dimanche 15 juillet 2018

1278 - J'ai soif d'injustice !

Moi ce qui m’exalte dans la vie, c’est de favoriser l’injustice !

Ce qu’on appelle l’injustice du moins... Mais qui pour moi n’est qu’un aspect des richesses de l’aventure terrestre.

Pour les uns l’injustice sera de ne pas avoir la même taille que le voisin. Selon quelques minorités elle se manifestera de façon criante dans le fait de ne pas arborer la même couleur de peau que les autres peuples. Aux yeux  des chétifs elle s’exprimera prioritairement dans le fait de ne pas avoir la même résistance aux maladies, les mêmes capacités intellectuelles ou physiques, que telle personne ou telle ethnie...

Pour un gauchiste ce qui est injuste c’est de grandir avec des déterminismes socio-culturels, autrement dit de naître dans une famille d’ouvriers ou bien de s’épanouir dans la religion catholique. Sans possibilité d’échapper de ces cadres pré-définis.

Bref l’inégalité des expériences individuelles, le déséquilibre des chances de chacun de nous (et même l’accumulation des malchances de certains), les avantages innés des uns et les lacunes ou handicaps des autres, enfin ce qui fait la spécificité des parcours humains -autrement dit leurs diversités- n’est-ce pas cela précisément qui fait tout l’intérêt du monde, de l’Humanité, de l’histoire de chaque être ?

Les grands coups d’enclume du sort sur la tête des “innocents”, moi ça me botte ! J’aime voir les faibles s’éveiller et avancer par la force des choses.

Et peu importe que leur parcours soit accompagné de larmes ou de rires, pourvu que ces pesants bipèdes finissent par avoir des ailes.

Ce que fort sottement on qualifie généralement d’injustice est en réalité le meilleur moteur pour élever les âmes, leur montrer la nécessité, la valeur, le bénéfice du combat.

Sans cette “injustice”, pas de conscience du beau, du vrai, du bien.

Les pommes jaunes sont appréciées parce que les vertes sont aigres. Une réussite est bien plus délicieuse et valorisante quand on part perdant. L’infirmité fait battre plus fort le coeur des amoureux. La pauvreté sélectionne les plus motivés pour l’accès à l’or, etc.

Et c’est ça qui donne la flamme !

Les idéalistes à la gomme qui souhaitent éradiquer la souffrance des hommes sont en fait les ennemis du bonheur.

Ils veulent niveler les têtes. Effacer toute aspérité chez leurs frères. Ecarter l’arbitraire, l’adversité, l’amertume des jours. Chasser les nuages de nos existences.

Pour les remplacer par du prévisible bien calculé, bien formaté, sans la moindre opportunité de chuter ou de s’envoler !

Bref, ils désirent changer les visages en clones. Ôter son charme à la vie. Nous imposer un ensoleillement permanent, c’est à dire une sècheresse générale.

Leur justice aseptisée a pour moi le goût insipide du mortel ennui.

Ces humanistes du dimanche nient les trésors de nos destins, âpres ou éblouissants.

Par exemple, parmi les vivants il y a les faces rudes et les faces radieuses (et pour faire simple je passe sur l’infinité des nuances possibles). Sur les rides des premiers on y lit la force du caractère et la profondeur des pensées, la dureté du chemin parcouru. Sur le front des seconds on y devine les grâces, fortunes et joies offertes par quelque bonne étoile.

A travers ces deux catégories de destinées qui s’opposent, toute la saveur, la densité, la séduction de cet Univers “injuste” fait de rocailles et d’herbes douces, de miel et d’épines, de lumière et de ténèbres... Chacun prend sur Terre ce dont il a besoin pour effectuer sa route : tant de douleur et tant de régal, tant de deuil et tant de félicité...

Ces éléments formateurs que les sots dénoncent comme des ‘injustices”.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=BzeIogP4m3w

mercredi 11 juillet 2018

1277 - Salade de Farrah Fawcett

Avec sa ligne d’asperge, sa tête d’ananas, ses appas de poissons plat, Farrah Fawcett rayonnait comme une salade d’artifices dans une assiette niçoise.

Bref, ce charmant haricot à la chevelure dorée au beurre de Normandie ouvre encore, deux lustres après sa mort, les appétits les plus spirituels.

Parée de sa seule nature, la svelte créature brillait d’un éclat unique.

Elle était vive et éblouissante comme une tomate écarlate qui palpite de bonheur sur un plat de patates douces.

Un papillon potager qui excite furieusement mes papilles poétiques.

Je déguste avec ivresse ce mets aérien composé de verdeur acidulée, de lueurs lunaires, de nuages lactescents et de miels vénusiens.

Farrah Fawcett fut une jardinière magique, une fleur éphémère mais mémorable issue des sillons miraculeux du Cosmos générant de la Beauté à grands flots universellement galactiques,  généralement horticoles, particulièrement légumiers.

Des fruits de la Terre mêlés de jus d’étoiles, telle était l’essence profonde de Farrah Fawcett.

J'ESPÈRE QUE LA FRANCE VA PERDRE !

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL

J'aimerais que la France perde car premièrement le football est un jeu stupide qui décérèbre les DUPONTS, deuxièmement parce que notre équipe de guignols est composée essentiellement non pas de Français mais d'Africains.

C'est comme si l'équipe du Japon était composée de grands blonds Suédois...

Faire jouer des étrangers dans l'équipe de France, ça s'appelle se foutre de la gueule du peuple français.

Donc, pour ces deux raisons capitales que certains esprits épais (ou tout simplement corrompus par le gauchisme) ne comprendront même pas, j'espère que l'équipe de France va perdre.

Raphaël Zacharie de IZARRA

mardi 10 juillet 2018

1276 - Face à l'astre

Il y avait le ciel bleu de juillet, les vagues noires de la mer du Nord, les ailes blondes de la créature...

Et moi, les pieds dans l’écume, l’âme pleine de lumière, initié par le sable, l’océan, l’azur, j’ouvrais la porte du Réel.

Je voyais plus loin que la matière, plus haut que le visible, plus vrai que je jour.

Farrah Fawcett entrait dans les flots, l’horizon s’éclaircissait, l’éternité me faisait signe, l’infini était à portée de vue.

Dieu parlait, les coquillages écoutaient.

Vénus rayonnait, je souriais.

Le rivage chantait, les dunes dormaient, les galets rêvaient.

Et les mouettes planaient dans l'immensité.

Je nageais dans l'eau glacée, fixant l'espace devant moi. 

J'avais conscience de ma juvénilité, de ma vulnérabilité, de mes bras comme des brindilles.

L'onde berçait mon corps, le sel me piquait les yeux, j'avançais dans ce Cosmos liquide, m'éloignant progressivement de la plage...

Dans le lointain, là-bas vers le Soleil, son visage dominait l'Univers.

samedi 7 juillet 2018

1275 - De lointains souvenirs

J’avais dix ans, j’allais sur onze ans, j’avais l’âge d’avoir l’âge : celui où l’on a l’éternité d’une vie à faire, comme un soleil intarissable reçu en pleine face.

Avec, derrière moi, les souvenirs d’une seule décennie qui semblaient aussi longs qu’un siècle.

