lundi 11 mars 2024

2144 - Vent de mystère à Clinchamp

Les anciens de Clinchamp racontent que parfois au coeur de la nuit un vent mystérieux traverse le village, emportant la raison des égarés qui en cette heure tardive traînent dans les rues, les champs et chemins alentours.
 
Une plainte se ferait entendre au-dessus des toits, telle une voix issue du fond des légendes, d'après les vieux (ils ne savent pas trop de quoi il s'agit, en réalité), et qui ressemblent tantôt à des gémissements, tantôt à des rires moqueurs, selon les interprétations des uns et des autres...
 
Sanglots ou ricanements, la manifestation sonore n'en reste pas moins extraordinaire, incompréhensible. Et peu importe comment est qualifiée cette chose, toujours est-il qu'elle intrigue et effraie les habitants.
 
On s'est même interrogé en haut lieu : quelques articles furent publiés dans le canard local au sujet de ce "fantôme hurlant", en le tournant à chaque fois gentiment en dérision. Peut-être pour rassurer la population, apaiser les rumeurs...
 
Les rares réveillés osant sortir pour aller à la rencontre de ce mystère reviennent hagards, ne disent mot et sont pétrifiés -ou bien ne cessent de trembler-, comme si confrontés à l'inexplicable, ils avaient connu là la plus grande émotion de leur vie.
 
Mais le plus terrifiant dans cette histoire, c'est que leur regard semble émerveillé.
 
Quant aux imprudents s'étant attardés à l'extérieur, surpris par le phénomène, ils sont entraînés plus loin dans l'inconnu.
 
Plus longuement exposés à une force qui les dépasse, on les retrouve à l'aube endormis dans les fossés, au bord des routes, au milieu des bois, assommés par un choc intense. On les découvre ainsi étendus en des lieux improbables. Et là encore, un détail à faire frémir : on devine un étrange sourire qui se fige sur leurs lèvres...
 
Et plus tard, après avoir repris leurs esprits, incapables de rapporter de manière intelligible ce qu'il s'est passé durant leur sortie, n'ayant pas les mots, bloqués par leur vocabulaire limité, ils préfèrent demeurer silencieux. Jusqu'à ce que, las de leur mutisme, plus personne n'en parle.
 
Mais quel génie nocturne sème ainsi cette flamme énigmatique dans les âmes béotiennes de ces gens emmenés malgré eux dans un voyage sans nom, là-bas, dans ce clocher reculé de la Haute-Marne ?
 
La vérité, c'est que tous ces "malheureux" ont été touchés par le souffle inexprimable de la Poésie.
 
Ces soupirs entendus au-dessus de leurs têtes, ces clameurs confuses, ils ne le savent pas mais c'était en fait l'ardente prière des poètes, les trompettes des chantres des Arts, les lyres des muses et déesses éprises de légèretés... En somme, l'appel des hauteurs. Ni plus ni moins que les dieux de l'Olympe s'adressant prioritairement aux bovins bipèdes de Clinchamp !
 
Quelques-uns de ces crottés ont été plus profondément atteints que d'autres par leur secrète musique : ceux que l'on a ramassé au petit matin, inertes dans les herbes.
 
Charmés par le chant intime de la beauté, envoûtés par ces violons rendus subitement audibles grâce à une éphémère et miraculeuse ouverture de leur nature grossière et étriquée, ces lourdauds chanceux ont tout simplement été ravis de leur habituel plancher des vaches pour goûter au ciel des subtilités dont ils sont ordinairement privés...
 
Un rêve dont nul d'entre eux ne revient jamais indemne en ce trou extrême dans lequel ils sont encroûtés, où le poids du prosaïsme provoque ce genre de réaction paradoxale. Comme des étoiles endormies qui de temps à autre s'allument au contact d'une étincelle de conscience.
 
Secoués par un bonheur d'essence spirituelle, ils reviennent de leur expérience complètement abasourdis.
 
Certes, toujours aussi épais dans leur apparence, mais heureux.
 
Voilà toute l'explication à cette diablerie.

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dimanche 10 mars 2024

2143 - Ma cachette à Clinchamp

Parfois, las du fracas de la cité qui m'écrase et m'engloutit, je viens en pèlerinage à Clinchamp, incognito.
 
Je me dissimule alors dans un recoin perdu de cette campagne tant désirée, à l'écart du village.
 
Là, bien caché par quelques buissons opportuns, confortablement installé dans un petit creux de terre, j'observe de loin la vie paisible du clocher, à l'écoute de la nature, entouré d'immensité, bercé par le vent.
 
Niché à l'abri des regards, mon humble poste d'observation devient aussi mon refuge intime et je me sens comme un oiseau dans ses hauteurs.
 
Evadé de la ville, exilé de ce siècle, je me repose en ce lieu, soulagé des pesanteurs citadines, et commence à respirer l'air de la liberté retrouvée. Couché au ras des herbes avec la champêtre agglomération dans mon champ de vision, je me laisse emporter par mes rêves.
 
Le spectacle bucolique de ces toits environnés de silence et de verdure -image idéale atténuée par une légère brume- allié à la légèreté d'un ciel que je sens infini au-dessus de moi, suffit à me plonger dans une véritable extase.
 
Par sa beauté simple et essentielle, ce théâtre virgilien me comble de sérénité, fait entrer plein d'azur dans mon âme. Et je m'envole vers les sphères supérieure de la contemplation statique.
 
Campé dans ma cachette de broussailles, fondu avec le paysage, rendu invisible, je laisse les heures couler et ne vois plus le temps passer. Loin de m'ennuyer dans cet isolement ultime, au contraire j'apprécie chaque instant devenu précieux, la brise qui me caresse, le moindre événement à portée de ma conscience en total éveil.
 
Je suis à la porte d'un bonheur confus, étendu au bord d'une sorte d'éternité. J'ai le sentiment d'être au seuil d'une félicité céleste qui prend sa source au fond de mon minuscule espace. L'impression que l'ombre où je suis blotti est un promontoire vers un océan de lumière.
 
Je me joins à l'Univers, aussi humble que soit ce tableau qui se déploie devant moi, car, je le sais, des ailes sacrées me portent.

Bref, ce trou à rat depuis lequel, à l'insu de tous, je sonde ce monde reclus et oublié est dérisoire, mais mon voyage est grandiose.

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samedi 9 mars 2024

2142 - Randonnée à Clinchamp

Je parcours les terres ordinaires de Clinchamp, le coeur telle une plume, le pas comme une aile, les idées en  pleine altitude, inspiré par les muses de la platitude, à l'affût de la moindre insignifiance, émerveillé par les fulgurantes banalités que je croise.
 
Ne m'attendant à aucune déception, je me retrouve face à d'autres surprises que celles auxquelles j'aurais pu être confronté.
 
Ainsi la poussière, les cailloux, les herbes, les fossés, les arbustes et buissons prennent des allures nouvelles : ce ne sont plus de simples éléments inertes de la campagne que je vois, mais des signes, des présences, des phares qui jalonnent mon humble aventure initiatique. Des existences muettes, discrètes, devenues presque invisibles aux yeux du commun, mais vibrantes sous mon regard, faisant partie d'un quotidien secret, enfoui, mystérieux...
 
Bref, je  traverse cet univers trivial les semelles alourdies par les pesanteurs du sol, mais l'âme à la verticale.
 
Heureux de mon sort de flâneur, vagabondant avec mes rêves pour toutes compagnies, je me promène là où nul ne vient jamais s'égarer, précisément parce qu'il n'y a rien à voir, rien à faire, rien à gagner.
 
Alors même qu'au premier abord tout autour de moi n'est que brume, silence et déprime dans cette progression vers ce qui semble n'être que de l'ombre, du vide et de la solitude, en réalité je marche la tête dans la lumière.
 
Je ne rencontre que des petits riens, des formes sans importance, de modestes choses à portée de vue, sur mon chemin de misère. Une flamme m'éclaire cependant.
 
L'horizon n'est point mon but. Ni le ciel ni le Soleil. Non, moi ce que je veux, c'est rejoindre le fond de cette toile terne, plonger dans ce crépuscule sans borne, aller plus loin que les profanes qui bêtement s'arrêtent aux immédiates apparences, reculent devant ce qu'ils estiment être dérisoire, fuient tout ce qui ressemble à l'ennui.
 
Je ne tombe finalement que sur quelques fleurs pâles, uniques trésors semés sur ma route.
 
Et après avoir exploré cet océan, introuvable pour qui ne le cherche pas, sondé cette immensité à laquelle n'ont pas accès les esprits étriqués, gravi ce sommet hors d'atteinte des natures vulgaires, le soir, fatigué mais rempli de sobre bonheur, je me couche en emportant dans mon sommeil la clarté de ces minces étoiles récoltées aux creux des sentiers.

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vendredi 8 mars 2024

2141 - Eclipse de Lune à Clinchamp

A Clinchamp rien n'étant jamais pareil qu'ailleurs dans le monde, les éclipses de Lune y sont fatalement bien plus remarquables.
 
Là, sous la lueur enténébrée de l'astre qui lentement s'éteint, le village se pare d'un linceul de magique obscurité mêlée d'inquiétant mystère.
 
Un phénomène céleste qui fait frémir les mégères, laisse de marbre les vieillards séniles et  enflamme stérilement le coeur creux des superstitieux.
 
Une sorte de deuil du macrocosme à portée des écureuils, des heureux ignares et des inutiles veilleurs en quête d'illusions.
 
Mais qui nourrit plus concrètement les rêveurs supérieurs, les chantres des champs et les hôtes des vieilles masures résistant aux lourdeurs de ce siècle. Eux s'abreuvent de toutes les lumières de cette localité perdue de la Haute-Marne pour y tirer directement leur bonheur d'esthètes, d'ermites ou de gens simples.
 
Pour les esprits épais, la lunaire entité apparaît sur cette terre de bouseux et de bêtes à cornes comme le reflet d'un ciel de géants désincarnés et de mythes aux suspectes abstractions. Selon les critères des âmes plus subtiles, elle se manifeste comme un oiseau rare aux ailes sublimes.
 
Bref, chacun en cette occasion y voit plus ou moins clair, plus ou moins vrai, plus ou moins loin.
 
C'est surtout le genre de nuit où, en ce lieu central de la champêtre réclusion, du rural isolement, de l'éternel oubli, les épouvantails sortent de leur trou pour aller à la rencontre des hommes. Et où les fantômes en profitent pour s'extraire de leurs cachettes et hanter les recoins pleins d'ombres de cette campagne progressivement plongée dans des ténèbres fabuleuses...
 
Etrangers, ne venez traîner ici aux heures des grands baisers cosmiques et insondables secrets de la nature que pour des raisons hautement poétiques !

