes longues heures de léthargie à venir... Mais ce sera le prix de la paix, la contre-partie de cet exil vers l'essentiel, le plomb nécessaire à ma légèreté retrouvée.
 
Mais aujourd'hui, plus aucun matériel ne me pèse. J'ai laissé derrière moi les artifices de la civilisation. Désormais je n'ai besoin que d'air et de verdure, de cailloux et de nuages, d'aubes glacées et de crépuscules funèbres, ces joies âpres faites pour les âmes aguerries.
 
Et pour m'envoler dans ma nouvelle existence de marbre, je m'enivre sans mesure de solitude. Et de rien d'autre. L'isolement, ce cloître intérieur qui généralement constitue une source d'angoisse et de déprime pour le monde... Mais qui, ici, prend une valeur inestimable. C'est mon bien le plus précieux, mon trésor d'ermite, mon refuge d'aigle frugal.
 
Il ne me reste qu'à faire un feu et méditer.
 
Mes compagnies ne sont plus les mêmes. A la place des hommes, les bois. En guise de présences, les ombres des branches. Pour remplacer le bavardage, le choc de la hache, le chant de la flamme, l'éclat de mes pensées.
 
Et un confort de bête pour dernier luxe.
 
Et là, sur le seuil de ma cabane, contemplant la braise qui se mêle à la cendre, j'adresse mes sobres mots à l'invisible en attendant que la nuit recouvre mon toit de son voile suprême et le fasse disparaître tout-à-fait aux yeux de tous.

Demain matin je me réveillerai sous la lumière neuve de mon asile de rat.

Heureux.

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mercredi 23 octobre 2024

2210 - Plouc

Moi je tire grande fierté de porter des bottes toutes crottées, d'adopter des coutumes de sanglier, d'arborer des allures d'ogre des bois.
 
Je suis un plouc.
 
Un vrai de vrai, un gros péquenaud des champs, un rustaud rural, une bête épaisse à la peau rêche et à l'âme tranchée.
 
Avec les pieds dans la boue et les vues plus basses que le fond du fossé, les pognes dans le fumier et les pensées dans la mare, la tête au ras des pâquerettes et le groin dans le cul des vaches !
 
Et les idées pas plus hautes que ça.
 
Je ne fais pas de manières. Loin des politesses parisiennes et des coquetteries en vogue, je ne fais guère dans le raffinement.
 
Mais dans l'authentique brute des broussailles, l'antique lourdaud de la cambrousse, le rustique arriéré de la friche.
 
Mes sentiments sont à couper à la hache. Mon coeur est fait non pour les fleurettes mais pour les enclumes. Je n'avale pas de l'eau tiède mais dévore des flammes. Je n'aime que les festins brûlants au goût de vie et de sang, les breuvages glacés, les ivresses carnassières et les rêves mortels.
 
Vêtu tel un gueux, aussi sale que possible, plus puant que la nature elle-même, je ne connais pas les chichis des chochottes enrichies. Je marche dans la bouse et m'assieds sur des souches.
 
Mes jours sont pleins d'orages et de lumière, de terre et de nuages, de flotte et de feu. Je les saupoudre soit d'épines et de purin, soit de cailloux et de paille : cela ajoute encore plus de piquant à l'aube et de saveur au crépuscule.
 
Sous mon chapeau, la tempête. Dans mes mains, des patates. Sous mes semelles, mes racines.
 
Et dans mes poches, rien que l'essentiel : l'air du terroir. Ce ciel qui sent tellement bon le terreau, cet azur qui ressemble tant à ma masure, cet éther qui m'est si cher, cette atmosphère que je préfère à tout le reste...
 
Dans mon trou de borné, je vis heureux comme un bûcheron corné.

Moi le bouseux, moi le glaiseux, moi le cul-terreux, moi le suiveur de mottes et non de modes, versé dans les rudesses des labours plutôt que dans les finesses de l'amour, plus proche des courgettes de mon courtil que des courbettes de la ville, je ne suis décidément pas une brindille parfumée de Paris !

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samedi 19 octobre 2024

2209 - Je suis un mâle primaire

Moi, je suis un macho primaire et radical, pur et dur, sec et tranchant.
 
Mon coeur de sanglier hirsute n'est ni tendre ni tolérant à l'égard des bichettes féministes mais au contraire âpre et féroce, rude et carnassier.
 
Loin de m'apitoyer sur le sort des femelles de gauche en larmes, j'enfonce le clou : au lieu de sortir mon mouchoir je brandis ma badine et cingle tout ce qui se révolte et gémit !
 
Je flagelle implacablement les porteuses de jupons en crise d'hystérie.
 
Mon antiféminisme est brutal, foudroyant, sans la moindre nuance.
 
J'écrase, aplatis, pulvérise toute résolution de suffragette en émoi ! Je suis une massue de masculinité en marche, un bulldozer de testostérone en ébullition, un rouleau compresseur de phallocratie explosive.
 
Je réduis à néant les caquètements de la volaille en rébellion.
 
Et crache comme un ogre, tonne aussi fort qu'un orage, fonce dans le tas ainsi qu'un taureau.
 
Puis déchiquette ce qui reste à mes pieds, tel un loup.
 
Après avoir magistralement fait taire cette engeance contestatrice, je jubile de satisfaction devant mes oeuvres d'utilité patriarcale.
 
Je ne fais pas dans le flasque humanisme gauchiste mais dans le vrai, l'authentique, l'universel progrès de la virilité.
 
Force, intégrité, vérité sont mes seules lois.

Châtiments et épines pour les émancipées, honneurs et caresses envers les soumises !

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jeudi 17 octobre 2024

2208 - Musique triste

Le violon s'afflige et moi, sans autre raison valable, je pleure.
 
Le poids du ciel tombe alors sur mes épaules et sous mes pas je sens toute la légèreté du vent.
 
Je suis écrasé et consolé tout à la fois.
 
D'immenses vagues de mélancolie s'abattent sur mon front et je me noie délicieusement dans un océan de spleen.
 
Je sombre et je m'élève en même temps.
 
La musique s'accorde mortellement à mon humeur.
 
C'est bête, mais la tristesse me donne des ailes, de l'envergure, plein de hauteurs.
 
Partagée entre lumière et larmes, mon âme monte jusqu'aux sommets de l'extase.
 
Sous les sanglots de l'instrument, je deviens un géant qui s'envole.
 
Le chant aussi grave qu'un marbre, noir et somptueux, lourd et majestueux, lentement m'emporte dans un crépuscule de gloire où les ombres sont des soleils et les ténèbres des aubes radieuses.
 
Et je ne sais plus si je gémis ou si je me réjouis...
 
L'archet, à travers les notes funèbres qu'il fait naître, en réalité frotte les cordes du Cosmos. Et me dévoile les mystères de la Création, ainsi que ses éclats.

Il injecte ses austères beautés dans mon coeur, exacerbant mes sentiments, avant d'aller déposer ma peine aux pieds des anges.

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https://youtu.be/IDmjO4WFlKM

mercredi 16 octobre 2024

2207 - Ma cabane au fond des bois

Certes il m'arrive de me morfondre comme un rat dans ma cabane perdue dans les bois, loin du monde, privé d'électricité, de confort élémentaire, d'eau courante et d'écrans en tous genres...
 
Mais cela ne dure jamais bien longtemps et il me suffit de chercher les fruits de la saison, de parfaire ma maison de branchages ou bien tout simplement d'allumer un feu pour chasser mon ennui et retrouver ma joie primitive.
 
Alors je ne pense plus aux artifices de la civilisation, tout occupé que je suis à des petits riens qui à mes yeux deviennent des oeuvres essentielles aussi éblouissantes que des rêves éternels.
 
Et je fais de ma minuscule affaire tout un univers plein d'enchantements.
 
Mes heures les plus humbles se peuplent de présences radieuses aussi réelles que des pierres précieuses et s'enrichissent de flammes pareilles à des êtres de chair. Des prodiges s'opèrent sous mon regard attentif. Je découvre des trésors sous les feuilles mortes, les arbres me dévoilent leur visage caché et la moindre étincelle se change en étoile.
 
J'accède à une dimension secrète.
 
Au milieu de la végétation sauvage, aux antipodes des cités bruyantes et superficielles, encerclé par la friche et la solitude, n'ayant pour glorieuse assise que l'humus, je trône souverainement sur mon royaume de broussailles.
 
Parmi les herbes folles, les fleurs rustiques et les fourrés, je m'étends et me repose, aussi auguste qu'un roi.
 
Avec mes terres si légères, mon toit si ténu, ma braise si modeste et mon âme si vaste, j'ai trouvé un bonheur à ma mesure, là-bas dans ce trou sans nom, quelque part entre la verdure et l'horizon.
 
Délesté de mes pesanteurs citadines, déconnecté des fibres futiles, débarrassé des liens superflus, débranché des fausses réalités, libéré des chaînes de ce siècle, j'aime aller me noyer dans la brume de cet asile épargné par les séductions de la modernité et demeuré aussi âpre et pur qu'aux temps bibliques.
 
