dimanche 15 juillet 2018

1278 - J'ai soif d'injustice !

Moi ce qui m’exalte dans la vie, c’est de favoriser l’injustice !

Ce qu’on appelle l’injustice du moins... Mais qui pour moi n’est qu’un aspect des richesses de l’aventure terrestre.

Pour les uns l’injustice sera de ne pas avoir la même taille que le voisin. Selon quelques minorités elle se manifestera de façon criante dans le fait de ne pas arborer la même couleur de peau que les autres peuples. Aux yeux  des chétifs elle s’exprimera prioritairement dans le fait de ne pas avoir la même résistance aux maladies, les mêmes capacités intellectuelles ou physiques, que telle personne ou telle ethnie...

Pour un gauchiste ce qui est injuste c’est de grandir avec des déterminismes socio-culturels, autrement dit de naître dans une famille d’ouvriers ou bien de s’épanouir dans la religion catholique. Sans possibilité d’échapper de ces cadres pré-définis.

Bref l’inégalité des expériences individuelles, le déséquilibre des chances de chacun de nous (et même l’accumulation des malchances de certains), les avantages innés des uns et les lacunes ou handicaps des autres, enfin ce qui fait la spécificité des parcours humains -autrement dit leurs diversités- n’est-ce pas cela précisément qui fait tout l’intérêt du monde, de l’Humanité, de l’histoire de chaque être ?

Les grands coups d’enclume du sort sur la tête des “innocents”, moi ça me botte ! J’aime voir les faibles s’éveiller et avancer par la force des choses.

Et peu importe que leur parcours soit accompagné de larmes ou de rires, pourvu que ces pesants bipèdes finissent par avoir des ailes.

Ce que fort sottement on qualifie généralement d’injustice est en réalité le meilleur moteur pour élever les âmes, leur montrer la nécessité, la valeur, le bénéfice du combat.

Sans cette “injustice”, pas de conscience du beau, du vrai, du bien.

Les pommes jaunes sont appréciées parce que les vertes sont aigres. Une réussite est bien plus délicieuse et valorisante quand on part perdant. L’infirmité fait battre plus fort le coeur des amoureux. La pauvreté sélectionne les plus motivés pour l’accès à l’or, etc.

Et c’est ça qui donne la flamme !

Les idéalistes à la gomme qui souhaitent éradiquer la souffrance des hommes sont en fait les ennemis du bonheur.

Ils veulent niveler les têtes. Effacer toute aspérité chez leurs frères. Ecarter l’arbitraire, l’adversité, l’amertume des jours. Chasser les nuages de nos existences.

Pour les remplacer par du prévisible bien calculé, bien formaté, sans la moindre opportunité de chuter ou de s’envoler !

Bref, ils désirent changer les visages en clones. Ôter son charme à la vie. Nous imposer un ensoleillement permanent, c’est à dire une sècheresse générale.

Leur justice aseptisée a pour moi le goût insipide du mortel ennui.

Ces humanistes du dimanche nient les trésors de nos destins, âpres ou éblouissants.

Par exemple, parmi les vivants il y a les faces rudes et les faces radieuses (et pour faire simple je passe sur l’infinité des nuances possibles). Sur les rides des premiers on y lit la force du caractère et la profondeur des pensées, la dureté du chemin parcouru. Sur le front des seconds on y devine les grâces, fortunes et joies offertes par quelque bonne étoile.

A travers ces deux catégories de destinées qui s’opposent, toute la saveur, la densité, la séduction de cet Univers “injuste” fait de rocailles et d’herbes douces, de miel et d’épines, de lumière et de ténèbres... Chacun prend sur Terre ce dont il a besoin pour effectuer sa route : tant de douleur et tant de régal, tant de deuil et tant de félicité...

Ces éléments formateurs que les sots dénoncent comme des ‘injustices”.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=BzeIogP4m3w

mercredi 11 juillet 2018

1277 - Salade de Farrah Fawcett

Avec sa ligne d’asperge, sa tête d’ananas, ses appas de poissons plat, Farrah Fawcett rayonnait comme une salade d’artifices dans une assiette niçoise.

Bref, ce charmant haricot à la chevelure dorée au beurre de Normandie ouvre encore, deux lustres après sa mort, les appétits les plus spirituels.

Parée de sa seule nature, la svelte créature brillait d’un éclat unique.

Elle était vive et éblouissante comme une tomate écarlate qui palpite de bonheur sur un plat de patates douces.

Un papillon potager qui excite furieusement mes papilles poétiques.

Je déguste avec ivresse ce mets aérien composé de verdeur acidulée, de lueurs lunaires, de nuages lactescents et de miels vénusiens.

Farrah Fawcett fut une jardinière magique, une fleur éphémère mais mémorable issue des sillons miraculeux du Cosmos générant de la Beauté à grands flots universellement galactiques,  généralement horticoles, particulièrement légumiers.