Sinon, leurrés par vos certitudes rationnelles, même si vous fixez le disque obscurci sans prendre en compte ce qui vous entoure, vous risquez de ne rien voir du tout des incommensurables beautés de Clinchamp.

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2140 - Un arc-en-ciel à Clinchamp

Après bien des pluies et des pleurs, tant d'ombres glacées et de dimanches mornes, maints vents issus de jours ordinaires et cent autres sanglots nocturnes, les couleurs du rêve éveillé apparaissent dans l'azur de Clinchamp.
 
En ce mois de mars encore imprégné des torpeurs de l'hiver, un arc-en-ciel brille dans les nues.
 
Avec, au-dessous, un village terne, des champs trempés, des bêtes placides, des hommes émerveillés.
 
A croire que ces éclats célestes font partie des rares miracles observables capables de faire se relever la tête des habitants en ce lieu maudit où pas un citadin n'aurait l'idée de venir s'encroûter...
 
Certes, l'enchantement suscité est bref, et certaines attitudes sont superficielles, lourdes ou vulgaires face à la légèreté du ciel.
 
Cependant ces âmes grossières, passagèrement éblouies par l'illumination, ont le temps de monter un peu plus haut que d'habitude au-dessus de leur monde étriqué. Et, aussi éphémère que soit leur ascension, ils peuvent accéder à une réalité élevée, au sens propre comme au figuré. Loin des petitesses de leur quotidien de pesanteurs et des lassitudes de leurs existences matérielles.
 
Ces courbes colorées traversant leur univers champêtre, aussi insaisissables que dénuées de valeur pour leur préoccupations pratiques, placées malheureusement hors du champ dominant de leurs vie domestique, sont considérées par eux comme une bagatelle de la nature. Certainement agréables à regarder sur le moment mais fondamentalement inutiles à leurs yeux.
 
Ils s'exclament de ravissement en voyant ce vaste pont d'air et d'ondes culminer au zénith et l'instant d'après n'y pensent déjà plus.
 
Ces coups de pinceau cosmique suffisent pourtant à apporter un peu lumière au fond de ces êtres aux aspirations strictement prosaïques et aux vues purement horizontales.
 
La preuve : j'ai remarqué qu'à force de lire mes textes à leur sujet, ils s'attardaient de moins en moins sur leurs pieds et commençaient à diriger leurs regards vers les nuages.
 
Il semble que les incarnés de Clinchamp ne soient finalement point aussi dénués d'esprit que je le pensais, à l'heure fatidique où chez eux resplendissent les lueurs aériennes.

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2139 - Clinchamp sous l'orage

Lorsque le feu du ciel mêlé des flots de l'enfer s'abattent sur Clinchamp, c'est la fête dans les champs. La nue noire et tourmentée illumine alors la campagne de ses gerbes d'or et enchante l'atmosphère électrique de ses tambours oniriques...
 
Vivants et morts se réveillent enfin sous l'onde régénératrice et le fracas festif. Hommes et vaches respirent l'air plein de flammes et de joie, les fossés se remplissent de clarté, les chemins débordent d'espoir et les bois s'abreuvent d'avenir radieux. Les rafales d'eau et les coups de tonnerre font se relever tout ce qui est gisant et assoupi.
 
Bref tout renaît dans cet univers endormi quand l'intempérie arrose les têtes et les toits.
 
Evidemment le visiteur indifférent ne remarquera rien de particulier en traversant ce patelin foudroyé par ces averses lumineuses, mais l'esthète attentif y percevra des merveilles uniques, jamais vues ailleurs. Les habitants eux-mêmes sont insensibles à ces beautés célestes qui leur tombent sur le dos.
 
Certes, ils sentent bien pourtant que de grandes choses soulèvent leurs chapeaux, font briller leurs idées ternes, agitent leurs pensées plates... Mais ils demeurent malgré tout fermés à ces éblouissements venus de si haut. Ils se contentent de recevoir ce bien-être comme il vient sans chercher plus loin l'origine de cette fraîcheur dans leur âme. Ils restent fidèles à ce qu'ils sont avec leur regards parfaitement horizontaux.
 
Aussi apathiques dans leur bonheur passif que taciturnes dans leurs jours plus sombres.
 
C'est également ce qui fait la spécificité de ce clocher peuplé d'hôtes terreux, obscurs, rustiques.
 
Le charme de ces déluges de fièvre et de pluie sur cette contrée de bêtes et de bornés consiste en l'éphémère mais fulgurante transfiguration de ces derniers.
 
Là, le temps de la tempête de braises sur ce paysage du fin fond du monde, tous ces bottés et crottés qui y stagnent deviennent beaux à mes yeux pleins de finesse et d'acuité, même s'ils n'en ont nulle conscience.
 
Sous les éclairs estompant leurs traits rêches et sublimant leur quotidien, ils ressemblent à des statues en toges, pétrifiées dans une vaste cathédrale aux arcades de nuages et aux vitraux d'azur embrasés d'étincelles.

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jeudi 7 mars 2024

2138 - J'ai rêvé de Clinchamp

Tandis que je somnolais, assis au bord des rêves, loin du réel, à deux doigts de la nue, Clinchamp m'apparut dans les sommets de l'imaginaire.
 
Bercé par les vagues des songes et emporté par le souffle des mots, le regard dirigé vers les nuages, je vis son clocher surgir dans mon champ de vision. Puis le toit des maisons et tous les champs autour. Là, au-dessus de ma tête, en plein azur, le village brillait comme un mirage, féerique, fabuleux.
 
Je sentais bien que je n'avais plus les pieds sur terre et que je me trouvais dans un ailleurs de mythe et d'idéal...
 
J'avais des ailes et le vent agitait follement mes plumes. Il gonflait mon manteau d'oiseau. Et me donnait de l'envergure.
 
Je montai dans les airs à la rencontre de l'apparition. Parvenu à hauteur de la céleste chimère, je fus d'emblée admis en ses murs immatériels tel un hôte attitré. Avec ma seule légèreté pour tout passeport.
 
Et là je croisai des hommes, des vaches, des chats, des fleurs et des ruisseaux. Tous éclatants de lumière. Les chemins menaient vers des horizons cosmiques, les fossés révélaient des gouffres de pureté, le paysage s'étendait en paix et clarté et des tombes du cimetière émanaient des tempêtes de joie !
 
Les êtres irradiaient de vie, d'intelligence et d'indicible bonheur. Les choses palpitaient de divine présence. La beauté s'imposait partout.
 
J'étais au paradis.
 
Le voyage de mon âme dans les sphères élevées de la conscience supérieure me montrait une face nouvelle de ce lieu et des gens qui y habitaient.
 
Si haut où je venais d'atterrir, j'avais visiblement toujours affaire à des ploucs en sabots et voyais tout autant de bouses de bovidés étalées sur le sol poussiéreux que dans la réalité d'en bas, certes. Sauf que plus rien ne s'avérait ni terne, ni lourd, ni prosaïque.
 
Les pesanteurs, puanteurs, déprimes et vulgarités de ce monde n'existaient plus, masqués par le parfum mortel de la poésie.

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mardi 5 mars 2024

2137 - Jour de l'An à Clinchamp

Le premier janvier à Clinchamp, c'est comme la dernière aube de la fin du monde : un jour qui cherche à briller au coeur d'une sempiternelle brume.
 
Et qui, à sa manière, y parvient !
 
En cette journée remarquable de l'année, le clocher de cet illustre village endormi perce le ciel de sa glorieuse insignifiance, fidèle à ce qu'il a toujours été.  Selon sa bonne habitude, l'horizon de ce royaume de l'inertie demeure figé dans son attitude hautement champêtre. Enfin, les terres de cette contrée aussi fastueuse qu'un interminable dimanche ne cessent de s'étendre dans une infinie torpeur...
 
Rien ne change, rien ne bouge, rien ne se perd. Tout stagne. En cela, nulle mauvaise surprise n'est à redouter.
 
Seuls les morts, peut-être, s'animent dans ce tourbillon d'immobilisme général, réveillés par le silence.
 
Et tandis qu'en cette heure cruciale retentissent les trompettes et tambours de la léthargie, la pluie de l'ennui commence à tomber.
 
Et c'est là précisément que pour les habitants naissent les rêves éclatants de l'an.
 
En ce pays agreste, les pensées mornes des hommes lourds arrosent avec pragmatisme la campagne de leurs aspirations glaciales. Et les réflexions les plus sèches sortant de leurs chapeaux expérimentés abreuvent les sillons d'une féconde amertume. Ici les gens ont un solide sens des réalités ! Ils cultivent des trésors dûment palpables, ce qui est bien suffisant pour eux !
 
Un enfer rural pour citadins mais un véritable enchantement pour ermites. Il faut savoir que ce théâtre pastoral englué dans ses langueurs ancestrales est mon paradis d’exilé aux ailes de corbeau.
 
Bref, les douze mois à venir seront délicieusement crépusculaires. Une longue et magique nuit entre le gel et la boue, les nuages et les étoiles, la Lune et la pluie, la grêle de l’hiver et l’assoupissement estival.
 
Les initiés de mon espèce se délectent de ces flammes ternes du lendemain de la Saint-Sylvestre qui pétrifient ce patelin dans des siècles d'austère bonheur.

Et font perdurer les cendres mourantes de ce mythe anémique de la Haute-Marne.

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vendredi 1 mars 2024

2136 - Vacances d'été à Clinchamp

Nul mortel ordinaire et raisonnable ne vient jamais passer ses vacances estivales dans cet asile obscur, aride et reculé appelé "Clinchamp". Les natures conventionnelles à l'esprit grégaire préfèrent parcourir des contrées plus agitées.
 
Seuls les fous élisent ce lieu pas comme les autres pour y passer la saison chaude.
 
Tels des oiseaux étranges venus d'on ne sait quels horizons, ils accostent ce rivage crépusculaire afin d'y respirer son air pétrifiant.
 
Mystérieusement attirés par les promesses insensées de ce patelin perdu aux lendemains tous pareils, de ces terres figées et de ces hommes sans histoire, ces drôles de voyageurs séjournent avec bonheur dans ce royaume de tous les naufrages.
 
Il y nichent soit pour la durée d'un long rêve glacial qui leur rafraîchit profitablement les idées, soit pour s'y éterniser confortablement en compagnie des morts. A chaque fois il y trouvent de quoi oublier les vulgarités du monde et de se délester de ses lourdeurs. Dans les deux cas, ces hôtes esthètes, qu'ils demeurent durablement ou bien qu'ils repartent dès la fin de l'été, succombent invariablement aux séductions morbides de cet olympe d'ombres et de songes.
 
