samedi 30 juin 2018

DICTATURE RÉPUBLICAINE

Aujourd’hui en France nul ne peut promouvoir la vertu, la décence, l’honnêteté sans tomber sous le coup de la loi.

En effet, selon les critères en vigueur, défendre l’hétérosexualité, le mariage traditionnel exclusif entre un homme et une femme, l’éducation hétérosexuelle des enfants, c’est fatalement opérer une “discrimination” envers les autres.

“Les autres”, c’est à dire tous ceux qui ont gravement violé l’ordre naturel depuis l’avènement de l’idéologie homosexuelle dictatoriale et qui se considèrent comme parfaitement normaux, sains d’esprit, équilibrés...

Si vous embrassez la cause conventionnelle, si vous soutenez les vérités traditionnelles, si vous enseignez aux bambins que le garçon doit s’habiller en garçon et que la fille doit s’habiller en fille, alors vous devenez un criminel aux yeux de la république.

Vous serez qualifiés d’homophobes.

A noter que ce terme “HOMOPHOBE” est considéré comme l’infamie suprême en ces temps délirants...

Bref, la société française n’est plus qu’une usine despotique destinée à homosexualiser ses enfants, à remodeler la mentalité de sa jeunesse pour en faire un fruit pourri jusqu’au trognon.

Le résultat de cette profanation collective des consciences, de celle détermination finale à inverser les valeurs les plus essentielles, voire les plus sacrées, planifiée en haut lieu par nos dirigeants satanisés, c’est la légalisation, la valorisation, la diffusion de toutes les perversions.

Osez critiquer ces faits et vous serez irrémédiablement ostracisés, censurés, condamnés !

Telle est la situation de la France en 2018.

Bon courage à tous !

Raphaël Zacharie de IZARRA

vendredi 29 juin 2018

1270 - L'infini à ma porte

Pour cette écume de chair et d’étoile mêlées, je ressens des flammes oniriques et des flots lunaires, des flux astraux et même parfois des feux gastriques car, virtuellement, je vomis d’ivresse esthétique le contenu de mes viscères lorsque je songe au faciès de Farrah Fawcett.

Féérique, elle le fut.

Avant de vieillir, ternir, flétrir, périr.

Mais l’héritage laissé par cette beauté sans péché - éphémère, inoubliable - est incommensurable car gravé à jamais dans mon âme d’esthète obsessionnel comme une épitaphe névrotique sur une tombe fabuleuse.

Morte, elle chie de la pure lumière dans l’espace intersidéral et abreuve nos télescopes de merveilles infinies. Et cela, en vertu de ce qu’elle fut de son vivant : l’incarnation exacte de l’inattendu, au-delà de toute référence académique.

Parce que ses traits n’entraient dans aucun cadre aux angles droits, cette femme s’est universellement intégrée dans les gènes de toutes les arabesques de la Création.

D'un bout à l'autre du Cosmos.

Depuis les tempêtes sulfureuses de la planète Vénus en passant par les plus lointaines galaxies peuplées de mondes étranges et brillants jusqu’aux rivages froids, monotones et familiers de la plage de Cayeux-sur-Mer.

jeudi 28 juin 2018

1269 - Je ne suis pas un romantique

Je ne suis pas du tout “fleur bleue”.

Plutôt âme de glace et coeur métallique.

Avec une poigne d’acier dans un gant d’épines.

Moi les bouquets de roses, les chansons d’amour liquoreuses et les pleurnicheries d’oiselles évanescentes, je les pulvérise, les écrabouille, les ratatine d’un coup de talon patatesque accompagné de mon rugissement terrible de lion dominateur !

La femelle émotive en proie à ses vapeurs de châtelaine affectée prête à s’évanouir dans la dentelle pour une peccadille, je lui destine directement ma grosse paire de châtaignes torgnolesques entre les fesses !

Un bon coup de trompette au cul, rien de tel pour remettre à leur place les bécasses en crinoline ! Ces papoteuses en robes bouffantes qui nous les gonflent avec leur idéalisme de baudruches pleines de sensibleries, je les réduis sans état d’âme à des réceptacles de mon hippopotamesque massue !

