lundi 29 avril 2019

1481 - Marie-France

Elle se prénomme Marie-France, elle est belle, elle est grande, elle sourit dans la rue.

Le matin en allant chercher son pain les enfants lui disent bonjour, les femmes lui parlent du beau temps, le Soleil l’éclaire et l’illumine.

Et les hommes la reluquent.

Elle a des fleurs à la main et plein de fantaisie dans la tête : la Tour Eiffel lui fait penser aux champs de blés de la planète Mars et ça la fait rêver.

Elle semble légère avec sa robe et ses frisettes mais a des vues au vitriol : elle crache sur les voleurs de nos couleurs, médit sur les spoliateurs de nos valeurs, maudit les rapins de la Place du Tertre et trouve que les Champs Elysées c’est juste bon pour y faire nicher les pigeons et éblouir les touristes.

Bien sûr elle préfère la campagne perdue de la Creuse aux caniveaux lustrés de Paris.


Elle aime le fromage qui pue et a commis le péché de chair dans le Loir et Cher.

Elle s’enivre au vin de Bordeaux le dimanche, boit de l’eau d’Evian le lundi, dégueule dans la joie des chansons paillardes pour le reste de la semaine.

Sa peau claire sent les céréales de la Beauce et la paille de la plaine ajoute de l’or à ses cheveux, ce qui est parfaitement normal puisqu’elle aime cheminer de Chartres à Orléans, s’amusant à réunir le ciel et la terre.

Dans ses pas comme dans ses prières.

Elle préfère l’austère et humide rocaille de la Bretagne, les grosses vaches de la verte Normandie et les tranchantes vagues du Nord à tous les artifices de l’Amérique. 

Et aux autres tiédeurs d’ailleurs.


Elle sait que son royaume est un jardin, le plus beau du monde, et qu’elle en est une des roses triomphantes, elle l’élue de la lumière, elle le chant du coq de nos clochers, elle l’enfant de notre pays.

Avec cette fille comme une eau pure coulant dans nos sillons sains, qu’elle est belle notre France !

Elle se prénomme Marie-France et c’est une française, une vraie, une native, la dernière de nos oeuvres, la plus aimée de toutes.

1480 - Insultes à l'adresse de Chantal Goya

L'ineptie des chansons de Chantal Goya est si évidente, la nullité des oeuvres de cette débitrice de musique enfantine commerciale si éclatante qu'il n'est pas besoin d'argumentation : ses chansons parlent en sa défaveur. Elle-même injurie les enfants, le bon goût et toutes les belles gens en osant polluer les esprits avec ses insignifiances crétinisantes. Croyez-moi, Chantal Goya est une abrutisseuse d'enfants et d'adultes, l'incarnation de la dégénérescence des moeurs artistiques contemporaines.

Les enfants par définition sont sots, ils ne peuvent par conséquent pas prendre la mesure de cette "dinde ânesque" qui leur vole leur pureté artistique originelle.

L'insulte est la seule argumentation à opposer à cette montagne de NULLITE.

Chantal Goya inocule le poison de la nullité à fortes doses et à échelle industrielle. Le remède izarrien. est très efficace : contre l'abêtissement insidieux de nos enfants opérée par cette vieille putain dégénérée, je prône la matraque salutaire du verbe sans concession. Aux mots qui amollissent les sensibilités, atrophient la pensée, anesthésient l'esprit critique, j'oppose les mots comme des coups de pieds au cul. Des mots qui réveillent, raidissent, font grandir les esprits et non les font rapetisser.

Vieille putain,

Je vous écris pour vous rendre ce qui vous revient de plein droit et même pour vous en mettre une quadruple ration, car vous méritez au moins quatre fois de recevoir ces mots pleins de vérité dans votre sale gueule de coche ridée. Cette lettre est un juste retour de la merde vers la merde. Vous prétendez être une chanteuse pour enfants, moi je dis que vous n'êtes qu'une abrutisseuse de morveux, une videuse de cervelles, une violeuse d'âmes puériles.

Une bonne grosse vieille putain.

"Chantal Goya", un nom qui résonne à mes oreilles comme le synonyme de la parfaite ineptie, le symbole de la dégénérescence, de la décrépitude mentale. Une authentique empoisonneuse d'enfants. Un gros tas de merde qui bouche les orifices cérébraux de notre jeunesse, une "avachisseuse" de petits cerveaux sans défense, une énorme putain de scène pour spectateurs crétinisés de la première à la dernière couche.

Vieille putain dégénérée "détourneuse" de mineurs, truie sénile allaitant des porcelets humains aux mamelles de la nullité, grosse vache de scène rance et flétrie beuglant des insignifiances inégalées, engraisseuse de coeurs juvéniles, videuse d'intelligences infantiles, avorteuse de vrai espoir artistique, tueuse de beauté, ennemie de l'Art, je vous déclare coupable de vous être enrichie sur la bêtise, d'avoir pollué les esprits de nos enfants, répandu jusque chez les adultes votre lait nocif, d'avoir joui en public pendant des années de vos obscénités musicales.

En conséquence je vous condamne à grogner sur scène comme une grosse coche obèse remplie de merde que vous êtes afin que sous le masque de l'inoffensive "Marie-Rose" vous dévoiliez votre vrai visage de vieille putain dégénérée empoisonneuse de petites âmes que vous êtes, matraqueuse d'au moins deux générations de bambins embobinés dans vos combines bêtifiantes.

Je vous condamne à grogner sur scène comme une truie que vous êtes disais-je, ce qui ne fera guère de différence avec vos habituelles chieries scéniques...

mercredi 24 avril 2019

1479 - Pour l'amour de l'Art

Je cherche sur le Mans une lectrice-interprète ayant du temps disponible pour lire des textes de littérature française devant une caméra. 

Après montage minutieux (mise en forme technique et artistique), les documents filmés sont destinés à la publication sur YOUTUBE et DAILYMOTION.

Cette démarche est conçue dans un esprit de totale gratuité. Je cherche à faire partager l’amour des belles choses en diffusant l’art littéraire sur le WEB.

Vous n'avez aucune expérience de la lecture filmée ? Lancez-vous ! Rien de plus  facile pour vous improviser interprète d'oeuvres littéraires : il vous suffit d’avoir une diction claire et beaucoup de naturel.

Je m’occupe du reste. 

Ne craignez pas de vous exposer. Si vous avez assez d’audace pour relever le défi, votre charisme apparaîtra naturellement.

Vous aurez le plaisir de vous voir mise en scène à travers des montages filmiques percutants, originaux, drôles, émouvants, acerbes, étranges, profonds ou aériens mais toujours esthétiques et généralement illustrés avec des morceaux de musique classique. Les vidéos durent de deux à cinq minutes, guère plus. Les écrits que vous interpréterez vous mettront en valeur pour votre plus grande satisfaction égocentrique mais surtout pour le bonheur raffiné des vrais amateurs des Belles Lettres.

Les sujets de lecture pourront être, selon votre choix, purement poétiques ou hautement subversifs. 

Mais toujours furieusement littéraires.

Si vous souhaitez vous offrir à l’Art, l'Art vous le rendra à travers sa gifle magistrale en pleine face ! Qui s'implique avec malice et courage dans les arabesques controversées de la Plume en éruption endurera héroïquement leurs exquises brûlures. Le feu des mots vous rapprochera du ciel des lettrés. Vous partagerez leur ivresse en accostant sur leur olympe. 

La plupart des thèmes -classiques et insolites- sont abordés à travers une vaste production. Sélections possibles de passages selon vos goûts individuels, votre sensibilité personnelle, vos préférences culturelles.

Bien que j'aie une préférence pour les jeunes filles avenantes, les demoiselles plus ordinaires (voire dénuées de charme) ont leur chance elles aussi.

Aucune lectrice n'est exclue pourvu que brûle en elle la flamme littéraire.

Les interprètes masculins sont également les bienvenus.

Candidature déconseillée aux esprits frileux et âmes sans envergure.

Coordonnées :

Raphaël Zacharie de IZARRA 
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans (cité Plantagenêts)
02 43 80 42 98
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

VOIR LA VIDEO :


2 commentaires:

Charlotte a dit…
Je suis belle, blonde, mince,taille fine mais j'ai les seins un peu trop gros on dirait... Je vous appellerai au cours de la journée pour des détails sur le texte que je vous lirai.
Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…
Ce sera parfait ! Si ce n'est pas une plaisanterie... Moi je suis sérieux, j'espère que vous l'êtes également.

Raphaël Zacharie de IZARRA

1478 - Affaire du faux-Rimbaud : documents complets

1 - APRES VERIFICATIONS ET CONFIRMATION, L'INEDIT DE RIMBAUD ETAIT BIEN UN FAUX !

Portrait complet de l'imposteur :
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article1129

Un premier article suspect mais assez intriguant (reproduit ci-après) était apparu sur le NET à l'annonce de la découverte d'un texte inédit de Rimbaud :

L'auteur d'un des coups montés les plus audacieux de ces dernières décennies s'est manifesté sous le nom d'emprunt "Jean Daube Rit" (presque anagramme douteux du pseudonyme adopté par le jeune Rimbaud lui-même "Jean Baudry"). De source indiscutable, l'imposture a été prouvée auprès d'un certain journaliste parisien collaborant à la rédaction d'une célèbre revue littéraire (et qui a préféré -on le comprend- garder l'anonymat). Le faux a été effectué grâce à la recomposition frauduleuse d'archives anciennes à l'aide de vieilles feuilles vierges (authentiques celles-là) ajoutées à la revue en question qui aurait été ensuite "retrouvée" chez un bouquiniste de Charleville-Mézières. Affaire à suivre...

Piégé comme les autres, Nabe hier soir dans l'émission de Taddéi sur France 3 (le 19 mai 2008) a pour la première fois lu ce faux à l'adresse de millions de crédules !
Cet article publié sur plusieurs sites officiels était demeuré anonyme. Puis dans un second temps le falsificateur -ou prétendu tel- s'est dévoilé dans les termes suivants à travers un autre article, dûment signé cette fois :
Voilà : je suis l'auteur de cette imposture qui est en train de prendre des proportions énormes. J'en frémis d'horreur. Et d'aise. Je n'en suis pas à mon coup d'essai il est vrai : j'avais déjà fabriqué des faux documents littéraires à propos de Maupassant et de Hugo, pour ne parler que des plaisanteries un peu consistantes (publiées sur support papier "authentique", donc)... Bien entendu mes potacheries n'avaient jamais marché, du moins pas au point de déranger les cercles officiels. Jusqu'à ce que je m'essaye à un "faux Rimbaud". Cette fois la supercherie a été prise au sérieux, trop. Beaucoup trop, à hauteur inconsidérée de la folie furieuse des médias souvent prompts à s'emballer à la moindre alarme littéraire !

Les seuls responsables sont les "spécialistes" crédules relayés par les journalistes pressés de vendre de l'information et non l'auteur de cette malicieuse falsification. Je ne me considère pas comme un faussaire au sens judiciaire du terme mais comme un aimable gredin qui a ouvert sa cage à plumes que le vent médiatique a emporté plus haut que prévu. La blague sera de toute façon utile : elle permettra de remettre les pendules à l'heure chez les prétendus spécialistes de Rimbaud.

Pour la partie strictement littéraire la rédaction du texte "à la Rimbaud" fut l'étape la plus facile et la plus plaisante de l'entreprise. Un peu plus complexe -mais à la portée de tout bon faussaire un peu habile- fut de confectionner un faux matériel sur vieux papier. Le faire entrer ensuite dans un circuit classique afin de lui donner la "patine onirique" nécessaire à sa crédibilité (grenier de particulier, bouquiniste, antiquaires) à travers un protocole plausible ne demande pas une grande imagination, au contraire ! Découvert par un cinéaste sur les traces de Rimbaud (comme le hasard fait bien les choses, n'est-ce pas ?) le document fut fatalement récupéré "dans les règles de l'art". La presse n'avait plus qu'à prendre le relais.

