lundi 24 mars 2025

2259 - Déprime

Le soleil éclate de beauté dans l'azur, les oiseaux chantent dans les nues, les nuages ressemblent à des rêves blancs, les gens qui m'entourent arborent des visages radieux et pourtant mon âme sombre dans une étrange obscurité.
 
Le printemps me désenchante, la caresse de la brise m'afflige, l'air chargé de joie m'ennuie.
 
Pour que fleurisse mon bonheur d'esthète au coeur de rat, j'ai besoin de brume, de crépuscule, de profondeurs caverneuses. Les légèretés de ce mois de mars avec ses aubes nouvelles pleines de fraîcheur et de clarté me font l'effet d'un deuil.
 
Je suis ainsi fait qu'un peu de lumière, deux ou trois pâquerettes, quelques scènes de banale insouciance suffisent pour me précipiter dans un océan de peine. Je ne sais pas pourquoi, mais les beaux jours sont pour moi des sujets de déprime.
 
Je ne perçois la richesse de l'existence, ne ressens la chance d'être sur Terre, ne me sais glorieux, n'espère des lendemains brillants que lorsque je me retrouve dans les lourdeurs de la boue, sous les pesanteurs du ciel, au ras des cailloux.
 
Mon bien-être est dans le gouffre de la solitude, l'ombre des heures cafardeuses, le fracas de l'intempérie ou le silence de la glace.
 
Mais pas dans les ailes des papillons, les rues transfigurées par la belle saison ou bien dans le rire des enfants. Tout cela au contraire me rend triste.
 
Je ne me réjouis que dans les senteurs de caveau qu'exhale l'humus, les plaintes lugubres que m'adressent les corbeaux, les noirs horizons et leurs mortelles promesses, les ténèbres qui m'attendent le soir au fond des bois...
 
Là sont mes vertiges.
 
Tout s'allume en moi dès que le monde s'éteint.
 
Et tout meurt à mes yeux tandis que resplendissent les matins d'artifices.
 
Les premières douceurs printanières me rendent toujours mélancolique : les dentelles de ces journées sans poids succédant à l'enclume de l'hiver agissent sur moi comme un interminable dimanche dénué de saveur.

La fleur m'emmerde, l'épine m'enflamme.

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lundi 17 mars 2025

2258 - Fiers de leur race

Contrairement à ce que prétendent les négationnistes de la pureté de l’extraction, de l’intégrité de la généalogie, de la valeur de la famille, la couleur de notre peau est capitale : elle constitue notre identité profonde. Les hommes de la Terre sont naturellement attachés à leur race, à leur sang, à leurs références communautaires, au point qu'ils tirent tous grande fierté de leurs origines ethniques.
 
Les Basques sont fiers d'être basques et d'arborer leurs apparences les plus typiques, ainsi que les Peuls, les Japonais, les Pygmées, les Inuits, les Suédois etc.
 
Il est très hypocrite, et très faux, de soutenir que la teinte de l'épiderme, l'aspect des physionomies, les types raciaux n'ont aucune importance pour les humains. Les individus ne sont pas interchangeables, ils tiennent à leurs particularismes.
 
Ils veulent tous des parents qui leur ressemblent, des enfants qui sont leurs reflets.
 
Dans toutes les sociétés, qu'elles soient primitives ou bien évoluées, anciennes ou actuelles, leurs membres défendent la mémoire de leurs aïeux et chérissent les caractéristiques de leur génération.
 
Nul n'est indifférent d'être issu de telle ou telle souche. Chacun de nous sur le globe exhibe le visage de son ascendance, montre l’image ineffaçable de ce qu’il est dans sa vérité biologique, transmet les germes congénitaux de son histoire génétique.
 
Chaque tribu, chaque lignée, chaque peuple se réclame de ses ancêtres, de ses racines et porte avec gloire son étendard de richesses héréditaires.
 
Noirs, blancs, jaunes, marrons, clairs, foncés, pâles ou sombres, grands, petits, moyens, hirsutes, imberbes, plus ou moins typés, nous incarnons les fruits variés de l’Humanité.
 
D’où la portée essentielle de ce qui nous caractérise avec l’originalité de nos traits, la variabilité de notre pigmentation, la diversité de nos dons. Mais également avec nos spécificités anatomiques, nos performances corporelles et intellectuelles, nos capacités ataviques, qu’elles soient individuelles et collectives, etc.
 
Les figures contrastées des bipèdes, leurs natures inégales, leur constitution hétérogène, leurs aptitudes et avantages arbitraires sont aussi précieux et admirables que les multiples fleurs embellissant le monde, du pissenlit grossier à la rose délicate.

Chaque mortel ici-bas souhaite afficher sa face singulière en plein soleil autant qu’aux yeux des autres.

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dimanche 16 mars 2025

2257 - La fille lointaine

Texte d'après un tableau du peintre Aldéhy

L'antillaise aux yeux verts a le regard chargé de braise et allégé d'azur, l'âme enrichie d'oiseaux, la tête pleine de nuages... Heureuse d'être née avec le visage comme une fleur, elle se plaît à rayonner sous la clarté du jour autant que dans le secret de la nuit.
 
Elle rêve sur le rivage en attendant un bonheur plus grand encore.
 
Sa beauté mérite l'éclat d'un Soleil nouveau, les feux d'un chevalier élu, l'or d'un pirate ailé, elle le sait.

Elle veut découvrir des étoiles échouées sur le sable, étreindre des flammes descendues des nues et voir rouler à ses pieds l'écume mêlée de ciel.

C'est un conquérant et non une chimère qui lui offrira un supplément de lumière. C'est un roi et non un humble qui l'embrassera. C'est un astre et non une ombre qui l'aimera. 

Elle espère rencontrer l'amour surgi de l'horizon et sur sa peau bistrée recevoir les baisers de l'évasion. Elle frémit déjà de sentir les douceurs lointaines et de savourer les brûlures adorées.

Sur son île perdue elle ouvre les bras aux vents de la Terre entière.

Pour finalement avoir trouvé son trésor, son ange et sa folie dans le coeur du peintre qu'elle fixe pour l'éternité.

vendredi 14 mars 2025

2256 - Le Noir méchant

Hideux, le regard féroce, ruisselant de haine, le Noir qui me faisait face incarnait la méchanceté pure.
 
Je le connaissais de vue et n'ignorais rien de sa détestable réputation. Aussi l'avais-je systématiquement évité, jusqu'à ce jour funeste où les circonstances le mirent sur mon chemin.
 
De près, il n'en paraissait que plus diabolique. Cela se sentait non seulement à ses apparences mais également aux mauvaises ondes qui se dégageaient de sa personne.
 
Son visage sombre aux traits grossiers, effrayant à voir, brûlait comme un charbon.
 
Raciste de la pire espèce, il en voulait à tous les Blancs.
 
Pour l'unique argument que ces honnêtes gens étaient nés avec une belle peau claire. Bien entendu, il ne revendiquait jamais aussi ouvertement son absurde et immonde grief.
 
Il trouvait à chaque fois des excuses pour justifier ses attaques contre les occidentaux en général et les blonds en particulier. Aucune ne tenait la route évidemment, mais il se posait abusivement en victime atavique des peuples européens et faisait semblant de croire à ses fables pour mieux convaincre ses proies qu'il avait bien raison d'agir ainsi... Précisons que, fort prudemment, il choisissait toujours ses boucs émissaires moins musclés que lui.
 
Bref, il se dressait là à quelques pas de moi, couteau au poing
 
Sa bêtise s'accordant sinistrement à la laideur de son âme, il me menaçait de sa lame vengeresse sans trop savoir ce qu'il devait me reprocher en ce cas précis, si ce n'est la couleur de mon épiderme. Juste avant de brandir son arme vers moi, il venait de m'injurier sous prétexte que ma face de français lui semblait trop blanche à son goût... Ce qui à ses yeux suffisait amplement à légitimer son attitude, n'ayant rien trouvé d'autre de coupable dans mon comportement.
 
Et moi, pauvre diable idéaliste au coeur rempli de bonté, citoyen éveillé pétri d'idées humanistes, homme de bonne volonté éduqué selon les préceptes chrétiens les plus louables, je ne savais quoi répondre devant cette enclume de noirceurs.
 
De tout temps la société m'avait inculqué que les Africains représentaient le meilleur de l'Humanité. Pour le simple motif qu'ils étaient des natifs du "continent afro"...
 
Et moi, naïvement, parce que j'ai un bon fond et suis naturellement charitable, dénué de malice, ne désirant que le bonheur de mon prochain, j'avais accepté cet évangile sans discuter. A ce moment je pensais encore que cet individu dont je redoutais tant de croiser l'ombre, pour maléfique qu’il fût, n’en était pas moins accessible aux sentiments les plus estimables, pour peu qu’on les lui proposât sur un plateau de sincère bienveillance.
 
Comme je me trompais !
 
Tandis que je mettais en pratique ces nobles conceptions, invitant mon agresseur à la rédemption, à l’élévation de ses pensées, à l’amour de ses semblables, pour toute réponse je reçus ses crachats les plus fielleux.
 
Les faits me prouvaient la fausseté, l'erreur, la sottise d'une telle mentalité consistant à embellir la réalité, à mentir au nom d'une idéologie puérile, irresponsable autant que mortifère.
 
En un instant je fus totalement désillusionné.
 
D’un coup de talon bien ajusté je désarmai le méchant négroïde et le livrai à la police qui le traita comme il le méritait : avec une extrême sévérité, sans aucune indulgence du fait qu’il soit originaire d’Afrique.

A partir de cette mésaventure je sus que jamais plus je ne regarderais l’origine ethnique des êtres humains pour les juger, comme me l’avaient appris mes suspects pédagogues en me faisant croire que les populations racisées étaient nécessairement exemplaires, mais me fonderais sur leurs actes et rien que sur leurs actes.

