mercredi 31 octobre 2012

RAM-DAM POUR NEW YORK, SILENCE POUR LA LUNE...

Suspect ram-dam des médias pour des peccadilles météorologiques faisant frémir quelques gratte-ciels à New-York alors que des tempêtes d’évènements autrement plus fracassants se déroulent ailleurs dans le monde !

En quoi la vie des amerloques nous concernerait-elle plus que celle des chinois de shanghai ou des indiens de New Delhi ?

En vérité je sais bien que les mentalités et sensibilités occidentales sont instinctivement toutes tournées vers ce pays phare qui monopolise les attentions médiatiques et consciences dupontesques, comme si l’Amérique devait légitimement concentrer à elle seule les regards du monde entier sous prétexte qu’elle produit les pires modèles hollywoodiens et coca-coliens censés être les références culturelles des classes moyennes de la planète...

Cessons de nous faire mener à la baguette par ces médias à la botte de la cause yankee, refusons d’être les complices de l’irresponsabilité journalistique,  ne nourrissons plus cette stérile fascination pour les menus faits concernant l’Amérique, boycottons l’oppression médiatique qui fabrique les pensées de masse, dénonçons les manipulateurs des journaux télévisés, contestons les choix partiaux de la presse qui orientent nos opinions, façonnent nos compassions, jouent avec notre émotivité, imposent nos goûts esthétiques, conditionnent notre morale, toujours dans le même sens : celui de l’Amerloquie et de ses valeurs !

Sandy est une bruyante écume dans le bidet de toilette de l’Amérique qui détourne les veaux des vrais drames silencieux qui se passent dans le reste du monde.

Raphaël Zacharie de IZARRA

dimanche 28 octobre 2012

974 - Névroses à la naphtaline

Depuis trente ans la couronne mortuaire desséchée croupit au fond du placard de la vieille fille, exhalant des effluves voluptueusement âcres, rances et mystérieux. C’est son trésor à elle, sa relique chérie, le point de départ de ses ivresses passéistes. Trente ans d’abstinence sexuelle enragée. Trois décennies de plaisirs délicieusement inassouvis...

Chaque dimanche elle va polir le tombeau familial de ses caresses glacées occasionnellement mêlées de postillons (issus des psalmodies de ses inintelligibles prières), vêtue de son légendaire manteau. Rigide. Plombé par un siècle de retard sur la mode. 

Avec son allure d’une époque révolue, elle ressemble à une statue en marche vers des souvenirs jaunis. Une marche arrière en réalité, grotesque et troublante, en direction de la poussière. Une fuite à reculons.

Sur la cheminée de sa chambre, de vieilles photos voilées par le temps présentent des visages graves de gens morts et oubliés. Comme de pâles fantômes en noir et blanc. Figés dans le silence pieux de cette pièce au relent de cadavre, aux couleurs d’ennui.

Au-dessus de son lit, désert de sècheresse, véritable temple de tristesse, éden de chasteté interdit aux hommes, bref sanctuaire de sa solitude, un crucifix rouillé veille sur la pureté de son hymen.

Ce chignon ambulant affectionne les atmosphères pesantes, austères et sinistres des dimanches de pluie passés à coudre en songeant au passé dans la pénombre de sa demeure honnête et navrée. Avec pour seules compagnies le grand corps froid en bois de l’horloge et le chant monotone de la théière suant sur le feu.

Le “cercueil debout qui sonne les heures” est d’ailleurs la seule silhouette vaguement humaine avec qui elle a des rapports un tant soit peu intimes. Le soir en la remontant elle lui confie les menus évènements survenus dans sa journée vide, que ce soit à propos d’un dé à coudre égaré ou d’un oiseau venu chaparder quelque miette de vieux pain, lui parle de son existence de recluse, de ses errances au cimetière, de son renoncement à la chair, de sa mort, enfin de tous ces sujets insignifiants, mais surtout morbides, qui lui sont chers.

A cinquante ans, cette plante sans saveur aux formes atrophiées par des années de prières hypocrites s‘est subitement enflammée pour son curé, un trentenaire séduisant et musculeux au regard cérulescent dont elle convoite les mâles faveurs depuis sa rêche alcôve (en prenant soin lors de ses fièvres lubriques de retourner le crucifix).

