lundi 23 février 2015

1101 - Aimez la vie !

Tandis que tout autour de moi n’est qu’opulence, beauté, légèreté, douceur de vivre, justice sociale (et même privilèges et chances inouïes en règles générales pour qui a vu le jour en France), je n’entends que plaintes, doléances, jérémiades en tous genres.

Alors qu’un paradis est réellement sur cette Terre, du moins en France, je vis entouré d’une humanité mécontente, insatisfaite, aigrie...

Plus on leur donne à mes contemporains ces bagnoles, ces frigos, ces télévisions, ces canapés, bref toutes ces babioles qu’ils réclament sans cesse en se persuadant qu’ils trouveront dans cette accumulation matérielle leur bonheur, moins ils sont heureux.

Afin que ces ingrats qui maudissent leur sort de repus commencent enfin à apprécier leur existence d’éternels blasés, il faudrait les priver de cette graisse matérialiste qui les étouffe.

Ces pachas qui s’ignorent ne méritent pas leur luxe car ils ne savent pas le goûter. Au lieu de rendre grâces au Ciel pour ces trésors dont ils jouissent depuis toujours, ils le maudissent parce qu’ils aimeraient avoir plus de chaînes de télévisions, une seconde voiture, des vacances plus magnifiques, des chaussures plus chères, une maison plus vaste, un bateau, etc.

Et dans leurs regrets de ne pas posséder encore plus, ils insultent le monde dont les richesses gratuites, universelles, accessibles ne les touchent point.

Le destin leur a offert santé, revenus, facilités, liberté, biens élémentaires mais surtout superflus, aides et avantages en tous genres, et pourtant ils pleurent. Ils se prétendent pauvres, victimes, malheureux, malchanceux, tristes... Ils n’aiment pas leur existence, ils estiment que leur vie est un fardeau, ils trouvent dix reproches à faire à chaque journée qui passe. Ils ont tant de choix de nourritures que le repas du midi devient un problème et le souper un casse-tête, l’indécision face à toute cette abondance les rendant encore moins reconnaissants... Leur salaire, leurs rentes ou leurs allocations ne sont jamais assez élevés, les services publics toujours défaillants selon eux, les restaurants pas assez bons, la météo rarement en accord avec leurs attentes...

Bref, ces enfants de roi sont pourris.

Et lorsque je leur annonce mon bonheur sain de simplement pouvoir rêver sous les étoiles, me promener dans les bois, contempler la Lune (tout en les invitant à suivre mon exemple), ils prennent mes joies virgiliennes pour une injure à leurs aspirations de consommateurs.

Ils se moquent de mon dépouillement qu’ils assimilent à de la misère... A leurs yeux se contenter des choses essentielles et mépriser le secondaire, c’est être un minable. Eux ne désirent que jouir des choses qui se monnayent. Ils ne comprennent pas que je puisse aimer la vie sans artifice car la vie, selon leurs critères, est un puits sans fond à combler de bagatelles, c’est à dire une éternelle insatisfaction.

Ils piétinent ce joyau qui brûle en eux parce qu’ils se sont enchaînés à des vanités. Leur dignité, ils la mettent dans l’apparence de leur voiture, dans le choix de leurs vêtements, dans leur pouvoir d’achat. Et dans leurs sempiternelles récriminations.

En effet, ils se figurent être des esprits estimables, libres et rebelles parce qu’ils se révoltent contre leur condition, font entendre leurs “souffrances”, luttent pour l’amélioration de leur situation... Sur le plan social, matériel, humain, ils sont au sommet mais se croient au fond du gouffre.

Et ils se lamentent du chômage, de la pauvreté, des inégalités sociales, de l’essence de plus en plus chère dont, sans rire, ils se disent les proies...

S’ils ne sont pas heureux, c’est qu’ils ne méritent pas de l’être.

Si, pleins d’ingratitude à l’égard de tout, ils se désolent d’être nés sous cet azur rempli de manne et de lumière, moi je m’envole à leur place. S’ils ne savourent pas ce qu’ils ont et se désolent de ce qu’ils n’ont pas, moi je me délecte du contenu de leurs poubelles. S’ils se voient en martyrs de la vie, moi je les éclaire en leur montrant qu’ils ont tort de cracher sur leur fortune.

