lundi 5 mai 2025

2281 - Ivresse de femme

Textes d'après un tableau du peintre Aldéhy

En se roulant dans la paille avec autant de sensualité, on s'imagine qu'elle rêve de baisers romantiques dans un champ de fleurs, de sulfureuses étreintes sous les étoiles, de folles aventures galantes sous les tropiques, de romanesques amours exotiques et autres éclatants sommets de l'alcôve...
 
Des choses assez vertigineuses pour l'enivrer toute entière, là étendue avec langueur sur son tapis d'insouciance.
 
En réalité cette fine cuisinière se pâme dans l'attente de la cuisson de son gratin de nouilles.
 
Mais ne nous y trompons pas : même si la cause est purement gastronomique, son ivresse n'en demeure pas moins légitime, profonde et précieuse.
 
Elle se délecte en pensant à la fonte appétissante du gruyère sur ses pâtes et aux ingrédients de choix finement coupés qu'elle a incorporés à la recette.
 
Et en authentique esthète des fourneaux, elle revit même le moment de joie quasi orgastique éprouvée lors de l'ogresque récolte matinale des oignons et aubergines dans son beau jardin... Son imaginaire féminin est entièrement orienté vers l'art culinaire, la bonne chère, les délices de la cuisine, les trésors de la table...
 
Elle a réglé la température de son four sur cent-vingt degrés, le résultat sera parfait ! La ménagère a pris le temps de soigner sa tenue ainsi que le décor pour ce festin d'exception.
 
Un invité de marque venu spécialement de Bordeaux doit accompagner ses macaronis au fromage.

Dans quelques instants elle s'envolera très haut, emportée dans le tourbillon de la gourmandise, en compagnie d'une bouteille de vin de grand cru.

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2280 - Loin de ma grotte

Un jour je m'éloignai hors de mes frontières sacrées : poussé par la nécessité, ou plus exactement par la tentation de l'inutile, je décidai de sortir de mon paradis de broussailles, de m'écarter largement de ma forêt pour me procurer un surplus de pitance ailleurs que chez mes fournisseurs habituels.
 
On le voit, la vie d'ermite n'est pas exempte de chemin douteux... Mais précisément, ces possibilités d'égarement font partie de toute retraite, aussi profonde soit-elle. Ainsi je dépassai les limites strictes des quelques fermes où je me rendais d'ordinaire, prolongeant mes pas vers l'inconnu.
 
Et plus je marchais, plus je sentais que je m'égarais. Dans tous les sens du terme : aussi bien spatialement qu'intérieurement. Perdant tous repères au fil de ma progression, mon but devenait vain. Kilomètre après kilomètre, je prenais conscience de la vacuité de mon dessein : en allant quérir cette carotte, je faisais l'âne.
 
Ma route vers la futilité prenant finalement la direction du vide, je n'eus plus du tout envie de courir après ces trésors superflus qui au départ m'avaient tant motivé... Je ne voulus plus y penser, préférant plutôt m'en retourner au fond de mes bois retrouver mon pauvre foyer. Mais il était trop tard, je ne savais plus où j'étais.
 
J'errais de plus belle, regrettant cette folie vulgaire qui m'avait envoyé aux antipodes de mes véritables aspirations... Où aller ? Mon refuge idéal consistait en un trou, un point unique, précis et restreint, et il m'était inaccessible ! Je ne parvenais plus à remettre les pieds en ce lieu connu de moi seul. Le centre de mon univers se trouvait désormais à l'autre bout du monde...
 
Mon horizon de "clodo de la friche" salutairement borné à l'essentielle végétation venait d'être remplacé par les immensités découvertes d'un siècle de béton, de sècheresse, de modernité : j'avais quitté la beauté pour la laideur.
 
Quel voyage !
 
La distance parcourue entre ma caverne de plantigrade et cet endroit que je me désolais d'avoir atteint se mesurait surtout en termes symboliques. A ce moment je réalisai que tout se passait dans ma tête.
 
En réalité depuis une hauteur opportune j'apercevais aisément la vaste étendue de verdure abritant mon asile.

La vraie différence entre mes jours paisibles passés sous ce toit isolé à l'ombre de la flore et les existences plus agitées de mes contemporains dans les fumées des villes était purement esthétique.
 
Entre eux et moi, c'est comme de la merde et de la poésie posées sur un même plateau. Des mets opposés proposés à qui en veut, il suffit de choisir... Ces deux nourritures se côtoient, elles sont à portée de main, faciles d'accès, proches l'une de l'autre dans l'espace.
 
Et pourtant infiniment éloignées par leur nature.

Bientôt je fus de retour près de mon âtre, protégé de la civilisation par l'épaisseur de la sylve.

dimanche 4 mai 2025

2279 - Tempête dans mon trou

Lorsque le mauvais temps s'abat sur la forêt, un grand spectacle se joue au-dessus de mon toit. Les ondes et les brumes entrent en scène pour offrir au monde un numéro redoutable. Dans un vaste fracas de mugissements et de branches brisées, l'ombre, le vent et l'averse s'allient pour ébranler ma demeure.
 
Réfugié dans cet antre au fond des bois et sur lequel souffle tant de périls, je me sens pareil à un matelot solitaire naviguant au milieu de la tempête. Tout grince et gémit autour de moi, la bourrasque fait trembler ma porte et la pluie frappe aux carreaux : c'est l'appel du large !
 
Je l'attends à chaque fois avec la même frénésie.
 
Cet écho qui me secoue le sang, me monte à la tête, me fait perdre pied, c'est la farouche clameur de la vie, la voix orageuse de la déraison, l'effrayant et enivrant cri des hauteurs...
 
Il est l'heure de sortir, d'affronter les vagues et les gifles du dehors. Et non de me calfeutrer dans mon refuge... La tourmente m'ouvre ses bras de feu, l'intempérie me déroule son tapis de boue, le ciel me montre sa face de glace.
 
Ca y est, je suis hors des murs, sous l'océan d'eau inondant la sylve. Trempé et haletant, je me laisse envahir par les fraîcheurs célestes.
 
Les nues qui déversent flammes et flots me fascinent, je ne suis plus qu'une âme ardente sous la furie des éléments.
 
C'est un baptême brutal et délicieux. Je ne fais plus qu'un avec l'humus, les arbres, les nuages...
 
Et la fièvre m'emporte. Et mes ailes se déploient... Je m'envole.
 
C'est un bonheur purement aérien.

Et tandis que le déluge continue, bien ancré au sol avec mes semelles pleines de terre, je suis comme un oiseau planant très haut, perdu dans ses rêves.

samedi 3 mai 2025

2278 - Baignades d'ermite

Mes bains matinaux dans la rivière sont frais en été, glacés en hiver.
 
Depuis mon ermitage je ne prends que des douches de rudesses. Et pour me détendre après ces austères ablutions, je m'étends sur des coussins de cailloux à la belle saison, sur un duvet de neige en décembre.
 
La rugosité est mon lot, j'en suis heureux.
 
Toute l'année le meilleur de mon confort, c'est ce que m'offre la nature : j'accueille le pire comme une bénédiction. Avec les aspérités de la Création je fais les soupes les plus savoureuses, vis les moments les plus intenses, accède aux sommets les plus élevés.
 
Que ces rigueurs me tombent sur la tête ou que je les foule du pied, elles endurcissent mon corps et allègent mon âme. Je m'envole non pas sous les tiédeurs de la mollesse mais sous la brûlure de la glace. La gifle de la grêle, le feu de l'ortie ou le choc des flots gelés me donnent des ailes et me font monter jusque dans mon ciel âpre et sauvage, élitiste et idéal.
 
Mon repos d'esthète et ma joie de reclus des bois sont dans les hauteurs de la dureté, non dans la platitude des douceurs. Depuis mon point de vue privilégié de loup solitaire définitivement retiré au coeur de la forêt et préservé des bruits profanes des cités, mes valeurs sont tout autres que celles du reste du monde.
 
Je crois que les véritables beautés doivent être cherchées à la pointe de l'épine, dans le vertige des cimes, aux points culminants du quotidien, là où commence la flamme de l'éveil.
 
Le sublime se trouve loin des caresses et apathies des moeurs citadines. Il faut une nécessaire initiation pour le mériter.

Je l'ai découvert à l'aube au réveil, dans l'eau tranchante.

vendredi 2 mai 2025

2277 - Un hibou dans la nuit

L'âtre peu à peu s'éteint, il est tard, je suis las.
 
Dehors les ténèbres imprègnent la forêt, il est temps d'aller me coucher. Je m'endors assez vite, bercé par les vagues silencieuses de la nuit, voguant dans cet océan d'arbres et de solitude.
 
Dans mon voyage statique vers les rêves, je me sens protégé par la vaste obscurité entourant ma demeure.
 
Un cri me réveille en plein sommeil, tout proche de ma fenêtre.
 
C'est un hibou, rien d'inquiétant. J'entends si bien l'écho de cet animal à la fois taciturne et charmant, il est tout près... Et je pense qu'il cherche à nicher chez moi ou dans quelque tronc creux à proximité.
 
Je me rendors paisiblement, emporté par le hululement de l'oiseau comme par une aile nocturne. Continuant son concert solitaire tandis que je me suis réassoupi, il emplit bientôt tout l'espace de son mystère, redoublant ses appels vers je ne sais quel auditoire.
 
Et, une fois encore, je sors de ma léthargie.
 
Invisible mais bien présent à travers ses "Hou ! Hou !" si caractéristiques, l'intrus s'obstine à hanter les lieux. Et je me réjouis de cette compagnie impromptue venue enchanter ma tanière nuitamment.
 
Finalement, séduit par la prestation scénique de ce spectre à plumes dans son théâtre sylvestre, je décide de rester éveillé afin d'assister à son numéro lugubre et beau. Seul auditeur de ce spectacle sonore, je frémis délicieusement en écoutant les sons occultes de la bête.
 
Le volatile perché quelque part au-dessus de mon toit veille ainsi jusqu'à l'aube, peuplant mes heures d'insomnie de mémorables fantasmagories.

