dimanche 26 avril 2020

1580 - Pensée malade

Un détracteur commentait sous un de mes plaidoyers pour l'hétérosexualité : 

"VOTRE HOMOPHOBIE EST SUSPECTE, ELLE TRAHIT UNE HOMOSEXUALITÉ REFOULÉE"

Ma réponse :

Vous êtes un bel exemple de gauchiste qui cherche toujours à frelater, falsifier, dénaturer les références les plus sacrées : si je comprends bien votre raisonnement de pervers-dégénéré-enculé que vous semblez être (et je suppose que vous devez aussi en tirer une particulière fierté), un hétérosexuel est fatalement un gay refoulé.

Pire : la moindre critique envers la pédérastie, la plus petite remarque dans le sens de la préservation des trésors de la famille traditionnelle pour vous équivaut à un aveu de bougrerie cachée...

Ainsi vous soupçonnez d'homosexualité les gens équilibrés, sains d’esprit qui ont le malheur d’être choqués par vos moeurs déréglées, autrement dit vous êtes INCAPABLE de concevoir un monde NORMAL peuplé d'humains NORMAUX...

Il faut toujours que les dissolus de votre espèce voient le mal là où il n’y a que probité, innocence, pureté... Ce qui est très révélateur de l’état d’esprit du libertaire.

A mon tour je pourrais affirmer qu'il est très suspect de défendre les inversés comme vous le faites et que cela cacherait bien une pédophilie refoulée... J'adopte ici la même logique d'abâtardi avec laquelle vous suspectez les individus salubres qui, comme moi, en ont plus que marre de la sur-valorisation politique, culturelle, médiatique, sociétale de ces enculés fiers de l'être...

Un homophobe, aux yeux d'un de ces enculés notoires, est nécessairement un bougre refoulé... Pas d'autre explication possible pour un gaucho ! En effet, il est inimaginable, selon le dépravé de gauche, qu’on puisse agir de manière désintéressée, pour l'amour du bien, du beau, du vrai. Non, pour le gauchiste un homme honnête qui parle cache forcément des causes peu avouables...

Dans ce contexte malsain de perversions démocratisées, la société en est arrivée à incriminer les pudiques, à calomnier les décents, à jeter l’opprobre sur les derniers des Mohicans partisans de l’intégrité.

Elle leur a d’ailleurs donné de drôles de noms : “fachos”, “intégristes”, "obscurantistes”...

Et, ultime perversité utilisée par les prêcheurs de la débauche pour mieux décrédibiliser ces “mauvais éléments”, ces “arriérés” et tourner en dérision leur autel sacré : on les accuse d’incarner le contraire de ce qu’ils professent.

Ainsi l'apologiste de l’hétérosexualité devient-il tout naturellement un “homosexuel refoulé” aux yeux de son accusateur dénué de tout autre argument. Procédé habituel du Diable : l’inversion des évidences, le renversement de la vérité, la transmutation de l’or en merde. .

En tentant d’avilir de la sorte les intentions les plus chères de leurs détracteurs, les apôtres du mal signent leur méfait à l’encre de la bêtise...

Mais le pire, c’est que dans une apothéose de bassesse et de putrescence généralisée à tous les niveaux, juges, pédagogues, enseignants, influenceurs, politiques, idéologues, organisations reconnues, administrations, acteurs aux postes-clés du pays et autres faiseurs d’opinion en appellent au “civisme”, à la “citoyenneté”, et même à la “conscience de chacun” pour dénoncer ces “adversaires du progrès”. Et combattre leurs idées et comportements “nauséabonds”...

Ainsi les âmes fortes, dignes, inflexibles, pleines de respect pour les grandeurs les ayant précédées et dotées d'un sens de l’honneur et de l’éthique développé, sont-elles méprisées par tout un système qui se voue à la perdition dans des surenchères féministes et homophiles de plus en plus délirantes !

Culpabiliser la blancheur, telle est la réponse de ces militants de la crasse que blesse la propreté.

Pauvre humanité de détraqués ! Tant qu'il y aura des décadents pour supposer qu'un être sain d'esprit comme moi épris de valeurs intemporelles n’est qu’un inverti refoulé, alors je serai un ardent homophobe !