Et voilà comment un gentil farceur se retrouve avec une méchante affaire sur les bras !
Raphaël Zacharie de Izarraraphael.de-izarra@wanadoo.fr
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans FRANCE
Téléphone : 02 43 80 42 98
Freebox : 08 70 35 86 22


VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/4534bda624560ff05b9a04e8c21ee511/

2 - IZARRA : FAUX NOM, VRAI FAUSSAIRE ?

L'auteur est un habitué des coups montés littéraires, il semblerait qu'avec des moyens chimiques, techniques mais surtout informatiques il soit parvenu à tromper la vigilance des plus rusés ! A partir de vieilles archives vierges authentiques il aurait fabriqué ce faux. Les naïfs s'y seraient laissé prendre.

Rien que les circonstances de cette trouvaille devraient inciter à la plus extrême prudence... Comme par hasard un cinéaste justement en train de faire un documentaire sur Rimbaud entre dans une bouquinerie (une librairie de quelle ville donc se demandera le péquin ? Mais oui bien-sûr de Charleville-Mézières voyons !) et là, hop ! comme par enchantement il trouve le fameux trésor littéraire qu'on recherchait depuis 1945 ! Bref, un mauvais scénario de Indiana Jones qui semble passer comme une lettre à la poste ! Sans parler des détails tellement "beaux et évidents" qu'il sont invraisemblables quand y réfléchit bien. Un romancier qui aurait écrit cette histoire aurait été taxé d'écrivain sans imagination. La vérité est que, comme l'avoue avec complaisance l'auteur de cet étrange message, le faux après avoir circulé un certain temps dans un circuit "traditionnel" pour accréditer son authenticité aurait finalement été dirigé vers cette boutique de Charleville dans l'attente de sa "découverte".

D'ailleurs trouver un tel document là où précisément dans l'imaginaire collectif on est censé le trouver, c'est plus fort que fort ! Et c'est pour cela que c'est aussi un peu faible quand on commence à se poser quelques questions... Des faux littéraires ont déjà été fabriqués, cela ne serait pas la première fois (récemment il y eut les faux carnets d'Hitler pour ne citer qu'un cas célèbre). Pour ce qui est des parties manquantes du document, les détériorations "naturelles" ont été machiavéliquement confectionnées à des endroits stratégiques du texte : il fallait que cela fasse vrai. Mais pas trop non plus quand même car on se doute bien que l'auteur de la farce n'aurait pas masqué, même en partie, la signature "Jean Baudry" ! C'était la seule chose importante, la signature. Il fallait même que ça fasse plus vrai que vrai. C'est réussi...

Signé : un complice impliqué qui n'aura pas l'inconscience, lui, d'en dire plus sur son identité...

(Article attribué à un anonyme complice ou plus vraisemblablement à Raphaël Zacharie de Izarra lui-même se faisant passer pour un anonyme...)

3 - PIEGE POUR SOTS ADMIRATEURS D'AUTEURS CONNUS

Certains spécialistes et profanes ne se ridiculisent-ils pas superbement en admirant avec des airs béats des écrits signés "Jean Baudry" ?

Ce canular, si c'en est un selon les sceptiques, a un but : dénoncer l'imposture d'une certaine littérature. Imposture orchestrée par des éditeurs opportunistes aux dépens d'esprits faibles se croyant épris de belles lettres dans le dessein que l'on devine : fabriquer des mythes rentables. Plus grave : elle est relayée de manière insidieuse par l'Éducation Nationale à travers ses manuels scolaires étatiques, sans aucune place pour la réflexion critique, et ce dans l'intention inique et faussement démocratique de fabriquer de futurs bacheliers au rabais. Tout lecteur, averti ou non, sera influencé par la signature des textes qu'on lui soumettra officiellement sous noble reliure. Une nouvelle preuve éclatante avec l'affaire de l'inédit de Rimbaud ? Aux esprits sagaces de trancher. Les imbéciles qui se seront trompés, eux, mériteront le blâme littéraire. Surtout si ce sont des spécialistes.

Une simple signature -certes illustre mais une signature n'est pas une oeuvre- apparaissant au bas d'un texte médiocre (pseudonyme authentifié, agréé par les cercles littéraires officiels nécessairement infaillibles...) suffit pour que des lettrés tombent en pâmoison. Avec n'importe quel texte, pourvu qu'il soit sur un support "authentique" et signé d'une plume illustre, il est possible de faire passer un potache -ou pour être plus précis un IZARRA- pour un Rimbaud.

Ho ! Cette divine ponctuation ! Ha ! Quel esprit ce Baudry ! Avez-vous vu madame cette pénétration dans l'ironie ! Ho ! Le nez de Bismarck ! Oh la la ! La moustache du teuton qui sert de virgule dans cette phrase-ci, quel génie ce Baudry, ne trouvez-vous pas ?

Le test est concluant : lorsque l'on signe du nom d'un bel auteur connu n'importe quel mauvais texte écrit en cinq minutes, pourvu que le lectorat soit déjà bien conditionné par cette imposture que je dénonce, il applaudit. A l'inverse, lorsque l'on signe avec des noms d'inconnus des textes authentiques pris dans la Pléiade, ce même lectorat raille, peu conditionné qu'il est pour s'extasier devant des écrits d'auteurs non appris à l'école, donc parfaitement inconnus...

Pour résumer, prenez des textes classiques peu connus du grand public, signez-les "Marcel Dupond", soumettez-les à des prétendus beaux esprits et écoutez les commentaires pleins d'âneries qu'ils ne manqueront pas de sortir...

Dans le cas concret qui nous préoccupe, parce qu'un texte classique est signé du nom de votre "ennemi" (Izarra pour bien nommer celui qui vous ridiculise), cela suffit pour que vous perdiez subitement tout jugement esthétique : vous devenez curieusement incapables d'apprécier le texte en lui-même...

Je suis heureux de prouver une nouvelle fois (de manière concrète et non théorique) que la sottise ambiante est à nos portes. La supercherie grandira certains esprits qui auront su rester critiques et ridiculisera les autres. Il est tout de même décevant de constater que mes contemporains sont d'incorrigibles naïfs, et en même temps je suis très satisfait que ma thèse sur l'imposture de la littérature tienne à ce point la route.

Que le document soit un faux ou un vrai, le fait est anecdotique. Je suis là pour une affaire plus essentielle : ébranler certaines certitudes littéraires.

Raphaël Zacharie de Izarra

4 - Ma principale utilité : éprouver la sagacité des prétendus beaux esprits de toutes espèces. Et des spécialistes de la question rimbaldienne. Je suis le trublion des Lettres, c'est de bonne guerre. Et finalement très sain. Les impostures ont toujours existé dans l'histoire de la littérature et certains imposteurs furent aussi de grands auteurs plus facétieux que d'autres. Je fais éternuer messieurs les grands professeurs de littérature, enrager les sots convaincus. Rien que des choses fort salutaires !

Raphaël Zacharie de Izarra

5 - Je souhaite demeurer le maître du jeu le plus longtemps possible. Ce n'est pas à moi de prouver l'authenticité de ce texte mais aux spécialistes de la question littéraire. C'est à eux d'asséner vérités immortelles et écrasantes, de répandre affirmations lumineuses et sereines -bref de convaincre l'incrédule- et non à moi d'abréger les doutes. Mon rôle consiste à faire accoucher la vérité littéraire aux prétendus spécialistes de Rimbaud, non à servir sur un plateau le sujet cuit de leurs actuels tourments. Seul celui qui a les bonnes cartes en main aura le dernier mot. Celui-là peut se permettre toutes les licences et fantaisies. Chacune de mes provocations à l'adresse de mes détracteurs doit être considérée comme une salutaire incitation à percer le mystère de ce texte par des moyens strictement artistiques, littéraires, intellectuels et non vulgairement matériels. On devrait au contraire me rendre grâces d'inviter les admirateurs de Rimbaud à la critique honnête au lieu de me condamner de la sorte !

En attendant je laisse à mes détracteurs le temps de se ridiculiser dans toutes les directions. Ou de faire triompher la vérité, s'ils la détiennent.

Raphaël Zacharie de Izarra

6 - Je n'ai pas abattu toutes mes cartes. Une mystification consistante se fait nécessairement sur le long terme. Donc, pas de précipitation ! D'ailleurs je ne sais pas encore s'il sera finalement indispensable de donner des preuves : la régénérescence des esprits corrompus par le snobisme rimbaldien se fera peut-être sans ce concours matériel que réclament les admirateurs et fins connaisseurs de Rimbaud... Le miracle de l'Intelligence peut fort bien s'opérer indépendamment de toute preuve tangible. Quoi qu'il en soit, ces éventuelles preuves matérielles pourront toujours être mises en doute car il y aura toujours des saint Thomas pour douter de l'évidence, aussi ces preuves palpables sont-elles vaines. La seule véritable preuve -irréfutable- que ce document est un vrai, ou un faux, c'est de le confronter audacieusement aux jolies sensibilités pénétrées de vérités rimbaldiennes promptes à tomber en pâmoison à la moindre prose signée "Rimbaud".

Raphaël Zacharie de Izarra

7 - REPONSE A JEAN-JACQUES LEFRERE

Monsieur l'éminent spécialiste de Rimbaud Jean-Jacques Lefrère me taxe d'hurluberlu dans le "Figaro Littéraire". C'est de bonne guerre. Il défend sa cause, n'est-ce pas légitime ? J'assume totalement les volées de bois vert que l'on me destine. Je m'expose au feu, il est naturel que j'en endure les effets. En outre le qualificatif "hurluberlu" est plutôt aimable. Bien entendu, pas question de m'attaquer aux personnes dans cette affaire. Le débat doit porter sur l'objet du délit littéraire, non sur les protagonistes. Chacun a le choix de ses armes : la vérité pour moi, la mauvaise foi pour les autres.

Il va de soi que je respecte tous mes détracteurs, quels qu'ils soient. Avec férocité certes je continuerai à défendre ma version, mais dans les règles strictes de la courtoisie.

Glorieux ou vaincu, déchu ou grandi, je saluerai avec la même flamme mes adversaires.

L'esprit chevaleresque imprègnera toujours mon glaive izarrien.

Raphaël Zacharie de Izarra

8 - REPONSE AUX JOURNALISTES

Les journalistes ne cessent de me réclamer des preuves palpables accréditant la version "littérairement impopulaire" selon laquelle l'inédit de Rimbaud serait un faux. Mais quel genre de certitudes matérielles ? Les journalistes sont-ils des experts en vrais et faux documents ? Si des experts -des vrais- en analyse de feuillets on pu se laisser berner par un faux document, les pauvres journalistes y verront-ils plus clair du haut de leur courte plume ?

D'ailleurs le document en question n'est plus en ma possession puisqu'il est actuellement entre les mains expertes des "experts", précisément...

L'unique preuve concrète que ce document est un faux -ou un vrai- est à chercher... dans le document lui-même !

Et pas ailleurs.

Après, si des techniciens du papier ancien et des spécialistes de Rimbaud incompétents se font berner par ledit document et sont incapables de persuader définitivement et les journalistes et le grand public de leur unique, exclusive, étroite, obtuse vérité d'experts et d'exégètes, alors le doute qui nécessairement se renforce devient de plus en plus légitime.

Tout expert devrait d'un docte mot, d'un seul, parvenir à imposer son incontestable vérité d'expert au profane désarmé... Sinon il est tout sauf un expert.