Bref, à cette caqueteuse volaille emplumée d’inepties et nourrie de rêveries insipides, je réserve une déculottée magistrale.

Je ne suis pas un romantique.

Plutôt un bras d’honneur et les crocs qui vont avec.

A l’égard des faiblards, des geignards, des perdants, je n’éprouve nulle pitié, aucune compassion, pas l’ombre d’une tendresse.

Les tendeurs de sébiles, traîne-misère et autres crève-la-faim, je leur offre des pains oui, mais dans la gueule ! Je les aide à se relever à grands coups de beignes dans la tronche ! Et croyez-moi, avec ma méthode ils courent vite ces lapins de potence, surtout ceux avec des béquilles !

Je ne suis pas un roseau sensible.

Plutôt une ronce qui réveille.

Moi quand je chante, ce n’est pas pour faire pleuvoir des pétales de coquelicots dans des salons feutrés peuplés de frileuses en jupons !

Les mots qui sortent de ma bouche en verve sont des silex qui tranchent net avec les jours décolorés des endimanchés. Et font saigner les nuits charbonneuses des vrais noceurs... Ma joie à moi produit non pas d’indolores bonbons à la violette mais de délectables perles au vitriol que savent savourer les ogres de ma race. 

Je ne suis pas une nouille molle. Pas une poule mouillée. Pas une moule pouilleuse. Pas un baveur de sentiments flasques. Pas un caniche à frisettes. Pas un buveur de petit lait.

J’avale à pleines gorgées le vin brut de la dure réalité et dévore tout cru les baveux escargots alimentés de salades et autres gluantes limaces croisant ma voile solaire ! 

mercredi 27 juin 2018

1268 - Nuit d'éveil

Je me souviens de cette fin de journée de 1992, juste avant le crépuscule. 

Le ciel était profond, chargé de nuages, la plaine vaste, très vaste, l’horizon énigmatique.

Je me trouvais dans l’Est de la France, mais peut-être finalement plus loin encore... Assis sur le côté passager d’une voiture roulant vers une destination lointaine et sans importance, les images de ce monde traversé à 90 kilomètres-heure défilaient sous mes yeux mi-clos.

Après un léger assoupissement dû au ronronnement du véhicule filant en ligne droite, je commençai à sortir de ma torpeur.

La route semblait irréelle. Le paysage paraissait de plus en plus immense. Tout prenait peu à peu des allures inexpliquées et éclatantes.

Je ne me sentais plus installé à l’intérieur d’une automobile fonçant sous le couchant, mais emporté ailleurs. Je levai la tête.

En regardant les nues à travers la vitre, c’est l’Univers entier que je voyais !

La lumière du Soleil trouant par endroits la couche nuageuse devenait comme un livre ouvert, vertigineux, et dans cette encyclopédie éblouissante, quasi divine, je lisais des choses admirables, grandioses, absolues !

Ce jour-là j’ai voyagé au-delà du visible, pénétré jusqu’au coeur du Cosmos, plané à hauteur du nid de Dieu.

Le plus étrange, c’est je comprenais ce qui m’arrivait.

Je venais d’entrer dans une autre réalité, la Réalité probablement.

Le chauffeur conduisait en silence, ignorant tout de ce mystère. Je ne lui ai rien dit de mon aventure intime, son monde à lui se bornant, je le devinais bien, à de frustes aspirations, de bestiales affaires.

Tard dans la nuit il me débarqua aux alentours de Paris, en pleine campagne. Et bientôt je perdis mon chemin.

Marchant dans le noir, désorienté, encore à des centaines de kilomètres de mon foyer, je ne m’inquiétais guère pourtant.

En moi, tout brillait.

mardi 26 juin 2018

1267 - Effets d'une fée

Elle dédupontise aujourd’hui encore les gros lourdauds, avive les vins de la vie quotidienne, affine les pains des jours sombres, rend l’air soit solaire soit floral...

Hanté par cette morte qui patauge avec légèreté dans ma tête, je marche dans la boue en croyant planer dans l’azur.

Et mes nues sont nivéennes, mes vues aériennes, mes nuits ailées.

Farrah Fawcett avait une mâchoire pour séduire les crânes pleurnichards au fond de leur tombe, des yeux pour bleuir le ciel de la planète Mars, des lèvres pour faire fleurir des points d’interrogation dans le Cosmos.

