mardi 22 mai 2018

1259 - Cabinet d'avocats

Costumes fins et courtoisie glaciale de rigueur dans l’antre des plaideurs de toutes les causes !

Gagnées ou perdues, les affaires valent leur pesant de lucre.

Pour ces avides oiseaux aux grands airs, fervents défenseurs de leurs finances, tout mortel solvable est roi.

A leurs yeux le vice est rémunérateur, le doute juteux, la justice payante : ils touchent à tous les coups !

Vérité ou mensonge, peu leur importe : les deux options sont dûment monnayables. Et c’est ça qui compte.

Chez eux rien n’est jamais donné, tout est hautement tarifé. Innocent ou coupable, leur client est leur proie, leur sucre, leur source d”énergie. Leur morale, c’est le pactole.

Et non l’équité.

Avoir tort ou avoir raison, là n’est pas la question pour ces serviteurs du bien... Leur sens inné de la droiture est comme le sens du vent : il tourne dans la direction du moment.

Jouer avec les lois, contrefaire le vrai, avancer de biais afin de faire triompher l’intégrité de leur portefeuille, là est l’essentiel.

Sûrs de vos crimes ou bien convaincus de votre vertu, ils feront le maximum pour que vous leur régliez le maximum.

En cela, les avocats sont des âmes absolument incorruptibles, soyez-en assurés !

Mais heureusement pour les naïfs payeurs qui croient en la noblesse des gens de robe, ces volatiles éduqués au bec acéré soignent leur image feutrée : complets-vestons élégants et courbettes impassibles requis dans le temple des apôtres de tous les intérêts...

De quoi impressionner la galerie.

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https://www.youtube.com/watch?v=MdmWqQJGGUw&feature=youtu.be

mercredi 16 mai 2018

1258 - Du sol au Soleil

Sa silhouette osseuse, ses formes anguleuses, sa féminité comme un silex tranchaient avec sa face astrale.

Son corps était une rocaille, son visage une écume.

Toutes les vulgarités du siècle se sont incrustées sur sa tête.

Mais sous le fard commun de son front brillait l’intemporelle et incorruptible lumière.

Farrah Fawcett abusa des lourdeurs et futilités de la mode avec grande maladresse et profonde bêtise. Cette rose parée de toc fut une outrance.

Mais le joyau est resté dans ma mémoire.

Ephémère dans son incarnation, éternel dans l’oeil de l’esthète.

Ce paysage d’ange avait-il besoin des strass hollywoodiens ?

Moins que jamais.

Qu’importe ! Ses artifices immondes n’ont jamais pu ternir l’originelle vérité : la beauté faciale de cette femme squelettique, malingre, à la chair insignifiante et à la ligne insipide, était surnaturelle.

Farrah Fawcett n’a pas eu sa statue mais un statut. L’icône n’a pas eu droit au marbre.

Son éclat fut retranscrit non dans la pierre auguste mais dans la bagatelle criarde. Bref, la pacotille en vogue au service du sublime...

Image surexploitée, usée, périmée. Et pourtant impérissable.

Enfilée par la grosse ficelle de son temps, elle était une perle galactique.

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http://farrah-fawcett.blogspot.fr/2018/05/33-du-sol-au-soleil.html

samedi 12 mai 2018

1257 - Les pâquerettes

J’aime les pâquerettes plus que toutes les autres fleurs.

Ce sont des soleils sortis de terre, des astres éparpillés au bord des chemins, des constellations semées dans les champs.

Bref, ces étoiles dans l’herbe me rappellent le ciel et ses hôtes de lumière.

C’est un peuple d’anonymes que peu de gens perçoivent, à l’image des lointaines lueurs dans le firmament.

Les pâquerettes sont simples, naïves, sages.

Elles rendent humbles les morts vaniteux qui gisent dans le sol et confèrent de la grandeur aux vers qui les rongent.

Asticots de la surface, elles sont les égales de la vermine qui se cache. Fleurettes et lombrics : deux mondes invisibles, ignorés, insignifiants aux yeux des hommes.

La rose sur les cadavres est un pur artifice, une sorte d’outrance contradictoire, un masque sur une grimace, tandis que la blanche corolle restitue aux choses leur vraie mesure.

Parce qu’elle est modeste, elle a sa place dans son petit carré de verdure, tout comme la pâle étincelle a sa place dans l’infini.

Toutes deux sont immenses car toutes deux brillent, chacune dans son univers respectif. L’une sur le gazon, l’autre dans le noir cosmique.

Mais nul ne les voit.

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https://www.youtube.com/watch?v=6LKwmWgS8jo&feature=youtu.be

samedi 14 avril 2018

1256 - Après Lily, Toto !

Toi le petit Blanc aux mains propres et à l’âme tendre, toi le messie moqué des bonnes causes, toi le voyageur aux ailes pures et au bagage d’idéal, toi la cible de toutes les flèches, toi que tous persécutent pour cette faute impardonnable qui est de naître loin des oiseaux de malheur, toi le petit Blanc qui cherche les autres mais que nul ne veut comme hôte, toi dont le seul crime est d’être Blanc, dont l’unique gloire est de recevoir les crachats, dont le péché est d’oser protester, toi le mal-aimé de la Terre et de ses mythes, trouve asile en ces lieux bénis que je te montre...

Ton Ciel est dans mes nuages.

Sur ma page. Si proche du Soleil. Au pays de la Lumière.

Avec ta face nette comme la neige, ton coeur clair comme le jour, tes pensées aussi droites que possible, tu rayonnes de vérité, de bonté et de justice.

Rares sont ceux qui voient, frère Blanc, la vraie couleur de ton sang, la noblesse de tes desseins, la pureté de tes sentiments.

Au milieu des Noirs tu es le méchant quoi que tu fasses. Parmi les Juifs tu es le coupable parce que l’Histoire l’a un jour décidé. Chez les endiablés tu resteras l’ennemi : avoir la peau pâle est une impiété. Avec ceux qui se croient francs, tu n’es qu’une ivraie...

Entouré de cyniques, tu es le martyr de leur bêtise.

Ils ne voient pas la hauteur de tes vues, la vérité de tes mots, les raisons de tes clartés.

Pour eux, tu n’es qu’un fils de chien qu’il est permis de piétiner. Tu es le bouc-émissaire universel de leurs noirceurs.