J’étais aussi jeune qu’une herbe tendre dans le vent, puéril et pourtant l’égal d’une vieille étoile allumée depuis la Genèse.

J’étais fou, j’étais là, j’étais en vie, rempli de cette étonnante lumière.

Je me sentais sans fin, sans fond, sans poids.

Je me devinais brillant, brûlant, immense.

Je percevais l’insaisissable, touchais l’invisible, goûtais le vrai : je n’avais que deux poignées d’années mais en moi débordait cette flamme issue d’un astre...

J’avais dix ans, j’avais mille ans, j’avais des ailes.

Je connaissais mon âme. Je savais qui j’étais. Le monde entrait par toutes mes portes.

Autour de moi il y avait toutes ces choses, ces océans, ce ciel et cette écume.

Des visages me montraient les nuages, des anges me communiquaient leurs pensées, l’inconnu m’apparaissait en toute clarté, le mystère baignait mes jours sans rien briser, coulant à mes pieds comme une onde douce.

Une intelligence m’initiait aux sommets. Je me laissais porter dans ses bras. Qui veillait ainsi sur ma tête ?

Nul ne voyait ce que je voyais.

Personne n’aurait compris.

Tous auraient cru à un rêve.

Mais c’était mieux qu’un rêve. Bien mieux que ça.

C’était mon enfance.

1274 - Farrah en barquette

Je pourrais assez prosaïquement associer à l’image de la blonde texane Farrah Fawcett une bonne grosse barquette de frites jaunes.

Certes, cela relèverait de ma part d’une bonne dose de grasse vulgarité à l’égard de celle qui fut précisément l’antithèse de la patate en friture suintant l’adipeuse lourdeur.

Mais, le monde étant ce qu’il est, l’homme d’esprit appréciant les contrastes entre le Soleil et les marécages, c’est avec un plaisir esthétique authentique que j’assimile ici la trogne de la fée yankee à la pomme de terre tranchée transpirant la joyeuse huile et la gastronomique lumière.

Cela dit, cette femme que je viens de vous servir en accompagnement de vos festins cosmiques est également un prétexte pour magistralement vous éblouir de l’éclat de ma plume et des hauteurs lyriques de mon âme éprise de femelles osseuses à têtes modiglianesques.

Toutefois je ne vais pas rester sur ce tableau classique et figé pour vous laisser une empreinte durable et brillante de cette face galactique...

Non, je vais plutôt faire preuve d’audace et vous transmettre ce dernier mot inattendu, inadéquat peut-être (quoi que...) mais claquant et mémorable : purée.

1273 - Je ne suis pas un tendre

Moi je déteste ce qui est doux et mou, gentil et fragile, petit et faible.

Je préfère ce qui cogne dur.

Tout ce qui est fort et méchant, grand et percutant, âpre et bien salé.

Je ne suis pas un tendre : les mollassons, les pleurnichards, les frileux de tous poils ne doivent s’attendre à aucune pitié de ma part.

Je n’ai d’estime que pour les porteurs de sceptres, pour les dents longues, pour les lions qui comme moi avalent le monde tout cru, d’une seule bouchée.

Ce qui rampe et geint, ce qui bave et se lamente, ce qui se traîne et supplie ne mérite à mes yeux que torgnoles et crachats, railleries et rugissements, jets de pierres et flots de vitriol !

J’écrase de mon talon de fer le flasque peuple de larves nourrit de rêves insipides, assoiffé d’insignifiances, gonflé de l’imbécile orgueil des perdants.

Les pauvres, les victimes, les exclus au lieu de se plaindre devraient se battre. Plutôt que de gémir devraient chanter. Marcher, danser, voler et non pas s’effondrer pour se vautrer dans leurs misères.

Qu’est-ce que cela leur coûte de rire ? La joie de vivre n’est-elle pas chose gratuite, accessible à qui le veut ?

Celui qui cherche à m’émouvoir en m’exhibant ses malheurs, que ce soit en affichant son moignon d’éclopé ou en me tendant sa carte de catarrheux, voire sa sébile de crève-la faim, je lui balance en pleine poire l’écume insolente de ma gloire d’être né pour admirer, non pour m’apitoyer !

En réponse aux larmes dégoûtantes de ces stériles pleureurs, de ces semeurs d’échec, de ces cultivateurs de tristesse, je propose très généreusement la récolte de mon projectile de salive persifleur sur leur front de lavette.

Non, je ne suis décidément pas un tendre envers les roseaux qui ne pensent même pas.

Je suis d’un bois comme on n’en fait plus. J’ai la sève amère, de l’écorce, beaucoup d’écorce... Et de la racine d’acier.

Je suis de la race des chênes, non des chaînes.

jeudi 5 juillet 2018

1272 - La Création est un poème

Depuis les incommensurables amas galactiques jusqu’aux particules de poussière les plus ténues, tout dans l’Univers est tableau de génie.

Dans cette oeuvre sans mesure, le “peintre des réalités” que l’on nomme Dieu a su allier la beauté à l’utilité.

Il a mis de la légèreté dans les montagnes, de l’élégance dans les principes, de la grâce jusque dans la boue, des nuages autour de notre planète, un horizon sans borne au-dessus des êtres.

Et du ciel partout.

Chaque chose créée est un sommet, une merveille, un mystère.

La moindre partie de ce qui est déborde d’intelligence, de splendeur, de lumière. Avec, au bout de ce processus plein de sens, la vie.

Et, fleur sur ce cadeau, l’amour qui se combine si bien avec... L’amour qui fait fleurir le néant, génère de l’infini, ajoute du jour au Soleil et des vagues à l’océan. L’amour qui rend simple, proche, humain ce qui est sublime, inaccessible, hors de notre portée.

Bref, le prodige est la norme du Cosmos.

L’auteur du Tout est un poète, un magicien, un musicien qui mêle au ballet des étoiles la danse des atomes, fait briller des astres morts, décore les toiles d'araignée de perles de rosée, fait tomber de la neige, planer des chauves-souris, voler des papillons rien que pour amuser les hommes, les étonner, les émerveiller.

Et les éveiller.

1271 - Farrah Fawcett de la tête aux pieds

Elle avait la couleur de la jaune banane, le mystère de l’énigmatique Lune, la gloire de l’éternel Soleil.

Farrah Fawcett fut un fruit frais effarant.

Avec sa tête d’ananas épanoui et son corps de flacon à liqueur, elle prenait des airs de sirop si sérieux que son jus devenait jaillissante lumière.

Elle tenait sa féminine autorité précisément de ce pouvoir de générer de la gloire avec sa citrouille toute dorée.

Sur son front épique, en parfait esthète ne vénérant que le beau dictatorial, le papillonesque impérial, j’ai posé une couronne galactique imprégnée de ferments lactiques. Avec ce symbole de la Voie Lactée ainsi ajouté à son crâne à la chevelure de comète, elle brillait comme une flamme électrique.

La fine fleur ne sortait de terre que les jours de ciel, n’apparaissant qu’avec des étincelles.

Elle avait cinq orteils au bout de chacune des deux extrémités basses de sa carcasse, ce qui lui faisait par conséquent dix arpions en tout et pour tout. 