Je veux m'éloigner des fureurs technologiques, fuir les stériles agitations, me retirer de la société, aller jusqu'au bout de mon chemin d'évasion pour me réapparaître sous la lumière et le vent, l'azur et la pluie, la neige et le soleil.

Là précisément où montent mes pensées ultimes et où se confondent naturellement l'aube et le crépuscule, le ciel et la forêt, le sol et les nuages.

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mardi 15 octobre 2024

2206 - Hommage à Christian FROUIN

Il était toute la légèreté du Vieux-Mans.
 
Une sorte d'entité illustre et furtive, une légende colorée du quotidien, une allégorie aux ailes vives virevoltant dans l'air de notre temps.
 
Sa carcasse élancée reconnaissable de loin annonçait invariablement de bonnes nouvelles : il passait dans les rues en laissant derrière lui un sillon de bonheur. Ses mots bénissaient et jamais ne maudissaient.
 
Il apparaissait comme le printemps sur les pavés, l'aube au-dessus des grisailles de la ville, l'étincelle au sein des torpeurs dominicales, le soleil sous la pluie : le personnage brillait en maintes circonstances et en toutes saisons de sa seule présence entre les murs de la cité antique.
 
Authentique surprise du jour, il offrait des fleurs aux passants qu'il croisait. Avec plein de fraîcheur dans le coeur et autant d'azur dans les yeux.
 
Sans autre raison que par sincère amour de ses semblables.
 
Il abordait les gens de sa mine radieuse, qu'ils fussent riverains de toujours ou simples oiseaux de passage, et dans un geste de gratuité aux accents délicieusement surannés, fleurissait leurs poches d'une rose éternelle ou bien d'un coquelicot éphémère.
 
Sa façon à lui de laisser sa signature sur les âmes : tout en délicatesse.
 
Avec ses allures de papillon auguste, sa longue silhouette élégante, sa barbe de lumière et sa face grecque, il ressemblait à une statue palpitante.
 
Christian FROUIN, aussi surnommé "Frou-Frou", brûlait d'idéalisme, s'enflammait de compassion pour ses frères humains, lui qui déjà très tôt dans sa vie fut meurtri par l'Histoire.
 
Eprouvé par les tourments de son siècle, il avait su conserver intacte sa foi en l'espèce pensante.
 
Il croyait en le meilleur de l'Homme, laissant le pire au passé et peut-être aussi au pardon. Et préférait embellir l'avenir de son large sourire rempli d'espoir.
 
Véritable jardinier de la joie, il cultivait les beaux sentiments pour mieux récolter les richesses de l'Humanité.
 
Certes il n'appartenait pas au même camp que moi. Et se situait même radicalement à l'opposé. Lui le rouge, moi le bleu. Lui le progressiste, moi l'extrêmiste. Lui le doux, moi le dur. Pourtant j'éprouvais de l'estime pour cet adversaire idéologique. Bien qu'il fût athée, très à gauche et passablement rêveur dans ses prises de position, Frou-Frou se révélait un être foncièrement juste et naturellement bon, animé d'une flamme humaniste très pure.
 
Il incarnait la bienveillance et l'altruisme. Et je sentais en lui un souffle des hauteurs, entendais un évangile des sommets, percevais un trésor universel.

Il est parti droit au Ciel, je le sais.

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jeudi 3 octobre 2024

2205 - Installation sur la Lune

Depuis toujours je rêve de partir m'installer sur la Lune en n'emportant avec moi que l'essentiel : une souche de chêne, des pommes de pin, quelques fagots. Et puis peut-être aussi deux ou trois vieux livres d'images pour ne pas m'ennuyer et une bonne paire de sabots pour faire de belles balades.
 
Juste ce qu'il faut pour être heureux, loin de tout, là-bas sur le sol de cet autre monde.
 
Et passer ainsi une bonne partie de mon temps libre à contempler la Terre de loin, sans plus d'attaches, l'âme aussi légère que les pierres lunaires.
 
Me retrouver seul avec des ombres, des roches et des fantômes dans cet océan figé de régolithe.
 
Me perdre sur des routes sans nom, vers des horizons merveilleux ou effrayants, entre cratères sombres et plaines blanches... M'éloigner des vaines agitations terrestres, couper les ponts avec mes repères natals, prendre mes distances avec les bruits de la planète bleue et fouler ce royaume de mortel silence et de fatale beauté, les pieds couverts de cendre, le coeur débordant de sérénité, le front éclairé par la lueur atténuée du globe d'azur...
 
Demeurer à jamais hors des réalités prosaïques du plancher des bipèdes qui en ce siècle de tous les miracles technologiques ressemblent tellement à des veaux... Ou pire : à des machines.
 
Oui, je souhaiterais rompre avec mes racines de lourdeur et adopter des ailes de papillon pour parcourir ce désert de pure poésie... Ne garder de ma vie de terrien que les souvenirs les meilleurs, n'embarquer sur mon dos que les bagages les plus indispensables, n'emmener avec moi que les choses réellement vitales : de quoi m'asseoir sur un reste d'arbre et faire du feu en lisant des ouvrages de gravures d'Epinal.
 
Telle serait ma plus grande joie de vagabond sidéral.
 
Alors, du fond de mon foyer campagnard, assis au bord de l'âtre, je regarde brûler les boules résineuses mêlées de branches sèches qui crépitent ensemble.

Fasciné par l'humble flamme et ébloui par les étincelles jaillissant de ma cheminée, au coeur de la nuit j'attends l'heure propice pour m'endormir, doucement emporté par mes songes, entouré par la sylve, bercé par le vent, déjà oublié du reste des hommes.

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jeudi 26 septembre 2024

2204 - Barreaux brisés

D'après un tableau du peintre Aldéhy
 
L'oiseau en cage a ouvert sa porte.
 
Et, enfin libre, déploie ses ailes avec le monde entier pour témoin.
 
Il ne lui a fallu qu'un souffle pour briser ses chaînes. Et un unique sourire pour se maintenir en vol.
 
Le voile du cygne est tombé pour ne faire apparaître que sa beauté, qui osera le lui remettre ? Cette fille qui nous regarde veut juste respirer, ne réclame que la lumière du jour sur sa face, ne demande au ciel et aux siens que la joie de vivre.
 
Où est le mal ? Le péché n'est point dans ses cheveux ni dans ses yeux, il n'est pas plus sur ses lèvres ou sur ses joues, non. Il n'est que dans les ténèbres et l'ignorance, dans les âmes lourdes et les hommes sombres, dans les vues opaques et les lois obscures...
 
Elle est née femme sur cette terre de toutes les pesanteurs. Avec trop de grâces et de légèretés en elle pour prendre son siècle au sérieux. Elle sait que le bonheur n'est pas loin : à deux doigts du présent, derrière ce simple masque que la tradition lui impose.
 
Elle a osé rompre mille ans de silence.
 
Et là, face à la dureté des humains, l'azur se rempli de la vérité nue de son visage.
 
Elle n'est que pureté, douceur, sérénité.

samedi 21 septembre 2024

2203 - Affaire Pélicot : juste retour de bâton du féminisme

Les viols sordides perpétrés par le mari de la victime ne sont que le simple résultat de 60 années d'idéologie “d'émancipation de la femme”...
 
Vous qui avez milité pour le respect, l’encouragement et la glorification des modèles les plus transgressifs, pour la destruction systématique des valeurs traditionnelles, vous avez accouché de Monsieur Pélicot.
 
Au nom de votre défense de toutes les licences sexuelles, de vos luttes pour la tolérance universelle et la liberté individuelle, vous avez engendré ce pervers ultime. Monsieur Pélicot, violeur monstrueux de sa propre épouse, n’est que le produit monstrueux du féminisme.
 
Depuis 1968 vous avez brandi sous le nez des “réactionnaires” et autres “fachos” vos pancartes révolutionnaires sur lesquelles étaient gravées en lettres de feu votre slogan “progressiste” : “INTERDIT D’INTERDIRE !"...
 
Epris de tous les vertiges, assoiffés des vins les plus sulfureux, enivrés par tous les délires en vogue, vous avez persisté dans mille domaines où vous n'aviez pas à venir foutre vos pieds dégueulasses, allant jusqu’à piétiner les idéaux les plus purs de la France éternelle, cracher sans nulle honte sur toute l'innocence du monde, pervertir les temples les plus sacrés de l’âme humaine : plus de tabous, partouzes décomplexées, échangisme, libération des corps, plus de carcans moraux, pas de retenue dans les jeux charnels les plus tordus, fierté de cultiver vos pulsions les plus basses, etc.
 
Vous avez récolté à MAZAN les fruits putrides de ce que notre société "émancipée" a semé au fil de ces décennies, grâce à vos efforts. Acquis sociaux après acquis sociaux. De quoi vous plaignez-vous donc ?
 