Lorsque je me lève, fatigué mais ravi, je n'espère qu'une chose : que cet aimable fantôme revienne chaque soir se poser sur mon pauvre logis.

jeudi 1 mai 2025

2276 - Mes ennemis les frileux

Mon bonheur véritable n'est pas dans la douceur léthargique de la caresse mais dans la piqûre vivifiante de l'épine.
 
Le confort tue à petit feu, la rudesse maintient en éveil.
 
La tiédeur amollit les âmes, tandis que la grêle tranchante les enflamme. Les hommes qui dorment dans le coton sont déjà morts : leur lit paré de dentelles est un cercueil. Ceux qui rêvent dans le fossé côtoient les dieux : leur oreiller d'humus est un nid fertile. Les uns s'aplatissent au ras du sol, les autres rebondissent sur la dureté des cailloux et s'envolent vers les astres.
 
Les tempéraments flasques se chauffent en hiver jusqu'à en perdre leur humanité. Ils se protègent des pollens, des insectes, de la boue, des mauvaises herbes, des saisons, de la pluie, du Soleil, contractent des assurances pour d'improbables faux pas, d'imaginaires vols planés, d'incroyables accidents du hasard, d'impossibles situations... Ils deviennent des robots dépourvus de sensations. Frileux, prudents, avides de sécurité, gavés de compléments alimentaires, dénués de courage, ils s'ennuient sans en avoir même conscience, mollement étendus sur les vastes canapés de leurs salons étriqués.
 
Les êtres supérieurs quant à eux affrontent tout la peau nue, les bras ouverts, le sourire aux lèvres, le front d'acier, le coeur vif ! Ils étreignent follement la Création, embrassent la braise et la cendre à pleine bouche et avalent la lumière et l'orage à gorge déployée. Lorsqu'ils frissonnent en décembre, ils prennent des douches glacées pour se réchauffer. Et si le sort leur réserve quelque calamité, ils s'en réjouissent, profitant de ce coup de pied au cul pour mieux avancer. Leur meilleure protection contre l'adversité, c'est d'accepter les risques inhérents au fait d'être né. Hautement conscients du caractère initiatique de l'existence et assumant pleinement leur vulnérabilité et leur mortalité, quoi qu'il leur arrive il ne sont jamais déçus par l'imprévu.
 
Le faible a froid, le fort brise la glace.
 
Le premier grelotte en regardant la neige tomber, le second marche dans la beauté.
 
Personnellement j'appartiens à la race méprisée des durs. Je n'ai nulle pitié pour les timorés, aucune estime envers les caniches, pas le moindre égard pour ceux qui tremblent. Je les saigne, les dépèce, les fracasse entre mes crocs. Ce sont des larves ne méritant que ma férocité.

Ils sont gelés, je suis brûlant. Ils sont lourds, je suis léger. Ils sont pétrifiés, je suis ailé. Ils sont enterrés, je suis éthéré. Ils sont un tas de plomb, je suis une plume. 

Moi le carnassier, eux les poussins. Moi l'aigle, eux les oisillons. Moi l'ange, eux les déplumés.

Quand je dis "eux", en vérité il s'agit de vous qui me lisez. Et vous le savez tout autant que moi. C'est vous que je vise, non un autre. Vous me détestez parce que ce qui vous fait gémir me fait rire et ce qui à vos yeux est sérieux n'est pour moi que bagatelle. L'argent vous guide continuellement,  la vacuité vide systématiquement vos comptes en banque, l'apparence vous importe immodérément, le troupeau qui vous ressemble vous rassure.

Vous avez tout le matériel et toute la nourriture qu'il vous faut, vous êtes repus de superflu. Mais il vous manque la liberté. Trop attachés à vos mollesses, à vos radiateurs, à vos matelas, à vos amortisseurs et adoucisseurs, vous avez la trouille de briser vos chaînes.

Vous avez peur de prendre de la hauteur.

Si je suis le plus mal-aimé des loups, c'est pour la seule raison que je dévore toute crue la vie.

2275 - Ermite aux pieds sur terre

Vivre seul dans un confort rudimentaire, au coeur de la sylve, au plus près des éléments, c'est s'effacer volontairement du siècle, rompre radicalement avec la vacuité des hommes et la frénésie des cités, quitter la surface du monde pour entrer dans la profondeur des choses.
 
Mais non pas à la manière grotesque et puérile des hippies attardés et autres crasseux hirsutes en mal d'exotisme rural...
 
Ces touristes de la "cause verte" sont les caricatures et victimes tout à la fois des modes écologiques prémâchées, les pures scories d'une civilisation déboussolée productrice d'illusions. Nos sociétés polluées proposent à ces authentiques naïfs des packagings d'oxygène et de chlorophylle, en sorte de consolation. En réalité ces idéalistes aux pensées lisses et aux sensibilités édulcorées font partie intégrante du système qu'ils rejettent. Ils n'en sont que les pions, sous forme de contrepoids.
 
Balayer les fumées intellectuelles pour rejoindre la terre tangible des réalités crotteuses, voilà une toute autre affaire ! S'enterrer au fond des bois, cela signifie tout briser, tout oublier, tout recommencer. Là où je suis, ce n'est nullement là où ils rêvent d'aller.
 
Je doute que ces pigeons envient ma place de corbeau...
 
Se retrouver les pieds dans l'humus, sous un toit rustique sans eau courante ni électricité, avec le feu de cheminée en guise d'écran, le chant des oiseaux pour unique connexion, c'est véritablement se réapproprier sa vie pour la replacer à échelle humaine, à hauteur de vue, à portée de main.

Ici dans ce trou où je vis, tout devient étroit et intime. J'ai le temps de voir chaque grain, chaque germe, chaque ombre et chaque clarté que m'offre la Création. Et une minute pour moi dans cette solitude hors du rythme de la modernité dure autant qu'un voyage dans les nuages ou qu'un songe sous les étoiles.

Certes je ne suis pas totalement reclus, les nécessités alimentaires m'obligeant à sortir de ma tanière. Mais là où je vais quérir mon pain, quelques fromages, des oeufs, ce sont des îlots préservés des vogues citadines. Des coins perdus de la pleine cambrousse ayant échappé à la dictature administrative, ce monstre d'inhumanité qui cherche à standardiser les fruits et les saveurs.

Il me faut une heure de marche pour me rendre dans ces fermes illégales qui fleurent bon la bouse de vache et où le lait des bêtes est extrait "à l'ancienne", sans préoccupation de ces inutiles normes hygiéniques imposées par de prudents bureaucrates aux âmes sèches.

Tout y est meilleur. 

Le beurre, bien jaune, s'oppose savoureusement et sans jamais pâlir aux lois de rationalisation de sa texture. La céréale, vierge de tout pesticide, résiste vertueusement au viol de ses sillons, tenant trop à leur pureté. Les récoltes non calibrées, en permanente infraction, défient les imbéciles calculs des décideurs. 

Les hôtes de ces lieux me reconnaissent comme un des leurs à la gloire logée dans mes sabots et à mon bonheur puisé dans la simplicité. Ils m'accueillent dans ces centres de l'intelligence agreste comme si j'étais le roi des mendiants.

Pour me combler non de superflu mais d'essentiel. Juste ce qu'il me faut et rien de plus.

Et je repars dans ma masure aussi pauvre qu'avant, la besace pleine de vraies nourritures.

Non celles qui m'alourdissent mais celles qui m'allègent.

mercredi 30 avril 2025

2274 - Mon jardin d'ermite

Dans une retraite comme la mienne, moins l'on possède de choses, plus elles sont essentielles.
 
Ici, loin des villes, tout près du sol et si proche du ciel, mes occupations de solitaire prennent une dimension verticale. Mes besoins les plus rudimentaires et mes appétits les plus frustes deviennent des causes royales, des offices sacrés, des missions supérieures.
 
Ainsi j'apprécie comme un mets divin la moindre patate issue de mon maigre sillon. La denrée horticole est la juste récompense de mon labeur.
 
Quant au fruit récolté dans mon verger sauvage, il est une manne précieuse que je savoure avec reconnaissance envers la terre et le soleil qui les ont fait naître à ma porte. Un cadeau sucré et juteux qui m'est offert à l'opportune saison sans que je ne fasse rien d'autre que d'attendre qu'il tombe de sa branche.
 
Mon existence s'adapte au rythme lent et paisible des germes.
 
Je marche aux côtés des jours, ralentissant le pas quand il le faut, réglant mon allure sur les heures que m'impose la nature. Je prends le temps par la main et chemine avec lui du matin jusqu'au soir. Je ne vais pas plus vite que la sève, le vent, les astres.
 
Les nuages filent au-dessus de mon potager, il me suffit de les observer pour me rappeler la véritable direction de ma vie. C'est dans les nues que tournent les aiguilles de mon cadran.
 
Et mes plantations croissent et mûrissent avec la patience du Cosmos.
 
Là, dans l'humble limon de mon carré cultivé, je puise mille rêveries et plein d'intelligence. Je plonge les mains dans le terreau pour y implanter la graine et faire fertiliser mon esprit de pensées fécondes.
 
Dans le secret de la glèbe, le miracle de la Création se met en oeuvre.
 
Mon clos de légumes me tient en éveil.

A la collecte de mes cultures, je fais plus que simplement me nourrir de banals tubercules : je me délecte des délices de l'Eden.

mardi 29 avril 2025

2273 - La récolte des fagots

Aujourd'hui j'emploie ma journée à la récolte d'une des plus humbles richesses de la forêt : le bois mort.
 
Je m'enfonce sous l'ombre auguste de la sylve en quête de ce trésor de pauvre. Pour moi ce labeur est une joie pure, un âpre plaisir, un travail réjouissant, lent et paisible qui comble mon âme d'un bonheur simple.
 
Je confectionne des fagots, patiemment, au rythme de mes pas sur l'humus. Et porte ces paquets de branches sur mon dos pour les amasser contre un tronc.
 
Mes heures sont légères sous ce fardeau fécond. Le temps devient onirique.
 
Je me sens au centre de l'Univers en me consacrant à cette tâche modeste. Je sais que mon oeuvre peut sembler minuscule, dérisoire vue de l'extérieur, elle est néanmoins nécessaire et apparaît à mes yeux telle une activité majeure, quasi cosmique : en me baissant pour puiser à cette source naturelle d'où la flamme jaillira, je me connecte aux éléments les plus bruts.
 