Cette matrice que vous fabriquez est MALADE et vous-même êtes MALADE car il faut être MALADE, spirituellement pestiféré, moralement contaminé par le virus du mensonge et la lèpre du gauchisme, pour penser que celui qui se fait l'avocat du foyer conjugal est un sodomite refoulé !

C’est même là le signe de la totale corruption de notre société, de notre siècle, de notre morale. Vous incarnez, exactement par votre pensée pathologique (qui malheureusement est très répandue aujourd’hui) la perte de notre civilisation.

Nos grands-parents élevés dans les années 50 et 60 n’auraient jamais cru qu’un jour leurs propres enfants accompagnés de leurs petit-enfants montreraient d’un doigt réprobateur les gardiens de la cellule familiale, de la norme hétérosexuelle, de la vertu... Non, ils n’auraient pas pu imaginer que leurs enfants élevés par leurs soins dans les lumières chrétiennes tomberaient de si haut, au nom de “l’ouverture d’esprit”.

Et que leurs petits-enfants plus radicalement encore (élevés quant à eux non pas dans la sainte religion chrétienne mais dans le culte satanique des LGBT), participeraient à des GAY-PRIDES, deviendraient bisexuels, homosexuels, transgenres et j’en passe... Et glorifieraient leurs déviances et en seraient même les plus fervents promoteurs. Et seraient officiellement acclamés pour cette raison, toujours au nom de la tolérance, de l’humanisme, de la liberté, de la modernité... Et seraient de vaillants destructeurs de la parentalité, de zélés corrupteurs de la jeunesse, de parfaits défenseurs du vice, de brûlants adeptes du désordre, du chaos sexuel, de la ruine morale...

Jamais nos ascendants n’auraient osé effleurer la simple idée que la génération après eux serait celle que je viens de décrire.

dimanche 12 avril 2020

1579 - Un regard en arrière

Je traîne un siècle derrière moi. 

Je suis jeune, très jeune : j'approche de l'âge zéro, le dernier jour de mes rides. A la veille de mon trépas. Quand on a cent ans, quand on a vécu, quand on est déjà mort, on est au-delà de la vieillesse, on redevient une flamme.

Alors je brûle. Et vacille... Mais vais me rallumer de l'autre côté. Déjà je distingue des formes à travers le voile.

Et je vole vers ce nouveau ruisseau, me laisse glisser mollement dans cette clarté étrange et belle. Je dois tout oublier pour mieux me libérer de ces cent années d'homme et monter vers l'azur.

Mais d'abord, je désire une ultime ivresse.

Lâcher prise oui, après avoir revu les grâces et onctions de ma vie. Sourire au monde et à la fin, le quitter.

Je suis en paix, je pars le visage fatigué mais l'âme claire, le dos courbé mais le regard droit. Je veux revoir quelques empreintes de mon passage sur cette terre, revivre ce temps passé, bénir toutes ces choses, louer le sort.

D'un souffle ou deux de plus, le Ciel m'accorde cette faveur.

Aussi je porte ce bonheur final à mes lèvres : un verre de mes souvenirs les plus doux accompagné de quelques brumes d'hiver. Avec, peut-être aussi, un chant de corbeau.

C'est tout ce que je demande, avant d'aborder le grand horizon.

Puis m'endormir dans l'éternité.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/jWQvvgDG4IE

vendredi 10 avril 2020

1578 - Interview exceptionnelle

Monsieur Raphaël Zacharie de IZARRA, en ces temps troublés, comment vous portez-vous ? Le confinement n'est-il pas trop pénible pour vous ?

Je me porte à merveille, d'ailleurs je ne suis pas là pour me plaindre. Je laisse les pleurnicheries du quotidien et autres méprisables doléances plébéiennes aux âmes flasques qui ne méritent pas de recevoir la douceur du jour sur leur face d'éternels ingrats ! Nous sommes confinés, quasiment auto-incarcérés dans nos salons, nos libertés fondamentales d'aller et venir ont été violées sous prétexte de virus, nous entrons dans une récession économique de grande ampleur, et tout cela est magnifique ! De cette situation exceptionnelle, j'augure un avenir radieux. Et si malgré tout c'est pire, ce sera encore mieux ! Les mauvais chemin finissent toujours par mener sur de belles routes. Plus la soupe sera amère, plus on appréciera le dessert ! Et plus le temps des vaches maigres durera, plus verte sera l'herbe au bout du tunnel ! Plus les restrictions seront âpres, plus nos jouissances seront raréfiées, moins on aura besoin d'artifices. Bref à mesure que nous ne vivrons que d'essentiel, la vie sera plus belle car plus simple, plus saine, plus vraie ! C'est dans la privation et non dans l'opulence que naît le vrai bonheur. Hier nous baignions dans la graisse et l'insouciance qui nous amollissaient et émoussaient nos sensibilités. Rassasiés de superflu jusqu'à l'écoeurement, nous étions des larves. J'espère que nous nous serrerons davantage la ceinture, jusqu'à la délivrance de nos viles habitudes de consuméristes ! Ainsi nous regarderons comme des trésors ce qu'avant le cantonnement nous considérions comme des misères.