Frère d’Europe, tu es différent parce que tu es bleu, tu es riche car ton front reflète l’or, tu es beau pour la raison que tu es enfant de Dieu, toi aussi.

Mais eux ne le savent pas, mais eux ne le croient pas, mais eux ne le veulent pas.

Tu t’appelles Jean, Paul, Jacques, tu es Blanc, tu es saint, tu es Français et tu es un Christ crucifié.

Brille donc dans cette bulle, sois léger sous ma plume, bois avec moi le vin de la vertu sous le halo de Lune et oublie les injures du monde.

Toi le petit Blanc aux vues saines, aux airs distingués, aux bras de cygne, pardonne à tes calomniateurs et sois le bienvenu chez les élus de l’Olympe.

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https://www.youtube.com/watch?v=fNTrdEPZ8cQ&feature=youtu.be

mardi 10 avril 2018

1255 - Charme sinistre de Charleroi

Charleroi, cité des ambiances mortelles, de la déprime imbriquée dans la brique, de la morbidité esthétique est aussi la ville de tous les mauvais rêves.

Romantique à souhait.

Charleroi, capitale de la mort.

Sa misère y est belle comme une agonie. Ses rues en pleurs sont ternies par leurs larmes. Ses murs transpirent un passé lourd de poussière et de souvenirs périmés. Elle porte un voile de couleurs sinistres. Abreuvée d’une mélancolie plombée, l’agglomération s’enlise dans les sables oubliés d’une époque révolue.

Avec ses toits écrasés par les cadavres des siècles, ses cheminées crachant de la ténèbre, ses fenêtres donnant sur des jours sans joie et le désespoir débordant de ses trottoirs, la métropole est une ombre qui s’étend du matin jusqu’au soir.

Tandis que la nuit il s’y donne des bals de fantômes. Des festivités de morts-vivants. Des danses de spectres.

Chorégraphies du vent, du froid et de la tristesse... Uniques hôtes de ces mornes réjouissances, seuls noctambules chantant en choeur, là-bas, dans le noir.

Au bout de ces boulevards et de ces impasses -interminable asphalte percé de mauvaises herbes-, au fond de cet immense trou à rats, jusqu’au coeur des moellons suintant le malheur, moi j’y vois le refuge des âmes sensibles, des êtres épris de ciels épais et d’oiseaux sombres, l’asile des poètes captant des mystères palpables, l’éden morose des chasseurs de papillons étranges.

Charleroi brille de sa flamme éteinte.

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https://www.youtube.com/watch?v=KdyWPg3D_LM&t=2s

dimanche 8 avril 2018

1254 - La graciée

La jeune condamnée à mort attendait sa grâce.

Son crime fut honteux, source de désordre social : elle savait pertinemment que pour ce scandale son châtiment était dix fois mérité.

Elle avait volé le pain du riche.

La délinquante ne contestait point les faits, au contraire elle reconnaissait sa vilenie. Depuis son cachot la coupable implorait cependant le pardon et la clémence de l’offensé.

En effet la voleuse souffrait d’une terrible infirmité. Née avec des jambes sans force ne soutenant pas son corps déjà frêle, elle avait toujours rampé  comme un insecte, accentuant la monstruosité de son tronc, lui aussi déformé. A son infortune s’en ajoutait une autre : la singulière laideur de sa face infecte faite pour la détestation, non pour l’amour.

Persuadée que sa misère ferait fléchir ses juges, l’espoir la maintenait en joie.

En outre, chose rare mais attestée -aussi inexplicable que sublime en ces circonstances-, le bourreau qui devait la décapiter était beau comme un dieu et du fond de son trou l’immonde en était tombée follement amoureuse.

Bref, son absolution, puis sa libération, n’étaient qu’une question de temps. Rien qu’une formalité.

Pour la forme, il fallait juste que la condamnation fût prononcée, mais on ne l’exécuterait pas. Jamais on n’avait tranché la tête d’une pauvre handicapée, aussi grande que fût l’indignité de sa faute.

Tout devenait lumineux et serein pour la misérable. Et bien qu’elle fût plongée dans les ténèbres de sa prison, son coeur clair comme le jour battait avec la légèreté d’un oiseau.

L’amnistie ne vint jamais.

Au bout de deux mois d’une vaine attente, la brigande fut tirée de sa fosse à rats avec brutalité afin d’être menée à l’échafaud.

Là, face à son tortionnaire pour qui elle brûlait en secret, ne comprenant pas l’absence de pitié de la société, en larmes, elle se mit à le supplier...

Le miracle eut lieu.

Le coupeur de têtes fit preuve d’une subite humanité à l’égard de cette gueuse difforme et hideuse, alors que son cou était déjà engagé dans la lucarne de la guillotine.

Il s’approcha de la suppliciée à l’anatomie débile sur le point de perdre sa citrouille de guenuche et avec un sourire plein de compassion lui annonça sa liberté en lui tendant un “papier officiel”.

L’invalide au visage ingrat eut le temps de lire les mots ordonnant ce qu’elle pensait être son salut : “CRÈVE, SALE COCHE !”

C’est là que la lame lui trancha net le col.

L’histoire ne dit pas si en roulant dans le panier ensanglanté, la boule de gargouille de la décapitée entendit les rires de son bel exécuteur.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=J8Im5FcaPS0&feature=youtu.be

mardi 3 avril 2018

1253 - Morue d'avril

Cela faisait dix ans que l’épistolier échangeait avec son “aimée de plume”.

Le grand jour de la rencontre était arrivé.

Dans la rue où ils s’étaient donné rendez-vous, les clartés d’avril conférait à la pluie un aspect argenté un peu triste.

Dans l’intérieur de sa veste il portait en permanence la photo de la jeune femme, la seule image qu’elle lui avait envoyé, au tout début de leur correspondance. Sur le portrait en noir et blanc déjà jaunissant, ses vingt-quatre ans irradiaient de promesses. Son joli minois avait éclairé bien des soirées de l’esthète rêveur et solitaire... Ce visage monochrome était devenu la seule lumière de son existence de reclus.

Depuis une décennie les deux idéalistes s’envoyaient des lettres soigneusement calligraphiées à l’encre de Chine, loin des modes et du fracas du monde, parlant d’amour avec emphase et préciosité, élaborant de grandes théories à ce sujet.

L’amour, pendant quarante saisons d’un fidèle et régulier commerce épistolaire, leur avait inspiré de vastes pensées qu’ils comptaient bien éprouver de manière tangible lors de ce premier face-à-face.