Ses pommettes étaient des tomates farcies d’irrationnel. Ses sourires des papillons sculptés dans la chair. Son front de femelle née de l’éther, un horizon de brumes fécondes mêlées d’herbes folles.

Son image figée sur Terre est un autel éternel dédié à la plus squelettique des roses de l’Univers. Son visage envolé, un oiseau porteur de nouvelles sidérales. Cette défunte a laissé ici-bas sa durable empreinte : un paysage de pure beauté, de lignes absolues, de traits parfaits.

La peau d’une déesse sur un marbre à sang chaud.

samedi 23 juin 2018

1266 - Oiseau d'éhter

A ces dindes lourdes au vol ras et au lustre épais que l’on croise ordinairement entre rues et caisses de supermarchés de nos provinces, ma préférence va vers la légèreté et la finesse céleste de Farrah Fawcett.

Cette sublime bécasse américaine aux traits surnaturels et aux ailes de fauvette excite mon écriture et fait monter sa sève que je déverse en des jets vifs et palpitants. Ma verve se durcit à l’évocation de cette femelle d’os et de lumière. Et mon verbe se liquéfie lorsque je chante sa sidérale beauté.

Pour cet astral volatile j’ai des mots aussi aériens que telluriques.

Inspiré par l’éclat carnassier de sa face de silex et l’or onirique de sa carcasse angélique, ma plume plane entre ses flancs d’éther.

Ma lyre grinçante se rossignolise en croisant le bec de cette fine fée.

Mes pensées s’enclumisent à l’évocation de cette plumesque écume.

Et mes voyages vers les sous-préfectures deviennent des épopées intergalactiques dés qu’elle m’apparaît avec ses grands airs d’azur...

Farrah Fawcett était un nuage avec un visage. Une image avec un plumage.

Une Vénus venue de la Terre qui berçait le Cosmos et faisait rêver les étoiles.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=7F7BYOkNbuk&feature=youtu.be

http://farrah-fawcett.blogspot.com/2018/06/37-oiseau-dether.html

lundi 18 juin 2018

1265 - Mon coming out

Il est temps pour moi de dévoiler la vérité à mon entourage, au pays, à ce siècle et au monde entier.

C’est un coming out retentissant que je fais ici.

Il m’en coûtera ce qu’il m’en coûtera mais je me jette à l’eau. Je balance tout à la face de l’Univers qui me jugera ou ne me jugera pas mais tant pis. Ou tant mieux ! Le voile sera levé, la messe sera dite.

Voilà : je suis normal.

Normal, je veux dire hétérosexuel, chrétien, phallocrate.

Autre chose qu’il sera difficile de faire entendre mais c’est un coming out explosif, je le rappelle : je suis pour le mariage traditionnel intègre, pour l’éducation saine de nos enfants, pour le respect absolu des codes élémentaires structurant notre société.

C’est à dire que je suis pour l’exigence au lieu de la mollesse, en tous domaines.

Je suis normal sur ces points-là, terriblement normal, ce qui fera de moi une cible de choix après ces aveux éhontés, j’en ai bien conscience...

On ne trouvera sur ma personne aucun piercing, nul tatouage, pas l’ombre d’une marque d’allégeance aux modes impies !

Cet impardonnable rejet de tant de “richesses” fera de moi l’ennemi absolu du système actuel, je ne l’ignore pas.

Je suis normal, autrement dit intérieurement pauvre, pas ouvert d’esprit, triste, arriéré, psycho-rigide aux yeux de ceux, de plus en plus majoritaires, qui adoptent les tendances “modernes” de leur époque...

J’oubliais le pire... Je suis normal également dans mon choix idéologique : je suis royaliste.

Bon je sais c’est un coming out pas comme les autres, particulièrement fracassant mais quand même, là je sens que je viens de dépasser les bornes de la décence...

J’atteins ici les sommets de la perversité. On va carrément me lyncher...

En effet, royaliste ça inclut le fait d’accepter d’être dirigé par des “têtes couronnées qui vont à la messe” et qui n’en ont rien à foutre de la laïcité !

