vendredi 30 mai 2014

1055 - Ce que m'ont dit les nuages

C’était à la fin du jour, un interminable crépuscule. On était en mars.

Au-dessus de moi, des lambeaux de nuages. Immenses, épais, d’un noir profond. Par endroits des lamelles de lumière irradiaient la nue, des traits de ciel crevaient la masse opaque : le rouge se mêlait au bleu sombre et l’océan aérien n’en paraissait que plus vivant, fécond, plein d’une sève inconnue.

Subitement je perçus dans ces nuées des choses inexprimables...

Parti de Sens, j’étais installé sur le siège passager de la cabine d’un camion filant vers Paris. A travers la vitre j’observais la plaine, l’horizon, l’atmosphère : dans mon oeil ces trois éléments ne formaient qu’une seule flamme.

La nuit à présent était tombée, le poids-lourd bourdonnait et de temps en temps me secouait, le chauffeur écoutait la radio, indifférent à mon silence. Moi je ne sentais rien, n’entendais point, ne voyais même plus la route défiler, j’étais ailleurs.

Au calme, au coeur de l’orage, en plein mystère. 

Je sentais avec intensité que derrière ces flots ténébreux de brumes, par-delà ces glaciales tempêtes d’eau, des réalités plus belles encore brillaient comme des soleils. Mais j’ignorais quoi.

Alors je vis descendre des hauteurs l’inexplicable...

L’indicible.

Et précisément, je ne puis mettre de mots sur cette énigme. Mais j’ai approché l’extraordinaire.

Des clartés qui ne sont pas de ce monde ont éclairé mon âme. Des pensées venues de je-ne-sais où ont envahi mon être, fulgurantes, profondes, aériennes, incommunicables.

Des images surgies d’un univers immensément lointain sont venues frapper mon esprit, une ivresse issue d’un vin céleste a bercé mon coeur.

Des points d’interrogation venus de l’altitude -que je savais sans réponse humaine- tombaient sur ma tête. Les mots m’échappaient mais j’avais des ailes. Et j’étais l’égal d’un ange. Et je me savais éternel, éclatant, magnifique, parce que ce rivage que j’avais abordé était semblable à moi : éternel, éclatant, magnifique.

C’était il y a 22 ans, en 1992. Je ne me souviens plus du visage du camionneur ni de ses paroles, pas plus de la couleur de son bahut mais je n’ai rien oublié de ce couchant, de ces étranges lueurs du soir...

Rien oublié de ces nébulosités, de ce qu’elles me disaient, de leur subtilité, de ce qu’il y avait après leurs apparences.

Et ce qu’elles me dévoilaient était infini, incommensurable, inconcevable.

mardi 27 mai 2014

1054 - La question des salaires

Du haut de mes nuages que les lourdauds prennent pour du simple vent, les aspirations de mes contemporains apparaissent comme des enfantillages. Depuis mes hauteurs leurs montagnes sacrées ne sont que platitudes. Leurs rêves les plus élevés ne quittent pas leur sol de bipèdes infantilisés.

Le plus désolant sujet de futilité, d‘immaturité, d’inanité politique et sociale de cette humanité engourdie se rapporte au salaire. Convoitise d’adultes en régression mentale, la rémunération professionnelle est le Graal des gogos consuméristes.

Le revenu est tellement sanctifié que les plus complexes codifications lui ont été consacré et qu’en permanence on légifère avec rigueur et solennité sur ses hausses et baisses. Affaires publiques arrangées en véritables messes sous les ors du Droit où sonnent toutes les cloches de la société, de la plus humble à la plus épaisse...

Tout ce qui se rapporte aux réalités salariales est traité avec grand sérieux. Par exemple aujourd’hui il est fréquemment question de l’égalité des rétributions entre les hommes et les femmes.

Au coeur des débats civiques, cette revendication fait l’objet des plus graves discours et des plus âpres combats.

Pourquoi l’un qui est en pantalon a reçu  à la fin du mois une sucette plus grosse que l’autre qui est en jupe, que pour le même exercice de coloriage celui-là a reçu plus de cacahuètes que celle-ci, que le joujou à quatre roues du secrétaire du patron roule plus vite et étincelle mieux que celui de sa secrétaire ?