Je venais de réaliser que s'il existait malheureusement toutes sortes de bipèdes malveillants sur cette Terre, cette dernière était finalement peuplée de beaucoup plus de gentils caucasiens qu'on ne le prétendait.

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mardi 11 mars 2025

2255 - L'attente

Texte d'après un tableau du peintre Aldéhy

Avec sa chevelure biblique, ses lignes vénusiaques et son regard farouche, cette femme ressemble à un mythe.
 
Ses allures sont celles d'une statue romaine : elle a les éclats d'un astre majeur et les grâces d'une créature céleste. Sa présence dans ce décor olympien annonce une cause supérieure.
 
Nous avons affaire, assurément, à une déesse aux prises avec des forces qui dépassent les platitudes du quotidien, à un être d'exception capable de se mesurer à d'anthologiques tempêtes.
 
Cette reine de légendes lointaines trône dans ses sommets pleins de brumes et d'azur. C'est un vivant tableau issu d'on ne sait quelle odyssée oubliée... Sa figure est divine et son air est aérien.
 
Serait-elle un ange tombé du Ciel ? Un cygne descendu de l'Empyrée ? Une prophétesse aux pensées d'éther et aux sentences de plomb ? A moins qu'elle ne soit l'envoyée d'une cosmique autorité apportant une vague de légèreté au monde ? Il ne lui manque que des ailes pour en être réellement convaincu... Tout est imaginable en la voyant ainsi, si impériale, si immense...
 
Cette sculpture de chair pourrait incarner n'importe quelle flamme : devant le moindre mortel, elle brille souverainement.
 
Que fixe-t-elle si impérieusement à l'horizon ?
 
Elle se tient debout face à une perspective magistrale, comme prête à s'engager dans un destin à hauteur des nues.
 
On la suppose sentinelle de quelque voile d'envergure venue débarquer ses héros, guetteuse d'argonautes fatigués mais glorieux, vigile scrutant des terres fabuleuses aux clartés prometteuses...
 
Les apparences la magnifient.
 
En réalité, aussi solennelle et superbe que paraisse cette féminité dans sa noble attitude, voici simplement ici une épouse qui attend le retour de son mari parti avec son petit panier d'osier ramasser des oeufs pour l'omelette du soir.
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dimanche 9 mars 2025

2254 - J'ai entendu une musique de l'an 3000

Des forces mystérieuses dont je ne pourrais expliquer ni l'origine ni la raison se sont heurtées à ma réalité de tous les jours et mon esprit s'est envolé vers des hauteurs fabuleuses.
 
Ravi du présent par un souffle inconnu, j'ai fait une incursion dans un futur lointain.
 
Ai-je vécu cette histoire palpable en perdant connaissance ? Ou bien rêvé debout, dur comme fer, un monde hors de notre portée ? Comment savoir ? Vision de feu ou matérialité subtile traversant ma tête toute étourdie ? Je l'ignore. Toujours est-il que je suis parti. Ce voyage extraordinaire a duré quelques minutes. Transporté je ne sais comment en un siècle inconcevable, j'ai pu accéder à une expérience prodigieuse.
 
Revenu sain et sauf de cette aventure fulgurante, je vais vous rapporter les merveilles perçues lors de mon bref séjour.
 
Bien que j'ignorasse où je me trouvais précisément, en France ou ailleurs, fort étrangement je savais pourtant de manière certaine que ma conscience, éjectée momentanément de mon corps, venait d'atterrir quelque part sur cette Terre vers l'an trois mille de notre ère.
 
Un saut de mille années en avant !
 
Là je fus témoin d'une scène assez vague mais intense : une assemblée d'humains disposés en cercle, les uns s'affairant autour d'objet indéfinis au premier abord, les autres les observant. Les paroles, la langue, les gestes de ces gens m'étaient étrangers. Je n'ai pas saisi immédiatement de quoi il était question.
 
Mais j'ai très clairement entendu.
 
Ces hommes et ces femmes réunis sous ce ciel serein d'un autre millénaire jouaient de la musique. Jamais mes oreilles n'avaient ouïe de tels sons. Ces ondes me paraissaient bleues, blanches, claires, et elles me pénétraient, résonnaient dans mon âme comme autant d'ailes. Pareilles à de vivantes plumes, elles tournoyaient dans l'azur de mon être. Ces notes brillaient, s'allégeaient pour devenir des papillons, des oiseaux, des flammes.
 
En écoutant cette composition musicale, un surplus d'humanité entra en moi. C'est-à-dire, une vague de divinité, un flot de nuages, un flux céleste. Une caresse sacrée et un orage de délicatesses à la fois, une gerbe d'étoiles et une braise de fleurs mêlées. La gifle magistrale du Cosmos contre ma face de rat ! La brûlure de la beauté sur mes médiocrités de mortel... La flèche de la pureté suprême dans mon coeur alourdi de péchés.
 
L'harmonie produite par ces instrumentistes prenait racine dans des sources vertigineuses, dissimulées aux intelligences de notre époque. L'on interprétait une oeuvre classique, cela se sentait. Je distinguais des formes pleines de sens et de profondeur, des reflets éclatants sur des matières savamment forgées, des lignes élégantes conçues pour des causes supérieures.
 
De cet orchestre sortaient un chant de vie.
 
La mélodie était émise par des ventres, des gorges, des flancs et des bouches plus que par de simples cordes et cuivres. Les artistes de ce temps avaient de toute évidence accès à des sphères encore invisibles à nos yeux profanes.
 
Jamais je n'oublierai les altitudes où ces accords m'ont emporté !
 
De retour sous notre Soleil actuel après cet inexplicable bond temporel, je savourai longtemps le nectar de l'éternité dont je venais de boire une gorgée.

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mardi 4 mars 2025

2253 - Le modèle

Texte d'après un tableau du peintre Aldéhy
 
En la voyant vous pensez que de ses yeux d'azur elle vous regarde avec aplomb. Mais non, ce n'est pas vous qu'elle fixe ainsi de ses prunelles de plomb.
 
Elle jette plutôt ses flammes sur le peintre qui est en train d'étaler son image sur la toile.
 
Son image, c'est-à-dire son âme.
 
Entre ce visage et le virtuose qui le reproduit sur la surface blanche et lisse de son support, c'est une longue histoire.
 
Mais dans cette affaire c'est le maître des apparences qui a de toute façon le dernier mot. C'est lui qui dirige, décide, met en forme.

Au fil de son pinceau il révèle les pensées de son modèle. Touche après touche, couleur après couleur, mêlant habilement ombres et clartés.
 
Il lui donne vie.
 
Cette ingénue sort donc de l'invisible, peu à peu. L'artiste la fait apparaître sur son tableau, fidèlement. Sans autre fard que le réel. Avec toute la crudité et la subtilité de son talent, il la met en scène à l'intérieur de son cadre. Et c'est là précisément que, paradoxalement, elle surgit avec éclat dans notre monde : sublimée, embellie, plus vivante que nature.
 
Alors, bien campée dans son rôle de sujet central, elle joue son propre jeu.
 
Elle exécute son numéro, se donne en spectacle, se pose en star.
 
Bien à sa place derrière le chevalet de son créateur qui la dévoile, elle fait ce qu'on lui demande de faire : la potiche.
 
Tout simplement. Mais merveilleusement.
 
Elle excelle en cela.
 
Par la magie de l'Art, elle accède à la réalité, à portée de votre vue. Elle est là, sous le feu de votre oeil scrutateur : c'est vous qui la sondez finalement de votre lumière introspective, pas elle.

Sa postérité dépendra de l'attention que vous lui porterez.
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mercredi 26 février 2025

2252 - Blonde ordinaire

Textes d'après un tableau du peintre Aldéhy
 
Elle a beau poser sur ma couronne de loup son oeil de lionne, je ne lèverai pas plus le regard vers sa face facile. Elle est un soleil brûlant, je suis une pierre gelée. Elle est dorée comme une gerbe de blé qui rayonne, je suis aussi hivernal qu'un ogre solitaire dans sa retraite polaire.
 
Cet astre félin est trop tendre pour mes crocs de carnassier. Certes il brille dans le ciel de ce siècle et éblouit les âmes légères qui convoitent les sommets les plus flatteurs... Mais moi je préfère les brunes à cet agrume.
 
La brume et la Lune siéent mieux à mon coeur endurci que cette flamme d'or.
 
Elle est une dune, un sable chaud, une vague de feu, je suis un pic de glace.
 
Ses rivales à la peau mate et à la crinière crépusculaire m'agréent davantage que ses clartés de papillon.
 
Les déesses foncées ont plus de pigments et de piment. Leur éclat ténébreux est pareil à un charbon dans la neige. Les ombres et lumières de ces joyaux sombres sont plus contrastées.
 
Cette femme, trop claire à mes yeux, est surtout une image en vogue. Elle est une braise il est vrai, mais moi je ne me chauffe qu'aux tranchantes ardeurs.
 
Le visage flamboyant de cette fleur blanche est pour moi une tiédeur. Elle plaira, je le sais, aux amateurs de perles passagères. Mais cette chose précieuse qui bat si fort dans ma poitrine de sauvage dédaigne la banale beauté, fût-elle aussi resplendissante.

Je demeure insensible à ces blondes incendiaires aux sourires enjôleurs qui ressemblent à des magnolias. Ce qui me fait rêver, ce sont plutôt les vertes pommes, dures ronces et rudes châtaignes !

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dimanche 16 février 2025

2251 - Mâle archaïque mais authentique

Moi je suis de la vieille, très vieille école.
 
Selon mes critères, la femelle doit ramper respectueusement aux pieds, que dis-je, aux bottes de son seigneur et mari. Soumise, docile, silencieuse et asservie avec amour à son conjoint, elle consent à  jouer son rôle de mère, d'épouse, d'amante, de couturière, de ménagère, de cuisinière sans broncher.
 
J'appartiens au monde révolu, périmé, oublié que certains qualifieront de "rance", et je le revendique.
 