Comment analysez-vous le traitement médiatique et politique de cette crise sanitaire ?

Comme tous les gens intelligents, j'estime que ce matraquage tous azimuts à propos du virus est non seulement indigeste mais surtout insignifiant. Il y a tant de choses passionnantes auxquelles se consacrer, surtout en cette période providentielle de quarantaine où le travail professionnel n'est plus une priorité... Les masses dociles perdent leur temps à s'abrutir autour de ce sujet qu'elles se ressassent stérilement, alors qu'elles pourraient mettre à profit cette liberté soudaine pour éteindre voire casser leurs télévisions, grimper aux arbres, admirer les étoiles, réfléchir, s'entraîner à changer leurs rapports superficiels aux choses, bref enrichir leur existence de ces petits riens précieux qui en font la vraie saveur. Je me désole de constater que tant de jardins intérieurs ne soient pas cultivés en cette occasion si propice... Quel gâchis ! Pour ces âmes vulgaires j'imagine que les événements doivent être source d'angoisse, de confusion, de mal-être... Je suppose que ces pauvres esprits doivent attendre avec impatience un retour à l'engourdissement du monde d'avant... Pour ces crétinisés du système l'électrochoc n'aura pas été assez violent. Il faut toutefois espérer que l'avenir leur réserve des cloches de réveil plus radicales. Pour l'heure, ils sont demeurés des moutons bouffant du BFMTV à longueur de journées...

Et vous, comment occupez-vous actuellement vos journées Raphaël Zacharie de IZARRA ?

Je ne fais rien.

Comment cela ? Vous ne produisez aucun fruit prodigieux en ces circonstances extraordinaires ?

En effet, je savoure la paix des rues désertées, hume le parfum délectable de la mort citadine, observe le vol des oiseaux dans le ciel ravivé, fais ami-ami avec des chats inconnus sortant de leurs trous, tends l'oreille aux menus bruits de la cité figée et autres voix émanant des tombeaux qui m'entourent, je veux parler des foyers où désormais sont cloîtrées les familles. Non sans malice et curiosité... On se croirait dans une vaste nécropole. C'est charmant et même très inspirant. Je m'abreuve de ce miel rare et prends mon temps pour en jouir du matin au soir. Et même au coeur de la nuit où je rêve éveillé. Mais en fait quand je dis que je ne crée rien actuellement, bien au contraire je cultive beaucoup de choses en réalité ! Sauf que ce sont des patates moins tangibles que ce qu'on pourrait attendre : je me fabrique du bonheur. Oui, je suis heureux de vivre en ces heures de contingentements, de silence, d'immobilisme. Mais pour être honnête, j'étais tout aussi heureux avant, également...

Si j'ai bien compris votre "contemplative inactivité" a été conditionnée par la subite inertie de la société... Par conséquent, que ferez-vous après le confinement ?

Je cracherai mes baisers de feu sur le monde. 

C'est à dire ?

C'est à dire que je serai au rendez-vous des choses et des hommes sous les astres éternels. A la place qui a toujours été la mienne : devant la porte de la vérité, cherchant à me faire entendre auprès des sourds et des incrédules tel un Christ certes imparfait mais tout de même lucide. Et sincère.

Quel programme ! Et là, qu'attendez-vous du sort ? 