Sous le Soleil de juillet, ils gisent agréablement, écrasés par les heures indolentes qui s'étirent, interminables. Et pleines de vide à combler.
 
La torpeur les transporte.
 
Et bien qu'ils soient dûment immobilisés sur le plancher des vaches, ils s'envolent très haut, vont fort loin, atteignent l'ailleurs.
 
Leur aventure est statique et cependant fulgurante.

En se déplaçant jusqu'ici, ces pèlerins de l'impossible venus tuer si fructueusement le temps ont accédé à leur ciel ultime de septembre.

mardi 27 février 2024

2135 - Attente à Clinchamp

Je suis sur le sol de la réalité et sous le ciel de mes rêves, à Clinchamp précisément. 

C'est aussi la terre des sédentaires et l'azur des voyageurs, le paysage des mortels et l'infini des oiseaux, la vérité des hommes et l'horizon des vaches.

Là, je me trouve face à rien et attends que tout se passe, sachant que même le néant en ce lieu reste encore un évènement notable. Je ne doute pas que tout espoir assez sûr sera comblé soit de flammes pures soit de poires bien mûres tant ce microcosme champêtre est chargé de petits riens fracassants, d'ombres fulgurantes et de vides recélant des tempêtes. Jamais je ne serai déçu à demeurer là, les pieds dans le présent, la tête ailleurs.

Je me tiens debout entre le pire et le meilleur, à cheval entre le silence et la lumière, juste au milieu du monde, à la frontière du cauchemar et de la vie. Ce n'est point de la tiédeur, loin de là, car en cet endroit ultime la moyenne n'existe pas. Mais plutôt le mélange de l'amer et du beau, du dur et du haut, de l'âpre et de l'éther.

Devant moi, les champs, quelques chemins, de l'herbe, une étendue anonyme. Au-dessus, des nuages, une immensité d'air, du vent, un océan d'imaginaire Et derrière, le cul d'une bête à cornes qui s'ouvre sur le Cosmos pour y déverser placidement une bouse molle et odorante.

Et tout est bon, tout chante et tout rayonne dans cette vaste harmonie bucolique où je me sens comme un astre au milieu d'une galaxie.

La paix règne dans ces limbes agitées de platitudes vertigineuses et d'immobilisme éclatant.

Ainsi en va-t-il de la grande aventure pastorale dans ce clocher de toutes les pétrifications où se déploient avec majesté les voiles de l'intemporel ennui.

Et voguent les pensées les plus vagabondes.

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lundi 26 février 2024

2134 - Un jour ordinaire à Clinchamp

En ce jour pareil aux autres dans ce sommet de toutes les monotonies nommé "Clinchamp", le Soleil brille par son effacement et la brume surnage triomphalement au-dessus des hommes plongés dans leurs rêves fatalement plus moroses qu'ailleurs.
 
Bienvenue au centre de la Terre ! C'est-à-dire, tout à la fois nulle part dans le monde connu et au centre de n'importe quel désert.
 
Il faut dire que ce village gisant en toutes saisons sous les pieds terreux de la Haute-Marne n'attire l'oeil de nul pigeon voyageur, fût-il chassé des feux bruyants du lointain Paris et même du proche Chaumont... En effet, personne n'a jamais eu l'idée de venir régner dans cet empire de vaches perdues et de sabots retrouvés.
 
Atterrir ici et y demeurer revient à rejoindre volontairement les statues de plâtre et les cloches fêlées. C'est comme avoir une enclume dans l'aile ou bien du plomb dans la plume et cesser de désirer voler plus haut que son ombre.
 
A moins, et c'est exactement le cas des oiseaux de prix qui me ressemblent, de cacher des idées éclatantes derrière la tête pour les faire fructifier hors des fracas du siècle. Choisir de faire germer ses idéaux en ce lieu précis, cela signifie préférer s'orienter vers le Nord poétique plutôt que vers celui, plus borné, des boussoles.
 
Au pôle il n'y a qu'une impasse, tandis qu'ici, on découvre l'infini imaginaire jusque derrière le cul des bovins.
 
Mais qui n'est pas armé pour l'éther, les hauteurs, la vie solitaire, les vents et aventures aux antipodes des villes, ne peut accepter de s'enterrer dans ce ciel loin du présent et de ses balises visibles.
 
Ce trou ultime consiste en un dépassement de soi. Seuls les corbeaux d'envergure s'y plaisent. Ces âmes supérieures y trouvent de quoi se déployer sans mesure.
 
Dans cet espace restreint s'étend l'essentiel des richesses nocturnes et des légèretés de l'esprit... De là partent d'immenses champs de vagabondages oniriques et fusent de vastes pensées nébuleuses !
 
Si on cherche bien, au fond de ce patelin sans issue apparente s'ouvre un gouffre de sagesse virgilienne où l'on y perçoit des profondeurs intemporelles, de fécondes ténèbres et de lumineuses mélancolies...
 
Les songes de rustauds y côtoient les mythes à portée d'esthètes. Là-bas le paysan devient l'égal de l'astre. Et le visiteur voyage sans se lasser.

Bref, le quotidien en ce royaume anonyme que l'on croit fait d'ennui, en réalité resplendit chaque matin, chaque crépuscule, chaque nuit de l'année de ses flammes intérieures.

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vendredi 23 février 2024

2133 - Or de France

Les antiracistes se croient humanistes en promouvant le métissage de masse.
 
Comme l'acte ultime et sanctificateur de leur suicide racial.
 
Ils se font une gloire de mêler leur sang à celui d'allogènes, de s'ouvrir aux civilisations les plus exotiques possible, de s'afficher socialement avec des physionomies issues de contrées lointaines... Ils se prennent pour de grandes âmes sous prétexte qu'ils renient les valeurs de leurs aïeux, l'héritage de leur sol natal, le ciel sous lequel ils ont grandi, et ce afin de mieux adopter les couleurs, les pensées, les coutumes de minorités ethniques qu'ils ont sottement sacralisées ou de populations colorées en vogue, sans aucun rapport avec leur patrimoine originel.
 
Déracinés volontaires de leur propre terre qu'ils ont démystifiée, ils s'enorgueillissent de couver de leur flamme nationale pervertie des graines venues de l'étranger, d'arroser de leur sève la plus intime des sillons apatrides, d'irriguer sans retenue les fleuves du monde extérieur de leur amour de traîtres.
 
Pour rendre la France exsangue, la priver de sa vitalité, l'assécher de ses mythes et légendes, remplacer ses fleurs natives par des chardons incompatibles avec son Histoire, ses trésors ancestraux, ses cathédrales intemporelles et ses nuages blancs.
 
Bref, ils sont fiers de pouvoir faire de notre royaume français millénaire un vaste champ de ruine mondialiste. Au nom de leur tolérance universelle, ils ne tolèrent plus nos frontières. Ils veulent que notre pays chéri devienne la porte d'accueil prioritaire de la planète entière. Le moulin ouvert à tous les oiseaux égarés. L'asile de tous les hères sans passeport.
 
Moi je me glorifie de défendre ma culture, mes traditions, ma race.
 
Le véritable acte de générosité, d'héroïsme, d'altruisme, de grandeur, c'est de protéger les membres de sa famille, de lutter pour les intérêts de sa patrie, de résister aux vents contraires du siècle, de préserver son territoire contre les envahisseurs.
 
Au lieu d'inciter à le peupler d'exilés, de proscrits, d'indésirables.... Nécessairement porteurs d'autres évangiles que les nôtres.
 
Sous couvert que ces importuns sont tout simplement noirs, africains, migrants, enfants de nos anciennes colonies ou bien qu'ils fuient l'incompétence de leurs dirigeants, les progressistes qui leur tendent les bras estiment ces gens fatalement meilleurs que nous, plus respectables, plus dignes d'occuper la place du roi, chez nous !
 
Ils les considèrent même plus bretons que nos armoricains de souche, plus normands que nos paysans des bocages, plus élégants que les hôtes de nos châteaux de la Loire. Pour la seule raison qu'ils ont posé le pied sur le tapis de nos ancêtres et se sont vautrés dans leur salon sans y être invités.
 
Et nous, pauvres gaulois dénigrés, nous devons subir les fruits amers de leur imbécile logique...
 
Les vrais hommes se tiennent debout ! Que le peuple encore en vie de notre hexagone se lève et marche !
 
La vérité c'est que notre richesse, ce ne sont pas ces obscurs soleils venus d'ailleurs.

Mais notre unique, exclusive, éternelle lumière.

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mercredi 14 février 2024

2132 - La compagne des esseulés

Les hommes qui veillent dans leur lit enflammé par les rayons lunaires sont habités par une cause qui les dépasse.

Cette chose lointaine qu'ils fixent, fascinés qu'ils sont par son mol éclat, ressemble à une âme.
 
La forme qui les hante a une face pareille à une tombe, un front ambigu, des joues pleines, une tête débordante d'ombres et de pensées profondes.
 
Mais elle est aussi auréolée de gloire, embellie d'une mortelle allure, soutenue par des ailes.
 
Telle une fumée blanche.
 
Sous leurs regards troublés, elle devient une bulle dans la nuit, une boule dans la nue, une bille autour du globe, une image qui vogue et vole, erre à heures fixes, monte et déambule, exacte comme une pendule, se dilate et divague, passe et s'efface...
 
Une sorte d'abstraction blonde et morne, mate et froide, haute dans l'éther, loin de la Terre.
 
Mais belle malgré tout.
 
Bien accrochée à son sommet de mystère.
 
Elle à l'aspect d'une enclume légère, d'une plume aux traits de plomb, d'un visage aux airs de pierre, d'un être à la mine de statue...
 
Cette bouille vague qui navigue dans le vide fait naître des rêves de granit.
 
La Lune n'est qu'une ampoule dans le ciel qui n'a pas de coeur, guère de chaleur, aucune valeur, si pauvre et si seule dans son triste azur... Depuis toujours, l'égale d'un caillou sans vie. Pourtant elle se fait aimer des natures simples et sauvages : bergers, vagabonds, mélancoliques, isolés, éplorés.... Et même des loups !

Proche des humbles, elle brille surtout dans les yeux des gens ordinaires.

Le ballon de la voûte est un astre logé au fond de l'Univers.

C'est-à-dire, tout près des solitaires.

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dimanche 11 février 2024

2131 - Loup de lumière

On me prend pour un arriéré parce que j'ai rejeté les raffinements de ce siècle, les mollesses des idées en vogue, les artifices de cette société trop flasque pour mes hauteurs de marbre.
 
Je suis effrayant aux yeux des frileux car ma lumière est tranchante, mon âme radicale, ma poigne martiale. Je pense sans voile, parle avec des mots de feu, crache des vérités que nul ne veut entendre.
 