Epris de beau langage désuet et du “siècle de la naphtaline”, leur délicatesse les avait placés à des hauteurs bien en marge de la société... Déconnectés du réel, ils planaient dans leur éden névrotique.

Heureux.

Dans leurs missives, rien que des merveilles irréelles tissées de soirs en soirs au fil de phrases poussiéreuses imprégnées de sentiments surannés.

Elle la fleur bleue vêtue de dentelles, lui le sybarite sombre et mystérieux.

Faits l’un pour l’autre, les deux oiseaux égarés dans la littérature périmée allaient bientôt croiser leurs plumes au bout de cette rue, lieu de leur tête-à-tête, ou plutôt bec-à-bec.

L’élégant avançait vers son but, le pas tremblant, le coeur en flamme, les ailes au bord du gouffre.

Et là, le choc.

La “belle” était devenue obèse, grotesque, d’une vulgarité inouïe.

Eblouie durant toutes ces années par les mots lustrés de son admirateur, elle ne s’était pas vue grossir, ternir, prendre la poussière.

Au lieu d’affronter la pluie et le soleil, la rose s’était enterrée dix longues années. Enfermée dans un jardin d’illusions pour devenir une ortie. Son orgueil flatté par le verbe précieux de son amant de papier, les deux lustres passés à lui écrire des sornettes littéraires avaient fait l’effet de trente années sur son corps, cinquante sur ses traits et une éternité sur son âme.

La charmante physionomie de sa jeunesse envolée, figée sur la photographie, gravée dans la mémoire de son destinataire, divinisée par son imagination romantique était pour elle une réalité immuable.

Pétrie de sublimes et fumeuses certitudes, enivrée par ses propres thèses, doctes et imbéciles, sur le grand sujet de l’amour, elle croyait dur comme pierre à ses chimères intellectuelles, méprisant ce qu’elle appelait avec désinvolture les “grossièretés du palpable”.

La grossièreté, c’était elle.

L’énorme, l’immonde, la monstrueuse grossièreté.

Elle ne voyait point la laideur de sa face, la difformité de son corps, la lourdeur de ses airs, aveuglée par l’authentique beauté verveuse de son louangeur...

Certes elle avait présenté jadis une figure désirable, légère, gracieuse, mais ses rêves patiemment alimentés par le feu inoffensif de leurs courriers éthérés avait transformé la gazelle en coche.

Les rides, la graisse, les varices, l’épaississement de la taille, une vilaine claudication due à une phlébite non soignée, et surtout cette horrible disgrâce faciale... Voilà le cauchemar qui attendait le romanesque aristocrate... C’était pourtant la même personne que sur le cliché conservé depuis dix ans dans sa poche.

Affreux héritage de dix ans d’inactivité. Une vie de salon à béer stérilement aux mirages pleins de débris d’un passé magnifié...

Le plus terrible dans cette affaire, le plus pitoyable, le plus ignoble, c’est que décidément très extravaguant, une fois la surprise passée, le galant s’éprit sincèrement de ce tue-l’amour et fila avec l’indigeste femelle le plus vomitif hyménée.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=hcGhg5UOm6c&feature=youtu.be

mardi 6 mars 2018

1252 - Hausse du prix du gasoil

Monsieur Terataire  est malheureux.

C’est un homme inquiet, résigné, abattu.

Habitué aux mauvaises nouvelles, malmené par la vie, il encaisse les coups durs jour  après jour. Cette victime de l’infortune a conscience de sa misère, ce qui accentue sa souffrance.

Aujourd’hui  le mauvais sort se nomme “hausse du prix du gasoil”. Monsieur Terataire va donc devoir ajouter quatre euros de plus pour faire le plein de son véhicule.

Quatre euros d’augmentation par-ci, quelques autres euros par là... Ces menues contrariétés économiques s’ajoutant aux déceptions financières salariales et aux promesses électorales non tenues, avec par-dessus le marché les restrictions budgétaires de l’Etat, plus les changements de conditions de vente dans le contrat de son assurance-vie, plus l’augmentation du prix du kilo de beurre, plus le coût des timbres-poste passé à un euro, plus le chauffage électrique de plus en plus cher, plus la redevance-télévision, plus les impôts locaux, plus plus ceci, plus cela...

Tous ces petits tracas qui s’accumulent forment, à la fin, ce qu’on est en droit d’appeler le “grand malheur de monsieur Terataire”.

Pour lui l’existence se résume à une série de prélèvements, de taxations et de ponctionnements de son budget, ce qui fait qu’il se sent constamment harcelé, piégé, encerclé par des profiteurs assermentés, des voleurs d’énergie, bref des  vautours s’acharnant sur son portefeuille.

Tant et si bien qu’il en oublie d’être heureux, d’apprécier les joies simples de la Création, comme l’étonnement d’être au monde, la beauté des fleurs, la rosée du matin et tout le reste...

Certes il a un confortable pouvoir d’achat monsieur Terataire. Il ne manque de rien en réalité, ce n’est pas la question. Il a une femme superbe, de beaux enfants, plein d’amis, une maison secondaire à la mer, une petite location en montagne, des assurances en tous genres, des protections juridiques à la pelle et même un joli petit pécule bien en sécurité dans un coffre-fort...

Mais cette oppression incessante due au fait de se savoir taxé à tout bout de champ, de se sentir le martyr permanent d’injustices bancaires, fiscales, pétrolières, lui a fait perdre le goût du bonheur.

Il a de d’argent monsieur Terataire pour tout dire, mais également les inconvénients qui vont avec. Il paye ce qu’il doit payer : en rapport avec sa relative aisance. Exactement. Ni plus ni moins, comme tout le monde. Mais pour ce rebelle aux surtaxes, trop c’est trop. C’est la raison pour laquelle il ne parvient pas à trouver la paix.

En fait monsieur Terataire, vous l’aurez compris, est un parfait abruti matérialiste primaire.

Sa conception du paradis, dans ses rêves de petit comptable les plus grandioses, se borne à une société idéale où les vérandas seraient à moitié prix, où les canapés en cuir seraient automatiquement assurés pendant trois ans en cas de déchirure accidentelle à l’usage, où les autoroutes françaises seraient gratuites, où la vignette automobile n’aurait jamais existé, où les amendes pour stationnements interdits seraient revues à la baisse, où le “treizième mois” serait systématique pour tout nouveau salarié, etc.