Des fruits de la Terre mêlés de jus d’étoiles, telle était l’essence profonde de Farrah Fawcett.

J'ESPÈRE QUE LA FRANCE VA PERDRE !

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL

J'aimerais que la France perde car premièrement le football est un jeu stupide qui décérèbre les DUPONTS, deuxièmement parce que notre équipe de guignols est composée essentiellement non pas de Français mais d'Africains.

C'est comme si l'équipe du Japon était composée de grands blonds Suédois...

Faire jouer des étrangers dans l'équipe de France, ça s'appelle se foutre de la gueule du peuple français.

Donc, pour ces deux raisons capitales que certains esprits épais (ou tout simplement corrompus par le gauchisme) ne comprendront même pas, j'espère que l'équipe de France va perdre.

Raphaël Zacharie de IZARRA

mardi 10 juillet 2018

1276 - Face à l'astre

Il y avait le ciel bleu de juillet, les vagues noires de la mer du Nord, les ailes blondes de la créature...

Et moi, les pieds dans l’écume, l’âme pleine de lumière, initié par le sable, l’océan, l’azur, j’ouvrais la porte du Réel.

Je voyais plus loin que la matière, plus haut que le visible, plus vrai que je jour.

Farrah Fawcett entrait dans les flots, l’horizon s’éclaircissait, l’éternité me faisait signe, l’infini était à portée de vue.

Dieu parlait, les coquillages écoutaient.

Vénus rayonnait, je souriais.

Le rivage chantait, les dunes dormaient, les galets rêvaient.

Et les mouettes planaient dans l'immensité.

Je nageais dans l'eau glacée, fixant l'espace devant moi. 

J'avais conscience de ma juvénilité, de ma vulnérabilité, de mes bras comme des brindilles.

L'onde berçait mon corps, le sel me piquait les yeux, j'avançais dans ce Cosmos liquide, m'éloignant progressivement de la plage...

Dans le lointain, là-bas vers le Soleil, son visage dominait l'Univers.

samedi 7 juillet 2018

1275 - De lointains souvenirs

J’avais dix ans, j’allais sur onze ans, j’avais l’âge d’avoir l’âge : celui où l’on a l’éternité d’une vie à faire, comme un soleil intarissable reçu en pleine face.

Avec, derrière moi, les souvenirs d’une seule décennie qui semblaient aussi longs qu’un siècle.

J’étais aussi jeune qu’une herbe tendre dans le vent, puéril et pourtant l’égal d’une vieille étoile allumée depuis la Genèse.

J’étais fou, j’étais là, j’étais en vie, rempli de cette étonnante lumière.

Je me sentais sans fin, sans fond, sans poids.

Je me devinais brillant, brûlant, immense.

Je percevais l’insaisissable, touchais l’invisible, goûtais le vrai : je n’avais que deux poignées d’années mais en moi débordait cette flamme issue d’un astre...

J’avais dix ans, j’avais mille ans, j’avais des ailes.

Je connaissais mon âme. Je savais qui j’étais. Le monde entrait par toutes mes portes.

Autour de moi il y avait toutes ces choses, ces océans, ce ciel et cette écume.

Des visages me montraient les nuages, des anges me communiquaient leurs pensées, l’inconnu m’apparaissait en toute clarté, le mystère baignait mes jours sans rien briser, coulant à mes pieds comme une onde douce.

Une intelligence m’initiait aux sommets. Je me laissais porter dans ses bras. Qui veillait ainsi sur ma tête ?

Nul ne voyait ce que je voyais.

Personne n’aurait compris.

Tous auraient cru à un rêve.

Mais c’était mieux qu’un rêve. Bien mieux que ça.

C’était mon enfance.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=1UUUVywHs-M

1274 - Farrah en barquette

Je pourrais assez prosaïquement associer à l’image de la blonde texane Farrah Fawcett une bonne grosse barquette de frites jaunes.

Certes, cela relèverait de ma part d’une bonne dose de grasse vulgarité à l’égard de celle qui fut précisément l’antithèse de la patate en friture suintant l’adipeuse lourdeur.

Mais, le monde étant ce qu’il est, l’homme d’esprit appréciant les contrastes entre le Soleil et les marécages, c’est avec un plaisir esthétique authentique que j’assimile ici la trogne de la fée yankee à la pomme de terre tranchée transpirant la joyeuse huile et la gastronomique lumière.

Cela dit, cette femme que je viens de vous servir en accompagnement de vos festins cosmiques est également un prétexte pour magistralement vous éblouir de l’éclat de ma plume et des hauteurs lyriques de mon âme éprise de femelles osseuses à têtes modiglianesques.

Toutefois je ne vais pas rester sur ce tableau classique et figé pour vous laisser une empreinte durable et brillante de cette face galactique...