Nul n’a jamais fait mieux avec ses doigts de pieds.

samedi 30 juin 2018

DICTATURE RÉPUBLICAINE

Aujourd’hui en France nul ne peut promouvoir la vertu, la décence, l’honnêteté sans tomber sous le coup de la loi.

En effet, selon les critères en vigueur, défendre l’hétérosexualité, le mariage traditionnel exclusif entre un homme et une femme, l’éducation hétérosexuelle des enfants, c’est fatalement opérer une “discrimination” envers les autres.

“Les autres”, c’est à dire tous ceux qui ont gravement violé l’ordre naturel depuis l’avènement de l’idéologie homosexuelle dictatoriale et qui se considèrent comme parfaitement normaux, sains d’esprit, équilibrés...

Si vous embrassez la cause conventionnelle, si vous soutenez les vérités traditionnelles, si vous enseignez aux bambins que le garçon doit s’habiller en garçon et que la fille doit s’habiller en fille, alors vous devenez un criminel aux yeux de la république.

Vous serez qualifiés d’homophobes.

A noter que ce terme “HOMOPHOBE” est considéré comme l’infamie suprême en ces temps délirants...

Bref, la société française n’est plus qu’une usine despotique destinée à homosexualiser ses enfants, à remodeler la mentalité de sa jeunesse pour en faire un fruit pourri jusqu’au trognon.

Le résultat de cette profanation collective des consciences, de celle détermination finale à inverser les valeurs les plus essentielles, voire les plus sacrées, planifiée en haut lieu par nos dirigeants satanisés, c’est la légalisation, la valorisation, la diffusion de toutes les perversions.

Osez critiquer ces faits et vous serez irrémédiablement ostracisés, censurés, condamnés !

Telle est la situation de la France en 2018.

Bon courage à tous !

Raphaël Zacharie de IZARRA

vendredi 29 juin 2018

1270 - L'infini à ma porte

Pour cette écume de chair et d’étoile mêlées, je ressens des flammes oniriques et des flots lunaires, des flux astraux et même parfois des feux gastriques car, virtuellement, je vomis d’ivresse esthétique le contenu de mes viscères lorsque je songe au faciès de Farrah Fawcett.

Féérique, elle le fut.

Avant de vieillir, ternir, flétrir, périr.

Mais l’héritage laissé par cette beauté sans péché - éphémère, inoubliable - est incommensurable car gravé à jamais dans mon âme d’esthète obsessionnel comme une épitaphe névrotique sur une tombe fabuleuse.

Morte, elle chie de la pure lumière dans l’espace intersidéral et abreuve nos télescopes de merveilles infinies. Et cela, en vertu de ce qu’elle fut de son vivant : l’incarnation exacte de l’inattendu, au-delà de toute référence académique.

Parce que ses traits n’entraient dans aucun cadre aux angles droits, cette femme s’est universellement intégrée dans les gènes de toutes les arabesques de la Création.

D'un bout à l'autre du Cosmos.

Depuis les tempêtes sulfureuses de la planète Vénus en passant par les plus lointaines galaxies peuplées de mondes étranges et brillants jusqu’aux rivages froids, monotones et familiers de la plage de Cayeux-sur-Mer.

jeudi 28 juin 2018

1269 - Je ne suis pas un romantique

Je ne suis pas du tout “fleur bleue”.

Plutôt âme de glace et coeur métallique.

Avec une poigne d’acier dans un gant d’épines.

Moi les bouquets de roses, les chansons d’amour liquoreuses et les pleurnicheries d’oiselles évanescentes, je les pulvérise, les écrabouille, les ratatine d’un coup de talon patatesque accompagné de mon rugissement terrible de lion dominateur !

La femelle émotive en proie à ses vapeurs de châtelaine affectée prête à s’évanouir dans la dentelle pour une peccadille, je lui destine directement ma grosse paire de châtaignes torgnolesques entre les fesses !

Un bon coup de trompette au cul, rien de tel pour remettre à leur place les bécasses en crinoline ! Ces papoteuses en robes bouffantes qui nous les gonflent avec leur idéalisme de baudruches pleines de sensibleries, je les réduis sans état d’âme à des réceptacles de mon hippopotamesque massue !

Bref, à cette caqueteuse volaille emplumée d’inepties et nourrie de rêveries insipides, je réserve une déculottée magistrale.

Je ne suis pas un romantique.

Plutôt un bras d’honneur et les crocs qui vont avec.

A l’égard des faiblards, des geignards, des perdants, je n’éprouve nulle pitié, aucune compassion, pas l’ombre d’une tendresse.

Les tendeurs de sébiles, traîne-misère et autres crève-la-faim, je leur offre des pains oui, mais dans la gueule ! Je les aide à se relever à grands coups de beignes dans la tronche ! Et croyez-moi, avec ma méthode ils courent vite ces lapins de potence, surtout ceux avec des béquilles !

Je ne suis pas un roseau sensible.

Plutôt une ronce qui réveille.

Moi quand je chante, ce n’est pas pour faire pleuvoir des pétales de coquelicots dans des salons feutrés peuplés de frileuses en jupons !

Les mots qui sortent de ma bouche en verve sont des silex qui tranchent net avec les jours décolorés des endimanchés. Et font saigner les nuits charbonneuses des vrais noceurs... Ma joie à moi produit non pas d’indolores bonbons à la violette mais de délectables perles au vitriol que savent savourer les ogres de ma race. 

Je ne suis pas une nouille molle. Pas une poule mouillée. Pas une moule pouilleuse. Pas un baveur de sentiments flasques. Pas un caniche à frisettes. Pas un buveur de petit lait.

J’avale à pleines gorgées le vin brut de la dure réalité et dévore tout cru les baveux escargots alimentés de salades et autres gluantes limaces croisant ma voile solaire ! 

mercredi 27 juin 2018

1268 - Nuit d'éveil

Je me souviens de cette fin de journée de 1992, juste avant le crépuscule. 

Le ciel était profond, chargé de nuages, la plaine vaste, très vaste, l’horizon énigmatique.

Je me trouvais dans l’Est de la France, mais peut-être finalement plus loin encore... Assis sur le côté passager d’une voiture roulant vers une destination lointaine et sans importance, les images de ce monde traversé à 90 kilomètres-heure défilaient sous mes yeux mi-clos.

Après un léger assoupissement dû au ronronnement du véhicule filant en ligne droite, je commençai à sortir de ma torpeur.

La route semblait irréelle. Le paysage paraissait de plus en plus immense. Tout prenait peu à peu des allures inexpliquées et éclatantes.

Je ne me sentais plus installé à l’intérieur d’une automobile fonçant sous le couchant, mais emporté ailleurs. Je levai la tête.

En regardant les nues à travers la vitre, c’est l’Univers entier que je voyais !

La lumière du Soleil trouant par endroits la couche nuageuse devenait comme un livre ouvert, vertigineux, et dans cette encyclopédie éblouissante, quasi divine, je lisais des choses admirables, grandioses, absolues !

Ce jour-là j’ai voyagé au-delà du visible, pénétré jusqu’au coeur du Cosmos, plané à hauteur du nid de Dieu.

Le plus étrange, c’est je comprenais ce qui m’arrivait.

Je venais d’entrer dans une autre réalité, la Réalité probablement.