Je suis un sanglier de la France archaïque, caricaturale et même "nauséabonde" comme disent les gauchistes, je sais.
 
Certes je n'ai pas la carrure musculaire d'un macho mais mon mental est intègre, j'ai un authentique esprit de mâle dominateur phallocrate pro-patriarcat, non celui d'une flasque fiottasse. De nos jours même des hommes au physique de boxeurs ont parfois des mentalités de caniches. Je défend des valeurs insoutenables aux yeux de bien de mes contemporains mais je m'en moque, c'est ainsi que je pense et ressens les choses de ma réalité intime.
 
La véritable citadelle de la femme est aux casseroles, aux chaussettes trouées, aux culs merdeux des marmots qu'elle torche et allaite, derrière le tablier, à la serpillière, loin du fauteuil royal qu'elle cède avec effacement à son époux, enfin sa place privilégiée est également dans l'alcôve.
 
Elle satisfait naturellement tous les désirs de son roi chéri. Dans le secret de l'hyménée, elle accède à ses caprices, trop heureuse de faire son bonheur sous les draps nuptiaux.
 
En échange le maître de son foyer la protège, la choie, l'aime avec douceur ou virilité selon son humeur, pourvoie à ses besoins domestiques et à son confort, veille à son bien-être, la comble matériellement, la respecte, lui offre des fleurs ou des orties, des soutiens-gorge à dentelles, un balai ou des fraises, bref il la traite en reine de sa demeure.
 
Voire, la couvre de cadeaux à sa guise et sans restriction, s'il en a encore les moyens financiers...
 
Et même si c'est lui qui prend toutes les décisions, il écoute quand même patiemment ses avis.
 
Bien entendu il ne frappe pas sa compagne, jamais. Sauf si cette dernière le lui demande explicitement, ce qui arrive parfois, très conscience qu'elle est, finalement, de sa féminine insuffisance, toujours soucieuse de mieux faire.
 
Je suis fait ainsi : sans nuance ni délicatesse sur ces sujets sensibles.
 
Après chacun est libre de me critiquer, je m'expose au fer vengeur et accepte le glaive de me adversaires.
 
Au moins nul ne m'accusera pas de faire preuve d'hypocrisie. J'affiche les sentiments naturels qui sont en moi, aussi extrêmes et radicaux qu'ils soient. J'affirme que c'est ainsi que, idéalement, je conçois le couple sain et équilibré, hors des vogues ou dérèglements de ce siècle.

J'aspire fondamentalement, selon la loi cosmique, universelle, intemporelle inscrite en lettres de feu dans mes gènes masculins, à ce modèle. Qu'il soit déplaisant à cette société où je vis, je peux l'admettre. Mais, je n'y puis rien c'est ainsi que, profondément, je vois les rapports entre Adam et Eve : de manière tranchée, définitive, immuable.
 
Qu'on le veuille ou non, qu'on s'en désole ou pas, c'est comme ça que je perçois la perfection dans le lien conjugal.
 
J'assume tout ce que je suis, je ne renie rien. Sur ce point je ne fais pas dans la demi-mesure mais dans le gros coup de massue !
 
A prendre ou à laisser.
 
Cependant j’annonce la couleur : je l’écris noir sur blanc sans aucune ambigüité.
 
Je ne force personne à adhérer à mes vues mais elles sont ce qu’elles sont : à vomir tout net ou bien à avaler d’un bloc.

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samedi 15 février 2025

2250 - La femme et la flamme

Texte d'après un tableau du peintre Aldéhy

Avec son fichu rouge et sa cosmétique ardente, elle aimerait flamboyer comme l'oiseau, lui ressembler  dans ses légèretés, s'en approcher au plus près, imiter ses éclats, se confondre avec lui.
 
Et finalement, ne voir plus que l'animal vénéré à la place de sa face humaine.
 
A force de singer la bête à plumes, d'en adopter ses couleurs et ses allures, elle s'est totalement identifiée à celle-ci.
 
Après s'être consciencieusement fardée des mêmes artifices que la créature, s'appropriant et son port et son plumage, elle peut à sa guise admirer sa propre image idéalisée.
 
Sauf qu'elle se prend pour ce qu'elle ne sera définitivement pas : un volatile de choix.
 
Cette femme n'est plus que le reflet de ses illusions.
 
Elle croit avoir des ailes, elle n'a que des lourdeurs. Elle s'imagine arborer un visage de prix, elle ne montre que les preuves clinquantes de sa sottise. Elle pense plaire aux hommes en s'affublant de parures calquées sur celles du passereau, elle les fait rire...
 
Elle aura beau employer les moyens les plus recherchés, jamais elle ne rivalisera avec son modèle.
 
Convoitant les beautés que sa naissance ne lui a point accordé, elle rêve de s'élever dans les hauteurs esthétiques des êtres qui volent - anges ou oiselets -, mais ne fait que brasser du vent !
 
Ne sachant se contenter de la simplicité de ses traits naturels, elle court après d'imbéciles chimères.
 
Quête stérile ne la faisant nullement décoller de terre...
 
Il ne lui reste que ce miracle écarlate qui palpite sur sa main, pareil à une flamme.

Unique et inimitable. 
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mardi 11 février 2025

2249 - Voyages au bout de la terre

En vous plongeant dans ce recueil, vous vous retrouverez avec les pieds dans le purin.
 
Au coeur d'une cambrousse fangeuse, glaciale, ténébreuse. Mais authentiquement prégnante. Une campagne crue, vraie, autant piquante que caressante, pleine de fleurs et de ronces mêlées.
 
Cauchemardesque pour les uns, idyllique pour les autres.
 
Ces textes ont été écrits d'une plume gaillarde, épineuse, brutale, mais aussi avec les désuètes légèretés d'un esprit à la sensibilité sauvage et rustique issue d'un autre temps.
 
Ils s'adressent par conséquent à un lectorat avisé, mûr, viril.
 
Attendez-vous plus à recevoir des marrons et autres châtaignes en pleine face que de voir du vert.
 
Je vous emmène ici non pas dans vos rêves aseptisés de citadins en mal de doux pâturages mais dans un  véritable parcours de chasseurs en sabots ! Vous serez parfois enlisés dans la boue jusqu'au cou. Et d'autres fois, ensevelis sous un linceul de roses.
 
De l'oxygène, il y en aura quand même, soyez rassurés...
 
Sauf que la verdure, les bois, l'azur contenus dans cet ouvrage ne seront pas que des clartés mais également des ténèbres.
 
Mais je pourrais dire encore, paradoxalement, que ce grand air qui souffle à travers ces pages, ce sont aussi des flammes.
 
Brûlantes et lumineuses.
 
Venez vous égarer sur ces chemins incertains, loin de vos tièdes habitudes. Ce seront tantôt des sentiers de pierres, tantôt des sillons de glace. Souvent des routes âpres bordées de fossés. Remplis de mystères ou de désespoir. Vous voyagerez alors entre un horizon de tristesse et un ciel de brumes qui enchanteront vos âmes.
 
Ce livre n'est pas spécialement sulfureux non. Il sent simplement le fumier, la bouse de vache et la bave de crapaud.

Pas de littérature ici, point d'artifices, aucun enjolivement superflu mais rien qu'un immense trou dans la terre produit par le talon (talent) de l'auteur en marche.

2248 - Ma chambre

Le lit où je dors trône dans l'ombre tel un autel molletonné placé entre de bien modestes murs.
 
Ma couche est un merveilleux vaisseau immobile qui m'emmène chaque nuit à l'autre bout du monde.
 
Jamais vous ne verrez une pièce aussi conforme à l'idée que vous vous en faites selon l'imaginaire collectif : ici tout est à sa place, comme dans une image d'Epinal. La vraie caricature de l'antre du dormeur ! Le trou moelleux de l'ours polaire...
 
Ce lieu respire l'ancienneté.
 
Ma journée s'achève, il est tard et j'entre dans mon royaume intime le corps las, les pensées vagues, le coeur léger. Je me glisse sous la couverture et ajuste l'édredon par-dessus.
 
De ce nid de laine et de plumes s'élèveront bientôt mes rêves les plus fous autant que les plus paisibles.
 
L'oreiller est le point de départ de mes petites et grandes aventures nocturnes, aussi accordé-je un soin particulier à meubler et arranger ma chambre. Tout en sobriété.
 
Mon esprit se nourrit de simplicité, s'inspire de choses humbles, s'envole avec les feuilles mortes et non avec les marbres sculptés.
 
Il se repose mieux à la vue d'une gerbe de paille accrochée à la poutre, de quelques plantes séchées au-dessus de ma tête, d'une pomme de pin posée sur un rebord plutôt qu'entouré de lustre artificiel, de dorures fines ou de soie précieuse.
 
Par la fenêtre j'entrevois la clarté lunaire illuminant le ciel peuplé de mystères. Je lâche prise et me laisse emporter dans les profondeurs du sommeil.
 
Sous mes draps, je me sens comme dans un navire qui voguerait sur un océan de ténèbres aux vagues molles et lentes, vers de fabuleuses destinations...
 
Je rejoins alors les confins d'un univers immatériel, monte dans un espace infini aux horizons fantasmagoriques, plane dans un azur étrange aux nuages lumineux, atterris dans un paysage verdoyant aux arbres immenses et sans poids...
 
Je me réveille à l'aube, régénéré, tandis que trois gouttes de rosée frappent à mes carreaux. Je quitte ma caverne onirique pour me retrouver dans la fraîcheur d’un jour nouveau.

Le voyage de l'âme est terminé, c'est maintenant l'heure de vivre sur la Terre !

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samedi 8 février 2025

2247 - Le vieil homme entre ses murs

(Texte d'après un tableau du peintre Aldéhy)

Le vieil homme regarde la mer, confortablement assis sur le mur, son poste d'observation favori, heureux d'être depuis toujours là où le sort l'a définitivement fixé.
 