Mais cette énième hausse du prix du gasoil en ce beau matin de printemps fut la goutte de trop dans son enfer d’éternel taxé...

Il n’a pas supporté.

Il est tombé en dépression, hospitalisé en soins psychiatriques de longue durée, sous antidépresseurs. 

C’est que, à force de vivre comme un veau, il en a oublié de vivre comme un homme, monsieur Terataire...

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https://www.youtube.com/watch?v=t8tH3iCTNBI&feature=youtu.be

mardi 27 février 2018

1251 - Le chant des peuples

Ha ! Comme je suis touché par les flûtes et tambourins du monde !

Au sommet de leur accord, au plus profond de leur identité, les civilisations produisent leur folklore.

Des danses et des airs, tristes, joyeux, virgiliens, élégiaques, glorifiant les roses et les nations, les blés et les étoiles, les neiges et les nobles choses... Le meilleur des sentiments populaires.

Le choeur des humains, c’est le fruit le plus léger de leur terre, la récolte des anges dans leur coeur de mortels.

Et cette eau claire qui jaillit des races multiples éparpillées autour du globe, c’est un peu de Ciel qui s’exprime dans chaque contrée, chaque pays, chaque continent.

C’est là l’âme des peuples.

Les femmes y ont des voix d’oiseaux, les hommes des rires de loups, et le vent se mêle toujours de leurs affaires...

Le trésor des civilisations, des peuples, des races, des nations, des cultures, c’est leur sang, leur chant, chacun ayant sa couleur propre.

Ces sèves différentes mêlées à leurs légendes, à leur Histoire, à leurs traditions, et qui font que ces civilisations, ces peuples, ces races, ces nations, ces cultures génèrent tant de floraisons depuis la nuit des temps...

L’Homme sait que ses plus belles oeuvres ne sont pas faites de palpable mais d’intemporel. Et qu’il y a plus essentiel que son pain : l’esprit.

Ce sont ces oeuvres-là qu’il faut préserver, défendre, encourager, et non niveler, déprécier, supprimer, oublier avec cette infâme imposture qu’est le mondialisme !

La musique des provinces, la lyre des patries, la poésie des royaumes, ce sont tout simplement les chorégraphies des groupes de terriens tout autour de leur planète.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=tupnRaaH0oo&feature=youtu.be

lundi 26 février 2018

1250 - Portrait de Marc-Édouard NABE

NABE est excellent tapageur, superbe lion aboyeur qui maîtrise comme un chef cuistot l’art de faire acte de présence de poids avec ses semelles fines. En deux-trois mots bien cirés valant leur pesant de fumée, d’entrée de jeu il meuble l’espace mondain avec la force de l’enclume et le sourire de la vipère.

L’acteur est brillant, volubile, incisif. Son jeu sophistiqué est magistralement mis au service de ses livres envolés, introuvables, recherchés, méconnus.

Autrement dit légendaires.

Qui a vu NABE ? Tout le monde.

Qui a lu NABE ? Moi.

Beaucoup de non-concernés ont entendu parler du merle blanc, de l’oiseau rare, du mythe médiatique aux ailes fameuses. Peu de curieux sont allés becqueter dans la gamelle de ce vif volatile...

L’auteur brille mieux à l’oral qu’à la plume, comme ces maîtres coq du dimanche beuglant d’aise et de certitudes aux cuisines, forts en promesses, faibles en plats.

Ce personnage aussi sérieux que cocasse, Tartarin des causes légères, seigneur de guerre virtuelle, matadore d’artifices, combattant des conflits de confettis, héros prêt à mourir au champ des futilités, est incontestablement le roi des cons abscons.

Directeur noeud-papillonné des enjeux impérieusement minces, fatalement nébuleux, fâcheusement “pas-rigolos-mais-risibles-quand-même”.

Croupier superbe ayant la mainmise sur des trésors de billes de terre cuite... Amuseur éclairé jetant ses dés obscurs avec son nez de clown épatant. Singe érudit au comique sophistiqué. Docte parleur au son de cloche grave.

Bref, cet hôte des soirées feutrées plus ou moins masquées n’est pas n’importe qui et je vous dévoile ici son fin visage de littérateur lustré, tout en flou et fluidité mêlés : NABE est une vague en vogue qui ne blague pas !

La preuve qu’il n’est nullement une farce en marge, c’est qu’il est une force en marche ! 

Et il faut reconnaître qu’il a du succès, ce Marc-Edouard Gugusse.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=a3dRnxLv5Gs&feature=youtu.be

mercredi 21 février 2018

1249 - Réponses à sept questions

Bonjour cher Maitre. Emportée par le feu de mes interviews  précédentes à propos des mystères de vos obsessions esthétiques, j aimerais sonder les autres profondeurs de l’astre de la littérature que vous êtes. Sujet quasi inépuisable que tous vos questionneurs cherchent à creuser un peu plus à chaque entretien... 

1. Quel serait le code, s’il y en avait un, pour une lecture “efficace” de vos textes : l’âme dorée du lecteur ou la confiance en l’âme d’azur de l’auteur ?

Il n’y a aucun code pour me lire, il faut être un humain, tout simplement. Crapules ou esthètes, ignares ou érudits, durs-à-cuire ou mollassons, chacun en aura pour son compte, en avantages ou en amertumes. Je distribue à mes lecteurs du sucre et du sel, du poivre et du vinaigre, de l’eau et du vin, des épines et des caresses à profusion : il y en a pour tous les goûts, en toutes circonstances. A l’image de la vie, des choses, des êtres, des événements. En un mot, à l’exemple de ce qui se déroule dans l’Univers. Je ne fais que raconter les grandes et petites aventures des créatures peuplant ce monde. Je parle de leurs oeuvres, de leurs paroles, de leurs désirs, de leurs pensées, de leur vérité et de leurs mensonges. Il m’arrive également de m’attarder sur l’inerte et de lui donner la parole, histoire d’éveiller les esprits les plus épais aux subtilités de l’invisible. De leur donner de l’appétit pour la Poésie. En somme pour me lire pleinement il faut être bête et méchant ou bien aimable et fin : ça marche dans les deux sens car ma plume parle à tous, elle est universelle. 