Je suis comme l'homme originel qui ramène le feu dans sa caverne.
 
Je me retrouve en contact direct avec la terre et ses fertiles scories, faisant fructifier mes jours en tirant profit des plus petites miettes que m'offre la Création.
 
A échelle humaine, étroitement locale, précisément depuis l'espace restreint de mon gîte, mon geste, anachronique, a l'envergure des légendes. Ignoré du reste du monde, là dans ce trou forestier, j'ai conscience de ma place privilégiée au coeur de l'essentiel.
 
Et je me compare au scarabée roulant sa boule, absorbé par cette occupation que lui commande la nature.
 
Tout à ces pensées, je poursuis mon ouvrage.
 
L'atmosphère est feutrée, automnale, comme c'est souvent le cas sous la fraîcheur et l'humidité des frondaisons. La besogne est aisée et prend des allures allégoriques. Je m'investis dûment dans cette opération archaïque consistant à ramasser ces branchages brisés qui allumeront mon âtre.
 
Le crépuscule arrive et, satisfait de mon affaire, je retourne à mon foyer entreposer ma moisson, fatigué, la tête pleine de rêves.

Ce soir ma cheminée sera illuminée d'étoiles.

lundi 28 avril 2025

2272 - Un étrange visiteur

Un matin, très tôt, on toqua à ma porte.
 
Je me levai à la hâte, un peu inquiété par une si matinale surprise au fin fond de ma forêt... D'habitude nul ne vient jamais frapper à mon huis. C'est même la toute première fois que cela arrive.
 
D'une voix que je m'efforçai de paraître assurée, je demandai qui était là. Aucune réponse. Je n'osai répéter ma question.
 
Mais après tout, qu'avais-je véritablement à craindre, bien loin des fracas des villes ? Excité par la curiosité, je décidai d'ouvrir à l'étranger. Peut-être n'était-ce qu'un mauvais farceur... Et puis en bon ermite que je suis, je me dois de toujours faire accueil honorable aux oiseaux de passage !
 
Lentement j'entrebâillai l'entrée de ma demeure, laissant pénétrer la lumière du jour dans la pièce.
 
Et là, une chose effrayante m'apparut.
 
Un épouvantail.

Ou plus exactement, un bonhomme hirsute au front ridé, vêtu de guenilles et portant un chapeau de paille rapiécé. Une sorte de spectre de chair et de haillons.

Je lui adressai poliment la parole : 

— Bonjour Monsieur, soyez le bienvenu chez moi.

Il avait le regard profond des vieux sages, l'allure augurale des grands voyageurs, la majesté des messies. Mais ses propos contrastaient avec son apparence de mage :

— Je viens apporter les rêves de l'homme. Je vends les trésors de l'esprit au prix de la pauvreté du loup. Si vous voulez acheter les richesses du ciel, je vous les cède en échange de quelques cailloux.

En prononçant ces mots sibyllins, ses yeux s'écarquillèrent comme ceux d'un hibou et je ne savais pas si j'avais affaire à un messager céleste ou à un fou. Il se dégageait pourtant une réelle aura de ce curieux visiteur au visage biblique. Mais comment être sûr que ce n'était point un simple égaré, un mendiant poète enivré de quelque nectar ou une espèce de comédien s'adonnant à son théâtre pour je ne sais quelle cause obscure ou farfelue ? Je lui proposai l'hospitalité néanmoins.

— Je ne comprends pas ce que vous me dites Monsieur, je vis ici hors de tout, satisfait de n'être pas ailleurs qu'en ce trou de solitude. Avez-vous faim ?

Après un bref silence, il me répondit : 

— Je ne mange guère. Mes biens les plus précieux sont hors de portée de ce siècle. Je suis né pour voler. Tout ce que je désire, c'est présenter mes humbles diamants aux mortels que je croise sur ma route. Je ne fais que passer, ensuite je disparais en ne laissant que des pensées derrière moi.

Ne sachant comment réagir devant ce pèlerin aux phrases déroutantes, je le remerciai pour son aimable visite en précisant que je n'avais besoin de rien d'autre que de ma liberté, moi l'heureux reclus des bois. 

Il n'insista pas et après m'avoir salué, il repartit.

Je réfléchis longtemps au sujet de cet étrange événement. Tout cela semblait tellement surréaliste ! Qui donc était ce mystérieux vagabond ? Que cherchait-il réellement ?

A force de m'interroger sur cette énigme j'obtins une forme d'explication.

En effet, je pris finalement conscience que tout pouvait arriver, surtout l'inimaginable, lorsqu'on prend la décision, comme moi, de vivre ainsi dans le plus total isolement.

Et je dus me faire à cette idée : se retirer du monde, c'est à un moment donné pousser une trappe sur l'inconnu.

2271 - Ma demeure d'ermite

La solitude, la forêt, l'humus et la broussaille composent mon univers, mon seul espace, ma vraie liberté.
 
Ma demeure consiste en un modeste asile sis au coeur de la sylve.
 
Il s'agit d'une habitation ancestrale oubliée, érigée dans une contrée perdue. Des vieilles pierres quasiment enfouies sous les frondaisons.
 
Un refuge hors du temps, pareil à une légende.
 
Le toit au-dessus de ma tête semble aussi pesant qu'un tombeau. Mais en réalité il rend mes jours joyeux et fait mes rêves légers. Ce foyer situé dans les profondeurs forestières, loin de toute modernité, à l'abri des curiosités profanes, est un cloître champêtre me préservant des futilités du monde. Et l'âtre devant lequel je médite éclaire mes soirées de son humble éclat.
 
Je n'ai besoin de rien d'autre pour vivre heureux.
 
L'ombre des arbres et le silence des lieux m'agréent mieux que les illusions du siècle et l'agitation des villes. Mon antre, âpre et rustique, est d'un autre âge. La cheminée noircie de suie, l'ail suspendu aux poutres, les bûches et les fagots entreposés sur le sol battu, l'odeur des pommes de pin amassées dans des paniers d'osier, la chandelle et la cruche d'eau sur la table confèrent à cette tanière une ambiance surannée et enchanteresse. Dans ce décor fruste de pure paysannerie, je coule une existence paisible et intense.
 
Un jardinet complète aussi pauvrement que possible ce palais de roi... Sur ce maigre carré de terre, je cultive l'essentiel pour mes festins d'ours solitaire.
 
Ici, je suis l'égal d'un monarque chaussé de sabots : je règne sur les étoiles qui embellissent mes nuits autant que sur la friche qui m'entoure. Ce qui suffit à mon bonheur.
 
La nature est mon temple, mon ciel, mon véritable terrain de vie. J'ai pris racine dans ce gouffre de verdure, tout au fond des bois.
 
C'est là que je m'épanouis, entre la flore secrète et le fol horizon, les sombres ramures et le clair azur, les troncs aux regards rugueux et les souches aux visages mystérieux.

Dans cette vaste végétation monacale où je me repais des sauvages beautés comme des simples baies, je me contente de bien peu pour faire fleurir mon âme.

samedi 26 avril 2025

2270 - Un homme clair

Texte d'après un tableau du peintre Aldéhy
 
C'est lui l'homme.
 
Le vrai, l'intègre, le lumineux.
 
Avec de la flamme sur la face, un air de vertu et des traits de virilité, le regard comme un soleil et les pensées aussi élevées qu'il le faut...
 
Il connaît ses devoirs, a conscience de ce qu'il incarne, sait ce que le monde attend de lui.
 
Il est franc, il est fort, il est droit.
 
Il ne boit que le bleu du ciel, ne mange que le pain de la vérité, n'aime que la clarté du jour. Ce mâle brille autant qu'un astre.
 
Et brûle de pureté pareil à un feu rédempteur.
 
La femme idéale, il la conçoit telle que Dieu l'a faite : à l'opposé de sa masculinité. Le siècle n'a point corrompu son âme. Lui est un seigneur, il ne l'ignore nullement. Au contraire, loin de vouloir nier la chose, il revendique sa couronne de lion, brandit son sceptre de roi, et toise même de toute sa hauteur les dénaturés qui ne l'entendent pas ainsi...
 
Il n'a d'ailleurs pas besoin d'affirmer ces évidences autrement que par sa radieuse présence : les nobles éclats de sa personne s'imposent naturellement sur la Terre des probes mortels.
 
C'est lui l'authentique lumière.

Et il est d'autant plus crédible sur ce point qu'il a avec lui l'honneur, le courage, la gloire et la beauté.

jeudi 24 avril 2025

2269 - Un foyer au fond de la forêt

Le sort les a jetés au coeur de la sylve, loin du monde, hors des siècles, au fond de la verdure.
 
Ils sont reclus, oubliés de tous, tout en bénéficiant pourtant du meilleur de la nature. Voici deux orphelins heureux en leur chaumière qui progressent en sabots sur le chemin de la vie. Ils n'ont pas besoin de bien s'écarter de leur toit d'ailleurs : juste faire les quelques pas nécessaires pour chercher l'humble aventure entre l'aube et le crépuscule, quérir l'eau au puits, confectionner des fagots, fendre des bûches aux alentours de leur foyer, se promener aux heures propices du jour. Et regarder le soir tomber, tranquillement, au seuil de leur demeure.
 
Les hôtes de ces lieux ont déniché le bonheur dans les broussailles. 
 
C'est un duo uni embarqué dans une longue exploration. Un voyage qui s'appelle "le royaume de l'enfance." C'est-à-dire, une vaste contrée pleine d'enchantements et de délicieuses frayeurs, d'ombres suspectes et de clartés radieuses.
 
Inséparables, ignorées du reste des gens de la Terre, ces âmes champêtres ont trouvé refuge dans un isolement sauvage et intime, âpre et beau. Une solitude inquiétante et protectrice tout à la fois. La faune constitue leur société essentielle. Et la végétation, les arbres, les sentiers perdus, les coins reculés qu'eux seuls connaissent, c'est leur paradis.