Il embrasse le lointain de son regard paisible en soupirant de satisfaction : il sait que jamais il ne se laissera emporter par le large, son coeur étant bien trop solidement enraciné au plancher des vaches pour entreprendre une telle folie ! Viscéralement dépendant de ses habitudes terriennes, il n'a pas du tout le pied marin !
 
Sa routine est son plus cher port d'attache.
 
Il ignore l'appel des sirènes et préfère écouter le son rassurant de son pot-au-feu qui mijote sur la cuisinière.
 
C'est un sédentaire, un adepte de l'oreiller et de l'édredon, un ami du fauteuil et du coussin, un disciple ardent de la grasse matinée et de la tasse de thé vespérale.
 
L'océan, les vagues, l'horizon plein d'oiseaux et de voiles le laissent indifférent, voire l'effraient. Lui, il rêve de pantoufles et de bonnes soupes fumantes. Il plaint les matelots, les plaisanciers, les aventuriers quittant leur foyer, leur quotidien, leur sécurité pour affronter les flots infinis aux tempêtes certaines, aux cours périlleux et aux arrivées imprévisibles.
 
Il se sent tellement mieux sur la terre ferme ! Là est sa véritable place de bipède prudent.
 
Mais la journée se termine pour lui, le Soleil est sur le point de se coucher. C'est l'heure du souper. Il se lève en repoussant d'un geste irrité les mouettes qui le harcèlent.
 
Une fois son repas avalé au coin du feu, il jette un dernier coup d'oeil par la fenêtre : dehors les eaux immenses et noires lui semblent comme un gouffre de ténèbres sans borne...
 
Bien à l'abri derrière les murs de sa demeure, il voyage à sa manière.
 
En toute quiétude, sous son toit, étendu sur sa statique et moelleuse monture faite de couvertures et de draps blancs, une bouillotte bien chaude à ses pieds, il plonge dans un tout autre univers.
 
Son lit est son modeste mais vaillant vaisseau traversant les nuits.

Il s'envole ainsi chaque soir dans le monde doux du pur onirisme, s'évadant jusqu'au petit matin vers les étoiles, aux antipodes du vaste déplaisir maritime.
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jeudi 6 février 2025

2246 - L'ovin

Il a des rêves de concierge, des joies d'épicier, des chaînes d'esclave.
 
Il est frileux, il est fragile, il tremble, il bêle et il obéit.
 
Il a peur du loup, il a peur de l'eau, il a peur du noir.
 
Il fuit la pluie qui le mouille tellement. Se fige sous les flocons de neige qui le frigorifient tant. Evite les courbes et les fantaisies qui le contrarient quand même beaucoup car il préfère filer droit sans faire de vagues...
 
En tous les domaines il fait preuve d'un esprit hautement commun.
 
Lui, il carbure naturellement à l'ordinaire. Il faut dire que dans le genre, on ne fait pas mieux ! C'est même là qu'il est au top du top. Un concept vieux comme le monde, indémodable, inusable qu'il affectionne particulièrement.
 
La prise de risque pour lui équivaut à une perte de son identité grégaire. Farouchement attaché à ses convictions conformistes, il est hors de question qu'il quitte ses sentiers balisés !
 
Il est vraiment à la pointe de la norme.
 
Champion de la docilité individuelle et collective, il est fier de ressembler à tout le monde et ne cherche qu'à singer les autres, quoi qu'ils fassent. Suivre le troupeau où qu'il aille, c'est son credo.
 
Il s'impose le port obligatoire du masque à la moindre alerte de grippette en vogue, s'enquiert consciencieusement des prévisions météorologiques avant de sortir se promener, se calfeutre impérativement chez lui à la première recommandation officielle pour quelques pollens dans l'air ou pour un coup de vent inhabituel. Dans la rue il ressemble à un zombie, absorbé par son écran portable. Au volant, il s'engouffre dans les embouteillages et patiente sans broncher des heures durant comme un gros pion qu'il est, placide, résigné, amorphe. Voire pire : tout souriant.
 
Le point culminant de sa vie, c'est lorsqu'il se fait tondre.
 
Autant dire quasiment tous les jours de sa paisible existence. Il n'y a que dans ces moments de choix ou il est totalement heureux. Là est sa raison d'être, l'apogée de ce pourquoi il est sur Terre, sa plus grande gloire ici-bas, ne sachant rien faire d'autre que de marcher vers l'abattoir en communion sacrée avec ses frères.
 
Tous pleins d'amour et de laine.
 
Le mouton ce n'est pas moi, ce n'est pas celui que vous croyez, ce n'est pas votre voisin que vous désignez d’un sourire moqueur, non.

Le vrai bêlant, vous ne le voyez jamais en réalité parce que vous avez sans cesse le nez tout près de son visage. Il est devenu bien trop proche de vos yeux. Manquant de recul, vous l'avez depuis longtemps perdu de vue.
C'est tout simplement vous-même.

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lundi 3 février 2025

2245 - Vous les mous, les mouches, les mouchards

Vous les moutons tolérants pleins de bons sentiments qui, prudemment, avez préféré échanger la gifle salutaire de la vérité contre les caresses du mensonge, vous qui avez renié les flèches de la lumière au nom de votre adipeux confort moral (et même matériel), vous les adeptes de la mollesse que les flammes de la pensée brûlante et vraie effraient au lieu d'éclairer, je vous destine ces mots de glace et de feu.
 
Prenez-les comme des balles en pleine tête car ils sont fait pour vous transpercer, vous blesser, vous déchirer, vous tuer.
 
Vous les bêlants, vous les traîtres, vous les indignes, vous ne méritez que mon glaive de guerrier, mes crocs de loup et tout le sang de ma plume qui va avec. Votre rédemption se paiera au prix élevé de mon honnête colère. Vous êtes des lâches, des castrés, des faibles, des avachis, et je veux faire de vous hommes.
 
Vous qui offrez des fleurs à vos égorgeurs, vous qui avez choisi la tiédeur, la complaisance, l'apathie, vous recevrez l'orage, l'épine et le fer.
 
Vous qui chantez quand il faut gronder, vous qui sombrez au lieu de vous lever, vous qui vous empressez de pactiser avec les ténèbres lorsque sonne l'heure de tous les combats, maintenant que vos sillons sont devenus totalement impurs à force de vous y vautrer tout couverts de merde, il vous faudra soit mourir dans l'indécence soit vous repentir et crever quand même, inhumés sous le mépris des siècles et des justes.
 
Mais si vous voulez vivre, alors vous devrez changer le plomb de vos illusions, fumées et délires en l'ardente braise du courage, de la vertu et des hauteurs.
 
Vous encensez toutes les licences qui à vos yeux sont des signes "d'ouvertures d'esprit", idolâtrez tous les vices que vous appelez "différences" ou "richesses", buvez à toutes les coupes pourvu qu'elles débordent du miel de vos rêves de hippies... Tandis que je prône l'âpreté des jours parsemés de saines épreuves, le salut par la grandeur, la félicité à marche forcée.
 
Vous tremblez de me voir si paisible dans la tourmente, parmi les ronces et les roses.

Vermine misérable, rampants pitoyables, chiens puants que vous êtes, si je vous tends la main ce n'est pas pour médiocrement vous accabler d'écoeurantes et corruptrices douceurs mais pour glorieusement vous désigner l'infinie pureté du ciel !

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dimanche 2 février 2025

2244 - Mon humanisme fracassant

Vous les faux humanistes qui au nom d'un universalisme puéril et artificiel voulez aplanir les consciences, niveler les âmes, lisser les coeurs, standardiser les hommes, jamais vous n'étoufferez ma flamme de chevalier, ne dompterez mes ardeurs de carnassier, ne briserez mes ailes de géant !
 
Vous ne me ferez pas paître dans vos prés trop verts pour être honnêtes, vous les marionnettes d'un système égalitariste qui n'est que mensonge !
 
Vous les moutons aseptisés qui bêtement bêlez en choeur au nom de l'amour, de la paix, de la fraternité, vous qui prônez la tolérance, la compassion, et même la tendresse, avec vos beaux sentiments sans saveur, vos vertus flasques, vos rêves fades d'idéalistes frileux, en réalité vous avez perdu toute humanité !
 
Vous n'êtes que des tondus, des tièdes, des castrés !
 
Avec votre morale rutilante, votre pensée proprette, vos idées en vogue, vous vous croyez grands, nobles, éclairés, alors que vous bouffissez comme de pitoyables poires, de ternes baudruches, d'adipeuses andouilles.
 
Gonflés à bloc de tant de néants, vous aimeriez faire de moi une fière montgolfière de mollesses, à votre image.
 
Je méprise vos bontés de larves, piétine votre justice de comptables, raille vos exploits de caniches. Vos aspirations horizontales sont celles des limaces. Vous bavez, postillonnez, crachez sur le monde entier vos valeurs les plus visqueuses, vous les adeptes d'ineptes modernités, d'insignifiances progressistes, de creuses avancées sociétales.
 
Moi je veux ériger des cathédrales de vérités, construire des châteaux de lumière, combattre des armées de feu, m'engager dans des chemins de gloire, gagner des batailles impossibles, m'élever jusqu'aux sommets !
 
Mon semblable n'est pas celui qui ressemble à un pion édulcoré mais celui qui, comme moi, a des crocs, du crin, du cran.

Je suis un loup et mes égaux sont les lions.

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vendredi 31 janvier 2025

2243 - Ma cabane sur la Lune

Mon désir le plus irréalisable, mais non le moins cher, serait de loger dans une cabane construite sur le globe lunaire. Oui, j'aimerais follement habiter sur la Lune entre quatre murs de bois sec, bien à l'abri sous un toit aussi modeste que possible, avec en guise de jardinet une immensité de régolithe stérile.
 
Enfin parvenu au bout du monde, je jouirais ainsi d'une vue imprenable sur la Terre.
 
Comme je me sentirais heureux dans ma demeure faite de rondins de chêne, enracinée pour toujours dans le sol de notre satellite, si loin de l'attraction terrestre !
 