Ces bagatelles matérielles, aussi risibles soient-elles, sont pourtant ressenties comme de vraies injustices par tous ces gamins en cravate. Ou en bleu de travail.

Quand ils veulent gagner plus de sous ils descendent dans la rue avec des pancartes et appellent “avancée sociale” le fait de pouvoir s’offrir, grâce à leurs grèves et manifestations, un nouveau canapé, une semaine de vacances en plus dans l’année ou de nouveaux vêtements confectionnés avec des tissus plus chers...

Ces aspects de la vie, si impérieux aux yeux de leurs bénéficiaires en termes d’image sociale, de promesses de jouissances, de construction de leur existence terrestres ne sont, selon mes critères, que minables trivialités et insignifiances d’esprits puérils.

Les protestations sociales de cet ordre ne sont pour moi qu’âneries de grandes personnes en âge de voter mais à la psychologie pataugeant encore dans les couches de leur enfance.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/x1x32uo_la-question-des-salaires-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

jeudi 15 mai 2014

IZARRA, ROI DU BIDE

Je sais que je bide de manière systématique et implacable avec mes vidéos. De pire en pire, que ce soit sur DAILYMOTION ou sur YOUTUBE.

Et plus je bide, plus j'espère ne plus bidonner. Plus le nombre de visionnage baisse vidéo après vidéo, plus l’envie de refaire d’autres vidéos (malheureusement bidatoires) me brûle aux tripes !

Elles sont bien soporifiques mes vidéos, n'est-ce pas ? Moi-même elles m'endorment. Alors pourquoi ? Pourquoi m'ingénier à répandre sur la toile ces  somnifères filmiques ?

Je sais que je pourrais faire d’autres coups d'éclat comme avec la vidéo intitulée “IZARRA VOUS EMMERDE” en flattant les goûts vulgaires du grand public, pourtant je ne succombe pas à cette tentation. Je l’ai fait une fois. J'ai voulu vérifier si en faisant des bras d’honneur et en criant des injures cela marcherait...

Le buzz fut effectivement au rendez-vous, même s'il fut relativement modeste.

Pour autant, je ne souhaite pas continuer à faire ce genre de réussite certes amusante mais stupide, facile et stérile.

Je continue donc mes vidéos izarriennes, débitant jour après jour mes textes, un à un, infatigablement, follement, débilement aux yeux de certains, peu m’importe, je veux faire du chiffre, même pour sembler négatif, quitte à passer pour le roi des faiseurs de vidéos bidatoires.

J’ai parfaitement conscience d’ennuyer la plupart des gens avec mes vidéos, moi-même elles m’ennuient, quand je les regarde. Je sais me remettre en question, j’ai conscience que mes interprétations sont souvent soporifiques mais je n’ai toujours pas le talent de comédie, d'interprétation. Quelques rares vidéos sont à peu près satisfaisantes, le reste est assez lassant , voire franchement ronronnant.

Que voulez-vous ! Je continue malgré tout à produire des vidéos que 10, 20 personnes seulement visionneront, et encore même pas jusqu'au bout.

Tout cela est parfaitement irrationnel.

lundi 12 mai 2014

1053 - Farrah Fawcett sous le scalpel

Sur son front, pas encore de rides. Dans son regard, des pensées qu’on espère fort peu béotiennes. Sur ses joues, aucun bouton d’acné.

Et entre ses lèvres, des mots qu’on aimerait grecs, latins ou araméens. 

Malheureusement cette perle parle la langue yankee.

Autour d’elle, des cheveux. Partout. Un peu trop même, diront certains.

Ca c’était avant qu’elle ne soit morte. Lorsqu’elle était encore jeune. Et belle. Belle comme la Lune, là-bas, très haut dans le ciel. C’était il y a pas mal de temps car en vieillissant, la potiche est devenue une marmite.

On aime on ou déteste ce genre. Moi je ne suis pas indifférent, mais je fais quand même une enivrante indigestion de cette blonde. Ou plutôt, une esthétique fixation sur cette cette poupée radieuse vite flétrie.

Enfin bref, cette Farrah Fawcett me rappelle mes chaussettes. Ou bien la facette d’or des choses rares. Et même la fosse à rats.

Farrah Fawcett est mon fantôme littéraire, poétique, onirique. Une ombre qui évoque la lumière. Un sourire incompatible avec l’idée d’aller aux toilettes. Une hanteuse d’aristocrates constipés.

