dimanche 6 décembre 2015

1147 - La laideur sur l'échafaud

Je vivais une existence brillante dans mon château, entouré de beauté, d’esthétisme, de rieuses créatures, de dentelles et de musique.

Un mauvais vent fit échouer à ma porte une éclopée, horrible boiteuse venue m’importuner en implorant ma générosité, cherchant mon feu et pire encore, convoitant mon coeur de sybarite ! 

Inutile de préciser aux gens de belle naissance qui connaissent mon allergie à la peste que je reçus cette mendiante de cinglante manière ! Avant de la chasser sous mes crachats en guise de baume aux soufflets que je venais de lui adresser et doucement réconfortée par les quolibets de mes favorites pour toute chanson d’adieu...

La lépreuse, hantée par sa flamme amoureuse à mon endroit revint bientôt s’agenouiller à mes pieds. Cette fois je décidai de châtier cette vaniteuse de la plus cruelle des façons. 

Insupporté par les prières grotesques de cette pouilleuse éprise d’un aigle inaccessible, sorte de grosse poule claudicante quêtant sottement chez cet hôte des sommets que je suis une tendresse indue, je feignis de succomber à ses charmes infects, bien résolu à piéger cet infâme oiseau se croyant l’égal des princes...

Ayant mis mon entourage dans la confidence de mes artifices, j’introduisis cet affreux volatile dans mes salons. 

S’imaginant enfin consolée de sa misère, restaurée dans ses droits, comblée dans ses attentes, des larmes de joie faisaient luire sa joue rougeaude mal fardée sous les lustres de cet asile choisi. De plus, grimée en courtisane, la gueuse supposait être devenue belle, séduisante, agréable à regarder, alors qu’en réalité le faste contre sa peau de paysanne la rendait encore plus ridicule, plus pitoyable, plus méprisable aux yeux de la belle et cynique espèce !

Je voulais que l’illusion de ses hauteurs soit complète afin que sa chute lui fût d’autant plus pénible, et donc encore plus drôle pour nous.

Pour que ce tableau comique fût parfait il manquait à l’invalide de quoi étinceler entre son menton de lourde coche et son buste de bovine avinée : une des mondaines lui prêta son collier de diamants et toute l’assemblée applaudit ! L’invitée ne percevait nullement l’ironie de cette acclamation générale... Puis je l’accusai d’avoir volé -ou du moins d’avoir voulu garder- la parure de bijoux ornant son col grossier, et tous me suivirent dans mon indignation. Et peu importe la démesure de la calomnie : les apparences étaient de toute façon contre ce laideron déguisé en précieuse et l’essentiel était que cette gredine ayant voulu conquérir les faveurs intimes d’un seigneur comme moi paye chèrement son forfait !

Bref, devant les gendarmes appelés de toute urgence sa parole de bohémienne ne fit pas le poids face aux ors et cris de ses dénonciateurs : elle fut condamnée à la décapitation.

Il se trouve que j’officiais en tant que bourreau, que là était mon affaire, ce qui explique d’ailleurs ma fortune, mon rang, mes privilèges, et j’eus vif plaisir à recevoir de la Justice bon salaire pour cette nouvelle oeuvre. 

Au moment où la tête de l’ignoble femelle chuta dans le panier sous les éclats de rires de ses “rivales” de fine extraction, je pus une dernière fois maudire la coupable à bon escient et tout à ma guise étant donné la grande peine que me causa cette décollation : ma belle chemise blanche toute neuve, en effet, fut tachée de trois gouttes de son sang.

VOIR LA VIDEO :

ttps://www.youtube.com/watch?v=DWz0FAHGRig&feature=youtu.be

http://www.dailymotion.com/video/x3h398x_la-laideur-sur-l-echafaud-par-raphael-zacharie-de-izarra_school

samedi 5 décembre 2015

1146 - Insensible, dur, plein de morgue

Posez la question-test au premier bipède commun que vous croiserez : “Êtes-vous une personne sensible ou insensible” ?

A coup sûr vous obtiendrez la réponse suivante sur un ton presque offensé tant cette idée lui semblera aller de soi : “Oh moi je suis quelqu’un de très sensible !” Voire : “Je suis à fleur de peau ! ” 

Ces clones humains se disent tous “sensibles”, c’est invariable. Ils associent même leurs pleurnicheries de castrés et de frileux à leur émotivité de caniches. La flamme, la virilité, la hauteur leur fait tellement peur qu’ils préfèrent se réfugier dans cette attitude tiède et molle rassurante, conforme aux critères instaurés par les émasculés, les féministes, les poltrons et autres professionnels du nivellement par le bas de la pensée ambiante. Si bien que tout ce qui est grand, fort, lumineux les scandalise.

Moi je suis haut, fracassant, éclatant. Ce qui effraye ces bêlants.

Tout ce qui tremble, pâlit, gémit a mon mépris. Je foudroie d’un seul regard ce qui est insipide, terne, petit. D’une gifle magistrale je pulvérise l’insignifiance. Par un rire retentissant j’ébranle toute statuette d’argile. J’écrase ce qui ne dépasse pas mon front, piétine ce qui rampe au ras de mes semelles, crache sur ce qui gît en bas.

Et fait résonner vers le ciel infini mon rire sonore et puissant.

Je suis insensible aux larmoiements des limaces humaines, insensible à leurs modes de “roseaux pansés”, insensible aux moeurs flasques de ces gastéropodes, éternels épilés... Ces mollassons sont si fragiles qu'ils versent leurs larmichettes à la moindre pluie s'abattant sur leur monde de mollusques... A force de chialer pour un "couic !", pour un "bong !", ils sont devenus d’intarissables baveux.

Moi je suis dur, je suis sans pitié, je suis plein de roc, je suis tout de feu, je suis un iceberg, je suis un volcan, je suis terrible, je suis un tonnerre, je suis un orage d’éclairs tranchants et d’acier trempé !

Je suis insensible, cinglant, plein de morgue.

Je ne suis pas rose, je ne suis pas tendre, je ne suis pas douillet, pas timide, pas efféminé, je suis un diamant blanc, sec, brillant, je suis un astre incendiaire, rouge, moqueur, je suis un lion à la gueule ouverte, à la crinière enflammée et au rugissement glaçant !

dimanche 29 novembre 2015

1145 - La boiteuse, l'aristocrate et l'ange

Depuis les brumes de son pays obscur une méchante boiteuse aux traits ingrats et à la taille porcine s’était follement éprise d’un bel aristocrate de France découvert au cours de ses lectures : coq superbe, séduisant, cruel, inaccessible et férocement hautain à la plume d’acier.

Elle, n’était qu’un laideron au coeur sombre et à l’âme envieuse. Elle n’ignorait point cette mortifiante vérité, ce qui rendait sa flamme à l’égard de ce soleil français encore plus coupable.

La gueuse, stupidement intrépide mais fort ladre, avait parcouru à pieds les mille lieues la séparant de son auteur favori pour venir habiter aux abords de son manoir, ce qui avait définitivement -et comiquement- accentué sa claudication. Décidément avaricieuse, elle logeait dans un taudis comme un rat pour mieux voir, de son trou, l’être lumineux quelle admirait. Cette existence malhonnête la rendait encore plus négligente et bientôt elle baigna dans la malpropreté en compagnie des rongeurs... La recluse dégageait une forte odeur de saleté mais n'en éprouvait pas la moindre honte.

S’étant bien vite manifestée à l’esthète, celui-ci, étant donné les circonstances, la traitait avec la hauteur et la rudesse qui le caractérisaient, ce à quoi il fallait s’attendre.