Suffragettes en rébellion contre l’ordre naturel, glorificateurs des pires déviances, gauchistes de tous poils, vous avez voulu "libérer" Eve de la prétendue "oppression millénaire arriérée et patriarcale", vous avez critiqué et combattu la préservation de sa pudeur, de sa dignité, de son intégrité : la moisson de vos malfaisances est à MAZAN.
 
C’est vous les féministes qui avez amené toute cette merde.
 
C’est vous les adeptes de la gauche avant-gardiste et débridée, vous les idéologues farcis de certitudes athéistes, vous les combattants pour l’égalité entre les sexes qui avez induit cette fange, c’est vous qui avez ruiné la vertu, vous qui avez corrompu les esprits, vous qui avez sali notre pays.

Hier la compagne de l’homme était protégée, respectée, honorée, sanctifiée derrière ses fourneaux. Aujourd’hui elle est salariée, avortée, divorcée, névrosée, perdue, souillée, marchandisée devant les médias.

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mardi 17 septembre 2024

2202 - L'abbé Pierre, bouc-émissaire des féministes

L'Abbé Pierre était un homme avec des mâles désirs, où est le mal en cela ? Il se comportait en archétype masculin, rien de plus. C'est notre époque qui est devenue frileuse, féminisée, hypocrite et anti-patriarcale, voilà tout.
 
En ces temps corrompus que nous vivons, des esprits tordus ont criminalisé la drague du phallocrate et ses signes explicites d’intérêt, ses mots sulfureux susurrés au bord du gouffre, à deux doigts du ciel convoité, que ce soit à l’heure propice ou à la volée, au coin du feu ou sur la place publique... Ces ardeurs si expansives de la part du loup affamé en quête de "chair florale" ne sont en réalité que d’universelles, innocentes et naturelles manoeuvres amoureuses... 
 
Ce siècle contaminé par les plus improbables délires en vogue a déclaré la guerre aux séducteurs de tous poils. 

Surtout si ces derniers incarnent la flamme machiste brute et triomphante, adoptent avec ostentation des attitudes de vigueur bien marquées, arborent fièrement les attributs qui font leur gloire, enfin tous ces trésors honnis par les suffragettes révoltées à la simple vue d’une moustache trop aiguisée à leur goût et un tant soit peu conquérante...

Dans les racines mêmes de l’art de la séduction, de la démarche sensuelle, il y a nécessairement une tactique spécifique consistant en des rapports de force où entrent en action la domination, la ruse, la surprise. L'enjeu pour le galant est la conquête, l'accès à l'hymen, le vertige charnel. Cela s'appelle précisément le jeu nuptial.

Ou l'échiquier érotique : on essaie et on perd ou on gagne.

Et cette vérité humaine autant qu'animale est inscrite profondément dans la peau de tous les êtres sexués. Imprimée en termes génétiques, incrustée en encre hormonale, gravée en lettres de feu.
 
Désirer des femmes et leur faire des propositions, ce n'est pas être un "violeur" ou un “agresseur” mais un étalon vaillant, sain, en pleine forme et bien conformé, tout simplement. C'est notre monde perverti et dénaturé qui s’est mis à décréter qu’un cavaleur méritait désormais l’échafaud...
  
Mettre la main aux fesses d'une fille ne devrait pas tomber sous le coup de la loi comme c'est devenu le cas aujourd'hui. Et l'indélicat qui s'adonne à ce qui n'est qu'une gauloiserie, qu'une anodine grossièreté, voire une authentique galanterie selon le regard qu'on portera sur la chose, ne devrait risquer qu'une peine à la mesure de l'acte : soit un soufflet de réprobation, soit une étreinte d'acquiescement de la part de la "victime". Et rien de plus. N'oublions pas qu'une pogne au popotin d'une pucelle, c'est aussi un compliment que lui adresse son soupirant.
 
Pour une simple paume sur le cul de la donzelle, un coureur de jupons ne devrait risquer qu'une gifle dans le pire des cas, un sourire complice d’approbation dans le meilleur des cas, mais jamais le tribunal ! On l’aura compris, je n'appartiens pas à cette société de féministes victimaires soutenues par des caniches castrés.
 
Etre démonstratif envers des dames ou demoiselles, même avec lourdeur, indélicatesse ou obscénités verbales, ce n'est pas un péché, pas une "agression sexuelle", encore moins un crime.
 
Un baiser volé, par nature, n'attend aucune permission...
 
Un gaillard naturellement entreprenant ne demande pas son avis aux gibier qu'il approche : il chasse la femelle tout simplement. Avec ou sans succès, mais au moins il avance ses pions. Avant de savoir si l'élue de sa virilité répondra à ses avances, il faut bien à un moment donné qu'il tente son coup...
 
C'est le principe même de l'aventure cupidonesque : le bourreau des coeurs déploie les armes que lui a offert la Création pour mieux charmer sa proie.
 
La tentative de rapprochement corporel, l'initiative des caresses, l'audace du burné, la hardiesse des gestes, cela fait partie des règles de l'amour chez l'humain. A-t-on déjà vu un chasseur demander à la bécasse son consentement avant de lui tirer dessus ? 

S'il n'y avait pas ces "horribles machos oppresseurs" comme l'abbé Pierre pour aborder le sexe opposé, cela ferait longtemps que la Terre serait dépeuplée.

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samedi 7 septembre 2024

2201 - Par tous les flots

La morosité du ciel alourdi d'enclumes, la tristesse de l'horizon plombé par les flots sombres, l'ennui des averses sans fin sur les labours bercent mon coeur épris de crépuscules, de pluie, de grêle, de neige fondue et autres langueurs humides.
 
Ces deuils immenses de la nature me réjouissent. Et parfois même m'enflamment. Lorsque la nue est en larmes, je suis en fête.
 
Moi, j'aime quand le temps est pesant, obscur, sans espoir de printemps.
 
Tandis que mes bottes s'enfoncent dans les profondeurs de la terre ténébreuse, froide et boueuse, mon âme s'allège. Je suis ainsi fait que le champêtre spectacle de la mélancolie, de la tourmente, de la douleur me met en joie.
 
C'est dans cette eau austère, cette ombre considérable, cette nuit trempée que je trouve de quoi abreuver la bête poétique qui gît en moi.
 
Loin de la ville et de ses faux éclats, je me sens bien dans ces décors de fin du monde.
 
C'est le loup que je désire, non l'agneau. C'est la glace qui me fait frémir, non la tiédeur. C'est l'orage qui me fait rêver, non le calme.
 
Ce qui me plaît, ce n'est pas la platitude des jours bêtement heureux, mais la vie agrémentée de cailloux,  l'azur enrichi de frissons, les lendemains qui déchantent délicieusement sous la tempête...
 
Je cherche la savoureuse âcreté de l'existence, non la fadeur d'une paix dominicale.
 
Le sucre m'écoeure mais le vinaigre me comble. Les parfums en flacons m'incommodent, la puanteur des sangliers m'enchante. Le miel me donne la nausée, le poivre des ailes.
 
Ma peau n'est pas faite pour la soie mais pour l'écorce. Je préfère la compagnie des rats de septembre à celle des papillons de mai. Au lieu de la caresse lénifiante des fleurs stupides gorgées de mollesse, je veux recevoir la gifle revigorante des épines pleines de sève et de lumière, de rage et d'amour !
 
Ce qui pique nous rend vivants, ce qui est flasque nous endort.
 
À mes yeux la ronce vaut mieux que la rose parce qu'elle a l'angulosité de la pierre, la sévérité de l'éclair, la douceur de la foudre.
 
La première réveille les morts, la seconde fait vomir.
 
L'aiguillon sauve les hommes blasés, gavés, obèses. L'abus de soleil, de confort et de plaisirs cotonneux les fait devenir amorphes.
 
C'est pourquoi je suis en quête non pas de ternes espaces d'inoffensive verdure mais de trous d'humus, de gouffres de tonnerre et de champs d'orties.

Pour me laisser imprégner par tous les crachats célestes, me rouler dans l'onde brute, m'ouvrir au souffle sacré qui me tient sans cesse en éveil.

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mardi 3 septembre 2024

2200 - Votre incroyable aventure !

C'est un souffle mystérieux issu d'on ne sais où, un feu venu d'on ne sait quel brasier, une étincelle descendue d'on ne sait quelle étoile. Un clair azur surgi de rien ou de tout, nul ne le comprend vraiment. Un vent sacré apparu comme par magie, sans autre raison que la gratuité illimitée. Un cadeau tombé du ciel. Une surprise conçue en haut lieu, dans le seul but de vous emmener loin.
 
C'est une lumière qui vous a tiré d'une nuit informelle. Ou peut-être d'un invisible firmament, qui saurait le dire exactement ?
 
Cette chose inexplicable a implacablement dessiné vos traits, formé votre visage, forgé votre corps, défini votre personnalité pour toujours. Sans possibilité pour vous de rien changer de ce côté-là.
 
Elle a également, cette fois avec plus de nuances, ébauché vos aptitudes, jeté les bases de votre intelligence, décidé de vos talents. A votre charge de les développer.
 