Bref, si les tenants de la vérité tangible sont absolument certains de l'authenticité de ce prétendu trésor rimbaldien, pourquoi cette soudaine prudence dans les médias ? A cause certainement de la précédente affaire des faux carnets d'Hitler...

Les savants pétris de certitudes rimbaldiennes ne devraient même pas se donner la peine de répondre à "l'hurluberlu" du Mans qui ose se dresser contre un mythe... Répondre, c'est alimenter la rumeur.

Alors qu'ils se taisent !

Et pendant ce temps, qu'on me laisse chanter ma version. Elle a au moins l'avantage d'élargir la vue des brebis pensantes qui préfèrent -saine attitude- prendre le risque d'écouter un son différent au lieu de bêler sottement avec le reste du troupeau.

Raphaël Zacharie de Izarra

9 - Certaines personnes indélicates m’accusent de vouloir me faire de la publicité pour mon blog, ce qui bien évidemment ne me ressemble pas à un esthète de mon envergure.

Par conséquent dans un second temps du débat j'ai choisi de ne plus indiquer le lien de mon blog afin d'éviter de provoquer les croassements de certains volatiles...

Pour en revenir au sujet, je répète que la véritable imposture n'est pas dans le support matériel lui-même, qui est un faux, mais dans les têtes. Je dénonce la corruption des esprits (esprits visiblement affaiblis dès qu'il s'agit d'admirer béatement les "merveilleux écrits" de Rimbaud) enclins à prendre comme parole d'évangile tout baratin d'expert doctement émis. La masse bêlante et profane, la pauvre, l'ignare, en est réduite à chanter sous la baguette du chef-d'orchestre-grand-schtroumf-expert détenteur de la "vérité littéraire"

Je répète encore que les preuves matérielles que ce faux est bien un faux se trouvent dans le document lui-même et pas ailleurs. Or ce document n'est plus entre mes mains puisqu'il a été "lâché" dans le "circuit fatal" qui l’a porté à la postérité.

En outre je ne suis guère pressé d'apporter les preuves que l'on me demande. Ou de les nier. Je n'agis pas dans la précipitation, ce serait bien vulgaire pour un esthète de ma qualité... Je ne cours pas plus après les médias. J'ai tout mon temps, les arguments qu'il faut, ma vérité à moi. J'abattrai mes cartes quand je le jugerai nécessaire. Je ne suis pas à la botte des journalistes. Et puis surtout...

Surtout ne nous prenons pas trop au sérieux dans cette histoire.

Ce serait bien triste si ces messieurs les exégètes ne s'amusaient pas autant que moi ! Rimbaud et tout le tintouin, les haleurs et les poches trouées, tout cela c'est bien joli mais la poésie devrait-elle donc rester purement intellectuelle, essentiellement livresque, simplement théorique ?

J'offre aux exégètes une leçon de littérature grandeur nature, un cour vivant de sagesse rimbaldienne : d'abord savoir rire des choses les plus "importantissimes", comme par exemple cette affaire mondaine et finalement assez futile à propos du faux texte de Rimbaud.

Ensuite et par-dessus tout je leur apprends à ne pas oublier l'essentiel : lâcher le lest académique et avec courage, fièvre, hauteur, entrer dans l'arène pour vivre la poésie, la vivre. La vivre et non l'intellectualiser sans cesse et ainsi la rapetisser jusqu'à la rendre ridicule, mesquine, sèche.

Ce que je leur propose finalement, c'est de vivre la grande aventure izarrienne.

Raphaël Zacharie de Izarra

10 - LA SCIENCE AU SECOURS DES LETTRES !

(J'ai appris que le document en question devra être analysé afin de déterminer avec certitude si c'est un faux ou au vrai...)

J'ai déjà répondu aux questions de mes détracteurs à maintes reprises et ma réponse ne varie pas : la preuve de ce que j'avance est au fond des éprouvettes des chimistes actuellement affairés autour de la "géniale trouvaille".

Tout de même... Chercher la paternité d'un texte littéraire à l'aide d'un scalpel de technicien, d'un double-décimètres de matheux et de gants de chirurgien, quelle tristesse ! A quelle lamentable pitrerie les exégètes de Rimbaud se livrent-ils ? Pour en arriver là, faut-il qu'ils soient bien ignorants de la littérature !

Incapables de trancher une bonne fois pour toutes grâce à leur seul jugement esthétique, ils en sont réduits à recourir à des analyses scientifiques pour déterminer si ce texte est d'origine rimbaldienne ou izarrienne !

Rimbalesquement vôtre.

Raphaël Zacharie de Izarra

11 - LA PLUME RIMBALDIENNE : CAUTION IMMUNITAIRE...

Rimbaud aujourd'hui serait un vulgaire délinquant de la banlieue de Charleville-Mézières, rappeur, slameur, poète doué et précoce il est vrai, mais encore sodomite dégénéré, personnage douteux, drogué, buveur, paresseux qui aurait d'abord été une petite crapule avant de devenir gros trafiquant de drogue entre la France et le Maroc... Voilà ce qui me semble le mieux correspondre si on transpose avec réalisme la "légende Rimbaud" dans notre époque. Ma vue est honnête, pleine de justesse : nulle illusion romantique ne déforme mon jugement.

Cessons de lustrer les semelles sales d'un versificateur certes hors du commun quant à la qualité de la plume (lorsqu'il ne délire pas avec des poèmes "charabiatisants") mais qui pour autant ne mérite pas que l'on en fasse ce mythe nourrit d'artifices plus grotesques les uns que les autres.

Comment peut-on admirer un trafiquant d'armes sans état d'âme qui prône les égarements d'une vie dissolue, les délices de la perdition, l'enrichissement crapuleux ?

Prôner les hauteurs poétiques, jouer au troubadour éthéré, au rêveur enivré d'éclairs radieux, de fulgurances idéales, voilà pour la théorie chez Rimbaud. Le passage à la pratique est beaucoup plus décevant...

Quelle incohérence ! Quelle noirceur d'âme ! Évidemment le trafic d'armes, les sordides amours, la fuite en Afrique en quête d'histoires glauques, chez un type comme Rimbaud ça passe pour être d'une grande classe ! Aux yeux de ses sinistres laudateurs cela s'appelle l'aventure, cela s'appelle la noblesse, cela s'appelle le mépris pour le monde bourgeois. Quelle complaisance !

Ainsi la rime justifierait le crime...

Ha ! Comme c'est facile d'embellir une biographie quand on a la vue bornée par des fadaises poétiques, quand on est ébloui par de flatteurs apparats !

Bref, le sexe, l'argent sale, la descente progressive dans les bas-fonds de l'âme, l'hypocrisie, Rimbaud n'échappe pas aux règles du genre crapuleux. Il avait vraiment tout ce qu'il faut pour que des esprits faibles d'un siècle dégénéré lui fabriquent une légende frelatée.

Raphaël Zacharie de Izarra

12 - LES VERTUS PEDAGOGIQUES DU FAUX TEXTE DE RIMBAUD

L'enjeu de cette affaire dépasse l'anecdote de savoir si ce document est un faux ou un vrai. La vraie question est : que vaut la vérité d'un docte pitre face à un Izarra farceur qui fait le choix de penser plutôt que de braire ?

Certains qui ont des chapeaux pointus prétendent que le réchauffement climatique est dû à l'activité humaine, d'autres qui portent des lunettes performantes mais qui ont la vue intérieure lamentablement brève assènent aux masses bêlantes toutes des vérités tordues, comiques, grotesques.

Moi je prétends que "Le Bateau Ivre" et "Une saison en Enfer" sont des oeuvres purement facétieuses pondues par le plaisantin de Charleville, sans doute dans le but de rire des faux esthètes et snobs érudits de son époque. Ce qui ne signifie pas que par ailleurs Rimbaud faisait de la bonne poésie, l'acidité de la farce ne s'opposant nullement au feu de la lyre.

Ma vérité izarrienne, qui a la suprême particularité d'être joyeusement fantaisiste, pleine d'une rassurante, pédagogique, libératrice souplesse -et qui est hautement rimbaldienne dans le fond- vaut bien celle, figée, étroite, austère, voire franchement bête et méchante des exégètes s'accrochant désespérément, académiquement, mesquinement à leurs bornes.

Raphaël Zacharie de Izarra

PRECISION FINALE POUR LES MAUVAISES LANGUES :

Enfin pour répondre avec hauteur et concision à ces vils détracteurs m'accusant de vouloir me faire de la publicité à bon compte pour mon blog, qu'ils sachent que seule la qualité de mes textes doit séduire sans l'aide d'une vulgaire publicité basée sur le scandale. Je n'ai nul besoin de faire la promotion de mon blog étant donné qu'il a toujours été très visité et ne pratique par conséquent pas ce genre de racolage crapuleux.

Raphaël Zacharie de Izarra


9 commentaires:

Macha a dit…
Excellent !
(et mon propos est pertinent)
Bonnie a dit…
Comment saura-t-on si ce qu'il dit est vrai ou non? Comment prouver la véracité de la chose?

Dans tous les cas, je trouve ça pathétique de la part de cet... individu. Vraiment.
Et je ne trouve pas ça "excellent" du tout.
Anonyme a dit…
Je ne vois pas l'interêt à vouloir prouver la véracité de la chose.
Je trouve plus pertinent de se contenter d'apprécier ou non un écrit. Qu'ensuite, on cherche à savoir qui en est l'auteur, c'est une réaction humaine.
En cas d'échec, vouloir l'attribuer à Pierre ou Paul ou Jacques, c'est secondaire.
L'essentiel n'est-il pas que les écrits soient jugés en fonction de leur qualité littéraire plutôt que leur auteur. L'on sait qu'aucun écrit ne fait l'unanimité.
Cette polémique que soulève Monsieur Raphaël Zacharie de Izarra peut justement donner à un illustre inconnu de devenir un illustre reconnu et à un illustre reconnu, de reconnaître ses ratés.

Une passante
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
"LE MONDE" PUBLIE UN ARTICLE SUR MOI !

Paris est venu au Mans. Ce qui équivaut, en terme professionnel, à un scoop. Du moins dans le cercle restreint des journalistes littéraires, appelés aussi dans notre jargon « mondains du livre ». Depuis là-haut, c'est un événement, une prouesse. Rappel d’une épopée locale qui avait fait deux ou trois vagues dans nos salons : quelques heures à peine après la révélation au grand public d’un inédit de Rimbaud (Le rêve de Bismarck) retrouvé chez un bouquiniste de Charleville-Mézières, un énergumène manceau revendiqua non sans fracas la paternité du document qui serait donc… Un faux ! Info ou intox ?

A la rédaction les collègues ont bien ri. Il y avait de quoi, avec ma mission d’« envoyé spécial en province »… La décision résonnait désagréablement comme le coup de «sifflet de Jéricho» de l’officier de police plein d’avenir du Quai des Orfèvres rétrogradé du jour au lendemain à la circulation de la Place Clichy. Et j’ai effectivement été envoyé au Mans afin de tenter d’éclaircir ce mystère d’arrière pays. Merci le TGV. Bref, de retour avec mon papier, ils ne riaient plus du tout à la rédaction. Enquête.

AUTEUR PROLIFIQUE

Raphaël Zacharie de Izarra est un farceur.

Un auteur prolifique aussi. Avec plein d’imagination.

