dimanche 29 septembre 2013

1010 - Déclaration d'amour

Madame,

Vous me plaisez madame car vous n’avez pas de bosse sur le dos et vous n’êtes pas une naine. J’apprécie aussi que vos semelles ne sentent pas le caca de chien. Vous avez de beaux cheveux blonds et toutes vos dents. Pas une de cariée !

Votre haleine n’a rien d’infect madame. J’en connais qui puent de la gueule  toute la journée ! Vous, non.

Vous êtes jeune encore, avec des traits charmants et une voix douce.  Au restaurant vous ne vous mettez pas à chier soudainement devant tout le monde dans les soupières et les plats qu’on sert, ça aussi c’est important.

Jamais je n’aurais accepté un tel comportement, comprenez-le.

Votre corsage est bien rempli et vous ne vomissez pas en autocar même quand ça tourne souvent. Aux enterrements vous n’ouvrez pas les cercueils en cachette pour voir  ce qu’il y a dedans et vous ne bavez pas quand vous buvez du champagne. Ca aussi c’est bien.

Vous aimez recevoir d’énormes phallus entre vos cuisses et détestez les petits pois. Moi non plus je n’aime pas les petits pois, ni les épinards d’ailleurs.

Vous ne distribuez pas d’urine de vache aux curés du canton et vous avez la courtoisie de porter de beaux chapeaux à dentelles le dimanche chez l’épicier qui ferme à midi.

Pour toutes ces raisons hautement escargotiques, madame je vous déclare ma flamme izarrienne.

Puis-je apporter un marteau à notre prochaine rencontre ?

Lorsque je serai sur le point de vérifier si vous n’avez pas de verrue dans le dos je vous forcerai à manger de la salade avec des écorces d’orange amère et vous finirez par aimer ce mets (ça se mange sans faim de la laitue parfumée à l’écorce d’orange) mais jamais je ne vous ferai d’enfant car j’ai oublié de vous dire que je déteste les femmes enceintes.

Au fait, que pensez-vous des serpents dans la peinture hongroise du XVIème siècle ?

samedi 28 septembre 2013

1009 - Je n'ai pas de coeur

Moi, je ne fais pas dans la sensiblerie. Je ne distribue pas des caresses sentimentales mais des raclées mentales.

Je suis un sans-coeur. Un vrai, un dur, un tempérament tout de rigueur et d’acier.

A la place de cette guimauve émotive qui fait chialer les faibles et ramollit leur matière grise, j’ai un cerveau.

Un cerveau mes amis.

Une pierre qui médite. Un diamant cérébral. Un soleil glacé.

Une pure machine, une mécanique cognitive tournant à la perfection.

J’ai remplacé les larmes de la compassion stérile par l’impartiale, froide, souveraine et féconde raison.

Plus mon “palpitant” est dur, plus mes pensées sont éclatantes. Plus je le ferme aux implorations insistantes et indignes des souffrants, plus ma divine cervelle voit juste. L’accès à la vérité est au prix de la dureté de ce caillou battant dans ma poitrine. 

J’ai éteint depuis longtemps la flamme de mon coeur pour allumer celle de mon esprit.

Et paradoxalement l’intellect est de glace : c’est ce qui fait sa supériorité sur la sotte ébullition du "puits à haines et tendresses."

En devenant insensible par le bas, je suis devenu  brillant par le haut. En abandonnant toute pitié, j’ai découvert l’olympienne réflexion.

La “limace à passions” est bête, grossière, capricieuse, injuste, aveugle, intéressée, mauvaise, égoïste, perverse, brutale et impure.

L’organe neuronal est efficace, sensé, équitable, noble, fraternel, altruiste, doux, vertueux, juste et bon.

Le “cognant” et ses tempêtes stupides est fatalement dans l’erreur. Le “crâne raisonnant”, qui est de marbre, ne fait jamais rien hors de la droiture, il demeure dans le vrai quelles que soient les saisons. 

La “tripe affective” fonce comme une folle, la tête calcule sagement.

Celui qui écoute sa corde sensible brait comme un âne et trébuche car il lève les yeux au ciel en soupirant, celui qui pense se tait et marche droit car il regarde ses pieds sans état d’âme.

La “fleur qui bat” est une mauvaise herbe générant des fruits écoeurants -trop acides ou trop sucrés-, c’est un insatiable chardon engraissant sur les vomissures des éclopés, des cancéreux, des clochards, des moribonds et des malodorants orphelins.