Sur cet asile totalement asséché, parfaitement inhabitable, définitivement irrespirable, et donc selon mes critères idéal, suprême et pur, se dresserait mon humble foyer de contemplatif, hors des regards humains, si proche de l'ailleurs.
 
Avec le silence éternel pour tout horizon.
 
Moi seul y pourrais vivre, par la force prodigieuse de ma flamme poétique.
 
J'y passerais ma vie entière dans une solitude sublime. Mes jours consisteraient alors à laisser couler le temps comme une onde essentielle, une eau fluant vers l'infini, un ruisseau de fraîcheur entre le feu des étoiles.
 
Mes uniques activités deviendraient vite absorbantes, captivantes, absolues : me promener, dormir, rêver.
 
Je me réveillerais chaque matin à l'heure légère de l'onirisme. Et ouvrirais les yeux sur un espace autour de moi plein de mortelle beauté.
 
Mes journées, palpitantes, commenceraient par quelques pas dans la brillante poussière, se prolongeraient par un envol autour de mes pensées les plus élevées et se termineraient par un séjour vespéral dans les profondeurs des cratères.
 
De quoi bien m'occuper durant un siècle !

Et lors de mes nuits d'un sommeil bien mérité à l'intérieur de ma maison de billots, la boule azurée depuis laquelle vous lisez ces lignes me tiendrait lieu de singulier lampadaire.

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mercredi 29 janvier 2025

2242 - Les marques rouges du ciel

(Texte d'après un tableau du peintre Aldéhy)
 
L'on pourrait penser que chaque coquelicot est une morsure romantique, un baiser d'amour, une flamme idéale sur le coeur de cette ingénue qui semble se baigner dans la lumière. Et que le ciel est à ses yeux une vaste respiration azurée au-dessus de cet océan de beauté...
 
Mais il n'en est rien.
 
En réalité cette fille de paysanne pragmatique songe à un problème agricole insoluble : comment désunir la fleur parasite de la bonne céréale à laquelle elle est liée depuis que l'homme des champs creuse le sillon qui le nourrit ?
 
(Il faut savoir, et c'est un cas botanique parmi d'autres, que les graines de ces deux plantes se sont jadis mélangées pour ne plus jamais se séparer.)
 
Elle pense ainsi dans le vide, elle le sait bien, l'affaire étant irréalisable...
 
Mais c'est plus fort qu'elle, ses pensées aussi légitimes qu'inutiles l'entraînent irrésistiblement vers le terrain stérile de la réflexion vaine. Elle cherche la solution, même si l'épineuse question demeurera pour toujours sans réponse car il n'y en a pas : le pavot superflu, définitivement, est uni pour le meilleur et surtout le pire au blé qu'il étouffe de son écarlate et indéfectible étreinte.
 
On peut certes le déplorer mais on ne peut rien y faire.
 
C'est l'éternelle histoire du combat incessant entre la friche et la culture, la nature et le bipède, le fruit et la ronce.
 
Et au bout d'un certain temps à infuser ainsi au sein de ces herbes, la jeune femme commence à comprendre que, finalement, les pétales de feu qui parsèment les épis sont la marque glorieuse du Cosmos qui sur chaque chose que l'on croit parfois absurde, nuisible ou simplement sans importance, imprime son message plein de sens.

Au fer rouge de la poésie.

vendredi 24 janvier 2025

2241 - Je reviens !

Je reviens sur la terre des vivants, dans le monde des humains, sous les étoiles éternelles qui me font une couronne de roi.
 
Je suis de retour parmi ceux qui m'ont attendu et les ingrats qui m'avaient déjà oublié.
 
Je remets les pieds dans ce trou où vous êtes et n'en repartirai plus, sauf dans un siècle pour rejoindre le ciel et ses clairs nuages.
 
Amis réjouissez-vous, adversaires tremblez, femmes frémissez car ce jour que je nomme est fatidique ! Il est ma flamme et votre brûlure, ma gloire et votre mémoire, ma lumière et votre éblouissement.
 
Je porte en moi l'éclat qui vous effraie tant, le fer qui brisera vos coeurs  de larves, la braise qui fera disparaître vos tiédeurs.
 
Je suis revenu non pour semer vos âmes de navets, de frivolités, d'ineptes artifices dignes des mollusques mais au contraire pour faire périr vos petitesses, pulvériser vos sensibilités, anéantir vos espoirs de concierges.
 
Avec moi vous devrez souffrir ou bien rire, pleurer ou triompher, ramper ou briller, crever ou chanter !

Je ne vous ferai pas le déshonneur des demi-mesures. Vous serez enchantés de mes pierres et épines, heureux de mes coups rédempteurs. Vous méritez mes duretés de caillou, la meurtrissure de mes feux, la tranchante blancheur de mes sommets, vous les gens de bien que j'aime. Quant à vous les sombres esprits qui me combattez et que je voue au mépris des géants, vous aurez le pire de moi : la stérilité de mes caresses. 

La plus grande douleur que je vous infligerai sera la mollesse de mes intentions, plus âpre que la glace, vous les méchants, vous les mauvais, vous les laids. Seuls les justes, les bons, les beaux auront droit à la pureté de mon glaive.

Je réserve les hauteurs aux rats déjà dotés d'ailes. Les lourdauds qui ne veulent décidément pas lever la tête vers les astres, je la leur enfoncerai plus profondément encore dans la poussière.

C'est aussi pour cela que vous me voyez redescendre de mes nues : pour faire sentir le plomb de mes bottes sur les uns, la légèreté de ma plume sur les autres.

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lundi 20 janvier 2025

2240 - Une fille de toque

Texte d'après un tableau du peintre Aldéhy
 
Qui imaginerait que cette jeune fille semblant parée pour une rencontre onirique avec la Lune, arborant une fraîche allure pour un voyage vers des rêves d'amour, comme prête pour une aventure vers des rivages infinis a en fait la tête pleine de tout autre chose, le coeur loin de ces légèretés, l'âme hors de ces flatteuses fumées, les pieds bien ancrés sur la terre ferme ?
 
Si je vous disais que cette créature baignée par les lueurs de l'aube, caressée par le soleil du printemps, bercée par le chant des oiseaux cherche en réalité des herbes aromatiques dans une allée de son potager pour la confection de son pot-au-feu du midi, me croiriez-vous ?
 
Trop naïfs que vous êtes, vous prenez peut-être pour une plume, une fleur, un idéal ce qui en définitive n'est qu'une pierre prosaïque, un geste ordinaire de la vie, l'exemple d'un jour simple qui passe...
 
Une vérité certes commune mais pas pour autant sans valeur.
 
C'est surtout dans les éclats de ses occupations domestiques que brille cette femelle beauté. Vous la verrez rayonner derrière ses fourneaux. Elle irradie de bonheur en tablier de cuisinière. C'est dans le fond de ses casseroles lustrées qu'elle se mire le plus souvent. Et se trouvant aussi alléchante qu'une soupe aux poireaux, elle s'estime reine en son domaine.
 
Ce qui suffit à sa séculière félicité.
 
N'allez pas lui chercher ailleurs un impossible sommet... Cette ménagère ingénue se sent bien là où elle est : dans le ciel savoureux des heures les plus sacrées de la journée, plongée dans le concret de la gastronomie triomphante.
 
Elle s'épanouit en toutes saisons entre les écarlates betteraves et les vertes salades de son jardin, les turgescentes courgettes et les obèses aubergines issues de ses féconds sillons, puis réalise ses oeuvres divines entourée des pesantes et rassurantes marmites en fonte de sa cuisine...
 
Son royaume de femme est parfait.
 
Trônant au milieu de ses navets, carottes et patates, elle resplendit indiscutablement, aussi magistrale qu'un astre horticole. Eblouissante incarnation de la bonne chère, cette déesse des légumes vous séduira avec ses recettes les plus secrètes, les plus savantes, les plus traditionnelles.

Ne vous laissez pas berner par ses évanescentes apparences. Ne faites pas l'erreur de passer à côté de sa vraie lumière, de sa véritable richesse, de son authentique attrait.

Il s'agit ici non pas de son air lunaire mais de son art culinaire.

mercredi 15 janvier 2025

2239 - La légèreté de la Lune

La Lune qui brille comme une pierre dans le ciel vous observe dans le silence de la nuit. Elle vous suit du regard, vous les mortels qui marchez, allez et venez sous sa lueur de chandelle.
 
Elle vous fixe de sa face impassible, vous qui avez des visages d'humains et des pensées tièdes, vous qui avez des têtes ordinaires et des rêves terrestres, vous les bipèdes sans ailes qui ne dirigez que trop rarement vos fronts vers cette voyageuse cosmique aux allures de hibou.
 
Le satellite qui luit tel un songe doré dans l'empyrée vous adresse ses mystères nocturnes. Il vous destine ses mots éternels et vous communique ses désirs astronomiques, vous les hommes qui ne pensez qu'aux choses à portée de vos semelles, qu'aux jours proches de votre nez, qu'aux lumières de vos néons...
 
L'astre aux airs de fantôme veut vous soulever de votre sol, vous arracher de votre plancher des vaches, vous élever à sa hauteur afin de faire de vous des oiseaux et non des rats, des êtres de plume au lieu d'enclumes rampantes, des incarnations de la légèreté à a place de ces entités de plomb que vous êtes !
 
La compagne de notre globe souhaite enchanter l'Humanité entière de sa poétique présence au-dessus de toutes les pesanteurs du monde.

