lundi 29 février 2016

1159 - La vraie misère

Pour moi la misère absolue, c’est celle qui tue l’âme.

Et non celle, anodine, qui blesse passagèrement le corps, affame cet ogre vulgaire que l’on nomme “ventre” ou assèche les gosiers avides d’ivresse...

Les jours sans vin, sans pain, ça ne fait pas mourir, ça fait juste souffrir, c’est à dire que ça élève les esprits nobles tout en les aguerrissant.

Seuls les êtres vils, grossiers, indigents maudissent ce qui les détourne de leur animalité pour leur désigner le Ciel.

Pour ces rustres enracinés au réel le plus trivial et dont les regards sont invariablement fixés vers le sol, rien n’existe en dehors de ce qui est palpable. Ou mangeable. Bien des gens éveillés et charitables comme moi essaient de les sortir de leur paresse morale.  Mais tenter de les distraire de leur bestialité est pour eux une injure à ce qu’il croient être leur humanité.

Dés qu’ils sont affamés, ils deviennent des loups. Et cet estomac vide qui pourrait les enrichir intérieurement, ils cherchent bêtement à le satisfaire. C’est aussi cela, la vraie disgrâce du bipède.

Le jeûne volontaire est un luxe pour les humains supérieurs comme moi. Les grands raffinés et autres contemplatifs de mon espèce qui veulent se détacher des lourdeurs de ce monde afin d’expérimenter les hauteurs spirituelles se mettent au même niveau que ces nécessiteux en se privant sciemment d’aliments. Sauf que pour ces candidats à l’ascension incorporelle qui savent dominer leurs instincts primaires, ne pas manger pendant quelques jours est un bonheur, non une déchéance, non une calamité, non une détresse.

L'authentique infortune, j’y reviens, c’est essentiellement, du moins selon moi, vivre sans amour.

Nager dans l’opulence, être couvert d’or, entouré de luxe, avoir la plus belle voiture du monde, une piscine immense dans son jardin, habiter un château, s’engraisser de mets fastueux et ne pas pouvoir partager toutes ces choses, cela ne vaut rien.

Rien de rien.

C’est même fade, sinistre, écoeurant. C’est un confort glacial.

A l’opposé de ce contexte, on est nécessairement, fatalement, obligatoirement heureux avec très peu d’argent en poche mais beaucoup de lumière dans le coeur. Toute personne normalement constituée donnera toujours la priorité à l’amour étant donné que manquer de finances, ne pas posséder de belle voiture, de bateau de croisière, de belle maison, avoir froid, être mal nourri de temps temps, c’est parfaitement secondaire dés lors que l’on aime et que l'on est aimé.

Bref, la fortune seule ne suffit pas à rendre heureux. Etre pauvre mais en aimable et durable, solide compagnie est infiniment préférable à une solitude argentée. Le dénuement matériel devient vite un inconvénient mineur quand on a l’essentiel. Et posséder tout l’or du monde n’a aucun sens si c’est pour l’emporter avec soi dans une vie déserte.

Un homme sans femme est un misérable. Du moins, par rapport à mes critères.

Et aux yeux de celui qui en a une, le sort de l’esseulé n’est enviable en rien. Quels que soient ses diplômes, ses finances, sa renommée, sa situation sociale, un homme seul qui n’a pas choisi de l’être est un homme malheureux.

En dehors des moines, des mystiques, des ermites, c’est à dire ceux qui sans nulle aigreur et même avec paix et allégresse ont volontairement ignoré le sexe opposé (ainsi que ceux qui dans les mêmes conditions acceptées et heureuses se sont isolés de la société, séparés de leurs amis et famille, éloignés de leurs semblables) je ne connais aucun mari au monde qui accepterait de quitter son épouse en échange de plus d’argent.

Chaque célibataire malheureux de la Terre donnerait tous ses biens en échange d’une vie de couple, du simple SMICARD au milliardaire.