Au lieu de leur souhaiter encore et toujours plus de confort, d’argent, de distractions toutes plus imbéciles et abrutissantes les unes que les autres, je leur dis : aimez la vie !

VOIR LES TROIS VIDEOS :

https://rutube.ru/video/b81a8450b3a04c372ba3c27ea7c56018/

https://rutube.ru/video/28ff08062d2791ae08ede2e3202f56ce/

http://www.dailymotion.com/video/x3pzopq

http://www.dailymotion.com/video/x2hzc29_aimez-la-vie-raphael-zacharie-de-izarra_school

vendredi 20 février 2015

1100 - Eloge funèbre pour Monsieur Diard

Vous voilà donc mort monsieur Diard, vous qui sembliez solide comme un marbre, durable comme un siècle...

Je vous ai toujours connu vieillard. En réalité vous paraissiez immortel dans vos cheveux blancs. Vous aviez la ride profonde et le regard silencieux des grands sages. Votre visage était un terreau, vos mains des massues. Et votre parole, rare mais féconde, résonnait comme d’immémoriales sentences paysannes. 

Vous étiez de la race révolue des hiboux d’antan. Le berger de la bête et de la flore, l’ami de la graine et du fagot, l’amant du Soleil et de la Lune. Un oiseau agreste d’envergure onirique. Un seigneur agraire, le dernier des Mohicans sarthois, un poète des labours, le troubadour des pissenlits.

Chaste et vertueux.

Vous sentiez le foin, la pluie, les saisons...

Pour la société vous n’étiez rien qu’un vieux bouseux sans intérêt, un péquenaud dépassé par son époque, un rescapé de la féodalité perdu dans la modernité, un gueux du passé oublié par le reste du monde.

Pour moi et tous les esprits subtils et supérieurs, vous étiez un prince.

Crotté et magnifique. 

Votre univers, votre réalité, votre passé et votre avenir, votre idéal et votre éternité, c’étaient vos champs.

Et rien d’autre.

L’âtre auprès duquel vous réchauffiez votre vie humble et fruste, c’était pour moi un paradis intime qui brûlait délicieusement dans le soir. Un authentique refuge poétique. L’incarnation simple et brute de mes rêves virgiliens les plus purs.

Et lorsque vous avanciez sous la bourrasque d’un pas lent et résolu, inébranlable, le front nu, le regard altier, fourche en pogne,  je voyais en vous une statue en marche. Ou un épouvantail plein de paille et de mystère...

Votre évasion, votre fantasme, votre ambition, votre chimère, votre folie c’était la terre, toujours la terre et rien d‘autre que la terre.

Vous l’aimiez comme un père aime son fils, vous qui n’aviez pas de descendant, pas d’épouse, point de foyer. Votre enfant, le seul que vous avez aimé passionnément, ce fut le sillon.

Vous conceviez la mort comme une prairie sans fin où pousseraient des gerbes d’or que vous faucheriez à l’infini sous un astre étincelant... Je me souviens que vous souriiez à l’évocation de cette rêverie agricole, vous souriiez doucement, les yeux pleins de bonheur, les lèvres murmurant d’indistinctes bénédictions à l’adresse de ce Dieu des paysans qui rayonnait en vous comme l’unique soleil d’une existence vouée au travail champêtre...

J’ignore si en mourant vous êtes arrivé dans ces inépuisables étendues de blés qui vous sont si chères, peut-être avez-vous trouvé encore mieux que ce à quoi vous vous attendiez, mais j’aime à me figurer votre silhouette éternelle parmi les épis dorés, fauchant les récoltes de l’Eden dans un été perpétuel...

Adieu monsieur Diard, je vous aimais beaucoup. Adieu et bon vol dans votre ciel d’azur et d’herbes sauvages, de chaume et d’épeautre, de corbeaux et de chats-huants.

mercredi 18 février 2015

1099 - Preuve de l'existence de Dieu par le miel

La Création est non seulement grandiose mais encore pleine de délicatesse. Elle est mystérieuse, complexe et théâtrale dans ses grandes lignes comme dans ses moindres détails.