2 . L’humour est comme le caviar, plus il va vers le noir, meilleur il est. Le rire d’encre est votre condiment favori, vous en aspergez même abondamment presque tous vos mets. Pourquoi tant d’esprits qui se voudraient éclairés ne le savourent-ils pas, le prenant bêtement pour de la méchanceté pure ?

Pour me lire il faut effectivement jouir de toutes ses facultés, être assez ouvert pour saisir les “légèretés de la nuit”, ce qui n’est évidemment pas le cas de tous les hommes sur cette Terre. Pourtant je m’adresse à tous sans exception. Sans filet ni édulcoration. Je suis comme un nectar fort : je laisse une saveur délicieuse aux uns, une infecte âcreté aux autres. Il faut être initié pour savoir apprécier les grands crus. Pour certains lecteurs il faudra soit du temps, soit de l’intelligence supplémentaire, ou les deux à la fois, afin de savourer ma liqueur.

3. Vous qui n’avez jamais craint d’être considéré comme ringard à une époque où plus personne ne chante la Lune, tandis que vous la chantez sans retenue et sous tous les tons, vous avez des réticences à écrire selon votre éclatante inspiration sur Farrah Fawcett afin, dites-vous, de ne pas lasser votre lectorat. Pouvez vous nous éclairer sur cette inconséquence de caractère?

La Lune est banale aux yeux de beaucoup de gens. Tout comme ce qui est omniprésent, éclatant au-dessus d’eux, tels le Soleil, les étoiles, le ciel, les nuages. Ce qui est magnifique est souvent ignoré, négligé, voire moqué. Moi je suis là pour rappeler à mes semblables les merveilles que, par habitude, ils ne voient plus. Mais si justement je leur donne trop l’habitude de ces miracles en les leur mettant sans cesse sous le nez, ils auront tendance à s’en lasser. C’est pourquoi je préfère leur parler des sommets avec modération, sans forcer.

4. Beaucoup de vos textes parlent de gens aux multiples infirmités comme les bossus, les tordus, les trisomiques, les diminués, pourtant vous prétendez ne pas les aimer. Où est la vérité, maître?

Vous vous trompez lourdement. C’est la faiblesse, l’infirmité, la tare que je n’aime pas, non les individus qui en sont les victimes. Bien des irresponsables en voulant de bonne foi défendre les chétifs, les débiles, les exclus, du même coup font la promotion de la pathologie physique, mentale, sociale, culturelle, leur trouvant des charmes exotiques, des vertus artificielles, des éclats frelatés, ce qui est fort douteux. Moi je mets le doigt là où nul n’ose le mettre : là où il faut, en totale justesse.

5.  Vos textes sont faits pour être lus sous les étoiles, un bouquet d’épines à la main. Ils ne sont pas pour tout le monde, quoi que brefs, clairs, simples, techniquement accessibles à tous. Vous devez avoir conscience que même avec toutes ces qualités, il y a un nombre restreint de lettrés capables de les apprécier. Alors pourquoi votre manque de popularité vous contrarierait-t-elle ?

Ma vocation est, en concertation avec mes muses, d’émouvoir les âmes, de les éduquer, de les élever en chantant les beautés de la Création, de les faire rire avec fruit en mettant en scène nos travers, de les faire rêver en leur désignant les astres, dans ce contexte il est normal que leur indifférence à l’égard de cette fresque izarrienne me contrarie... Je suis là pour montrer, non pour cacher, pour parler et non me taire, pour voler et non dormir.

6. Vous vous définissez en tant que PLUME. Quelle serait donc l’aile a laquelle vous appartenez ?

J’appartiens au Cosmos. Comme tout ce qui est. Nous sommes tous les enfants du Beau, c’est à dire les enfants de Dieu.

7. Vous avez des activités que vous estimez secondaires, mais selon moi pas négligeables du tout, d’artiste plastique auteur de dessins abstraits. Et également de vidéaste. On admire toujours sur YOUTUBE vos choix musicaux et vous dansez très bien. Vous considérez comme vous une cathédrale vivante dédiée aux arts ?

En effet je fus artiste abstrait jadis mais j’ai délaissé depuis longtemps cet art incertain... Mes vidéos sur YOUTUBE sont un simple amusement, toutefois je prends un soin particulier à choisir des musiques de qualité, du classique en règle générale. La musique permet de sublimer les images de mes vidéos, parfois même de suppléer à leur faiblesse. Et si en même temps cela peut éveiller la sensibilité des profanes à la grande musique, alors j’aurais déjà “modestement fait une grande chose”.  Quant à la danse, là encore vous êtes dans la risible erreur car en réalité je danse comme un hippopotame chaussé de bottes de cul-terreux ! Je me considère comme un fétu de conscience emporté dans la grande tempête cosmique, une poussière de bonheur qui danse dans l’infini de la Vie, un grain de lumière en route vers un océan solaire.

lundi 12 février 2018

1248 - De Vénus à la Terre

Elle était blonde comme ces cailloux bleus que l’on découvre, incrédule et charmé, dans les songes pleins d’oranges et d’écume.

Sa face brillait, acide, sucrée, effrayante d’irréalité. Et son sourire ressemblait à un hurlement esthétique. A une gueule florale. A des crocs d’azur.

Cette femme faisait songer à un soleil pressé tel un agrume. Du pur jus de beauté sortait d’elle. Un mélange de nuages et de lumière.

Parée des ors pareils à des fées d’artifice, avec des orages de citrons sur ses traits et des flots de folie sur son front, ainsi fut Farrah Fawcett...

Elle irradiait du rêve à la façon des astres majeurs.

Inspirait des pensées qui nous dépassent. Eblouissait les nuits de sa clarté. Nourrissait le ciel de ses airs.

Elle était blonde comme ces brumes blanches que l’on rencontre, perdu et allégé, dans les voyages pleins de mystère, de vent, de mer et de vagues.

http://farrah-fawcett.blogspot.fr/2018/02/32-de-venus-la-terre.html

VOIR LES TROIS VIDEOS :

https://www.youtube.com/watch?v=KvlEH6DehGs&feature=youtu.be

https://www.youtube.com/watch?v=1YSVqC-hNEI

https://www.youtube.com/watch?v=vJV1KYuSAUo&feature=youtu.be

dimanche 11 février 2018

1247 - Dégel à flots

Le dégel agit en moi comme un feu de feuilles vives, éveille des rêves de betteraves à sucre et de patates douces, déclenche dans ma tête des germes de pensées humides.