Pour être honnête dans les faits le cas du milliardaire est tout de même un peu différent. Il sera moins exposé aux affres du célibat forcé car même s’il est bossu, vieux, bancal, le Crésus aura toujours des prétendantes autour de lui : la puissance, la richesse, le pouvoir attirant naturellement les femmes. En fait l’aisance économique ne protège réellement de l’échec amoureux qu’à partir d’un certain niveau, inaccessible au simple célibataire employé aux usines Renault, qui lui restera sur le carreau. Mais le principe reste valable : milliardaires et prolétaires désargentés en mal de conjugalité donneraient tout ce qu’il ont, et même ce qu’ils n’ont pas, pour avoir une compagne.

Telle est ma conception de la véritable famine. C’est une faim intérieure. Tout le monde survit très bien au manque de nourriture, à la disette, aux fins de mois douloureuses, à l’humiliation du chômage, aux haillons, aux pulls percés, aux semelles usées, aux coupures d’électricité.

Mais nul ne surmonte aussi facilement les coupures d’amour, les disettes affectives, les carences de la tendresse.

Les jours sont de plus en plus tristes pour celui qui dort dans son grand lit doré au matelas rembourré de billets de banques, délaissé. Comment peut-il jouir de ces trésors qui ne sont pas mis en commun ? 

Alors que l’existence est encore belle, et même très belle quoi qu’on dise, pour celui qui poursuit sa destinée avec les joues creuses mais sa main dans la main de celle qu’il aime.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/0bff9a0e99fcc5c9957938dfee2488ff/

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jeudi 25 février 2016

1158 - Edouardo Pisani

Edouardo est un drôle de rossignol qui s’est envolé de l’Italie pour venir se poser à Paris. Avec la légèreté de ses rêves de jeunesse et la douceur de son accent natal.

Un oiseau ayant pris au fil des années un plumage ample, viril et doux qui aujourd’hui lui donne des allures christiques. Avec sa barbe de prophète, sa chevelure comme un fleuve, son regard plein de charbon, il en impose !

Cette curiosité artistique ayant connu son chant de gloire éphémère avec son fameux “JE T’AIME LE LUNDI”, avait été crucifié dés le vendredi suivant. C’était il y a bien longtemps. Depuis, le phénix a pris son essor.

Ceux qui dés le début le croyaient naïf se trompaient. Les paroles simplettes de ses chansons étaient calculées avec précision pour atteindre leur but : le coeur des hommes. Et il a réussi, en bon saltimbanque qu’il est.

Il fait sourire avec ses mots, tout en nous caressant de sa voix. Edouardo est un vrai chanteur. Mais aussi un bec subtil qui sait jouer le second degré et faire réagir le public -comme les médias- à son plus grand profil.

Cet exilé italien ayant si joliment évoqué les boulevards parisiens (“si j’avais mille euros par jour”) sait faire parler de lui à toutes les sauces : tantôt romancier (certes contesté), tantôt candidat à l’Académie Française (certes sans illusion), tantôt portraitiste (ma foi pas si mauvais que cela), et que sais-je encore, il se dresse toutes ailes déployées là où aucun prévisionniste ne l’attend !

Il est comme ça Edouardo : pur, malicieux, farceur et gentil. Un peu fragile aussi, je crois sous sa longue pilosité impériale.

Bref, sous cette apparence de vieux hibou qu’il est devenu, Edouardo est un poète. Un enfant.

Un angelot des peintures italiennes venu tournoyer dans l’azur étoilé de la France.

Et qui depuis trente ans pleure d’amour dans les rues parisiennes.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=tvORU7yGUqQ&feature=youtu.be

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mercredi 24 février 2016

1157 - Soyez bons avec les animaux !

Le titre de ce texte semblera ridicule et lénifiant à certains d’entre vous et pourtant les choses les plus évidentes sont souvent les plus claires à énoncer.

Nos inférieurs, qu’ils soient quadrupèdes ou ailés, tous à sang chaud, ont une sensibilité eux aussi.