Infiniment élevé, cet azur chargé de nuages énigmatiques est pourtant à portée de notre vue, à hauteur de nos pas : le Ciel est un génie qui porte le linge blanc de la simplicité.

Dans ses principes suprêmes, le symbole vaut l’atome et la beauté fait partie des briques élémentaires de la matière. Conçu à l’image divine, l’Univers est plein de sens, de miroirs, de jeux, d’énigmes et de réponses en formes de questions.

La forme révèle le fond, le songe est l’éther du réel, la lumière la pierre de l’impalpable.

Et le roc, la terre, les astres, l’onde et la flamme sont des reflets de l’invisible.

Bref, Dieu a semé des fleurs sur les cailloux et répandu des diamants dans le sable.

Il a truffé la merde de poésie et mis le feu à la neige. Il a inclus des merveilles dans la pourriture qui renaît et insufflé de l’espoir à la cendre issue de l’illumination.

Mais il a aussi orné les sommets de joyaux et jeté des roses dans les étoiles.

Même ce qui est laid est beau : le ver, l’araignée, la fange ou le parasite sont des miracles eux aussi.

Il a donné leur éclat propre aux éléments qui se combinent entre eux tels des feux d’artifices sans cesse renouvelés.

Ainsi les abeilles sont pour moi la preuve de l’existence de Dieu.

Insérées dans la dentelle du Cosmos, elles font partie de ses plus fins et plus admirables rouages.

De leur vol industrieux et fécond, intégré dans le cycle de la vie, sort du miel. Etrange coulée de Soleil surgie de leurs ailes...

De fleurs en fleurs, elles offrent cet or à la Terre à travers une chaîne d’événements aussi aériens qu’absolus...

Dans ce fruit de la nature, je vois le plus grand des prodiges ! Faut-il être divin pour imaginer un processus aussi ingénieux qu’empreint de grâce, de sainteté, de majesté ! Ce nectar est la réunion parfaite de l’utilité et de l’Art.

lundi 16 février 2015

1098 - L'hétérosexualité est un vice, l'homosexualité une vertu

La promotion de l'hétérosexualité devrait être interdite au profil de la seule promotion de l'homosexualité...

Il faut glorifier encore et toujours les pratiques sexuelles entre hommes, répandre dans toutes les couches sociales la douce subversion des moeurs sodomites !

Aujourd’hui l’Education Nationale sensibilise nos enfants aux passions de l’inversion sexuelle dés la maternelle, et c’est une excellente chose. “Papa porte une jupe”, quoi de plus normal dans un monde progressiste ?

La culture gay doit définitivement s’enraciner dans les petits cerveaux de nos chères têtes d’androgynes.

Inculquer aux héritiers de nos idéaux super égalitaires et dégenrés qu’ils ne sont ni des petits garçons ni des petites filles, leur marteler pédagogiquement, dans un esprit tout républicain, que leur sexe physique ne détermine pas leur genre et qu’ils peuvent même, s’il le veulent, porter à la fois les attributs de Mars et de Vénus, telle est la priorité des priorités...

Les futurs mariés homosexuels de notre pays doivent bien comprendre, avant même d’atteindre l’âge de raison, de puberté, que leur sexe est interchangeable, que le déterminisme des genres est une imposture de la Nature, une pure oppression déiste arriérée dont il faut s’affranchir de toute urgence : il n’y a pas de dieu, si ce n’est le dieu de l’homosexualité et les lois du Cosmos sont faites pour être violées par les lois des hommes.
L’école maternelle, puis l’école primaire, sont là pour initier nos poupons à ces réalités suprêmes. C’est même une urgence civilisationnelle. Il faut impérativement HOMOSEXUALISER la société française !

Quant à l’apprentissage de l’orthographe, c’est une chose parfaitement secondaire.

Voire ignominieuse.

En effet, il ne faut surtout pas établir de discrimination entre les élèves. D’ailleurs l’orthographe doit elle aussi être nivelée (c’est dans les projets des philanthropes de notre gouvernement) afin que chacun puisse avoir le droit d’écrire selon sa fantaisie et non selon des règles traditionnelles aussi rétrogrades que discriminantes ! Le vrai progrès c’est de faire correspondre l’orthographe aux nouvelles exigences intellectuelles de nos adolescents dont l’esprit a été reformaté par leurs écrans, et non de tenter de faire entrer un carré dans un rond !

