mardi 21 juin 2011

921 - Monsieur Chocolat

Autant vous avertir tout de suite : monsieur Chocolat déteste le chocolat.

Non, sa grande affaire à lui ce n'est pas le divin aliment couleur d'ébène mais... les femmes.

Ou pour être plus exact : ce qu'elles dissimulent sous leurs corsages. Nous parlons ici de calibres supérieurs.

Soyons clairs : monsieur Chocolat ne jure que par les appas opulents de ces dames. Les oeufs aux plat, très peu pour lui ! Monsieur Chocolat ne se pâme que pour les gorges outrancières.

Pastèques, noix de coco et citrouilles sont des fruits beaucoup plus rafraichissants pour son ogresque appétit que les sèches grenades et menus citrons.

Simples Négresses, frustes filles de ferme, frêles vierges effarouchées, redoutables mégères bretonnes ou teutonnes bourgeoises sophistiquées voilées de soie pure, monsieur Chocolat les sublime toutes, les convoite toutes avec une égale ardeur pourvu qu'elles arborent sur le buste deux solides sommets de chair.

Monsieur chocolat est profondément troublé à la simple vue d'une poitrine féminine monstrueusement développée. C'est à plus forte raison dans ces moments-là qu'il songe le moins au chocolat puisque, nous l'avons déjà dit, en temps normal il déteste le chocolat.

Obsessions mammaires mises à part, monsieur chocolat est marié depuis vingt-cinq ans à une planche à pain lui ayant donné trois vilains enfants, voit régulièrement deux maîtresses dont l'une est toute aussi dépourvue de mamelles que sa femme et l'autre comparable à une digne limande.

Au fait pourquoi se demanderont les lecteurs, monsieur "Chocolat" ?

920 - La folle de l'église

Marinette est une authentique vierge : ennemie jurée du mâle ordinaire et amante fidèle de la statue christique de l'église décrépite de son village.

Avec ses traits franchement ingrats, sa taille fine, sa croupe imposante et sa gorge somptueuse, Marinette enflamme secrètement les sens du vieux curé, fait pitié à certaines épouses, donne envie à d'autres.

Et fait rire quelques moqueurs.

Singulièrement laide de visage nous venons de le dire mais sexuellement irrésistible, elle fait le plus d'effet aux nombreux ivrognes, quelques puceaux et rares aristocrates que compte le village.

Bref, nul ne reste indifférent au charme troublant qui émane de cette génisse venimeuse.

Vieille fille réellement cruelle mais d'une piété exemplaire, elle chante comme un rossignol à la messe du dimanche, fait longuement agoniser les lapins qu'elle élève dans d'infects clapiers avant de leur sectionner la tête à coups de hache.

Et prie avec une ferveur non feinte.

De sa belle calligraphie régulière et incisive il lui arrive d'envoyer mensuellement des lettres anonymes d'une rare obscénités aux femmes des notables du village. Lettres parfois agrémentées de propos politiques immatures, ineptes et grotesques à destination de leur époux.

Prudente, elle les poste toujours dans différents dépôts postiers du chef-lieu de son département. Ce qui représente pour elle une véritable expédition qu'elle entreprend invariablement en autocar. Ces allers-retours dans la ville-préfecture lui prennent une journée entière à chaque fois. Un jour par mois est donc consacré à ce voyage en ville afin d'aller poster ses ordures. 

Une petite affaire qui ne lui pose pas de problème : pensionnée (ou rentière, on ne sait pas trop) Marinette ne travaille pas et a beaucoup de temps à consacrer à elle-même ainsi qu'à empoisonner la vie des autres.

Sa sexualité explosive et perverse qu'elle refoule depuis ses premières règles ressort dans presque tous ses actes et pensées : ses fantasmes dénaturés ne sont plus un secret pour personne.

En fait on ne sait pas si Marinette est belle ou laide. A 38 ans, d'homme elle n'a connu que le Christ en croix qu'elle caresse chaque jour du regard, le pauvre vieux curé de son église à qui elle confesse ses pires rêveries érotiques et le bedeau un peu benêt mais monté comme un âne et qui un jour lui a montré son braquemart sans que celle-ci ne détourne le regard.