Et puis elle vous a doté d'ailes.
 
Que vous soyez beau ou laid, stupide ou brillant, chétif ou robuste, insignifiant ou sculptural, débile ou vigoureux, boiteux ou harmonieux, vous devrez avancer. Avec des fardeaux ou des légèretés sur vos épaules, vous serez obligé de présenter votre image, mettre en avant votre esprit, apporter votre pierre à l'édifice commun.
 
Avec votre totale liberté, entière responsabilité, personnel intérêt de faire fructifier ces trésors en vous car oui, vous devrez apprendre à exploiter toutes vos ressources, à trouver des perles dans vos misères comme dans vos gloires.
 
Tirer le meilleur profit de vos tares vous embellira. Pour autant, ne gâchez aucune de vos grandeurs. Tout est précieux en vous, même vos ombres, pourvu que vous en fassiez un soleil.
 
En dernier ressort, que vous trouviez cela juste ou non, la chance ou l'infortune feront votre bonheur ou votre malheur, c'est ainsi. Accepter votre sort, c'est la clé pour ouvrir d'autres portes, celles de la patience, de la sagesse... ou de l'impossible.
 
Au début la flamme qui vous a lancé dans cette immense aventure vous a semblé naturelle normale, banale même. Mais en vieillissant vous lui trouverez des éclats divins.
 
Pour peu que vous ayez la tête levée, l'âme en éveil, le coeur pas trop obscur, vous vous rendrez compte avec les années, les décennies, que votre voyage ne fait que commencer et que votre horizon est réellement infini.

Cette odyssée unique que je viens de décrire en quelques éclairs, c'est celle de votre naissance, de votre vie, de votre mort, de votre éternité.

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mercredi 28 août 2024

2199 - Je ne suis pas en vogue

Vous aimez le soleil, les roses et le printemps. Le sable des plages d'été comblent vos aspirations sans prétention et vous vous roulez lascivement dans l'écume qui vous caresse.
 
Vos rêves sont ceux de tous les vacanciers de la planète. Votre bonheur vaut celui de vos voisins : c'est également l'idéal de votre concierge et le but ultime de votre épicier.
 
Vous êtes des romantiques, des sensibles, des pots de fleurs.
 
Moi je préfère les averses de mars, le grésil de janvier, l'ombre des labours, l'effroi du crépuscule, le glas des églises et les dimanches de mort noyés dans la brume.
 
Mon coeur de corbeau se nourrit des splendeurs de la tourmente, des flammes de la nuit et des profondeurs de la terre. Et si je savoure la légèreté de l'azur à sa juste mesure, je sais aussi me réjouir de l'âpreté de la pierre, de l'éclat de l'obscurité, des merveilles de la froidure  et de la douceur des épines.
 
Mes amis sont les rats importuns, les hiboux ambigus, les chats solitaires, les passagers nocturnes et autres présences mystérieuses.
 
Quant aux femmes, elles me plaisent avec des yeux de chèvres et des corps de louves.
 
Lorsque je sors de mon antre, je porte des bottes pleines de boue, un grand chapeau sombre pour faire peur aux enfants, un manteau vaste qui me fait ressembler à un épouvantail. Ce que je suis, d'ailleurs.
 
Ma vie est une longue marche vers l'horizon, le temps, la mort.
 
Je traverse votre siècle sans même l'effleurer : je n'appartiens pas à votre monde.

Je demeure dans mes sommets austères pleins de sens et de densité. Ce qu'on pourrait appeler "les neiges éternelles de la pure et glaciale poésie".

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mardi 27 août 2024

2198 - Jadis, je rencontrai un extraterrestre

Il y a vingt ans, nous vivions dans une ère pas aussi ambiguë et dématérialisée qu'aujourd'hui où le réel avait la tangibilité de la chair ou de la pierre. Où l'image avait un sens, un poids, une portée, un caractère sacré même. Et où ce que l'on voyait, entendait, sentait exprimait tout simplement le vrai, le concret, la vie en dur. 

Et non l'illusion, le virtuel, le rêve informatique...
 
C'est en ce temps révolu de réalités brutes qu'il m'est arrivé une étrange histoire. Je rencontrai, au détour d'un chemin isolé de campagne, un drôle de bonhomme.
 
Il était coiffé d'un chapeau jaune, portait un sac de jute avec quatre carottes à l'intérieur, soufflait dans un sifflet de gendarme tout en mangeant des cacahuètes.
 
Il me salua avec grand respect et m'annonça, dans un français parfait, qu'il venait d'une planète inconnue des terriens.
 
J'avais par conséquent devant moi un authentique extraterrestre.
 
Je ne doutai point de son origine extra-planétaire car je percevais dans son regard un je-ne-sais-quoi de pas terrestre du tout... Bref, après avoir rendu sa salutation, je le questionnai sur sa présence parmi l'Humanité. Il m'expliqua alors qu'il ne faisait qu'une escale technique chez nous, son appareil dentaire étant défectueux.
 
Je lui indiquai donc l'adresse d'un bon dentiste, il me remercia et jamais plus je ne revis ce bipède issu du bout de l'Univers.
 
Quatre lustres se sont écoulés depuis cet évènement extraordinaire. Curieusement, nul ne croit à mon aventure insolite qui, certes, se déroula sans témoin aucun.
 
Et pourtant, depuis l'avènement des smarphones, vous adhérez tous aux doctes sornettes débitées à longueur de journées par vos écrans, allant dans votre bêtise jusqu'à obéir docilement à vos aliénantes lucarnes, vos véritables maîtres, quand elles vous dictent perversement le port du masque sanitaire et vous imposent sournoisement la vaccination...
 
Le mensonge, le faux, le laid se sont incarnés à travers vos portables et vous ont déshumanisés.
 
Désormais, vous ne prenez plus au sérieux l'air pur de mon esprit et les flots clairs de mon coeur : vous préférez plonger dans les gouffres ineptes de vos petits rectangles addictifs.
 
Au moins, mon zigoto venu des étoiles avait, dans mon lointain souvenir, le charme céleste des incarnations fabuleuses et la légèreté démesurée des causes poétiques.
 
Autrement dit la liberté des oiseaux.

Tandis que votre technologie miniaturisée ne recèle que les pires lourdeurs pragmatiques de ce siècle : votre prison mentale.

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vendredi 23 août 2024

2197 - Dernière pitrerie

En ce jour qui aurait dû être comme un autre, la mort est à l’honneur.

La Camarde inattendue, venue par surprise y est exhibée dans toute sa crudité, son écoeurante vulgarité, sa tranchante hideur.

L’ambiance morbide qui règne en ces heures de deuil ajoute une lourdeur supplémentaire au cadavre obèse étendu sur le lit. Certains font semblant de sourire paisiblement, comme pour embaumer d’hypocrite amabilité ce corps inerte. 

Mais le macchabée est décidément trop laid, trop indécent, trop grotesque.

Pourtant des enfants ont tenu à venir contempler ce gisant incongru : le défunt était leur idole.

Ils observent, fascinés et terrifiés, hésitant entre curiosité et dégoût, attirance et répulsion, cet homme pétrifié sur sa couche.

De toute évidence, ce personnage singulier ne semble pas être à sa place, et en même temps, paradoxalement, c’est là qu’il incarne encore le mieux son rôle, là qu’il est le plus persuasif.

Précisément pour la raison qu’il se trouve exactement, en cette macabre circonstance, dans une situation où on ne l’attend pas.

Son jeu éclate de vérité.

Ridicule jusqu’au bout, pathétique, pitoyable, misérable, consternant, il en devient finalement beau, immobile dans son linceul de réalisme.

Après une cérémonie funèbre qui, contre toute attente fut ennuyeuse, indigeste, laborieuse, on s’apprête à mettre en terre cette drôle de dépouille.

Le numéro est achevé. 

On vient d’inhumer un clown.

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dimanche 18 août 2024

2196 - Alain Delon

Il avait la gueule d'un prince de fer, l'âme d'un loup sensible, l'envergure d'un demi-dieu aux légèretés de géant.
 
Alain Delon incarnait la virilité tranchante des hommes pleins d'ombres et de flammes.
 
Son oeil était un poignard et de son charme métallique il brûlait le coeur de toute femme, ensorcelait la pellicule des cinéastes, embobinait les foules.
 
Cet Apollon à la poigne martiale et à la caresse féline brillait comme ces vieux lions solitaires qui, dans la durée, se savent vainqueurs : il avait le courage de revendiquer ses hauteurs et d'y demeurer jusqu'au bout.
 
Nul n'égalait son image, lui l'astre majeur de la mâle beauté, lui la face stellaire aux allures de Sphinx, lui le mortel au rayonnement solaire.

L'étoile s'est éteinte mais sa lumière extraordinaire continuera à éblouir longtemps encore les jours ordinaires de notre monde aseptisé, émasculé, devenu bien terne. Et surtout à alimenter les rêves sulfureux des jeunes filles des générations futures, contribuant ainsi à immortaliser la légende française à travers un collectif et inextinguible frisson féminin dédié au triomphe de la cause masculine.
 