Et arrose les sous-bois de gerbes de pluies insensées.

Je patauge dans la joie fraîche et le froid flasque des jours d’averses et d’abondance.

Je m’enfonce dans les flaques molles où le Soleil s’allie à la boue pour faire briller mes chaussures.

Mes chaussettes trempées sont lourdes de promesses fertiles et d’espoirs aqueux.

Mon manteau imbibé d’eau fait trembler mes os.

Mon chapeau gorgé de nuages allège ma cervelle faite de chair et d’esprit.

Et je regarde le ciel qui pisse de froid sur les clochers.

Je nage dans un bonheur visqueux, riche de flotte féconde et de fêtes de fruits juteux !

Et, tandis que je m’embourbe massivement dans le mois de mars, de la confiture de terre plein les bottes et de l’azur jusqu’au cou, la lumière d’Hélios tombe avec légèreté sur les champs d’asperges.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=RhFajLa4Mj0&feature=youtu.be

1246 - Dégel

Sous le verglas des derniers jours de février perlent les premières larmes du printemps.

Le mois s’achève, les flocons fondent, la terre grelote et mes chaussures sont trempées... 

Tout cela m’enchante, m’effraie, m’enflamme.

Une immense vague de tristesse lumineuse et de joie glacée s’abat sur le monde. Les rayons du soleil sont comme des silex, l’azur est coupant et le sol imbibé de glace molle.

Pas de chaleur. Mais de la lumière.

Pas de couleurs. Mais de la pureté.

Pas de douceur. Mais de la beauté.

C‘est la saison âpre des rêves tranchants. Le temps austère du dégel. Un mystère frigorifiant entre les cailloux et les racines.

Le cycle furtif où la neige génère de la sève, où la mort engendre la fleur. Le point crucial où le froid se fait fluide et le blanc devient onde...

Le sillon dégouline d’espoir. Le givre pleure, mourant d’allégresse. Le terreau ruissèle de vie et la giboulée inonde le germe.

Mars s’éveille.

Demain l’Univers sèmera ses étoiles dans les labours.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://www.youtube.com/watch?v=VQY7KALKsKw&feature=youtu.be

https://www.youtube.com/watch?v=cuYNW8ahbPY&feature=youtu.be

jeudi 8 février 2018

1245 - Quentin ROUCHET

Quentin ROUCHET est une tomate mûre.

C’est à dire bien verte, dure, pleine de compote de silex à l’intérieur. Avec des morceaux de vérités anguleuses douces comme des oranges amères, aussi drôles que des stèles mortuaires.

Bref, Quentin ROUCHET est un coq à part, un être de plume et d’ailes, un oiseau aux grands airs en somme...

Ce bec fin à la patte sûre vole au-dessus des clochers, entre les lignes, hors des apparences.

Il est habillé comme un voleur, sont front est ceint par le bonnet du pauvre, ses semelles sont grossières mais il marche avec l’assurance des vrais esprits.

Autrement dit il plane.

Il fait aussi plein d‘autres choses rares et remarquables :

- Il fume, son cerveau je veux dire.

- Il boit, l’eau de la pluie je précise.

- Il joue en travaillant, sur et avec les mots, sachez-le.

J’oubliais : il est jeune et même si ça ne durera pas, il sera plein de sève demain car ses racines puisent dans le VRAI, c’est à dire l’âpre, le clair, le beau.

Ce qui ne l’empêche nullement de faire du houblon son autre source de rêves de bois. C’est un roseau avec des réflexions de chêne.

Un volatile perché sur la dernière branche. Une histoire racontée par les légendes. Un astre isolé dans le ciel.

Il aime le vrai, le vin, le vent, la vie...

Et la vertu.

La vertu, cette verrue selon ce siècle qui l'a vu naître... Il chérit ce que sa génération maudit : les mythes, le roc, les hauteurs.

Aux vogues qui passent, il choisit la vérité qui demeure. Ce qui fait de lui l’ennemi, le moqué, l’oublié.

Corps étranger de son époque, il chemine en solitaire, indifférent aux vagues. Il va, droit devant lui. Sans illusion, sans indulgence pour le toc, sans un regard pour le faux.

Il est seul. Seul et fou. Dans le froid, les nuages, l’infini. Il voit si loin que le monde le perd de vue.

C’est un aigle givré voltigeant dans les cimes.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://www.youtube.com/watch?v=ifZiGA03GbI&feature=youtu.be

https://www.youtube.com/watch?v=2TbK0cOEZT8&t=2s

samedi 20 janvier 2018

1244 - Je suis un sous-doué

A l’heure où le moindre quidam en difficulté sociale se targue -pour ne pas dire se vante- d’appartenir à l’espèce très en vogue des “surdoués”, en ce qui me concerne j’annonce la couleur sans ambiguïté : je suis un sous-doué.

Ou pour le dire autrement, un imbécile.

Heureux.

Oui, car à entendre ces “inadaptés de haute qualité”, il est rigoureusement impossible de chanter le bonheur de vivre en se synchronisant sur la danse de ces fameux, chers, inestimables “neurones en or” tournant à plein régime dans les sphères de la pure abstraction hyper tarabiscotée... Source de leur nombrilisme dolent, délicieusement ostentatoire.

De fait, ces attardés du bien-être ne sont ni heureux ni disposés à l’être. Au contraire, ils semblent se complaire dans leur prestigieuse infortune, comme des aigles aux ailes maudites.

Ces hauts potentiels mentaux se voient comme des oiseaux rares à protéger, entretenir, valoriser, médiatiser, comme si la simplicité était un outrage à leur “complexité narcissico-pédante”...

Alors que moi je suis passé maître dans la faculté à sourire à tout, même aux malheurs qui me tombent sur la tête !

Pendant qu’eux se lamentent des fleurs que leur offre le Ciel, pleurent pour un puits ou pour un pont, exposent leurs permanentes insatisfactions sur tous les écrans du monde avec des mines étudiés, s’ennuient -en sortant des arguments compliqués- face aux immenses richesses de l’Univers qui les entourent...

Moi, j’ai le don inné de l’allégresse. Quitte à passer pour le roi des simplets.