Un frère et une soeur aux aspirations candides s'adaptant aux rudesses des éléments, trouvant de la joie dans le clair ruisseau, de quoi manger dans leur jardinet, leurs desserts dans les fruits sauvages... Et alimentant leurs rêves à travers les souches aux traits grimaçants.
 
Maîtres d'un univers archaïque, simple, rustique. Encore enfants et déjà rois de la forêt.

Ils s'entourent d'animaux amicaux et en croisent d'autres plus féroces. Ils passent leurs journées à accomplir des tâches domestiques rudimentaires dans les bois. Ils entreprennent également des expéditions forestières et s'émerveillent sans cesse de leurs nouvelles découvertes bucoliques.

Figés dans un décor quotidien statique et rassurant, ils jouissent des maigres trésors que leur offrent les saisons : pommes de pin à brûler dans l'âtre, poissons pêchés dans la rivière accompagnés de patates issues de leurs sillons, noisettes pour améliorer leurs repas, glands, fourrages et autres récoltes opportunes pour nourrir leurs amis quadrupèdes... Mais ils se régalent aussi du lait de leur chèvre, des oeufs de leur poule, de la tendresse de leur âne...

Le temps pour eux s'écoule ainsi, trop occupés qu'ils sont à parfaire leur dessein. Sans autre ambition que de poursuivre cette routine de modestes fééries...
 
L'existence de ces juvéniles Robinsons est un secret parvenu uniquement aux oreilles d'un loup, d'un renard, d'un ours et d'un sanglier...
 
De qui s'agit-il donc ?

Ils ne sont pas de notre réalité et se nomment Sylvain et Sylvette.

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mercredi 23 avril 2025

2268 - Les raisons du peintre

Pourquoi Aldéhy peint-il ?
 
La question pourra sembler bien oiseuse aux yeux des profanes de notre époque affairée, bruyante, opulente...
 
L'artiste n'a pas d'autre choix que de poursuivre sa voie parmi les autres mortels : il a choisi la radicale verticalité, l'horizon des nues, la direction des étoiles, le sommet que représente le firmament...
 
Bref, le ciel.
 
L'essentiel pour lui c'est de monter, d'atteindre les hauteurs, de rejoindre le royaume de la beauté.
 
Qu'il demeure dans l'ombre ou la lumière dans le regard des autres, objectivement il avance, progresse, s'envole ! Peu importe que ce siècle le prenne pour un oiseau vague, un obscur baladin ou un aigle royal, l'important pour Aldéhy n'est pas d'accéder aux vanités académiques mais à la vérité esthétique.
 
Le Beau et rien d'autre.
 
Remplacer la laideur par  la couleur, déverser de l'azur là où règne la boue, ajouter de la flamme aux jours ternes, rendre les âmes plus lumineuses, telle est son aspiration.
 
Le peintre cherche à servir la seule cause valable, de son point de vue : l'art. Autrement dit, l'éloquence du divin. Il veut élever le quotidien en y dévoilant ses plus célestes expressions. Et ainsi mettre l'exceptionnel à la portée du commun.
 
Etre en phase avec le Cosmos, en harmonie avec l'Univers, toucher les coeurs, c'est sa mission la plus chère. Humble et sacrée tout à la fois.
 
Ses portraits, ce sont exactement les visages du visible, du présent, de l'Humanité toute entière. Sans autre vaine ambition. Avec simplicité, clarté, proximité. Mais ce sont aussi les images de son idéal, le seul trésor qu'il souhaite léguer au monde.

Vouloir embellir son chemin d'homme, là est sa véritable richesse de créateur.

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vendredi 11 avril 2025

2267 - La célibataire

Son coeur est riche de sentiments romanesques, son âme avide de vertiges amoureux, son corps brûlant de désirs inassouvis. Elle rêve de princes à mâchoires carrées, de guerriers musculeux, de conquérants barbares et d'ogres majestueux.
 
Elle cherche un astre à la hauteur de sa flamme : un être magistral, fulgurant, marmoréen.
 
Une sorte de loup aux crocs stellaires, une bête de masculinité triomphante, un animal sauvage, subtil et brutal, doux et carnassier, féroce et lumineux. Un mâle tout d'un bloc qui pourrait combler ses vides femelles, élargir les limites de sa nature, déchirer les étroitesses de son esprit de femme comme de sa chair molle.
 
Elle aimerait tant livrer sa féminité frustrée à ce feu viril, offrir sa virginité d'esseulée à ce seigneur martial, se jeter aux pieds de ce roi dûment botté...
 
Mais elle n'est entourée que d'épilés, de castrés, d'efféminés, d'inversés !
 
Pour ces moins que rien, ces chiots frileux, ces porteurs de frisettes, ces délicats parfumés, elle n'éprouve que mépris, dégoût, colère. Ce siècle de déréglés la déçoit. Son ciel est capable de contenir le tonnerre, la tempête et la foudre, mais son époque ne lui propose que des amants édulcorés, des brindilles, des plâtres, des larves, des féministes, des loques, des fragiles !
 
Refusant ces serpillières elle préfère demeurer seule plutôt que de corrompre sa fleur avec ces lavasses qui se prétendent des hommes.
 
Consciente du trésor qu'elle incarne, elle n'acceptera de soumettre son hymen qu'à celui qui aura la force des dieux, la gloire du vainqueur, l'éclat du Soleil, l'odeur du fauve et la poigne du dominateur couillu !

En attendant, la célibataire crache à la face de ces sensibles émasculés qui n'osent même pas la regarder, et continue d'espérer pouvoir rencontrer un jour un phallocrate digne de ce nom.

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dimanche 6 avril 2025

2266 - Les femmes

Les femmes sont de drôles de bestioles que l'on rencontre partout où il y a des hommes.
 
Plus menues que ces derniers, molles, frileuses, dociles, elles sont l'objet des mâles convoitises. Certaines sont fort appétissantes, d'autres beaucoup moins.
 
Il y en a des grosses, des minces, des squelettiques, des plates, des mamelues, des ordinaires, des luxueuses, des gentilles, des blondes, des jeunes, des vieilles...
 
Les plus recherchées sont aussi les plus rares. Le connaisseur ne désire pas la plus intelligente mais la plus remarquable, c'est-à-dire celle qui brille le plus.
 
Il y a deux sortes de femelles brillantes : celles qui portent des bijoux et celles qui sont naturellement éblouissantes. Mais, et c'est là toute la subtilité de la chose, en général la volaille éclatante affectionne le port d'artifices. Les belles bécasses en effet, aiment ajouter du lustre à leur plumage. Ce qui fait que ces bêtes de prix se reconnaissent également par leurs apparences de dindes farcies de diamants.
 
Que ces potiches marmoréennes à cervelle d'oiseau soient superficielles et stupides importe peu à l'esthète épris d'art et de délicatesses. Ce qui compte pour lui n'est pas le fond mais l'emballage. Aux yeux du macho aux pures aspirations, l'essentiel est que la féminine incarnation soit un volatile de choix.
 
Esthétiquement parlant.
 
Pour lui, cela suffit amplement. La nature masculine, qui n'est pas difficile et ne s'embarrasse guère de futilités, n'en demande pas plus.
 
C'est là que l'on voit la différence entre Mars et Vénus : le premier cherche un trophée flatteur à exposer fièrement dans sa vitrine sociale (et que dans un second temps il engrossera, accessoirement), la seconde n'est en quête que de vaines dépenses destinées à la rendre impossiblement plus intéressante qu'elle n'est déjà.
 
Ces coquettes caquetantes savent pertinemment que seules les plus florales d'entre elles survivront dans nos regards de conquérants.

C'est pour cette raison que toutes veulent passer non pour les plus lumineuses intellectuellement mais pour les plus attirantes physiquement.

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samedi 5 avril 2025

2265 - Une femme

Elle ressemble à la Terre.
 
Avec deux pierres en guise d'yeux.
 
Son visage est le reflet des millénaires, son corps s'apparente à un grand arbre et son âme pleine de racines brille comme un océan aux eaux paisibles. Sa peau de femelle plaît au Soleil et tous les hommes s'inclinent devant son éclat.
 
Elle n'a de coeur que pour ce qui est plus dur que le marbre. Elle préfère la folie du feu à la molle caresse et la brûlure de la lumière à la sotte tendresse. 
 
L'onde l'enflamme et la cendre la berce.
 
Les fleurs ne sont pas pour sa couronne et les mots doux lui font l'effet d'un vomitif.
 
Ses cheveux dans le vent ont la beauté des épines, son front sous la pluie effraie les enfants, son sourire dans la nuit évoque la gueule d'une louve.
 
Les ténèbres l'embellissent, le jour l'illumine.
 
Et le crépuscule la divinise de ses clartés sanguines.
 
Cette femme qui repousse les faibles flammes ne cherche que l'ombre des géants.
 
De la tête aux pieds, je la désire comme elle est. Etoile charnelle et caillou céleste tout à la fois, elle a les traits de la Lune et les lignes de Vénus.

Avant de me connaître elle avait les nuages pour amis, l'orage pour amant.

Mon glaive fut sous vrai coup de foudre.

Foutrement électrique !
 
Cette déesse aux seins sidéraux et au regard de glace m'appartient chair et souffle, sommets, horizons, viscères et tout le reste...
 
Son sol est mon sol, son ciel est mon ciel.

Cette créature unique au monde se nomme Gertrude.

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2264 - France sous les étoiles

Certes l'Univers est vaste.
 
Et au regard des immensités galactiques, il est vrai qu'au premier abord nos préoccupations temporelles n'en paraissent que plus minuscules, mesquines et ridicules.
 
Face à ces grandeurs, beaucoup d'entre nous seraient tentés de tout diluer indistinctement dans les nébuleuses.
 
D'ailleurs selon les esprits prétendument profonds qui, étourdis par les milliards d'étoiles, perdent pied sous le vertige des étendues astronomiques, les frontières de notre quotidien se brisent fatalement. Et nos valeurs si hautes s'aplatissent au niveau de leurs semelles.
 
Devant l'incommensurable, ils s'effondrent eux-mêmes.
 
Incapables de préserver leur fierté, ils se vautrent dans le déshonneur. S'estimant insignifiants dans le Cosmos, ils se déprécient, se dévaluent, et sottement déclarent peser autant que des fourmis. Et finissent par relativiser leurs trésors, leurs vies, leurs rêves de dignes bipèdes. A leurs yeux la cause de la France devient bien vaine.