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samedi 17 août 2024

2195 - Je déteste les livres !

Cela semblera difficile à croire pour ceux qui apprécient mes textes, mais je me suis beaucoup ennuyé dans les bibliothèques.

Je n’ai rien lu. Ou si peu... Une douzaine d’oeuvres classiques en tout et pour tout, guère plus.

J’ai même refermé la moitié de ces ouvrages à mi-chemin, quand je ne les ai tout simplement pas survolés, picorant ici et là deux ou trois lignes avant de sauter cinquante pages pour achever ma lecture au bout de dix minutes... J’ai traité d’immortels chefs-d’oeuvre avec grande désinvolture : je les ai jugés nuls, lourds, indigestes, stériles ou insipides sans y avoir tout à fait plongé le nez. Juste en les effleurant d’un oeil distrait, lointain et déjà lassé. Les rares passages que j’ai ingurgités au cours de ma vie de piètre lecteur, soit je ne les ai pas vraiment compris, soit j’en ai bien vite oublié la poussiéreuse saveur. 

Les livres m’ont glacé les mains, engourdi le coeur, cassé les pieds.

A quelques mémorables exceptions près, tous m’ont endormi. Ces petits rectangles de feuilles reliées monotonement noircies m’ont emmené vers des sommets de mortelle torpeur. Il m’est arrivé de brûler rageusement quelques-uns de ces ternes morceaux de bois sec en maudissant leurs auteurs pour le quart d’heure qu’ils venaient de me faire perdre à tenter de décrypter leur plume, à mes yeux impénétrable... Je parle ici d’Albert Camus, de Céline, de Sartre, de Ionesco et j’en omets encore...

Vous les lettrés qui daignez m'admettre dans vos salons, vous qui avez quelque estime pour mes modestes rédactions, sachez que j’ai voué bien de vos idoles à la cendre !

Certains d'entre vous auront peine à entendre la chose mais c'est pourtant vrai : je suis un total inculte.

Ne me passionnant que pour mes propres productions, même médiocres, presque jamais je n’ai pris le temps de me plonger dans les écrits des géants.

Les plus illustres et plus productifs écrivains m’ont souvent inspiré des sentiments de cafard : Hugo, Balzac, Zola forment, selon moi, des murailles sombres, denses, épaisses. Avec leurs dizaines de volumes empilés, amassés, serrés dans leurs rayons lustrés, ils ressemblent à des blocs d’enclumes... A l’image des vieilles assiettes de porcelaine de ces foyers mornes et sans vie qui, à force de demeurer figées pour l’éternité sur des buffets tristes, deviennent des reliques décoratives que nul n’ose utiliser...

Je vois ces pavés pieusement entreposés dans leur autel proclamé des Belles Lettres comme de prétentieux poids morts.

Comment pénétrer avec légèreté dans ces citadelles de mots dressées sur d’austères étagères ? Avec leurs airs compassés, leurs aspects ennuyeux, leurs reliures d’un âge périmé, ces imprenables édifices de papier m’apparaissent comme de vastes et léthargiques champs de marbre tombal. Je ne perçois aucune promesse de joie à travers ces visages augustes de l'académique littérature...

En revanche, je me suis vautré avec délectation et sans complexe dans des « Mickey », des « Pif Gadget », des « Pieds-Nickelés » et autres bêtises dessinées « anti-livresques » qui ont l'avantage d'être des histoires en images et en couleurs, et non des pensées imprimées en noir et blanc. Même Tintin de Hergé m'a parfois paru trop « intellectuel », inaccessible à ma cervelle d'oiseau épris d'aérienne poésie !

C'est dire les immensités vierges de mon âme qu'il me reste à combler... 

Non en lisant mais en écrivant.

jeudi 15 août 2024

2194 - L'esprit de la poire

Un jour tourmenté d’octobre, c’était en un temps béni, en des lieux propices, je me suis laissé emporter par un vent mystérieux.

Il s’agissait du souffle de mon esprit je crois, des ailes de mon âme il me semble, d’une tempête poétique en moi, sourde, puissante, majestueuse.

En cet état j’ai atteint, je vous le jure, des hauteurs ultimes, peut-être un royaume interdit à certains mortels. En prenant la direction des nuages, mon regard a étrangement sondé des gouffres de grisailles parmi des immensités d’azur. Et là, j’ai vu un crépuscule sans fin entre l’ennui et le rêve, discerné des ombres et des flammes dans l’horizon, aperçu des sommets de glace au-dessus d’océans de morosités.

Je me sentais alors dans des espaces nouveaux, ni sur terre véritablement, ni vraiment dans les nues, pas même dans la réalité palpable d’un quotidien banalement sublimé, non.

Je me trouvais ailleurs.

Dans le vague. Si proche du présent pourtant, tellement près des choses tangibles, mais sans plus pouvoir les toucher, juste les survoler comme si j’étais un oiseau ou bien les voir tournoyer autour de ma tête.

Pareil à un fantôme, je traversais la matière, dépassais les bornes du visible, me jouais des pesanteurs. Entre moi et le monde s’était dressée une muraille, et cela ressemblait à une brume.

Devenu aussi léger qu’une plume, je me crus l’égal d’un ange.

Mais bien vite je me rendis compte que je m’étais tout simplement noyé dans les fumées troubles de l’automne naissant, avec ses parfums fatals de nectars mis en bouteilles, sources de tant de bonheurs éphémères et de mélancolies fulgurantes s’évaporant dans le ciel des buveurs...

Je venais d’entrer de plein pied dans la divine saison, transporté par les vapeurs capiteuses de la douce liqueur de poire.