La laïcité, cette Sainte Vierge républicaine protectrice des pédés, des enculés, des sans-âmes et autres “rebelles” de tous bords.

Et pourtant j’assume toujours.

Je suis normal.

Hétérosexuel, chrétien, phallocrate, royaliste.

Voilà, mon coming out est terminé.

Merci à tous les progressistes de m’avoir péniblement écouté.

A présent je suis prêt à passer devant le tribunal de cette dictature de France que je viens d’outrager par mes propos scandaleux.

mercredi 13 juin 2018

DÉCLIC FINAL

En cliquant sur cette chaîne (une parmi tant et tant d’autres du même acabit) https://www.youtube.com/channel/UCPk0DZbTVSaYHd4WhahcmdQ/videos  j’ai eu le déclic.

J’ai compris qu’il n’y a plus rien à espérer de notre civilisation rongée en son coeur.

- Quand des parents sont fiers de la “réussite” de leurs enfants sur YOUTUBE parce qu’ils promeuvent la honte, l’indécence, la déviance en prenant cela pour des preuves de vertus, d’ouverture d’esprit et de tolérance

- Quand ces enfants parlent avec un tel succès de sujets aussi graveleux devenus à leurs yeux des banalités à prendre à la rigolade

- Quand YOUTUBE met en avant ces genres de vidéos et censure les rares “arriérés” courageux qui comme moi osent émettre la moindre petite critique envers ces faits

- Quand la police aux ordres, la justice complice et pas du tout impartiale, les hommes politiques totalement pervers soutiennent cette mentalité de putrescence morale, culturelle, sociale, civilisationnelle du peuple de France, de sa jeunesse, de ses institutions, de son idéologie

- Bref quand la corruption a atteint un tel niveau dans la rue, dans les têtes, dans les plus hautes sphères du pouvoir, alors je me dis que tout est fini.

Vraiment fini.

Il est inutile de tenter de nager à contre-courant, ce n’est que pure perte de temps et d’énergie.

Ce qu’il faut faire : la fermer, baisser les bras, penser à autre chose. Ne plus s'occuper de politique, se consacrer à l’art, à la pêche à la ligne, à la promenade, etc...

Toucher les allocations en ce qui me concerne, sans le moindre scrupule, et vivre ma vie dans l’indifférence de cette merde généralisée. Me donner au beau, au vrai, au bien en ignorant le reste.

C’est le conseil que je donne à ceux qui seraient tentés par la vaine expérience de la résistance.

Ne résistez pas car cela ne servira à rien, pensez juste à faire autre chose de plus agréable, de plus épanouissant pour vous.

Raphaël Zacharie de IZARRA
  
CONSTAT LUCIDE

La France est foutue, finie, en plein effondrement.

Les combats sont perdus d'avance, il n'y a plus rien à sauver, juste à assister au naufrage (et autant le faire avec cynisme et jubilation).

Et même précipiter sa perte en en rajoutant une grosse louche : promouvoir la zoophilie, l'enseignement sodomite dés la maternelle, la haine de l'hétérosexualité, l'amour immodéré pour la racaillisation des banlieues au nom du multiculturalisme, l'avortement de confort, l'homosexualisation accélérée des enfants, l'invasion de nos villes et campagnes par des hordes d'étrangers quasi ignorant de notre Histoire, la mise hors-la-loi des défenseurs des valeurs traditionnelles de la famille, etc.

Il n'y a plus rien à faire, plus rien à sauver, plus rien à espérer, sauf la création d'un "orifice sexuel artificiel pour tous" dans le cadre de "l'égalité des citoyens quant au droit de jouir avec n'importe qui et n'importe quoi".

Hommes et femmes égaux dans la liberté d'être ce qu'ils veulent être indépendamment du déterminisme anatomique, traditionnel et socio-culturel ! Vive le mélange des cultures, vive la libération des carcans de tous bords et vive l'orifice artificiel de la jouissance déconditionnée !

Je propose également de repeindre notre drapeau national avec les couleurs de l'Islam, de l'homosexualité et du mariage zoophile.

On est progressiste jusqu'au bout ou on ne l'est pas !

Raphaël Zacharie de IZARRA

mardi 12 juin 2018

1264 - La littérature, c'est de la confiture !