Un simple hurluberlu en mal de notoriété comme l’affirmait, un peu énervé, le plus grand spécialiste de Rimbaud Jean-Jacques Lefrère dans les pages du « Figaro Littéraire » ? Pas si sûr… Dès qu’on approche le phénomène, les certitudes toutes faites s’éloignent. Il y a fort à parier qu’au contact de ce fou follet, plus d’un routard de la presse reverrait son jugement. Un poids-plume de l’auto édition (il se répand sur Internet) capable d’ébranler des maisons : Izarra a du souffle, il faut lui reconnaître ce précieux avantage.

FRISSONS

Personnage machiavélique diraient certains… Angelot d’une désarmante naïveté pour d’autres. Prince cynique ou entité ailée, peu importe : le plaisantin ne manque pas d’atouts. S’il est vrai que le diable a plus d’un tour dans son sac, les anges n’en ont pas moins de la plume. Celui qui veut défier les exégètes de la littérature, pardon de la Littérature comme il le précise, est bien outillé. Ce maître du verbe joue de son art oratoire jusqu’à l’énième degré, là où commencent les premiers frissons. Déstabilisant.

Le « clown à particule » s’avère être un morceau de choix pour tigres de rédactions, un cas d’école comme on en rencontre rarement dans une carrière de reporter. Un pigiste averti y regarderait à deux fois.

Izarra, ça à l’apparence de l’ersatz, de loin ça n’a l’air de rien, de Paris on croit que c’est du toc… Et quand on vient chez lui au Mans pour une interview de près, pour de vrai, alors l’Izarra c’est de l’or en barre ! Foi de journaliste.

L’animal est prêt. De mon côté, je fourbis mes armes. Ambiance règlement de compte à l’oral. L’interview commence mais c’est lui qui tient la baguette.

Quand je l’interroge au sujet de cette affaire grotesque du « vrai-faux-Rimbaud » il ne se démonte pas. Ses yeux s’éclairent. Le masque de la sincérité l’habille tout de blanc. Et il a des arguments le renard ! Répondant point par point aux objections émanant de ses détracteurs, il se défend. Avec foi, panache, consistance. De telle façon qu’à mi-parcours de l’interview il est déjà permis de douter de la version officielle. Question de choix. En l’écoutant, intarissable, virtuose, charmeur, parfois excessif, toujours percutant, on se sent plus léger, libre de balancer entre vérité médiatique et doute « izarrien », qualificatif dont il abuse avec jubilation. C’est le cadeau qu’il nous fait : penser par soi-même. Raphaël Zacharie de Izarra est persuasif, il a l’art de soulever des questions que nul n’oserait effleurer.

POLEMIQUE

Ses arguments ? Contestables, soyons honnêtes. Contestables et pourtant… Pas tant que cela. Et c’est étrange, et c’est puissant, et c’est passionnant. C’est oui ou c’est non, c’est vrai ou c’est faux. Entre les deux, une infinité de nuances. Toutes déroutantes.

Izarra a sa place dans la polémique et il tient tête. Il a pris le rôle du bouffon, qui n’est pas le plus facile. Rappelons que le pitre officiel du royaume assénait des vérités cinglantes au roi. Izarra se paye la tête du roi et c’est bien le seul : il n’y a qu’un bouffon dans tout le royaume pour user de ce droit. Les autres se taisent. Lui, il la ramène. Il fabrique du faux pour « mieux dénoncer une autre imposture : celle d’une certaine littérature » dit-il.

Dans le détail son discours ressemble un peu à cette histoire de fous où l’un soutient que la bouteille est à moitié pleine pendant que l’autre s’évertue à démontrer qu’elle est à demi vide. L’un a tort, les deux ont raison et personne ne peut trancher. Ensuite c’est une question de crédibilité vestimentaire. La « vérité » du porteur de cravate sera toujours un peu plus « vraie » que celle de l’adepte de la chemise à carreaux. Izarra ne porte ni cravate ni chemise à carreaux, il arbore un front vaillant dénué d’artifice, affrontant nu les « cohortes de Bêtise parées de flatteurs, mensongers atours ».

Même pour un reporter qui a de la bouteille, il serait trop facile de prendre à la légère l’édifice de papier de monsieur Izarra. Pour l’heure tout est théorie, démonstration intellectuelle, preuve par la dialectique et conviction intime. Le sieur Izarra est redoutable quand il s’agit de semer le doute. Et ça prend. A faire trembler les bases du plus orthodoxe des convaincus. Ca prend tellement bien que, séduit par le brillant discours, déjà convaincu mais pas tout à fait prêt à mettre la main au feu tout de même, on ne demande plus qu’à voir.

ROCAMBOLESQUE

Voir, c’est ce qu’il nous promet depuis le début de cette affaire décidément rocambolesque… Mais il n’est pas pressé d’apporter de la matière à son moulin à paroles. Izarra brille tant qu’il reste dans ses « hauteurs » abstraites, position stratégique bien commode dans laquelle il a tendance à s’éterniser… Sur la terre ferme son pied est plus glissant.

Il a le temps pour lui, répète-t-il. «Je n’agis pas dans la précipitation, mon dessein est de plus grande envergure que de nourrir ces poussins de journalistes. Patience ! Au lieu de petit grain sans lendemain vous aurez la grosse pâtée pour l’hiver» confie-t-il, un brin malicieux.

C’est vrai qu’il cause bien le contradicteur et qu’on serait prêt à se convertir à sa « vérité », à deux doigts du gouffre séparant « l’hérésie médiatique du ciel izarrien »… A condition de donner corps au discours. Bluffant pour ceux qui l’approchent, l’écoutent, le « sentent », simple zozo pour les autres qui n’ont pas eu le privilège d’un tête-à-tête, le personnage a de quoi faire peur.

La première fois il avait même fait très peur : l’AFP lui reproche un séisme d’ampleur nationale provoqué par ses simples assertions. Pas si zozo qu’il en a l’air le « Zaza » !

DU TEMPS

Raphaël Zacharie de Izarra nous demande du temps, encore du temps pour prouver qu’il est l’auteur de cette farce. Mais où est la vraie farce ? Dans le document lui-même qui serait un « authentique faux » ou dans le formidable pouvoir de persuasion d’un mythomane de premier ordre ?

Sa démarche, se justifie-t-il, est une oeuvre « de long terme, dense, complexe, nécessairement lente ».

A la lumière de ses propos pour le moins convaincants, irritants, intrigants, presque fascinants, on lui laissera le bénéfice du doute. Mais pas trop longtemps. Pas trop longtemps monsieur Izarra : à la rédaction ils ne rient plus, mais alors plus du tout.

R.S.
(Le Monde)
Anonyme a dit…
A propos du 9---
Ne vous justifiez pas, ô modeste écrivain parmi les Ecrivains...

Il est naturel de vouloir se faire connaitre, et je ne vous apprendrai rien en disant qu'il faut toucher un très grand nombre de consolecteurs avant de pouvoir espérer être véritablement lu.

Ne vous abaissez pas à de si basses justifications!
Anonyme a dit…
Ce commentaire n'est pas véritablement destiné à être publié, mais juste à formuler une requête, si vous le permettez, ô Raphaël Zacharie de Izarra...

Etant particulièrement friand du mythe Rimbaud, j'ai en lisant le vrai-faux poème été déçu, et c'est plus qu'un euphémisme.
Je ne suis prisonnier d'aucune idéologie et pense avoir su garder un esprit critique.
Ainsi pardonnez moi l'expression mais ce poème est véritablement à chier.
Aussi, j'aimerais savoir s'il figure parmi les ratés de Rimbaud (dans ce cas je l'oublierais définitivement) ou bien si vous l'avez écrit et qu'il est la grandieuse preuve de la stupidité auto suffisante des führer académiques de la langue française (dans ce cas je l'afficherais sur le prestigieux mur de ma chambre de lycéen en perdition aux côtés d'oeuvres artistiques personnelles plus que douteuses, n'est ce pas un prestige digne d'un grand écrivain comme vous?)

Je vous jure de porter ce secret jusqu'en enfer, plus muet encore que les médias au sujet de la crétinisation croissante de la société caractérisée par l'emploi d'un vocabulaire sans cesse plus pauvre à la télévision et par le calibrage big mac des cerveaux (cervelles?) de ma génération...

Et même si Rimbaud avait écrit ce navet, brisez mes rêves, n'hésitez pas, seul l'authentique compte pour moi, je ne regrette pas de ne plus croire au saint esprit ni au père Noël.

En espérant que vous aurez la bonté sublime d'accéder à ma requête.

Edgar Zhou.
Ps1:
Pardonnez mon éloquence et ma plume hasardeuse mais comprenez bien que par ces temps où la vulgarité est portée aux nues il devient de plus en plus difficile de s'exprimer avec des phrases de plus de trois mots.
Ps2: essayons de me rendre encore plus pathétique pour augmenter mes chances de recevoir une réponse; je suis un jeune homme qui n'aspire qu'à l'oisiveté mais qu'on enferme 8 heures par jour pour un formatage complet, alors libérez moi pour quelques instants, oui que vos mots soient salvateurs.
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
Cher Prince,

Mon discours sur RIMBAUD n'est pas que polémique, il est aussi pédagogique. Par conséquent je vous laisse le soin de vous faire vous-même une opinion sur l'authenticité de ce texte.

Lourde responsabilité que d'être réduit à penser, sentir par soi-même ! C'est précisément le terrible enseignement que je dispense à ceux qui ont l'audace de m'écouter.

Prince, cher prince, j'admire réellement votre plume juvénile qui en dit long sur votre avenir littéraire.

Raphaël Zacharie de Izarra
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
COMMENT J'AI FAIT LE FAUX "INEDIT DE RIMBAUD" (Le rêve de Bismarck)

A propos de l'affaire de l'inédit de RIMBAUD, certains "spécialistes" pensent que je suis incapable de faire un faux sur le plan technique.

Justement, si.

Toute la question avec mes détracteurs était là, sur le plan strictement technique. J'avais déjà expliqué ma méthode et mon mode opératoire. Tactique, technique bien sûr mais surtout stratégie. Avec ma patience, mon réseau de complices, il n'a pas été insurmontable de monter ce fameux coup au sujet de RIMBAUD.

Je ne travaille pas, j'ai tout le temps pour élaborer des impostures de ce genre.

J'ai beaucoup de pouvoir de persuasion, un vrai sens de la psychologie, des relations dans divers domaines comme dans l'infographie et la sérigraphie, ce qui m'a été d'une aide précieuse. J'ai également des contacts avec des étudiants en chimie de l'Université du Mans qui me conseillent et m'aident (les étudiants ayant le sens de la potacherie plus développé que leurs professeurs).

Si vous saviez tout ce qu'on peut faire quand on a de l'audace...

Ce que vous avez vu c'est le côté éclatant de l'affaire. Mais pour qu'une imposture de cette envergure sorte, il faut s'y prendre avec méthode et ambition. Plusieurs sont tombées à l'eau et cela nul ne le sait. Il n'y avait pas que RIMBAUD qui était sur la "liste d'attente". J'ai fait des faux concernant plusieurs auteurs, sachant pertinemment que sur une quinzaine de fusées médiatiques une seule parviendrait à décoller, voire deux peut-être. Ce qui permet de réussir une telle imposture, c'est la multiplication des "rampes de lancements". Les autres impostures que j'ai entreprises n'ont pas été jusqu'à leur terme mais peu importe : le but n'était pas que les 15 coups réussissent, le but était de multiplier les "mises à feu" pour que l'une des 15 impostures au moins aboutisse.

Au départ je ne savais pas laquelle des 15 impostures allaient aboutir, bien entendu. J'ignorais quel texte issu des huit auteurs célèbres choisis (j'ai lancé une quinzaine de textes izarriens signés de huit auteurs célèbres différents) allait être "exhumé de l'oubli"... Au départ je ne savais pas quels "inédits" allaient être "découverts" dans un des endroits fixes ou réseaux de circulations stratégiques où je les avais placés (bibliothèques, bouquinistes et même dans un endroit que je ne peux révéler ici). L'important était qu'au moins un de ces textes sorte de "l'oubli".