Marinette est un ange lorsqu'elle chante le dimanche de sa voix pure, se montre malsaine en compagnie de ses lagomorphes, arbore une silhouette vénusiaque avec ses formes charnelles, incarne le tue-l'amour par excellence à travers sa face disgracieuse.

Elle hante non seulement l'église du village de sa présence à la fois pieuse et indécente mais également l'esprit de bien des mâles en rut, le coeur de plus d'une femme envieuse ou railleuse, les songes libidineux de son curé et les pensées du bedeau qui, aux dernières nouvelles, lui a finalement rendu l'hymen pareil à celui d'une putain avérée, à la grande satisfaction de l'hypocrite qui depuis ce jour, loin de s'assagir, redouble ses crimes cachés.

Désormais, c'est deux jours par mois qu'elle consacre à ses allers-retours au chef-lieu.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/xn7u4d_la-folle-de-l-eglise-raphael-zacharie-de-izarra_news

dimanche 19 juin 2011

IZARRA VU PAR SES CONTEMPORAINS

1 - Raphaël Zacharie de Izarra, cet Univers

Parlant du Cosmos, des cathédrales, de la Lune, de la femme (laide, belle, vieille, méchante, chaste ou vulgaire) de l'amour (transcendant le temps, total, mystérieux, cruel, désespéré, courtois ou bestial) de l'homme (noble, étrange, déchu, inaccompli, ou royalement angélique) de la mort (comme étape du grand spectacle de la vie ou bien envisageant avec courage et romantisme son propre départ) le Verbe de Raphaël Zacharie de Izarra éclate de force, beauté et vérité

Ses personnages sont l'humble bedeau qui maîtrise le chant divin des cloches, des vieilles oubliées par tous dont le coeur cache une ancienne tragédie d'amour, des moines, des nains, des bossus, des êtres mystérieux ou des filles simples vivant dans des fermes sans éclat, le coeur rempli d'étoiles, des radins, des vieilles filles bigotes, hypocrites et cruelles, des terroristes déshérités du destin, des mendiantes boiteuses ou bien ses propres amantes. L'humanité entière -entre l'abruti de base et l'homme qui vole, entre la rigole de la misère et les fleurs froides de l'empyrée- se retrouve fouettée et saluée par la plume de cet auteur.
Il est en même temps la voix de ceux qu'on ne peut pas entendre, de ceux qui ne peuvent pas s'exprimer : des anges et vétérans de guerre, du Christ et de l'enfant trisomique en détresse, de la Camarde et de la jeune fille mourante.
Les articles écrits par Raphaël Zacharie de Izarra dénoncent l'imposture artistique et surtout celle littéraire, le mensonge étatique, la guerre, les clichées sociaux du travail et des vacances, le matérialisme, les habitudes alimentaires grossières, l'hystérie anti-islamique, le lavage de cerveau des masses par la télévision et la publicité. Il dénonce avec férocité toute paresse, mollesse, mensonge et ânerie. Dur comme l'acier, outrancier, cynique et plein d'humour à la fois, surprenant jusqu'à l'insupportable, son propos reste lumineux et force la pensée tout en hauteur.
Il ne chatouille jamais dans le sens du poil, il oblige l'intelligence à grandir, là où elle existe et les nerfs à crier la où elle est absente.
Personnage singulier de son oeuvre, l'auteur lui même se présente avec franchise, fantaisie et humour. Sous les traits du Peter Pan joyeux et cruel, du sensible Pierrot inadapté, au-delà de l'ego d'un beau Narcisse, des tics du radin, des griffes de l'Esthète féroce avec les femmes, les enfants et les chiens, du Maître des mots tendre avec les chats, entre les ailes cachées de l'ange, les tristesses du chantre des cailloux et le noble front du Prince des étoiles, à nous de trouver son vrai visage et même le nôtre si on fait le chemin de la connaissance avec bonne foi. Parce que la personnalité de Raphaël Zacharie de Izarra comprend, entre les deux Z de son nom comme entre deux ailes célestes, le carré des quatre R : la Terre royalement unie au Ciel.
Une oeuvre comme une cathédrale où l'on doit dépasser la peur de gargouilles, entrer dans le noir pour le scintillement plurivalent des vitraux de son esprit, chanter une unique symphonie divine.
Immense comme l'Univers, simple et sublime comme la lumière.