En ce siècle de radotages béats, de certitudes fondées sur des légendes de toc, de panthéonisation de mythes bavasseux, époque de gobeurs passifs confortablement assis sur des tonnes de manuels didactiques et de productions universitaires sclérosés dans le faux, la pompe poussiéreuse, l’éblouissement abscons et la docte sottise, il faut que l’évidence soit proclamée aujourd’hui avec d’autant plus de tonnerre !

Ce système, sacralisé par de savants crédules, a assez produit de sornettes littéraires, assez pigeonné les naïfs, assez flatté les creux érudits, assez alimenté les assoiffés de vide ! Nos bibliothèques, dégoulinantes de bave inféconde, ont été patiemment escargotisées par les accoucheurs de néant, les promoteurs de fumées, les apôtres de l’artifice !

Moi j’ai le courage d’affronter la doxa lettrée et de rétablir le vrai. Je m’expose au feu institutionnel sans crainte du ridicule.

Les ridicules, ce sont ceux qui bêlent en broutant sans broncher l’herbe estudiantine indigeste aux saveurs frelatées qu’ils prennent pour un mets de roi...

Nul n’ose cracher dans cette soupière pleine de poires insipides et de navets stériles devenue leur olympe potagère.

Aux yeux de ces pédantes andouilles chaussées à la mode du moment, les dieux de la plume siègent dans les chaussettes de l’archiduchesse ou bien sur le fronton de la mairie de la ville de Vire et pas ailleurs !

Bref, leurs sommets alambiqués ne dépassent pas la zone officiellement affichée.

Incapables de boire l’eau claire de la simplicité qui éclate de vérité, ils préfèrent s’abreuver aux sources les plus inintelligibles.

Voire les plus bêtes.

Ils adulent benoitement l’obscur, l’hermétique, le complexe, le rien, le vent, le vain, toutes ces fadaises parées de sublimes prétentions...

Et méprisent la lumière, ce diamant des âmes sans mensonge.

Pour ces experts en bla-bla, propagateurs de l’ennui intellectuel et de l’insignifiance artistique, le livre digne de ce nom se doit d'être une enclume.

Pour moi les Claudel, Péguy, Mallarmé, Bataille, Bernanos, égocentriques tourmentés, lourds, épais, sinistres, soporifiques, austères et même mortels, ne valent pas un entremets à la vanille.

Ce sont là des écrivains des abysses de l’être et non de ses merveilles.

Seuls les gogos en mal de vertiges gastriques se laissent prendre aux séductions névrotiques de leurs rutabagas.

L’écrasante majorité de la littérature française n’est qu’une monstrueuse coulée de confiture écoeurante tartinant nos institutions figées.

Moi, je ne jure que par l’onde limpide teintée d’azur léger des auteurs de hauteurs.

dimanche 10 juin 2018

1263 - Flamme de lyre

De sa tête de femme à face de muse cascadait une écume de rêves étincelants, comme une bière des dieux descendue des nues.

Farrah Fawcett ressemblait décidément, en son temps de gloire, à une statue de mythe et de lumière, à une légende de sable et de soleil, à une étoile de notre Terre...

De près, ses doigts osseux étaient ceux d'une sorcière, ses yeux ceux d'une créature batracienne, son corps plat celui d'une anonyme image.

Mais vue depuis l'oeil de l'esthète, l'ensemble valait l'or du ciel, c'est à dire l'azur de l'homme.

Cet animal d'éther sorti du siècle comme d'un chapeau, c'était la Lune en somme : une énigme qui hante les nuits, obsède les esprits, vogue dans les songes.

Femelle incarnée dans un visage de déesse ? Divinité entrée dans une peau humaine ? Astre irradiant ses rayons d'éternité à travers une carcasse de mortelle ?

Oiseau éphémère, fleur immatérielle, carnassière ailée, nymphe de chair et  d'artifices ou bien fille d"Hélios, cette Séléné squelettique plane dans le firmament de mes plus vaporeuses conceptions poétiques.

Une sorte de phosphore tout autour de ma plume.

samedi 9 juin 2018

1262 - Grenouille céleste

Elle avait des bras d'autruche, un corps d'insecte, des jambes d'échassier, d'épaisses chevilles de percheron, la face  spéciale et glaciale d'un soleil allumé plein de neige spatiale.