Avec ses vains emballements, ses brûlures imbéciles et ses regards de myope, le “cloaque à bons sentiments” est un animal  pouilleux. Alors que l’intelligence et ses justesses de vue est une statue évoluée.

Parce que la pompe à sang ne génère aucune idée mais plein de rêves poisseux, je la déclare définitivement infirme.

Moi, à la place de cette éponge à ordures sociales, j’ai un astre gelé qui illumine mon front impassible.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://www.youtube.com/watch?v=li7g2HpamiM

http://www.dailymotion.com/video/x3fmc2p

http://www.dailymotion.com/video/x1gt9vb_je-n-ai-pas-de-coeur-raphael-zacharie-de-izarra_news

vendredi 27 septembre 2013

LA BÊTISE DE LA BONTÉ

Avec les “VIRADES DE L’ESPOIR”, les “gens qui ont du coeur” vont pédaler en rond sur un circuit pendant deux jours.

A chaque kilomètre parcouru le “cycliste du coeur” pédalant en rond versera un euro au profil des enfants malades.

Gains récoltés en deux jours  de ces “VIRADES DE L’ESPOIR” ou “VÉLOS DU COEUR” : 20 000 euros pour 20 000 kilomètres parcourus par un millier de participants ayant effectué chacun en moyenne 20 kilomètres.

Coût de l’organisation de ces “VIRADES DE LA CONNERIE” : 25 000 euros.

Bref, toutes ces opérations du “coeur” à caractère sportif, infantilisantes pour ne pas dire crétinisantes, que l’on voit fleurir dans nos sous-préfectures m’affligent profondément.

Tant de bêtise déployée pour du simple emballage, tant d’énergie gaspillée pour abrutir les gens avec des symboles stériles, tant d’argent jeté par les fenêtres pour encadrer du vent...

Si les gens avaient vraiment du coeur et un minimum d’intelligence ils feraient des dons directement sans se sentir obligés de participer à ces cirques d’inanité et de vacuité qui les ridiculisent tant avec leurs discours abêtissants et animations grotesques !

Raphaël Zacharie de IZARRA

mercredi 18 septembre 2013

1008 - Solaire Soral

Monsieur Soral n’est certes pas la plus fine plume du sérail des grands subversifs mais c’est un coq éclatant, un coeur intègre, un tempérament ardent, un oiseau de haut vol, un bec d’envergure qui ne l’ouvre que pour laisser échapper les plus cinglantes vérités.

Soral brille par devant quand d’autres, prudemment, étincellent par derrière. A voix basse.

Ce qu’on reproche au soleil Soral ? De briller en plein jour.

La vérité est parfois si crue que tout aigle à la vue perçante qui la détecte et veut la démocratiquement répandre autour de lui est fatalement coupable de vouloir agresser celle (la vue) des taupes, fort basse et maladivement sensible à la lumière, comme on le sait.

C’est l’éternelle histoire qui dure depuis que le mensonge est mensonge et que la vérité est... lumineuse.

Soral n’est pas un subtil menteur, c’est un grossier honnête. Il injurie le monde en le désignant tel qu’il est. Ses analyses sont tranchantes. Trop justes pour être acceptables. Parce qu’il sème le vrai, il récolte l’ivraie. Tel est l’ordre du monde.

La presse proprette classe ce chanteur de notes discordantes dans la catégorie des “haineux aux idées trop brèves pour être laïques”... L’astre Soral, c’est certain, chauffe les oreilles des canards frileux avec le son trop catholique de ses trompettes...

Soral siffle, on le traite de fasciste. Soral raisonne, on le taxe de cloche. Soral vise en plein dans le mille, on le fustige... Bref Soral déplaît aux herbivores adeptes de l’intelligence aseptisée.

Mais...

Soral pense, les beaux esprits l’encensent.

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dimanche 15 septembre 2013

1007 - Vert de bonheur

Les jours d’été ensoleillés me dépriment.

Ce que l’on nomme communément le “beau temps” plonge systématiquement mon âme dans le deuil.

Un ciel sans nuage est pour moi synonyme d’ennui, d’inertie, de tristesse, de mort.

L’azur nu que chauffe l’astre de juillet n’est à mes yeux qu’un désert céleste vide de vie, de joie et d’espoir.

C’est un silence qui assèche, un feu qui plombe, une lumière qui tue.

Mon équilibre se rétablit lorsque l’onde s’annonce. Quand la saison chaude se dérègle et fait place à la grêle, je revis. Et dès que l’automne arrive, je suis totalement délivré.