Et au final notre pays ne compte plus pour eux...
 
Sauf qu'à l'échelle humaine, en réalité aucune bataille n'est petitesse. Et c'est précisément parce que notre territoire national est modeste, étriqué, limité, comparé à l'infini de l'espace, qu'il est d'autant plus précieux au coeur des patriotes demeurant encore debout.
 
Sous prétexte que la Création dépasse nos vues de simples mortels et que les siècles loin au-dessus de nos têtes s'écoulent aussi vite que des secondes, nous devrions considérer notre sol natal comme bien peu de chose,  un sujet dérisoire, voire rien du tout ?
 
Il suffit juste qu'un coin de terre soit cher à notre âme pour qu'il vaille le prix des constellations. Pour chacun de nous, une seule pâquerette peut briller comme mille galaxies. L'essentiel ne se mesure pas en termes de quantité de matière mais d'amour.
 
Aimer notre patrimoine tout simplement, cela équivaut à brûler au nom du firmament, s'enflammer pour une femme ou glorifier Dieu. C'est un baiser de vérité adressé aux beautés de ce monde que nous portons au fond de nous.
 
Non, le sort de notre hexagone n'est pas une goutte d'eau dans la mer.

Sous cet océan d'astres embarqués dans l'aventure cosmique, chaque français a le droit de vouloir garder vivant son feu sacré.

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jeudi 3 avril 2025

2263 - Un homme hors du monde

Il prétend lui-même incarner l'homme parfaitement normal de notre siècle.
 
Sauf que ce bipède aux allures de zèbre n'a rien de banal.
 
Singulier représentant de son espèce, ce gros lourdaud de plus d'un quintal à la peau de bête et à l'esprit léger cache de drôles d'ailes derrière la tête.
 
Il ne se rend pas compte que les autres rampent et que lui s'élève.
 
Hors du commun, unique en son genre sur Terre comme partout ailleurs, ses pieds de géant ne reposent nullement sur le sol de vos certitudes pragmatiques mais côtoient directement les nuages.
 
Cet animal ressemble en vérité à un astre à plumes. Ou à un barde aux bottes pleines de brumes. Peut-être également à une enclume de fumée.
 
Il s'envole plus haut que vos idées plates, voit plus loin que vos vues de cochons, rêve non pas de vos plats et statiques topinambours mais de ses vertigineuses et tournoyantes galaxies. Chose curieuse, ce prince de l'azur à barbe d'ogre joue de l'orgue de ses doigts maladroits et chante aussi faux qu'un phoque. Mais avec quel bonheur il gonfle sa carcasse en l'honneur des nues !
 
L'essentiel avec lui, c'est que tout monte, tout s'aère, tout s'éthérise.
 
Il rend hommage au fumier autant qu'à l'infini, transforme vos vaines politesses en fromage et s'amuse à faire des bulles de poète de vos boules ordinaires.
 
Il écrase vos précieuses petitesses de ses semelles puantes en marchant vers l'éternité. Et vous montre le chemin des roses du bout de ses talons percés d'épines.
 
Il sautille ainsi sans nuance, verticalement, de flaques d'ondes en flocons de flotte et de vagues de boue en flots de fleurs car à ses yeux tous les sommets se valent pourvu qu'ils soient célestes, c'est-à-dire délicieusement parfumés du nectar des hauteurs.
 
Il s'imagine que vous le suivez tous dans ses normes supérieures qu'il estime universellement partagées.
 
Ce dévoreur de lumière à l'âme si pure ne sait pas que vous êtes différents de lui, il croit naïvement que, vous aussi, vous planez à ses côtés.
 
Mais en réalité cet ange aux apparences de balourd vogue depuis toujours au-dessus de l'Humanité telle une flamme dans le ciel, seul avec ses neiges sublimes.

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mardi 1 avril 2025

2262 - Homme de feu

Texte d'après un tableau du peintre Aldéhy

Non, ce garçon n'est pas efféminé.
 
Si vous pensez qu'il arbore des apparences de fragilité, c'est que votre regard est faussé par les tromperies de ce siècle.
 
Ses allures sont certes modernes : sa mine est contemporaine, son vêtement actuel, sa coupe de cheveux en vogue.
 
Ses traits reflètent les normes de notre temps, il est vrai. Il pourrait s'appeler Kevin, Paul ou Johnny.
 
Mais son âme, intègre, sans âge, incorruptible, correspond à celle de l'homme éternel.
 
Il se sent dans la peau d'Adam, en réalité.
 
Ses yeux ne ressemblent nullement à ceux de la biche soumise, ainsi que vous le croyez : ils brillent plutôt comme les flammes contenues du gladiateur. Il n'a pas sur les lèvres les artifices de la donzelle en fleur cherchant à s'adoucir, mais l'éclat carnassier du loup. Sa face n'a point les délicatesses de la femelle effarouchée mais les virilités du phallocrate racé.
 
Voici l'incarnation du mâle originel.
 
Vous ne le voyez pas tel que le Ciel l'a fait parce que ce monde nie sa nature, dénigre sa vigueur, raille sa noblesse, le déchoit de sa hauteur.
 
Vous le prendrez peut-être pour la figure séduisante et stéréotypée de la masculinité frelatée, féminisée,  édulcorée, selon vos critères esthético-sociaux...
 
A travers ce représentant de la martiale beauté vous imaginez avoir affaire à une onde tiède censée caresser vos rêves de chiots... Pauvres faux-évolués que vous êtes !

En vérité ce visage qui vous fixe si intensément, vous qui avez renoncé à l'authenticité des sexes, personnifie l'astre brûlant de votre univers de frileux !

dimanche 30 mars 2025

2261 - Rencontre du troisième type

Je le découvris dans un champ isolé, par un beau jour de printemps.
 
Il se tenait devant moi, me fixant de son regard étrange et profond. Derrière lui, son engin volant aux lignes épurées posé à terre ne laissait aucun doute sur son identité : j'avais affaire à être un venu d'ailleurs.
 
L'extraterrestre semblait lire dans mes pensées. Aussi lui destinais-je mes intentions les plus aimables. Il perçut immédiatement la clarté de mon âme et me communiqua l'essentiel : il débarquait sur Terre pour y chercher la rareté.
 
Je compris tout de la nature de sa présence et voulus lui offrir ce qu'il convoitait. Mais sans savoir comment m'y prendre. A part mes rêves les plus purs, que pouvais-je bien lui donner pour satisfaire sa cosmique curiosité, nourrir sa vaste intelligence et ainsi augmenter la richesse de la Création ? Je n'ignorais pas qu'il m'écrasait de ses vues hautement supérieures. Je balbutiais des paroles inaudibles, ravi et interloqué de me trouver en si improbable compagnie.
 
Deux représentants de mondes radicalement différents s'observaient, s'interrogeaient, s'échangeaient des signes d'intérêt mutuels. Lui l'ange lointain descendu du ciel, moi le terrien étonné. Nos banalités devenaient des immensités. Je prenais ses moindres clignements d'yeux pour des prodiges et lui voyait les mouvements de mes lèvres aux mots incompréhensibles comme des sommets de bizarreries.
 
Nos univers inégaux se faisaient face. Le visiteur se savait reconnu en tant que tel et le visité se sentait privilégié de le recevoir. Chacun de nous tentait néanmoins d'accorder son esprit à celui de l'autre. Entre nous, la distance civilisationnelle, sociologique, culturelle, technologique, spirituelle se révélait de manière évidente incalculable. Lui et moi avions éminemment conscience de cet océan nous séparant.
 
Mais l'humanité nous rapprochait.
 
Je lui adressai un geste amical de la main, il me répondit par une révérence qui me parût fort auguste.
 
Là se situait exactement le point de rencontre universel.
 
Nous n'avions plus rien à nous dire, à la vérité.
 
Emerveillé mais aussi secoué par cet incroyable contact, je fus soudain pris d'un irrépressible hoquet.
 
Ce qui provoqua chez l'humanoïde un grand éclat d'hilarité !

Il réintégra sa machine insolite avant de disparaître à une vitesse vertigineuse dans les nues.
 
Rassuré par tant de légèreté, je m'esclaffai à mon tour.
 
Ainsi les étoiles avaient accouché de l'humour...

Depuis l'infini du firmament et de toute éternité, me disais-je, il devait donc fuser des milliards et des milliards de rires... 

Dès cet instant j'entendis le Cosmos résonner de joie.

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mardi 25 mars 2025

2260 - Voyage

Je pars.
 
Loin, haut, ailleurs.
 
A toute volée, je prends un chemin vertical à la rencontre des meilleurs jours de ma vie, à la découverte d'un ciel plus clair, d'une terre plus légère, d'une autre réalité.
 
Mes ailes se déploient, ma vue s'élargit, mon âme s'enrichit.
 
Je pénètre dans un monde plus passionnant encore que les artifices des rêves, les éclats des légendes et les sommets de l'imaginaire : celui des palpables certitudes.
 
J'atterris dans un royaume perdu. Un pays quitté mais non oublié. Un règne abandonné mais non effacé de ma mémoire.
 
C'est un espace idéal, une contrée aussi vaste que l'infini, avec des heures brûlantes de joie et des nuits brillantes comme des constellations, une immensité fabuleuse, pure, bien plus précieuse que l'or. Oui, je viens d'arriver sur un vieil empire quasi céleste dont je fus le dieu vivant jadis, ici-même sur ce globe terrestre.
 
Aussi incroyable que cela puisse paraître...
 
J'entre dans une dimension différente et pose le pied sur un terrain mythique, lointain et cependant réel où je vécus il y a fort longtemps, et je refais les mêmes pas d'il y a un siècle ou mille ans en arrière.
 
Je retrouve mon palais.
 
Je reconnais les arbres qui ont grandi, les maisons qui ont vieilli, les visages qui se sont ridés, les enfants devenus adultes.
 
Jamais aucune compagnie aérienne ne pourra m'offrir de pareilles émotions !
 