Ils souffrent, se réjouissent, font des petits, ont faim, froid, soif, chaud, peur, ils espèrent, désespèrent... Leur coeur s’abreuve également de lumière, tout comme nous. Et ils ont leurs larmes à eux, même si on ne les voit pas. Dans leur existence brille leur soleil et règne leur nuit. 

Ils ont dans leur tête leurs étoiles et leurs cafards.

La seule différence avec nous, c’est qu’ils pleurent en silence, aiment sans mot.

Une chèvre qu’on égorge, une vache qu’on assassine, un cochon qu’on saigne, c’est nos ventres qu’on remplit mais c’est autant de drames, de terreurs et de souffrances qu’on provoque à l’échelle de leur peau qu’on objetise, à hauteur de leurs regards de bêtes qu’on sous-estime.

La barbarie au quotidien, celle qui passe inaperçue, qu’on ignore en toute bonne foi tant on y est habitué, tant la chose nous semble normale, banale, admise, se pratique dans nos abattoirs. C’est une sauvagerie industrielle, mécanisée qui est entrée dans nos moeurs en même temps que s’est développée notre insensibilité.

Rejetons cette hideur de notre monde, tout simplement.

Bref, nul besoin de faire de longs discours : si vous voulez faire preuve de bonté envers ces créatures, n’en faites plus des festins, devenez végétariens.

Cet acte est à la porté de chacun, réalisable du jour au lendemain sans qu’il y ait nécessité de faire des révolutions. Le végétarisme est un changement anodin dans notre vie... Aux conséquences cosmiques ! 

Un sacrifice minuscule pour les humains, un résultat considérable pour les animaux.

Renoncer à une satisfaction gastronomique carnée et la remplacer par une autre, évidemment sans viande et donc plus saine, pour nous cela fera une légère différence dans nos habitudes alimentaires. Mais pour ces êtres qui ne parlent pas, cela sera un gouffre les séparant entre le tout et le rien, les galaxies et le néant.

Nous le savons tous, nous les bipèdes doués d’intelligence : nous avons tout intérêt à adopter le régime sans chair animale, c’est à dire sans la mise à mort de ceux qui nous regardent d’en bas, avec leur innocence quasi biblique que nous prenons trop souvent pour de l’imbécile impassibilité.

Santé, écologie, économie, agriculture et au final victoire de notre sens moral, réhabilitation de notre humanité : tout plaide en faveur de l’assiette pleine de vie et non chargée de cadavres de martyrs.

Aussi je vous en conjure, humains de bonne volonté, ne faites plus les bêtes, ne soyez plus des loups. Vaches, moutons, poulets, dindes, cochons, lapins, n’en faites plus des victimes de votre art culinaire, cessez cet holocauste dédié à vos finesses de table.

Ne mangez plus vos amis, adoptez-les.


mardi 23 février 2016

1156 - SDF céleste

Officiant depuis vingt ans dans une cathédrale de renom, j’étais devenu un prêtre d’expérience, autoritaire, sûr de mon sacerdoce.

Ma haute position, mon prestige, mon charisme me donnaient une envergure de personnage légendaire.

Mon tempérament magistral trahissait mon appartenance à ces âmes brillantes, à ces êtres remarquables nés pour imposer leur lumière au monde.

J’avais des rêves de grandeur, doublés d’une conscience aiguë de mon rôle de “guide superbe”. Même mon humilité, pourtant sincère, était encore une forme d’ambition. Effrayant et magnifique à travers cette apparence d’un Frollo des temps modernes, j’avançais dans la vie ecclésiastique avec la distinction d’un seigneur, l’assurance d’un guerrier, la hauteur d’un aigle.

Le front impérial, le regard orageux, le verbe grave, j’impressionnais également mes supérieurs. Il était évident qu’un avenir radieux s’ouvrait à moi.

Comme une saine manie, une sainte intention, une louable détermination à embellir l’Humanité, j’avais toujours été animé par ce désir de placer les plus petits sur le trône de la dignité, d’élever les gens simples au rang de princes, de faire de ces gueux que je côtoyais des rois, afin que plus près du Ciel de ce Dieu parfait que j’aimais par-dessus tout, ils me ressemblassent et partageassent mes sommets.