Le chauffeur conduisait en silence, ignorant tout de ce mystère. Je ne lui ai rien dit de mon aventure intime, son monde à lui se bornant, je le devinais bien, à de frustes aspirations, de bestiales affaires.

Tard dans la nuit il me débarqua aux alentours de Paris, en pleine campagne. Et bientôt je perdis mon chemin.

Marchant dans le noir, désorienté, encore à des centaines de kilomètres de mon foyer, je ne m’inquiétais guère pourtant.

En moi, tout brillait.

mardi 26 juin 2018

1267 - Effets d'une fée

Elle dédupontise aujourd’hui encore les gros lourdauds, avive les vins de la vie quotidienne, affine les pains des jours sombres, rend l’air soit solaire soit floral...

Hanté par cette morte qui patauge avec légèreté dans ma tête, je marche dans la boue en croyant planer dans l’azur.

Et mes nues sont nivéennes, mes vues aériennes, mes nuits ailées.

Farrah Fawcett avait une mâchoire pour séduire les crânes pleurnichards au fond de leur tombe, des yeux pour bleuir le ciel de la planète Mars, des lèvres pour faire fleurir des points d’interrogation dans le Cosmos.

Ses pommettes étaient des tomates farcies d’irrationnel. Ses sourires des papillons sculptés dans la chair. Son front de femelle née de l’éther, un horizon de brumes fécondes mêlées d’herbes folles.

Son image figée sur Terre est un autel éternel dédié à la plus squelettique des roses de l’Univers. Son visage envolé, un oiseau porteur de nouvelles sidérales. Cette défunte a laissé ici-bas sa durable empreinte : un paysage de pure beauté, de lignes absolues, de traits parfaits.

La peau d’une déesse sur un marbre à sang chaud.

samedi 23 juin 2018

1266 - Oiseau d'éhter

A ces dindes lourdes au vol ras et au lustre épais que l’on croise ordinairement entre rues et caisses de supermarchés de nos provinces, ma préférence va vers la légèreté et la finesse céleste de Farrah Fawcett.

Cette sublime bécasse américaine aux traits surnaturels et aux ailes de fauvette excite mon écriture et fait monter sa sève que je déverse en des jets vifs et palpitants. Ma verve se durcit à l’évocation de cette femelle d’os et de lumière. Et mon verbe se liquéfie lorsque je chante sa sidérale beauté.

Pour cet astral volatile j’ai des mots aussi aériens que telluriques.

Inspiré par l’éclat carnassier de sa face de silex et l’or onirique de sa carcasse angélique, ma plume plane entre ses flancs d’éther.

Ma lyre grinçante se rossignolise en croisant le bec de cette fine fée.

Mes pensées s’enclumisent à l’évocation de cette plumesque écume.

Et mes voyages vers les sous-préfectures deviennent des épopées intergalactiques dés qu’elle m’apparaît avec ses grands airs d’azur...

Farrah Fawcett était un nuage avec un visage. Une image avec un plumage.

Une Vénus venue de la Terre qui berçait le Cosmos et faisait rêver les étoiles.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=7F7BYOkNbuk&feature=youtu.be

http://farrah-fawcett.blogspot.com/2018/06/37-oiseau-dether.html

lundi 18 juin 2018

1265 - Mon coming out

Il est temps pour moi de dévoiler la vérité à mon entourage, au pays, à ce siècle et au monde entier.

C’est un coming out retentissant que je fais ici.

Il m’en coûtera ce qu’il m’en coûtera mais je me jette à l’eau. Je balance tout à la face de l’Univers qui me jugera ou ne me jugera pas mais tant pis. Ou tant mieux ! Le voile sera levé, la messe sera dite.

Voilà : je suis normal.

Normal, je veux dire hétérosexuel, chrétien, phallocrate.

Autre chose qu’il sera difficile de faire entendre mais c’est un coming out explosif, je le rappelle : je suis pour le mariage traditionnel intègre, pour l’éducation saine de nos enfants, pour le respect absolu des codes élémentaires structurant notre société.

C’est à dire que je suis pour l’exigence au lieu de la mollesse, en tous domaines.

Je suis normal sur ces points-là, terriblement normal, ce qui fera de moi une cible de choix après ces aveux éhontés, j’en ai bien conscience...

On ne trouvera sur ma personne aucun piercing, nul tatouage, pas l’ombre d’une marque d’allégeance aux modes impies !

Cet impardonnable rejet de tant de “richesses” fera de moi l’ennemi absolu du système actuel, je ne l’ignore pas.

Je suis normal, autrement dit intérieurement pauvre, pas ouvert d’esprit, triste, arriéré, psycho-rigide aux yeux de ceux, de plus en plus majoritaires, qui adoptent les tendances “modernes” de leur époque...

J’oubliais le pire... Je suis normal également dans mon choix idéologique : je suis royaliste.

Bon je sais c’est un coming out pas comme les autres, particulièrement fracassant mais quand même, là je sens que je viens de dépasser les bornes de la décence...

J’atteins ici les sommets de la perversité. On va carrément me lyncher...

En effet, royaliste ça inclut le fait d’accepter d’être dirigé par des “têtes couronnées qui vont à la messe” et qui n’en ont rien à foutre de la laïcité !

La laïcité, cette Sainte Vierge républicaine protectrice des pédés, des enculés, des sans-âmes et autres “rebelles” de tous bords.

Et pourtant j’assume toujours.

Je suis normal.

Hétérosexuel, chrétien, phallocrate, royaliste.

Voilà, mon coming out est terminé.

Merci à tous les progressistes de m’avoir péniblement écouté.

A présent je suis prêt à passer devant le tribunal de cette dictature de France que je viens d’outrager par mes propos scandaleux.

mercredi 13 juin 2018

DÉCLIC FINAL

En cliquant sur cette chaîne (une parmi tant et tant d’autres du même acabit) https://www.youtube.com/channel/UCPk0DZbTVSaYHd4WhahcmdQ/videos  j’ai eu le déclic.

J’ai compris qu’il n’y a plus rien à espérer de notre civilisation rongée en son coeur.

- Quand des parents sont fiers de la “réussite” de leurs enfants sur YOUTUBE parce qu’ils promeuvent la honte, l’indécence, la déviance en prenant cela pour des preuves de vertus, d’ouverture d’esprit et de tolérance

- Quand ces enfants parlent avec un tel succès de sujets aussi graveleux devenus à leurs yeux des banalités à prendre à la rigolade

- Quand YOUTUBE met en avant ces genres de vidéos et censure les rares “arriérés” courageux qui comme moi osent émettre la moindre petite critique envers ces faits

- Quand la police aux ordres, la justice complice et pas du tout impartiale, les hommes politiques totalement pervers soutiennent cette mentalité de putrescence morale, culturelle, sociale, civilisationnelle du peuple de France, de sa jeunesse, de ses institutions, de son idéologie

- Bref quand la corruption a atteint un tel niveau dans la rue, dans les têtes, dans les plus hautes sphères du pouvoir, alors je me dis que tout est fini.

Vraiment fini.

Il est inutile de tenter de nager à contre-courant, ce n’est que pure perte de temps et d’énergie.