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Liste des textes

2610 - Pierre "présente" l'apparition à ses parents
2609 - Elle parlait à un épouvantail
2608 - Bête et bossu ?
2607 - Campagne triste
2606 - Une chance sur mille
2605 - S’écraser ou s’envoler
2604 - Retour sur Terre
2603 - Loin
2602 - Le choc de la chute
2601 - L’amour loin du sol
2600 - Fantômes d’azur
2599 - Les rêves de Pierre
2598 - La hauteur du ciel
2597 - Le stage
2596 - Libération
2595 - La chair et l’esprit
2594 - Beauté de bossu
2593 - Dos de gnome et tête de rat
2592 - Un rêve d’amour
2591 - La femme de ménage
2590 - L’ascension de la bosse
2589 - Marcher pour s’envoler
2588 - Le trou pour gagner le ciel
2587 - Le prix du vrai
2586 - La punition
2585 - Au sommet du trou
2584 - Asile de bossu
2583 - Retraite éducative
2582 - Fuir la honte
2581 - La raclée
2580 - Bulle de verre
2579 - Deux étincelles
2578 - Etreinte
2577 - Des flammes et des ombres
2576 - La bosse au centre du débat
2575 - Choc des contraires
2574 - L’union de la discorde
2573 - La tare et la star
2572 - Première conquête
2571 - L’éclat de sa bêtise
2570 - Dur réveil
2569 - Première épreuve
2568 - Juvénile bêtise
2567 - Entrée fracassante ans l’adolescence
2566 - Le bout de ma route
2565 - Quelques oiseaux sur une branche
2564 - Pluie de joie
2563 - Polir Pierre
2562 - Redresser la barre
2561 - Mauvais garnement
2560 - Au premier rang
2559 - Cachez cette bosse !
2558 - Rigide hypocrisie
2557 - La montagne de Pierre
2556 - Mes feux de joie
2555 - Les regards
2554 - Première école
2553 - Les mares
2552 - Petite bosse
2551 - Devenir parents
2550 - Naissance
2549 - Roi des pissenlits
2548 - Secrets de chemins
2547 - Le temps des giboulées
2546 - Quand je traîne...
2545 - Les poires
2544 - Les clochers
2543 - La vieille cabane
2542 - Les granges
2541 - Les villageois
2540 - Mes bottes
2539 - Rencontres dans mes nuages
2538 - Vagabond au printemps
2537 - Dimanches de mars
2536 - La chandeleur chez les Garbichon
2535 - Mon royaume de petits riens
2534 - Soirs de pluie
2533 - Une amitié de fer et de feu
2532 - Monsieur le maire
2531 - Mes vertiges de vagabond
2530 - Expédition nocturne avec la Garbichon
2529 - Une flamme dans ma poche
2528 - La Garbichon, ma chère chevêche
2527 - Les nids de corbeaux
2526 - Jours de tempête
2525 - Matins de brouillard
2524 - Mes chemins de poussière
2523 - Là où m’emportent mes bottes
2522 - La douleur de mon âme ?
2521 - Mon manteau
2520 - L’envol de mon chapeau
2519 - Lalune, une femme de roc
2518 - L’imbroglio des conflits du Moyen-Orient
2517 - Chez Mademoiselle Lataupe
2516 - Mes riches chemins
2515 - Extase
2514 - Jour de pluie
2513 - Seul dans mon coin
2512 - Mon pain quotidien
2511 - Ma route de nuages
2510 - La paille ou la soie ?
2509 - Chez monsieur le curé
2508 - Les corbeaux dans mon sillage
2507 - Mes amies les vaches
2506 - Mes braconnages
2505 - Mes chères cheminées
2504 - Perché sur mon pommier
2503 - Mes jours de joie
2502 - La femme du notaire
2501 - Mes nuits de rêve
2500 - Mes voyages
2499 - J’ai la peau dure
2498 - Qui est-il ?
2497 - Mes lits de ronces
2496 - Les épouvantails
2495 - Un oiseau déplumé
2494 - L’endive Dunord
2493 - La mère Garbichon
2492 - A travers champs
2491 - Heureux comme un rat !
2490 - Fin de peine
2489 - Un fou dans le noir
2488 - Mon testament
2487 - Sur mon lit de mort
2486 - Mon sort carcéral
2485 - L’aventure de mon vide
2484 - J’attends la fin
2483 - Derrière les murs, il y a Dieu
2482 - Je perds mes forces
2481 - Mon cinéma
2480 - Sinistre andouille
2479 - Mon secret
2478 - Mes vues ultimes
2477 - Après la peine, la paix
2476 - Tristesse en fête
2475 - La tache
2474 - La marche des secondes
2473 - Déliré-je ?
2472 - Vieillesse
2471 - Le tour de ma cellule
2470 - Qui me croira ?
2469 - Mon avenir lointain
2468 - Mes amis les rêves
2467 - Grise nourriture
2466 - Je m’enfonce dans la nuit
2465 - Loin des femmes
2464 - Du néant vers la lumière
2463 - Mes trésors dérisoires
2462 - Aucune visite
2461 - Des ombres me parlent
2460 - Une porte s’ouvre
2459 - Les passages du temps
2458 - Le train des jours
2457 - Le directeur
2456 - Au pied du mur
2455 - La loi du plus “fer”
2454 - Ma maison
2453 - Poussière
2452 - Les larmes de la nuit
2451 - Mutisme
2450 - Mon fantôme
2449 - Hallucinations
2448 - Je compte les jours
2447 - Vie de flamme
2446 - De vagues souvenirs
2445 - Les étoiles s’éloignent de moi
2444 - Eclats de joie
2443 - Je parle aux murs
2442 - La marche des matons
2441 - Sainte à l’air
2440 - À l’ombre de ma vie
2439 - Ma geôle sans sucre d’orge
2438 - Des ombres
2437 - Les feuilles
2436 - Quelle issue à mon chemin ?
2435 - Des ailes dans la nuit
2434 - Éclat d’ange
2433 - Le temps me tue
2432 - Les flammes du silence
2431 - Plus de Lune
2430 - Un jour de plus
2429 - Mes rêves
2428 - Une journée ordinaire
2427 - Reine d’un monde
2426 - La pluie
2425 - Je perds pied
2424 - Un oiseau à ma fenêtre
2423 - L’évadé
2422 - Les barreaux
2421 - Eclats et monotonie de la prison
2420 - Les clés
2419 - Espérance
2418 - A travers la fenêtre
2417 - Les années passent
2416 - Une lettre mystérieuse
2415 - Le psychologue
2414 - La douche
2413 - Je tourne en rond
2412 - L’anniversaire
2411 - Quelques visites
2410 - Insomnies
2409 - La promenade
2408 - Mes repas
2407 - Mon lit
2406 - Les printemps
2405 - Solitude de fer
2404 - L’ennui
2403 - Tête de taulard
2402 - La fouille
2401 - Passe-temp
2400 - Les gens libres
2399 - Prière
2398 - Les heures
2397 - La mouche
2396 - La porte
2395 - Le plafond
2394 - Nulle compagnie
2393 - Bientôt fou ?
2392 - Départ
2391 - Mes geôliers
2390 - L’enfermement
2389 - Quatre murs
2388 - Des mots en guise d’ailes
2387 - Mon trou
2386 - Connexion céleste
2385 - Une flamme de l’azur
2384 - Seigneur cinglant
2383 - L’âme en l’air
2382 - Flamme verte
2381 - Au feu les plumes sombres !
2380 - Sombre forêt
2379 - Emportés par le vent
2378 - Un homme des nues
2377 - Courage de Bayrou
2376 - Un chemin sans fin
2375 - Mon univers infini
2374 - Je ne suis pas de la ville !
2373 - Seul parmi les arbres
2372 - Au bout des chemins
2371 - Mon trésor
2370 - Les cumulus
2369 - Qui donc m’observe ?
2368 - Le loup
2367 - Cauchemar
2366 - Un peu de foin
2365 - Bain de crépuscule
2364 - Voyage sous un arbre
2363 - Ma solitude de roi
2362 - Le silence
2361 - Aubes de plomb
2360 - Mes anges les corbeaux
2359 - Vertueuse verdure
2358 - Le parachute
2357 - Au bord de l’eau
2356 - J’y suis et j’y reste !
2355 - Ma soupe
2354 - Les fées n’existent pas !
2353 - Le bon air de mon exil
2352 - Un jour ordinaire
2351 - Vie de rêve
2350 - Ma solitude
2349 - Je découvre une tombe
2348 - Le randonneur
2347 - La nuit
2346 - Le braconnier
2345 - A l’ombre des arbres
2344 - Une belle journée
2343 - L’intruse
2342 - La chasse à courre
2341 - Les vers luisants
2340 - L’hôte qui pique
2339 - Dans la pénombre
2338 - Le ballon
2337 - Ma lanterne
2336 - La barque
2335 - Le chemin creux
2334 - Les deux chasseurs
2333 - Flamme noire
2332 - Deux corbeaux dans un arbre
2331 - Insomnie
2330 - Cris des corbeaux
2329 - Papillons de nuit
2328 - Froid et pluies
2327 - Les ronces
2326 - Chemins de boue
2325 - Tristesse de la forêt
2324 - Provisions de bois
2323 - Dans les buissons
2322 - Pluie matinale
2321 - Les grands arbres
2320 - Terribles crépuscules
2319 - Les rats
2318 - Un ami frappe à ma porte
2317 - Entouré de rusticité
2316 - Le sanglier
2315 - Mon sac
2314 - Le renard
2313 - Ma marmite
2312 - Des bruits dans la nuit
2311 - Les lapins
2310 - Un signe sous le ciel
2309 - La Lune vue de mon toit
2308 - Une gauchiste explosive
2307 - Sortie nocturne
2306 - Le vent sur la forêt
2305 - Un air de feu
2304 - Rêve dans les branches
2303 - L’écolo
2302 - Les papillons
2301 - La corneille