Contrarier la nature des êtres est une violence inadmissible.

Bref, toute volonté de refouler les tendances natives des gens doit désormais être considérée comme un crime !

mercredi 11 février 2015

UN CREUX POMPEUX

Voici un exemple flagrant d’imposture littéraire :

Ici Thierry Méranger, un critique de cinéma travaillant pour “LES CAHIERS DU CINEMA”, parle avec emphase (employant un vocabulaire prétentieux et un ton inutilement avant-gardiste) d’un documentaire montrant le monde paysan.

Avec une complexité atteignant le ridicule il use de phrases savantes et d‘idées complexes pour exprimer des choses claires et simples.

Dans ce milieu de la critique cinématographique haut de gamme il est de bon ton, pour être crédible dans le public et en haut lieu, de faire “prétentieux”…

Du reste les “CAHIERS DU CINEMA” est le type même de revue qui pour donner un lustre trompeur aux oeuvres les plus banales prend soin d’en parler avec des termes compassés. Les gogos dénués de sens critique et impressionnés par les termes érudits et les tournures tarabiscotées du critique-spécialiste tombent dans le piège.

Pas moi.

On aurait pu parler agréablement de ce documentaire.

Avec simplicité et authenticité.

Thierry Méranger en parle avec stérilité à force de vouloir se bercer avec de pompeuses considérations intellectuelles et de mettre d’immortelles majuscules là où il n’y a que de la pisse de vache et des âmes simples en quête de… simplicité.

Raphaël Zacharie de IZARRA

lundi 9 février 2015

PREUVE PAR L'IMAGE (FORTUITE) QUE LES "ORBES" DE GUSS DX NE SONT QUE POUSSIÈRE

Chez GUSS DX, ce ne sont pas des orbes mais des poussières.

La preuve :  chez moi aussi apparaissent des "objets" qui tourbillonnent et montent tout en accélérant, le tout dans une pièce théoriquement sans courant d'air. 


Le fait est là : des poussières dansent, voltigent, montent dans une pièce close. A leur échelle ces particules se comportent selon des normes différentes que celles constatées à notre échelle (micros déplacements éoliens, influences de la température ambiante, électricité statique ou autres phénomènes naturels).

Ce qui nous semble étonnant à première vue est finalement fort explicable dès lors que l'on considère les phénomènes à l'échelle de ces minuscules particules qui se comportent en rapport avec leur poids moindre et leurs surfaces extrêmement réduites.  Bref, voici la preuve  par l'image que ces "orbes" n'en sont pas. Certains rêveurs me rétorqueront que ce que je crois n'être que de la poussière, en réalité ce sont des ORBES... 

Je leur réponds : que celui qui a des yeux regarde  au lieu d'imaginer.

Raphaël Zacharie de IZARRA

jeudi 5 février 2015

1097 - La France izarrienne

Je rêve d’une France de lys, d’une France de sceptre, d’une France bleue.

Une France royale.

Catholique, aristocratique, élitiste, toute en arabesques, dentelles et perruques poudrées.

Une France chantée, maniérée, éduquée, une France roulant en carrosse lustré, une France tirée par de grands chevaux aux fers dorés, une France écrite en belles lettres, une France étendue dans la soie de Versailles, vautrée dans le culte de la particule, parfumée d’azur, éclairée par un grand Soleil hautain qui se lève à quatorze heures...

Je rêve, la rage aux tripes, la bave au coeur, du fiel dans les yeux, d’une France peuplée de Louis où le 14 juillet serait oublié au profil d’un quatorze régnant non en chiffres mais en lettres : XIV.

Une France ou le mot RÉPUBLIQUE serait synonyme de rire, de chimère, d’hérésie, de honte et de misère...

Une couronne, un trône, un palais, de la sainte consanguinité, du parler ancien et d’honnêtes et reconnaissants laboureurs cultivant les terres de leurs seigneurs, voilà la France figée, classique, sacrée, éternelle qui manque à mon âme idéaliste, rétrograde, éprise d’images d’Épinal et de poésie plus que de sens des réalités !