Parmi ces poissons du commun pris dans mes filets assainissants, je m’étais attaché à un pauvre hère des rues rôdant régulièrement aux portes de “ma” cathédrale en quête de piécettes soutirées aux fidèles. Un pauvre vagabond pour qui la grand’messe du dimanche se résumait à la perspective de quelques oboles, de quoi remplir à moitié sa sébile d’éternel assisté.

Bref, soucieux de la rédemption de mes semblables et de plus en plus résolu à les redresser, je voulais faire de ce piteux animal un homme debout, grand, fort, fier. Remplacer sa misère par une flamme.

Ainsi jour après jour, avec patience et pédagogie mais aussi avec fermeté, voire avec cette âpreté, cette exigence, cette sévérité que méritent ceux qui par paresse, vice, faiblesse se sont laissés enliser dans la boue, j’initiais cette crasse morale aux neiges intérieures.

Bien vite je dus avoir recours aux mots cinglants et aux gestes coercitifs. Puis à la brutalité. Les gifles marquèrent de plus en plus durement sa joue faite pour l’humiliation pensais-je. Le tonnerre de ma colère s’abattit sur son dos pleutre et débile -légèrement handicapé physique, je le soupçonnais de mettre à profit cet “artifice” pour apitoyer, manipuler, escroquer les gens crédules- si bien que cette bête grossière était devenue le souffre-douleur de la cause pie incarnée par ma robe noire pleine de majesté.

Je devais éduquer ce rat rempli de bassesse ! Dans ce dessein j’estimais que les moyens les plus accablants étaient aussi les plus justes. Ma conscience sur ce point était claire, mon coeur impartial. Et mon courage exemplaire puisque j’avais affaire, de toute évidence, à un esprit rebelle, rétif aux idéaux bibliques que je défendais.

Enivré par cet encens moral et emporté par l’habitude, je frappais chaque jour le méchant mendiant au point que ses larmes se mêlaient désormais à son sang. Sous ma “protection” la vie de ce misérable n’était plus qu’un calvaire dédié aux valeurs de ce Dieu d’amour que j’étais censé lui enseigner. Qui aime bien châtie bien : à ce titre je demeurais inflexible.

Longtemps j’ai caressé cette espèce de Quasimodo SDF à coups de semelles et de badines en lui chantant des menaces et des injures, allant jusqu’à maudire celle qui l’avait mis au monde et bénir celui qui l’inhumerait !

Jusqu’à ce qu’un jour ma victime ivre de douleur, la face tuméfiée, le regard désespéré, le front ruisselant, prononça à mon adresse des mots impensables juste avant de succomber aux coups fatals que je venais de lui administrer.

De ses lèvres sortit cette bénédiction qui fut mon salut : “Je te pardonne...”

Et je reconnus le visage de ce petit que je venais de crucifier.

C’était le visage du Christ.


VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=Q9gFZkgFpJQ

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https://www.youtube.com/watch?v=hdd80SbYFUM

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vendredi 19 février 2016

1155 - Hollande est un clown, le Pen sera un guignol !

C’est en exerçant son intelligence que l’on progresse. 

C’est ce que j’ai fait récemment à propos des élections et je suis parvenu à cette réflexion simple et tranchante : en élisant leur prochain président de la république, les français éliront en réalité leur prochain clown de cirque. 

“Populisme élitiste”, si je puis dire, penseront beaucoup de ceux qui me liront ?

Les faits me donneront tristement raison. Comiquement plutôt, puisque qu’il s’agit de clownerie. Ces mêmes faits donnent toujours raisons aux esprits perçants et invariablement tort aux naïfs. 

Moi je suis une flèche, les autres, ceux qui iront voter, des cibles.