Liliana Dumitru - 2011

2 - Raphaël Zacharie de Izarra, un semblant qui s'ignore 

Tenter de pénétrer l'univers torturé de Raphaël de Izarra semble aussi périlleux que l'exploration d'un gouffre. L'angoisse vous étreint, l'écho de gémissements, de râles, d'invocations se répercutent à l'infini, des formes évanescentes vous frôlent et vous agrippent dans la pénombre de sa littérature phobique. Revenu à l'air libre, vous conservez longtemps un malaise indéfinissable d'horreur et d'absurdité, car ce diable d'homme vous tient comme une drogue.

Il décortique le réel, dissèque, traque ce qu'il considère comme étant la seule réalité possible. Derrière les apparences trompeuses du vocabulaire soi-disant littéraire, il fait surgir du quotidien l'insolite, telle sa haine de l'enfant et son besoin viscéral d'écraser autrui.

Raphaël de Izarra est un homme qui évolue sur la scène du monde, une chandelle à la main, son intelligence dénuée d'honneur. Tout prend une autre dimension: il est tellement ennuyant et étouffant, qu'il éteint sa propre flamme.

Nous vivons avec lui dans un monde d'apparences. À chacun son apparence. Cela Raphaël de Izarra le sait mieux que personne. Et il va loin. Tout est apparence, donc tout est faussé ou fossé, ce qui d'ailleurs revient au même. Et tout, c'est d'abord, ce qu'il y a de plus banal. Et quoi de plus banal qu'une conversation littéraire infatuée. Les conversations sont donc faussées sans que les participants s'en aperçoivent, grâce à des phrases à la dialectique sans arguments. La sphère devient hermétique et l'on retrouve le mythe de la caverne de Platon.

Eric Tatischeff - 2003

3 - Portrait d'une lyre

Dans l'air givré ou brûlant d'un logis austère, cela dépend intimement de la saison, une masure princière sous les toits du Mans, gîte et cogite Raphaël Zacharie de Izarra.

Esthète frondeur inégalé, et inégalable, taciturne et flamboyant, il est tel une lyre descendue des hautes atmosphères, de ces cieux balayés aux vents de poussiéreuse lumière, une plume tombée du ciel, d'un archange, évidemment, mais de l'aile ou du cul?, certains hésitent encore, mais pas moi!, c'est de l'aile!, l'autre est trop inélégant.

Casanova dédaigneux, il n'invite en les appartements ostentatoires de sa personne, que les plus délectables pour le regard, les plus tentantes pour l'esprit, les plus belles pour sa galerie.
Il aime à se dire Peter Pan, mais il ment, il est un plutôt un Barbe-bleue de ces dames.

À la table de son esprit qu'il a vif et beau, satiné et épineux, tout de contrastes étonnants, et même ahurissants!, de soleils et de pénombres, d'étoiles mordantes et de boues augustes, je m'y suis assise parfois, mais sans invitation formelle, vous l'aurez deviné.

Et là, les narcisses y fleurissent à merveille, hautes en couleurs, et trônent, raffinées, en bouquets exubérants, tout de senteurs d'azur ou de fange, indifféremment, mais savamment piqués aussi de délicates fleurs de ciguës, dont il aime distiller l'inquiétant, l'antique et foudroyant poison, mais des plus parcimonieusement, juste quelques gouttes, bénignes, excitant ainsi le danger de venir s'y attabler.

Pour son coeur, c'est autre chose, je ne saurais décrire vraiment cet antre mystérieux.

Mais je sais qu'il aime passionnément, férocement, délicieusement, absolument... lui-même ! et que cet amour le comble d'un bonheur qui ferait pâlir les anges mêmes.

Raphaël à l'âme brillante et inconvenante des enfants chéris, il peut aussi bien vous offrir une fleur, un joli dessin, que faire pipi-caca sur votre perron, les deux se valent pour lui, tant qu'il capte l'attention. Il est fasciné autant par la turpitude, la noirceur, la laideur, que par la pureté, la lumière, la beauté, quoi que les premiers sont plus inspirants parce que plus vifs, diversifiés et mordants, moins platoniques, le platonique tombe bien vite dans la fadeur et l'oubli, ce qui est l'antithèse de lui-même.