2300 - Les patates
2299 - L’escorte des souches
2298 - Un orage au dessert
2297 - Nulle femme dans ma forêt
2296 - Indispensables pommes de pin
2295 - Promenade
2294 - La pluie sur mon toit
2293 - A la chandelle
2292 - Un soir de brume
2291 - Vie de feu
2290 - La rosée matinale
2289 - Dans l’herbe
2288 - Par la fenêtre
2287 - Ma cheminée
2286 - Mes chemins d’ermite
2285 - Au réveil
2284 - Les cailloux sur mes chemins
2283 - Mes sentiments de bûche
2282 - Nuit de pleine lune en forêt
2281 - Ivresse de femme
2280 - Loin de ma grotte
2279 - Tempête dans mon trou
2278 - Baignades d'ermite
2277 - Un hibou dans la nuit
2276 - Mes ennemis les frileux
2275 - Ermite aux pieds sur terre
2274 - Mon jardin d’ermite
2273 - La récolte des fagots
2272 - Un étrange visiteur
2271 - Ma demeure d’ermite
2270 - Un homme clair
2269 - Un foyer au fond de la forêt
2268 - Les raisons du peintre
2267 - La célibataire
2266 - Les femmes
2265 - Une femme
2264 - France sous les étoiles
2263 - Un homme hors du monde
2262 - Homme de feu
2261 - Rencontre du troisième type
2260 - Voyage
2259 - Déprime
2258 - Fiers de leur race
2257 - La fille lointaine
2256 - Le Noir méchant
2255 - L’attente
2254 - J’ai entendu une musique de l’an 3000
2253 - Le modèle
2252 - Blonde ordinaire
2251 - Mâle archaïque mais authentique
2250 - La femme et la flamme
2249 - Voyages au bout de la terre
2248 - Ma chambre
2247 - Le vieil homme entre ses murs
2246 - L'ovin
2245 - Vous les mous, les mouches, les mouchards
2244 - Mon humanisme fracassant
2243 - Ma cabane sur la Lune
2242 - Les marques rouges du ciel
2241 - Je reviens !
2240 - Une fille de toque
2239 - La légèreté de la Lune
2238 - Janvier
2237 - Elena Yerevan
2236 - Oiseaux de rêve ?
2235 - J’irai vivre à la campagne
2234 - Fiers de leurs péchés
2233 - Deux faces
2232 - Le soleil de la jeunesse
2231 - Dans les bois
2230 - Nuit de vents
2229 - Mon fauteuil de lune
2228 - Le sourire d’une marguerite
2227 - Je ne suis pas antiraciste
2226 - Qui est-elle ?
2225 - L’arc-en-ciel
2224 - Je suis parti dormir sur la Lune
2223 - La sotte intelligence
2222 - Leurre ou lueur ?
2221 - Clinchamp, cet ailleurs sans fin
2220 - La tempête Trump
2219 - Femme de lune
2218 - Une plume de poids
2217 - Douches glacées
2216 - Les arbres et moi
2215 - Je pulvérise le féminisme !
2214 - J’aime les vieux “fachos”
2213 - La surprise
2212 - Promenade en forêt
2211 - Je vis dans une cabane
2210 - Plouc
2209 - Je suis un mâle primaire
2208 - Musique triste
2207 - Ma cabane au fond des bois
2206 - Hommage à Christian FROUIN
2205 - Installation sur la Lune
2204 - Barreaux brisés
2203 - Affaire Pélicot : juste retour de bâton du féminisme
2202 - L’abbé Pierre, bouc-émissaire des féministes
2201 - Par tous les flots
2200 - Votre incroyable aventure !
2199 - Je ne suis pas en vogue
2198 - Jadis, je rencontrai un extraterrestre
2197 - Dernière pitrerie
2196 - Alain Delon
2195 - Je déteste les livres !
2194 - L’esprit de la poire
2193 - Je ne suis pas citoyen du monde
2192 - Ma cabane dans la prairie
2191 - Devant l’âtre
2190 - Plus haut que tout
2189 - Pourquoi la femme vieillit si mal ?
2188 - Je prends l’avion
2187 - Sous la Lune
2186 - La pourriture de gauche
2155 - L’horloge
2154 - A la boulangerie de Mont-Saint-Jean
2153 - L’écologiste, ce primitif
2152 - Madame Junon
2151 - Chemins de pluie à Clinchamp
2150 - Voyage vers Mars
2149 - Galaxies
2148 - Je suis de la droite honteuse
2147 - Les écrivains sont des poids morts
2146 - L’héritage de Clinchamp
2145 - Clinchamp, une histoire sans fin
2144 - Vent de mystère à Clinchamp
2143 - Ma cachette à Clinchamp
2142 - Randonnée à Clinchamp
2141 - Eclipse de Lune à Clinchamp
2140 - Un arc-en-Ciel à Clinchamp
2139 - Clinchamp sous l’orage
2138 - J’ai rêvé de Clinchamp
2137 - Jour de l’An à Clinchamp
2136 - Vacances d’été à Clinchamp
2135 - Attente à Clinchamp
2134 - Un jour ordinaire à Clinchamp
2133 - Or de France
2132 - La compagne des esseulés
2131 - Loup de lumière
2130 - Spleen
2129 - Le pitre
2128 - Les corbeaux de Clinchamp
2127 - Un homme heureux à Clinchamp
2126 - Le mouton
2125 - Des lutins à Clinchamp ?
2124 - Je suis fort !
2123 - Paroles prophétiques
2122 - L’égalité entre les hommes est injuste !
2121 - L’idéaliste de gauche
2120 - La femme est la monture de l’homme
2119 - Clinchamp sous la neige
2118 - Le Nord et le Sud
2117 - Pourquoi j’aime Clinchamp ?
2116 - Convaincre Blandine
2115 - Un couple de vieillards à Clinchamp
2114 - Le facteur de Clinchamp
2113 - Tristesse et beauté à Clinchamp
2112 - L’Art
2111 - Botte à l’oeuf
2110 - Les bûcherons de Clinchamp
2109 - Le coucou de Clinchamp
2108 - BFMTV : l’écran de la vérité
2107 - Lettre anonyme
2106 - Je ne suis pas amoureux de Paris !
2105 - Un jour d’hiver à Warloy-Baillon
2104 - La femme soumise brille comme une casserole
2103 - Les chouettes de Clinchamp
2102 - Quand la tempête s’abat sur Clinchamp...
2101 - L’aile et la pierre
2100 - Mes amis les maudits
2099 - Le brouillard de Clinchamp
2098 - Artiste de gauche
2097 - L’éternité dans la tête
2096 - Toussaint à Clinchamp
2095 - Chagrin échappé
2094 - Clinchamp-sur-Mystère
2093 - Les cafards
2092 - Loup des airs
2091 - Le loup de Clinchamp
2090 - En latin, c’est plus beau !
2089 - Les patates de Clinchamp
2088 - L’enfant des airs
2087 - Ciel de France
2086 - Thaïs d’Escufon
2085 - Les tomates de Clinchamp
2084 - Jérôme Bourbon
2083 - Les chats de Clinchamp
2082 - Poupée d’ailleurs
2081 - Pierre de feu
2080 - Les champs de Clinchamp
2079 - L’éclosion
2078 - Vacuité des bouquinistes
2077 - Les toits
2076 - Freud
2075 - Sport
2074 - Le simplet de Clinchamp
2073 - Les oiseaux de Clinchamp
2072 - Je ne suis pas cartésien
2071 - Au cimetière de Clinchamp
2070 - Le Panthéon pour Hugo, l’évasion pour Izarra
2069 - Les rats de la France
2068 - Le curé de Clinchamp
2067 - Mon trou à Clinchamp
2066 - Saint-Léonard-des-Bois
2065 - Les cloches de Clinchamp
2064 - Un épouvantail à Clinchamp
2063 - Les rêves de Clinchamp
2062 - Je suis raciste
2061 - L’injustice sociale ne me choque pas
2060 - Les femmes de Clinchamp
2059 - Les jours vides de Clinchamp
2058 - Une grand-mère
2057 - Clinchamp vers 1970
2056 - La femme de soixante ans
2055 - Sale temps à Clinchamp
2054 - Un grand voyage en forêt
2053 - L’ailé et l’aliéné
2052 - Souvenirs lointains
2051 - Domestication d’une greluche
2050 - Déprime à Clinchamp
2049 - L’amour à Clinchamp
2048 - Les Droits de l'Homme, c'est la négation de l'homme !
2047 - Les hivers de Clinchamp
2046 - Les chemins de Clinchamp
2045 - Seul au monde
2044 - Ne me parlez pas d’amour
2043 - Tristesse de l’été
2042 - Jour de fête à Clinchamp
2041 - Monsieur Lecon
2040 - Châtelain
2039 - Les ailes de Clinchamp
2038 - Tremblement de terre
2037 - Nuit d’amour
2036 - Pluie de joie à Clinchamp
2035 - Les gauchistes
2034 - Clinchamp sous les clartés lunaires
2033 - Henri d’Anselme, héros hétéro rétro
2032 - Les hirondelles
2031 - Retraite dans la forêt
2030 - Mon bosquet
2029 - L’or de Clinchamp
2028 - Sur le chemin
2027 - La souche
2026 - Clinchamp, ce voyage sans fin
2025 - Sardines à l’huile
2024 - Les fantômes
2023 - Le silence de la forêt
2022 - Les arbres
2021 - Les joies de Clinchamp
2020 - La merde républicaine
2019 - Les ailés
2018 - Les soirées de Clinchamp
2017 - Parasite
2016 - Clinchamp, les routes de l’ennui
2015 - Moi français, je déteste les migrants !
2014 - Répugnante
2013 - Les complotistes
2012 - Je déteste les livres de philosophie !
2011 - Le bossu de Clinchamp
2010 - La lumière de Clinchamp
2009 - Les crépuscules de Clinchamp
2008 - Les nuits à Clinchamp
2007 - Les aubes de Clinchamp
2006 - Je suis un oiseau à Clinchamp
2005 - Les rats de Clinchamp
2004 - Les papillons de Clinchamp
2003 - Les richesses de la normalité