Pour pas un rond je viens de faire un merveilleux voyage dans le temps, dans ma tête, dans mon enfance.

Sans me déplacer physiquement, juste en regardant une photo récente de mon ancien village, Warloy-Baillon.

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Liste des textes

2610 - Pierre "présente" l'apparition à ses parents
2609 - Elle parlait à un épouvantail
2608 - Bête et bossu ?
2607 - Campagne triste
2606 - Une chance sur mille
2605 - S’écraser ou s’envoler
2604 - Retour sur Terre
2603 - Loin
2602 - Le choc de la chute
2601 - L’amour loin du sol
2600 - Fantômes d’azur
2599 - Les rêves de Pierre
2598 - La hauteur du ciel
2597 - Le stage
2596 - Libération
2595 - La chair et l’esprit
2594 - Beauté de bossu
2593 - Dos de gnome et tête de rat
2592 - Un rêve d’amour
2591 - La femme de ménage
2590 - L’ascension de la bosse
2589 - Marcher pour s’envoler
2588 - Le trou pour gagner le ciel
2587 - Le prix du vrai
2586 - La punition
2585 - Au sommet du trou
2584 - Asile de bossu
2583 - Retraite éducative
2582 - Fuir la honte
2581 - La raclée
2580 - Bulle de verre
2579 - Deux étincelles
2578 - Etreinte
2577 - Des flammes et des ombres
2576 - La bosse au centre du débat
2575 - Choc des contraires
2574 - L’union de la discorde
2573 - La tare et la star
2572 - Première conquête
2571 - L’éclat de sa bêtise
2570 - Dur réveil
2569 - Première épreuve
2568 - Juvénile bêtise
2567 - Entrée fracassante ans l’adolescence
2566 - Le bout de ma route
2565 - Quelques oiseaux sur une branche
2564 - Pluie de joie
2563 - Polir Pierre
2562 - Redresser la barre
2561 - Mauvais garnement
2560 - Au premier rang
2559 - Cachez cette bosse !
2558 - Rigide hypocrisie
2557 - La montagne de Pierre
2556 - Mes feux de joie
2555 - Les regards
2554 - Première école
2553 - Les mares
2552 - Petite bosse
2551 - Devenir parents
2550 - Naissance
2549 - Roi des pissenlits
2548 - Secrets de chemins
2547 - Le temps des giboulées
2546 - Quand je traîne...
2545 - Les poires
2544 - Les clochers
2543 - La vieille cabane
2542 - Les granges
2541 - Les villageois
2540 - Mes bottes
2539 - Rencontres dans mes nuages
2538 - Vagabond au printemps
2537 - Dimanches de mars
2536 - La chandeleur chez les Garbichon
2535 - Mon royaume de petits riens
2534 - Soirs de pluie
2533 - Une amitié de fer et de feu
2532 - Monsieur le maire
2531 - Mes vertiges de vagabond
2530 - Expédition nocturne avec la Garbichon
2529 - Une flamme dans ma poche
2528 - La Garbichon, ma chère chevêche
2527 - Les nids de corbeaux
2526 - Jours de tempête
2525 - Matins de brouillard
2524 - Mes chemins de poussière
2523 - Là où m’emportent mes bottes
2522 - La douleur de mon âme ?
2521 - Mon manteau
2520 - L’envol de mon chapeau
2519 - Lalune, une femme de roc
2518 - L’imbroglio des conflits du Moyen-Orient
2517 - Chez Mademoiselle Lataupe
2516 - Mes riches chemins
2515 - Extase
2514 - Jour de pluie
2513 - Seul dans mon coin
2512 - Mon pain quotidien
2511 - Ma route de nuages
2510 - La paille ou la soie ?
2509 - Chez monsieur le curé
2508 - Les corbeaux dans mon sillage
2507 - Mes amies les vaches
2506 - Mes braconnages
2505 - Mes chères cheminées
2504 - Perché sur mon pommier
2503 - Mes jours de joie
2502 - La femme du notaire
2501 - Mes nuits de rêve
2500 - Mes voyages
2499 - J’ai la peau dure
2498 - Qui est-il ?
2497 - Mes lits de ronces
2496 - Les épouvantails
2495 - Un oiseau déplumé
2494 - L’endive Dunord
2493 - La mère Garbichon
2492 - A travers champs
2491 - Heureux comme un rat !
2490 - Fin de peine
2489 - Un fou dans le noir
2488 - Mon testament
2487 - Sur mon lit de mort
2486 - Mon sort carcéral
2485 - L’aventure de mon vide
2484 - J’attends la fin
2483 - Derrière les murs, il y a Dieu
2482 - Je perds mes forces
2481 - Mon cinéma
2480 - Sinistre andouille
2479 - Mon secret
2478 - Mes vues ultimes
2477 - Après la peine, la paix
2476 - Tristesse en fête
2475 - La tache
2474 - La marche des secondes
2473 - Déliré-je ?
2472 - Vieillesse
2471 - Le tour de ma cellule
2470 - Qui me croira ?
2469 - Mon avenir lointain
2468 - Mes amis les rêves
2467 - Grise nourriture
2466 - Je m’enfonce dans la nuit
2465 - Loin des femmes
2464 - Du néant vers la lumière
2463 - Mes trésors dérisoires
2462 - Aucune visite
2461 - Des ombres me parlent
2460 - Une porte s’ouvre
2459 - Les passages du temps
2458 - Le train des jours
2457 - Le directeur
2456 - Au pied du mur
2455 - La loi du plus “fer”
2454 - Ma maison
2453 - Poussière
2452 - Les larmes de la nuit
2451 - Mutisme
2450 - Mon fantôme
2449 - Hallucinations
2448 - Je compte les jours
2447 - Vie de flamme
2446 - De vagues souvenirs
2445 - Les étoiles s’éloignent de moi
2444 - Eclats de joie
2443 - Je parle aux murs
2442 - La marche des matons
2441 - Sainte à l’air
2440 - À l’ombre de ma vie
2439 - Ma geôle sans sucre d’orge
2438 - Des ombres
2437 - Les feuilles
2436 - Quelle issue à mon chemin ?
2435 - Des ailes dans la nuit
2434 - Éclat d’ange
2433 - Le temps me tue
2432 - Les flammes du silence
2431 - Plus de Lune
2430 - Un jour de plus
2429 - Mes rêves
2428 - Une journée ordinaire
2427 - Reine d’un monde
2426 - La pluie
2425 - Je perds pied
2424 - Un oiseau à ma fenêtre
2423 - L’évadé
2422 - Les barreaux
2421 - Eclats et monotonie de la prison
2420 - Les clés
2419 - Espérance
2418 - A travers la fenêtre
2417 - Les années passent
2416 - Une lettre mystérieuse
2415 - Le psychologue
2414 - La douche
2413 - Je tourne en rond
2412 - L’anniversaire
2411 - Quelques visites
2410 - Insomnies
2409 - La promenade
2408 - Mes repas
2407 - Mon lit
2406 - Les printemps
2405 - Solitude de fer
2404 - L’ennui
2403 - Tête de taulard
2402 - La fouille
2401 - Passe-temp
2400 - Les gens libres
2399 - Prière
2398 - Les heures
2397 - La mouche
2396 - La porte
2395 - Le plafond
2394 - Nulle compagnie
2393 - Bientôt fou ?
2392 - Départ
2391 - Mes geôliers
2390 - L’enfermement
2389 - Quatre murs
2388 - Des mots en guise d’ailes
2387 - Mon trou
2386 - Connexion céleste
2385 - Une flamme de l’azur
2384 - Seigneur cinglant
2383 - L’âme en l’air
2382 - Flamme verte
2381 - Au feu les plumes sombres !
2380 - Sombre forêt
2379 - Emportés par le vent
2378 - Un homme des nues
2377 - Courage de Bayrou
2376 - Un chemin sans fin
2375 - Mon univers infini
2374 - Je ne suis pas de la ville !
2373 - Seul parmi les arbres
2372 - Au bout des chemins
2371 - Mon trésor
2370 - Les cumulus
2369 - Qui donc m’observe ?
2368 - Le loup
2367 - Cauchemar
2366 - Un peu de foin
2365 - Bain de crépuscule
2364 - Voyage sous un arbre
2363 - Ma solitude de roi
2362 - Le silence
2361 - Aubes de plomb
2360 - Mes anges les corbeaux
2359 - Vertueuse verdure
2358 - Le parachute
2357 - Au bord de l’eau
2356 - J’y suis et j’y reste !
2355 - Ma soupe
2354 - Les fées n’existent pas !
2353 - Le bon air de mon exil
2352 - Un jour ordinaire
2351 - Vie de rêve
2350 - Ma solitude
2349 - Je découvre une tombe
2348 - Le randonneur
2347 - La nuit
2346 - Le braconnier
2345 - A l’ombre des arbres
2344 - Une belle journée
2343 - L’intruse
2342 - La chasse à courre
2341 - Les vers luisants
2340 - L’hôte qui pique
2339 - Dans la pénombre
2338 - Le ballon
2337 - Ma lanterne
2336 - La barque
2335 - Le chemin creux
2334 - Les deux chasseurs
2333 - Flamme noire
2332 - Deux corbeaux dans un arbre
2331 - Insomnie
2330 - Cris des corbeaux
2329 - Papillons de nuit
2328 - Froid et pluies
2327 - Les ronces
2326 - Chemins de boue
2325 - Tristesse de la forêt
2324 - Provisions de bois
2323 - Dans les buissons
2322 - Pluie matinale
2321 - Les grands arbres
2320 - Terribles crépuscules
2319 - Les rats
2318 - Un ami frappe à ma porte
2317 - Entouré de rusticité
2316 - Le sanglier
2315 - Mon sac
2314 - Le renard
2313 - Ma marmite
2312 - Des bruits dans la nuit
2311 - Les lapins
2310 - Un signe sous le ciel
2309 - La Lune vue de mon toit
2308 - Une gauchiste explosive