Ce qu’il faut faire : la fermer, baisser les bras, penser à autre chose. Ne plus s'occuper de politique, se consacrer à l’art, à la pêche à la ligne, à la promenade, etc...

Toucher les allocations en ce qui me concerne, sans le moindre scrupule, et vivre ma vie dans l’indifférence de cette merde généralisée. Me donner au beau, au vrai, au bien en ignorant le reste.

C’est le conseil que je donne à ceux qui seraient tentés par la vaine expérience de la résistance.

Ne résistez pas car cela ne servira à rien, pensez juste à faire autre chose de plus agréable, de plus épanouissant pour vous.

Raphaël Zacharie de IZARRA
  
CONSTAT LUCIDE

La France est foutue, finie, en plein effondrement.

Les combats sont perdus d'avance, il n'y a plus rien à sauver, juste à assister au naufrage (et autant le faire avec cynisme et jubilation).

Et même précipiter sa perte en en rajoutant une grosse louche : promouvoir la zoophilie, l'enseignement sodomite dés la maternelle, la haine de l'hétérosexualité, l'amour immodéré pour la racaillisation des banlieues au nom du multiculturalisme, l'avortement de confort, l'homosexualisation accélérée des enfants, l'invasion de nos villes et campagnes par des hordes d'étrangers quasi ignorant de notre Histoire, la mise hors-la-loi des défenseurs des valeurs traditionnelles de la famille, etc.

Il n'y a plus rien à faire, plus rien à sauver, plus rien à espérer, sauf la création d'un "orifice sexuel artificiel pour tous" dans le cadre de "l'égalité des citoyens quant au droit de jouir avec n'importe qui et n'importe quoi".

Hommes et femmes égaux dans la liberté d'être ce qu'ils veulent être indépendamment du déterminisme anatomique, traditionnel et socio-culturel ! Vive le mélange des cultures, vive la libération des carcans de tous bords et vive l'orifice artificiel de la jouissance déconditionnée !

Je propose également de repeindre notre drapeau national avec les couleurs de l'Islam, de l'homosexualité et du mariage zoophile.

On est progressiste jusqu'au bout ou on ne l'est pas !

Raphaël Zacharie de IZARRA

mardi 12 juin 2018

1264 - La littérature, c'est de la confiture !

En ce siècle de radotages béats, de certitudes fondées sur des légendes de toc, de panthéonisation de mythes bavasseux, époque de gobeurs passifs confortablement assis sur des tonnes de manuels didactiques et de productions universitaires sclérosés dans le faux, la pompe poussiéreuse, l’éblouissement abscons et la docte sottise, il faut que l’évidence soit proclamée aujourd’hui avec d’autant plus de tonnerre !

Ce système, sacralisé par de savants crédules, a assez produit de sornettes littéraires, assez pigeonné les naïfs, assez flatté les creux érudits, assez alimenté les assoiffés de vide ! Nos bibliothèques, dégoulinantes de bave inféconde, ont été patiemment escargotisées par les accoucheurs de néant, les promoteurs de fumées, les apôtres de l’artifice !

Moi j’ai le courage d’affronter la doxa lettrée et de rétablir le vrai. Je m’expose au feu institutionnel sans crainte du ridicule.

Les ridicules, ce sont ceux qui bêlent en broutant sans broncher l’herbe estudiantine indigeste aux saveurs frelatées qu’ils prennent pour un mets de roi...

Nul n’ose cracher dans cette soupière pleine de poires insipides et de navets stériles devenue leur olympe potagère.

Aux yeux de ces pédantes andouilles chaussées à la mode du moment, les dieux de la plume siègent dans les chaussettes de l’archiduchesse ou bien sur le fronton de la mairie de la ville de Vire et pas ailleurs !

Bref, leurs sommets alambiqués ne dépassent pas la zone officiellement affichée.

Incapables de boire l’eau claire de la simplicité qui éclate de vérité, ils préfèrent s’abreuver aux sources les plus inintelligibles.

Voire les plus bêtes.

Ils adulent benoitement l’obscur, l’hermétique, le complexe, le rien, le vent, le vain, toutes ces fadaises parées de sublimes prétentions...

Et méprisent la lumière, ce diamant des âmes sans mensonge.

Pour ces experts en bla-bla, propagateurs de l’ennui intellectuel et de l’insignifiance artistique, le livre digne de ce nom se doit d'être une enclume.

Pour moi les Claudel, Péguy, Mallarmé, Bataille, Bernanos, égocentriques tourmentés, lourds, épais, sinistres, soporifiques, austères et même mortels, ne valent pas un entremets à la vanille.

Ce sont là des écrivains des abysses de l’être et non de ses merveilles.

Seuls les gogos en mal de vertiges gastriques se laissent prendre aux séductions névrotiques de leurs rutabagas.

L’écrasante majorité de la littérature française n’est qu’une monstrueuse coulée de confiture écoeurante tartinant nos institutions figées.

Moi, je ne jure que par l’onde limpide teintée d’azur léger des auteurs de hauteurs.

dimanche 10 juin 2018

1263 - Flamme de lyre

De sa tête de femme à face de muse cascadait une écume de rêves étincelants, comme une bière des dieux descendue des nues.

Farrah Fawcett ressemblait décidément, en son temps de gloire, à une statue de mythe et de lumière, à une légende de sable et de soleil, à une étoile de notre Terre...

De près, ses doigts osseux étaient ceux d'une sorcière, ses yeux ceux d'une créature batracienne, son corps plat celui d'une anonyme image.

Mais vue depuis l'oeil de l'esthète, l'ensemble valait l'or du ciel, c'est à dire l'azur de l'homme.

Cet animal d'éther sorti du siècle comme d'un chapeau, c'était la Lune en somme : une énigme qui hante les nuits, obsède les esprits, vogue dans les songes.

Femelle incarnée dans un visage de déesse ? Divinité entrée dans une peau humaine ? Astre irradiant ses rayons d'éternité à travers une carcasse de mortelle ?

Oiseau éphémère, fleur immatérielle, carnassière ailée, nymphe de chair et  d'artifices ou bien fille d"Hélios, cette Séléné squelettique plane dans le firmament de mes plus vaporeuses conceptions poétiques.

Une sorte de phosphore tout autour de ma plume.

samedi 9 juin 2018

1262 - Grenouille céleste

Elle avait des bras d'autruche, un corps d'insecte, des jambes d'échassier, d'épaisses chevilles de percheron, la face  spéciale et glaciale d'un soleil allumé plein de neige spatiale.

Vous trouvez que cette phrase ne veut rien dire ? 

Je vous répondrai que la beauté, le monde, votre propre présence dans l'Univers sont choses autrement plus mystérieuses que mes mots pour parler de Farrah Fawcett.

On exprime l'inexprimable comme on peut.

Moi j'évoque cette morte qui fut radieuse sur Terre avec des tournesols dans ma plume, du vin doré dans ma tête et du jus de citron dans mes veines. Tout cela est bien abscons, j'en conviens...

Pour enfoncer le clou, j'ajoute que je réserve le jaune d'oeuf traînant dans mes pensées à l'élaboration de ce tableau stellaire.

Avec cette Vénus texane j'ai fortement tendance, et c'est remarquable, à peindre des étoiles avec des ovules.