De juin à août je suis un exilé, je deviens un étranger sur mon sol natal, absent à ce monde surchauffé, dans la seule attente des nuages fertiles, des joyeuses tempêtes et de la pluie chantante.

La bienfaisante brume d’octobre, le divin brouillard d’arrière-saison, la magique grisaille des matins d’équinoxe m’enchantent, m’allègent, me font rêver jusqu’au crépuscule.

Par dessus tout, le crachin, la fraicheur et la nue sombre sont les ors fluides et mélancoliques de mon royaume aqueux.

Je suis une créature des marécages, un homme de la bruyère, un chercheur d’humidité. Je ne respire pleinement que dans la bruine, ne suis parfaitement heureux que sous des océans de cirrus, me sens plein de vie sous les immensités nuageuses qui abreuvent le monde.

Je prends mon essor dans l’air imbibé d’eau, plane dans l’intempérie, m’égaie de la tourmente, m’enivre de flotte, me fait baptiser par tous les orages.

Je suis une grenouille ailée.

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1006 - Vive le mariage entre homosexuels !

Je me suis radicalement gouré sur l’homosexualité.

En réalité l’hétérosexualité est contre-nature et l’homosexualité est la chose la plus courante, la plus commune et la plus ordinaire qui soit dans toute la Création..

Sauf que les gens qui refusent cette réalité sont des hypocrites. Et même je dis que tous ceux qui nient la normalité de l’homosexualité sont des bougres refoulés. Des hypocrites. Des dégénérés, des tordus, des êtres corrompus par une éducation hétérosexuelle discriminante, criminelle, malsaine.

Un anus masculin est anatomiquement conçu pour recevoir un phallus. Cela tombe sous le sens. On se demande comment à notre époque des arriérés, des gens bornés, butés, de purs imbéciles peuvent encore contester cette lapalissade...

Le mariage est surtout et avant tout fait pour les couples homosexuels.

Malheureusement depuis la nuit des temps l’institution du mariage a été perversement détournée par des hétérosexuels archaïques, hystériques, primaires, brefs de vrais fascistes, exerçant à travers le globe la tyrannie de la ségrégation des genres. Alors que le monde entier a toujours été composé d’homosexuels contenus.

Adam était un sodomite. Ève une gouine. Et Dieu un sale homophobe sectaire créateur de ”différences stigmatisant les sexes”.

On nous a raconté des bobards avec cette pouffiasse d’Ève pour laquelle Adam n’éprouva jamais aucune attirance. Adam s'est accouplé avec des chèvres pour faire pression sur Dieu qui, ému par sa solitude amoureuse, a fini par lui retirer de la côte un beau mâle à sa ressemblance. Soit-dit en passant, pour un homme équilibré sodomiser des caprins est une réaction tout ce qu’il y de plus normale lorsqu’il n’a pas de viril amant sous la verge.

Il faut avoir l’esprit ouvert, nous ne sommes plus au Moyen-Âge tout de même !

De nos jours les formes multiples de la sexualité humaine se revendiquent fièrement ! Hélas ! Certains réactionnaires étriqués qualifient ces diversités sensuelles de déviances, de vices, de décadences... Les pauvres, ils vivent dans leur tête comme aux temps des cavernes alors qu’aujourd’hui on peut changer de sexe, louer des ventres, vendre des embryons, etc... Ces rétrogrades réduisent la femme à leur unique attirance alors qu’elle est émancipée, asexuée, libre et homosexuelle ! Ces hétérosexuels sans nuance ni ouverture du coeur n’ont aucun autre objet de désir dans leur vie intime que la femme. Ils pensent comme des animaux...

Pire que des bêtes d’ailleurs puisque nos amis non bipèdes sont tous homosexuels eux aussi. Cela a été prouvé scientifiquement.

Les hétérosexuels sont de vrais handicapés dont il faut avoir pitié.

Bref l’homosexualité tout comme la zoophilie et même la pédophilie (pédophilie malheureusement réprimée après les années 1970 -âge d’or de l’amour sans préjugé- par des bourgeois culs-bénis haineux et intolérants) sont des choses fort naturelles, saines et morales. Il faut vraiment être un sale intégriste puritain pour dénoncer ces pratiques sexuelles qui font la richesse, la diversité et la dignité de l’Homme progressiste !