Vous trouvez que cette phrase ne veut rien dire ? 

Je vous répondrai que la beauté, le monde, votre propre présence dans l'Univers sont choses autrement plus mystérieuses que mes mots pour parler de Farrah Fawcett.

On exprime l'inexprimable comme on peut.

Moi j'évoque cette morte qui fut radieuse sur Terre avec des tournesols dans ma plume, du vin doré dans ma tête et du jus de citron dans mes veines. Tout cela est bien abscons, j'en conviens...

Pour enfoncer le clou, j'ajoute que je réserve le jaune d'oeuf traînant dans mes pensées à l'élaboration de ce tableau stellaire.

Avec cette Vénus texane j'ai fortement tendance, et c'est remarquable, à peindre des étoiles avec des ovules.

Autrement dit, je pars du coco pour arriver au Cosmos.

Ca, c'est l'effet "Farrah Fawcett".

Cette fleur surnaturelle, avant de devenir pourriture ordinaire, eut l'insoupçonnable opportunité de faire éclore en moi de glorieux postillons de vérités esthétiques extra-planétaires, totalement sidérales et même  résolument intergalactiques, bref de purs sentiments cosmico-papillonesques.

vendredi 8 juin 2018

1261 - Face invisible du Soleil

Je pourrais parler de cette Vénus magistrale en termes d'azur, d'onde et de feu.

Choses vues et revues depuis la nuit des temps, figées dans l'airain ordinaire des merveilles ordinaires...

Non, pour évoquer Farrah Fawcett avec plus de lumière et davantage de vérité, je tremperai plus volontiers ma plume dans le pétrole de son Texas natal afin d'écrire son histoire sur la feuille terne des jours de pluie de ma vie brillante.

Telle est la vraie clarté émanant de ce gouffre plein de poésie et d'énigmes.

C'est aussi dans les cailloux de la mer et dans les yeux des corbeaux de mon enfance que je grave son visage sans égal.

C'est également dans les vallées sombres et perdues des taïgas lunaires que je croise parfois son regard bleu comme des horizons de brume.

C'est encore au bout des chemins inconnus que je me remémore ses traits aussi célèbres que les flammes du firmament.

J'ai fait une montagne de cette face de rêve, moi la face de rat, elle la figure d'ailée divine...

Je suis le seul au monde à chanter sur tous les tons et de bas en haut ce bipède femelle au front d'immortelle.

Avec ses appas absents, ses artifices oubliés, ses lignes rocailleuses mais sa tête de galaxie, la tige blonde comme des céréales idéales sous le soleil de Picardie a fait de moi le chantre de sa cause à facettes infinies.

vendredi 1 juin 2018

MORT DU MAIRE DU MANS

Il avait l’allure olympienne, le geste ample, le front impérial des hommes de voies royales aux vues supérieures.

Et la légende qui va avec.

Jean-Claude BOULARD était un oiseau magistral, un coq à panache, un César dûment estimé : en plus de la mairie mancelle dans sa poche il avait deux ailes d’envergure et une plume de choix.

Blond, imposant, superbe, l’aigle coiffé de lumière prenait des airs de droite mais volait à gauche... Choses à dire ou à ne pas dire qui lui conféraient cependant d’irrésistibles séductions...

Avec sa tête d’orateur antique, sa voix de tribun, sa naturelle autorité, l’élu devenait parfois authentique tragédien.

Grand personnage de la vie publique, sous son écorce de maire l’homme du Mans laissait apparaître son angle épique, sa figure théâtrale, son abord chaleureux. 

Jean-Claude BOULARD, cette face de porteur de lauriers dont la ville et ses citoyens se souviendront, de son vivant brillait déjà comme un marbre.

Pour le reste, je veux parler de sa politique de gauche, l’Histoire retiendra ou ne retiendra pas son nom... Mais cela n’est plus notre affaire.

Je retiendrai pour ma part, et c’est déjà assez pour n’être pas vain à mes yeux, sa silhouette de statue romaine dans les rues du Mans.

Adieu monsieur le maire, je ne vous détestais pas.

Raphaël Zacharie de IZARRA