En ce qui concerne le support, j'ajoute que chez n'importe quel bon bouquiniste même de province, pour peu que vous payiez le prix vous pouvez obtenir des feuilles vierges de différents formats et plus ou moins jaunies datant du XIX, voire du XVIIIème siècle (entre 100 et 200 euros la dizaine ou vingtaine de feuilles). Chez le bouquiniste au Mans, l'Athanor, je les ai eu pour un peu plus de cent euros.

Les "spécialistes" du vieux document sont des ânes. Bernés avec une centaine d'euros !

Bref, tout cela mes détracteurs ne le savent pas et c'est ce qui fait ma force : on croit impossible qu'une telle entreprise réussisse car on pense en terme de coup unique. Comme si j'avais lancé cette affaire de manière unique et ponctuelle, hasardeuse, presque irréfléchie...

Or le nombre "d'inédits" mis dans des circuits privés et publics est supérieur à ce qu'on imagine. Et la laborieuse, minutieuse mise oeuvre de ces affaires, parfois simultanément, parfois successivement (pour finalement n'en faire triompher qu'une seule -voire deux-), n'est qu'une simple, banale affaire de temps et d'obstination. D'ailleurs on n'imagine rien de tout cela. On pense d'emblée, sans même se poser plus de question, que celui qu'on qualifie de "prétendu faussaire" -moi donc- aurait lancé sa petite pierre comme cela, de façon unique et aléatoire... Et donc cela semble improbable.

Sauf que quand on a le temps, la motivation, l'audace, TOUT DEVIENT POSSIBLE. Ce qui paraît irréalisable est parfaitement réalisable et même dans les faits la réalisation de ce genre de chose est souvent plus facile qu'en théorie.

Je le sais par expérience personnelle...

Aucun spécialiste ne croit possible une telle entreprise. Certes, mais c'est parce que ces grands érudits pleins de certitudes techniques et littéraires pensent en termes non-izarriens.

Seul JEAN TEULÉ est resté prudent et à mis en doute l'inédit de RIMBAUD.

Raphaël Zacharie de IZARRA
Dada a dit…
Rimbaud m'a tué


Il était jardinier !


Je pense que rimbaud fut un adepte de Dada autrement comment expliquer le caractère insane de ses compositions.

C'est soit le dadaisme soit la folie ou l'ésotérisme !

Ou encore le foutage de gueule !


Car comme dirait certain, inconnus:

Il ne faut pas prendre les gens pour des cons mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont !

1477 - Ingrid Bétancourt, un succès médiatico-commercial

La libération de madame Bétancourt est en soi un fait anecdotique et ne concerne réellement que la personne elle-même et son entourage. Le reste est pur matraquage médiatique de la population. Cette histoire n'aurait jamais dû concerner les millions de lobotomisés télévisuels mais exclusivement les gens qui étaient dans la partie : famille, amis, proches politiques.

Il ne s'agit pas des funérailles de Hugo ici, juste d'une épopée médiatico-pseudo-politique, voire simplement mondaine. Un roman-feuilletons créé par de vaniteux journalistes.

Les médias ont pris en otage des millions de personnes qu'ils ont captivées artificiellement avec leurs méthodes habituelles de manipulations des esprits. Après le grand matraquage des masses, ce sera l'adoucisseur larmoyant qui incitera à faire écouler un pavé relatant les six ans de captivité de Bétancourt, pavé publié en centaines de milliers, voire en millions d'exemplaires.

Bref, un excellent coup d'édition que les petits Machiavels de la presse devaient préparer depuis longtemps. Sa libération devait être attendue, commercialement parlant, depuis des années. Plus sa captivité durait, plus l'affaire prenait de la valeur. Le vin a bien vieilli depuis six ans, il n'en sera que meilleur en "produit-culturel" star des supermarchés.

Ce sont les médias et les médias seuls qui avec patience et perversité (saupoudrées d'une bonne dose de gravité étudiée) ont fait entrer dans le crâne de qui le voulait bien des vérités unilatérales, uniformes, univoques et racoleuses. Ils ont réussi à faire croire à des millions de gens qui étaient au départ parfaitement étrangers à cette affaire que Madame Bétancourt était leur cousine, leur camarade de classe, leur voisine de palier.

Sous prétexte d'humanisme les "créateurs d'actualité" ou "décideurs d'événements" monopolisent un fait, le médiatisent à l'échelle mondiale pour mieux niveler les sensibilités, les opinions et finalement faire converger les vues vers un seul horizon : celui choisi par eux, les médias.

Fatalement vendeur.

Aujourd'hui Bétancourt, à qui le tour demain de servir de prétexte au "média-marketing" ?

La libération de madame Bétancourt est un immense soulagement, je ne le conteste pas. Mais uniquement pour les gens concernés : otages, familles, amis. Pas pour les Marcel Dupont se croyant investis d'une mission dupontesque largement orchestrée par les médias avides de pouvoir, d'actualités à leur avantage, de vision du monde à sens unique...

Je n'ai aucune haine, juste une rage saine contre les manitous de la manipulation médiatique qui ont l'art de créer des événements à la mesure de leur intérêts mercantilo-vaniteux.

Je refuse de me faire lobotomiser par un groupe de prétendus journalistes-humanistes à la solde des marchands de lessive. Madame Bétancourt est une invention médiatique à but lucratif en sens large du terme : faire tourner la machine à "news".

L'exploitation éhontée de l'affaire Bétancourt à l'avantage de faire bêler les populations dociles, de détourner leur attention, de leur faire penser à autre chose qu'à l'essentiel. Les journalistes sont des charognards prêts à toutes les manipulations pour se sentir exister, tirant profit des causes les plus "flatteuses" pour ennoblir la profession à bon compte.

Certains prétendent que c'est l'opinion publique qui a libéré l'otage...

Faux !

Et quand cela serait vrai, est-ce une raison suffisante pour prendre en otage des millions d'esprits à des fins strictement privées, artificiellement montées en affaire d'Etat ?

Cette prise d'otage est à l'origine une affaire policière et non politique. Ce sont les médias qui ont fait de cette histoire une priorité nationale. Ce sont eux qui ont "réquisitionné" l'opinion, créé l'événement à des fins journalistiques. Bref, tout ceci n'est rien qu'une opération médiatique parfaitement arbitraire, savamment ciblée pour servir les intérêts d'une corporation. Les français dupes, pauvres moutons conditionnés par les médias, se réjouissent de la libération de celle qui il y a six ans encore était une parfaite inconnue... Vaste mascarade ! On fait pleurer dans les chaumières pour cette histoire mondaine pendant que le clochard du coin n'a droit à aucune attention médiatique, lui qui est pourtant pris en otage économique depuis, 10, 15, 20 ans par la société parfaitement indifférente sur son sort. Evidemment, Dédé Lacloche le SDF du quartier qui fait la manche à la sortie des magasins, c'est moins vendeur, moins romantique, moins à la mode que Ingrid Bétancourt, otage de "qualité, faire-valoir de la "pensée de référence" au visage bien photogénique et femme nécessairement "courageuse".

Bref, Bétancourt est un otage télégénique susceptible d'être reçu avec le tapis rouge.

Les médias, pervers, manichéens, sélectifs, ont fait insidieusement passer Bétancourt pour une héroïne par le simple fait de son statut d'otage. En six années d'habiles manoeuvres journalistiques quasi subliminales, le fait est établi dans les esprits.

A quand la légion d'honneur pour Bétancourt ?
(Que l'on ne se méprenne pas sur mon discours : il n'est nullement question ici de remettre en cause la légitimité de la libération de l'otage mais de dénoncer la prise d'otage médiatique, subtile celle-là, de millions d'esprits inaptes à la critique pour mieux les instrumentaliser. Si le but est louable, le procédé est malhonnête, anti démocratique, et même définitivement immoral. D'ailleurs on prétend fort judicieusement que sans les médias, la captive aurait été libérée plus tôt. L'effet pervers de l'écho médiatique de cette affaire est que plus on parlait de l'otage, plus il prenait de la valeur entre les mains de ses geôliers...)
L'affaire Bétancourt est un pur produit médiatique. Qu'on me laisse au moins la liberté de ne pas penser selon les normes de cette "presse émotive". 

Moi, je suis un bel esprit, autrement dit un lion. Et surtout pas un âne, encore moins un mouton.

Raphaël Zacharie de Izarra

Mes détracteurs qualifient les hommes du FARC de méchants terroristes... Objectivement ils ne sont pas plus terroristes que les Résistants de la Seconde Guerre Mondiale, considérés eux aussi comme tels à l'époque par Vichy. Les hommes du FARC, même si ce sont des criminels, ont leurs raisons d'agir ainsi. Même si je n'approuve pas leurs méthodes, ils ont leur vérité et je peux comprendre que l'on puisse penser et agir à contre-courant des masses civilisées. Les états utilisent eux-mêmes les méthodes criminelles les plus ignobles pour maintenir leur légitimité de nantis et personne ne semble s'offusquer de la chose. La prolifération de la détention de l'arme atomique en est le meilleur exemple. 

On qualifie les preneurs d'otages de terroristes. Derrière le mot TERRORISTE la réalité n'est pas toujours toute noire ou toute blanche. 

Bref, le point de vue de mes contradicteurs n'est pas le leur mais celui instillé par les médias. 

La presse demande à la population française de s'apitoyer sur le sort de Bétancourt et le peuple gagné d'avance par le discours des "gentils journalistes anti FARC" bêle en choeur ! Les médias auraient demandé de mobiliser la sensibilité nationale pour Dédé Lacloche le SDF du coin, aujourd'hui l'opinion publique ne jurerait que par Dédé Lacloche... 

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A partir du moment où la population dans son ensemble suit l'ornière des sentiments médiatiques, plus de place à l'esprit critique ! La prochaine étape de "l'émotion civique" consistera à acheter le livre-témoignage de la maintenant "très courageuse" et surtout si télégénique ex-captive... 

Je n'ai rien contre la personne de madame Bétancourt. Je me sens juste offensé par l'outrance médiatique consistant à transformer des victimes en héros malgré eux du simple fait qu'ils ont été pris en otage. Ne confondons pas courage avec le simple état de captif-passif. Un otage ne peut rien faire d'autre que subir. Ce n'est pas du courage, c'est juste de l'immobilité forcée.  

Le reste n'est que "romantisme médiatique" et fumée télévisuelle pour citadins pleins d'éphémère sensiblerie. 

Pour en revenir à Dédé Lacloche qui semble décidément n'intéresser aucune de ces belles âmes réglées sur les mouvements de la baguette médiatique servant une musique bien sucrée, certes il n'est pas photogénique, certes il pue, certes il bredouille quand il a bu et qu'il fait la manche au coin de vos rues. Aucun caméraman ne fait de gros plans sur sa face rougeaude et pourtant il est là tous les jours, toujours otage de notre système terroriste économique particulièrement injuste, lui et des milliers d'autres. Dédé est à portée de caméra et pourtant aucune ne prend la peine de faire un scoop sur lui. Madame Bétancourt a une réelle valeur médiatique, pas le clochard du coin dont la solitude, la souffrance, la détresse sont parfois pires et plus durables que celles endurées par "l'illustre otage" lors de sa captivité. 

Ce sont les médias qui ont choisi pour vous votre sujet d'émoi du jour : ils ne sont pas bêtes les médias, ils préfèrent servir de la Bétancourt plutôt que du Dédé, c'est beaucoup plus fédérateur. 