Fruits amers qu’elle méritait d’ailleurs, ne serait-ce que pour lui faire payer son extraordinaire vanité de croire qu’une lépreuse comme elle pût séduire un seigneur comme lui.

L’horrible coche à la patte débile vivait donc dans l’ombre du sybarite guindé, lequel ne manquait jamais une occasion de ganter bruyamment, d’humilier publiquement cette admiratrice grotesque que par l’effet d’un mépris prodigieux il assimilait sans nuance,  avec force ricanements, à une bossue, tant sur le plan physique que moral.

N’importe ! L’importune à la vilaine apparence avait des prétentions amoureuses sur ce prince maniéré plein de promesses, paré d’or, de vertus et d’intelligence. Lui, partageait sa vie intime, particulièrement brillante, avec une angélique américaine à la chevelure vive et au sourire magnétique. La créature lui vouait un amour idéal et ce couple illuminait de ses seuls feux le monde des gens bien nés.

Jalouse de cette amante à la beauté triomphante qui, pensait-elle sottement, détournait la lumière de l’astre majeur à son profil, et donc à ses dépens à elle, la perfide conçut de poignarder celui qu’elle aimait en secret.

La guenon avant d’exécuter ce funeste projet, n’ayant plus rien à perdre sinon son honneur (ce qui de toute façon était déjà fait), tenta de voler un baiser à l’aristocrate en présence-même de sa légitime et blonde accompagnatrice, tous deux de sortie ce jour-là en quelque société choisie. La première était en guenilles, l’autre en robe de soirée. A se demander comment l’intruse avait pu entrer en cet endroit afin d’y souiller les lustres de sa face affreuse ... Toujours est-il que l’audacieuse n’eut pas le loisir d’achever son geste impie : sa rivale la stoppa d’une gifle magistrale, tandis que l’offensé vint aussitôt à sa rescousse en assénant à l’agresseuse une autre gifle encore plus retentissante suivie d’un crachat au front qu’il aurait voulu aussi fatal qu’une balle de revolver.

La misérable chuta à terre sous les moqueries de la belle et les injures de son cavalier. Son  membre chétif en fut considérablement amoindri. Cette fois, inguérissablement blessée par ces flèches reçues en plein visage et dont la plus douloureuse consistait en ce jet de salive et de fiel mêlés, la criminelle s’en retourna en boitant comme jamais (héritage de ses vices) vers ses terres lointaines d’où, elle le savait, elle n’aurait jamais dû sortir, abandonnant à la vermine son ignoble masure et à la fangeuse légende le souvenir de son passage en France.

Peu à peu on l’oublia dans les salons, bien que sa puanteur y ait laissé longtemps son empreinte.

Sauf l’élégant qui, en hommage à sa mémorable laideur et fabuleuse bêtise, accrocha son portrait dans une étable recyclée en lieu informel d’engraissage de truies malades, seul endroit au monde où son image dûment encadrée ne pouvait outrager personne.

A part, peut-être, les pauvres truies en convalescence.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=bz64iKEVgSs&feature=youtu.be

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samedi 28 novembre 2015

1144 - Il neige

L’air est figé dans un silence feutré, un rêve palpable descend de la nue et diffuse une clarté irréelle. Une vague de paix se répand sur les choses, qui recouvre jusqu’aux réflexions.

Il neige.

Je pénètre progressivement dans un autre univers fait d’immensités uniformes, d’écume lunaire et de poésie pure.

La monotonie des flocons me berce, les cristaux me brûlent, le blanc m’illusionne.

Et je prends ce qui virevolte autour de moi pour des étoiles, et je prête au givre des saveurs lactées, des voluptés crémeuses, et sous ma semelle j’entends des bruits de meringue écrasée, et je vois des étincelles dans la glace...

Dans cette blancheur triomphante, je ne perçois plus que du bleu. Et je songe mollement sous le ciel argenté qui déverse ses flots de pensées immaculées...

Ces fleurs de l’hiver déposées silencieusement sur le sol, c’est la manne des poètes, la nourriture des éveillés, la récompense des enfants, les fruits du froid offerts aux contemplatifs.

Et c’est de la magie naturelle.

Quand tombe ce lait d’artifice mon âme s’éclaire, l’horizon s’illumine, le paysage se transfigure. L’onde que blanchit le gel est comme une flamme qui irradie tout.

Il neige et sous l’éclat de cet éther tangible fait simplement, chastement d’eau gelée, le mystère habite le monde et la lumière l’habille.

VOIR LES TROIS VIDEOS :

https://rutube.ru/video/a18bd5074d8d3ad4e9417de131eb0e6a/

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samedi 21 novembre 2015

1143 - Farrah Fawcett, l'amie des mollusques

Sa chevelure aux boucles incendiées couleur de Lune cascadait sur ses épaules comme des flots de miel s’écoulant d’une pyramide égyptienne.

Elle était inhumainement séduisante, cette abeille de l’Amérique à l’aiguillon inoculant de l’azur...

C’était un fantôme descendu des nuages, un spectre solaire, une pluie mêlée de rêve qui arrosa les jardins aériens d’un siècle lourd et criard.

Ses yeux étaient les yeux d’une femme, mais aussi des vapeurs d’éther dans des grands déserts de sable, des chants sacrés autour des pesanteurs du quotidien, des envolées sidérales derrière le mur des apparences et finalement des promesses de galaxies sous les asticots.

Moi, j’ai été transfiguré par ce feu esthétique purifiant.

Y aurait-il en ce bas-monde des êtres dont la mission serait de faire éclore le papillon chez les larves que nous sommes ?

Pourquoi pas ?

La beauté est, selon moi, une flamme qui éclaire les âmes sombres, éveille les consciences à l’infini, attire à elle les intelligences en devenir et réchauffe même les cailloux...

La vue de Farrah Fawcett rend la vie acide et verte, jaune et piquante, elle confère aux autruches gloire et dignité, place les potirons en orbite autour de leurs pépins et fait mûrir les blés sur Mars au mois d’avril.

Bref, la tête de Farrah Fawcett était une fête en soi. Pas une farce molle mais une face forte qui, en bavant de la lumière de son vivant, continue aujourd’hui de faire briller les limaces.

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jeudi 19 novembre 2015

ATTENTAT : LA FIN DU GAUCHISME ?

Je crois qu'il est aujourd’hui clair pour tous que la récente tragédie qui s’est déroulée en plein coeur de Paris, véritable tremblement de l’âme française blessée dont les sinistres échos annonciateurs de jours sombres ont été perçus jusqu’au fond de nos provinces, signe le début de la fin pour la gauche.

Gauche criminelle et irresponsable qui depuis des années a si bien préparé le terrain aux terroristes avec sa politique du “tout tolérance” et sa sotte attention prioritaire envers les diverses communautés totalement déracinées des valeurs traditionnelles de la France pourtant fondamentales. Minorités culturelles, sexuelles, ethniques, avaient droit au tapis rouge pendant que les français restés attachés à leur bon sens ancestral et ciment commun hérité de leurs aïeux, eux n’avaient droit qu’au tableau noir.

Je prédis la chute vertigineuse de cette gauche si longtemps coupée de nos sillons immémoriaux et qui a vendu la France au diable à force de lui concéder du terrain, mode après mode, au nom de la sacro-sainte tolérance.

Mais aussi au nom d’une certaine idée de l’égalité qui a mis progressivement les membres de ses propres gouvernements successifs et les ânes à la même hauteur, qui a placé artificiellement le citoyen intégré et le passager clandestin sur le même pont de la légitimité tandis que le bateau France sombrait peu à peu, qui a permis à l’homosexualité de devenir une forme d’hétérosexualité simiesque à travers le simulacre du mariage...

Bref la gauche a enfermé la république dans ses intenables cages idéologiques et notre gouvernement actuel n’est plus qu’un vaste zoo. Depuis l’Elysée on entend braiments, piaillements et autres meuglements qui voudraient donner le ton au reste du pays... Sauf que les français finalement ne sont pas des veaux, de cela j’en suis certain !

J’ai toujours entendu dire que gouverner, c’est prévoir. Or Hollande a, semble-t-il, été pris de court. Depuis les attentats il agit, ça c’est vrai, je ne peux nier le fait. 

Mais n’est-il pas trop tard, dites-moi monsieur le Président ? Vous réagissez enfin ? Vous agissez... En fait j’aurais tendance à penser que vous vous agitez. C’était avant qu’il fallait contrôler nos frontières, avant qu’il fallait perquisitionner, avant qu’il fallait démanteler les organisations terroristes... 

Le feu est passé, vous ne faites qu’arroser des cendres. Vous avez des remords, cela se voit. Vous prenez conscience que les valeurs de la gauche sont du fromage blanc, ça se sent. Vous culpabilisez d’avoir voulu faire du gauchisme angélique, humaniste et néanmoins athée, cela se lit sur vos traits graves et mutiques. Vous avez sous-estimé la légèreté des nuages, l’essentialité de l’eau du ciel, vous sentez maintenant le poids de la terre, la douleur des armes. Après avoir tant misé dans la matière, l’esprit vous a échappé monsieur le Président.

C’était hier qu’il fallait, pour commencer par le gros morceau, ne pas vous mêler de guerre en Syrie. A présent nous en récoltons les fruits amers. Ca, vous ne l’aviez pas prévu me semble-t-il... Gouverner c’est prévoir.

Il est nettement prévisible en ces temps lourds et pénibles que l’idéologie gauchiste est sur le point de s’effondrer et avec elle toutes ses illusions, erreurs et guignoleries.

Je fais encore un constat ou plutôt je m’interroge. Ceux qui défilaient dans la rue en France en 1991 lors de la guerre entre l’Amérique et l’Irak avec des pancartes reprenant les mots de Prévert “Quelle connerie la guerre”, sont-ils les mêmes qui en ces temps troublés ne jurent que par de vengeurs bombardements sur leurs adversaires ? Si tel est le cas, je m’attriste alors de voir un tel retournement de veste de la part de ces gens au départ si bien intentionnés...

Il y avait tant de moyens, monsieur le prévoyant, pardon Monsieur le Président, de ne jamais en arriver là...

mercredi 18 novembre 2015

1142 - Seigneur sans pleurs

J’aime les âmes exigeantes, les tempéraments d’acier, les coeurs d’airain, les durs-à-cuire.

Et si je suis, il est vrai, très dur avec les autres, cela ne m’empêche pas de faire preuve d’une extrême indulgence envers moi-même.

Amis et ennemis sont placés à la même distance autant de ma bourse que de ma considération. En cela j’ai le sens prononcé de l’égalité. 

A eux tous, sans distinction, je destine les mets les plus infâmes de mes banquets d’alerte grigou, pendant que je me réserve les meilleurs morceaux. Non pas par je ne sais quelle âpre, légitime et impérieuse nécessité hygiénique ou politique mais pour le pur plaisir de leur déplaire. Les actes gratuits chez moi sont toujours payants !

En attendant que mes amis deviennent mes ennemis, un processus assez rapide chez moi, je cultive les épines que demain ils mériteront chèrement.

Mon échelle des valeurs est celle des astres, non celle des castrés. Quand je brille, c’est pour tout le monde et lorsque je me couche, les chiens dorment à ma porte.

Insensible aux pleurnicheries des uns, aux peines quotidiennes et misères générales des autres; lesquelles ne me concernent en rien, je fais grand cas de mes moindres frémissements, furtives humeurs et fugaces vertiges... Et réclame la plus grande attention publique pour chacun de mes pas que j’estime dignes d’être consignés en lettres de lumière.

Je combats la souffrance, respecte la quiétude, cherche à préserver le bonheur. Du moins, les miens personnels. Très charitable à l’égard de ma personne, je suis beaucoup moins strict sur ce point pour le reste du monde.

Je prends certes grand soin de ma vie mais ne crains nullement la mort de mon entourage. En cela mon insouciance fait plaisir à voir.

Bref je suis la plus magnifique image de vertu hyper-auto-centrée et parfaitement satisfaite, un soleil de franchise aux fiers rayons de fer et de fiel, l’anti-zéro aux mille pattes en forme de 1, le modèle grandeur nature de la grandeur mature magistralement mise en peinture en ces mots avec une complaisance admirable qui fait honneur à mon nom.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=qu8wG4704KA

http://www.dailymotion.com/video/x3edz8o

lundi 16 novembre 2015

TERRORISME GÉNÉRAL

Sur notre sol national un terrorisme ignoble et silencieux est perpétré depuis 40 ans.
 
Des êtres sans défense sont assassinés chaque jour dans l’indifférence générale.
 
Je veux parler de l’avortement.
 
J’éprouve une immense et sincère compassion pour TOUTES LES VICTIMES, aussi bien pour les 129 innocents tués à Paris que pour les 250 000 innocents tués en Syrie. Et pour tous les autres martyrs dans le monde, hommes comme embryons avortés, sacrifiés au nom de la bêtise, de la méchanceté, du vice, de l’égoïsme et de la folie de certains dirigeants et de certains démocrates qui se pensent honnêtes, civiques.
 
Il y a une incroyable indécence, à mes yeux, de faire un tapage planétaire pour 129 victimes et de passer sous silence 250 000 autres victimes sous prétexte que ces dernières sont des métèques de Syrie.
 
Cette ignoble indécence, beaucoup d’âmes "sensibles" ne la relèvent pas.
 
La souffrance et le malheur n’ont pas de frontière. Or ceux qui éprouvent des émotions sélectives, qui pleurent prioritairement et même exclusivement pour les boucs émissaires parisiens mais qui demeurent indifférents au sort des autres exécutés sous prétexte que leur sang ne souille que le sable de la Syrie et pas les trottoirs proprets de notre capitale, ceux-là sont des hypocrites.
 
Rappelons que c'est avec nos bombes patriotiques que les Syriens s'entre-tuent. Et puis n'est-ce pas le choix de notre monde de vivre avec des armes ? Qui instaure ce système martial ? Les mêmes qui versent des larmes sur des victimes qu'ils ont eux-mêmes contribués à mener au casse-pipe.
 
Il y a les résistants de la dernière heure et il y a les autres. Moi je ne soutiens que le vrai, le juste, le bien en toute objectivité, sans me préoccuper des modes, des émotions, de l’esprit “politiquement correct”; bref de la dictature de la pensée du siècle.
 
Moi je condamne TOUS les assassins, qu'ils soient des tueurs illégaux, appelés “terroristes” ou bourreaux légaux qui eux ôtent des vies de manière plus “respectable”, c’est à dire sous les couleurs françaises. L'Armée française quand elle lâche des bombes en Syrie, elle terrorise des humains elle aussi. Notre république est donc, elle aussi, une meurtrière. Mais chut ! Il paraît que c’est politiquement très offensant d’évoquer cette terrible réalité....
 