D’emblée, je me moque de tous ces “experts en inadaptation au bonheur” sous prétexte de “trop d’intelligence” ! Je ris de leurs larmes, si précieuses à leurs yeux. S’ils étaient vraiment surdoués, ils auraient déjà en eux cette lumière essentielle consistant à accueillir avec gratitude pluie, soleil, brouillards, orages, pommes sucrées comme oranges amères, eaux fraîches ou flammes vives, bref à rendre grâces à tout ce qui vient, à ne pas regretter ce qui n’est pas, à s’ouvrir à tout être, à remercier la vie au lieu de la maudire.

Moi, contrairement à ces “malheureux haut de gamme”, je suis tout bêtement plein de joie de vivre.

Sans m’encombrer d’inutile génie.

Je suis un sous-doué rayonnant. J’apprécie les bonnes choses de tous les jours, me contente de petits riens, ne me plains jamais des banalités du sort, savoure les fruits humbles du quotidien sans jamais me lasser.

Aux antipodes des sempiternelles contrariétés de ceux qu’on appelle “surdoués”, incapables qu’ils sont de demeurer à hauteur d’homme, trop haut perchés sur leurs échasses intellectualisantes...

Ces volatiles alambiqués ont depuis longtemps quitté le sol des vivants.

Je suis un sous-doué terre-à-terre qui aime le vent, la vie, les fleurs et les nuages.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://www.youtube.com/watch?v=cEqNFeaFVyk&feature=youtu.be

https://www.youtube.com/watch?v=RndvJyKw-vw&feature=youtu.be

mardi 16 janvier 2018

1243 - Chrétien

Je suis chrétien.

Pur et dur.

Je bénis le vrai, le beau, le juste, le bon.

Et crache sur le gauchisme !

Je piétine la république du mensonge. Maudis les LGBT. Voue aux chiottes la GAY PRIDE. Chie sur le féminisme. Ai pitié de Simone Veil l’assassineuse, de Pierre Bergé le dépravé et de tous ces violeurs d’innocence et autres malfaisants intouchables qui nous gouvernent à gauche.

Je suis chrétien.

Glorieux et courageux.

Je chéris les ors décents de l’Eglise hétérosexuelle, anti-avorteuse, gardienne de la famille traditionnelle, saine, sainte, forte.

Et brûle l’étendard luciférien de la franc-maçonnerie !

Je recouvre de merde l’autel impie de la laïcité. Pisse sur le drapeau de Marianne la lesbienne-putain-avorteuse de cette France déracinée !

L’athéisme est l’évangile des porcs, des pervers, des dégénérés-décadents, le culte des pédophiles-homosexuels-transexuels-zoophiles-délirants voulant faire légaliser leurs plus dégueulasses déviances, la religion des détraqués qui veulent jouir à tout prix de leurs saloperies sans être vu de Dieu.

Ces esprits putrides ne croient pas en Dieu mais vénèrent la saleté comme si elle était leur soleil.

Ces textes de lois violant celles de la nature, c’est la bible des ANTIFA. Qui sert de torchecul au Cornu. Et après usage par l’hôte des enfers, fait office d’essuie-bouche pour le maître actuel de l’Elysée.

Les ANTIFA qui ne sont que des petits merdeux arrogants, de juvéniles débauchés soutenus par la gauchiasserie au pouvoir, laquelle est composée de pédés décomplexés, de drogués liquéfiés et d’autres membres génétiquement pas français.

Je suis chrétien de droite-royaliste-homophobe.

Je suis pécheur, comme tous, et néanmoins défenseur de la vertu, pour la vraie protection des enfants, la préservation de leur pureté, la saine édification de leur esprit exempt de corruptions gauchiassisantes.

Je suis chrétien, contre les distributeurs automatiques de capotes dans les écoles et pour le retour à l’enseignement scolaire traditionnel exigeant qui vise l’excellence !

Je suis chrétien, vainqueur de tous les menteurs !

Je terrasse d’un seul regard plein de vaillance tout détenteur du faux et anéantis les ténèbres de la gauche-débauche en opposant à ses répugnantes hérésies la chrétienne et rédemptrice lumière.

vendredi 12 janvier 2018

1242 - La vraie place de la femme

La chance de la femme, c’est qu’elle n’a nullement besoin de faire de longues et laborieuses études pour pratiquer son métier : celui d’épouse, de mère, de cuisinière, de ménagère.

Elle a les qualités requises innées pour ces emplois naturels qui lui collent si bien à la peau.

Il n’y a rien de plus flatteur pour un homme que d’avoir une compagne aimante, belle, intelligemment dominée, attachée aux traditions de son sexe. Les devoirs de la conjointe assujettie aux lois maritales font aussi sa gloire car cette créature fragile, délicate, frileuse s’épanouit dans la douceur du foyer, les délices de l’alcôve, les honneurs de la maternité. Non au bureau.

Les indomptées, les laides, les tribades, les rêveuses, les égarées et autres féministes bêtes et méchantes, enfin toutes les célibataires génératrices d’imbécillités, infectes ennemies du mâle, toutes sottement solitaires, devraient être sévèrement fouettées afin de leur faire passer le goût mensonger de leur amère liberté !

Les laiderons devraient même être doublement châtiées : fouettées durement, humiliées lourdement pour leur absence de grâces !

Il n’y a en effet rien de plus ignoble pour une fleur que de déplaire au Soleil.

Il serait donc injuste de punir de la sorte la féminine laideur, penseront les niais ? La pire des injustices pour une enfant d’Eve n’est pas de recevoir ces volées de lanières iniques, arbitraires, tyranniques, mais bien plutôt d’être née sans grâce.

Et puis quoi ! Réclameraient-elles encore de la pitié, ces infortunées ? Les caresses vengeresses du cuir contre l’échine de ces furoncles ont au moins la vertu d’adoucir leur peau rêche ! Ce sont leurs remerciements que je veux entendre !

D’ailleurs ces victimes du sort ne sont plus à quelques gifles près...

Bref, cette férocité exercée sans faiblesse contre les mauvaises pousses permettrait de faire prendre conscience aux autres, les bonnes plantes, de l’immense trésor que constituent leurs féminins atouts. Et nulle parmi les héritières de Vénus ne les gâcherait plus dans le célibat.

Il est odieux pour un phallocrate de voir une pucelle sans éclat, mais plus offensant encore est de voir une beauté sans conquérant !

Il est normal qu’un chardon dans un jardin semé d’orties soit délaissé, méprisé, piétiné par l’esthète. Mais qu’une courge demeure sans astre viril pour l’abreuver de sa lumière, voilà qui est insupportable !