Tout. Autrement dit le meilleur qui soit. Et si le pire arrive, ce sera encore bon à manger. Qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, je suis toujours preneur. Hier noir, aujourd'hui blanc, demain gris : pour moi tout a la couleur idéale de la vie. Salée ou sucrée, elle est toujours délicieuse... Alors quand elle est pleine de ronces et d'amertume comme aujourd'hui, quel régal ! Le confort et l'abondance du passé, devenus écoeurants à vomir, me font raffoler du vinaigre ! Quoi qu'il arrive, mon coeur se réjouit de la surprise qui lui sera servie à la table du destin. C'est précisément l'aventure du monde avec ses hauts et ses bas, ce que j'appelle le risque de vivre. Ou la joie de participer au festin de l'Univers ! Que j'avale de la boue ou de l'azur ici-bas, tout à le goût des repas de fête car je me nourris de toutes les expériences. Et c'est merveilleux.

Avec les premières chaleurs printanières, aurons-nous le privilège de vous apercevoir en train d'arpenter les rues mancelles en slip, à présent qu'elles sont dépeuplées, dites-moi Raphaël Zacharie de IZARRA ?

Certainement pas ! Je ne baisse mon froc que devant ma caméra. Et encore, ça dépend du sujet traité. J'ai de la décence.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui, n'ayant pas votre lumière, dépriment entre leurs quatre murs ?

A ces victimes de la paresse intellectuelle, à ces otages consentants dotés de vues brèves, à ces esclaves de la télévision, à ces martyrs imaginaires que leur propre bêtise condamne au malheur, à ces sous-humains aliénés par leur pauvreté spirituelle enfin, je conseille très pédagogiquement de continuer à fermer les yeux. Jusqu'à l'éblouissement. Anéantis de stupidité, fatigués de leur lourdeur, assoiffés d'air pur, ils se rendront compte d'eux-mêmes de leur état de légumes et prendront la décision de devenir des hommes, avec ou sans effort selon leur nature. On ne peut rien faire sans l'assentiment des gens. C'est exactement ce que font en ce moment ceux qui nous gouvernent : ils privent les citoyens d'oxygène avec leur accord exclusif, dûment signé ! Hé bien pour ces déprimés que vous évoquez, c'est la même chose : s'ils veulent se libérer de leurs chaînes mentales, de leur sottise, et surtout des incessantes inepties débitées par leurs putains de postes de télévision sempiternellement branchés sur les chaînes d'informations en continue, ils doivent adhérer d'eux-mêmes aux vérités non officielles... C'est par leur jugement qu'ils obtiendront l'auto-accord de laisser leur âme respirer. Pour résumer, chacun a ce qu'il mérite. Pour les uns, les larmes, pour les autres les rires. C'est simplement une question d'éveil.

Quel drôle d'oiseau vous êtes ! Je crois qu'à travers la densité de vos réponses on a déjà fait le tour de pas mal de questions, cher Raphaël Zacharie de IZARRA... Je ne vous en poserai donc pas plus.  Un dernier mot pour la route ?

Décollage !

mercredi 8 avril 2020

1577 - Jean-Claude LADRAT

Jean-Claude LADRAT est un ours avec des rêves de papillon.

Une enclume pleine de légèretés. Une glèbe semée de fleurs. Une rocaille aux ailes de fée.

Pour cet oiseau hors-sol, l’extrême fantaisie est la chose la plus sérieuse qui soit au monde.

Le ciel, c’est son évangile.

L’imaginaire est sa table de travail, l’enchantement son matériau essentiel, le firmament son espace de jeu.

Et le poireau son réconfort.

Avec ses allures de pachyderme tranquille, il a la prétention de décoller. Corps et âme.

Pas symboliquement, non. Haut. Loin. Longtemps. Lui, ce sont les étoiles qu’il vise.

L’horizon, l’océan, l’infini, c’est son chemin de lumière. Il a en lui cette ivresse, cet émerveillement, cette étincelle que seuls connaissent les enfants.

Les moqueurs prennent ce conquérant des nuages pour un fou. Voire pour un benêt. Eux les matérialistes, lui l’ailée... Eux les vrais lourdauds, lui l’authentique esprit. Eux les mulets, lui l’élu.

Les sarcastiques qui se targuent d’avoir les pieds sur terre plaignent celui qu’ils qualifient de pauvre dingue.

Mais lui s’en moque. Indifférent aux lourdeurs du monde, il vole.

Haut. Loin. Longtemps.

Triomphalement maintenu dans les airs, étendu sur son matelas de poésie.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/tWCFx9IwPDI

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique