dimanche 23 mars 2014

LES FEMEN SONT DES SAUCISSES CADAVÉRIQUES

Les FEMEN sont des coches hystériques en quête de sauce au coq. Délire inaccessible de cloches décidément trop plates...

Ce sont des tribades dégénérées adoratrices de leurs propres cloaques voués à la perversion du siècle et à la stérilité satanique. Elles scient des croix à la tronçonneuse comme elles trancheraient ces phallus nôtres qui les fascinent tant mais qu’elles haïssent et jalousent car ils leur rappellent leur condition de pondeuses apolitiques.

Ces petites morues décadentes refusent la loi génésiaque consistant à fermer leur gueule d’écervelées et à ouvrir leur hymen consacré à la mise au monde de mâles supérieurs.

A la sage soumission à la cause divine elle préfèrent les ivresses rances de l’amour contre-nature : elles fuient les sains phallocrates et hautains aristocrates de mon espèce pour se vautrer dans le purin lesbienno-dupontesque à la portée de leurs tripes de grognasses et cervelle de porcines.

Réduites à l’état de viandes hurleuses profanatrices d’autels religieux -qu’elles associent à nos temples séminaux-, ces andouilles fumées aux idéologies infernales sont des parodies involontaires de nos stupéfiants et admirables sexes masculins, mais en versions flasques.

Les FEMEN sont des saucisses molles accoucheuses de cadavres. Des génératrices de bébé morts. C’est à dire de mensonges.

Le ventre de ces génitrices du diable enfante le néant.

Ce sont les mères de la fausseté.

Avec leurs menus nichons nus fièrement arborés pour principal étendard, il n’est pas plus ridicule ni plus déplacé de sortir nos zobs bien tendus sous leur nez en guise de drapeaux !

Moi je dis que la vérité divine en cette époque troublée est magistralement incarnée par nos magnifiques sceptres dressés à la gloire de notre supériorité virile et non par les piètres mamelles de ces grogneuses cochardières, de ces charcuteries vulgaires, de ces connes “cornichones” de FEMEN.

mercredi 5 mars 2014

1046 - Réponse à mon voisin du dessous

Mon voisin répond - voir texte numéro 1040 “Lettre à mon voisin du dessous" http://izarralune.blogspot.fr/2014/02/1040-lettre-mon-voisin-du-dessous.html - que ma conception de la poésie est quelque peu rancie et qu’aux lueurs morbides de la lune il préfère l’éclair magistral du soleil. Il n’a pas totalement tort.

Ma réponse :

Pierre,

C’est dans les lunaires moisissures du XIXème siècle que le grand IZARRA brille de ses feux glauques et doux, même s’ils sont périmés pour le monde.

Le phosphore est mon soleil.

Mais il est bon que les muses se manifestent aux élus à travers leur diversité. La poésie s’adapte selon la nature, les préférences de chacun. Pour les uns elle se lève à sept heures du matin comme tout le monde, pour les autres elle est franchement noctambule. Elle hante ou le caillou ou le diamant. Elle prend l’apéritif parfois à l’ombre, parfois en pleine clarté, quand elle ne préfère pas jouer au golf toute seule sur les toits des cathédrales, quelle que soit la météorologie.

A chacun sa muse.

Moi je ne respire à plein régime que dans les miasmes rances et morbides d’un XIXème siècle aux fondations délicieusement poussiéreuses, pesantes, plombées, vétustes, surannées. Ma muse a des relents de formol et de naphtaline, elle est tout à la fois le pur produit et le contre-produit de l’obscurantisme du “siècle neurasthénique”, née des rêveries littéraires des hôtes des mansardes provinciales d’une société où triompha une bourgeoisie étriquée et pudibonde.

C’est mon monde désuet, mon alcôve de fleurs séchées, mon olympe de songes pétrifiés, mon idéal poétique.

La poésie est partout en vérité, je ne l’ai jamais ignoré.

Depuis les flammes grandioses d’Hélios jusque dans les humbles champignons de nos caves. Depuis les immatériels octets de mon ordinateur assemblés pour former de vives pensées jusqu’à la fine limace glissant sur la feuille de laitue de ton assiette, et que tu faillis avaler. La poésie surgit par enchantement là où est étonnement, vie, lumière, ombre, mort, laitue et même passoire. Tant que la pureté domine.

Si sous ton soleil l’air est aussi respirable que sous ma lune, alors va, et que ses ailes géantes t’emportent en son paradis de flammes et de rêves flamboyants.

Quant à moi, je reste sous les lueurs blafardes et mélancoliques de la vagabonde de mes nuits d’insomnies.  J’adopte comme une psychose poétique les plus indigestes clichés du genre.