Notre peuple en deuil fera une minute de silence pour ses immolés, chose parfaitement légitime et respectable. Mais chez nous qui va faire une minute de prière pour les populations massacrées en Syrie ?
 
Le salaud, le coupable, l'injuste c'est toujours l'autre, aussi je ne penche pour aucun camp. Et je condamne TOUS les terrorismes, que ce soient les terrorismes légaux ou illégaux. Quand une bombe tombe sur des enfants, ils sont meurtris et c'est aussi un acte de terreur.
 
Je respecte les morts à Paris comme je respecte les morts en Syrie. Est-ce interdit ?
 
Si notre patrie respectait la vie partout, inconditionnellement, elle ne bombarderait pas les syriens. Et n'avorterait pas nos femmes non plus.
 
Je ne défends pas les uns ou les autres de manière arbitraire, je ne défends que la vérité, d'où qu'elle vienne, quelle qu'elle soit.
 
Je ne ferai pas une minute de silence si cette minute de silence se limite à pleurer des innocents d'un seul camp.
 
Les agresseurs légaux (c'est çà dire la France, l'Amérique) ont toujours les meilleures excuses du monde pour aller bombarder des civils inoffensifs. Je n’excuse certes pas ceux qui ont tué des gens à Paris, je les condamne car ce sont des criminels. Mais je condamne aussi Marianne qui se comporte en terroriste quand elle veut imposer son modèle de démocratie à coups de bombes, démocratie présentée comme le summum de la Civilisation...
 
Le sens de la justice ne doit pas être à sens unique, partiel mais général, total. Quand un français de souche comme moi ose rappeler cette évidence, on fait comme en Amérique avec les voix discordantes refusant de bêler avec le troupeau : on les traître de lâche, de traîtres à la nation. Notre terre tricolore est en train de devenir une dictature de la pensée politiquement correcte. Moi je désapprouve totalement la barbarie perpétrée par les gaulois dans les pays arabes. Et rien que pour cela je suis considéré comme un paria.
 
Mais cela finalement m’importe peu, je ne prends parti pour aucun camp : je ne suis pas français, je suis citoyen de l'Univers.
 
Raphaël Zacharie de IZARRA

mardi 10 novembre 2015

1141 - Inutilité des valises

Je déteste les valises.

Quand je voyage, le délestage est toujours extrême. 

Dans les gares, les aéroports, sur les routes, en bateau, à travers chemins et même à vélo, je ne prévois jamais rien. Ni dans les mains ni dans les poches. Je ne suis plus que des ailes. Avec, posée juste dessus, rien que mon âme.

Les bagages du globe-trotter, pour moi c’est du poids inutile, un fardeau, un frein, de l’ennui en plein vol.

Parcourir la terre, à mes yeux, cela signifie quitter la matière. S’éloigner de sa maison pour rencontrer d’autres personnes dans d’autres maisons c'est, dans ma conception de la chose, ne rien emporter et tout trouver sur place, chez les autres, dans leur maison. Rompre avec son bol de soupe n’a pas de sens si on l’emmène avec soi, au fond de son balluchon...

Moi lorsque je pars, je pars. Sans rien. Léger. Aérien. Comme une bulle.

Les jours de décollage, mon quotidien je l’abandonne à la pesanteur. Mes affaires, je les laisse au sol. Mes habits, je les oublie sur place. Pourquoi alourdir mes heures de liberté de ces ombres matérielles ? 

Je ne garde que mes semelles, toutes trouées comme il se doit, pour que le vent y entre et en ressorte.

Aller loin, encore plus vers l’horizon, dépasser des limites fixées, à quoi bon finalement ? Je sais bien, l’ayant compris par expérience, que nul n’ira jamais plus haut que ses rêves.

Et c’est aussi pour cela que je déteste les valises.

Mais tout cela ne me préoccupe plus car, persuadé que ces va-et-vient ne sont qu’illusions et que seules valent les découvertes intérieures, cela fait belle lurette que je ne sors plus de chez moi.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://rutube.ru/video/f905220e68a433ce0f31bd5be487ea65/

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http://www.dailymotion.com/video/x57idbc

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vendredi 6 novembre 2015

1140 - Beauté de la multiplicité des races humaines

Les races humaines, blanches, noires, jaunes et leurs innombrables nuances sont l’expression de la diversité du Cosmos.

Les hommes se distinguent aussi par l’appartenance à leur souche. Africains, Européens, Asiatiques, Aborigènes australiens, Pygmées, Arabes n’ont pas tous la même couleur de peau, les mêmes morphologies. Ils ont des corps différents, des aptitudes spécifiques. Ils ne sont pas uniformes, pas interchangeables.

Les métissages sont excellents, à mon sens, pour revigorer les peuples, à condition que cela se fasse très modérément, de la même manière qu’une pincée de sel relèvera un mets que l’habitude aura rendu fade.

Certes ce que je dis là est parfaitement empirique, intuitif, rien ne prouve que ce que j’avance est vrai mais c’est ainsi que je ressens la chose.

Les croisements de sangs sont bons pour la santé génétique, mais seulement si ceux-ci sont très dilués, s’ils ne dénaturent pas les “peuples receveurs” par excès d’injection.

Cette conjugaison raciale doit rester un goutte-à-goutte ponctuel dans l’histoire d’un peuple, non une perfusion. Cela doit être une once d’humus exotique, passagère, furtive, isolée, accidentelle qui ajoute de la vigueur aux feuilles d’un arbre mais sans dénaturer ses racines.

Colorer quelques feuilles d’un branchage, c’est lui donner de la vitamine. Remplacer une verdure par de la rouille, c’est l’empoisonner.

Un peu d'humeur nègre injectée chez un peuple de latins fera l’effet d’un brin de piment sur des nouilles, trois gouttes de sève asiatique délayées chez les Arabes sera comme un zeste de citron sur du pain de seigle, une touche de parfum aborigène vaporisé chez les Anglais aura les mêmes vertus qu'une larme de suc de réglisse étalée sur un champ de menthe.

Selon moi les brassages de communautés doivent se faire à doses homéopathiques afin que les “variétés génétiques humaines” demeurent, à l’image des vins de prestiges à forte identité. Les grands crus ne se mélangent pas entre eux. On peut en revanche dissoudre dans chacun de ces nectars quelques grains de sucre qui feront d’agréables bulles sans trahir la vigne. C’est la juste proportion de corps étranger qui procure du pétillant au breuvage originel, non le surnombre.

Une ondée printanière sur un lac vaste et profond lui apportera une fraîcheur supplémentaire appréciable, un vernis incolore délicieusement oxygénant. Un raz-de marée transformera la pièce d’eau claire en marécage fangeux.

Il y a également des variétés de nuages, de cristaux de neiges, d’océans, de chaînes de montagnes, de planètes, d’étoiles... Les aspects multiples du monde font sa richesse.

Je me trompe peut-être mais, de manière irrationnelle, je crois que les mariages mixtes généralisés à travers des volontés politiques ou idéologiques sont une offense à la mosaïque du monde qui, dans tous les sens, plaide pour l’hétérogénéité, la fantaisie des couleurs, des formes, des caractères.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/bb1af46bf8d61f2126d1b90d849ec034/

http://www.dailymotion.com/video/x3ctgou_beaute-de-la-multiplicite-des-races-humaines-raphael-zacharie-de-izarra_school

dimanche 25 octobre 2015

1139 - A droite, gauchement mais sûrement !

Certains seront étonnés de l'apprendre : plus jeunes, moins expérimenté, j'étais de gauche pour bien des idées. La réflexion progressive m'a fait radicalement changer de point de vue.