Même s'il porte l'amour en des hauteurs et des beautés sacrées, il aime jouer en ses vulgarités et ses bestialités, en son animale trouée, par laquelle il évacue ses exubérances, ses trop pleins, mais surtout trouve sa jouissance suprême, sa délectation, susciter une réaction, qui stimulera encore plus son esprit... et fera jouir son âme mi-bête, mi-ange.

Trinity - 2010

4 - Raphaël Zacharie de Izarra, le Pantin du NET

Ce qui est surtout savoureux, c'est de trouver dans ses écrits son rôle de pantin.

Le pantin du net, oui !

Son personnage est complexe, nuancé, voire même insaisissable, pourtant ses écrits sont un miroir de sa personne.

Mesdames, Messieurs soyez indulgents quand il se dit victime d'injustice sortez vos mouchoirs pour compatir avec lui, faites semblant d'être touchés et vous verrez son ego briller. Seulement si vous n'êtes pas de son avis les lettres changent, il devient séducteur, il a un tact infaillible, il met en œuvre mille moyens subtils pour séduire les idiots de la toile.

Il se dit le maître, le maître de qui ? Des chèvres et des abrutis bien sûr. Faute de trouver des adversaires, il se dédouble et se fabrique des adversaires imaginaires.

Il trouve des arguments et ses disciples deviennent à nouveau des ânes bâtés ! Ils deviennent flatteurs, amis, maîtresses ou amants...

La peur de finir dans l'obscurité le hante.

Soyez charitables, écrivez-lui quelques mots, histoire de le rassurer. Ses faiblesses feraient presque pitié.

Esthète ou sybarite ?

Il a besoin de femmes autour de lui, seulement en virtuel. Face à lui, la femme fait peur ! Il devient médiocre. Préférer la sodomie pour garder intact l’hymen d'une femme n'est-ce pas là une sorte de fantasme ?
Le pantin salit son image...

Alors il a besoin d'éloges, de lumière. Il n'est pas exigeant, il a seulement besoin que l'on parle de lui.

Pantin, vous serez bientôt vieux, infirme, que deviendrez-vous quand vous serez malade et abandonné ?

Alors vous direz haut et fort :

« j'ai eu une vie virtuelle très heureuse, j'ai eu froid tous les hivers, mais j'avais internet pour me réchauffer !»

« Je refusais de payer le chauffage, mais je payais tous les mois internet ! »

« Je n'ai pas d'amis, mes maîtresses virtuelles ont peut-être gardées mes photos... »

Adieu pantin du net, je vous embrasse tendrement.

Rachel Colinet - 2010

VOIR LA VIDEO :

919 - Les hommes n'existent plus

Les hommes n'existent plus.

Les grands, les forts, les vrais.

A la place, des larves, des mauviettes, des frileux, des castrés.

Moi je dis que l'homme, le mâle, est un seigneur de naissance. Aux antipodes de la pitoyable vision contemporaine le réduisant à un clone de la femme. Pour les châtrés-dégénérés s'épilant les jambes et se couvrant la peau de crèmes protectrices, l'homme est une limace bien lisse qui bave en se trainant aux pieds de poulettes dégradées pour pleurer leurs faveurs.

Dans ce siècle aseptisé le mâle ne conquiert plus, il quémande.

Conscient de l'inaliénable supériorité que me confère ce glaive hérité de Mars, je me comporte sans complexe en astre dominateur, puissant et radieux, viril et impérial jusque dans mes pensées les plus élevées, indifférent à l'anti-machisme ambiant. Ce qui a pour effet de déplaire aux femmes dénaturées, aux bécasses hystériques, aux féministes invétérées et même à la masse des eunuques, je veux parler de ces caniches formant la majorité du genre masculin de notre société. Ces toutous habitués à subir la loi des femelles ont perdu toute dignité phallique.