Le peuple, l’aristocratie, le clergé et rien d’autre.

Rien d’autre que le roi.

Le roi. Le Roy dirais-je même, avec le R roulé et le Y obsolète.

Le ROY avec l’accent poussiéreux, en vieux françois qui fleure le bon vieux temps des fiefs, des troubadours et des serfs courbant le dos devant les petits marquis dédaigneux mais cependant bienveillants...

Telle est ma France izarrienne, ma France chérie, ma France magnifiée, ma France intime, ma France authentique.

mercredi 4 février 2015

1096 - Lettre d'adieu à mon voisin Pierre

Tu pars donc, mon voisin du dessous...

Tu pars et moi je reste. Je reste comme restent les pierres.

Toi Pierre tu vas rouler ta bosse ailleurs, loin, là-bas, je ne sais où, à l'autre bout de la Terre. Ou bien sur une autre Lune. En haut d'un escalier différent. Dans le creux d'un songe plus profond. En bas d'une colline plus verte, là où coulera la source de tes jours nouveaux. Une onde à travers laquelle, crois-tu, tes reflets seront clairs, ta vie lumineuse.

Oui et non. Je ne sais pas. Peut-être. Tout changera certes. Mais tout restera figé, tout sera comme avant, tout fera croire à un rêve pétrifié, à un train faisant du sur-place. Comme une roue qui se meut et qui pourtant dans sa course autour d’elle-même revient exactement au même endroit, sempiternellement. Tout part, tout passe, tout tourne et tout revient. Seules les illusions changent.

Bref tu seras loin d’ici et ton fantôme demeurera à jamais sous mes pieds.

Parce que moi, vois-tu, je prends racine sous mes ailes. Je suis un grand oiseau, de plus en plus vaste. Tu en ris oui mais tu le sais. Et plus je m’alourdis, plus mes ailes grandissent. Cet escalier que tu quittes, c’est mon piédestal. Pour m’élever toujours plus haut, je ne dois plus en redescendre. Je te regarde donc t’envoler avant l’heure, Pierre. Tu pars et je t’accompagne de ma plume. Elle est légère, timide, mélancolique un peu.

Je penserai à toi, à ton nouveau toit, à ton ciel d’avenir là-bas et à tes nuits passées dans ton nid ici, invisible. Et de temps en temps j’irai voir l’écume de tes vols poétiques laissée dans l’azur de la Toile. Par curiosité, intérêt, par envie peut-être...

Un hôte te remplacera, au 2 Bis. Et ce hibou peuplera mes insomnies d’interrogations nouvelles. Ce chat-huant sera -qui sait ?- une ardente créature hautement sexuée qui me fera baver comme un vieux crapaud pustuleux d’un désir follement impur. Ou une sorte de Farrah Fawcett qui fera vibrer ma fibre esthétique à en avoir la diarrhée. A moins que ne niche sous mon sol un pur laideron... Que je devrai néanmoins faire souffrir d’un espoir d’amour cruel et beau, par sens du devoir lyrique.

Alors que tu es sur le point de t’évanouir dans le monde, me voilà prêt pour une neuve aventure izarrienne avec celui ou celle qui te succédera.

Pierre, mon denier mot pour toi ne sera pas une surprise. Tu t’attends à cette chose ultime que je vais t’adresser car elle m’est chère, tu ne l’ignores pas.

Ce n’est pas banalement de l’amitié que je t’envoie (nous n’avions d’ailleurs aucun rapport d’amitié à part d’insipides “bonjours”), ce n’est pas non plus une pomme, pas un serpent, pas une étoile, pas plus mes initiales ou même un encrier en forme d’entonnoir, non ce n’est rien de toutes ces bêtises, ce n’est rien qui vienne de moi non plus, c’est bien mieux, infiniment mieux car ça vient d’ailleurs, nul ne sait d’où exactement...

Mais c’est un diamant.

C’est impersonnel, éternel, froid et suprême : ce trésor que je te destine, c’est la Poésie.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/x2gffw7_lettre-d-adieu-a-mon-voisin-pierre-raphael-zacharie-de-izarra-1

https://www.youtube.com/watch?v=_Ly1Xoi60Tk