Liste des textes

2610 - Pierre "présente" l'apparition à ses parents
2609 - Elle parlait à un épouvantail
2608 - Bête et bossu ?
2607 - Campagne triste
2606 - Une chance sur mille
2605 - S’écraser ou s’envoler
2604 - Retour sur Terre
2603 - Loin
2602 - Le choc de la chute
2601 - L’amour loin du sol
2600 - Fantômes d’azur
2599 - Les rêves de Pierre
2598 - La hauteur du ciel
2597 - Le stage
2596 - Libération
2595 - La chair et l’esprit
2594 - Beauté de bossu
2593 - Dos de gnome et tête de rat
2592 - Un rêve d’amour
2591 - La femme de ménage
2590 - L’ascension de la bosse
2589 - Marcher pour s’envoler
2588 - Le trou pour gagner le ciel
2587 - Le prix du vrai
2586 - La punition
2585 - Au sommet du trou
2584 - Asile de bossu
2583 - Retraite éducative
2582 - Fuir la honte
2581 - La raclée
2580 - Bulle de verre
2579 - Deux étincelles
2578 - Etreinte
2577 - Des flammes et des ombres
2576 - La bosse au centre du débat
2575 - Choc des contraires
2574 - L’union de la discorde
2573 - La tare et la star
2572 - Première conquête
2571 - L’éclat de sa bêtise
2570 - Dur réveil
2569 - Première épreuve
2568 - Juvénile bêtise
2567 - Entrée fracassante ans l’adolescence
2566 - Le bout de ma route
2565 - Quelques oiseaux sur une branche
2564 - Pluie de joie
2563 - Polir Pierre
2562 - Redresser la barre
2561 - Mauvais garnement
2560 - Au premier rang
2559 - Cachez cette bosse !
2558 - Rigide hypocrisie
2557 - La montagne de Pierre
2556 - Mes feux de joie
2555 - Les regards
2554 - Première école
2553 - Les mares
2552 - Petite bosse
2551 - Devenir parents
2550 - Naissance
2549 - Roi des pissenlits
2548 - Secrets de chemins
2547 - Le temps des giboulées
2546 - Quand je traîne...
2545 - Les poires
2544 - Les clochers
2543 - La vieille cabane
2542 - Les granges
2541 - Les villageois
2540 - Mes bottes
2539 - Rencontres dans mes nuages
2538 - Vagabond au printemps
2537 - Dimanches de mars
2536 - La chandeleur chez les Garbichon
2535 - Mon royaume de petits riens
2534 - Soirs de pluie
2533 - Une amitié de fer et de feu
2532 - Monsieur le maire
2531 - Mes vertiges de vagabond
2530 - Expédition nocturne avec la Garbichon
2529 - Une flamme dans ma poche
2528 - La Garbichon, ma chère chevêche
2527 - Les nids de corbeaux
2526 - Jours de tempête
2525 - Matins de brouillard
2524 - Mes chemins de poussière
2523 - Là où m’emportent mes bottes
2522 - La douleur de mon âme ?
2521 - Mon manteau
2520 - L’envol de mon chapeau
2519 - Lalune, une femme de roc
2518 - L’imbroglio des conflits du Moyen-Orient
2517 - Chez Mademoiselle Lataupe
2516 - Mes riches chemins
2515 - Extase
2514 - Jour de pluie
2513 - Seul dans mon coin
2512 - Mon pain quotidien
2511 - Ma route de nuages
2510 - La paille ou la soie ?
2509 - Chez monsieur le curé
2508 - Les corbeaux dans mon sillage
2507 - Mes amies les vaches
2506 - Mes braconnages
2505 - Mes chères cheminées
2504 - Perché sur mon pommier
2503 - Mes jours de joie
2502 - La femme du notaire
2501 - Mes nuits de rêve
2500 - Mes voyages
2499 - J’ai la peau dure
2498 - Qui est-il ?
2497 - Mes lits de ronces
2496 - Les épouvantails
2495 - Un oiseau déplumé
2494 - L’endive Dunord
2493 - La mère Garbichon
2492 - A travers champs
2491 - Heureux comme un rat !
2490 - Fin de peine
2489 - Un fou dans le noir
2488 - Mon testament
2487 - Sur mon lit de mort
2486 - Mon sort carcéral
2485 - L’aventure de mon vide
2484 - J’attends la fin
2483 - Derrière les murs, il y a Dieu
2482 - Je perds mes forces
2481 - Mon cinéma
2480 - Sinistre andouille
2479 - Mon secret
2478 - Mes vues ultimes
2477 - Après la peine, la paix
2476 - Tristesse en fête
2475 - La tache
2474 - La marche des secondes
2473 - Déliré-je ?
2472 - Vieillesse
2471 - Le tour de ma cellule
2470 - Qui me croira ?
2469 - Mon avenir lointain
2468 - Mes amis les rêves
2467 - Grise nourriture
2466 - Je m’enfonce dans la nuit
2465 - Loin des femmes
2464 - Du néant vers la lumière
2463 - Mes trésors dérisoires
2462 - Aucune visite
2461 - Des ombres me parlent
2460 - Une porte s’ouvre
2459 - Les passages du temps
2458 - Le train des jours
2457 - Le directeur
2456 - Au pied du mur
2455 - La loi du plus “fer”
2454 - Ma maison
2453 - Poussière
2452 - Les larmes de la nuit
2451 - Mutisme
2450 - Mon fantôme
2449 - Hallucinations
2448 - Je compte les jours
2447 - Vie de flamme
2446 - De vagues souvenirs
2445 - Les étoiles s’éloignent de moi
2444 - Eclats de joie
2443 - Je parle aux murs
2442 - La marche des matons
2441 - Sainte à l’air
2440 - À l’ombre de ma vie
2439 - Ma geôle sans sucre d’orge
2438 - Des ombres
2437 - Les feuilles
2436 - Quelle issue à mon chemin ?
2435 - Des ailes dans la nuit
2434 - Éclat d’ange
2433 - Le temps me tue
2432 - Les flammes du silence
2431 - Plus de Lune
2430 - Un jour de plus
2429 - Mes rêves
2428 - Une journée ordinaire
2427 - Reine d’un monde
2426 - La pluie
2425 - Je perds pied
2424 - Un oiseau à ma fenêtre
2423 - L’évadé
2422 - Les barreaux
2421 - Eclats et monotonie de la prison
2420 - Les clés
2419 - Espérance
2418 - A travers la fenêtre
2417 - Les années passent
2416 - Une lettre mystérieuse
2415 - Le psychologue
2414 - La douche
2413 - Je tourne en rond
2412 - L’anniversaire
2411 - Quelques visites
2410 - Insomnies
2409 - La promenade
2408 - Mes repas
2407 - Mon lit
2406 - Les printemps
2405 - Solitude de fer
2404 - L’ennui
2403 - Tête de taulard
2402 - La fouille
2401 - Passe-temp
2400 - Les gens libres
2399 - Prière
2398 - Les heures
2397 - La mouche
2396 - La porte
2395 - Le plafond
2394 - Nulle compagnie
2393 - Bientôt fou ?
2392 - Départ
2391 - Mes geôliers
2390 - L’enfermement
2389 - Quatre murs
2388 - Des mots en guise d’ailes
2387 - Mon trou
2386 - Connexion céleste
2385 - Une flamme de l’azur
2384 - Seigneur cinglant
2383 - L’âme en l’air
2382 - Flamme verte
2381 - Au feu les plumes sombres !
2380 - Sombre forêt
2379 - Emportés par le vent
2378 - Un homme des nues
2377 - Courage de Bayrou
2376 - Un chemin sans fin
2375 - Mon univers infini
2374 - Je ne suis pas de la ville !
2373 - Seul parmi les arbres
2372 - Au bout des chemins
2371 - Mon trésor
2370 - Les cumulus
2369 - Qui donc m’observe ?
2368 - Le loup
2367 - Cauchemar
2366 - Un peu de foin
2365 - Bain de crépuscule
2364 - Voyage sous un arbre
2363 - Ma solitude de roi
2362 - Le silence
2361 - Aubes de plomb
2360 - Mes anges les corbeaux
2359 - Vertueuse verdure
2358 - Le parachute
2357 - Au bord de l’eau
2356 - J’y suis et j’y reste !
2355 - Ma soupe
2354 - Les fées n’existent pas !
2353 - Le bon air de mon exil
2352 - Un jour ordinaire
2351 - Vie de rêve
2350 - Ma solitude
2349 - Je découvre une tombe
2348 - Le randonneur
2347 - La nuit
2346 - Le braconnier
2345 - A l’ombre des arbres
2344 - Une belle journée
2343 - L’intruse
2342 - La chasse à courre
2341 - Les vers luisants
2340 - L’hôte qui pique
2339 - Dans la pénombre
2338 - Le ballon
2337 - Ma lanterne
2336 - La barque
2335 - Le chemin creux
2334 - Les deux chasseurs
2333 - Flamme noire
2332 - Deux corbeaux dans un arbre
2331 - Insomnie
2330 - Cris des corbeaux
2329 - Papillons de nuit
2328 - Froid et pluies
2327 - Les ronces
2326 - Chemins de boue
2325 - Tristesse de la forêt
2324 - Provisions de bois
2323 - Dans les buissons
2322 - Pluie matinale
2321 - Les grands arbres
2320 - Terribles crépuscules
2319 - Les rats
2318 - Un ami frappe à ma porte
2317 - Entouré de rusticité
2316 - Le sanglier
2315 - Mon sac
2314 - Le renard
2313 - Ma marmite
2312 - Des bruits dans la nuit
2311 - Les lapins
2310 - Un signe sous le ciel
2309 - La Lune vue de mon toit
2308 - Une gauchiste explosive
2307 - Sortie nocturne
2306 - Le vent sur la forêt
2305 - Un air de feu
2304 - Rêve dans les branches
2303 - L’écolo
2302 - Les papillons
2301 - La corneille
2300 - Les patates