2307 - Sortie nocturne
2306 - Le vent sur la forêt
2305 - Un air de feu
2304 - Rêve dans les branches
2303 - L’écolo
2302 - Les papillons
2301 - La corneille
2300 - Les patates
2299 - L’escorte des souches
2298 - Un orage au dessert
2297 - Nulle femme dans ma forêt
2296 - Indispensables pommes de pin
2295 - Promenade
2294 - La pluie sur mon toit
2293 - A la chandelle
2292 - Un soir de brume
2291 - Vie de feu
2290 - La rosée matinale
2289 - Dans l’herbe
2288 - Par la fenêtre
2287 - Ma cheminée
2286 - Mes chemins d’ermite
2285 - Au réveil
2284 - Les cailloux sur mes chemins
2283 - Mes sentiments de bûche
2282 - Nuit de pleine lune en forêt
2281 - Ivresse de femme
2280 - Loin de ma grotte
2279 - Tempête dans mon trou
2278 - Baignades d'ermite
2277 - Un hibou dans la nuit
2276 - Mes ennemis les frileux
2275 - Ermite aux pieds sur terre
2274 - Mon jardin d’ermite
2273 - La récolte des fagots
2272 - Un étrange visiteur
2271 - Ma demeure d’ermite
2270 - Un homme clair
2269 - Un foyer au fond de la forêt
2268 - Les raisons du peintre
2267 - La célibataire
2266 - Les femmes
2265 - Une femme
2264 - France sous les étoiles
2263 - Un homme hors du monde
2262 - Homme de feu
2261 - Rencontre du troisième type
2260 - Voyage
2259 - Déprime
2258 - Fiers de leur race
2257 - La fille lointaine
2256 - Le Noir méchant
2255 - L’attente
2254 - J’ai entendu une musique de l’an 3000
2253 - Le modèle
2252 - Blonde ordinaire
2251 - Mâle archaïque mais authentique
2250 - La femme et la flamme
2249 - Voyages au bout de la terre
2248 - Ma chambre
2247 - Le vieil homme entre ses murs
2246 - L'ovin
2245 - Vous les mous, les mouches, les mouchards
2244 - Mon humanisme fracassant
2243 - Ma cabane sur la Lune
2242 - Les marques rouges du ciel
2241 - Je reviens !
2240 - Une fille de toque
2239 - La légèreté de la Lune
2238 - Janvier
2237 - Elena Yerevan
2236 - Oiseaux de rêve ?
2235 - J’irai vivre à la campagne
2234 - Fiers de leurs péchés
2233 - Deux faces
2232 - Le soleil de la jeunesse
2231 - Dans les bois
2230 - Nuit de vents
2229 - Mon fauteuil de lune
2228 - Le sourire d’une marguerite
2227 - Je ne suis pas antiraciste
2226 - Qui est-elle ?
2225 - L’arc-en-ciel
2224 - Je suis parti dormir sur la Lune
2223 - La sotte intelligence
2222 - Leurre ou lueur ?
2221 - Clinchamp, cet ailleurs sans fin
2220 - La tempête Trump
2219 - Femme de lune
2218 - Une plume de poids
2217 - Douches glacées
2216 - Les arbres et moi
2215 - Je pulvérise le féminisme !
2214 - J’aime les vieux “fachos”
2213 - La surprise
2212 - Promenade en forêt
2211 - Je vis dans une cabane
2210 - Plouc
2209 - Je suis un mâle primaire
2208 - Musique triste
2207 - Ma cabane au fond des bois
2206 - Hommage à Christian FROUIN
2205 - Installation sur la Lune
2204 - Barreaux brisés
2203 - Affaire Pélicot : juste retour de bâton du féminisme
2202 - L’abbé Pierre, bouc-émissaire des féministes
2201 - Par tous les flots
2200 - Votre incroyable aventure !
2199 - Je ne suis pas en vogue
2198 - Jadis, je rencontrai un extraterrestre
2197 - Dernière pitrerie
2196 - Alain Delon
2195 - Je déteste les livres !
2194 - L’esprit de la poire
2193 - Je ne suis pas citoyen du monde
2192 - Ma cabane dans la prairie
2191 - Devant l’âtre
2190 - Plus haut que tout
2189 - Pourquoi la femme vieillit si mal ?
2188 - Je prends l’avion
2187 - Sous la Lune
2186 - La pourriture de gauche
2155 - L’horloge
2154 - A la boulangerie de Mont-Saint-Jean
2153 - L’écologiste, ce primitif
2152 - Madame Junon
2151 - Chemins de pluie à Clinchamp
2150 - Voyage vers Mars
2149 - Galaxies
2148 - Je suis de la droite honteuse
2147 - Les écrivains sont des poids morts
2146 - L’héritage de Clinchamp
2145 - Clinchamp, une histoire sans fin
2144 - Vent de mystère à Clinchamp
2143 - Ma cachette à Clinchamp
2142 - Randonnée à Clinchamp
2141 - Eclipse de Lune à Clinchamp
2140 - Un arc-en-Ciel à Clinchamp
2139 - Clinchamp sous l’orage
2138 - J’ai rêvé de Clinchamp
2137 - Jour de l’An à Clinchamp
2136 - Vacances d’été à Clinchamp
2135 - Attente à Clinchamp
2134 - Un jour ordinaire à Clinchamp
2133 - Or de France
2132 - La compagne des esseulés
2131 - Loup de lumière
2130 - Spleen
2129 - Le pitre
2128 - Les corbeaux de Clinchamp
2127 - Un homme heureux à Clinchamp
2126 - Le mouton
2125 - Des lutins à Clinchamp ?
2124 - Je suis fort !
2123 - Paroles prophétiques
2122 - L’égalité entre les hommes est injuste !
2121 - L’idéaliste de gauche
2120 - La femme est la monture de l’homme
2119 - Clinchamp sous la neige
2118 - Le Nord et le Sud
2117 - Pourquoi j’aime Clinchamp ?
2116 - Convaincre Blandine
2115 - Un couple de vieillards à Clinchamp
2114 - Le facteur de Clinchamp
2113 - Tristesse et beauté à Clinchamp
2112 - L’Art
2111 - Botte à l’oeuf
2110 - Les bûcherons de Clinchamp
2109 - Le coucou de Clinchamp
2108 - BFMTV : l’écran de la vérité
2107 - Lettre anonyme
2106 - Je ne suis pas amoureux de Paris !
2105 - Un jour d’hiver à Warloy-Baillon
2104 - La femme soumise brille comme une casserole
2103 - Les chouettes de Clinchamp
2102 - Quand la tempête s’abat sur Clinchamp...
2101 - L’aile et la pierre
2100 - Mes amis les maudits
2099 - Le brouillard de Clinchamp
2098 - Artiste de gauche
2097 - L’éternité dans la tête
2096 - Toussaint à Clinchamp
2095 - Chagrin échappé
2094 - Clinchamp-sur-Mystère
2093 - Les cafards
2092 - Loup des airs
2091 - Le loup de Clinchamp
2090 - En latin, c’est plus beau !
2089 - Les patates de Clinchamp
2088 - L’enfant des airs
2087 - Ciel de France
2086 - Thaïs d’Escufon
2085 - Les tomates de Clinchamp
2084 - Jérôme Bourbon
2083 - Les chats de Clinchamp
2082 - Poupée d’ailleurs
2081 - Pierre de feu
2080 - Les champs de Clinchamp
2079 - L’éclosion
2078 - Vacuité des bouquinistes
2077 - Les toits
2076 - Freud
2075 - Sport
2074 - Le simplet de Clinchamp
2073 - Les oiseaux de Clinchamp
2072 - Je ne suis pas cartésien
2071 - Au cimetière de Clinchamp
2070 - Le Panthéon pour Hugo, l’évasion pour Izarra
2069 - Les rats de la France
2068 - Le curé de Clinchamp
2067 - Mon trou à Clinchamp
2066 - Saint-Léonard-des-Bois
2065 - Les cloches de Clinchamp
2064 - Un épouvantail à Clinchamp
2063 - Les rêves de Clinchamp
2062 - Je suis raciste
2061 - L’injustice sociale ne me choque pas
2060 - Les femmes de Clinchamp
2059 - Les jours vides de Clinchamp
2058 - Une grand-mère
2057 - Clinchamp vers 1970
2056 - La femme de soixante ans
2055 - Sale temps à Clinchamp
2054 - Un grand voyage en forêt
2053 - L’ailé et l’aliéné
2052 - Souvenirs lointains
2051 - Domestication d’une greluche
2050 - Déprime à Clinchamp
2049 - L’amour à Clinchamp
2048 - Les Droits de l'Homme, c'est la négation de l'homme !
2047 - Les hivers de Clinchamp
2046 - Les chemins de Clinchamp
2045 - Seul au monde
2044 - Ne me parlez pas d’amour
2043 - Tristesse de l’été
2042 - Jour de fête à Clinchamp
2041 - Monsieur Lecon
2040 - Châtelain
2039 - Les ailes de Clinchamp
2038 - Tremblement de terre
2037 - Nuit d’amour
2036 - Pluie de joie à Clinchamp
2035 - Les gauchistes
2034 - Clinchamp sous les clartés lunaires
2033 - Henri d’Anselme, héros hétéro rétro
2032 - Les hirondelles
2031 - Retraite dans la forêt
2030 - Mon bosquet
2029 - L’or de Clinchamp
2028 - Sur le chemin
2027 - La souche
2026 - Clinchamp, ce voyage sans fin
2025 - Sardines à l’huile
2024 - Les fantômes
2023 - Le silence de la forêt
2022 - Les arbres
2021 - Les joies de Clinchamp
2020 - La merde républicaine
2019 - Les ailés
2018 - Les soirées de Clinchamp
2017 - Parasite
2016 - Clinchamp, les routes de l’ennui
2015 - Moi français, je déteste les migrants !
2014 - Répugnante
2013 - Les complotistes
2012 - Je déteste les livres de philosophie !
2011 - Le bossu de Clinchamp
2010 - La lumière de Clinchamp
2009 - Les crépuscules de Clinchamp
2008 - Les nuits à Clinchamp
2007 - Les aubes de Clinchamp
2006 - Je suis un oiseau à Clinchamp