Autrement dit, je pars du coco pour arriver au Cosmos.

Ca, c'est l'effet "Farrah Fawcett".

Cette fleur surnaturelle, avant de devenir pourriture ordinaire, eut l'insoupçonnable opportunité de faire éclore en moi de glorieux postillons de vérités esthétiques extra-planétaires, totalement sidérales et même  résolument intergalactiques, bref de purs sentiments cosmico-papillonesques.

vendredi 8 juin 2018

1261 - Face invisible du Soleil

Je pourrais parler de cette Vénus magistrale en termes d'azur, d'onde et de feu.

Choses vues et revues depuis la nuit des temps, figées dans l'airain ordinaire des merveilles ordinaires...

Non, pour évoquer Farrah Fawcett avec plus de lumière et davantage de vérité, je tremperai plus volontiers ma plume dans le pétrole de son Texas natal afin d'écrire son histoire sur la feuille terne des jours de pluie de ma vie brillante.

Telle est la vraie clarté émanant de ce gouffre plein de poésie et d'énigmes.

C'est aussi dans les cailloux de la mer et dans les yeux des corbeaux de mon enfance que je grave son visage sans égal.

C'est également dans les vallées sombres et perdues des taïgas lunaires que je croise parfois son regard bleu comme des horizons de brume.

C'est encore au bout des chemins inconnus que je me remémore ses traits aussi célèbres que les flammes du firmament.

J'ai fait une montagne de cette face de rêve, moi la face de rat, elle la figure d'ailée divine...

Je suis le seul au monde à chanter sur tous les tons et de bas en haut ce bipède femelle au front d'immortelle.

Avec ses appas absents, ses artifices oubliés, ses lignes rocailleuses mais sa tête de galaxie, la tige blonde comme des céréales idéales sous le soleil de Picardie a fait de moi le chantre de sa cause à facettes infinies.

vendredi 1 juin 2018

MORT DU MAIRE DU MANS

Il avait l’allure olympienne, le geste ample, le front impérial des hommes de voies royales aux vues supérieures.

Et la légende qui va avec.

Jean-Claude BOULARD était un oiseau magistral, un coq à panache, un César dûment estimé : en plus de la mairie mancelle dans sa poche il avait deux ailes d’envergure et une plume de choix.

Blond, imposant, superbe, l’aigle coiffé de lumière prenait des airs de droite mais volait à gauche... Choses à dire ou à ne pas dire qui lui conféraient cependant d’irrésistibles séductions...

Avec sa tête d’orateur antique, sa voix de tribun, sa naturelle autorité, l’élu devenait parfois authentique tragédien.

Grand personnage de la vie publique, sous son écorce de maire l’homme du Mans laissait apparaître son angle épique, sa figure théâtrale, son abord chaleureux. 

Jean-Claude BOULARD, cette face de porteur de lauriers dont la ville et ses citoyens se souviendront, de son vivant brillait déjà comme un marbre.

Pour le reste, je veux parler de sa politique de gauche, l’Histoire retiendra ou ne retiendra pas son nom... Mais cela n’est plus notre affaire.

Je retiendrai pour ma part, et c’est déjà assez pour n’être pas vain à mes yeux, sa silhouette de statue romaine dans les rues du Mans.

Adieu monsieur le maire, je ne vous détestais pas.

Raphaël Zacharie de IZARRA

samedi 26 mai 2018

1260 - Le gauchiste est collaborateur

Le déviant politique préfère les couleurs exotiques à sa famille patriotique. Il hait sa propre terre et adore les racines étrangères !

Il s’abreuve dans le sillon des traîtres tout en méprisant celui de ses aïeux.

Il s’enivre des eaux inabordables aux parfums inconnus et crache dans la soupe nourricière de ses parents !

Il estime que le pain faux est meilleur que le pain de France.

Il rend hommage non à ses ancêtres morts mais aux vifs oiseaux de passage se repaissant de leurs cadavres.

Ses amis ne sont pas ses frères de sang, de sueur et de combat, de peine et de courage mais les ingrats immigrés qui insultent la France, leur pays d’accueil. Et qui, aussi indécents qu’insolents, exigent d’elle respect à leur égard et rétributions en échange de leurs crachats !

Le gauchiste a la main sur le coeur pour les lointains agneaux boiteux mais abandonne ses enfants aux loups.

Il s’indigne des plus insignifiants bobos endurés à l’autre bout du monde et rit des larmes vraies que son peuple verse à sa porte.

Il vénère ce qui est à l'horizon et ignore ce qui est sous ses yeux.

Il prie pour tous ces ciels profanes d’ailleurs et se moque de ce qui gît sous ses pieds. Il respecte infiniment les autels qui ne sont pas de notre chapelle, idolâtre pieusement les cultes païens, admire les danses des primitifs et se gausse de nos clochers d’églises. C’est qu’il est volontiers bouddhiste, “charismatiquement” chamanique, fervent animiste ou bien très spirituellement athée... Mais Ô grand jamais chrétien !

Quelle horreur pour cette âme si sensible !

La chimère tropicale a pour lui plus de prix que le proche réel.

L’apôtre de la gauche s’est volontairement dénaturé pour pouvoir se vautrer dans la boue des autres. Au nom de son amour pour les causes nobles il chérit sans nulle honte le vice des envahisseurs parasites et geignards et non la vertu des héros déjà oubliés...

Le mirage des royaumes reculés, des peuplades perdues, des cultures éloignées aux histoires si différentes, aux moeurs légères ou aux valeurs volatiles qu’il idéalise jusqu’au délire et même jusqu’à son déracinement, vaut plus, selon lui, que le quotidien sacré des gens de son pays qui pleurent et souffrent, chantent et espèrent, travaillent et jouent, croient et sourient...

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://www.youtube.com/watch?v=CpCgkvLGg4Y&t=24s

https://www.youtube.com/watch?v=-Jh1czTjpQ8

mardi 22 mai 2018

1259 - Cabinet d'avocats

Costumes fins et courtoisie glaciale de rigueur dans l’antre des plaideurs de toutes les causes !

Gagnées ou perdues, les affaires valent leur pesant de lucre.

Pour ces avides oiseaux aux grands airs, fervents défenseurs de leurs finances, tout mortel solvable est roi.

A leurs yeux le vice est rémunérateur, le doute juteux, la justice payante : ils touchent à tous les coups !

Vérité ou mensonge, peu leur importe : les deux options sont dûment monnayables. Et c’est ça qui compte.

Chez eux rien n’est jamais donné, tout est hautement tarifé. Innocent ou coupable, leur client est leur proie, leur sucre, leur source d”énergie. Leur morale, c’est le pactole.

Et non l’équité.

Avoir tort ou avoir raison, là n’est pas la question pour ces serviteurs du bien... Leur sens inné de la droiture est comme le sens du vent : il tourne dans la direction du moment.

Jouer avec les lois, contrefaire le vrai, avancer de biais afin de faire triompher l’intégrité de leur portefeuille, là est l’essentiel.

Sûrs de vos crimes ou bien convaincus de votre vertu, ils feront le maximum pour que vous leur régliez le maximum.

En cela, les avocats sont des âmes absolument incorruptibles, soyez-en assurés !