Je pense, observe, analyse, agis en conséquence. Tandis que les moutons se contentent de bêler en croyant bêtement qu’un bulletin de vote scellera leur destin. En pensant agir, ils s’endorment.

Promesses, attentes et déceptions seront au rendez-vous dans les urnes. Cela se vérifie élections après élections avec la régularité des saisons. Pourquoi donc aux prochaines ce modèle de crétinisation des masses crédules cela changerait-il ? Nous sommes installés dans ce système de piège-à-gogos depuis que les politiques sont des politiques, c’est à dire des manipulateurs professionnels, et que les pigeons sont des pigeons, c’est à dire des complices de ceux qui les croquent tout crus. 

Et je m’adresse à vous ici en particulier, à vous les votants. 

En 1981 le soir de la mise en orbite autour de la France du roi Mitterrand, on a versé des larmes de joie depuis les pieds de l’obélisque des Champs-Elysées jusque dans le fond de nos derniers sillons d’arrière-pays. 

L’allégresse populaire fut générale, totale, mémorable. Le désenchantement également.

Je parle de ce numéro de cirque de 1981 car celui-là fut historique. Un cas d’école.

Et ainsi de suite, tous les sept ans, puis tous les cinq ans, on a assisté aux mêmes numéros de concours de sourires, c’est à dire de grimaces, entre les candidats à la présidence.

Constat consternant... Cependant je préfère encore prendre à la rigolade cette farce sérieuse, en restant loin de ces chapiteaux remplis de nez rouges, plutôt que d’y participer en allant voter !

Hollande, le Pen, Sarkozy ou Duchnoque en 2017, au final vous serez tous des couillons, vous les citoyens. Aucune promesse ne sera tenue par aucun élu. 

Sauf celle consistant à vous faire avaler la poussière du mensonge.

Comme d’habitude, très peu d’entre vous me croient ici. Et toujours comme d’habitude, vous me croirez tous au lendemain de vos désillusions.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=DEhcHKQayc8

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lundi 15 février 2016

1154 - Soral sort du lot

Soral la cible officielle, pour ne pas dire quasi étatique, de la France corrompue résiste encore et toujours, dans une relative indifférence générale. Avec cette vaillance, cet éclat, cette intégrité propres aux grands hommes. Vertus qui, selon moi, feront de lui une gloire de l’Histoire. Aujourd’hui pestiféré, demain réhabilité. C’est le lot des diseurs de vérités que de recevoir les médailles après avoir encaissé les coups.

Cet astre qu’on tente d’éteindre a le tempérament des âmes d’envergure qui ont choisi leur destinée : la sienne sera âpre et mythique.

Tourmentée et biblique.

Je perçois Soral comme un soleil qu’on maudit, un Christ qu’on persécute, un évangile que l’on veut brûler.

Ce siècle immoral déteste ceux qui parlent droit, clair, vrai. C’est bien pour cela que tous les incrédules veulent crucifier cet aigle.

La Justice aux ordres du Mal ne cesse d’accabler cet innocent. Certes, calvaires des âges barbares et autres bûchers de l’Inquisition ont été remplacés par la “peine d’écu” de notre monde civilisé, mais l’iniquité demeure la même. L’enclume des menteurs écrase toujours la plume du juste.

Pour ne pas dire du saint car il faut être royal pour supporter avec hauteur tant de misères et d’injures.

L’emballage du totalitarisme change mais le contenu est aussi amer. Procès après procès, cette république cherche à détruire son propre porteur de flambeau. Elle s’acharne sur ce martyr de la cause supérieure. Elle oppresse économiquement cette voix, cette pensée, ce souffle dans le désert.

Il ne ploie cependant pas. Dans l’insensibilité médiatique.

vendredi 12 février 2016

1153 - Je hais l'homosexualité

Parce que Dieu, ou ce que d’autres appelleraient le Cosmos, la Création, la nature, le génie du monde, l’ordre de l’Univers, bref ce qui revient à dire la main divine, parce que Dieu disais-je, a conçu le mâle et la femelle, l’eau et le feu, l’air et la terre, le roi Soleil et sa pâle image la Lune, il ne peut y avoir plus parfaite entente entre deux clartés faites l’une pour l’autre. 

L’homosexualité est le viol inique, cynique, absurde et très pervers de cette loi sacrée, c’est une corruption, une ingratitude, une folie contre la bonté infinie de notre Créateur qui au départ a choisi le meilleur pour l’homme et son fragile reflet, la femme. Les deux sont nés pour se réunir. 

Les séparer l’un de l’autre pour qu’ils se fondent avec un conjoint du même sexe, c’est à dire avec leur opposé et non avec leur complément, est un non-sens génétique et spirituel.

Cela reviendrait à vouloir séparer les fleurs de la pluie, les nuages de l’azur, les poissons de l’océan. La pluie n’arroserait que la pluie, les fleurs stériles se faneraient sous un ciel sec, les nuages s’évanouiraient dans une mer de poissons déprimés ne reflétant plus que le néant... 

C’est pourquoi je n’aime pas la bougrerie et hais au plus haut point la sacralisation, la valorisation, la promotion de ce mensonge contre ce qui nous a donné la vie ! 

L’homme est un seigneur et la femme sa princesse. Il faut être l’empereur des fous pour se détourner de l’or hérité des sommets génésiques et se jeter dans un mirage venu des gouffres de la déviance !

Rien n’est plus glorieux, plus charmant, plus ingénieux et plus fabuleux que l’hyménée normal, ordinaire, traditionnel, classique, honnête institué par la danse du satellite autour de son astre majeur. Attraction mutuelle, évolution et consolidation des deux destinées sanctifiées par les liens séminaux, affectifs, intellectuels, cosmiques... 

La fête nuptiale ne peut se concevoir, dans les inventions infinies du vivant, qu’entre le rayon de l’étoile virile et les sables virginaux de l’aqueuse planète. De leur fusion féconde jaillit encore plus de lumière. 

Forcer à nous faire entendre qu’une vache attend d’être comblée par une autre vache, qu’une rose rêve de champignons et non d’abeilles, qu’un arbre aspire à enterrer ses branches au lieu de les élever dans les airs, c’est ignorer l’essentiel : l’excellence n’est pas dans l’artifice mais dans le vrai, le simple, le clair. 

L’inversion sexuelle est un fait certes, mais c’est une hérésie, non un évangile.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/aa01462aac507d1addbad97c1a88ed23/

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mardi 9 février 2016

1152 - Hymne à Farrah Fawcett

Farrah Fawcett, je vous respecte, vous chante et vous bénis.

Et glorieusement, du bout mon sceptre, vous fait reine de mon panthéon esthétique, stellaire, atomique autant que sidéral, ce qui au final est tout à fait cosmique il faut le reconnaître.

Farah Fawcett, vous la morte Aphrodite qui fûtes vive lune de mon ciel et solaire rayonnement de miel, de par vos cheveux d’or et votre face plus qu’aimable, je vous salue magistralement, humblement cependant, ce qui est paradoxal et même peu orthodoxe, et vous aime de toute ma plume, vous la légère, vous la blonde, vous la blanche, vous la bleue.

Je dépose à vos pieds, bien qu’ils furent épais ma foi, la frêle fleur de mon épée.

Farrah Fawcett vous aviez le front fin, franc, large. La taille mince, le corps osseux, le geste aérien. Et moi j’ai pour vous le mot choisi. Votre sourire fit merveille, mon luth est vermeil. Vous voilà aujourd’hui dans la terre, ce qui revient à dire dans l’éther.

Et moi je suis aux anges de vous savoir en âge de nager dans les nuages.

Farrah Fawcett votre image me hante, me tente et ma tante dit que vous êtes trente à être entrées dans ma tête, mais moi je dis qu’il n’y a qu’une seule Farrah Fawcett dans toute la galaxie, pas trente. Et puis je lui rétorque que dire “vous êtes trente”, autrement dit “elles sont trente” de son point de vue à elle, en parlant d’une seule, ce n’est guère français, pas syntaxiquement correct je veux dire. Voilà une anti-pirouette qui clôt bien mon paragraphe.

Bref, Farrah Fawcett je vous respecte, vous chante et vous bénis.

D’un baiser de ma bouche qui a du goût vous place en orbite autour de ma particule de fer.

Farrah Fawcett vous êtes morte et en poussière, enterrée et partie, c’est peu de le dire, mais dans vos restes et bien au-delà, je vois encore et toujours votre lumière.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/11a0a53fd3a4db48a7923a9e632f3398/

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samedi 6 février 2016

1151 - Rencontre mémorable au Mont Saint-Michel

En déviant sa route jusque vers les hauteurs du Mont-Saint-Michel afin d’y trouver un peu de paix et de fraicheur en plein été, il ne s’attendait pas à être entouré de tant d’espace. Parvenu au sommet de ce lieu sans âge, comme isolé dans l’azur, sans plus de repères avec son quotidien, à l’écart des flots humains qui grouillaient plus bas, il sentit son âme dépasser les limites coutumières de son monde prosaïque, se déployer, se dilater encore puis occuper les étendues marines, célestes, oniriques...

Si proche du mystère et si loin de ses habitudes, un ciel nouveau se présentait à lui.

Baignant dans cette clarté, éblouis par le bleu, fouetté par le vent, emporté par la poésie soudaine de cette terre élevée, il s’éveillait peu à peu à une réalité suprême.

Il sentait cependant que les rouages, invisibles, immenses, sacrés de cette “mécanique transcendante” lui échappaient, lui l’humble fourmi bipède que le hasard avait déposée sur cette montagne de pierres ciselées...

Mais il savait, sans se l’expliquer, qu’en cet endroit, en cet instant, en cet état de conscience tout en lui était devenu lumineux, plein de sens et de profondeur, comme si en accédant à ce point culminant de la Terre, le Cosmos était venu s’agenouiller à ses pieds.

Une conjonction parfaite entre les éléments extérieurs et son esprit  avait fait naître un processus spirituel unique, une grâce diront certains : en faisant lui-même les premiers pas vers l’infini, le Ciel posait son regard sur cette étincelle humaine en train de s’embraser au contact de la Beauté.

En rejoignant cette flèche géante qui désignait l’éternité au-dessus de la mer, il avait tout simplement causé un principe mystique essentiel, entrepris une démarche intérieure. Pour la première fois de sa vie. Et l’océan de la divinité s’était naturellement ouvert en lui.

Il n’était plus que prière, atome relié au Soleil, particule de poussière connectée aux astres, et là, son être devenu éther, sa pensée subtile, il sut possible l’impensable : rompre sa solitude de célibataire malheureux.

Il sentit une flamme illuminer ses fonds, un espoir éclaircir son coeur, un tonnerre ébranler ses anciennes certitudes. Une lucidité fulgurante l’habitait. L’élue était là, il en était sûr. Il ne la voyait pas mais il savait qu’elle lui apparaîtrait ici, au Mont-Saint-Michel.

Soudainement sensibilisé aux vérités sublimes, il demeura un long moment à contempler l’immensité autour de lui, guettant la femme.

Il revint chez lui tard le soir.

Seul.

C’est en pleine nuit qu’il la rencontra.

Tout en haut du Mont saint-Michel il la trouva, à la même place où il l'attendait quelques heures auparavant. Elle lui souriait, belle, idéale, éthéréenne.

Légère, étrange, énigmatique, irréelle, spectrale et fabuleuse, elle l'appela longtemps, longtemps dans son rêve.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/26db1a5c964642a1e6330ea7ab9bc1d1/

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jeudi 4 février 2016

1150 - Ma folie des enterrements !

J’aime les enterrements.

Comment pourrais-je encore cacher cette vérité de marbre qui éclate comme un sombre artifice aux yeux du monde mais brille dans le Ciel ?