Je la scrute, la sculpte, l’ausculte, la cisèle, la dissèque, la scalpe.

J’ai beau la retourner sous tous les angles : Farrah Fawcett est là, dans mon dos, intacte avec son air d’oiseau, fardeau plastique que je traîne du bout de ma plume.

Tel est l’héritage empoisonné du sybarite que je suis. Touché par les grâces de la texane à la mâchoire d’ogresse et à la chevelure de fée, je suis condamné à dégueuler de la Farrah Fawcett de l’aube à l’heure vespérale, et même d’en rêver la nuit, ce qui est avantageusement laxatif pour la pensée qui ainsi de jour en jour s’allège, s’élève, se “plumifie” pour le plus grand bonheur de tous les volatiles d’envergure que je croise sur la route izarrienne.

VOIR LA VIDEO :

dimanche 11 mai 2014

1052 - Laideur du diable, beauté de l'ange

Au charme maléfique du chanteur transexuel à la face hirsute, séduisant provocateur entre sirène et loup sachant envoûter les foules sans défense morale ni éducation esthétique, j’oppose l’éclat angélique du visage de Farrah Fawcett qui rayonne d’une beauté claire faite de lumière, non d’ombres.

Des traits femelles sans malice, une vénusté naturelle, une Eve éternelle au front virginal, au regard sain, au sourire comme un cierge au lieu de ce monstre velu sorti de l’antre de nos hérésies en vogue !

Le ravissement que provoque la flamme fawcettienne prend sa source non dans la merde du LGBT mais dans les “gènes du Cosmos”.

Ses grâces sont issues du coeur des astres, du plus profond de l’Univers, de la main créatrice de Dieu. Et conformément aux lois implacables magnifiquement ordonnées de la vie ici-bas, elles sont retombées en poussière dans le tombeau.

Ce qui fait tout le prix de l’éphémère efflorescence terrestre.

Tandis que l’ensorcelante laideur de Conchita Wurst, troublante créature de mensonge et d’inversion, statue d’artifices hormonées, provient du burin pernicieux d’idéologues pervers ayant décrété que pour plaire au Soleil des gauchistes, Mars devait singer Vénus...

Non, contrairement à ce qu’on prétend, le diable n’est pas beau. Il est même fort laid. Sauf que ce sont ses adeptes qui ont la vue déformée.

Conchita Wurst est une vaste blague à barbe que des millions d‘adultes naïfs prennent au sérieux.

Ceux qui se laissent éblouir par ce Christ inversé à la chevelure d’amante fatale ne sont que les pigeons d’une civilisation qui vide leur cervelle mode après mode...

Conchita Wurst n’est que le pantin (volontaire ou non) des LGBT. Il incarne les aspirations dénaturées des masses embrigadées par des imposteurs au pouvoir.

Entre le carnavalesque, grotesque, pileux Conchita Wurst et la séraphique Farrah Fawcett -et mieux vaut en rire- il y a des “progressistes” qui succombent du “bon côté”.

Ils se pâment d’extase devant la grimace du clown et raillent l’ange qui leur sourit.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/x1u55b6_laideur-du-diable-beaute-de-l-ange-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

CONCHITA WURST : LA RELIGION TRANSEXUELLE

Nouvelle descente dans la déchéance des moeurs à l’Eurovision avec la victoire de la déviance et du mauvais goût incarnés par Conchita Wurst, transexuel à barbe du plus outrageux effet.

Bien sûr je pourrais faire comme tout ce brave monde si fier de son occidentale culture faite “d’ouverture” et de surenchérissement dans les licences en tous genres et feindre la tolérance à l’égard de la monstruosité (non pas naturelle mais fabriquée, ce qui est très pervers), me persuader que c’est là un “progrès” que de glorifier la “différence”, d’accepter les normes de l’inversion imposées par cette poupée affreuse issue du scalpel de je ne sais quel chirurgien corrompu et détraqué...

Mais tel un mur d’incorruptibilité, un diamant sans vice, une âme demeurée saine, je dénonce l’imposture civilisationnelle que constitue la mise sur le trône de ces bouffons “resexualisés” selon des critères aberrants, contre-nature, morbides.