2005 - Les rats de Clinchamp
2004 - Les papillons de Clinchamp
2003 - Les richesses de la normalité
2002 - Le Rimbaud des bobos
2001 - Les vaches de Clinchamp
2000 - La folle de Clinchamp
1999 - Mon ego solaire
1998 - Vague Lune
1997 - Ma cabane à Clinchamp
1996 - Moi, IZARRA
1995 - Mais qui donc est Dardinel ?
1994 - La Dame Blanche de Clinchamp
1993 - Le Dalaï-Lama
1992 - Pluie à Clinchamp
1991 - Je suis sexiste
1990 - Les flammes du printemps
1989 - Le rustaud de Clinchamp
1988 - Les larmes d’Amsterdam
1987 - Clinchamp, terre d’envol
1986 - La Joconde de Clinchamp
1985 - Face cachée de Clinchamp
1984 - La clocharde de Clinchamp
1983 - Je suis un extraterrestre
1982 - Clinchamp sous les éclats de novembre
1981 - Clinchamp au bord des larmes
1980 - Les fantômes de Clinchamp
1979 - Les pissenlits de Clinchamp
1978 - Clinchamp : fin et commencement de tout
1977 - Amsterdam
1976 - J’habite sur la Lune
1975 - Secret de Lune
1974 - Les ailes de la Lune
1973 - Voir Clinchamp et sourire
1972 - La pierre et l’éther
1971 - Clinchamp, au bonheur des larmes
1970 - Clinchamp, mon dernier refuge
1969 - Croissant de Lune
1968 - Mais d’où vient donc la Lune ?
1967 - Lune lointaine
1966 - Lune éternelle
1965 - Sandrine, notre voisine
1964 - Rêve de Lune
1963 - Lune des rêves
1962 - La Lune dans le bleu
1961 - Lune ultime
1960 - Les tourmentés
1959 - Clinchamp, paradis des ombres
1958 - Lune absente
1957 - Je raffole des commérages !
1956 - Clinchamp : royaume des humbles
1955 - La Dame dans le ciel
1954 - Palmade : de la gloire au gouffre
1953 - Evasion
1952 - Tatouages, ces marques de faiblesse
1951 - L’égalité est un enfer !
1950 - Repas sur l’herbe à Clinchamp
1949 - Escale à Clinchamp
1948 - Beauté morbide de la Lune
1947 - J’ai dormi dehors à Clinchamp
1946 - Les humanitaires sont des parasites !
1945 - Sur les routes de Clinchamp
1944 - Une année à Clinchamp
1943 - Tristesse du printemps
1942 - Bulle de Terre
1941 - Jour de joie à Clinchamp
1940 - L’inconnu de Clinchamp
1939 - Le ciel de Clinchamp
1938 - Les éclats de Clinchamp
1937 - Le voyageur
1936 - Fête triste
1935 - Les antiracistes
1934 - Jean Messiha
1933 - Coeur gelé
1932 - Romantisme de pierre
1931 - La femme est sous mes pieds
1930 - Burcu Güneş, un air léger
1929 - Je déteste les pauvres !
1928 - Quand mon coeur s’allume
1927 - Intègre, entier, râpeux
1926 - Le cheval
1925 - Homme mauvais
1924 - Un trou sous le ciel
1923 - Hauteur de la Lune
1922 - Nulle part, là-bas, ailleurs
1921 - Belle Lune
1920 - Salades lunaires
1919 - Lettre à Reynouard
1918 - MARGUERITE OU L’HISTOIRE D’UNE VIEILLE FILLE
1917 - Récoltes lunaires
1916 - Je suis français de souche
1915 - Lune mortuaire
1914 - Clinchamp, cité des oubliés
1913 - Clinchamp, l’air de rien
1912 - Clinchamp, sommet du monde
1911 - La pollution, c’est la vie !
1910 - Seule au monde ?
1909 - Le Ciel et la Terre
1908 - Lune de haut vol
1907 - La Lune s’allume
1906 - Nuit sombre
1905 - Soupe de Lune
1904 - Puretés raciales
1903 - Lune-pizza
1902 - La grande question
1901 - Amiens
1900 - Pleur de Lune
1899 - Rêve d’amour
1898 - Vive le patriarcat !
1897 - La libellule
1896 - L’eau qui m’éclaire
1895 - Une question de clarté
1894 - La Lune dort
1893 - Les artifices du spirituel
1892 - Lune normale
1891 - Ni chauffage ni travail
1890 - Lune de fer
1889 - Molle Lune
1888 - Insensible aux malheurs des autres
1887 - Mon visage de vérité
1886 - Amante russe
1885 - J’écris
1884 - Lune martiale
1883 - Je suis un incapable
1882 - Lune creuse
1881 - 1975
1880 - L’éclat d’un fard
1879 - Amour impossible
1878 - Femme au foyer
1877 - L’esprit de la Lune
1876 - Ingérence féministe
1875 - Cratères lunaires
1874 - Lune d’effroi
1873 - Lune des chats
1872 - Les athées
1871 - Lune d’or
1870 - Lune carrée
1869 - Lune de miel
1868 - Folle lune
1867 - Jour de joie
1866 - SMARPHONES : abrutissement des masses
1865 - Sombre lune
1864 - Les mouches
1863 - Ma vie simple
1862 - Clinchamp, terre lointaine
1861 - Je suis un conservateur
1860 - Lune de glace
1859 - Le lac
1858 - Qu’est-ce que la beauté ?
1857 - Lune blanche
1856 - Lune de mer
1855 - Lune de feu
1854 - Présence immortelle
1853 - Surprenante Lune !
1852 - L’éclat de la Lune
1851 - Epis lunaires
1850 - L’autre Lune
1849 - L’amie des cheminées
1848 - Lune morte
1847 - Lune Parmentier
1846 - Lune fatale
1845 - Amour céleste
1844 - Grâces et disgrâces
1843 - Ma maison, c'est la Lune
1842 - Poids de la Lune
1841 - La morte visiteuse
1840 - Ma cabane sous la Lune
1839 - Bleu ciel
1838 - Histoire de lune
1837 - Suc de Turque
1836 - Stéphane Blet
1835 - Ciel bleu
1834 - Bonheur de rat
1833 - Redneck
1832 - Sur le rivage
1831 - Attraction lunaire
1830 - Je suis anti-féministe radical
1829 - Mais qui est-il ?
1828 - Je veux des frontières !
1827 - Les francs-maçons
1826 - Folies lunaires
1825 - Alunir, en un mot
1824 - “Comme ils disent”, chanson d’Aznavour
1823 - Lune tiède
1822 - Globe de rêve
1821 - Effroi
1820 - Vangelis
1819 - L’air de la Lune
1818 - La campagne
1817 - Lune tombale
1816 - Les cailloux
1815 - Je déteste Paris !
1814 - Boules de neige
1813 - Je n’ai pas peur
1812 - Parler vrai
1811 - Les hommes simples
1810 - Quand la Lune panse
1809 - Régine : extinction d’un feu
1808 - Morte veilleuse
1807 - Coeur de pierre
1806 - Noir
1805 - Mystère de la Lune
1804 - Jackson Pollock
1803 - En pleine lumière
1802 - Harmonie des sexes
1801 - Dix ans dans l’azur
1800 - Pluie d’avril
1799 - Le gueux
1798 - Les pommes de pin
1797 - Voyage vers la Lune
1796 - Mystère d’une nuit
1795 - Une lumière turque
1794 - Sans coeur et avec écorce
1793 - Envolé !
1792 - Galante ou l’abcès crevé
1791 - La lumière du Bosphore
1790 - Claude Monet
1789 - Rat aristocrate
1788 - Ukraine : sortez de vos ornières mentales !
1787 - Tranche de ciel et plumes de la Terre
1786 - Les sots écolos
1785 - L’astre turc
1784 - L’Ukraine, je m’en fous totalement !
1783 - Vive la guerre !
1782 - Réponses à un coatch
1781 - Droite pure
1780 - Vains hypersensibles
1779 - Mes valeurs vives
1778 - Le secret
1777 - Force et lumière
1776 - De l’herbe à l’aiguillon
1775 - Jusqu’à la mort
1774 - Zemmour et les journalistes de gauche
1773 - Dur et juste
1772 - La flamme et le marbre
1771 - Mon chat est mort
1770 - Les frères Bogdanoff
1769 - J’ai rêvé de Natacha
1768 - Technologie
1767 - Vers la Lune
1766 - C’était la guerre
1765 - La “tondue de Chartres”
1764 - Dans le métro
1763 - Naissance d’un virus
1762 - Zemmour est-il un de Gaulle ?
1761 - Je suis grand
1760 - Jour de gloire
1758 - Une muse du Bosphore
1758 - Je suis un extrémiste
1757 - Les éoliennes
1756 - Femme terminale
1755 - Autoportrait
1754 - Je suis un sanglier
1753 - Faux fou
1752 - Les affaires
1751 - Octobre
1750 - Le fantôme
1749 - Les écrivains
1748 - Sauvez la France !
1747 - Mes sentiments de pierre
1746 - Une araignée raconte
1745 - Un coeur clair
1744 - Phallocrate
1743 - Les vaches
1742 - Les faibles sont mauvais
1741 - Les sans-visage
1740 - Le trouillard de gauche
1739 - Léonard de Vinci enfant
1738 - Mes froideurs sublimes
1737 - Le romantisme, c’est la décadence
1736 - La Joconde
1735 - La tour Eiffel
1734 - Le Soleil
1733 - Une boule de mystère
1732 - Les masqués
1731 - Burcu Günes, l’or turc
1730 - Léa Désandre
1729 - Le père Dédé
1728 - “Blanc lumière” de Pollock
1727 - Les kikis et les cocos
1726 - Les funérailles de Belmondo
1725 - Pôle Sud
1724 - Vierge au mariage
1723 - La forêt
1722 - Le réveil des clochers
1721 - En septembre
1720 - Extraterrestre
1719 - Ni cagoule ni sérum
1718 - L’astre des morts
1684 - Enfants du monde
1679 - Vie d’élite
1328 - Je suis apolitique
115 - Le cygne
114 - Le spleen de Warloy-Baillon
113 - Les visiteurs
112 - La Lune
111 - L’amant des laides
110 - Mémoires d’un libertin
109 - Une existence de pompiste
108 - Lettre à mes amis des listes sur Internet