Et pendant que les caméras braquées sur Bétancourt pour servir au peuple (artificiellement réjouit par la liberté retrouvée d'une pseudo-connaissance) sa dose de "news" sucrées à la gloire de "l'héroïne nationale", pendant ce temps-là Dédé Lacloche n'existe toujours pas, médiatiquement parlant. Il est pourtant sous nos yeux mais il n'a aucune valeur en terme d'image. Juste bon pour alimenter minablement les journaux de rues vendus par les SDF. 

Beau travail messieurs les journalistes ! Un peuple entier lobotomisé en six années de savantes manoeuvres subliminales...  

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Vraiment comique et pitoyable, la dérive se poursuit sur les BLOGS : l'ex-captive est maintenant accommodée à diverses sauces : "Bétancourt les images", "Bétancourt les retrouvailles", "Bétancourt en famille", "Bétancourt avec Sarkozy", etc. 

Quand je disais que l'affaire Bétancourt était une cause nationale créée de toutes pièces par les médias... 

Attendons-nous bientôt à : "Bétancourt et ses recettes de cuisine", "Bétancourt le Loft", "Bétancourt et ses secrets de beauté"... 

Les médias s'approprient l'honneur d'avoir fait libérer l'otage.

Comme le pensent certains, il est en fait très probable qu'elle aurait été libérée depuis lontgtemps si on avait laissé agir les forces diplomatiques dans l'ombre.

L'illusion médiatique fonctionne à merveille : tous pensent que la libération de la captive est à mettre sur le compte des journalistes. Le silence est d'or dit-on. Moi je suis persuadé que le silence diplomatique aurait été plus efficace que le fracas de la presse.

Evidemment, tout est orchestré de manière à donner l'impression que ce sont les trompettes médiatiques qui ont rendu sa liberté à Bétancourt : shows télévisés sur shows télévisés, tapis rouges et sourires présidentiels sont là pour faire écran.

Les médias n'ont fait que retarder sa libération mais qu'importe, tout fonctionne sur le modèle illusoire : ainsi ils décrètent que le soleil se lèvera à telle heure sous leur seule volonté et miracle, le soleil se lève effectivement à l'heure indiquée par les médias...

Conclusion spécieuse des sots : c'est grâce aux médias que l'astre brille !

56 commentaires:

VinZ a dit…
Quel bouffon tu fais avec tes textes à deux balles copié-collé de blogs en blogs dans le seul but de te faire remarquer ! Je t'ai viré illico de chez moi, hop, dans les spams !
Fred O Fenua a dit…
Il est vrai qu'un simple lien mentionnant ton article aurait été suffisant.
Comme ça par exemple.
Anonyme a dit…
Oui voilà, juste un lien. De toute façon c'est ennuyeux à mourir je n'ai pas tout lu.

Ceci dit, vous avez contribué au plus long commentaire de tous les temps sur mon blog musical. Bravo !
David J a dit…
Quelle pitié ! Vous êtes incapable à ce point d'avoir la moindre empathie pour cette femme qui depuis 6 années est aux mains de tortionnaires ! Vous êtes incapable de partager la joie simple de cette femme et de sa famille qui se retrouvent après 6 années de séparation ! Face à la joie et au soulagement de ces personnes, vous ne savez que vomir votre pseudo-intellectualisme desséché... vous êtes pathétique.
potiron44 a dit…
Regardez vous dans une glace, mon bon David, car pathétique vous l’êtes bien d’avantage que ce cher Raphaël. En somme, vous faites où l’on vous dit de faire, votre émotion est téléguidée par les marchands de temps de cerveau disponible, grand bien vous fasse ! On vous a dit de verser votre larme pour Ingrid, vous l’avez fait ! J’imagine fort bien votre émoi de midinette s’être également mis en branle le 11 septembre 2001 ou à la mort de Lady D , puisque vous semblez être le genre de crétin qui miaule avec les loups dès que les médias sanctifient une « cause »…
Anonyme a dit…
Maintenant ça suffit. J'ai laissé passé le premier commentaire sur Mon Saint-Egrève, le second, qui n'est qu'un vulgaire copié-collé de ta prose, a été mis hors ligne.
Merci de ne pas te servir de notre blog pour ta propagande à deux balles.
Adios.
Anonyme a dit…
Je me trouve en accord avec l'opinion d' Izarra.
Je rajouterai que lorsqu'on décide d'être mère de famille, comme l'a décidé Ingrid Bétancourt, on se s'en va pas courir le monde, on n'abandonne pas sa progéniture à la société. On élève ces enfants dans l'amour et le respect de son prochain.
Elle a choisi la gloire médiatique et politique à la valeur familiale. Elle a choisi d'être femme active au détriment de mère de famille. Qu'elle assume !
Ce n'est pas à moi qu'elle tirera des larmes. Je les réserve pour des personnes qui méritent mon estime.

Une mère de famille
peggy a dit…
J'aime bien cet article, même si je ne suis pas d'accord avec tous ses présupposés - on a les infos qu'on mérite disait l'autre.
Anonyme a dit…
Bonjour Raphaël, Merci pour votre commentaire sur votre site.

Je suis pas tout à fait d'accord. Je vous copie le message de réponse que je vous ai laisser :

"La joie d'une personne doit réjouir l'humanité entière et la tristesse et la souffrance d'une personne doit aussi nous rendre triste et si possible aider cette personne (même si on ne l'a connait pas)"

Bonne continuation

Rachid

http://berberblues.hautetfort.com/
Anonyme a dit…
ah les pseudo-intellos ultra stéréotypés dnas le cliché rebelle comme il en existe à la pelle, dépourvus de la faculté de recul tout en se pensant intelligents, à l'esprit obtu et fermé à cause de clichés se voulant, eux, bien pensants, c'est affligeant.
peggy a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
peggy a dit…
anonyme n°3 : que voulez-vous dire ?
Aldéhy a dit…
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Aldéhy a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
satin pump a dit…
Je haîs votre opinion sur Ingrid Betancourt mais je la respecte.
Pour votre info, sur l'ancienne version de mon blog, j'avais déjà écrit un article sur un SDF qui m'avait bouleversé donc je ne pense pas être une victime des médias. J'écris sur ce qui me touche. Ingrid Betancourt me touche. Certains disent qu'elle a préféré "s'occuper de son pays" que s'occuper de sa progéniture. C'est justement pour cela que j'admire cette femme. en 2002, elle voulait être élue présidente, elle s'élevait contre la corruption et le traffic de drogue dans son pays. Elle prenait des risques, elle mettait sa vie en danger pour son pays. Combien d'entre nous, vous,moi, riches, pauvres, sdf, seraient capables de donner sa vie pour une cause? Vous pensez que les jounalistes l'ont décris comme une femme courageuse mais c'est justement ce qu'elle est! Elle a fait preuve de courage et de détermination! Juste avant qu'elle se fasse enlever, il y a 6 ans de cela, les autorités l'avaient prévenu qu'elle prenait de gros risques, que sa sécurité n'était pas assurée, pourtant Ingrid Betancourt reffusait de s'enfermer dans la crainte de vivre. Elle en a payé le prix fort: 6 années loin des siens. Dites moi, combien de personnes ont vécu cela, combien de personnes ont été emprisonnés comme elle pendant 6 ans? Elle mérite cette engouemet médiatique tout simplement car des SDF, hélas aujourd'hui on en trouve dans chaque ville, mais des femmes emprisonnées dans des camps en amazonie pendant 6ans et demie, il n'y en eu a qu'une: Ingrid Betancourt!
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
Bonjour Satin Pump,

Je n'ai rien contre la personne de madame Bétancourt. J'en ai après la sottise médiatique ambiante consistant à transformer les captifs en héros malgré eux du simple fait qu'ils ont été pris en otage. Ne confondons pas courage avec le simple état de captif-passif. Un otage ne peut rien faire d'autre que de patienter. Ce n'est pas du courage, c'est juste de l'immobilité forcée.

Le reste n'est que "romantisme médiatique" et fumée télévisuelle pour citadins pleins d'éphémère sensiblerie.

Raphaël Zacharie de Izarra
potiron44 a dit…
@Satin Pump
Détrompez-vous, des innocents qui en pâtissent, il y en a aux quatre coins du globe. Cependant les médias hiérarchisent la valeur des vies: un occidental vaut plus qu'un arabe, qui lui même vaut plus qu'un noir. Ouvrez les yeux: on vous a dit qu'une victime du 11 septembre valait plus qu'un civil afghan, on vous a dit qu'un israélien valait plus qu'une demi-douzaine d'enfants palestiniens, on s’attarde sur la mort de militaires américains, mais pour parler de civils irakiens on vomit simplement quelques chiffres…On vous a parlé de Sainte Ingrid et de trois otages américains...A peine a-t-on survolé le sort des 15 otages colombiens qui étaient avec eux. Nos joies nos peines, nous les choisissons, excusez-nous de ne pas daigner pleurer sur commande.
Carl elle est là, la véritable obscénité...J'attends le jour où les médias s'attarderont avec autant de compassion sur les 600 000 irakiens tués depuis l'invasion yankee
beber a dit…
Merci Raphaël pour ces deux balles d'oxygène mental, n'en déplaise à Vinz ça vaut la peine de multiplier ce genre de textes qui permet de résister à l'abrutissement global. Je m'abonne illico.
satin pump a dit…
Pour Raphael Zacharie

vous dites:"simple état de captif-passif. Un otage ne peut rien faire d'autre que de patienter. Ce n'est pas du courage, c'est juste de l'immobilité forcée."

Elle a vécu 6 ans et demie dans un camp en Amazonie dans des conditions plus que précaires en étant traitée comme un animal. Personnellement j'appelle çela de la survie, elle nous donne un véritable message d'espoir et j'y suis très sensible.

Pour Potiron44

Je partage complètement votre avis sur "la hiérarchisation de la valeur des vies". C'est d'ailleurs pour cela que je voudrais devenir journaliste, je voudrais pouvoir écrire sur des sujets qui ne me paraissent pas assez repris, voir carrémment censurés par les médias. Notamment sur la guerre en Irak, dénoncer la mort de ces civils irakiens qui sont aujourd'hui les victimes de cette guerre, est un sujet qui me tient à coeur. Aux Etats Unis, un autre sujet est devenu tabou, le sort des militaires américains revenus au pays. Beaucoup d'entre eux développent des maladies mentales et vont même jusqu'au suicide. Le gouvernement américain refusent pourtant de les considérer comme "victimes de guerre".
Je pense donc que les médias et les journalistes devraient davantage s'attarder sur ces sujets tabous et censurés mais néanmoins je considère que la propagande médiatique sur Ingrid Betancourt reste avant tout un message d'espoir et de ce fait mérite l'attention des médias.
peggy a dit…
@Satin Pump : je ne vais pas parler pour le chef, mais il me semble qu'il ne critique pas le calvaire personnel d'Ingrid B. mais la médiatisation de ce calvaire qui, elle, n'a aucun sens, si ce n'est celui d'une empathie "obligatoire".

Personnellement, même si conçois bien que son expérience n'a pas été des plus jojo, je n'ai aucune empathie pour quelqu'un qui s'en remet à dieu tout le temps. (Pitié ! le coup de la prière sur le tarmac!). Les symboles ne me touchent pas, c'est ainsi. Maintenant, comme le chef, je n'en veux pas à Ingrid B. d'être comme ça, j'en veux "un peu" à la télé de le montrer. Il y a une nuance.
potiron44 a dit…
@ satin Pump
Ok pour l'ensemble de votre message, et bon vent pour votre projet tout à fait honorable, même si, mais vous devez le savoir, la route sera jonchée d'épine.
Pour votre dernière phrase, lisez le message de Peggy, il y répond à la perfection.
Potiron44 a dit…
C'est amusant, Raphaël, votre analogie sur les SDF...Nous avons eu exactement la même idée au même moment...
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
Potiron44,,

En effet, nous avons eu la même idée en même temps : les beaux esprits se rencontrent...