Mais heureusement pour les naïfs payeurs qui croient en la noblesse des gens de robe, ces volatiles éduqués au bec acéré soignent leur image feutrée : complets-vestons élégants et courbettes impassibles requis dans le temple des apôtres de tous les intérêts...

De quoi impressionner la galerie.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=MdmWqQJGGUw&feature=youtu.be

mercredi 16 mai 2018

1258 - Du sol au Soleil

Sa silhouette osseuse, ses formes anguleuses, sa féminité comme un silex tranchaient avec sa face astrale.

Son corps était une rocaille, son visage une écume.

Toutes les vulgarités du siècle se sont incrustées sur sa tête.

Mais sous le fard commun de son front brillait l’intemporelle et incorruptible lumière.

Farrah Fawcett abusa des lourdeurs et futilités de la mode avec grande maladresse et profonde bêtise. Cette rose parée de toc fut une outrance.

Mais le joyau est resté dans ma mémoire.

Ephémère dans son incarnation, éternel dans l’oeil de l’esthète.

Ce paysage d’ange avait-il besoin des strass hollywoodiens ?

Moins que jamais.

Qu’importe ! Ses artifices immondes n’ont jamais pu ternir l’originelle vérité : la beauté faciale de cette femme squelettique, malingre, à la chair insignifiante et à la ligne insipide, était surnaturelle.

Farrah Fawcett n’a pas eu sa statue mais un statut. L’icône n’a pas eu droit au marbre.

Son éclat fut retranscrit non dans la pierre auguste mais dans la bagatelle criarde. Bref, la pacotille en vogue au service du sublime...

Image surexploitée, usée, périmée. Et pourtant impérissable.

Enfilée par la grosse ficelle de son temps, elle était une perle galactique.

VOIR LA VIDEO :


http://farrah-fawcett.blogspot.fr/2018/05/33-du-sol-au-soleil.html

samedi 12 mai 2018

1257 - Les pâquerettes

J’aime les pâquerettes plus que toutes les autres fleurs.

Ce sont des soleils sortis de terre, des astres éparpillés au bord des chemins, des constellations semées dans les champs.

Bref, ces étoiles dans l’herbe me rappellent le ciel et ses hôtes de lumière.

C’est un peuple d’anonymes que peu de gens perçoivent, à l’image des lointaines lueurs dans le firmament.

Les pâquerettes sont simples, naïves, sages.

Elles rendent humbles les morts vaniteux qui gisent dans le sol et confèrent de la grandeur aux vers qui les rongent.

Asticots de la surface, elles sont les égales de la vermine qui se cache. Fleurettes et lombrics : deux mondes invisibles, ignorés, insignifiants aux yeux des hommes.

La rose sur les cadavres est un pur artifice, une sorte d’outrance contradictoire, un masque sur une grimace, tandis que la blanche corolle restitue aux choses leur vraie mesure.

Parce qu’elle est modeste, elle a sa place dans son petit carré de verdure, tout comme la pâle étincelle a sa place dans l’infini.

Toutes deux sont immenses car toutes deux brillent, chacune dans son univers respectif. L’une sur le gazon, l’autre dans le noir cosmique.

Mais nul ne les voit.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=6LKwmWgS8jo&feature=youtu.be

samedi 14 avril 2018

1256 - Après Lily, Toto !

Toi le petit Blanc aux mains propres et à l’âme tendre, toi le messie moqué des bonnes causes, toi le voyageur aux ailes pures et au bagage d’idéal, toi la cible de toutes les flèches, toi que tous persécutent pour cette faute impardonnable qui est de naître loin des oiseaux de malheur, toi le petit Blanc qui cherche les autres mais que nul ne veut comme hôte, toi dont le seul crime est d’être Blanc, dont l’unique gloire est de recevoir les crachats, dont le péché est d’oser protester, toi le mal-aimé de la Terre et de ses mythes, trouve asile en ces lieux bénis que je te montre...

Ton Ciel est dans mes nuages.

Sur ma page. Si proche du Soleil. Au pays de la Lumière.

Avec ta face nette comme la neige, ton coeur clair comme le jour, tes pensées aussi droites que possible, tu rayonnes de vérité, de bonté et de justice.

Rares sont ceux qui voient, frère Blanc, la vraie couleur de ton sang, la noblesse de tes desseins, la pureté de tes sentiments.

Au milieu des Noirs tu es le méchant quoi que tu fasses. Parmi les Juifs tu es le coupable parce que l’Histoire l’a un jour décidé. Chez les endiablés tu resteras l’ennemi : avoir la peau pâle est une impiété. Avec ceux qui se croient francs, tu n’es qu’une ivraie...

Entouré de cyniques, tu es le martyr de leur bêtise.

Ils ne voient pas la hauteur de tes vues, la vérité de tes mots, les raisons de tes clartés.

Pour eux, tu n’es qu’un fils de chien qu’il est permis de piétiner. Tu es le bouc-émissaire universel de leurs noirceurs.

Frère d’Europe, tu es différent parce que tu es bleu, tu es riche car ton front reflète l’or, tu es beau pour la raison que tu es enfant de Dieu, toi aussi.

Mais eux ne le savent pas, mais eux ne le croient pas, mais eux ne le veulent pas.

Tu t’appelles Jean, Paul, Jacques, tu es Blanc, tu es saint, tu es Français et tu es un Christ crucifié.

Brille donc dans cette bulle, sois léger sous ma plume, bois avec moi le vin de la vertu sous le halo de Lune et oublie les injures du monde.

Toi le petit Blanc aux vues saines, aux airs distingués, aux bras de cygne, pardonne à tes calomniateurs et sois le bienvenu chez les élus de l’Olympe.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=fNTrdEPZ8cQ&feature=youtu.be

mardi 10 avril 2018

1255 - Charme sinistre de Charleroi

Charleroi, cité des ambiances mortelles, de la déprime imbriquée dans la brique, de la morbidité esthétique est aussi la ville de tous les mauvais rêves.

Romantique à souhait.

Charleroi, capitale de la mort.

Sa misère y est belle comme une agonie. Ses rues en pleurs sont ternies par leurs larmes. Ses murs transpirent un passé lourd de poussière et de souvenirs périmés. Elle porte un voile de couleurs sinistres. Abreuvée d’une mélancolie plombée, l’agglomération s’enlise dans les sables oubliés d’une époque révolue.

Avec ses toits écrasés par les cadavres des siècles, ses cheminées crachant de la ténèbre, ses fenêtres donnant sur des jours sans joie et le désespoir débordant de ses trottoirs, la métropole est une ombre qui s’étend du matin jusqu’au soir.

Tandis que la nuit il s’y donne des bals de fantômes. Des festivités de morts-vivants. Des danses de spectres.

Chorégraphies du vent, du froid et de la tristesse... Uniques hôtes de ces mornes réjouissances, seuls noctambules chantant en choeur, là-bas, dans le noir.

Au bout de ces boulevards et de ces impasses -interminable asphalte percé de mauvaises herbes-, au fond de cet immense trou à rats, jusqu’au coeur des moellons suintant le malheur, moi j’y vois le refuge des âmes sensibles, des êtres épris de ciels épais et d’oiseaux sombres, l’asile des poètes captant des mystères palpables, l’éden morose des chasseurs de papillons étranges.