La femme en rébellion contre l'homme déchoit de son demi-trône naturel consistant à laver les pieds de son maître. Devenue insignifiante, ridicule et sans valeur en voulant singer son dieu, elle caquète, glougloute, agite dans le vide ses ailes de volaille trop lourde, hurle stérilement à s'en égosiller pendant que le lion, nonchalant mais sûr de lui, couvre sa voix aiguë de petite créature pleureuse d'un paisible, rauque, souverain rugissement.

Lui n'a pas besoin de se déchirer les cordes vocales pour manifester sa divine autorité et faire sentir à la femme que sa crinière est une couronne, ses testicules des bijoux royaux, son membre un sceptre de pharaon.

La descendante de Vénus a un tempérament docile. Molle, tiède, inconstante, indécise, elle est faite pour obéir à son étoile et la suivre fidèlement. C'est dans sa nature.

Tandis que l'homme, ce reflet du soleil, est fait pour régner sur ses terres conquises.

Voilà pourquoi je dis que les hommes n'existent plus : parce que, éteints de l'intérieur par l'eau glaciale de l'hérésie féministe, ils ont fini par croire que le soleil était l'égal de la lune.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=wLIXLhZOhw8

http://www.dailymotion.com/video/x5cmr77_les-hommes-n-existent-plus-raphael-zacharie-de-izarra_travel

http://www.dailymotion.com/video/x2c43ue_les-hommes-n-existent-plus-raphael-zacharie-de-izarra_school

mercredi 15 juin 2011

918 - Galaxie

Andromède est à portée de vue : d'un regard borgne j'embrasse l'océan cosmique illuminant ma lunette.

Là, chaque astre est un grain de lumière composant la fresque sidérale dont l'envergure donne le vertige.

Avec ses ailes incommensurables, ce tourbillon galactique nommé Andromède n'est pourtant, à une échelle supérieure, qu'un autre grain de sable perdu dans une autre mer. Îles du cosmos rythmant l'Univers à l'infini...

Vastes systèmes de matière organisée voguant dans le mystère. Etranges conceptions ordonnées errant dans des étendues énigmatiques. Géants et lumineux oiseaux planant dans l'éther. Immenses points d'interrogation jetés dans un vide sans borne...

Mais revenons à l'oeil majestueux qui occupe toute ma lentille.

Par milliards et à chaque instant, à travers les mondes innombrables contenus dans cette structure nébuleuse que je contemple se produisent les événements épars, anodins, grandioses, curieux, mornes ou fabuleux de la vie, se manifestent les faits simples, complexes, inconstants, naturels, baroques, banals, titanesques, dérisoires, mystérieux ou familiers des choses et des êtres qui y grouillent.

Des drames et des merveilles, des naissances et des morts, des cris de bêtes et des chants d'hommes.

Des joies indicibles et des épreuves inouïes. Des platitudes et des prodiges. Des destinées divines et des aventures minuscules.

Des hasards inimaginables et des siècles tous pareils aux autres siècles. Des révolutions invisibles dans des fourmilières et des fêtes éclatantes chez des civilisations de bipèdes éclairés.

Des réflexions sublimes et des rêves monotones. Des individus à l'intelligence suprême et des peuples de crétins. Des guerres paradisiaques et des paix infernales. Des pluies de glace et des orages de feu. Des découvertes inconcevables et d'immuables pensées.

Renouvelé à chaque seconde, le miracle de la vie. A chaque minute qui passe des myriades de têtes nouvelles, humaines ou animales, émergent des astres. Les unes placides avec des bouches ouvertes, les autres levées avec des yeux étonnés.

Collé à la lorgnette du télescope, mon oeil s'écarquille, béat, tandis que mon imagination s'enflamme.

Je demeure longtemps ainsi, immobile, absorbé par le spectacle somptueux des étoiles, oubliant le temps, la fraicheur, et même mon nom.

Soudain des nuages dissimulent le firmament. Je sors aussitôt de ma rêverie.

Il est déjà tard sous la voûte obscurcie. Le sommeil me gagne.

lundi 13 juin 2011

LA GRANDE HABILETÉ DES ESCROCS...

QUAND MALHONNÊTETÉ RIME AVEC IMBÉCILLITÉ

Les escrocs sont décidément très doués dans l'art de tromper les gogos... 