Raphaël Zacharie de Izarra
Mary la Poétaniste a dit…
Bonjour Raphaël,

J'ai lu votre note et je respecte votre opinion, mais attention à vous de ne pas vous laisser emprisonner par votre propre logique qui est très voisine de celle des médias, ceux-là mêmes que vous critiquez avec apreté...

Merci à vous pour votre passage, et excellente journée, Mary
© La Poétaniste
bobig a dit…
le copié collé de cet article m'a un peu gonflé. merci de ne pas recommencer ce spamming..
Anonyme a dit…
Bonjour Raphaël,

même si je ne cautionne pas la façon dont vous faite la publicité de votre article et donc de votre blog je ne peux qu'être d'accord avec ce que vous dites.

Le matraquage médiatique tel que vous le décrivez est bel et bien réel. Cependant comment ne pas se réjouir de la libération de Mme Bétancourt?

Je pense que ce genre de fait, certe orchestré d'une main de maître par les télévisions et les médias en général, ne doit pas rester cantonné à un petit entourage: famille, amis et proches politiques tel que vous le mentionné.
En faire une affaire d'état comme Nicolas Sarkozy en a fait était une bonne chose; les enfants d'Ingrid ont eux même salués la chose en précisant que tout c'était accéléré grâce à ça.

Néanmoins je tiens à souligner la vérité qui ce dégage de votre article.
Gardons notre esprit libre!
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
Bonjour Arno,

Si vous lisez bien mon texte, mon propos est mesuré dans ce sens. Je n'ai jamais contesté l'urgence de l'humanisme, ni la nécessité de la mobilisation publique, j'ai juste conspué la récupération médiatico-médiatique de cette affaire. Nous ne sommes plus dans le combat ici mais dans la stérile, indécente "partie de salon publique". Les larmes populo-républicaines sont en trop, elles n'ont aucunement lieu d'être. Faire de cette histoire un show médiatique à la Hollywood est une dérive parfaitement indigne, écoeurante, navrante !

Les journalistes -ou prétendus tels- ont perdu toute crédibilité, toute respectabilité dans cette histoire !

A quand "Bétancourt à la plage", "Ingrid dans le loft", "Bétancourt le duel III" ?

Raphaël Zacharie de Izarra
Anonyme a dit…
Je reste encore ébahi devant l’efficacité des techniques de manipulation des affects, de contrôle des émotions, de gestion des réactions mises au point il y a 50 ans aux Etats-Unis et éprouvées maintes fois.

Techniques qui feront toujours qu’une fillette violée française vaudra toujours 1000 gosses soudanais déchiquetés par des bombes à fragmentation fabriquées par Thomson, qui exigeront toujours que les caméras filment des réfugiées blancs grelottant, effrayés, fuyant le cyclone KATRINA plutôt que des corps gonflés d’afro-américains flottant sur les eaux, qui demanderont que l’agressé soit toujours l’israélien et le terroriste, le palestinien…

Objectivement, je n’en ai rien à foutre de Betancourt. Tant mieux pour elle si elle libre, tant mieux pour ses proches et amis.

Tant mieux pour la France et 40 millions de français ? Qui se foutent, eux, royalement du destin de la centaine de militants syndicalistes, qui, chaque année, en Colombie et dans le monde, sont exécutés avec une balle dans la nuque (et en plus, ils ont aussi une famille, ces gueux) quand ils n’ont pas été suppliciés auparavant….
Olivia a dit…
A mon tour de copier-coller ce que je vous ai répondu sur mon blog:

Oula, en voilà une argumentation... que je lirai à tête reposée, y compris sur votre site, mais je précise déjà :
- s'il y a bien quelqu'un qui ne se laisse pas manipuler par les médias, c'est bien moi, mais ça vous ne pouviez pas le savoir ;-)
- je pointais juste ici le petit épisode d'humanité que les caméras nous ont permis de goûter. En bons voyeurs que nous sommes, c'est vrai, mais j'ai moins honte à "partager" les retrouvailles d'une famille qu'à m'affaler devant Secret Story. Le bonheur d'une personne à avoir retrouvé la liberté, à revoir ses enfants après plus de 6 ans, à se dire que sa vie va finalement pouvoir reprendre. Je n'ai aucune analyse politique sur les Farc, sur la Colombie, sur le pourquoi du comment. Je voudrais que le monde soit peace & love, il ne l'est pas, je ne peux pas faire grand-chose sauf à mon petit niveau, et j'aime bien voir les gens heureux.

Ce qui ne veut pas dire que je fais d'Ingrid Betancourt une sainte (mais chapeau, c'est ce que j'appelle une battante!).
Ca fait juste plaisir de voir un vrai bout d'humanité alors qu'on nous sert la soupe à tous les JT. Ca ne m'empêche pas de sourire de manière narquoise quand je vois la chasse au scoop.

La caméra, malgré le foin des commentaires tout autour, n'a été pour moi que le vecteur d'un petit bout d'humanité qui m'a fait du bien.
Ca me fait le même effet - à un autre niveau - quand je vois des gens se jeter dans les bras les uns des autres dans les halls d'aéroport... sans caméra.
Michel Merlin a dit…
Comme les autres, je trouve pitoyable votre égoïsme, à poster parfois plusieurs fois sur la même page des textes horriblement longs et insipides, apparemment dans le seul but de détériorer la dite page cible, au mieux sans vous soucier du tort que vous causez aux autres.

Si vous avez vraiment quelque chose à dire (personnellement je n'ai pas vu quoi), faites comme tout le monde l'effort de le rédiger de manière plus claire et plus concise, postez-le comme tout le monde une seule fois sur un seul blog, le vôtre, et comme tout le monde postez ailleurs des liens vers votre blog, en prenant soin de le faire proprement, concisément, et avec retenue. Votre campagne n'en aura que plus d'efficacité.

Versailles, Fri 4 Jul 2008 17:57:25 +0200
B1B1 a dit…
Vous feriez bien de lire les blogs sur lesquels vous envoyez vos spam.

Si vous l'aviez fait, vous auriez compris pourquoi vous êtes ridicule.

Merci de me relire--> bloguidon
Anonyme a dit…
c'est marrant, vous utilisez les mêmes méthodes médiaticojournalistiques à deux balles que celles que vous dénoncez. Créer du buzz en adressant d'autorité votre post et voir si la sauce prend...
Vous oubliez également que ce sont les Farcs qui ce sont servis de la carte médiatique comme d'une arme de médiation massive pour créer "le joyau Bétancourt" et ainsi "promouvoir" leur action.
Quelle haine des journalistes, quel mépris des médias et de l'émotion populaire.
Allez Raphaêl, laisse-toi un peu aller, décoince-toi et pleure un bon coup. C'est pour la bonne cause !
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
Si pour certains mes textes dénonçant la manipulation des masses par la presse lénifiante sont associés à de vulgaires SPAMS, alors comment qualifieraient-ils le matraquage médiatique inoculant des messages de non-événements à sens unique dans la tête de millions de gens sans défense intellectuelle obligés de sottement gober la soupe aux navets qu'on leur sert non-stop depuis 48 heure ?

Pour moi c'est de la quasi propagande digne des marchands de lessive ! L'otage a été libérée, point. Le reste n'est que stériles larmoiements pour faire pleurnicher dans les HLM entre deux spots de publicité pour des yaourts..

Raphaël Zacharie de Izarra
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
Mes propos qui offensent certaines sensibilités ne sont que la respiration des esprits encore lucides qui refusent de se laisser instrumentaliser par une poignée de faiseurs d'opinons...

Puisque ma hauteur de vue insupporte ces détracteurs, qu'ils continuent à bêler avec le reste du troupeau ! Les journalistes ne leur demandent que cela, et puis surtout qu'ils n'oublient pas d'acheter le récit de la captivité de Bétancourt pour pleurer avec leurs semblables moyennant quelques euros !

Raphaël Zacharie de Izarra
bobig a dit…
a mon avis il faut faire une pause dans vos abus de stupéfiants. votre commentaire sur mon blog n'a aucun rapport avec mon article. seul but vous faire de la pub. vous critiquez les medias (posture de facilité) mais vous employez des moyens qui ne volent pas haut.
par votre style vous me faites penser à frederic vignale et autres zigotos qui agitent du soufre sur le web (beurk).. je ferai une recherche google je ne crois pas me tromper.
Anonyme a dit…
contrairement à ce qu'indique david j, le 3 juil. 2008 à 11:20:00, nous ne sommes pas seulement devant "la joie simple de cette femme et de sa famille qui se retrouvent après six années de séparation", mais : devant une opération de crétinisation comme on n'en avait pas vu depuis longtemps. Et l'idéal de liberté qui nous faisait souhaiter la fin de ce cauchemar est bien LE MEME, que celui qui ne nous inspire que dégoût, devant ce racolage obscène.

Agaga Basta
Anonyme a dit…
à peine avais-je posté le commentaire ci-dessus que déjà, je m'en voulais, de sa modération. Car on est devant quelque chose qui n'est pas du fascisme, bien sûr, mais qui n'est pas non plus "le contraire du fascisme", devant cette fabrication des émotions. Et c'est du devoir de tout homme libre (et de toute femme aussi, d'ailleurs), que de la dénoncer.

Agaga Basta
mirabelle a dit…
Bonjour Monsieur,

Comme je serais très étonnée de vous revoir fureter mon blog "comique et pitoyable" sauf pour y cracher votre "amertume et votre révolte", je vous invite à revenir y trainer vos basques.
Je n'ai pas effacé votre commentaire et y ai répondu;
Il y a des choses pertinentes, toutefois dans la forme, je trouve votre comportement un peu cavalier et hautain.
Anonyme a dit…
Bravo pour cet article. C'est vrai qu'il est aisé de diaboliser les hommes du FARC, comme s'ils étaient l'incarnation du mal. Des millions d'enfants meurent de faim pendant que d'autres millions meurent de trop manger. Qui dénonce cette absurde vérité ? Très peu de gens. On accepte cette terrible injustice, car il est trop difficile de s'attaquer aux puissants. Et les puissants savent canaliser nos révoltes dans le sens qui les maintiendra toujours dans le pouvoir.
Bravo encore pour la pertinence de cet article.
Ana.
Anonyme a dit…
La bête-en-coure n'a eu que ce qu'elle mérite. Une ennemie de classe, qui cherche à prendre encore plus de pouvoir. Qui sont les Farcs, on ne peut pas le savoir, sauf à aller sur place les rencontrer directement. L'heure est au mépris des gueux, surtout lorsqu'ils ont l'outrecuidance de se révolter. Le pays des Farcs est tenu par une extrême-droite très violente, très dangereuse, appuyée par le dangereux capitalisme usa.
Bravo pour votre pertinente analyse.
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
Bonjour Anonyme,

Je présume que vous êtes la même personne qui m'écrit en privé par mail.

Je répète donc ici ce que je viens de vous écrire par mail :

+++++++

Je ne suis pas aussi manichéen dans ma manière de voir les gens et demeure respectueux de mes semblables, qu'ils soient fortunés ou déshérités, qu'ils se nomment Bétancourt ou Dupont.

Je n'ai pas de haine envers le genre humain ni envers telle ou telle classe sociale. J'accepte sans difficulté les différences sociales, dans un sens comme dans l'autre.