Après quelques vaines, pathétiques et calamiteuse tentatives de séduction auprès de cet improbable objet de culte amoureux, blessée de n’avoir point été désirée par l'éphèbe d’église, elle s’est définitivement réfugiée dans ses névroses.

Désormais chez elle la pluie monotone de la pendule meuble toute sa vie, tissant de ses tic-tac horripilants un suaire de spleen sans fin.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/74782f59f06a098f58d1d65e4e3626ba/

http://www.dailymotion.com/video/x55ith4

jeudi 18 octobre 2012

973 - L'arnaque de la misère

L'exclusion telle qu’elle est généralement décrite par des observateurs alarmés est un phénomène extra marginal. Elle ne concerne qu'une infime partie de la population. On voudrait nous faire croire que cette forme extrême d’exclusion sociale est une généralité, c'est faux !

En France, pays de sécurité alimentaire, médicale, technologique et d'extrême opulence, la "misère" est un abus de langage.

Les "miséreux", selon la définition générique, ne sont que des insatisfaits capricieux s’estimant mal lotis tandis qu’ils croulent sous les richesses. Ou bien des malades mentaux qui font la manche alors que rien financièrement ne les y oblige puisqu’ils sont pensionnés. Beaucoup de tricheurs aussi parmi les mendigots (j’en débusque parfois directement dans la rue en les interrogeant sur leurs revenus sociaux parallèles).

Cela dit je reconnais qu'il y a un réel problème quant au logement, au prix des loyers pour la plupart des faibles revenus. Il est vrai que certains loyers absorbent une grande partie des faibles revenus. Mais il existe des solutions, parmi lesquelles une que j'applique moi-même (non pas surtout par souci d'économie mais par simple habitude et confort, mon bien-être hivernal étant de vivre en harmonie avec la saison) et qui consiste à s'adapter aux températures naturelles en ne chauffant pas l'hiver. Un mode de vie sain (sport, locomotion musculaire, esprit positif) permet de se passer avantageusement de chauffage.

Le simple fait de l'existence des “Restaurants du Coeur” et autres entreprises bénévoles ou étatiques du même genre est la preuve de l'opulence de notre pays et de l’efficacité de son organisation d’entraide.

Certes on a remplacé la pénurie de travail par de la générosité. Mais je ne vois pas en quoi cette solution n’en serait pas une à long terme puisque le but de la mécanisation industrielle de toute société moderne est de libérer du travail un maximum de citoyens. Le progrès industriel, n’est-ce pas précisément de faire bénéficier de l’abondance et de la qualité aux multitudes à moindre coût ?

Ce fonctionnement est d’ailleurs parfaitement viable.

Le problème, c’est la mentalité des bénéficiaires qui veulent tous travailler alors que dans cette société industrialisée le travail fait fatalement défaut, ce qui est exactement le but désiré selon la logique de cet ordre économique : rendre le travail rare, l’alléger, le faciliter, l’humaniser si on peut dire, en le confiant à des machines, en le structurant de manière idéologique au service de l’Humanité de la même manière, pour prendre un exemple emblématique, que les photos de Mars, de Jupiter ou de la Lune ainsi que les découvertes fondamentales qui en sont issues sont livrées gratuitement au monde entier par la NASA.

Tel est le paradoxe de notre civilisation industrielle : on fait tout pour libérer les gens du travail en les remplaçant par des machines, par des fonctions autonomes de plus en plus plus efficaces, et pourtant les bénéficiaires de ce modèle réclament quand même du travail, c’est à dire de l’esclavage.

Les “Restaurants du Coeurs” sont l’illustration parfaite de l’aboutissement de ce principe : la société offrant ici ses excès de productions aux gens au chômage, c’est à dire aux citoyens libérés des chaînes du travail. La formule idéale. Sauf que personne n’est content de l’image de ce système considérée comme dévalorisante.

Voilà le grand paradoxe de notre société qui souffre non pas de misère mais d’abondance mal assumée.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/7911bbaa3194263ebcf4d0c32b384fe2/

mercredi 17 octobre 2012

972 - La misère en France selon nos humanistes

A propos de la journée du refus de la misère, la déresponsabilisation et l’infantilisation de l’individu et du citoyen progressent à travers de nouvelles vues sur la question de la prétendue misère, vues toujours plus aberrantes, faussement humanistes, réellement embourgeoisées.
Ainsi des âmes charitables à la pointe de la “modernité humanitaire” se scandalisent-elles de constater que l’espérance de vie en France des ouvriers est en moyenne de six années de moins que celle du notable.