La preuve avec ce magnifique exemple de faux message d'ORANGE. 

L'orthographe, les normes typographiques ainsi que la construction sémantique et grammaticale, on le constate, sont rigoureuses et imitent à la perfection les authentiques messages en provenance d'ORANGE !

En effet, le risque semble très élevé pour que le quidam se laisse prendre à ce piège d'une prodigieuse subtilité... 

Du moins l'expéditeur de ce message doit-il y croire dur comme fer, avoir une foi inébranlable dans son entreprise de duperie en ligne... Le logo d'ORANGE a même été ajouté à son "mail trompeur" pour mieux persuader les potentiels pigeons de son authenticité.

Quel talent, quelle adresse, quelle imagination de la part des bandits en ligne !

Cette habileté hors du commun à se faire passer pour ORANGE est digne des meilleurs faussaires.

Avec un don pareil pour la falsification l'expéditeur devrait se recycler illico dans la confection de faux billets...  A en juger par la qualité de son travail ici, moi je dis que ce serait un véritable gâchis de compétences de ne pas se reconvertir dans le faux billet de banque !

Si sa fausse monnaie est à l'image de ce présent faux document, il fera une grande carrière dans le banditisme de haut vol, je n'en doute pas une seconde !

Vraiment je souhaite bon courage à l'auteur de ce message qui doit s'être sacrément blindé contre les dures réalités de ce monde, être dépourvu de la moindre parcelle d'intelligence (le pauvre !), et avoir en même temps une incroyable dose de confiance en lui -ou d'héroïsme suicidaire frisant l'épaisse imbécillité- pour espérer que des internautes crédules -ou atteints de débilité profonde, ce qui serait logiquement incompatible avec la pratique de l'informatique- plongent la tête la première dans cette arnaque si...  convaincante !

Raphaël Zacharie de IZARRA

MESSAGE ORIGINAL DE L'ESCROC :
 
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samedi 11 juin 2011

PATRICK POIVRE D'ARVOR, AUTEUR SANS TALENT

Consternante de fadeur, la plume de Patrick Poivre d'Arvor !

Tant dans ses livres que sur son blog officiel http://www.poivredarvor.com/ (où j'ai même relevé quelques fautes).

Aucun style. Peu d'imagination. Beaucoup de clichés.

Platitudes, bavardages, banalités s'accumulent au fil de ses livres et articles, la plupart du temps sur un ton familier.

Sans éclat.

Une écriture terne à la portée du quidam normalement éduqué et honnêtement instruit sachant construire des phrases (et encore, en faisant abstraction des quelques fautes rencontrées sur son blog).

C'est du niveau d'un rédacteur honorable de classe de seconde, mais guère plus.

Voilà le talent de plume de ce personnage public assimilé par certains à un authentique écrivain !

Patrick Poivre d'Arvor n'a aucun talent d'écrivain, je ne comprends pas que ses "admirateurs" ne s'en aperçoivent pas. Au bout de deux pages, n'importe quel lecteur un tant soit peu exigeant devrait s'en rendre compte (moi, je m'en suis aperçu au bout de deux pages).

Entendons-nous bien, je n'ai personnellement rien contre ce monsieur. Il est parfaitement libre de se prétendre écrivain de la même manière qu'un vulgaire cancre de classe de sixième est libre d'affirmer être un petit génie incompris...

Il a le droit de se proclamer écrivain, disais-je... Á ses risques et périls car il faut reconnaître que ce journaliste se targuant de défendre la littérature et d'aimer les Belles Lettres ne sait tout simplement pas écrire.

Je le dis sans méchanceté ni ironie, son écriture incolore, sans flamme, sans saveur, sans odeur est plus adaptée aux recettes de cuisine allégée qu'aux romans.

Aussi devrait-il s'abstenir de faire l'écrivain. Á l'image de Bernard Pivot qui, plus décent, préfère donner la parole aux vrais auteurs au lieu de tenter de les singer.