Raphaël Zacharie de Izarra
Anonyme a dit…
J'aurais bien du mal à suivre Raphaël Zacharie de Izarra là où il nous dit, le 6 juil. 2008 à 21:38:00, qu'il n'a pas de haine envers (...) telle ou telle classe sociale, ou bien encore, qu'il accepte sans difficulté les différences sociales.
Mais bon, cela n'enlève rien à mon accord avec le bel article que lui a inspiré cette mascarade obscène, et qui d'ores et déjà apparaît comme ce qui aura été écrit de plus intelligent à cette occasion.
Encore bravo

Agaga Basta
Anonyme a dit…
Il ne s' agit pas d'avoir de la haine envers une classe sociale ou pas. La haine détruit toujours, surtout celui qui la ressent, la haine est un poison.
Mais les classes sociales sont le reflet de la bétise humaine, le reflet de la peur de l'autre. Quand on a besoin de dominer l'autre, quand on a besoin de se situer par rapport à l'autre dans une échelle sociale, c'est que la part humaine de notre être, l'authenticité de notre être est perdue. Vouloir dominer l'autre est preuve de faiblesse.
Je suis étonnée que vous puissiez accepter les différences sociales Raphaël, votre intelligence ne le devrait pas.
Les classes sociales sont l'unique cause du chaos de ce monde.
La seule noblesse de l'homme est de savoir qu'il possède en lui l'humanité entière, quand il méprise l'autre, c'est lui même qu'il méprise.
Mais cette échelle sociale est tellement ancrée dans les mentalités, il faudra un jour qu'on m'explique pourquoi les gens en ont tant besoin alors qu'elle les détruit au quotidien, ceux qui sont en haut, par peur de descendre d'un échelon, ceux qui sont en bas, avides de gravir un petit échelon.
Dieu que les gens se fatiguent pour rien !
Ana.
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
Anonyme,

Les classes sociales sont naturelles. Elles naissent de manière spontanée selon des principes universels de préférences et de proximité socio-culturelles. Tout cela agit de manière plus ou moins inconsciente. Il n'y a rien de mal en cela.

Pour prendre un exemple parlant, pourquoi voudriez-vous faire aimer Bach à un prolétaire ayant des références musicales aux antipodes de la musique classique ? Il n'appréciera jamais, et inversement une personne plus éduquée ne supportera pas d'écouter la même musique que celle de son semblable prolétaire.

Je n'ai aucun problème avec les classes. Je trouve d'ailleurs stupide de se mettre des barrières pour ces histoires de classe. Acceptons les différences ! Je ne jalouse personne, n'envie pas le bien de mon voisin plus fortuné que moi, ne méprise pas l'humble travailleur, même si ses goûts ne correspondent pas aux miens. Je ne me sens nullement offensé par la belle voiture du patron d'usine.

Les barrières, on se les fait soi-même. On est isolé parce qu'on le veut bien. Il dépend de chacun d'aller vers l'autre. Ce n'est pas aux autres de s'ouvrir à moi, c'est à moi de m'ouvrir aux autres. Voilà une attitude responsable, constructive !

Les classes sociales sont dans l'ordre des choses dans une société harmonieuse. Pour conclure je dirai : vivent les différences, vive la tolérance, aussi bien envers les humbles qu'envers les puissants !

Raphaël Zacharie de Izarra
Anonyme a dit…
Bonjour Raphaël,

J’ai bien aimé votre analyse sur les médias et le peuple qui réagirait de façon grégaire.

Toutefois, il y a un danger à mettre tous les journalistes et citoyens de ce monde dans le même panier. Je trouve votre approche très dure et vous chercher sûrement à provoquer des réactions antipathiques…

Certes, il existe différentes théories de la communication sur les mass medias et moi, j’appartiens à cette école qui croit que l’être humain est assez intelligent pour faire ses choix. Ce n’est pas l’agenda publique des médias qui va dicter ma journée.

D’ailleurs, votre approche me fait bien rire… Vous parlez de manipulation des médias, alors que vous faites du copier-coller de votre propre texte sur les blogues des particuliers. J’avoue vous avez une jolie plume, continuez. Vous me faîtes penser à un Oscar Wilde contemporain…

Bravo!

Miss Potin sur Http://misspotin.wordpress.com

D’ailleurs,je vais copier ma réponse sur votre blogue, chère âme amère éternellement sceptique en constante quête de provocation qui ne saît se nourrir de colère de ses détracteurs…
Anonyme a dit…
Monsieur,
Les classes sociales sont naturelles ? Tolérance envers les puissants ? siciété harmonieuse ? votre réponse va à l'encontre du contenu de vos billets. Qu'importe, vous réagissez apparemment comme un petit garçon capricieux qui a besoin de s'opposer pour se sentir exister. Vous aimez provoquer simplement pour vous donner une identité. Dommage pour vous. Pas grave, je vous croyais plus intelligent.
Bonne continuation Monsieur. Quant à moi j'ai horreur de perdre mon temps en enfantillages.
Ana.
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
Anonyme,

Un puissant n'est pas nécessairement un "méchant". Si vous voulez une société plus juste, commencez par redresser vos propres torts avant de vouloir corriger ceux des autres. Mes articles ne sont pas "anti" pour le plaisir stérile et puéril d'aller à contre-courant des choses, je ne m'oppose pas sottement à tout pour m'opposer, je tente juste de contribuer à ce que je crois être bon pour la santé de l'esprit de mes semblables.

Raphaël Zacharie de Izarra
Anonyme a dit…
Mon pauvre ! Faut que tu arrêtes les amphet mon gars. Tu vas te faire du mal.
Il t'arrive quoi au juste ? tu t'es pas assez branlé quand tu étais gamin?

allez je te file un conseil gratos : va tirer un coup, tu verras ça fait du bien
Slybwoy a dit…
Bonjour,

c'est un vrai plaisir d'avoir lu cette article. Du reste je partage largement votre avis, sur ce coup médiatico-sarkosique!

Keep on going on!

A+
Slybwoy
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
Bonjour Anonyme,

Vous faites le choix de la vulgarité et de la réflexion vide pour répondre à un propos construit, intelligent, élevé, et cela vous regarde. Je ne pratique pas la censure sur mon blog, pas plus que j'injure, aussi je vous laisse assumer la brièveté et la "profondeur" de votre discours.

Raphaël Zacharie de Izarra
jacouille la fripouille a dit…
D'accord a 95%. Au lieu de nous bassiner avec Betancourt et son bonheur, les journalistes feraient mieux de nous montrer les aventures de Dédé Lacloche : Dédé Lacloche cherche un abri, Dédé Lacloche cherche un point d'eau, Le sandwich au pain dur de Dédé Lacloche, Dédé Lacloche dans le métro etc...
Voila ce qui serait intéressant de voir à la télé, à condition bien sur qu'on ne nous montre pas ça à l'heure où nous sommes à table.
Avouez que nous serions infiniment plus heureux si nous voyions tellement plus malheureux que nous.
Voir le bonheur de Betancourt, moi ça me fout les glandes, c'est carrément de la provocation et indécent, quand on pense à Dédé Lacloche qui n'a même pas un ordinateur portable pour écrire ses aventures, et dont tous les éditeurs se fichent.
Raphael est un fin analyste. De plus, il est d'une originalité stupéfiante. Faut dire qu'il vient de se découvrir une once d'humanité dans le coeur, en déduit que jamais personne n'a ressenti un tel sentiment avant lui, et que ça fait de lui un pionnier du progrès social.
C'est comme son admirateur qui nous dit vouloir devenir journaliste et qui a pour ambition de parler de ce dont personne ne parle : la guerre en Irak et la 'maladie' des soldats US de retour chez eux.
Je lui suggère d'ajouter à ces sujets inédits, le conflit israelo palestinien, la guerre 39/45 et le film 'les visiteurs'.
Anonyme a dit…
Tu as raison, j'en ai marre des bloggeurs à la con qui parlent de leur nombril et déjectent leur émotion prémachée sur la place publique, ou bien de l'information sans intérêt.

Autant tu me paraîs détraqué, autant les autres moutons me font pitié!

PS:
J'aime bien ton texte sur Bétancourt (enfin le traitement médiatique)
Anonyme a dit…
En liminaire, je tiens à dire que je respecte l'être humain qu'est Madame Bétancourt, que je ne me permets pas de juger son choix de vie et que j'ai une certaine empathie pour elle.

Toutefois, je me demande ce que cette Dame, qui n'a de français qu'un ex-mari (très présent contrairement à l'actuel), qui pour la france était une illustre inconnue naguère, a fait pour mériter d'être décorée de la légion d'honneur, en grandes pompes, ce dernier 14 juillet lors de la très sélecte garden party....

Si c'est le fait d'avoir été otage qui lui vaut cette distinction, quelques millions de personnes de par le monde attendent la leur : les tibétains (qui n'avaient rien demandé aux chinois), les infirmières bulgares, les arméniens de 1915, les irakiens (qui n'avaient rien demandé à Bush)... J'en passe, et des meilleurs, cette liste ne saurait être exhaustive.

De plus, j'aimerais que les érudits et autres brillants esprits qui s'expriment ici m'expliquent le mystère suivant :

fin 2007 on nous montre une casette vidéo (z'ont pas de DVD, les FARC) où l'on peut voir Madame Bétancourt très amaigrie et pour le moins en mauvais état physique (malaria, hépatite B et autres joyeusetés inhérentes à un séjour prolongé dans ces contrées inhospitalières).
Puis, rocambolesque libération par l'armée colombienne 6 mois plus tard et là, oh miracle, Madame Bétancourt nous apparait les joues pleines, la mine fraiche... Les médecins du Val de Grâce, que je crois éminents, la trouvent en bonne santé.

Etant athée, j'écarte la thèse du miracle divin. Madame Bétancourt ayant elle-même dit que depuis deux ans environ la nourriture manquait, je me pose quelques questions...

Je me demande si ON (comprenez les médias et la Colombie) ne me prendraient pas pour une imbécile...

Et pour terminer, j'étale mon inculture en citant Sacha Guitry :
" Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage...".

Merci, Monsieur de Izarra pour vos articles toujours très pertinents.

Sixtine, lectrice assidue
Anonyme a dit…
Le rôle des médias consiste à diviser l'opinion. Plus leurs romans à l'eau d'orties gagneront de commentaires, comme c'est le cas ici pour l'affaire Bétancourt, plus ils progresseront et gagneront leur guerre. Ils orchestrent les esprits en les conduisant précisément là où ils le souhaitent: obtenir de leurs armées de lecteurs obéissants et rentables et téléspectateurs assidus, un vote pour ou contre. Ces futés ont besoin des deux pour gouverner. C'est eux la tête pensante !
Savoir que les médias nous "bananent" depuis des lustres, n'est un mystère pour personne. Et pourtant, le peuple intello continue d'alimenter leur pub sacrée.
La neutralité -liberté de penser dans le silence- pourrait être une solution envisageable oui mais voilà: "si tu ne t'occupes pas de politique, celle-ci s'occupe de toi"

Conclusion:
Rien se sert d'argumenter, il faut baiser à chaud.
Pensons donc à nous aimer, à apprécier notre voisin de palier. Si nous sauvons une seule vie (pour ma part, j'ai choisi de sauver la mienne) nous n'aurons pas vécu pour rien.

Bonne journée à tous,

Thérèse
Anonyme a dit…
Au fait, qui se souvient d'Aîda DUVALTIER ? A mon sens elle méritait, elle, la Légion d'Honneur.

J'aimerai que David, qui s'émeut, ici, sur du sort de Madame Bétancourt me dise ce qu'il pense du sacrifice d'Aïda.

Sixtine
Anonyme a dit…
qui s'émeut du sort**

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique