dimanche 28 juin 2015

DÉCAPITATION EN ISÈRE : BARBARIE DU PAUVRE ET BARBARIE DU PUISSANT

Les médias et les politiques parlent de “barbarie” pour qualifier la décapitation d’une victime française par un terroriste.

Certes cela est barbare, on ne niera pas l’ignominie d’un tel acte.

Mais cette décapitation n’est pas plus bestiale ni plus ignoble que les décapitations légales de nos condamnés à mort qui furent en vigueur sur notre sol national jusqu’en 1981.

Pas plus horrible non plus est cette décollation à mains nues de la part du terroriste, perçue comme “sale”, que notre système institutionnel de mises à mort industrielles censées être plus “propres”, à travers des machines martiales diverses en action sur plusieurs points du globe en conflits.

Non cette décapitation n’est pas plus atroce que nos bombes atomiques dirigées vers d’autres humains pour les décapiter eux aussi, les démembrer, les pulvériser, les réduire en cendre massivement. Ces gens contre lesquels nous avons conçu nos patriotiques engins de destructions massives sont tout aussi innocents que la victime de cet assassin en Isère, que je sache.

Ces cibles au bout de nos canons, ce sont ni plus ni moins que des populations humaines, des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards, des handicapés, etc.

L’inhumanité doit être condamnée partout où elle existe ou ne pas être condamnée du tout.

Entre sauvagerie du terroriste isolé et sauvagerie légalisée, prétendue honorable parce qu’effectuée sous uniforme militaire tricolore, les esprits intègres doivent demeurer impartiaux et ne faire aucune différence entre les deux, n’avoir aucune préférence pour l’une ou pour l’autre mais éprouver une égale détestation pour ces bassesses humaines, qu’elles soient légales ou non.

vendredi 12 juin 2015

1115 - Le bouquet

Mais qui donc avait déposé incognito cet énorme bouquet de camélias devant la porte de sa maison ? Avec, en évidence, ce simple mot écrit à la main : “UN ADMIRATEUR SECRET”...

Qui pouvait bien admirer cette pauvre Rose qui en réalité ressemblait plus à une ronce qu’à la fleur somptueuse que par son nom de baptême elle était censée incarner ?

Quel inconnu transi d’amour pour cette épine avait eu l’idée incongrue de venir illuminer son foyer de solitude et de tristesse avec un présent aussi ostentatoire, malvenu, importun, attirant les regards du voisinage par tant d’éclats immérités ?

Le laideron, partagé entre ivresse et effroi face à ce témoignage amoureux digne d’un de ces romans de la collection Arlequin qu’elle dévorait depuis l’âge de ses premières menstruations (la célibataire aux traits ingrats était également fort sotte), se demandait si son heure de gloire, après tant de misère, de rêves tués dans l’oeuf et de frustrations intimes n’était pas enfin venue... Comme si les vingt années qu’elle venait de passer dans le tombeau d’un bonheur avorté légitimaient aux yeux du Ciel cette délivrance certes tapageuse mais prometteuse. Deux décennies en compagnie des toiles d’araignées d’une destinée sans joie, autant de jours brisés par des idées noires, une éternité consacrée à la poussière d’un quotidien mortel, des milliers d’heures ensevelies sous des tonnes d’ennui...

Ce poème végétal signait la fin de son calvaire.

Trônant à présent sur la table du salon, il éclairait les murs de la demeure. Mais surtout, l’âme de sa destinataire.

Rose pour la première fois dans sa sinistre condition de recluse, de rejetée, d’inutile, se sentait envahie par la lumière réparatrice d’une puissante onde solaire. Elle se régénérait de minute en minute devant cette brassée de caresses parfumées qui lui était destinée. Les vingt années de larmes et de désespoir derrière elle s’effaçaient très vite, s’évaporaient comme de l’éther, puis disparurent totalement.

L’enfer était passé. Désormais il n’y avait plus que l’avenir, c’est à dire le meilleur. Et elle saurait bientôt comment se prénomme son paradis. Il viendrait se manifester à visage découvert après l’avoir si romantiquement avertie de son existence...
Rose était aux anges.

Euphorique, elle attendait l’heureux dénouement de ce mystère... Le soir-même peut-être viendrait-il frapper timidement à sa porte ? Ou le lendemain ? Ou alors dans une semaine ? Son attente à vrai dire était une délicieuse angoisse et elle espérait que ce divin supplice durerait un peu plus longtemps... Retarder l’horloge du destin rendrait le moment fatidique encore plus intense ! Elle souffrait non plus de malheur mais de délice et cet incendie la rendait vivante, enfin.

Le regard perdu dans la composition florale, elle s’interrogeait sur l’identité de l’expéditeur. Cette énigme ajoutait de beaux nuages blancs à son nouvel horizon d’azur. La grisaille de ses anciennes certitudes n’existait plus. L’intrusion romanesque de ces camélias dans sa vie était la preuve qu’un homme l’aimait et qu’elle allait vivre dés lors sous le soleil et non plus dans un caveau.

Ce cadeau qu’elle avait estimé bien saugrenu dans les premiers instants de la surprise lui était finalement devenu un objet favorable pour son image publique. Fière de cette revanche du sort, elle fut heureuse que l’entourage eût connaissance de cette faveur inattendue. Et particulièrement sa voisine d’en face, une beauté insolente qui collectionnait les succès galants pendant qu’elle, se morfondait dans son cachot de vieille fille.

Mais aujourd’hui elle ne concevait plus aucune aigreur à l’égard de sa charmante voisine d’en face. Depuis la réception des camélias, son coeur avait changé. La perspective de l’hyménée avait réussi une impossible alchimie. L’amère pomme dont nul ne voulait n’était plus qu’un sucre d’orge. L’élue se sentait comme l’héroïne d’un roman de la collection Arlequin.

Bref, Rose, noyée dans son océan de ravissement et se sentant consolée, débarrassée de toute rancoeur, remplie de bonté, débordante d’allégresse alla, dans un esprit de paix et de partage, faire part de sa félicité à sa voisine, la jolie créature qui faisait succomber tous les mâles...

Elle lui exhiba le mot qui avait accompagné la gerbe fleurie comme le plus précieux des trésors, la promesse d’une révolution sous son toit d’esseulée : “UN ADMIRATEUR SECRET”.

La voisine en question reconnu immédiatement l‘écriture : c’était celle de son nouvel amant qui, tout bêtement, s’était trompé de porte.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=XIg1drzRgUs&feature=youtu.be

http://www.dailymotion.com/video/x2tp04f_le-bouquet-raphael-zacharie-de-izarra_school

lundi 8 juin 2015

QUI EST JEAN-MATHIEU TARISTAS ?

Portrait de Jean-Mathieu TARISTAS par Raphaël Zacharie de IZARRA

Jean-Mathieu TARISTAS est un trentenaire qui se dit persécuté par le système, lequel lui reprocherait tout simplement de dire LA vérité.

Drôle d’animal que ce Jean-Mathieu TARISTAS !

Parfois inquiétant dans ses emportements, rugueux dans son approche tranchée des réalités qu’il analyse sans s’embarrasser de précautions de langage, Jean-Mathieu laisse vite apparaître derrière ces épaisseurs verbales et sous l’écorce de ses pensées coupées à la hache, les ailes d’un oiseau blessé au chant délicat.

Infatigable, obstiné, comme habité par on ne sait quelle flamme dans sa quête de vérité, ce jeune homme est un mystère local sur l’île.

Ce personnage incendiaire non content de susciter la curiosité ou l’irritation de son entourage, allume des feux de pensée séditieuse autour du globe et notamment dans le monde francophone grâce à ses interventions sulfureuses et ses propos grinçants sur INTERNET.

Admirable et idéaliste selon les uns, paumé et naïf aux yeux des autres, Jean-Mathieu TARISTAS quoi qu’on en pense est un garçon attachant. Intriguant, énigmatique, drôle, inattendu, ce TARISTAS, il faut bien le reconnaître, est un phénomène.

Monsieur TARISTAS est de la vieille école : très attaché à ces repères d'une autre époque, chers aux anciens mais délaissés par les nouvelles générations, il mène une lutte franchement décalée, et que l’on pourrait qualifier de romantique, contre le vice et le désordre. Dans ce contexte il est facile pour ses adversaires de faire passer ce chantre des valeurs traditionnelles pour un illuminé et ceux-là ne s’en privent pas...

A la fois passéiste et précurseur dans quelques entreprises culturelles, économiques ou événementielles, Jean-Mathieu TARISTAS est un curieux mélange d’austérité et d’humanité, de conformisme et de modernité.

Auteur d’une biographie de Firmin VIRY ayant eu un écho confidentiel, ce musicien confirmé est aussi le talentueux concepteur de plusieurs clips dansants beaucoup plus remarqués, non seulement sur la petite île mais encore jusqu’en Allemagne. Il est aussi le premier à avoir créé la première Web-Télé du 974.

Victime de son succès naissant, Jean-Mathieu a très vite été attaqué. Jalousies, concurrences ou raisons plus obscures, toujours est-il que dans ce flot de malveillances ses affaires ont périclité et sa renommée a été entachée par des rumeurs, des mensonges, des propos infondés. Sa personne, ses idées, ses engagements, mal compris, interprétés à travers le prisme d’une pensée étatique dominante ont bientôt été tournés en dérision par les médias officiels sans éthique ni scrupule.

Bref TARISTAS est une personnalité étonnante, souvent décriée, plus rarement appréciée mais qui ne laisse en tout cas personne indifférent.

Raphaël Zacharie de IZARRA

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://www.youtube.com/watch?v=lpnS3M_NYvw

https://www.youtube.com/watch?v=9lsnXQVqOek


https://www.youtube.com/watch?v=y9gEEBpmBP8


http://www.dailymotion.com/video/x31w24d_jean-mathieu-taristas-presente-par-raphael-zacharie-de-izarra_school