Abyssale stupidité !

Considérer les choses avec cet état d’esprit revient à vouloir se révolter contre la Création entière, se dresser contre les lois naturelles, combattre les “injustices” naturelles (qui en réalité forment la justice de l’Univers, ce qui fait le charme de la vie), se syndiquer contre Dieu lui même... Voir la société sous cet angle ce n’est pas un refus de la “misère” mais un refus de la condition humaine.

C’est le refus de naître, le refus de vivre, le refus de mourir.

Les ouvriers vivent donc en moyenne six ans de moins que les patrons. Oui et alors ?

C’est l’inverse qui serait anormal.

A ce niveau d’imbécillité les âmes généreuses éprises de justice et d’égalités en tous genres ont encore de quoi se scandaliser sur des sujets de révolte sur-mesure face aux infinies petites contrariétés de la vie quotidienne dont sont “victimes” leurs contemporains...

A quand les grandes manifestations humanitaires anti-vieillesse, anti-handicapés, anti-décès ?

Au rythme où s’accélère la bêtise ambiante de cette société de veaux, allons-nous bientôt entendre parler de débats sur la remise en question de la mécanique stellaire qui perturbe nos émissions télévisées avec ses agitations magnétiques autour de la planète ? Faire des procès au Soleil qui ne brille pas assez en mars et trop en juillet ?

En effet les prolétaires en France vivent en moyenne six années de moins que leurs dirigeants. Celui qui y voit de l’injustice n’est pas un humaniste, non.

C’est juste un tyran obsédé d’égalité ayant perdu tout sens des réalités.

Mais surtout, une âme pervertie par le culte de la justice standard nivelée à la hauteur dupontesque.

Bref, une âme appauvrie dénuée de toute poésie.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/beda6de8d2016aba90f0816d3b2ac034/

lundi 1 octobre 2012

971 - La robe de mariée

Le plus méchant symbole de l’amour pot-au-feu est la robe de mariée traditionnelle.

Immaculée conception vestimentaire des âmes ordinaires, grotesque idéal des classes moyennes, dupontesque textile qui fait rêver les masses, la robe blanche de l’épousée est d'une totale vulgarité aux yeux de l’esthète allergique aux gueusailleries que je suis.

Entre parfum de crapulerie conjugale, échos de casseroles et infâmes intonations de voix de prolétaires, ce voile de fabrication industrielle glorifie surtout la fausse virginité et vraie trivialité de la femelle populaire qui le porte. Il incarne également les promesses d’un quotidien mortellement ennuyeux plutôt qu'un radieux gynécée.

L’habit de la mariée n’est qu’une forme onéreuse et grand-guignolesque de désenchantement futur, un carcan d’illusions indigestes et d’artifices puérils débouchant une fois sur deux sur un divorce insane et libérateur.

Ceux qui se prêtent à cette farce matrimoniale sont des esprits nécessairement béotiens : pour croire à la “magie amoureuse” de ce déguisement de sapin de Noël tapageur il faut cruellement manquer d’élégance, de finesse et d’acuité. Et ne pas respecter sa femme.

La robe de mariée traditionnelle, c’est le bonheur de supermarché à la portée des propriétaires de maison Phénix. Il ne reste plus que l’achat d’un canapé et d’une tondeuse à gazon pour parfaire leur félicité frelatée d’imbéciles philistins.

Le pire du pire dans ces orgies de mauvais goût populacier, c’est au moment où, entre tradition grossière et superstition roturière, la mariée jette son bouquet de fleurs dans l’assistance.

Mais on rencontre aussi l’ignoble dans les milieux les plus dégradés, lorsque la porteuse d’alliance joue à mettre sa jarretière aux enchères dans de dégradants éclats de rigolade générale.

Tandis que les gens de goût, éduqués, sensibles, de grande classe se marient en noir, avec sobriété, simplicité, discrétion.

La robe de mariée traditionnelle est le plus criard des tue-l’amour.