L’homme n’est pas fait pour la femme. Prétendre que l’homme est fait pour unir sa chair avec celle de la femme est une hérésie millénaire que notre siècle de progrès gauchiste a eu le courage de dénoncer. L’homme est fait pour l’homme, c’est une vérité qui ne se discute pas. L'homosexualité observée chez la gent à quatre pattes, à poils et à plumes prouve même de manière flagrante, définitive et indiscutable que l’homosexualité est universelle et que le mariage entre homosexuels est par conséquent parfaitement légitime.

C’est le mariage hétérosexuel qui est choquant, offensant pour notre civilisation avancée, moralement répréhensible car DISCRIMINATOIRE à l’égard de la majorité homosexuelle qui peuple cette planète tant chez les humains que chez les non-humains !

Le mariage est fait pour les couples homosexuels, c’est l’évidence même.

On nous a menti, lobotomisé, perverti depuis les temps bibliques avec des archétypes hétérosexuels aliénants, rigides, réducteurs !

VIVE LE MARIAGE ENTRE HOMOSEXUELS !

VIVE L’AVORTEMENT !

mercredi 11 septembre 2013

1005 - La pensée à la sauce tomate

Cheminant sans but mais non sans fruit dans les rues paisibles de la petite ville sarthoise, je me sens seul au monde. Plongé dans mes songes abstraits, je ne vois que les nuages de mes pensées élevées.

Arrivé au bord du gouffre de mes méditations essentielles et bientôt pétrifié par le vertige des mes interrogations ultimes, je stoppe le pas.

Qu’est-ce que la vie ? Son but ? La mort ? L’infini ? La raison et la cause des choses ?

Au même moment dans la rue de cette cité si calme nommée Sillé-le-Guillaume où je me trouve, madame Michelard, imposante, pragmatique et résolue ménagère présentement préoccupée par la confection de la soupe du soir, tranche tout net la tête d’une grosse truite sur sa planche de cuisine dans un fracas gras et spongieux ! Ceci fait elle éventre la bête d’un coup ajusté afin de l’éviscérer dans les règles de l’art. Pas d’état d’âme, l’heure du repas approche et il y a encore la soupe à préparer. D’ailleurs quelques ingrédients manquent, ce qui la soucie franchement.

Absorbé par mes fumées philosophiques, je ne perçois rien de ces énormités domestiques, alors que je me situe non loin de la demeure aux fenêtres ouvertes où se déroulent ces faits anodins mais crus.

Que fait l’Homme dans cet Univers plein de mystère ? Partout où se porte mon regard, tout n’est qu’énigme... Naître, chercher, mourir... Poids de la condition humaine, quête de sens...

- Ha ben  tiens te v’la enfin fainéasse ! C’est à c’t’heure là que t’arrives ? Ousque t’as encore été boire ? Dis, tu pues la gnôle à vingt mètres à la ronde espèce d’ivrogne ! Tu sais que c’est un vrai chantier près des cabinets, qu’est-ce que t’attends pour aller débordeliser tout ça ? C’est-y pas honteux ! Tu crois quand même pas que tu vas aller cuver dans ton fauteuil pendant que je fais la popote ! Allez ! Va nettoyer les saloperies près des cabinets depuis le temps que tu devais le faire !

Echanges ordinaires entre notre brave cuisinière -au giron aussi développé que son sens pratique- et son tendre époux quelque peu oublieux de ses devoirs communs.

Cette fois les échos de ces témoignages de vie épaisse me parviennent.

Et me sortent de ma profonde rêverie spéculative...

Des manifestations rudes, frustes, perçantes, outrancières et bien réelles de ce monde sur lequel précisément je suis en train de me poser des questions sans réponse.

Intrigué, je m’approche de la fenêtre et aperçois madame Michelard, son grand couteau de cuisine à la main, affairée entre la truite étêtée aux entrailles ouvertes étalée sur la table et son époux imbibé d’alcool titubant vers les cabinets, à ses oeuvres...

Alors dans un élan insensé de vérité, de franchise et de colère mêlées je m’adresse à l’ogresse en des termes radicaux, ne m’embarrassant nullement de précautions verbales dans l‘état de questionnement fondamental où je suis :

- Madame, à vous voir et vous entendre votre existence semble se réduire à de vulgaires activités ménagères dignes de l’impératrice des concierges de province que vous êtes !

Et sa réponse, prompte, claquante, désarmante, aussi dénuée de fioritures que ma métaphysique apostrophe :

- Tu tombes à pic mon coco ! Il me manquait justement un petit cornichon, une grosse tomate et une bonne patate pour ma soupe...  Tu fais les trois en un à ce que je vois, ben tu feras vite l’affaire avec moi !

VOIR LA VIDEO :