Rares sont les hommes qui, au nom des valeurs que je défends, ont le courage de ruiner leur image publique en franchissant la ligne fatale séparant le vrai du faux. S'afficher à mes côtés, c'est renoncer à la respectabilité des masses, accepter les coups, payer le prix exorbitant de la vraie justice.
 
M'aimer, c'est brûler. Me haïr, c'est s'endormir dans les limbes de la tiédeur ambiante.
 
Celui qui n'ose pas se compromettre sous mon anguleuse clarté ne sera jamais digne des sommets. Il demeurera dans l'ombre lénifiante où les moutons paissent en paix.
 
Pour mériter la gloire des loups, il faut baisser le masque, regarder le Soleil en face, sortir l'épée.
 
Dans mon sérail de carnassiers, pas de place pour les brouteurs de pensées insipides ! Je me montre doux envers les durs mais sans pitié à l'égard des faibles, brutal avec les brindilles tremblantes, féroce à l'encontre des fétus de paille.
 
Qui ne veut pas faire de vague par peur d'assumer l'éclat du ciel, c'est-à-dire par refus de déplaire au monde, par lâche complaisance envers le confort de ses jours voués aux mensonges, celui-là récoltera non ma morne indifférence mais le tonnerre de mes crachats sur son front pâle !
 
Mes caresses, je les réserve aux astres de ma race, non à ces larves craintives que je méprise et piétine sans remords ! Aux baisers sucrés, fades et écoeurants de ces caniches humanistes ayant abandonné leur mâle fierté, je réponds par la flamme de mes crocs.
 
Et tant pis pour eux s'ils préfèrent la modernité de leur soumission à l'intemporelle liberté des messagers de l'azur.

Qui mord me suive !

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samedi 10 février 2024

2130 - Spleen

Aujourd'hui l'ombre s'étend partout, mon âme n'est plus aux anges, elle plonge dans ses sommets pleins de plomb et d'esprit.
 
Il pleut dehors, je brille de tristesse au fond de mon lit et, à demi conscient dans mes nuages intimes, je deviens un astre de mort et d'ennui.
 
Une pierre éclatante. Un caillou vif. Une rocaille palpitante.
 
Cette ivresse d'esthète porte les fruits âpres et beaux d'un rêve noir qui ressemble à une terre féconde, car chez moi les états crépusculaires inspirés par les ronces, les pleurs ou les pluies ne sont ni misère ni néant mais vagues de joie, flots de flammes et averses d'azur.
 
Je bois la mélancolie des jours de deuil comme une liqueur de vie, m'inocule cette lumière molle avec extase pour la recracher à travers la sève de ma plume sous forme de gerbes de fleurs et d'épines mêlées.
 
Et je vogue, heureux, dans des champs de larmes, sous un ciel d'euphorie, au bord de hauteurs calmes...
 
Entre la caresse des sanglots et la piqûre de l'allégresse, je ne sais plus si je monte ou si je plane, mais je crois bien que mes ailes sont blanches, qu'elles s'éclaircissent et que l'altitude me fait perdre la tête.
 
Au fil de mon ascension je me charge d'air.
 
Et je deviens une bulle.
 
Vidé de toute pesanteur, il n'y a plus que de la clarté en moi.

Et c’est là précisément que j'éclate de bonheur.

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vendredi 9 février 2024

2129 - Le pitre

Sur son dos tordu il porte le poids de vos rires.
 
Comme un martyre, une malédiction, l'épreuve d'une incarnation contrefaite.

Mais aussi comme un calvaire plus sanctifié encore que ses simples ailes brisées : vous amuser, là est toute sa mission. 

Dérisoire et sublime.

Et il la prend très à coeur car c'est tout ce qu'il a pour demeurer parmi les humains.
 
Vous lui faites l'honneur de vos éclats de joies et lui il vous fait le cadeau de ses sombres douleurs.
 
Il est né sur cette Terre pour plaire aux enfants et alimenter la cruauté des adultes. Il s'acquitte de sa tâche avec zèle, trop heureux de voler malgré tout avec les grands oiseaux de son siècle.
 
Il ne se lasse point de vos ravissements, bals et bagatelles dont il est et le rouage et la cible, et le centre et le prétexte, et le singe et l'artifice : beau joueur, il brille comme un hochet au service de vos salons dorés et soirées sans fin.
 
Il supporte avec humour vos flèches qui percent sa poitrine et déchirent son âme. Il transforme vos mots méchants en salves d'hilarité et pointes d'esprit : son sort est d'alléger vos lourdeurs et d'embellir vos laideurs, quitte à forcer le trait.
 
Mais qui en réalité fait l'âne ? Vous ou lui ? Cette question est votre jeu, c'est également le sien.
 
Vous vous moquez de ses difformités, vous les hôtes choisis des châteaux en fête et théâtres aux décors de rêve... Et lui vous chante, l'air de rien, ses couplets de farces et de sanglots salués par vos chapeaux d'opportuns.

Ses bosses et misères enchanteront vos souvenirs de fortunés, soulageront vos soucis de seigneurs et apaiseront vos mauvaises humeurs de rois.
 
Il est votre bouffon démantibulé, votre saltimbanque rompu, votre drôle de bête, votre tête de turc à grelots.
 
Enrichir vos vies de dérisions, les combler d'ironie, vous dilater la rate, vous faire penser à autre chose, bref vous distraire depuis votre berceau jusqu'à votre lit la mort, tel est son rôle.
 
Il a accepté le fardeau de vos légèretés, ayant choisi votre bonheur en échange de son malheur. Il vous aime et vous bénit tous, certain de sa récompense au ciel.

Vous les hommes, lui Polichinelle.

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dimanche 4 février 2024

2128 - Les corbeaux de Clinchamp

Leur chant de rocaille dans la plaine mortelle résonne plus lugubrement qu'ailleurs.
 
Plus délicieusement aussi.
 
A Clinchamp les corbeaux sont bien mieux que de simples ombres des airs : ils incarnent par-dessus tout les hauteurs morbides et flamboyantes d'un azur semé de cailloux, peuplé de mythes et fleuri d'idées noires.
 
Un doux mélange de rêves de plomb et de réalités de plumes.
 
Comme un inextinguible crépuscule de flammes et de sanglots. Un cauchemar céleste d'encre et d'ailes. Un  intarissable déluge de bleu et d'agonie.
 
Ils errent dans les lourdeurs de notre siècle et volent dans les légèretés de l'intemporel, menacent les hommes de leur lyre rauque et agrémentent les sillons de leur présence de roc, vont et viennent entre terre et brume, hantent les champs de leurs ténèbres et ôtent tout espoir de printemps, vivent heureux dans leur isolement d'ermites à la détestable renommée, croassant dans le ciel et trépassant dans la fosse.
 
Ce village de moribonds en sabots et d'horizons de deuil est le lieu idéal pour leurs comédies sinistres jouées devant un public de vaches et d'esthètes. Dans ce théâtre mortuaire, ces beaux oiseaux pleins d'envergure rayonnent comme des astres obscurs.

Leur violons grinçants bercent cette campagne de reclus et de crottés d'une musique funèbre qui enchante mon coeur d'initié, lorsqu'à l'aube ou en fin de journée je me perds dans les espaces de cette contrée mythique ayant sombré dans l'oubli et la torpeur.

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vendredi 26 janvier 2024

2127 - Un homme heureux à Clinchamp

A Clinchamp végète sur sa minuscule propriété un homme simple nommé Emile, peu connu du reste des habitants du village.
 
Avec ses allures d'oiseau rare, de joyeux épouvantail, de jardinier d'un autre monde, il cultive sa différence.
 
Reclus dans son potager, bien isolé dans son coin, épargné par le fracas de ce siècle, il est heureux d'être ignoré de tous.
 
Une modeste haie le sépare de la société des connectés, des citadins bien vêtus et des écrans de toutes sortes... Là, bien caché dans son refuge horticole, il passe ses jours à observer les saisons, à contempler les nuages, à regarder pousser salades, carottes, patates et fleurs.
 
Et à attendre que sa petite terre récompense ses efforts.
 
Son humble toit qu'il ne quitte quasiment jamais lui sert de château fort contre les agressions de la modernité. Véritable rempart de pierre et de légendes, antre obscur hors de nos standards de confort et de nos normes esthétiques, sa maison recèle des trésors anachroniques et poussiéreux qui n'ont de sens et de valeur que dans la pénombre paisible où ils respirent encore comme de vivantes reliques d'un passé oublié...
 
De vieilles choses ancestrales, sans prix, dérisoires et sublimes... Tels que : balai à brindilles, chandelles usées, chaises en paille, cruches à eau, horloge au cadran noirci, vastes corbeilles d'osier accrochées aux murs nus, chapelets d'ail suspendus aux poutres, tas de fagots et amas de bûches de bois entreposés à même le sol battu... Une atmosphère chaleureuse et surannée se dégage de ce foyer paysan d'un âge révolu.
 
Bref, ce rescapé de notre temps vit chez lui à l'ancienne, sans électricité ni eau courante. Pas malheureux du tout, bien au contraire. Comblé par son existence loin des villes, il ne cherche qu'à demeurer dans son royaume de sobriété et de silence. Il savoure son exil social, conscient d'être un privilégié se tenant en retrait des incessantes et stériles agitations humaines. Proche de l'âtre et du sillon, il est à l'écoute du vent, des arbres, de la faune.
 
La flamme de la cheminée, sa seule source source de lumière avec ses bougies, lui suffit pour accompagner ses longues soirées solitaires. Sous cette pâle clarté autour de laquelle tournent des papillons de nuit, il prend un repas rustique puis veille en rêvant, satisfait de ses oeuvres maraîchères.
 
La nuit, il sort parfois de son trou pour aller vagabonder sur les chemins à travers la campagne endormie, la semelle crottée de bouse de vaches et la tête dans les étoiles. Il vogue alors dans le mystère des heures nocturnes de cette contrée comme dans un espace infini.
 
Et retrouve son lit après deux heures d'un véritable voyage dans les ténèbres, cueillant pour cette journée qui s'achève la dernière tige de ce bouquet de bonheur à portée de main.

Cette félicité qui l'attend chaque matin juste au seuil de sa porte, exactement sous le ciel de Clinchamp !

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mardi 23 janvier 2024

2126 - Le mouton

Il marche droit ou alors tourne en rond, soucieux de ne pas dévier d'un poil de la ligne officielle.

Conforme en tous points à ses semblables, en accord total avec son siècle, en parfaite harmonie avec les vogues qui le bercent et l'emportent dans leurs sommets de rassurantes platitudes, le mouton bêle en choeur avec ceux qui lui ressemblent, heureux de ne pas faire de vagues. 

L'esprit bien encadré par les certitudes en vigueur planant juste au-dessus de sa tête mais guère plus haut non plus, et surtout dûment tamponnées par le système, sa morale est celle du pouvoir en place. 

Ou pire : dictée par les médias proprets.

Ses goûts sont ceux de l'air du temps. Sa lumière est celle diffusée par son étable, toujours tamisée, jamais éclatante. Ses moeurs sont calquées sur celles de ses voisins de palier.

Il singe scrupuleusement tout ce qui ne sort pas du lot.

Il répète sans une hésitation ce qui se dit en haut lieu, convaincu d'emblée par les vérités sages et indolores venues de Paris. 

La tiédeur universelle est son credo.

Il affectionne particulièrement la soupe aux navets, les salades variées et les gros gâteaux d'anniversaire à la crème. Il n'est d'ailleurs pas difficile : il avale sans façon les plats aux formats standard ni trop salés ni trop gras. 

Il faut que cela soit insipide pour que ça passe. 

Il gobe tout sans rechigner, pourvu que le mets servi soit un peu sucré, avec une saveur de petit lait, une consistance de guimauve, une couleur transparente.

L'ovin bipède digère mieux les aliments de la vie quand ils sont allégés.

Quoi qu'il en soit, il avance à la carotte et recule au bâton. Il fonctionne aussi comme ça, le porteur de laine, étant donné sa grande proximité avec le têtu équidé.

Bref, le sujet de mes présents quolibets ne vous est nullement étranger, vous qui me lisez.

Vous le reconnaîtrez facilement, que ce soit au grand jour dans la rue ou bien dans le secret des miroirs de vos propres salons, et même parfois caché derrière de flatteuses apparences de loup qu'il n'est définitivement pas, puisqu'il s'agit très exactement de vous-mêmes, lecteurs !

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2125 - Des lutins à Clinchamp ?

De drôles de rumeurs courent à Clinchamp !
 
On parle de présences de lutins. Légendes d'un autre temps ou réalité inexpliquée ?
 
N'importe où ailleurs sur le globe, la raison, le bon sens, l'esprit critique auraient réduit à néant ces "sornettes" d'un irrévocable haussement d'épaules. Mais ici, sous ce ciel de tous les possibles, rien n'est comme dans le reste du monde.
 
Dans ce trou qui est aussi un sommet loin de tout, l'invraisemblance prend parfois le visage de l'ordinaire. En ce lieu précis et méconnu, l'horizon se confond avec un univers peuplé de fantômes et les rêves qui en émanent ont la consistance des faits. Si bien que nul parisien avisé ni aucun témoin pragmatique n'oserait imaginer ou croire aux phénomènes qui s'y passent.
 
Les recoins les plus cachés de cette cambrousse sont habités par des hôtes étranges.
 
Dans les fourrés, au bord des vieux chemins, au fond des bois des ombres furtives auraient été aperçues et des bruissements mystérieux entendus...
 
De petits êtres seraient apparus à certains promeneurs.
 
Ces derniers, égarés dans des espaces retirés de la localité, cheminant dans des endroits difficiles d'accès ou vagabondant simplement sur les routes de campagne, auraient croisé des silhouettes effilées aux dimensions minuscules, pas plus hautes que trois champignons.
 
Dissimulées entre les herbes, elles sembleraient vagues telles des eaux claires, vives ainsi que des ailes de libellules, aussi prestes que des flammes dans le vent.
 
Simples écureuils mêlés de feuilles ? Oiseaux fugaces se réfugiant dans les buissons ? Faune  souterraine fuyant dans d'invisibles galeries ? Improbables bestioles s'agitant dans les végétaux ? Bruits de branches et reflets de lumière dans la pénombre ? Craquements de vieux troncs, chutes et roulements des fruits des arbres ?
 
Ou bien véritables créatures énigmatiques sorties d'on ne sait quelle sphère secrète de la nature ?
 
A cette question cruciale, une seule réponse... Partir à leur rencontre !
 
Lecteurs sceptiques, vous qui cherchez la vérité, vous qui ne croyez qu'en ce que vous percevez, venez donc vérifier vous-mêmes cette affaire sur place, que vous la croyiez vraie ou fausse. Osez l'aventure de la découverte, confrontez-vous à ces choses de vos propres yeux et oreilles !

Et si vous vous retrouvez face à ce qui ressemble à des gnomes, à des farfadets, à des elfes, à des images incarnées, à des apparitions sylvestres, à des chimères de chair ou d'éther, peu importe comment vous les appellerez, ou qu'il s'agisse banalement des éléments frémissant sous la brise et enflammant votre imagination, alors vous ne pourrez plus jamais prétendre qu'à Clinchamp il n'y a rien à voir !

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samedi 20 janvier 2024

2124 - Je suis fort !

Le froid de l'hiver me réchauffe le coeur, la colère du ciel enchante mes jours ordinaires et la brûlure de l'été me fait fuir dans mes rêves de glace.
 
Je déteste la mollesse, méprise les larves, crache au visage des lâches.
 
J'écrase les corps flasques et brise les esprits faibles.
 
Seuls les vainqueurs, les guerriers, les montagnes et les loups méritent mon estime de géant.  Je ne suis l'égal que des grands. Les autres, qu'ils périssent de frilosité et pourrissent dans leur petitesse !

Je me moque des fourmis humaines et de leurs drames ne parvenant pas à la hauteur de ma couronne. Je suis un roi et eux, qui se prennent pour des hommes, sont des ombres. Je n'éprouve nulle pitié pour ces âmes minuscules sous leurs peaux trop fragiles, pour ces faces pâles aux tempéraments plats, pour ces têtes basses aux dos courbés !

Ces modestes sourient placidement, peureux, inoffensifs, tandis que je mords, broie, déchiquette !

Ils prennent leur passivité de bovidés pour de l'héroïsme et leurs sensibilités de limaces pour des richesses... Leurs vertus sont celles des perdants, des derniers, des irrésolus. Ils préfèrent la douceur du mensonge à l'âpreté de la vérité et se vautrent dans la tiédeur comme les pourceaux dans leurs excréments.

Satisfaits de leur pacifisme d'herbivores, enivrés de chimères, enfumés par leurs feux de paille, ils récoltent l'air du temps et dévorent des brassées de vent. Pleins de tous les bons sentiments en vogue, ils sont vides en réalité. Ces ventres mous sont des creux dans le monde, des absences,  des brindilles inconsistantes, des fumées transparentes, des néants sur pattes.

Parce que je suis plus lumineux, plus dur, plus fracassant que ces profils de porcelaine, au lieu de m'admirer et d'essayer de m'imiter, ils se réfugient plus bas encore dans leurs antres de mollusques minables, tels des lombrics fuyant le Soleil.

Je suis fort, je suis glorieux, je suis fier, moi le lion tout de crinière et d'acier !

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vendredi 19 janvier 2024

2123 - Paroles prophétiques

Mortels qui m'entendez encore, que vous soyez statues de feu ou hommes au coeur de marbre, vous qui aimez la chair ou bien la pierre mais qui, enivrés de sacré, frémissez sous vos peaux de vivants, vous qui êtes éveillés sur cette Terre, écoutez ces paroles impérissables que je vous destine.
 
Elles ont été pesées pour marquer vos fronts, alléger vos peines, apaiser vos âmes.

Et enflammer vos ardeurs.
 
Votre fièvre restera blanche néanmoins, claire et pure comme une immensité de neige sur des monts éternels.
 
Vos yeux se sont levés vers le ciel pour la seule raison que, à l'image des dieux, vous vous tenez toujours debout. L'hérésie du monde ne vous a pas ébranlés, les mensonges sont passés et la flamme n'a point vacillé. Vous n'êtes pourtant qu'au début du chemin : vous portez le fardeau du siècle et ne serez pas épargnés dans l'épreuve. Grande sera votre gloire.
 
Je vous le dis, à l'heure venue il y aura le baiser et il y aura le glaive. Il faudra soit élever, soit trancher. Et ne pas transiger. Le salut n'admet ni nuance ni mollesse, il se paye au prix de l'éclat.
 
Brûler d'amour c'est briser l'idole, renverser le faux, remplacer l'un par l'autre et se remplir de vrai. Vos ennemis vous cracheront des blasphèmes à la face. Vous arracherez les ronces de leurs poitrines et ils gémiront des mêmes douleurs que les femmes dans l'enfantement. Juste avant leur délivrance.

Leurs larmes seront votre temple. Et la rédemption leur coûtera ce que coûte l'énormité du péché.

Il faudra résister plus que jamais, et souffrir et prier mes frères, avant que vainqueurs des serpents de l'abîme, vous ne deveniez des rois parmi les étoiles après avoir sanctifié vos jours, heureux héritiers de l'infini au seuil d'une multitude d'océans, enfants célestes aux visages réhabilités, rassasiés de vérité, de justice, de lumière.

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lundi 15 janvier 2024

2122 - L'égalité entre les hommes est injuste !

L'égalité, c'est l'idéal des êtres sans âme qui considèrent imbécilement que les bipèdes, entités multiformes tellement complexes et nuancées, doivent s'aligner à la même hauteur.
 
Comme des rangées bien droites de peupliers uniformes plantés au bord d'une route rectiligne.
 
Aux yeux de ces dictateurs de l'indifférenciation, les habitants de la Terre entière devraient aimer avaler une soupe universelle unique, adopter des valeurs fondées selon des critères standards, marcher ensemble vers un but commun tels d'impassibles soldats de plomb bien calibrés.
 
La vérité, c'est que les humains que nous sommes ne se valent pas tous.
 
Et ce, sur tous les plans des réalités qui nous forment ou nous déforment, nous forgent ou nous ruinent, nous édifient ou nous abaissent, qu'elles soient sociales, culturelles, intellectuelles, morales, génétiques, ethniques, historiques, géographiques, technologiques, philosophiques, physiques, mentales, etc.
 
Aux antipodes des idéologies hors-sol de ce siècle qui ne cessent de marteler l'exact contraire.
 
On le constate depuis toujours, il suffit simplement de ne plus se voiler la face, de cesser de s'imposer cette détestable auto-censure qui nous fait croire aux plus absurdes chimères en ce domaine !
 
Dès qu'on arrête de penser comme les autruches du système, l'évidence réapparaît, aussi limpide que l'aube.
 
L'expérience nous le prouve à travers tous les aspects de l'existence, au fil de chaque jour de la vie, à n'importe quelle l'occasion. Les comportements, les ressentis, les aspirations, les désirs, les dégoûts, les bonheurs, les misères, les capacités, les résistances, le vécu, les rêves, les espoirs, les peines, les plaisirs, les compétences, les qualités et les défauts des uns ne sont jamais ceux des autres...
 
De là, au nom de quelle étrange calcul égalitaire le vicieux devrait-il partager les privilèges du vertueux, le handicapé singer le valide, l'ouvrier remplacer le PDG, la ménagère échanger son tablier de cuisine contre la combinaison du pompier, le paresseux improductif gagner autant d'argent que le courageux travailleur ?
 
Ce qui équivaut à ce que le gueux s'assoie sur le trône du roi. Ou bien que le héros se situe au niveau de la crapule.
 
Offrir des lauriers à tout le monde, indistinctement, cela revient à dévaluer le ciel et à glorifier la boue.
 
Vouloir ainsi niveler les choses qui par nature s'opposent, rétribuer pareillement le médiocre et le sublime, applaudir le bon comme le mauvais, c'est faire triompher l'iniquité.
 
Sachez que vous n'êtes n'est pas l'identique d'un mortel qui vous ressemblerait... Aucun homme ne peut incarner physiquement ou spirituellement son prochain, changer sa peau pour celle de son voisin, avoir une tête qui n'est pas la sienne. Chacun se sent lui-même et en aucune façon le quidam, le passant de la rue, l'étranger,  l'ami, le frère, le semblable, qu'il soit proche ou lointain, ne sera la personne qui nous caractérise individuellement.
 
Seuls les objets, les machines, les robots, les pions, les clones sont faits pour l'égalité la plus stricte. Et encore, il y a parfois des irrégularités entre de prétendues copies conformes !

Bref, l'égalitariste est un esprit foncièrement injuste qui veut récompenser celui qui ne le mérite pas, pénaliser le meilleur, avantager prioritairement le faible, l'incapable, le déficient au détriment du plus beau, du plus fort, du plus lumineux.