Charleroi brille de sa flamme éteinte.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=KdyWPg3D_LM&t=2s

dimanche 8 avril 2018

1254 - La graciée

La jeune condamnée à mort attendait sa grâce.

Son crime fut honteux, source de désordre social : elle savait pertinemment que pour ce scandale son châtiment était dix fois mérité.

Elle avait volé le pain du riche.

La délinquante ne contestait point les faits, au contraire elle reconnaissait sa vilenie. Depuis son cachot la coupable implorait cependant le pardon et la clémence de l’offensé.

En effet la voleuse souffrait d’une terrible infirmité. Née avec des jambes sans force ne soutenant pas son corps déjà frêle, elle avait toujours rampé  comme un insecte, accentuant la monstruosité de son tronc, lui aussi déformé. A son infortune s’en ajoutait une autre : la singulière laideur de sa face infecte faite pour la détestation, non pour l’amour.

Persuadée que sa misère ferait fléchir ses juges, l’espoir la maintenait en joie.

En outre, chose rare mais attestée -aussi inexplicable que sublime en ces circonstances-, le bourreau qui devait la décapiter était beau comme un dieu et du fond de son trou l’immonde en était tombée follement amoureuse.

Bref, son absolution, puis sa libération, n’étaient qu’une question de temps. Rien qu’une formalité.

Pour la forme, il fallait juste que la condamnation fût prononcée, mais on ne l’exécuterait pas. Jamais on n’avait tranché la tête d’une pauvre handicapée, aussi grande que fût l’indignité de sa faute.

Tout devenait lumineux et serein pour la misérable. Et bien qu’elle fût plongée dans les ténèbres de sa prison, son coeur clair comme le jour battait avec la légèreté d’un oiseau.

L’amnistie ne vint jamais.

Au bout de deux mois d’une vaine attente, la brigande fut tirée de sa fosse à rats avec brutalité afin d’être menée à l’échafaud.

Là, face à son tortionnaire pour qui elle brûlait en secret, ne comprenant pas l’absence de pitié de la société, en larmes, elle se mit à le supplier...

Le miracle eut lieu.

Le coupeur de têtes fit preuve d’une subite humanité à l’égard de cette gueuse difforme et hideuse, alors que son cou était déjà engagé dans la lucarne de la guillotine.

Il s’approcha de la suppliciée à l’anatomie débile sur le point de perdre sa citrouille de guenuche et avec un sourire plein de compassion lui annonça sa liberté en lui tendant un “papier officiel”.

L’invalide au visage ingrat eut le temps de lire les mots ordonnant ce qu’elle pensait être son salut : “CRÈVE, SALE COCHE !”

C’est là que la lame lui trancha net le col.

L’histoire ne dit pas si en roulant dans le panier ensanglanté, la boule de gargouille de la décapitée entendit les rires de son bel exécuteur.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=J8Im5FcaPS0&feature=youtu.be

mardi 3 avril 2018

1253 - Morue d'avril

Cela faisait dix ans que l’épistolier échangeait avec son “aimée de plume”.

Le grand jour de la rencontre était arrivé.

Dans la rue où ils s’étaient donné rendez-vous, les clartés d’avril conférait à la pluie un aspect argenté un peu triste.

Dans l’intérieur de sa veste il portait en permanence la photo de la jeune femme, la seule image qu’elle lui avait envoyé, au tout début de leur correspondance. Sur le portrait en noir et blanc déjà jaunissant, ses vingt-quatre ans irradiaient de promesses. Son joli minois avait éclairé bien des soirées de l’esthète rêveur et solitaire... Ce visage monochrome était devenu la seule lumière de son existence de reclus.

Depuis une décennie les deux idéalistes s’envoyaient des lettres soigneusement calligraphiées à l’encre de Chine, loin des modes et du fracas du monde, parlant d’amour avec emphase et préciosité, élaborant de grandes théories à ce sujet.

L’amour, pendant quarante saisons d’un fidèle et régulier commerce épistolaire, leur avait inspiré de vastes pensées qu’ils comptaient bien éprouver de manière tangible lors de ce premier face-à-face.

Epris de beau langage désuet et du “siècle de la naphtaline”, leur délicatesse les avait placés à des hauteurs bien en marge de la société... Déconnectés du réel, ils planaient dans leur éden névrotique.

Heureux.

Dans leurs missives, rien que des merveilles irréelles tissées de soirs en soirs au fil de phrases poussiéreuses imprégnées de sentiments surannés.

Elle la fleur bleue vêtue de dentelles, lui le sybarite sombre et mystérieux.

Faits l’un pour l’autre, les deux oiseaux égarés dans la littérature périmée allaient bientôt croiser leurs plumes au bout de cette rue, lieu de leur tête-à-tête, ou plutôt bec-à-bec.

L’élégant avançait vers son but, le pas tremblant, le coeur en flamme, les ailes au bord du gouffre.

Et là, le choc.

La “belle” était devenue obèse, grotesque, d’une vulgarité inouïe.

Eblouie durant toutes ces années par les mots lustrés de son admirateur, elle ne s’était pas vue grossir, ternir, prendre la poussière.

Au lieu d’affronter la pluie et le soleil, la rose s’était enterrée dix longues années. Enfermée dans un jardin d’illusions pour devenir une ortie. Son orgueil flatté par le verbe précieux de son amant de papier, les deux lustres passés à lui écrire des sornettes littéraires avaient fait l’effet de trente années sur son corps, cinquante sur ses traits et une éternité sur son âme.

La charmante physionomie de sa jeunesse envolée, figée sur la photographie, gravée dans la mémoire de son destinataire, divinisée par son imagination romantique était pour elle une réalité immuable.

Pétrie de sublimes et fumeuses certitudes, enivrée par ses propres thèses, doctes et imbéciles, sur le grand sujet de l’amour, elle croyait dur comme pierre à ses chimères intellectuelles, méprisant ce qu’elle appelait avec désinvolture les “grossièretés du palpable”.

La grossièreté, c’était elle.

L’énorme, l’immonde, la monstrueuse grossièreté.

Elle ne voyait point la laideur de sa face, la difformité de son corps, la lourdeur de ses airs, aveuglée par l’authentique beauté verveuse de son louangeur...

Certes elle avait présenté jadis une figure désirable, légère, gracieuse, mais ses rêves patiemment alimentés par le feu inoffensif de leurs courriers éthérés avait transformé la gazelle en coche.

Les rides, la graisse, les varices, l’épaississement de la taille, une vilaine claudication due à une phlébite non soignée, et surtout cette horrible disgrâce faciale... Voilà le cauchemar qui attendait le romanesque aristocrate... C’était pourtant la même personne que sur le cliché conservé depuis dix ans dans sa poche.

Affreux héritage de dix ans d’inactivité. Une vie de salon à béer stérilement aux mirages pleins de débris d’un passé magnifié...

Le plus terrible dans cette affaire, le plus pitoyable, le plus ignoble, c’est que décidément très extravaguant, une fois la surprise passée, le galant s’éprit sincèrement de ce tue-l’amour et fila avec l’indigeste femelle le plus vomitif hyménée.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=hcGhg5UOm6c&feature=youtu.be