Et les fonds de poubelles demeureront longtemps encore mes plus chères sources d’ivresses nocturnes. Une pêche aux trésors effectuée en plein midi, aux yeux de tous, m’apportant le sel nécessaire de cette vie du XXIème siècle et fertilisant ainsi mes plus belles nuits izarriennes.

Veilles fécondes qui ensemencent l’Univers de beauté.

1045 - Visages du passé

Sur cette photographie datant de 1880, dix faces hors du temps fixent un des tous premiers appareils photographiques de l’histoire humaine, laissant ainsi pour les millénaires à venir la glorieuse empreinte de leur humble passage sur notre planète.

Dix visages sans nom, sans histoire, anonymes de l’Inde profonde noyés dans le XIXème siècle. Oubliés de tous. Rendus à la poussière, tous. Hommes, femmes, enfants. Ensevelis dans le sable du temps.

Dix faciès uniques, dix personnalités ayant fait leur chemin temporel, qui ne réapparaîtront plus jamais, en aucun lieu de l’Univers que ce soit.

Ces individus semblables à nuls autres, exclusifs, irremplaçables, passagers ordinaires de Chronos, ombres jetées par hasard ou par on ne sait quelle mystérieuse volonté sur le globe comme des milliards d’autres, ces êtres incarnés en un mot, aussi vagues et insignifiants soient-ils à nos yeux embourgeoisés d’Occidentaux du XXIème siècle, et qui depuis cent ans ne sont plus de ce monde, moi je les observe, les contemple, tente de les sonder, m’interroge à leur sujet.

Ces silhouettes issues d’un âge révolu, enterré, rendu au néant, ne me sont pas étrangères, à force de leur prêter autant d’attention.

Je scrute leurs traits, essaie de deviner leurs pensées et m’imagine même physiquement à leurs côtés, en train de les côtoyer dans leur intimité.

Ces humains qui regardent le photographe et que je regarde à mon tour sans que, à cent trente quatre ans de distance, ils en eussent eu conscience, c’est moi-même, c’est mon voisin de palier et le passant dans la rue, c’est n’importe qui et tout le monde, c’est vous, c’est nous tous, c’est le grec antique, le hère du Moyen-Âge et le pharaon de l’Egypte ancienne, c’est le clochard de nos cités modernes et c’est le quidam africain, océanien ou européen du VIème siècle avant Jésus-Christ.

C’est l’Humanité totale.

La photo est belle, les visages m’intriguent et ces regards disparus depuis des lustres et des lustres se posent sur moi, indirectement.

Aussi je prends le temps de m’imprégner de ces têtes devenues crânes ou bien cendres, m’attardant sur les moindres détails de ces inconnus, me plongeant avec une sorte d’ivresse sacrée au fond de chacune de ces dix âmes, de ces dix personnes, de ces dix mortels ayant brûlé leur terrestre chandelle et qui, devenus j’ignore quelles inconcevables entités éthériques, pures pensées ou formels fantômes sont, au moment où je leur consacre ces lignes, les sors du néant de l’indifférence générale, dans je ne sais quelle sphère inexprimable et immensément lointaine de la nôtre...


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lundi 3 mars 2014

1044 - Mélancolie des vespasiennes

Rescapées urbaines d’un siècle poussiéreux aux relents de petits vins blancs et d’encaustique, arabesques d’émail et de métal forgé d’un autre âge où la lenteur était vertu et le chapeau de circonstance, les vespasiennes hantent parfois encore les rues de nos villes de leur élégance anachronique.

Fantômes charmants imprégnés de nostalgie, spectres citadins pleins de souvenirs perdus, vétustes témoignages des moeurs honnêtes et précieuses de nos aïeux, naufragées des rives vieillottes du joli temps, les pissotières ancestrales sont les âmes immobiles de nos cités modernes.

Les ombres figées des chaussées anciennes.

Ces vieux urinoirs à l’abandon sont la dentelle désuète de nos agglomérations de béton et de verre fumé.

Moi je regarde toujours ces espèces de “kiosques d’aisance” totalement démodés avec mélancolie, respire de toute mon âme l’éther suranné se dégageant de ces latrines antiques et me laisse emporter par ce “formol littéraire” pour me retrouver plus de cent ans en arrière.

Face à ce mobilier public périmé, muettement se révèle alors à moi un passé paisible et gracieux. Et je sens le roulement doux et mesuré d’un monde au pas peu pressé, la marche légère d’une société peuplée de gens modestes aux allures familières, entre réserve et délicatesses. Je perçois la proximité d’une époque calme et prodigieuse où à la vapeur étaient associées puissance et poésie.