Non, je vais plutôt faire preuve d’audace et vous transmettre ce dernier mot inattendu, inadéquat peut-être (quoi que...) mais claquant et mémorable : purée.

1273 - Je ne suis pas un tendre

Moi je déteste ce qui est doux et mou, gentil et fragile, petit et faible.

Je préfère ce qui cogne dur.

Tout ce qui est fort et méchant, grand et percutant, âpre et bien salé.

Je ne suis pas un tendre : les mollassons, les pleurnichards, les frileux de tous poils ne doivent s’attendre à aucune pitié de ma part.

Je n’ai d’estime que pour les porteurs de sceptres, pour les dents longues, pour les lions qui comme moi avalent le monde tout cru, d’une seule bouchée.

Ce qui rampe et geint, ce qui bave et se lamente, ce qui se traîne et supplie ne mérite à mes yeux que torgnoles et crachats, railleries et rugissements, jets de pierres et flots de vitriol !

J’écrase de mon talon de fer le flasque peuple de larves nourrit de rêves insipides, assoiffé d’insignifiances, gonflé de l’imbécile orgueil des perdants.

Les pauvres, les victimes, les exclus au lieu de se plaindre devraient se battre. Plutôt que de gémir devraient chanter. Marcher, danser, voler et non pas s’effondrer pour se vautrer dans leurs misères.

Qu’est-ce que cela leur coûte de rire ? La joie de vivre n’est-elle pas chose gratuite, accessible à qui le veut ?

Celui qui cherche à m’émouvoir en m’exhibant ses malheurs, que ce soit en affichant son moignon d’éclopé ou en me tendant sa carte de catarrheux, voire sa sébile de crève-la faim, je lui balance en pleine poire l’écume insolente de ma gloire d’être né pour admirer, non pour m’apitoyer !

En réponse aux larmes dégoûtantes de ces stériles pleureurs, de ces semeurs d’échec, de ces cultivateurs de tristesse, je propose très généreusement la récolte de mon projectile de salive persifleur sur leur front de lavette.

Non, je ne suis décidément pas un tendre envers les roseaux qui ne pensent même pas.

Je suis d’un bois comme on n’en fait plus. J’ai la sève amère, de l’écorce, beaucoup d’écorce... Et de la racine d’acier.

Je suis de la race des chênes, non des chaînes.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=1Fg0_UJ3n5E

jeudi 5 juillet 2018

1272 - La Création est un poème

Depuis les incommensurables amas galactiques jusqu’aux particules de poussière les plus ténues, tout dans l’Univers est tableau de génie.

Dans cette oeuvre sans mesure, le “peintre des réalités” que l’on nomme Dieu a su allier la beauté à l’utilité.

Il a mis de la légèreté dans les montagnes, de l’élégance dans les principes, de la grâce jusque dans la boue, des nuages autour de notre planète, un horizon sans borne au-dessus des êtres.

Et du ciel partout.

Chaque chose créée est un sommet, une merveille, un mystère.

La moindre partie de ce qui est déborde d’intelligence, de splendeur, de lumière. Avec, au bout de ce processus plein de sens, la vie.

Et, fleur sur ce cadeau, l’amour qui se combine si bien avec... L’amour qui fait fleurir le néant, génère de l’infini, ajoute du jour au Soleil et des vagues à l’océan. L’amour qui rend simple, proche, humain ce qui est sublime, inaccessible, hors de notre portée.

Bref, le prodige est la norme du Cosmos.

L’auteur du Tout est un poète, un magicien, un musicien qui mêle au ballet des étoiles la danse des atomes, fait briller des astres morts, décore les toiles d'araignée de perles de rosée, fait tomber de la neige, planer des chauves-souris, voler des papillons rien que pour amuser les hommes, les étonner, les émerveiller.

Et les éveiller.

1271 - Farrah Fawcett de la tête aux pieds

Elle avait la couleur de la jaune banane, le mystère de l’énigmatique Lune, la gloire de l’éternel Soleil.

Farrah Fawcett fut un fruit frais effarant.

Avec sa tête d’ananas épanoui et son corps de flacon à liqueur, elle prenait des airs de sirop si sérieux que son jus devenait jaillissante lumière.

Elle tenait sa féminine autorité précisément de ce pouvoir de générer de la gloire avec sa citrouille toute dorée.

Sur son front épique, en parfait esthète ne vénérant que le beau dictatorial, le papillonesque impérial, j’ai posé une couronne galactique imprégnée de ferments lactiques. Avec ce symbole de la Voie Lactée ainsi ajouté à son crâne à la chevelure de comète, elle brillait comme une flamme électrique.

La fine fleur ne sortait de terre que les jours de ciel, n’apparaissant qu’avec des étincelles.

Elle avait cinq orteils au bout de chacune des deux extrémités basses de sa carcasse, ce qui lui faisait par conséquent dix arpions en tout et pour tout. 

Nul n’a jamais fait mieux avec ses doigts de pieds.