La douce tristesse et bleue atmosphère des inhumations ravissent mon âme de nécro-poète faite pour voir enterrer les amis et rêver de leur envol.

Dés que des échos de funérailles me parviennent, je vole comme un oiseau de malheur vers les cimetières, enchanté par la perspective d’un tombeau ouvert qui fera couler vos larmes et puis étinceler ma plume... En effet, je ne chante jamais aussi bien qu’accompagné de vos pleurs de désespérés ne croyant en rien ou en si peu de choses...

Je suis la mauvaise herbe des champs mortuaires qui pousse sous vos pluies de chagrins.

Moi je me sens léger, debout devant les dépouilles, tandis que vous, vous vous sentez vides.

Je ne pleure jamais face à ces trous dévorant les cercueils car je vois de l’azur là où vous ne trouvez que des vers et du néant, pauvres matérialistes que vous êtes ! Comme je vous plains, vous qui n’avez pas d’ailes mais des chaînes ! Je ne vous envie guère, vous qui n’avez point d’éther mais plein de plomb !

Un proche qu’on sème en terre, c’est un astre qui s’allume. Voilà de quoi me mettre en joie toute la journée et aimer encore plus la vie !

La mort est la porte vers l’infini, c’est pourquoi je trouve si poétiques les jours de deuil sous la grisaille, charmants tous ces sinistres enjolivements autour des défunts, c’est à dire les cortèges funéraires, les mises en scènes morbides, le tragique, les fleurs, le silence...

J’ai plaisir à me préparer dés le matin pour aller ensevelir ceux que j’aime et ceux que je n’aime pas.

Suis-je donc le seul à entendre cette musique jouée par des anges, cet air d’éternité qui m’enivre, m’apaise et me transporte et que vous prenez pour le simple bruit du vent au-dessus des tombes ?

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=XeGqXvSkXRs&feature=youtu.be

http://www.dailymotion.com/video/x3qgwwy

mercredi 3 février 2016

1149 - Éloge funèbre pour Robert GRAVIER

Père GRAVIER, bon drille de passage, vous l’ami des hommes et des vieux chemins, vous le drôle d’oiseau aux ailes vives, vous le vieux hibou tout joyeux que j’ai toujours connu, je vous envoie le chant de ma plume en guise d’hommage. 

Je le veux aussi frais qu’une pluie vernale dans votre Ciel d’étoiles mêlées de blés. 

Ces épis qui sur cette Terre éclairaient votre vie... Parce que votre âme a emporté avec elle le souvenir de cet or, le seul qui avait du prix à vos yeux, je sais léger votre envol vers ces contrées de moissons éternelles.

Par votre bonne humeur toute simple et votre incroyable entrain, vous faisiez rire et sourire le monde entier monsieur GRAVIER ! Du moins les gens que vous connaissiez, ce qui est déjà beaucoup. Vous étiez un amoureux de la vie, un soleil plein de gaieté, un bon vivant et une excellente compagnie, compère d’un jour ou complice d’un soir de tous ceux que vous croisiez.

Aussi bienveillant que malicieux, vous enseigniez avec coeur votre art horticole chez les uns et les autres !  Je vous revois juché sur votre vélo, père GRAVIER, alerte silhouette passant dans l’horizon, j’ignore vers quel nouveau jardin tant vos sillons étaient disséminés, vos fraternités nombreuses, vos routes multiples... 

Je vous revois cheminant le soir de retour de l’un de ces potagers, fatigué mais heureux d’avoir contribué à faire fleurir le sol autant que le coeur des hommes.

Laissez-moi imaginez, vous l’illustre passager de notre mémoire campagnarde, que de là-haut vous récoltez les fruits mérités de votre passage terrestre... Laissez-moi espérer que, toujours rieur, vous chevauchez désormais les airs d’un autre crépuscule en direction de nuages de lumière, sous un firmament de blés étincelants.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/9cab3ea78392bafa0f5f7e36331f4861/

http://www.dailymotion.com/video/x3qo0q8