Cette femelle arrogance est une provocation pour le macho ! Mais aussi une souffrance pour la suffragette qui se prétend émancipée, dénaturée qu'elle est par ces hérésies qui l’éloignent de sa vraie condition : soumise. Et de sa véritable place : aux pieds de son seigneur.

C’est pourquoi je prône une société saine, forte, équilibrée où l’on condamnerait les fiertés mal placées et récompenserait les guenuches à coups de badine au lieu d’une molle indifférence et où l’on n’outragerait plus l’orgueil masculin, ne sacrifierait plus le confort machiste en vouant les créatures aux artifices du féminisme.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=aqf5ObTzVO8&feature=youtu.be

dimanche 7 janvier 2018

1241 - Critique du film "LE DICTATEUR" de Charlie Chaplin

Un film mythique -mais passable- que nul n'osera déboulonner de son piédestal mensonger, artificiel, de peur de passer pour un horrible crétin... Ou pour le roi des incultes cinématographiques.

Pourtant cette oeuvre, quoi qu'on tente de nous faire croire, est superficielle, légère, assez vaine.

Les scènes burlesques ont très mal vieilli, contrairement à ce que prétendent les béats admirateurs auto-suggestionnés par l'aura légendaire de ce film certes considéré comme un sommet intouchable, mais intrinsèquement médiocre.

Personnellement je n'ai pas ri une seule fois du début à la fin, au contraire je me suis ennuyé à pleurer en m'infligeant le spectacle de ces interminables chapelets de pitreries aussi grotesques que consternantes !

Clowneries d'un Chaplin se croyant drôle avec les mets réchauffés, gags grossiers usés, archi-usés, périmés de ses débuts.

Drôle, il le fut peut-être à son époque. Pour des gamins de quatre à douze ans et quelques adultes niais découvrant la magie des images animées. Mais plus aujourd'hui.

A moins d'être un sacré hypocrite, un simple imbécile que des puérilités amusent ou bien un esprit aveuglé par les lumières factices des astres éteints depuis que le cinéma a quitté ses couches et pris son envol vers les hautes sphères d'un art plus abouti et autrement plus intelligent.

Sans compter la faiblesse du sujet : il est très facile, voire artistiquement malhonnête, de dénoncer le mal universellement admis, autrement dit d'enfoncer des portes ouvertes... Critiquer le nazisme, c'est aussi original et courageux que de ramer dans le sens du courant...

Autant de preuves que le film a pris un énorme coup de vieux !

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=wv0FUAAeyYA&feature=youtu.be

1240 - Les Pygmées sont antidémocratiques !

Si les races étaient réellement égales comme le prétendent les niais défenseurs de l’idéal républicain, alors les pygmées courraient aussi vite que les meilleurs athlètes Hollandais.

Alors on a décrété que les races n’existaient pas, ainsi les pygmées ne dérangent plus les ridicules certitudes des détendeurs du mensonge égalitariste..

En outre dans l’esprit dérangé de ces pervers défenseurs de l’égalité (qui considèrent que les hommes sont des machines toutes identiques, des pions indifférenciés, des clones insipides sortis d’un moule unique), le fait que d’autres ne croient pas en cette égalité induit nécessairement que cette adhésion à l’inégalité des races débouche sur la HAINE.

En quoi admettre qu’une race est inférieure ou supérieure à une autre dans tel ou tel domaine serait-il source de haine ? De même pour les sexes, les individus, les peuples, les générations ?

Un bébé est-il égal à un vieillard quant à l’expérience de la vie ? Une femme est-elle égale à un homme dans les travaux de terrassement ? Un homme peut-il, comme la femme, porter un enfant dans ses flancs ? Les Chinois savent-ils faire des fromages aussi bons que les français ? Les Aborigènes d’Australie sont-ils capables d’envoyer un homme sur la Lune comme l’ont fait les Américains ? Un New Yorkais avec ses poumons non aguerris aux airs extrêmes serait-il apte à vivre dans les hauteurs du Népal parmi des villageois endurcis aux conditions climatiques extrêmes ?

Pourquoi donc les obsédés du nivellement entre les êtres pensent-ils que le fait de ne pas admettre l’égalité des hommes entre eux conduit au RACISME HAINEUX ?

A-t-on déjà vu dans la réalité des étudiants ayant échoué aux examens subir la haine de ceux qui ont réussi ? Dans la vie de tous les jours, les coureurs cyclistes qui arrivent derniers sont-ils les victimes de la haine du public ? Les handicapés qui ne peuvent pas prétendre aux mêmes avantages, aux mêmes libertés, aux mêmes plaisirs que les valides sont-ils eux-aussi haïs ? Non, évidemment. Au contraire, les perdants, les faibles, les petits, les sous-doués, les éclopés, les débiles, les malchanceux sont protégés, aidés, soutenus, réconfortés, et parfois remis sur les rails.

Preuves que l’inégalité n’engendre pas nécessairement le mépris, l’abus, l’injustice.

Qu’y-a-t-il donc de si blâmable de constater que les races humaines sont inégales ? Et je dis bien CONSTATER, car il n’y a derrière cet état de fait aucune idéologie, il s’agit juste d’un CONSTAT neutre impartial, objectif.

Je constate simplement, honnêtement, froidement que le Pygmée a une capacité athlétique bien inférieure au grand Hollandais ou au robuste Teuton... Je constate que le Gabonais résistera bien moins au grand froid que l’Inuit. Je constate que l’Écossais s’acclimatera moins bien aux rigueurs du Sahara que le Touareg. Je constate que les habitants des hautes montagnes du Népal ont des performances pulmonaires supérieures aux gens qui vivent en plaine, etc.

Bref, les races existent bel et bien. Avec leurs spécificités, leurs singularités, leurs aptitudes ou leurs inaptitudes.

Preuve ultime qu’elles sont une réalité : elles sont inégales.

A l’image des individus humains.

L’égalité républicaine est artificielle et stérile, tandis que l’inégalité dans le vécu est fructueuse : ce sont ces inégalités entre les individus, les peuples, les sexes, les générations, les races, les civilisations qui permettent les échanges, les progrès, les perfectionnements, les adaptations, les apprentissages, les expériences, les comparaisons, les éveils, les réflexions, bref les enrichissements mutuels et en finalité, le cheminement de l’Humanité.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=NMHf8TRCSv8&feature=youtu.be