2299 - L’escorte des souches
2298 - Un orage au dessert
2297 - Nulle femme dans ma forêt
2296 - Indispensables pommes de pin
2295 - Promenade
2294 - La pluie sur mon toit
2293 - A la chandelle
2292 - Un soir de brume
2291 - Vie de feu
2290 - La rosée matinale
2289 - Dans l’herbe
2288 - Par la fenêtre
2287 - Ma cheminée
2286 - Mes chemins d’ermite
2285 - Au réveil
2284 - Les cailloux sur mes chemins
2283 - Mes sentiments de bûche
2282 - Nuit de pleine lune en forêt
2281 - Ivresse de femme
2280 - Loin de ma grotte
2279 - Tempête dans mon trou
2278 - Baignades d'ermite
2277 - Un hibou dans la nuit
2276 - Mes ennemis les frileux
2275 - Ermite aux pieds sur terre
2274 - Mon jardin d’ermite
2273 - La récolte des fagots
2272 - Un étrange visiteur
2271 - Ma demeure d’ermite
2270 - Un homme clair
2269 - Un foyer au fond de la forêt
2268 - Les raisons du peintre
2267 - La célibataire
2266 - Les femmes
2265 - Une femme
2264 - France sous les étoiles
2263 - Un homme hors du monde
2262 - Homme de feu
2261 - Rencontre du troisième type
2260 - Voyage
2259 - Déprime
2258 - Fiers de leur race
2257 - La fille lointaine
2256 - Le Noir méchant
2255 - L’attente
2254 - J’ai entendu une musique de l’an 3000
2253 - Le modèle
2252 - Blonde ordinaire
2251 - Mâle archaïque mais authentique
2250 - La femme et la flamme
2249 - Voyages au bout de la terre
2248 - Ma chambre
2247 - Le vieil homme entre ses murs
2246 - L'ovin
2245 - Vous les mous, les mouches, les mouchards
2244 - Mon humanisme fracassant
2243 - Ma cabane sur la Lune
2242 - Les marques rouges du ciel
2241 - Je reviens !
2240 - Une fille de toque
2239 - La légèreté de la Lune
2238 - Janvier
2237 - Elena Yerevan
2236 - Oiseaux de rêve ?
2235 - J’irai vivre à la campagne
2234 - Fiers de leurs péchés
2233 - Deux faces
2232 - Le soleil de la jeunesse
2231 - Dans les bois
2230 - Nuit de vents
2229 - Mon fauteuil de lune
2228 - Le sourire d’une marguerite
2227 - Je ne suis pas antiraciste
2226 - Qui est-elle ?
2225 - L’arc-en-ciel
2224 - Je suis parti dormir sur la Lune
2223 - La sotte intelligence
2222 - Leurre ou lueur ?
2221 - Clinchamp, cet ailleurs sans fin
2220 - La tempête Trump
2219 - Femme de lune
2218 - Une plume de poids
2217 - Douches glacées
2216 - Les arbres et moi
2215 - Je pulvérise le féminisme !
2214 - J’aime les vieux “fachos”
2213 - La surprise
2212 - Promenade en forêt
2211 - Je vis dans une cabane
2210 - Plouc
2209 - Je suis un mâle primaire
2208 - Musique triste
2207 - Ma cabane au fond des bois
2206 - Hommage à Christian FROUIN
2205 - Installation sur la Lune
2204 - Barreaux brisés
2203 - Affaire Pélicot : juste retour de bâton du féminisme
2202 - L’abbé Pierre, bouc-émissaire des féministes
2201 - Par tous les flots
2200 - Votre incroyable aventure !
2199 - Je ne suis pas en vogue
2198 - Jadis, je rencontrai un extraterrestre
2197 - Dernière pitrerie
2196 - Alain Delon
2195 - Je déteste les livres !
2194 - L’esprit de la poire
2193 - Je ne suis pas citoyen du monde
2192 - Ma cabane dans la prairie
2191 - Devant l’âtre
2190 - Plus haut que tout
2189 - Pourquoi la femme vieillit si mal ?
2188 - Je prends l’avion
2187 - Sous la Lune
2186 - La pourriture de gauche
2155 - L’horloge
2154 - A la boulangerie de Mont-Saint-Jean
2153 - L’écologiste, ce primitif
2152 - Madame Junon
2151 - Chemins de pluie à Clinchamp
2150 - Voyage vers Mars
2149 - Galaxies
2148 - Je suis de la droite honteuse
2147 - Les écrivains sont des poids morts
2146 - L’héritage de Clinchamp
2145 - Clinchamp, une histoire sans fin
2144 - Vent de mystère à Clinchamp
2143 - Ma cachette à Clinchamp
2142 - Randonnée à Clinchamp
2141 - Eclipse de Lune à Clinchamp
2140 - Un arc-en-Ciel à Clinchamp
2139 - Clinchamp sous l’orage
2138 - J’ai rêvé de Clinchamp
2137 - Jour de l’An à Clinchamp
2136 - Vacances d’été à Clinchamp
2135 - Attente à Clinchamp
2134 - Un jour ordinaire à Clinchamp
2133 - Or de France
2132 - La compagne des esseulés
2131 - Loup de lumière
2130 - Spleen
2129 - Le pitre
2128 - Les corbeaux de Clinchamp
2127 - Un homme heureux à Clinchamp
2126 - Le mouton
2125 - Des lutins à Clinchamp ?
2124 - Je suis fort !
2123 - Paroles prophétiques
2122 - L’égalité entre les hommes est injuste !
2121 - L’idéaliste de gauche
2120 - La femme est la monture de l’homme
2119 - Clinchamp sous la neige
2118 - Le Nord et le Sud
2117 - Pourquoi j’aime Clinchamp ?
2116 - Convaincre Blandine
2115 - Un couple de vieillards à Clinchamp
2114 - Le facteur de Clinchamp
2113 - Tristesse et beauté à Clinchamp
2112 - L’Art
2111 - Botte à l’oeuf
2110 - Les bûcherons de Clinchamp
2109 - Le coucou de Clinchamp
2108 - BFMTV : l’écran de la vérité
2107 - Lettre anonyme
2106 - Je ne suis pas amoureux de Paris !
2105 - Un jour d’hiver à Warloy-Baillon
2104 - La femme soumise brille comme une casserole
2103 - Les chouettes de Clinchamp
2102 - Quand la tempête s’abat sur Clinchamp...
2101 - L’aile et la pierre
2100 - Mes amis les maudits
2099 - Le brouillard de Clinchamp
2098 - Artiste de gauche
2097 - L’éternité dans la tête
2096 - Toussaint à Clinchamp
2095 - Chagrin échappé
2094 - Clinchamp-sur-Mystère
2093 - Les cafards
2092 - Loup des airs
2091 - Le loup de Clinchamp
2090 - En latin, c’est plus beau !
2089 - Les patates de Clinchamp
2088 - L’enfant des airs
2087 - Ciel de France
2086 - Thaïs d’Escufon
2085 - Les tomates de Clinchamp
2084 - Jérôme Bourbon
2083 - Les chats de Clinchamp
2082 - Poupée d’ailleurs
2081 - Pierre de feu
2080 - Les champs de Clinchamp
2079 - L’éclosion
2078 - Vacuité des bouquinistes
2077 - Les toits
2076 - Freud
2075 - Sport
2074 - Le simplet de Clinchamp
2073 - Les oiseaux de Clinchamp
2072 - Je ne suis pas cartésien
2071 - Au cimetière de Clinchamp
2070 - Le Panthéon pour Hugo, l’évasion pour Izarra
2069 - Les rats de la France
2068 - Le curé de Clinchamp
2067 - Mon trou à Clinchamp
2066 - Saint-Léonard-des-Bois
2065 - Les cloches de Clinchamp
2064 - Un épouvantail à Clinchamp
2063 - Les rêves de Clinchamp
2062 - Je suis raciste
2061 - L’injustice sociale ne me choque pas
2060 - Les femmes de Clinchamp
2059 - Les jours vides de Clinchamp
2058 - Une grand-mère
2057 - Clinchamp vers 1970
2056 - La femme de soixante ans
2055 - Sale temps à Clinchamp
2054 - Un grand voyage en forêt
2053 - L’ailé et l’aliéné
2052 - Souvenirs lointains
2051 - Domestication d’une greluche
2050 - Déprime à Clinchamp
2049 - L’amour à Clinchamp
2048 - Les Droits de l'Homme, c'est la négation de l'homme !
2047 - Les hivers de Clinchamp
2046 - Les chemins de Clinchamp
2045 - Seul au monde
2044 - Ne me parlez pas d’amour
2043 - Tristesse de l’été
2042 - Jour de fête à Clinchamp
2041 - Monsieur Lecon
2040 - Châtelain
2039 - Les ailes de Clinchamp
2038 - Tremblement de terre
2037 - Nuit d’amour
2036 - Pluie de joie à Clinchamp
2035 - Les gauchistes
2034 - Clinchamp sous les clartés lunaires
2033 - Henri d’Anselme, héros hétéro rétro
2032 - Les hirondelles
2031 - Retraite dans la forêt
2030 - Mon bosquet
2029 - L’or de Clinchamp
2028 - Sur le chemin
2027 - La souche
2026 - Clinchamp, ce voyage sans fin
2025 - Sardines à l’huile
2024 - Les fantômes
2023 - Le silence de la forêt
2022 - Les arbres
2021 - Les joies de Clinchamp
2020 - La merde républicaine
2019 - Les ailés
2018 - Les soirées de Clinchamp
2017 - Parasite
2016 - Clinchamp, les routes de l’ennui
2015 - Moi français, je déteste les migrants !
2014 - Répugnante
2013 - Les complotistes
2012 - Je déteste les livres de philosophie !
2011 - Le bossu de Clinchamp
2010 - La lumière de Clinchamp
2009 - Les crépuscules de Clinchamp
2008 - Les nuits à Clinchamp
2007 - Les aubes de Clinchamp
2006 - Je suis un oiseau à Clinchamp
2005 - Les rats de Clinchamp
2004 - Les papillons de Clinchamp
2003 - Les richesses de la normalité