L’époque est à la mise en valeur de la marginalité, à la célébration de l’anomalie, à l’éloge de la transgression des valeurs fondamentales. 

Le blasphème est devenu le baptême du feu obligé rendant attachants, aimables, voire franchement admirables leurs auteurs. Médiatisés avec d’autant plus de complaisance qu’ils outragent si immoralement l’innocence, le bien, la vertu...

Tourner en dérision la bienséance, l’honnêteté, la pudeur, et ce au nom de la liberté de jouir sans entrave de ses organes sexuels, est la grande mode de l’Occident “branché”.

Une artificielle femme à barbe (en fait un homme) aux formes féminisées non par les hormones naturelles mais par le bistouri et fière de sa transformation-dégradation ne représente pas l’apogée des aspirations du mâle bien éduqué, de l’honnête homme structuré, de l’individu civilisé, bref de l'humain mentalement bien conformé, qu’il soit laïque sensé, chrétien de base ou simple citoyen sans histoire aux convictions modérées.

Cette chimère transexuelle, horrible drag-queen aux traits christiques, est un sacrilège supplémentaire du siècle contre les lois cosmiques, mais un sacrilège doux et séduisant qui plaît aux foules, une offense à la vérité, un mensonge, une dépravation sous des dehors humanistes, comme un démon qui avance masqué.

Le résultat de nos dérèglements est là : des milliers d'esprits faibles se mettent à applaudir le diable sur scène. Grimé en messie de la religion transexuelle.

Avec l’intronisation de Conchita Wurst dans l’arène des clowns de la déliquescence morale, on assiste au triomphe international de la CHUTE.

samedi 10 mai 2014

1051 - Les rêves de Blandine

La Blandine cache bien son jeu.

Petite sainte parfaitement innocente éprise de la religiosité la plus liquoreuse, meublant sa tête vide avec les plus chastes pensées inspirées par son missel, elle passe ses journées à tripoter les chapelets de son virginal foyer et ses soirées à s’asperger du contenu du bénitier de l’église...

En réalité, monstre libidineux en proie à des fureurs utérines incontrôlables, la Blandine ne songe qu’à se faire déflorer ses putrides orifices par d’énormes chibres d’ecclésiastiques, ainsi que les oreilles par d’irréligieuses et révoltantes obscénités en guise de sermon dominical.

A quarante-deux ans cette Lilith vêtue de blanc n’a connu que des rêves salaces, au lieu d’hommes.

Il est à préciser qu’en termes d’appas cette oie sombre se résume en une longue, sèche et redoutable ronce... Tout en os saillants, ce spectre femelle est plus austère, glacial et anguleux qu’un crucifix d’acier.

Ce qui ne l’empêche nullement, l’infâme scélérate, l’impudente, la pauvre folle, de revendiquer secrètement le droit d’accès au statut éhonté de putain du curé !

Chez elle, tout n’est que pieuses icônes et sulpicien mobilier en directe provenance de Lourdes.

Mais en grattant bien on découvre l’insoutenable : derrière le portrait officiel du pape, une estampe intime d’une écoeurante lubricité !

Sous la dentelle prude recouvrant la table de chevet où elle dépose chaque soir son missel, une interminable lettre pornographique manuscrite portant sa propre écriture, adressée à son évêque ! Des évocations sexuelles immondes, des mots comme des blasphèmes, des rêveries érotiques outrageuses, une imagination scabreuse pleine de corruption et de dérèglements. Une tempête verbale d’une bestialité inouïe ! Un volcan de vitriol charnel miasmeux en éruption après des années de frustrantes et venimeuses rétentions... La missive est dans l’enveloppe déjà timbrée, prête à être cachetée et postée on ne sait quand.

A l’intérieur même de son livre de prières, bien dissimulé entre la couverture de protection et la page de garde, l’innommable : des dessins à la ligne puérile, faits de sa propre main, représentant des caricatures de prêtres en soutane (certains sont reconnaissables) aux sexes surdimensionnés en train de la saillir dans les positions les plus déshonorantes... Elle s’est d’ailleurs elle-même comiquement figurée avec des opulences imaginaires aussi indécentes qu’irréalistes...

Mais de tous ces outrages aux moeurs, nul n’est censé s’offusquer car l’essentiel est que l’hypocrite Blandine continue pendant encore des années à sauver les apparences.