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Liste des textes

2610 - Pierre "présente" l'apparition à ses parents
2609 - Elle parlait à un épouvantail
2608 - Bête et bossu ?
2607 - Campagne triste
2606 - Une chance sur mille
2605 - S’écraser ou s’envoler
2604 - Retour sur Terre
2603 - Loin
2602 - Le choc de la chute
2601 - L’amour loin du sol
2600 - Fantômes d’azur
2599 - Les rêves de Pierre
2598 - La hauteur du ciel
2597 - Le stage
2596 - Libération
2595 - La chair et l’esprit
2594 - Beauté de bossu
2593 - Dos de gnome et tête de rat
2592 - Un rêve d’amour
2591 - La femme de ménage
2590 - L’ascension de la bosse
2589 - Marcher pour s’envoler
2588 - Le trou pour gagner le ciel
2587 - Le prix du vrai
2586 - La punition
2585 - Au sommet du trou
2584 - Asile de bossu
2583 - Retraite éducative
2582 - Fuir la honte
2581 - La raclée
2580 - Bulle de verre
2579 - Deux étincelles
2578 - Etreinte
2577 - Des flammes et des ombres
2576 - La bosse au centre du débat
2575 - Choc des contraires
2574 - L’union de la discorde
2573 - La tare et la star
2572 - Première conquête
2571 - L’éclat de sa bêtise
2570 - Dur réveil
2569 - Première épreuve
2568 - Juvénile bêtise
2567 - Entrée fracassante ans l’adolescence
2566 - Le bout de ma route
2565 - Quelques oiseaux sur une branche
2564 - Pluie de joie
2563 - Polir Pierre
2562 - Redresser la barre
2561 - Mauvais garnement
2560 - Au premier rang
2559 - Cachez cette bosse !
2558 - Rigide hypocrisie
2557 - La montagne de Pierre
2556 - Mes feux de joie
2555 - Les regards
2554 - Première école
2553 - Les mares
2552 - Petite bosse
2551 - Devenir parents
2550 - Naissance
2549 - Roi des pissenlits
2548 - Secrets de chemins
2547 - Le temps des giboulées
2546 - Quand je traîne...
2545 - Les poires
2544 - Les clochers
2543 - La vieille cabane
2542 - Les granges
2541 - Les villageois
2540 - Mes bottes
2539 - Rencontres dans mes nuages
2538 - Vagabond au printemps
2537 - Dimanches de mars
2536 - La chandeleur chez les Garbichon
2535 - Mon royaume de petits riens
2534 - Soirs de pluie
2533 - Une amitié de fer et de feu
2532 - Monsieur le maire
2531 - Mes vertiges de vagabond
2530 - Expédition nocturne avec la Garbichon
2529 - Une flamme dans ma poche
2528 - La Garbichon, ma chère chevêche
2527 - Les nids de corbeaux
2526 - Jours de tempête
2525 - Matins de brouillard
2524 - Mes chemins de poussière
2523 - Là où m’emportent mes bottes
2522 - La douleur de mon âme ?
2521 - Mon manteau
2520 - L’envol de mon chapeau
2519 - Lalune, une femme de roc
2518 - L’imbroglio des conflits du Moyen-Orient
2517 - Chez Mademoiselle Lataupe
2516 - Mes riches chemins
2515 - Extase
2514 - Jour de pluie
2513 - Seul dans mon coin
2512 - Mon pain quotidien
2511 - Ma route de nuages
2510 - La paille ou la soie ?
2509 - Chez monsieur le curé
2508 - Les corbeaux dans mon sillage
2507 - Mes amies les vaches
2506 - Mes braconnages
2505 - Mes chères cheminées
2504 - Perché sur mon pommier
2503 - Mes jours de joie
2502 - La femme du notaire
2501 - Mes nuits de rêve
2500 - Mes voyages
2499 - J’ai la peau dure
2498 - Qui est-il ?
2497 - Mes lits de ronces
2496 - Les épouvantails
2495 - Un oiseau déplumé
2494 - L’endive Dunord
2493 - La mère Garbichon
2492 - A travers champs
2491 - Heureux comme un rat !
2490 - Fin de peine
2489 - Un fou dans le noir
2488 - Mon testament
2487 - Sur mon lit de mort
2486 - Mon sort carcéral
2485 - L’aventure de mon vide
2484 - J’attends la fin
2483 - Derrière les murs, il y a Dieu
2482 - Je perds mes forces
2481 - Mon cinéma
2480 - Sinistre andouille
2479 - Mon secret
2478 - Mes vues ultimes
2477 - Après la peine, la paix
2476 - Tristesse en fête
2475 - La tache
2474 - La marche des secondes
2473 - Déliré-je ?
2472 - Vieillesse
2471 - Le tour de ma cellule
2470 - Qui me croira ?
2469 - Mon avenir lointain
2468 - Mes amis les rêves
2467 - Grise nourriture
2466 - Je m’enfonce dans la nuit
2465 - Loin des femmes
2464 - Du néant vers la lumière
2463 - Mes trésors dérisoires
2462 - Aucune visite
2461 - Des ombres me parlent
2460 - Une porte s’ouvre
2459 - Les passages du temps
2458 - Le train des jours
2457 - Le directeur
2456 - Au pied du mur
2455 - La loi du plus “fer”
2454 - Ma maison
2453 - Poussière
2452 - Les larmes de la nuit
2451 - Mutisme
2450 - Mon fantôme
2449 - Hallucinations
2448 - Je compte les jours
2447 - Vie de flamme
2446 - De vagues souvenirs
2445 - Les étoiles s’éloignent de moi
2444 - Eclats de joie
2443 - Je parle aux murs
2442 - La marche des matons
2441 - Sainte à l’air
2440 - À l’ombre de ma vie
2439 - Ma geôle sans sucre d’orge
2438 - Des ombres
2437 - Les feuilles
2436 - Quelle issue à mon chemin ?
2435 - Des ailes dans la nuit
2434 - Éclat d’ange
2433 - Le temps me tue
2432 - Les flammes du silence
2431 - Plus de Lune
2430 - Un jour de plus
2429 - Mes rêves
2428 - Une journée ordinaire
2427 - Reine d’un monde
2426 - La pluie
2425 - Je perds pied
2424 - Un oiseau à ma fenêtre
2423 - L’évadé
2422 - Les barreaux
2421 - Eclats et monotonie de la prison
2420 - Les clés
2419 - Espérance
2418 - A travers la fenêtre
2417 - Les années passent
2416 - Une lettre mystérieuse
2415 - Le psychologue
2414 - La douche
2413 - Je tourne en rond
2412 - L’anniversaire
2411 - Quelques visites
2410 - Insomnies
2409 - La promenade
2408 - Mes repas
2407 - Mon lit
2406 - Les printemps
2405 - Solitude de fer
2404 - L’ennui
2403 - Tête de taulard
2402 - La fouille
2401 - Passe-temp
2400 - Les gens libres
2399 - Prière
2398 - Les heures
2397 - La mouche
2396 - La porte
2395 - Le plafond
2394 - Nulle compagnie
2393 - Bientôt fou ?
2392 - Départ
2391 - Mes geôliers
2390 - L’enfermement
2389 - Quatre murs
2388 - Des mots en guise d’ailes
2387 - Mon trou
2386 - Connexion céleste
2385 - Une flamme de l’azur
2384 - Seigneur cinglant
2383 - L’âme en l’air
2382 - Flamme verte
2381 - Au feu les plumes sombres !
2380 - Sombre forêt
2379 - Emportés par le vent
2378 - Un homme des nues
2377 - Courage de Bayrou
2376 - Un chemin sans fin
2375 - Mon univers infini
2374 - Je ne suis pas de la ville !
2373 - Seul parmi les arbres
2372 - Au bout des chemins
2371 - Mon trésor
2370 - Les cumulus
2369 - Qui donc m’observe ?
2368 - Le loup
2367 - Cauchemar
2366 - Un peu de foin
2365 - Bain de crépuscule
2364 - Voyage sous un arbre
2363 - Ma solitude de roi
2362 - Le silence
2361 - Aubes de plomb
2360 - Mes anges les corbeaux
2359 - Vertueuse verdure
2358 - Le parachute
2357 - Au bord de l’eau
2356 - J’y suis et j’y reste !
2355 - Ma soupe
2354 - Les fées n’existent pas !
2353 - Le bon air de mon exil
2352 - Un jour ordinaire
2351 - Vie de rêve
2350 - Ma solitude
2349 - Je découvre une tombe
2348 - Le randonneur
2347 - La nuit
2346 - Le braconnier
2345 - A l’ombre des arbres
2344 - Une belle journée
2343 - L’intruse
2342 - La chasse à courre
2341 - Les vers luisants
2340 - L’hôte qui pique
2339 - Dans la pénombre
2338 - Le ballon
2337 - Ma lanterne
2336 - La barque
2335 - Le chemin creux
2334 - Les deux chasseurs
2333 - Flamme noire
2332 - Deux corbeaux dans un arbre
2331 - Insomnie
2330 - Cris des corbeaux
2329 - Papillons de nuit
2328 - Froid et pluies
2327 - Les ronces
2326 - Chemins de boue
2325 - Tristesse de la forêt
2324 - Provisions de bois
2323 - Dans les buissons
2322 - Pluie matinale
2321 - Les grands arbres
2320 - Terribles crépuscules
2319 - Les rats
2318 - Un ami frappe à ma porte
2317 - Entouré de rusticité
2316 - Le sanglier
2315 - Mon sac
2314 - Le renard
2313 - Ma marmite
2312 - Des bruits dans la nuit
2311 - Les lapins
2310 - Un signe sous le ciel
2309 - La Lune vue de mon toit
2308 - Une gauchiste explosive
2307 - Sortie nocturne
2306 - Le vent sur la forêt
2305 - Un air de feu
2304 - Rêve dans les branches
2303 - L’écolo
2302 - Les papillons
2301 - La corneille
2300 - Les patates
2299 - L’escorte des souches
2298 - Un orage au dessert
2297 - Nulle femme dans ma forêt
2296 - Indispensables pommes de pin
2295 - Promenade
2294 - La pluie sur mon toit
2293 - A la chandelle
2292 - Un soir de brume
2291 - Vie de feu
2290 - La rosée matinale
2289 - Dans l’herbe
2288 - Par la fenêtre
2287 - Ma cheminée
2286 - Mes chemins d’ermite
2285 - Au réveil
2284 - Les cailloux sur mes chemins
2283 - Mes sentiments de bûche
2282 - Nuit de pleine lune en forêt
2281 - Ivresse de femme
2280 - Loin de ma grotte
2279 - Tempête dans mon trou
2278 - Baignades d'ermite
2277 - Un hibou dans la nuit
2276 - Mes ennemis les frileux
2275 - Ermite aux pieds sur terre
2274 - Mon jardin d’ermite
2273 - La récolte des fagots
2272 - Un étrange visiteur
2271 - Ma demeure d’ermite
2270 - Un homme clair
2269 - Un foyer au fond de la forêt
2268 - Les raisons du peintre
2267 - La célibataire
2266 - Les femmes
2265 - Une femme
2264 - France sous les étoiles
2263 - Un homme hors du monde
2262 - Homme de feu
2261 - Rencontre du troisième type
2260 - Voyage
2259 - Déprime
2258 - Fiers de leur race
2257 - La fille lointaine
2256 - Le Noir méchant
2255 - L’attente
2254 - J’ai entendu une musique de l’an 3000
2253 - Le modèle
2252 - Blonde ordinaire
2251 - Mâle archaïque mais authentique
2250 - La femme et la flamme
2249 - Voyages au bout de la terre
2248 - Ma chambre
2247 - Le vieil homme entre ses murs
2246 - L'ovin
2245 - Vous les mous, les mouches, les mouchards
2244 - Mon humanisme fracassant
2243 - Ma cabane sur la Lune
2242 - Les marques rouges du ciel
2241 - Je reviens !
2240 - Une fille de toque
2239 - La légèreté de la Lune
2238 - Janvier
2237 - Elena Yerevan
2236 - Oiseaux de rêve ?
2235 - J’irai vivre à la campagne
2234 - Fiers de leurs péchés
2233 - Deux faces
2232 - Le soleil de la jeunesse
2231 - Dans les bois
2230 - Nuit de vents
2229 - Mon fauteuil de lune
2228 - Le sourire d’une marguerite
2227 - Je ne suis pas antiraciste
2226 - Qui est-elle ?
2225 - L’arc-en-ciel
2224 - Je suis parti dormir sur la Lune
2223 - La sotte intelligence
2222 - Leurre ou lueur ?
2221 - Clinchamp, cet ailleurs sans fin
2220 - La tempête Trump
2219 - Femme de lune
2218 - Une plume de poids
2217 - Douches glacées
2216 - Les arbres et moi
2215 - Je pulvérise le féminisme !
2214 - J’aime les vieux “fachos”
2213 - La surprise
2212 - Promenade en forêt
2211 - Je vis dans une cabane
2210 - Plouc
2209 - Je suis un mâle primaire
2208 - Musique triste
2207 - Ma cabane au fond des bois
2206 - Hommage à Christian FROUIN
2205 - Installation sur la Lune
2204 - Barreaux brisés
2203 - Affaire Pélicot : juste retour de bâton du féminisme
2202 - L’abbé Pierre, bouc-émissaire des féministes
2201 - Par tous les flots
2200 - Votre incroyable aventure !
2199 - Je ne suis pas en vogue
2198 - Jadis, je rencontrai un extraterrestre
2197 - Dernière pitrerie
2196 - Alain Delon
2195 - Je déteste les livres !
2194 - L’esprit de la poire
2193 - Je ne suis pas citoyen du monde
2192 - Ma cabane dans la prairie
2191 - Devant l’âtre
2190 - Plus haut que tout
2189 - Pourquoi la femme vieillit si mal ?
2188 - Je prends l’avion
2187 - Sous la Lune
2186 - La pourriture de gauche
2155 - L’horloge
2154 - A la boulangerie de Mont-Saint-Jean
2153 - L’écologiste, ce primitif
2152 - Madame Junon
2151 - Chemins de pluie à Clinchamp
2150 - Voyage vers Mars
2149 - Galaxies
2148 - Je suis de la droite honteuse
2147 - Les écrivains sont des poids morts
2146 - L’héritage de Clinchamp
2145 - Clinchamp, une histoire sans fin
2144 - Vent de mystère à Clinchamp
2143 - Ma cachette à Clinchamp
2142 - Randonnée à Clinchamp
2141 - Eclipse de Lune à Clinchamp
2140 - Un arc-en-Ciel à Clinchamp
2139 - Clinchamp sous l’orage
2138 - J’ai rêvé de Clinchamp
2137 - Jour de l’An à Clinchamp
2136 - Vacances d’été à Clinchamp
2135 - Attente à Clinchamp