De la droite, j’arbore les signes les plus éculés.

Ma face de marbre reflète la morgue la plus insolente. 

Je sors le coeur hautement perché sur son piédestal d’airain, dîne avec des cuillers ciselées, dors avec la sérénité des honnêtes citoyens bien chaussés.

Le bon goût, l’aisance, le verbe choisi caractérisent mon rang. Je toise mes adversaires avec le regard prétentieux des esprits qui se savent supérieurs, considère les choses et les hommes avec ce mélange de dérision et d’autorité si particulier aux âmes nobles sûres de leur droit, de leur éclat, mais conscientes aussi de l’iniquité du siècle...

Bref, mes hauteurs glacées sont l’empreinte immatérielle des gens de belle condition qui tiennent à le demeurer.

Je suis de droite, inflexible, fier, avec de l’acier dans mes sentiments, de la clarté dans ma raison, de la soie sur mon oreiller.

Et un peu d’or dans ma bourse.

Je suis de droite caricaturale, de celle qui inspire les quolibets des hérétiques, scandalise les indigents de l’intellect, fait sortir de leurs châteaux d’illusions les faux messies de la gauche à l’idéalisme matérialiste.

Je suis de la droite à la droite du Père, la droite royaliste, châlelaine, hautaine, pleine de dentelles.

vendredi 23 octobre 2015

1138 - IZARRA dans toute sa vérité

Farouchement homophobe, ardent militant anti-avortement, promoteur de la vertu universelle, phallocrate primaire décomplexé, j’ai la république en horreur, mets le gauchisme à ma droite et ajoute du Ciel à tous mes plats.

Ca c’est mon terrestre aspect, rugueux, âpre, furieux et follement temporel.

Epris des hauteurs, cela ne m’empêche nullement d’avoir mes faiblesses. Et mes chutes sont d’autant plus vertigineuses que ma couronne est éclatante. Plus les âmes sont grandes, plus elles risquent de tomber de haut, ce qui est exactement mon cas. Je suis hautement responsable de tous mes écarts de conduite, de pensées, de paroles, tandis que l’homme du commun l’est beaucoup moins. Lui a droit à l’indulgence humaine et divine, moi pas : mon éveil spirituel, ma position privilégiée entre la Terre des illusions et le Soleil de la vérité m’oblige à des devoirs supérieurs, chose dont j’ai parfaitement et permanente conscience.

L’exceptionnelle exigence est la norme naturellement imposée aux astres de mon espèce.

Mes faux-pas sont les fruits non pas de mon ignorance, de ma bêtise ou de mes maladresses mais bien au contraire de mes choix royalement assumés, de ma pleine volonté de descendre parfois dans la boue, de mon intelligence mise au service des bassesses de mon incarnation, ce qui est d’autant plus grave.

Mais c’est également cette immense clarté en moi, ce libre-arbitre aux pôles extrêmes qui me donnent des ailes aussi vastes. Ce qui fait la gloire de mes ascensions, c’est ma liberté de plonger dans l’abîme. Sans cette liberté d’aller où je veux en totale conscience, mes montées n’auraient aucune valeur. C’est parce que j’ai le choix entre l’or et la misère que mes profondeurs sont sans mesure, quand d’autres moins éveillés que moi -donc moins exposés à la flamme spirituelle- sont bornés entre la paille et le foin. Leur éclairage est bref et leur pain quotidien est leur unique horizon. Ma lumière est illimitée et les galaxies sont mon ordinaire mesure.

Eux risquent peu de se brûler au feu des étoiles, d’éprouver le vertige de l’infini, de s’asseoir au bord de l’Univers, leurs culpabilités ou mérites étant moindres. Certes, mais ils s’élèvent peu.

Mon stade d’évolution intérieur est si avancé que la distance entre eux et moi leur est intolérable. Mon flambeau humilie leur chandelle et pour eux cet éblouissement est comme une agression. Une injure à leurs oeillères, un outrage à leur petitesse, une offense à leurs déficiences. Et ils appellent “haine”, “misanthropie” ou “intolérance” ce qui chez moi n’est que grandeurs, pénétration, esprit.

Eux sont trompés par les vagues du siècle qui les bercent et les endorment, quand j’embrasse l’océan entier de mon regard d’albatros, loin de leurs minuscules tempêtes, hors de leur portée de fourmis.

Je ne cache pas les corruptions de mon être, les indécences de ma sensualité, les ruines de mes jours sombres, les mesquineries de mon caractère et le ridicule de mon égocentrisme, et si je me vante d’une chose, ce n’est pas de mes péchés mais de ma sincérité à les reconnaître.

Oui j’ai moi aussi mes côtés misérables car étant fait de chair, d’imperfections, de tares, de peurs et de vanités, je suis moi aussi un humain comme un autre. Mais ce qui me distingue radicalement des pervers, des irresponsables, des menteurs, des rêveurs, c’est que je ne glorifie pas mes sacrilèges, je n’appelle pas “noir” ce qui est blanc, "jour" ce qui est ténèbres", je ne confonds pas la rose avec le fumier, je ne cherche pas à changer la fange en onde pure juste en travestissant le langage...

Mes frères, mes pieds pataugent dans vos mêmes noirceurs, mais mes sommets sont enneigés.

Bref, je suis comme vous tous : sujet aux tentations, lâchetés et médiocrités de l’existence.

samedi 17 octobre 2015

1137 - Les choux-fleurs de mars

Les premiers jours de mars liquéfient l’ambiance, argentent l’atmosphère, bleuissent les âmes : ils enflamment les flaques, glacent le sol, abreuvent les caniveaux.

Dans le ciel, plein d’écume, d’ombres et de chrysanthèmes. 

Ces flots en fleur que sont les nuages arrosent ma face de rat à l’âpre saison, font des larmes de glace sur mon front, frigorifient mes doigts de pieds. 

Et allègent mes semelles : les giboulées me donnent des ailes.

Elles “escargotisent“ le monde d’une seule averse, humectent les alcôves comme les tombes tout en perçant les coeurs de leurs tranchants rayons de pluie.

Mars est le temps des rigoles, non de la rigolade.

Sa blanche tristesse m’emporte dans des hauteurs troubles : avant avril, c’est encore un peu de ténèbres mêlées de neige.

Entre cendre et yaourt, givre et boue, frissons secs et chemins sans issue, il y a l’azur plombé, les terres noyées, le soleil lointain, l’horizon lumineux.

C’est aux derniers froids de l’hiver, à la fonte de ses humeurs, au mois des semailles, sur les cailloux des champs et sous les sillons aériens que je m’éclaircis.

mercredi 14 octobre 2015

AVERTISSEMENT ET MISE EN GARDE

Depuis quelques temps un pirate informatique malveillant usurpe mon identité informatique et administrative pour me nuire à travers des envois postaux et/ou informatiques injurieux à caractère raciste à l'adresse de diverses associations anti-racistes (ou autres).

A travers ces manoeuvres frauduleuses et ces envois calomnieux cette personne tente de me faire passer pour un contestataire raciste, haineux, agressif et menaçant que je ne suis pas.

Des plaintes ont été déposées contre moi de la part de ces associations visées par ces courriers inquiétants et j'ai donc déposé moi-même deux plaintes contre cet individu mal intentionné qui tente de salir mon honneur, entre autres méfaits.

Si cette personne lit ce présent message, qu'elle sache que je réclamerai contre elle des dommages et intérêts à hauteur des nombreuses nuisances occasionnées depuis plusieurs mois, c'est à dire assez élevés.

Je compte également médiatiser cette affaire en cas d'identification et de condamnation de cet individu, afin de décourager ceux qui éventuellement seraient tentés de l'imiter.

Une enquête policière est en cours.

Raphaël Zacharie de IZARRA

mardi 13 octobre 2015

1136 - Prière à Louis

Je vous salue Louis, mon bon, mon cher, mon bien-aimé roi des français, le dernier qui régna, Louis le seizième descendant de cet illustre Soleil qui depuis Versailles rayonne sur le monde pour l’éternité.

Je vous salue très chrétiennement Louis, vous mon roi, vous que le Ciel désigna, vous le plus aimé des souverains de France, assassiné par la gueusaille républicaine !

Je vous aime Louis, vous bénis et  vous prie, du haut de votre grandeur royale, de pardonner à l’engeance républicaine son ignominie.

Louis, l’outrage fait à la couronne fut inouï, l’immonde régicide tomba sur votre tête très sainte et je pleure ce mensonge contre Dieu, cette tromperie contre la France, cette hérésie contre les coeurs pieux et nobles pour qui un royaume sans Dieu n’est plus qu’une terre stérile aux sillons maudits.

Louis je vous demande encore de pardonner très chrétiennement, très pieusement et très royalement à vos calomniateurs, parjures et meurtriers, de prier pour eux, de prier également, en juste réparation à cette offense sans nom que fut 1789, pour un retour glorieux sur le trône de votre lignée instaurant le rétablissement de la royauté française, chrétienne, bleue, noble, sainte.

Je vous salue Louis, Ô mon roi, très humblement, et dépose à vos pieds la flamme claire qui depuis plus de deux siècles brûle avec ardeur en toutes ces âmes intègres que j’incarne ici, modestement -ceux-là que le drapeau athéiste a damné-, et que dans une folle volonté chrétienne, honnête, royaliste, je souhaitais faire remonter à la lumière, au moins le temps de ce bref témoignage.

dimanche 11 octobre 2015

1135 - Farrah Fawcett, l'obsession izarrienne

Maître, j’ose frapper à votre porte d’esthète et de particulé afin de mettre à l’épreuve votre inspiration littéraire sur un sujet éternel. Quoi de plus essentiel, en effet, que la beauté magnétique de la jeune Farrah Fawcett ? A vos yeux en tout cas. Oublions ces fadaises que sont les clichés littéraires pour aborder les côtes idéales de la Poésie. Je vous propose de nous éloigner du plancher des vaches, de prendre une direction aussi radicale que verticale : celles des étoiles précisément. Imaginons que vous ayez été le contemporain de la jeune texane, qu'elle ait été européenne et qu'elle ait pu vous rencontrer.

1 - Avez-vous jamais pensé à créer un texte non pas SUR Farrah Fawcett, mais POUR Farrah Fawcett...

Je n’ai pas pour habitude, ni même l’extravagance, d’adresser des courriers aux bécasses. Farrah fawcett en tant que femelle cervelle ne m’intéresse guère.

2 - Dites-nous, Maître, quel serait l'endroit idéal où vous donneriez un rendez-vous à la belle Farrah ?

Sur la Lune, sans hésitation. C’est à dire à la fois loin du sol terrestre et très proche de mes aspirations intimes, poétiques, spirituelles. Dans un endroit sans atmosphère, à la pesanteur allégée, et au paysage nivéen, autant dire dans un monde de pur esprit. 

3 - Si des lèvres de la vénuste incarnation vous aviez entendu un "Je vous aime, Maître”, qu'auriez-vous répondu ?

J’aurais répondu que ces mots à la portée de la première dinde venue sont loin de me suffire pour me convaincre, qu’il faut me mériter, et âprement encore. Un astre de mon envergure ne se conquiert pas avec des vapeurs d’eau de rose mais avec des ondes plus capiteuses. Des flots de vinaigre sincères et quelques ronces tout aussi franches valent mieux qu’un nuage de doux sentiments quasi inodore.

4 - Mes questions ont pour but d’exciter vos rêves et ceux de vos lecteurs... Alors, pouvez-vous imaginer la pire plaisanterie que vous auriez-pu faire à Madame Fawcett ? La plus amusante cruauté à lui adresser ?

Simplement lui dire la vérité. Ce serait cruel mais pas drôle : juste faire un constat des choses à propos de sa tare consistant en sa culture yankee. Etre née dans ce pays de la super-puissance du mauvais goût, cela laisse inévitablement des traces inesthétiques sur sa vie. La pire plaisanterie à lui faire ? La meilleure en réalité, un enchantement pédagogique : changer cette pure américaine en authentique française. Transformer le coca-cola en vin. Remplacer le soda de ses veines par le sang de nos vignes. Faire de cette blonde texane une évanescente chartraine, une pétillante champenoise ou une bourgeoise bordelaise. Avec dans ses semelles une bonne tranche de camembert bien de chez nous !

5 - Puisqu'on est déjà là, pensez-vous que ce serait un blasphème de faire pleurer la beauté pure ?

La beauté est un cadeau de grand prix, qui elle aussi se mérite. Le vrai outrage serait de faire rire la laideur aux dépens de la majesté. Le singe peut bien s’étourdir de ses propres grimaces, mais qu’il le fasse seul ! Il faut se hâter d’honorer la splendeur avant que la perfide, populiste, usurpatrice disgrâce ne lui conteste ses droits naturels. L’épine a ceci de supérieur à la fleur, c’est qu’elle nous laisse des marques impérissables. Un baiser douloureux s’oublie moins vite qu’une caresse insipide. Ce ne serait donc pas une offense de faire pleurer la beauté pure mais au contraire une nécessité, un aiguillon salutaire, une manière de lui rendre hommage en lui rappelant son statut infiniment élevé. Ce qui fait également la valeur du diamant, c’est sa taille, c’est à dire son “écorchage” sous les doigts de l’orfèvre. Le rire est la consolation de la laideur, les larmes les joyaux graves de la beauté. L’un est une misère, les autres une richesse. Si la laideur mérite la dérision et l’accepte avec tant de coeur, la beauté quant à elle ne souffre que l’exigence. Les sommets, c’est un vertige solennel. Non un amusement pour pitres.

6 - On sait tous que l'amour est indéfinissable, qu'il a un aspect terrestre comme un autre. Mais encore plus important, des hauteurs célestes. Est-ce que votre amour onirique pour Farrah Fawcett atteint quelque dimension spirituelle ?

Mon intérêt pour cette défunte qui fut vivante à la face éclatante est purement esthétique, poétique, onirique, mais précisément parce qu’il est tout cela, il rejoint en effet la réalité spirituelle, qui est une réalité suprême. Vous parlez d’amour, je parle de raison.

7 - Nul n’ignore que vous êtes l’idole des femmes intelligentes, aux allures plus ou moins flatteuses. Ces prétendantes plus ou moins glorieusement incarnées auraient-elles, selon vous, des raisons d’être jalouses de leur rivale ?

Certainement, dans la mesure où toutes mes forces izarriennes sont tendues vers cet astre majeur.

8 - Maître, on sait que vous associez la beauté rayonnante de la jeune Farrah à l'image de la Beauté absolue. Comment fut-il possible que les brumes de son intelligence ne ternissent pas l’éclat de son visage ? 

La neige, quand elle est vraiment très froide ne brûle plus, elle éblouit. On se réchauffe alors à sa seule lumière qui remplit tout l’espace. La beauté transcende l’intelligence, elle est Intelligence elle-même, à l’image du Cosmos. La beauté est une forme d’intelligence, la plus subtile me semble-t-il.

9 - Ne pensez-vous que c'est un peu facile d'associer la perfection divine à un simple visage ? Ce serait même puéril. Associer les yeux bleus au ciel, les dents blanches à la lumière, les cheveux blonds aux rayons de la Lune... Ne craignez-vous pas le ridicule de ces associations ?

Toute vérité est, par nature, éternelle, universelle, constante. Savoir s’émerveiller des choses les plus évidentes aux apparences si flagrantes, et qui semblent banales, c’est une capacité rare de nos jours qui signe l’intégrité, l’authenticité, l’innocence préservées de certaines âmes. Retrouver et savourer les parfums originels de la Création, voilà le vrai défi de notre monde anesthésié par le superflu. Les stimulations artificielles du matérialisme exacerbé et les miasmes plombés de la culture tarabiscotée, pour ne pas dire déviante, ont étouffé chez bien des êtres leur sens spirituel le plus élémentaire.

10 - Parmi les grands peintres il n'y a que le grand Andrei Rubliov ayant osé "peindre" l'esprit divin dans l'icône de la Sainte Trinité et là, il L'a rendu jumeau du Père et du Fils à travers la couleur verte, lunaire de son vêtement. Peut-on, donc, s'aventurer jusqu’à penser que les traits de Farrah Fawcett étaient une icône de l'Esprit ?

Oui. Totalement, définitivement. Un visage humain a de toute façon plus de poids que toutes les icônes créées. Surtout les plus flatteurs comme celui de Farrah Fawcett, abstraction faite, bien évidemment, des scories esthétiques de sa culture américaine, je veux parler de certaines de ses toilettes, discutables.

11 - Associez-vous le visage de Farrah Fawcett plutôt à l'Esprit Divin, aux anges, ou bien à une païenne Vénus ?

Je l’associe aux galaxies. C’est à dire à l’Univers comme aux méduses, aux coquillages ou au sable, donc à l’Esprit Divin.

12 - Les mauvaises langues diraient que votre échelle des valeurs est bien légère... Cette manière de mettre le visage fawcettien sur le piédestal de vos rêves spirituels, (et pas celui de Mère Thérèsa ou du Pape Jean-Paul II) ce n’est pas un peu faible ?

La beauté sensible, c’est aussi la manifestation de la gloire divine.

13 - A propos de système de valeurs, l’essentiel pour vous c’est la BEAUTÉ ou la BONTÉ ?

Ces deux choses ne sont-elles pas naturellement indissociables ? C’est certes facile et dérisoire que de l’affirmer mais il serait en même temps assez vain de chercher à démontrer ceci et son contraire.

Je vous remercie, cher Maître, pour vos réponses inspirées. J’espère avoir pu faire découvrir aux lecteurs, les flammes de votre esprit, à travers notre discussion sur la beauté de Farrah Fawcett.

jeudi 8 octobre 2015

1134 - Aristocrate laid et bossu

Né dans les douceurs de la soie, les délicatesses de la dentelle et les vices de l’or, j’ai tété mes nourrices à peau laiteuse avant de les morde fort prématurément

Des limbes dorés d’où je suis sorti la dent acérée, j’ai hérité d’une bosse. Cette infirmité, immonde quand elle a poussé chez la gueusaille, se présente comme une flatteuse singularité sur le dos des gens de mon espèce. Une sorte de fioriture horrible qui fait toute ma différence.

Cette excroissance me conférant cette silhouette hideuse -et même effrayante- est mon plus grand bonheur d’aristocrate fortuné.

Egocentrique, imbu de ma disgrâce, caractériel, méchant par nécessité, dépensier par éducation, pervers par goût, je ne veux ressembler à personne, pas même à Apollon. Je préfère être cette grimace unique plutôt qu’une rose banale.

Les femelles détournent leurs regards de ma face ignoble : comme si mes charmes de polichinelle n’y suffisaient pas, la généreuse Nature a fait mes traits fort laids. Mais par la vertu de mes écus les belles, cupides, acceptent bien vite de les contempler.

Mon argent fait briller comme un soleil ma face de gargouille et fait luire ma protubérance ainsi qu’une Lune difforme.

On pense que je suis plein de mollesse à l’égard de ces bonnes âmes qui veillent à ce que mes désirs les plus baroques soient comblés.

Erreur.

Pour les récompenser de leurs ardeurs feintes, sourires forcés ou politesses de façade et autres faussetés, je leur adresse mes pires cruautés d’esthète au coeur pourri et à l’esprit vif et joueur. Ainsi pour Noël j’offre à mes amantes les plus assidues, donc les plus vénales, des coffres lustrés remplis d’asticots vivants, à mes bonniches paresseuses des bijoux confectionnés dans des os de condamnés à mort, à destination de leurs enfants (dont la simple vue m’insupporte) des diablotins faits avec des cordes de pendus, à mes valets fidèles des baguettes de bois vert avec lesquelles ils ont ordre de fabriquer les robustes badines qui leur chaufferont l’échine toute l’année.

J’aime particulièrement me rendre aux funérailles, surtout celles de mes amis. Pour moi c’est jour de fête que d’enterrer mon entourage. Je me sens plein de verdeur au contact de la mort des autres. Plus ils sont nombreux à rejoindre le cercueil, plus je me sens vivre. Devant leur cadavre puant je ressens la félicité de l’épargné, la chance du survivant.

Je suis un vieil aristocrate laid, bossu et riche. Mais en réalité ma vraie richesse, celle qui me maintient en vie, me rend heureux de manière constante, qui fait que je suis satisfait de mes oeuvres, c’est ce mélange en moi de fumier et d’épines. L’un me nourrit, les autres m’aiguillonnent. Ainsi je ne tombe jamais à terre.

Je suis le seul à n’être pas dupe. Ainsi je traverse l’existence, tordu, fangeux, amer et cynique, cruel et lucide, bien certain que ce n’est pas pour moi qu’on m’aime mais pour mon argent.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/9c3f7c6d46ec549ba181143411bb9b9a/

http://www.dailymotion.com/video/x53ma6b

1133 - Seigneur glacial

Je suis un grand aristocrate de la petite province étriquée, un serpent venimeux pétri de principes vertueux.

Egoïste, impatient, invivable, colérique, mes ailes noires et mes crocs acérés font de ma personne une chauve-souris ricaneuse. Ma canne frappe avec adresse et ma cape inspire l’effroi.

Mes plaisanteries sont féroces, mes signes d’amitiés mortifiants, mes gifles injustifiées et mes caresses écorchent comme des épines : chez moi tout est brûlant car tout est pur, brillant, anguleux, sec et vif tel un bloc de glace tranchant.

Sur mon front, la beauté des astres froids. Dans mon regard, l’éclat du silex. En mon coeur, la lumière émanant du givre.

Je fais peur aux enfants, peur aux hommes, peur aux femmes, peur aux loups.

Parce que l’immensité, la tempête, la fièvre et les tremblements embellissent ma vie de fleurs et de fracas, de chants et de ronces, je ne supporte que l’infini, la démesure, l’outrance. Et du sommet de mes certitudes de petit dieu imbu de sa grandeur, je châtie la petitesse, la timidité et la faiblesse sans distinction ni remords : roture, bonniches, valetaille. Cette espèce vulgaire connaît la saveur âpre de mon ire innée à son endroit.