Comment peut-on berner à ce point des milliers de lecteurs avec une plume aussi pâle ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

917 - Les fruits étranges de l'Amérique

Vulgaire, superficielle, maigre -pour ne pas dire osseuse- moyennement intelligente et même parfois assez sotte, pas méchante, ayant des aspirations banales, jouant toute sa vie dans des films ineptes, mais belle quand même, belle il faut le reconnaître, jusqu'à la fascination -du moins durant sa jeunesse-, Farrah Fawcett est décidément, définitivement, durablement morte.

Casée, enterrée, désagrégée sous la tombe.

Son cas est réglé.

Je ne devrais plus parler de sa beauté révolue, à présent que la putréfaction a fait son oeuvre... 

Affaire classée donc.

Sauf que pour un esthète du vieux monde, même de province, la beauté, ou plutôt cette beauté-là, est obsédante. Nécessairement. Même lorsque le temps a passé l'éponge rêche et criarde sur son angélique face.

Devenue laide et insupportablement écervelée en vieillissant -et en enlaidissant tout à la fois-, elle s'est considérablement allégée en mourant. Dépouillée de ses rides et de sa bêtise mondaine, cet astre éteint ne fait plus parler de sa surface. Son corps gît dans la terre aseptisée recouvrant les fantômes insipides de Hollywood. Ne restent potentiellement visibles à nos yeux que ses os, durs et bien réels.

Blonde radieuse à la dentition éclatante mais aujourd'hui inhumée pour toujours, beauté magnétique changée en grimace molle avec l'âge, le papillon hypnotisant s'est finalement transformé en vieille guenon grimée, perruquée, dégradée, rapetissée.

En voulant prolonger les gloires de sa jeunesse jusque dans les flétrissures de la soixantaine, cette femme n'en fut que plus grotesque.

Magiquement belle au départ mais fatalement handicapée par sa culture, son plus grand tort fut d'être américaine.

mardi 7 juin 2011

916 - IVG vitesse TGV chez les OS Pacsés

La jeune épousée, arrivée au PACS déjà divorcée et bien avant son premier mariage multi déflorée comme toute femme respectable (avec l'assentiment de ses ex et présent fiancés considérant les inexpérimentées aux hymens intacts comme de pauvres filles), mais également mère de deux jeunes bâtards aux langues et oreilles annelées a malheureusement attrapé une sale merde dans le ventre quelques mois après avoir revêtu pour la seconde fois de sa vie la robe blanche achetée chez PRONUPTIA.

Un banal accident survenu dans un club échangiste dû à la rupture d'un préservatif.

Ce couple moderne bisexuel-décomplexé-piercé-tatoué-recomposé va donc faire vider la "poche à bébés", la purger de toute urgence de cette viande embarrassante. Tuer le parasite dans l'oeuf avant qu'il ne gonfle comme une bidoche molle au détriment de leur bonheur. Ce serait triste de se priver de la technologie hospitalière au service des couples responsables maîtrisant leur destin...

Ce salopard en miniature qui les empêche de partir en vacances doit crever !

- "Avorton de merde, tu vas pas nous gâcher les congés payés ! On va te péter la gueule, ordure de mes deux !"

Elevé depuis l'âge pubère à la canette de bière, le mari n'est pas une couille molle.

Francis, c'est son nom, est employé depuis peu comme contrôleur de pièces à l'usine Renault du Mans.

Mais surtout, il y est syndiqué.

Rien que pour cette raison, Francis est le bovin le plus apprécié du troupeau. Dans le lotissement de maisons Phénix où il engraisse avec sa femme, c'est lui qui beugle le plus fort.

C'est pour ça que le petit cancer dans le ventre de sa bien-aimée (arrivée au mariage multi déflorée, rappelons-le) n'a pas eu le temps de trop lui sucer le sang.

En moins de deux,à l'hosto ils ont dégagé l'intrus.

Il était temps !

Comme au jour de leur mariage-PACS, ils ont marqué l'événement en terminant la journée en discothèque.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/x19njzk_ivg-vitesse-tgv-chez-les-pacses-raphael-zacharie-de-izarra_news

915 - "Amours" dupontesques

Ils se sont dit les mots qu'il fallait. Ni plus, ni moins.

Sans surprise.

Ils ont cru à leur élection. Comme un gagnant du LOTO croit au destin creux prédit par l'écran plat de sa télévision.