2002 - Le Rimbaud des bobos
2001 - Les vaches de Clinchamp
2000 - La folle de Clinchamp
1999 - Mon ego solaire
1998 - Vague Lune
1997 - Ma cabane à Clinchamp
1996 - Moi, IZARRA
1995 - Mais qui donc est Dardinel ?
1994 - La Dame Blanche de Clinchamp
1993 - Le Dalaï-Lama
1992 - Pluie à Clinchamp
1991 - Je suis sexiste
1990 - Les flammes du printemps
1989 - Le rustaud de Clinchamp
1988 - Les larmes d’Amsterdam
1987 - Clinchamp, terre d’envol
1986 - La Joconde de Clinchamp
1985 - Face cachée de Clinchamp
1984 - La clocharde de Clinchamp
1983 - Je suis un extraterrestre
1982 - Clinchamp sous les éclats de novembre
1981 - Clinchamp au bord des larmes
1980 - Les fantômes de Clinchamp
1979 - Les pissenlits de Clinchamp
1978 - Clinchamp : fin et commencement de tout
1977 - Amsterdam
1976 - J’habite sur la Lune
1975 - Secret de Lune
1974 - Les ailes de la Lune
1973 - Voir Clinchamp et sourire
1972 - La pierre et l’éther
1971 - Clinchamp, au bonheur des larmes
1970 - Clinchamp, mon dernier refuge
1969 - Croissant de Lune
1968 - Mais d’où vient donc la Lune ?
1967 - Lune lointaine
1966 - Lune éternelle
1965 - Sandrine, notre voisine
1964 - Rêve de Lune
1963 - Lune des rêves
1962 - La Lune dans le bleu
1961 - Lune ultime
1960 - Les tourmentés
1959 - Clinchamp, paradis des ombres
1958 - Lune absente
1957 - Je raffole des commérages !
1956 - Clinchamp : royaume des humbles
1955 - La Dame dans le ciel
1954 - Palmade : de la gloire au gouffre
1953 - Evasion
1952 - Tatouages, ces marques de faiblesse
1951 - L’égalité est un enfer !
1950 - Repas sur l’herbe à Clinchamp
1949 - Escale à Clinchamp
1948 - Beauté morbide de la Lune
1947 - J’ai dormi dehors à Clinchamp
1946 - Les humanitaires sont des parasites !
1945 - Sur les routes de Clinchamp
1944 - Une année à Clinchamp
1943 - Tristesse du printemps
1942 - Bulle de Terre
1941 - Jour de joie à Clinchamp
1940 - L’inconnu de Clinchamp
1939 - Le ciel de Clinchamp
1938 - Les éclats de Clinchamp
1937 - Le voyageur
1936 - Fête triste
1935 - Les antiracistes
1934 - Jean Messiha
1933 - Coeur gelé
1932 - Romantisme de pierre
1931 - La femme est sous mes pieds
1930 - Burcu Güneş, un air léger
1929 - Je déteste les pauvres !
1928 - Quand mon coeur s’allume
1927 - Intègre, entier, râpeux
1926 - Le cheval
1925 - Homme mauvais
1924 - Un trou sous le ciel
1923 - Hauteur de la Lune
1922 - Nulle part, là-bas, ailleurs
1921 - Belle Lune
1920 - Salades lunaires
1919 - Lettre à Reynouard
1918 - MARGUERITE OU L’HISTOIRE D’UNE VIEILLE FILLE
1917 - Récoltes lunaires
1916 - Je suis français de souche
1915 - Lune mortuaire
1914 - Clinchamp, cité des oubliés
1913 - Clinchamp, l’air de rien
1912 - Clinchamp, sommet du monde
1911 - La pollution, c’est la vie !
1910 - Seule au monde ?
1909 - Le Ciel et la Terre
1908 - Lune de haut vol
1907 - La Lune s’allume
1906 - Nuit sombre
1905 - Soupe de Lune
1904 - Puretés raciales
1903 - Lune-pizza
1902 - La grande question
1901 - Amiens
1900 - Pleur de Lune
1899 - Rêve d’amour
1898 - Vive le patriarcat !
1897 - La libellule
1896 - L’eau qui m’éclaire
1895 - Une question de clarté
1894 - La Lune dort
1893 - Les artifices du spirituel
1892 - Lune normale
1891 - Ni chauffage ni travail
1890 - Lune de fer
1889 - Molle Lune
1888 - Insensible aux malheurs des autres
1887 - Mon visage de vérité
1886 - Amante russe
1885 - J’écris
1884 - Lune martiale
1883 - Je suis un incapable
1882 - Lune creuse
1881 - 1975
1880 - L’éclat d’un fard
1879 - Amour impossible
1878 - Femme au foyer
1877 - L’esprit de la Lune
1876 - Ingérence féministe
1875 - Cratères lunaires
1874 - Lune d’effroi
1873 - Lune des chats
1872 - Les athées
1871 - Lune d’or
1870 - Lune carrée
1869 - Lune de miel
1868 - Folle lune
1867 - Jour de joie
1866 - SMARPHONES : abrutissement des masses
1865 - Sombre lune
1864 - Les mouches
1863 - Ma vie simple
1862 - Clinchamp, terre lointaine
1861 - Je suis un conservateur
1860 - Lune de glace
1859 - Le lac
1858 - Qu’est-ce que la beauté ?
1857 - Lune blanche
1856 - Lune de mer
1855 - Lune de feu
1854 - Présence immortelle
1853 - Surprenante Lune !
1852 - L’éclat de la Lune
1851 - Epis lunaires
1850 - L’autre Lune
1849 - L’amie des cheminées
1848 - Lune morte
1847 - Lune Parmentier
1846 - Lune fatale
1845 - Amour céleste
1844 - Grâces et disgrâces
1843 - Ma maison, c'est la Lune
1842 - Poids de la Lune
1841 - La morte visiteuse
1840 - Ma cabane sous la Lune
1839 - Bleu ciel
1838 - Histoire de lune
1837 - Suc de Turque
1836 - Stéphane Blet
1835 - Ciel bleu
1834 - Bonheur de rat
1833 - Redneck
1832 - Sur le rivage
1831 - Attraction lunaire
1830 - Je suis anti-féministe radical
1829 - Mais qui est-il ?
1828 - Je veux des frontières !
1827 - Les francs-maçons
1826 - Folies lunaires
1825 - Alunir, en un mot
1824 - “Comme ils disent”, chanson d’Aznavour
1823 - Lune tiède
1822 - Globe de rêve
1821 - Effroi
1820 - Vangelis
1819 - L’air de la Lune
1818 - La campagne
1817 - Lune tombale
1816 - Les cailloux
1815 - Je déteste Paris !
1814 - Boules de neige
1813 - Je n’ai pas peur
1812 - Parler vrai
1811 - Les hommes simples
1810 - Quand la Lune panse
1809 - Régine : extinction d’un feu
1808 - Morte veilleuse
1807 - Coeur de pierre
1806 - Noir
1805 - Mystère de la Lune
1804 - Jackson Pollock
1803 - En pleine lumière
1802 - Harmonie des sexes
1801 - Dix ans dans l’azur
1800 - Pluie d’avril
1799 - Le gueux
1798 - Les pommes de pin
1797 - Voyage vers la Lune
1796 - Mystère d’une nuit
1795 - Une lumière turque
1794 - Sans coeur et avec écorce
1793 - Envolé !
1792 - Galante ou l’abcès crevé
1791 - La lumière du Bosphore
1790 - Claude Monet
1789 - Rat aristocrate
1788 - Ukraine : sortez de vos ornières mentales !
1787 - Tranche de ciel et plumes de la Terre
1786 - Les sots écolos
1785 - L’astre turc
1784 - L’Ukraine, je m’en fous totalement !
1783 - Vive la guerre !
1782 - Réponses à un coatch
1781 - Droite pure
1780 - Vains hypersensibles
1779 - Mes valeurs vives
1778 - Le secret
1777 - Force et lumière
1776 - De l’herbe à l’aiguillon
1775 - Jusqu’à la mort
1774 - Zemmour et les journalistes de gauche
1773 - Dur et juste
1772 - La flamme et le marbre
1771 - Mon chat est mort
1770 - Les frères Bogdanoff
1769 - J’ai rêvé de Natacha
1768 - Technologie
1767 - Vers la Lune
1766 - C’était la guerre
1765 - La “tondue de Chartres”
1764 - Dans le métro
1763 - Naissance d’un virus
1762 - Zemmour est-il un de Gaulle ?
1761 - Je suis grand
1760 - Jour de gloire
1758 - Une muse du Bosphore
1758 - Je suis un extrémiste
1757 - Les éoliennes
1756 - Femme terminale
1755 - Autoportrait
1754 - Je suis un sanglier
1753 - Faux fou
1752 - Les affaires
1751 - Octobre
1750 - Le fantôme
1749 - Les écrivains
1748 - Sauvez la France !
1747 - Mes sentiments de pierre
1746 - Une araignée raconte
1745 - Un coeur clair
1744 - Phallocrate
1743 - Les vaches
1742 - Les faibles sont mauvais
1741 - Les sans-visage
1740 - Le trouillard de gauche
1739 - Léonard de Vinci enfant
1738 - Mes froideurs sublimes
1737 - Le romantisme, c’est la décadence
1736 - La Joconde
1735 - La tour Eiffel
1734 - Le Soleil
1733 - Une boule de mystère
1732 - Les masqués
1731 - Burcu Günes, l’or turc
1730 - Léa Désandre
1729 - Le père Dédé
1728 - “Blanc lumière” de Pollock
1727 - Les kikis et les cocos
1726 - Les funérailles de Belmondo
1725 - Pôle Sud
1724 - Vierge au mariage
1723 - La forêt
1722 - Le réveil des clochers
1721 - En septembre
1720 - Extraterrestre
1719 - Ni cagoule ni sérum
1718 - L’astre des morts
1684 - Enfants du monde
1679 - Vie d’élite
1328 - Je suis apolitique
115 - Le cygne
114 - Le spleen de Warloy-Baillon
113 - Les visiteurs
112 - La Lune
111 - L’amant des laides
110 - Mémoires d’un libertin
109 - Une existence de pompiste
108 - Lettre à mes amis des listes sur Internet