Les rampants à mon service sont les destinataires privilégiés de mon plus cinglant mépris. Je paye leur servitude en  monnaie de sang quand il le faut, c’est à dire systématiquement. J’ai en effet le bâton leste et le fouet facile à l’égard de cette engeance.

Mes pairs, les âmes d’envergure que je côtoie en d’illustres occasions, sont des gens de robe, d’esprit, d’art et de science. Impénétrables et distants, austères et mystérieux, ils projettent sur la Terre des ombres majestueuses et laissent dans leur sillage des souvenirs impérissables.

Je suis une cathédrale humaine voguant sur un océan de pensées magistrales et profondes, mais une cathédrale entourée de fourmis.

Que j’écrase à chacun de mes pas de géant.

Parce que j’incarne la glace, la pierre et le tonnerre, oui je fais peur aux enfants, peur aux hommes, peur aux femmes, peur aux loups...

mercredi 30 septembre 2015

AFFAIRE MORANO : LES RACES SONT ILLÉGALES !

Je poursuis avec l’affaire Nadine MORANO commencée ici https://www.youtube.com/watch?v=Jzc54HvGJPc et affine mon propos ...

Pour moi les races chez les bipèdes que nous sommes représentent la diversité humaine, c’est à dire ses spécificités et surprises, autrement dit ses richesses, et à travers elles, à travers les RACES, l’ingéniosité de la nature issue du génie divin. Les races humaines pour moi c’est comme les couleurs et les formes qui différencient les papillons, espèce par espèce, et enchantent le promeneur, le peintre, l’observateur.

Cette mosaïque de morphologies signe la gloire du Cosmos (“Cosmos” = “beauté” en grec), de la même manière que les fleurs, les serpents, les cailloux, les arbres, les singes. Dire qu’un papillon blanc n’appartient pas à la race des papillons blancs, ou à l’espèce des papillons blancs, c’est nier sa spécificité, ignorer ce qui le distingue d’un papillon bleu. C’est réduire autant le papillon blanc que le papillon bleu à des clones incolores qu’ils ne sont résolument pas. Si la nature a voulu qu’un lépidoptère soit blanc et l’autre bleu, ce ne sont pas les hommes (plus exactement les gauchistes hystériques obsédés par l’uniformisation des êtres) qui effaceront cette décision cosmique -pour ne pas dire divine- à coup de phrases politiques ou de décrets au Journal Officiel.

On m'a fait remarquer que les papillons étaient une mauvaise illustration de mon propos, les espèces ne se mélangeant pas entre elles, contrairement aux races. En ce cas remplacez “papillons’'” par “chiens”, ce sera plus clair.

Ce qui fait peur dans le mot race c’est le RACISME, alors que le terme “espèce” n’est pas aussi lourdement connoté. Peu importe le vocable employé : les peuples sont tous différents dans leur morphologie, leurs caractères, leurs spécificités. Malheureusement certains RACISTES à rebours, c’est à dire des racistes de l’idée tordue d’une non-race, n’acceptent pas ces différences, leur idéologie, leur folie d’uniformisation les aveuglent et ils ne veulent pas voir des Blancs ou des Noirs mais des êtres tous pareils, c’est à dire édulcorés, aseptisés, des êtres transparents, sans couleur, sans morphologie différenciée, sans origines ethniques, comme si nous étions tous sortis d’un même moule, issus d’une même terre, nés sous un même ciel.

Les peuples sont différents les uns des autres, les individus par définition sont tous différents eux aussi, il y a des cultures différentes, des couleurs de peau différentes, des sexes différents, des morphologies différentes, des intelligences et des sottises différentes, des pays différents, des langues différentes, pourquoi n’y aurait-il pas des races différentes ? Moi par exemple je suis un aristocrate très racé, tandis que Mickael Jackson, pour prendre un exemple fameux, avec sa dépigmentation, son effacement nasal et son obsessionnelle édulcoration générale de ses caractères négroïdes était fort peu racé. Il avait honte de sa race. Moi pas.

Les obsédés de la laïcité semblent outragés par l’idée que la matière puisse être soutenue par l’esprit. Pour eux Dieu est l’ennemi juré de leur système hyper-égalitaire car il pratique le discrimination en colorant différemment les papillons au lieu de les faire tous pareils, dépigmentés, en faisant également des étoiles blanches, des bleues et d’autres rouges...

Eux préfèreraient tellement que les papillons soient comme les girafes et les champignons les égaux des autruches ! Eux aimeraient que les pissenlits puissent se marier avec les méduses mais Dieu a ordonné les choses selon des lois fondées sur le bon sens et l’harmonie. Mais ces délirants de laïcards, fous d’uniformisation, de nivellement, aimeraient remplacer l‘ordre du Cosmos par “l’ordre du Chaos”.
Moi je soupçonne les laïcards de descendre des ânes plutôt que des singes.

Raphaël Zacharie de IZARRA

mercredi 16 septembre 2015

1132 - Je déteste donner aux mendiants !

C'est essentiellement parce que je suis radin, égoïste, mesquin, bref jaloux de mon pécune, que je détesterais me délester de ces quelques piécettes ordinairement convoitées avec une avidité déplacée par l’indigent de base.

Ma monnaie alourdit délicieusement ma bourse et je me sens rassuré par ce balancement plein de promesses dans ma poche lorsque je marche vers la boutique du boulanger-pâtissier. Plaisir que ne connaît pas l’indélicat miséreux aux yeux plus gros que mon escarcelle. Et qui, ignorant tout de ma belle vie raffinée, voudrait me priver de cette humble ivresse au nom de son ogresque appétit de sans-le-sou !

Je préfère offrir mon mépris au tendeur de sébile et garder mon précieux trésor de centimes plutôt que lui faire la charité. Je n’éprouve de toute façon aucune satisfaction particulière à faire le bonheur éphémère d’un mendigot qui ne connaît que le goût grossier des mets les plus vils. En revanche je suis comblé lorsqu’un savoureux gâteau au beurre fin honnêtement acquis grâce à mes beaux sous-sous passe de l‘étal du vendeur à mon panier.

Entendons-nous : en réalité je ne morgue nullement le nécessiteux attendant de moi sa petite merveille quotidienne bien sonnante, non. Je dis juste qu’il m’est moins désagréable de passer à ses yeux pour un salaud de riche qui le méprise que de recevoir sa gratitude, aussi profonde soit-elle, au prix de la séparation de deux ou trois rondelles de fer... Sacrifice exorbitant pour un avare de mon espèce. Oui, j’aime mieux lui donner l’image d’un malpropre et conserver ma ferraille que le voir se prosterner à mes pieds en signe de reconnaissance et perdre deux ou trois de mes radis. Garder le plus longtemps possible le métal frappé qui distend exquisément l’intérieur de ma veste, telle est ma priorité dans cette société mal assortie où se côtoient les gens fortunés et les crève-la faim.

Je n’ai rien contre les professionnels de la pauvreté, je l’assure bien. Leurs moeurs de mal-vêtus ne m’outragent en rien, ni leur absence de goût pour les meilleures choses de ce monde. J’estime même que leur métier de quêteur est louable car ils tentent de vivre grassement -mais sans toujours  y parvenir-  avec la générosité des travailleurs, des allocataires, des chanceux, des bien-nés, bref des nantis.

Le seul reproche que je peux leur faire, c’est que l’immense majorité d’entre eux méprisent sans mesure ni nuance mon avarice, ma mesquinerie, mon égoïsme.

Alors que c’est uniquement pour ces raisons, et pour aucune autre, que je ne leur donne pas mon argent.

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