Laissons donc la sulfureuse Blandine s’immoler en silence dans ses rêves interdits les plus doux.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/x1u3v9g_les-reves-de-blandine-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

vendredi 9 mai 2014

1050 - IZARRA, l'astre de la vérité

Pourquoi moi Raphaël Zacharie de IZARRA, esthète quasi patenté, hobereau de la plus belle espèce, esprit supérieur par excellence, morguant au possible la gueusaille et les classes moyennes, ami des seigneurs, défenseur des puissants, adversaire des prétendus pauvres, suis-je si détesté par le commun, incompris des masses primaires, méprisé par les sensibilités populacières, raillé, calomnié, vilipendé par le vulgaire ?

C’est tout simple : pour la seule raison qu’au lieu d’idolâtrer comme tout le monde les plus précieux artifices du siècle, faisant partie des rares éveillés je ne défends que le vrai, le beau, le bien.

Je suis le pestiféré de la foire du faux.

Mes crimes ? Oser dénoncer, pour résumer la chose en quelques exemples épars, l’obscénité dans la forme et le fond du cinéma hollywoodien colporteur de la brutale et décadente idéologie militaro-matérialiste yankee, braver le culte homosexuel, préférer la Poésie pure aux vanités temporelles.

Parce que je ne me suis pas prostitué aux hérésies du monde (travail, argent, éclat social, allures vestimentaires, agitations mondaines), le monde m’a jugé inapte à ses valeurs sacrées.

Les mirages qui alimentent les rêves dupontesques de mes frères humains ne m’ont jamais ébloui. C’est exactement ce qu’on me reproche : mettre mon intelligence au service de la beauté et non de la vulgarité.

Parce que le Beau reflète ce qui est noble, juste, divin, et que cela n’est pas compatible avec les carrosseries clinquantes de vos voitures, les écrans de plus en plus géants de vos télévisions, la profondeur de vos chers canapés en cuir, les saintes vacances à la mer de vos “budgets de crise”, les héros cinématographiques stéréotypés de vos samedis soirs formatés à la sauce étasunienne, vous foulez du pied le Ciel et ses hôtes.

J’énonce là, certes, des clichés énormes que vous ne manquerez pas de relever et de contredire en essayant de me ridiculiser de vous avoir servi un mets réchauffé si prévisible... Et pourtant vous y succombez tous, à ces sirènes en forme de caricatures que vous faites semblant de ne pas prendre au sérieux. En réalité c’est pour la rutilance du capot de votre véhicule que vous vibrez, pour vous offrir les lunettes noires de vos rêves puérils que vous économisez votre argent, par peur d’être à la traîne de la mode que vous possédez l’écran de télévision dernier cri.

Bref c’est par appétit de toutes ces bananes promises par un système aliénant que vous faites sans cesse les singes, vous les ânes si âpres aux apparences... Si tel n‘était pas le cas, vous abandonneriez vos fétiches et chanteriez avec moi le nez dans les étoiles.

Parce que ce que je promeus ressemble trop à cette indémodable vertu que vous honnissez viscéralement et que les vices de l’époque vous séduisent bien mieux, non contents d’y céder à coeur grand ouvert, vous poussez l’ignominie jusqu’à les appelez “normes”. Et nommez “parasites”, “rétrogrades”, “fachos” ou “réactionnaires” ceux qui s’en écartent. C’est à dire les gens sains, droits, sensibles.

La lumière c’est de l’or, le mensonge du toc.

Je souhaite convertir le troupeau de porcs que vous êtes, vous mes détracteurs, en vol de cygnes. Vous faire adopter la seule monnaie qui vaille aux yeux des grands : celle des hauteurs. Mais vous ne le comprenez pas et me désignez comme ennemi de vos confort et abrutissement érigés en religion.

Les pires d’entre vous, totalement englués dans leur graisse matérialiste, incapables de s’abreuver à d’autres sources que leur auge d’avoine, sont même persuadés que je suis jaloux de leurs joujoux d’adultes consuméristes.

Les pauvres ! Je crois bien qu’ils ignorent avoir un esprit, et pas qu’un corps.