2134 - Un jour ordinaire à Clinchamp
2133 - Or de France
2132 - La compagne des esseulés
2131 - Loup de lumière
2130 - Spleen
2129 - Le pitre
2128 - Les corbeaux de Clinchamp
2127 - Un homme heureux à Clinchamp
2126 - Le mouton
2125 - Des lutins à Clinchamp ?
2124 - Je suis fort !
2123 - Paroles prophétiques
2122 - L’égalité entre les hommes est injuste !
2121 - L’idéaliste de gauche
2120 - La femme est la monture de l’homme
2119 - Clinchamp sous la neige
2118 - Le Nord et le Sud
2117 - Pourquoi j’aime Clinchamp ?
2116 - Convaincre Blandine
2115 - Un couple de vieillards à Clinchamp
2114 - Le facteur de Clinchamp
2113 - Tristesse et beauté à Clinchamp
2112 - L’Art
2111 - Botte à l’oeuf
2110 - Les bûcherons de Clinchamp
2109 - Le coucou de Clinchamp
2108 - BFMTV : l’écran de la vérité
2107 - Lettre anonyme
2106 - Je ne suis pas amoureux de Paris !
2105 - Un jour d’hiver à Warloy-Baillon
2104 - La femme soumise brille comme une casserole
2103 - Les chouettes de Clinchamp
2102 - Quand la tempête s’abat sur Clinchamp...
2101 - L’aile et la pierre
2100 - Mes amis les maudits
2099 - Le brouillard de Clinchamp
2098 - Artiste de gauche
2097 - L’éternité dans la tête
2096 - Toussaint à Clinchamp
2095 - Chagrin échappé
2094 - Clinchamp-sur-Mystère
2093 - Les cafards
2092 - Loup des airs
2091 - Le loup de Clinchamp
2090 - En latin, c’est plus beau !
2089 - Les patates de Clinchamp
2088 - L’enfant des airs
2087 - Ciel de France
2086 - Thaïs d’Escufon
2085 - Les tomates de Clinchamp
2084 - Jérôme Bourbon
2083 - Les chats de Clinchamp
2082 - Poupée d’ailleurs
2081 - Pierre de feu
2080 - Les champs de Clinchamp
2079 - L’éclosion
2078 - Vacuité des bouquinistes
2077 - Les toits
2076 - Freud
2075 - Sport
2074 - Le simplet de Clinchamp
2073 - Les oiseaux de Clinchamp
2072 - Je ne suis pas cartésien
2071 - Au cimetière de Clinchamp
2070 - Le Panthéon pour Hugo, l’évasion pour Izarra
2069 - Les rats de la France
2068 - Le curé de Clinchamp
2067 - Mon trou à Clinchamp
2066 - Saint-Léonard-des-Bois
2065 - Les cloches de Clinchamp
2064 - Un épouvantail à Clinchamp
2063 - Les rêves de Clinchamp
2062 - Je suis raciste
2061 - L’injustice sociale ne me choque pas
2060 - Les femmes de Clinchamp
2059 - Les jours vides de Clinchamp
2058 - Une grand-mère
2057 - Clinchamp vers 1970
2056 - La femme de soixante ans
2055 - Sale temps à Clinchamp
2054 - Un grand voyage en forêt
2053 - L’ailé et l’aliéné
2052 - Souvenirs lointains
2051 - Domestication d’une greluche
2050 - Déprime à Clinchamp
2049 - L’amour à Clinchamp
2048 - Les Droits de l'Homme, c'est la négation de l'homme !
2047 - Les hivers de Clinchamp
2046 - Les chemins de Clinchamp
2045 - Seul au monde
2044 - Ne me parlez pas d’amour
2043 - Tristesse de l’été
2042 - Jour de fête à Clinchamp
2041 - Monsieur Lecon
2040 - Châtelain
2039 - Les ailes de Clinchamp
2038 - Tremblement de terre
2037 - Nuit d’amour
2036 - Pluie de joie à Clinchamp
2035 - Les gauchistes
2034 - Clinchamp sous les clartés lunaires
2033 - Henri d’Anselme, héros hétéro rétro
2032 - Les hirondelles
2031 - Retraite dans la forêt
2030 - Mon bosquet
2029 - L’or de Clinchamp
2028 - Sur le chemin
2027 - La souche
2026 - Clinchamp, ce voyage sans fin
2025 - Sardines à l’huile
2024 - Les fantômes
2023 - Le silence de la forêt
2022 - Les arbres
2021 - Les joies de Clinchamp
2020 - La merde républicaine
2019 - Les ailés
2018 - Les soirées de Clinchamp
2017 - Parasite
2016 - Clinchamp, les routes de l’ennui
2015 - Moi français, je déteste les migrants !
2014 - Répugnante
2013 - Les complotistes
2012 - Je déteste les livres de philosophie !
2011 - Le bossu de Clinchamp
2010 - La lumière de Clinchamp
2009 - Les crépuscules de Clinchamp
2008 - Les nuits à Clinchamp
2007 - Les aubes de Clinchamp
2006 - Je suis un oiseau à Clinchamp
2005 - Les rats de Clinchamp
2004 - Les papillons de Clinchamp
2003 - Les richesses de la normalité
2002 - Le Rimbaud des bobos
2001 - Les vaches de Clinchamp
2000 - La folle de Clinchamp
1999 - Mon ego solaire
1998 - Vague Lune
1997 - Ma cabane à Clinchamp
1996 - Moi, IZARRA
1995 - Mais qui donc est Dardinel ?
1994 - La Dame Blanche de Clinchamp
1993 - Le Dalaï-Lama
1992 - Pluie à Clinchamp
1991 - Je suis sexiste
1990 - Les flammes du printemps
1989 - Le rustaud de Clinchamp
1988 - Les larmes d’Amsterdam
1987 - Clinchamp, terre d’envol
1986 - La Joconde de Clinchamp
1985 - Face cachée de Clinchamp
1984 - La clocharde de Clinchamp
1983 - Je suis un extraterrestre
1982 - Clinchamp sous les éclats de novembre
1981 - Clinchamp au bord des larmes
1980 - Les fantômes de Clinchamp
1979 - Les pissenlits de Clinchamp
1978 - Clinchamp : fin et commencement de tout
1977 - Amsterdam
1976 - J’habite sur la Lune
1975 - Secret de Lune
1974 - Les ailes de la Lune
1973 - Voir Clinchamp et sourire
1972 - La pierre et l’éther
1971 - Clinchamp, au bonheur des larmes
1970 - Clinchamp, mon dernier refuge
1969 - Croissant de Lune
1968 - Mais d’où vient donc la Lune ?
1967 - Lune lointaine
1966 - Lune éternelle
1965 - Sandrine, notre voisine
1964 - Rêve de Lune
1963 - Lune des rêves
1962 - La Lune dans le bleu
1961 - Lune ultime
1960 - Les tourmentés
1959 - Clinchamp, paradis des ombres
1958 - Lune absente
1957 - Je raffole des commérages !
1956 - Clinchamp : royaume des humbles
1955 - La Dame dans le ciel
1954 - Palmade : de la gloire au gouffre
1953 - Evasion
1952 - Tatouages, ces marques de faiblesse
1951 - L’égalité est un enfer !
1950 - Repas sur l’herbe à Clinchamp
1949 - Escale à Clinchamp
1948 - Beauté morbide de la Lune
1947 - J’ai dormi dehors à Clinchamp
1946 - Les humanitaires sont des parasites !
1945 - Sur les routes de Clinchamp
1944 - Une année à Clinchamp
1943 - Tristesse du printemps
1942 - Bulle de Terre
1941 - Jour de joie à Clinchamp
1940 - L’inconnu de Clinchamp
1939 - Le ciel de Clinchamp
1938 - Les éclats de Clinchamp
1937 - Le voyageur
1936 - Fête triste
1935 - Les antiracistes
1934 - Jean Messiha
1933 - Coeur gelé
1932 - Romantisme de pierre
1931 - La femme est sous mes pieds
1930 - Burcu Güneş, un air léger
1929 - Je déteste les pauvres !
1928 - Quand mon coeur s’allume
1927 - Intègre, entier, râpeux
1926 - Le cheval
1925 - Homme mauvais
1924 - Un trou sous le ciel
1923 - Hauteur de la Lune
1922 - Nulle part, là-bas, ailleurs
1921 - Belle Lune
1920 - Salades lunaires
1919 - Lettre à Reynouard
1918 - MARGUERITE OU L’HISTOIRE D’UNE VIEILLE FILLE
1917 - Récoltes lunaires
1916 - Je suis français de souche
1915 - Lune mortuaire
1914 - Clinchamp, cité des oubliés
1913 - Clinchamp, l’air de rien
1912 - Clinchamp, sommet du monde
1911 - La pollution, c’est la vie !
1910 - Seule au monde ?
1909 - Le Ciel et la Terre
1908 - Lune de haut vol
1907 - La Lune s’allume
1906 - Nuit sombre
1905 - Soupe de Lune
1904 - Puretés raciales
1903 - Lune-pizza
1902 - La grande question
1901 - Amiens
1900 - Pleur de Lune
1899 - Rêve d’amour
1898 - Vive le patriarcat !
1897 - La libellule
1896 - L’eau qui m’éclaire
1895 - Une question de clarté
1894 - La Lune dort
1893 - Les artifices du spirituel
1892 - Lune normale
1891 - Ni chauffage ni travail
1890 - Lune de fer
1889 - Molle Lune
1888 - Insensible aux malheurs des autres
1887 - Mon visage de vérité
1886 - Amante russe
1885 - J’écris
1884 - Lune martiale
1883 - Je suis un incapable
1882 - Lune creuse
1881 - 1975
1880 - L’éclat d’un fard
1879 - Amour impossible
1878 - Femme au foyer
1877 - L’esprit de la Lune
1876 - Ingérence féministe
1875 - Cratères lunaires
1874 - Lune d’effroi
1873 - Lune des chats
1872 - Les athées
1871 - Lune d’or
1870 - Lune carrée
1869 - Lune de miel
1868 - Folle lune
1867 - Jour de joie
1866 - SMARPHONES : abrutissement des masses
1865 - Sombre lune
1864 - Les mouches
1863 - Ma vie simple
1862 - Clinchamp, terre lointaine
1861 - Je suis un conservateur
1860 - Lune de glace
1859 - Le lac
1858 - Qu’est-ce que la beauté ?
1857 - Lune blanche
1856 - Lune de mer
1855 - Lune de feu
1854 - Présence immortelle
1853 - Surprenante Lune !
1852 - L’éclat de la Lune
1851 - Epis lunaires
1850 - L’autre Lune
1849 - L’amie des cheminées
1848 - Lune morte
1847 - Lune Parmentier
1846 - Lune fatale
1845 - Amour céleste
1844 - Grâces et disgrâces
1843 - Ma maison, c'est la Lune
1842 - Poids de la Lune
1841 - La morte visiteuse
1840 - Ma cabane sous la Lune
1839 - Bleu ciel
1838 - Histoire de lune
1837 - Suc de Turque
1836 - Stéphane Blet
1835 - Ciel bleu
1834 - Bonheur de rat
1833 - Redneck
1832 - Sur le rivage
1831 - Attraction lunaire
1830 - Je suis anti-féministe radical
1829 - Mais qui est-il ?
1828 - Je veux des frontières !
1827 - Les francs-maçons
1826 - Folies lunaires
1825 - Alunir, en un mot
1824 - “Comme ils disent”, chanson d’Aznavour
1823 - Lune tiède
1822 - Globe de rêve
1821 - Effroi
1820 - Vangelis
1819 - L’air de la Lune
1818 - La campagne
1817 - Lune tombale
1816 - Les cailloux
1815 - Je déteste Paris !
1814 - Boules de neige
1813 - Je n’ai pas peur
1812 - Parler vrai
1811 - Les hommes simples
1810 - Quand la Lune panse
1809 - Régine : extinction d’un feu
1808 - Morte veilleuse
1807 - Coeur de pierre
1806 - Noir
1805 - Mystère de la Lune
1804 - Jackson Pollock
1803 - En pleine lumière
1802 - Harmonie des sexes
1801 - Dix ans dans l’azur
1800 - Pluie d’avril
1799 - Le gueux
1798 - Les pommes de pin
1797 - Voyage vers la Lune
1796 - Mystère d’une nuit
1795 - Une lumière turque
1794 - Sans coeur et avec écorce
1793 - Envolé !
1792 - Galante ou l’abcès crevé
1791 - La lumière du Bosphore
1790 - Claude Monet
1789 - Rat aristocrate
1788 - Ukraine : sortez de vos ornières mentales !
1787 - Tranche de ciel et plumes de la Terre
1786 - Les sots écolos
1785 - L’astre turc
1784 - L’Ukraine, je m’en fous totalement !
1783 - Vive la guerre !
1782 - Réponses à un coatch
1781 - Droite pure
1780 - Vains hypersensibles
1779 - Mes valeurs vives
1778 - Le secret
1777 - Force et lumière
1776 - De l’herbe à l’aiguillon
1775 - Jusqu’à la mort
1774 - Zemmour et les journalistes de gauche
1773 - Dur et juste
1772 - La flamme et le marbre
1771 - Mon chat est mort
1770 - Les frères Bogdanoff
1769 - J’ai rêvé de Natacha
1768 - Technologie
1767 - Vers la Lune
1766 - C’était la guerre
1765 - La “tondue de Chartres”
1764 - Dans le métro
1763 - Naissance d’un virus
1762 - Zemmour est-il un de Gaulle ?
1761 - Je suis grand
1760 - Jour de gloire
1758 - Une muse du Bosphore
1758 - Je suis un extrémiste
1757 - Les éoliennes
1756 - Femme terminale
1755 - Autoportrait
1754 - Je suis un sanglier
1753 - Faux fou
1752 - Les affaires
1751 - Octobre
1750 - Le fantôme
1749 - Les écrivains
1748 - Sauvez la France !
1747 - Mes sentiments de pierre
1746 - Une araignée raconte
1745 - Un coeur clair
1744 - Phallocrate
1743 - Les vaches
1742 - Les faibles sont mauvais
1741 - Les sans-visage
1740 - Le trouillard de gauche
1739 - Léonard de Vinci enfant
1738 - Mes froideurs sublimes
1737 - Le romantisme, c’est la décadence
1736 - La Joconde
1735 - La tour Eiffel
1734 - Le Soleil
1733 - Une boule de mystère
1732 - Les masqués
1731 - Burcu Günes, l’or turc
1730 - Léa Désandre
1729 - Le père Dédé
1728 - “Blanc lumière” de Pollock
1727 - Les kikis et les cocos
1726 - Les funérailles de Belmondo
1725 - Pôle Sud
1724 - Vierge au mariage
1723 - La forêt
1722 - Le réveil des clochers
1721 - En septembre
1720 - Extraterrestre
1719 - Ni cagoule ni sérum
1718 - L’astre des morts
1684 - Enfants du monde
1679 - Vie d’élite
1328 - Je suis apolitique
115 - Le cygne
114 - Le spleen de Warloy-Baillon
113 - Les visiteurs
112 - La Lune
111 - L’amant des laides
110 - Mémoires d’un libertin
109 - Une existence de pompiste
108 - Lettre à mes amis des listes sur Internet