2002 - Le Rimbaud des bobos
2001 - Les vaches de Clinchamp
2000 - La folle de Clinchamp
1999 - Mon ego solaire
1998 - Vague Lune
1997 - Ma cabane à Clinchamp
1996 - Moi, IZARRA
1995 - Mais qui donc est Dardinel ?
1994 - La Dame Blanche de Clinchamp
1993 - Le Dalaï-Lama
1992 - Pluie à Clinchamp
1991 - Je suis sexiste
1990 - Les flammes du printemps
1989 - Le rustaud de Clinchamp
1988 - Les larmes d’Amsterdam
1987 - Clinchamp, terre d’envol
1986 - La Joconde de Clinchamp
1985 - Face cachée de Clinchamp
1984 - La clocharde de Clinchamp
1983 - Je suis un extraterrestre
1982 - Clinchamp sous les éclats de novembre
1981 - Clinchamp au bord des larmes
1980 - Les fantômes de Clinchamp
1979 - Les pissenlits de Clinchamp
1978 - Clinchamp : fin et commencement de tout
1977 - Amsterdam
1976 - J’habite sur la Lune
1975 - Secret de Lune
1974 - Les ailes de la Lune
1973 - Voir Clinchamp et sourire
1972 - La pierre et l’éther
1971 - Clinchamp, au bonheur des larmes
1970 - Clinchamp, mon dernier refuge
1969 - Croissant de Lune
1968 - Mais d’où vient donc la Lune ?
1967 - Lune lointaine
1966 - Lune éternelle
1965 - Sandrine, notre voisine
1964 - Rêve de Lune
1963 - Lune des rêves
1962 - La Lune dans le bleu
1961 - Lune ultime
1960 - Les tourmentés
1959 - Clinchamp, paradis des ombres
1958 - Lune absente
1957 - Je raffole des commérages !
1956 - Clinchamp : royaume des humbles
1955 - La Dame dans le ciel
1954 - Palmade : de la gloire au gouffre
1953 - Evasion
1952 - Tatouages, ces marques de faiblesse
1951 - L’égalité est un enfer !
1950 - Repas sur l’herbe à Clinchamp
1949 - Escale à Clinchamp
1948 - Beauté morbide de la Lune
1947 - J’ai dormi dehors à Clinchamp
1946 - Les humanitaires sont des parasites !
1945 - Sur les routes de Clinchamp
1944 - Une année à Clinchamp
1943 - Tristesse du printemps
1942 - Bulle de Terre
1941 - Jour de joie à Clinchamp
1940 - L’inconnu de Clinchamp
1939 - Le ciel de Clinchamp
1938 - Les éclats de Clinchamp
1937 - Le voyageur
1936 - Fête triste
1935 - Les antiracistes
1934 - Jean Messiha
1933 - Coeur gelé
1932 - Romantisme de pierre
1931 - La femme est sous mes pieds
1930 - Burcu Güneş, un air léger
1929 - Je déteste les pauvres !
1928 - Quand mon coeur s’allume
1927 - Intègre, entier, râpeux
1926 - Le cheval
1925 - Homme mauvais
1924 - Un trou sous le ciel
1923 - Hauteur de la Lune
1922 - Nulle part, là-bas, ailleurs
1921 - Belle Lune
1920 - Salades lunaires
1919 - Lettre à Reynouard
1918 - MARGUERITE OU L’HISTOIRE D’UNE VIEILLE FILLE
1917 - Récoltes lunaires
1916 - Je suis français de souche
1915 - Lune mortuaire
1914 - Clinchamp, cité des oubliés
1913 - Clinchamp, l’air de rien
1912 - Clinchamp, sommet du monde
1911 - La pollution, c’est la vie !
1910 - Seule au monde ?
1909 - Le Ciel et la Terre
1908 - Lune de haut vol
1907 - La Lune s’allume
1906 - Nuit sombre
1905 - Soupe de Lune
1904 - Puretés raciales
1903 - Lune-pizza
1902 - La grande question
1901 - Amiens
1900 - Pleur de Lune
1899 - Rêve d’amour
1898 - Vive le patriarcat !
1897 - La libellule
1896 - L’eau qui m’éclaire
1895 - Une question de clarté
1894 - La Lune dort
1893 - Les artifices du spirituel
1892 - Lune normale
1891 - Ni chauffage ni travail
1890 - Lune de fer
1889 - Molle Lune
1888 - Insensible aux malheurs des autres
1887 - Mon visage de vérité
1886 - Amante russe
1885 - J’écris
1884 - Lune martiale
1883 - Je suis un incapable
1882 - Lune creuse
1881 - 1975
1880 - L’éclat d’un fard
1879 - Amour impossible
1878 - Femme au foyer
1877 - L’esprit de la Lune
1876 - Ingérence féministe
1875 - Cratères lunaires
1874 - Lune d’effroi
1873 - Lune des chats
1872 - Les athées
1871 - Lune d’or
1870 - Lune carrée
1869 - Lune de miel
1868 - Folle lune
1867 - Jour de joie
1866 - SMARPHONES : abrutissement des masses
1865 - Sombre lune
1864 - Les mouches
1863 - Ma vie simple
1862 - Clinchamp, terre lointaine
1861 - Je suis un conservateur
1860 - Lune de glace
1859 - Le lac
1858 - Qu’est-ce que la beauté ?
1857 - Lune blanche
1856 - Lune de mer
1855 - Lune de feu
1854 - Présence immortelle
1853 - Surprenante Lune !
1852 - L’éclat de la Lune
1851 - Epis lunaires
1850 - L’autre Lune
1849 - L’amie des cheminées
1848 - Lune morte
1847 - Lune Parmentier
1846 - Lune fatale
1845 - Amour céleste
1844 - Grâces et disgrâces
1843 - Ma maison, c'est la Lune
1842 - Poids de la Lune
1841 - La morte visiteuse
1840 - Ma cabane sous la Lune
1839 - Bleu ciel
1838 - Histoire de lune
1837 - Suc de Turque
1836 - Stéphane Blet
1835 - Ciel bleu
1834 - Bonheur de rat
1833 - Redneck
1832 - Sur le rivage
1831 - Attraction lunaire
1830 - Je suis anti-féministe radical
1829 - Mais qui est-il ?
1828 - Je veux des frontières !
1827 - Les francs-maçons
1826 - Folies lunaires
1825 - Alunir, en un mot
1824 - “Comme ils disent”, chanson d’Aznavour
1823 - Lune tiède
1822 - Globe de rêve
1821 - Effroi
1820 - Vangelis
1819 - L’air de la Lune
1818 - La campagne
1817 - Lune tombale
1816 - Les cailloux
1815 - Je déteste Paris !
1814 - Boules de neige
1813 - Je n’ai pas peur
1812 - Parler vrai
1811 - Les hommes simples
1810 - Quand la Lune panse
1809 - Régine : extinction d’un feu
1808 - Morte veilleuse
1807 - Coeur de pierre
1806 - Noir
1805 - Mystère de la Lune
1804 - Jackson Pollock
1803 - En pleine lumière
1802 - Harmonie des sexes
1801 - Dix ans dans l’azur
1800 - Pluie d’avril
1799 - Le gueux
1798 - Les pommes de pin
1797 - Voyage vers la Lune
1796 - Mystère d’une nuit
1795 - Une lumière turque
1794 - Sans coeur et avec écorce
1793 - Envolé !
1792 - Galante ou l’abcès crevé
1791 - La lumière du Bosphore
1790 - Claude Monet
1789 - Rat aristocrate
1788 - Ukraine : sortez de vos ornières mentales !
1787 - Tranche de ciel et plumes de la Terre
1786 - Les sots écolos
1785 - L’astre turc
1784 - L’Ukraine, je m’en fous totalement !
1783 - Vive la guerre !
1782 - Réponses à un coatch
1781 - Droite pure
1780 - Vains hypersensibles
1779 - Mes valeurs vives
1778 - Le secret
1777 - Force et lumière
1776 - De l’herbe à l’aiguillon
1775 - Jusqu’à la mort
1774 - Zemmour et les journalistes de gauche
1773 - Dur et juste
1772 - La flamme et le marbre
1771 - Mon chat est mort
1770 - Les frères Bogdanoff
1769 - J’ai rêvé de Natacha
1768 - Technologie
1767 - Vers la Lune
1766 - C’était la guerre
1765 - La “tondue de Chartres”
1764 - Dans le métro
1763 - Naissance d’un virus
1762 - Zemmour est-il un de Gaulle ?
1761 - Je suis grand
1760 - Jour de gloire
1758 - Une muse du Bosphore
1758 - Je suis un extrémiste
1757 - Les éoliennes
1756 - Femme terminale
1755 - Autoportrait
1754 - Je suis un sanglier
1753 - Faux fou
1752 - Les affaires
1751 - Octobre
1750 - Le fantôme
1749 - Les écrivains
1748 - Sauvez la France !
1747 - Mes sentiments de pierre
1746 - Une araignée raconte
1745 - Un coeur clair
1744 - Phallocrate
1743 - Les vaches
1742 - Les faibles sont mauvais
1741 - Les sans-visage
1740 - Le trouillard de gauche
1739 - Léonard de Vinci enfant
1738 - Mes froideurs sublimes
1737 - Le romantisme, c’est la décadence
1736 - La Joconde
1735 - La tour Eiffel
1734 - Le Soleil
1733 - Une boule de mystère
1732 - Les masqués
1731 - Burcu Günes, l’or turc
1730 - Léa Désandre
1729 - Le père Dédé
1728 - “Blanc lumière” de Pollock
1727 - Les kikis et les cocos
1726 - Les funérailles de Belmondo
1725 - Pôle Sud
1724 - Vierge au mariage
1723 - La forêt
1722 - Le réveil des clochers
1721 - En septembre
1720 - Extraterrestre
1719 - Ni cagoule ni sérum
1718 - L’astre des morts
1684 - Enfants du monde
1679 - Vie d’élite
1328 - Je suis apolitique
115 - Le cygne
114 - Le spleen de Warloy-Baillon
113 - Les visiteurs
112 - La Lune
111 - L’amant des laides
110 - Mémoires d’un libertin
109 - Une existence de pompiste
108 - Lettre à mes amis des listes sur Internet