A Venise leur bonheur naissant s'est dignement étalé sur une gondole. Futilité immortalisée à grands frais sur papier glacé... Piège à touristes, usine à illusions, Dysneyland pour mariés formatés.

Lune de miel payée à crédit sur cinq ans, vite oubliée.

Cela dit Venise enchanta le compte en banque de leur voyagiste.

Très vite le gros chien a bercé leur foyer de ses aboiements stridents. Concert de hurlements canins rivalisant de cacophonie avec les ritournelles publicitaires de la radio allumée en permanence à côté du poste de télévision.

Bonheur simple d'abrutis primaires.

Routine, canettes de bière, bedaine, boulot, LOTO, jeux télévisés, véranda, vacances...

Ils se sont dit les mots qu'il ne fallait pas.

Classique.

Toujours les mêmes causes.

Divorcés au bout de trois ans de légitime hyménée, l'une a emporté le canapé, l'autre a gardé la voiture.

Après avoir amassé électroménager, tondeuse à gazon, écrans de toutes sortes, bar-mappemonde, canevas, buffets, bouquets de chaînes, commodes, poste-à-souder, remorques pour leur voiture, etc. durant trois ans de consommations matérielles effrénées et contracté des dettes vulgaires -scories naturelles des mariages de crétins-, ils n'ont plus cru aux promesses éclatantes annoncées par la rubrique astrologique de leur revue de programmes télévisés.

Il reste encore deux ans pour rembourser le crédit de la lune de miel à Venise...

Vite oubliée, pas encore payée.

C'était les amours de monsieur et madame Dupont.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/xjtklf_amours-dupontesques-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

samedi 4 juin 2011

914 - Médecin de campagne

Le Docteur Berthier (nom d'emprunt) était un personnage étrange et fantasque. Avec sa personnalité écrasante, il dominait son petit monde d'une main ferme et peu scrupuleuse. De bizarres principes réglaient sa vie. Par exemple, lors de ses tournées médicales il mettait un point d'honneur à rouler dans une voiture couverte de crasse.

Aux jours les plus torrides de l'été il recevait ses patients en slip. 

En toute simplicité. 

Il accueillait en outre avec de bien curieux égards ses jolies patientes, se contentant d'engrosser les plus laides.

Dans le village il ne portait jamais secours aux accidentés de la route, reprochant aux habitants de ne l'appeler qu'en cas d'urgence, ce qui avait le don de le beaucoup contrarier. Et pendant qu'agonisaient les blessés à deux pas de son cabinet médical, lui cultivait paisiblement son jardin.

Le Docteur Berthier avait de drôles d'opinions qu'il défendait avec opiniâtreté. A destination de certains de ses confrères il envoyait régulièrement ses excréments par voie postale pour marquer sa désapprobation. Ou sa rancoeur. Ou sa présence. Ou sa qualité de coq dominant. Bref, les motifs semblaient assez minces pour justifier ses envies d'exprimer à ses confrères plus hauts placés que lui ses penchants scatophiles.

Il aimait particulièrement l'or qu'il assimilait avec délectation à l'excrément à cause de ses ressemblances de poids et de couleur avec la substance fécale. Il ne cachait nullement son étrange passion pour le métal jaune et la matière malodorante. Au contraire, doctement et avec une grande fierté il expliquait à qui ne voulait surtout pas l'entendre son amour immodéré pour l'or et l'excrément. Il racontait souvent une histoire invariable où l'or se mêlait glorieusement à l'excrément : l'air rêveur, il jurait par tous les dieux qu'il eût plongé volontiers sa main jusqu'à l'épaule dans un grand sceau de merde s'il avait pu miraculeusement y ramener à la surface des pièces d'or ! L'or et la merde : ses deux plus chers fantasmes réunis dans cette histoire inlassablement répétée...

Avec sagesse il fertilisait d'ailleurs régulièrement son jardin de ses propres déjections. Un sceau d'excréments rempli à ras bord dans chaque main, il s'adonnait avec ferveur à son sport potager favori en répétant cent fois entre chaque sillon qu'il avait raté sa vocation, qu'au lieu d'être médecin il eût préféré être vidangeur...