Païens, je vous lègue mes célestes crachats : des mots durs mais vrais en échange de votre rédemption.

jeudi 8 mai 2014

1049 - Farrah Fawcett plus qu'anti-escargotique

Je crois que Farrah Fawcett était une superbe femme tout à fait raphaëlique. Et ce, en dépit des vieilles idées reçues ou des plus immédiates apparences.

Je m’explique.

Qu’appelé-je “une vénusté raphaëlique” ?

C’est très simple. Une créature raphaëlique, c’est Farrah Fawcett. Sans aucune référence ni avant ni après elle.

Une chimère palpable faite de chair et de rêves, d’électrique beauté et d’azuréenne émanations.

Un charme anti-asticotien par excellence.

Anti-escargotique me corrigeront certains esprits moins subtils, croyant faire preuve d’érudition. Hé bien je persiste à soutenir qu’“anti-asticotien” est le terme le mieux approprié. Le sujet est pointu, l’affaire sensible : il s’agit de célestes échos si bien incarnés par les traits fawcettiens donc je mets un point d’honneur (mais aussi dans un souci d’honnêteté purement linguistique) à émettre en ces circonstances des vocables précis.

Du fond de sa sépulture les restes jaunis de la magnétique texane à la mâchoire ample et anguleuse démentent, au premier abord, le qualificatif “anti-asticotien”, certes.

Mais le côté intensément raphaëlique de celle qui de son vivant fut par son féminin et asexuel éclat l’égale des astres non seulement galactiques mais également extra-galactiques, fait faire abstraction aux esprits supérieurs de l’oeuvre “mollusquière” sur ses os. Le ver du tombeau ne ronge que ce que l’oeil du profane capte. 

Mais le ver laisse intact le verbe.

En cela j’affirme que Farrah Fawcett vivait sous d’invisibles mais puissants principes prioritairement raphaëliques.

La poésie est dans le mot plus que dans le ventre.

La musique dégagée par le front de feue Farrah Fawcett équivaut au son doux et mélodieux d’une flûte résolument anti-asticotienne.

La vérité lyrique est dans le langage suprême. Pour cette raison je pense que Farrah Fawcett était avant tout une conception anti-asticotienne hautement raphaëlique.

VOIR LA VIDEO :

mercredi 7 mai 2014

1048 - Gogo l'escargot

Quand sa coquille glisse sous l’onde printanière, je sors illico de mon trou.

Il est plein d’écume, je ruisselle. Je bavarde, il bave. Je marche, il s’enroule. Le mâchefer me porte, la mâche le berce.

Lui et moi on se complète : on se complaît follement en pleine pluie, l’un prolongeant mollement l’autre sous l’aqueux régime.

Avec ses flancs flasques comme de la pâte, il rase les flaques de son seul pied en humant les nuages du bout de ses deux périscopes menus comme des nouilles. Et quand il se montre au sommet de la tige, avec sa spirale dalienne il est comme une horloge sonnant l’heure molle du temps liquide qui se fige goute à goute.

Gogo l’escargot n’est pas un pigeon. Futé, il sort couvert de sa toque qui n’est pas du toc mais une coque stockée sur le dos. Il ne faut pas le cuisiner au beurre, Gogo, mais le câliner sur l’herbe l

Sous sa fine carapace de roc il fait croire à qui le veut qu’il n’est que visqueux. En réalité Gogo l’escargot est un dangereux chauffard qui renverse les camions surchargés et stoppe net les locomotives en plein élan. Vous avez bien lu : le minuscule et fragile gastéropode est capable du pire. Ca vous surprend ? Moi aussi. Mais c’est ainsi, et c’est même là le plus grand mystère de l’escargot. 

C’est qu’il est très fort Gogo l’escargot !


Bref, lorsque la “colimaçone” conception frôle la planète sous l’averse vernale, je me pointe presto sous les flots d’avril pour tremper ma plume dans la salive du rigolo caricole de nos rigoles.

Et c’est de son haleine mousseuse, séminale et salée que j’écris ces mots légers comme l’eau du ciel, fluides comme les vagues de la mer.


VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://www.youtube.com/watch?v=qgoQ0yb-zZQ

http://www.dailymotion.com/video/x58e78n

https://www.youtube.com/watch?v=R056_BtveOs

http://www.daiotion.com/video/x1thgnu_gogo-l-escargot-raphael-zacharie-de-izarra_webcamlym