samedi 15 juin 2019

1491 - Du sable à l'horizon

Je marchais sur les galets de Cayeux-sur-Mer, les yeux dans les nuages, l'âme pleine de désirs mystérieux et beaux.

J'avais soif d'infini, faim de frites. Envie d'azur et de patates dorées. Avide d'étoiles et de friture.

Face au large, ivre de bonheur, je me gavais de nourriture terrestre, de vent et de ciel.

Les pommes-de-terre me brûlaient les doigts et cet or alimentaire, cette huile brillante me rappelaient la chevelure de Farrah Fawcett et son sourire à l'astrale clarté.

Et là, au bord du rivage, ingérant ce succulent féculent imbibé de gras, j'éprouvais des vertiges esthétiques dignes des véritables initiés...

Clownesques aux yeux du monde, séraphiques en réalité.

Et tandis que mon esprit s'abreuvait de maritimes beautés, que mon estomac s'emplissait de nécessaires et délicieuses bagatelles, que mon coeur battait pour une cause aussi papillonesque qu'intemporelle, je devinais que les rêves d'enfant se perdaient dans le lointain.

Et peut-être, étrangement, se réalisaient plus haut dans les brumes.

vendredi 7 juin 2019

1490 - Multiculturalisme

Longtemps, je fus indifférent.

Ou inconscient.

Quasi apolitique. Avec, je l’admets, un conditionnement gauchiste.

 Civiquement passif, gauchissant par défaut.

Dés qu’on a parlé de multiculturalisme avec une connotation positive, j’y ai cru.

Mais bêtement.

Par simple paresse intellectuelle, par naïveté, sans réfléchir, comme on croit d’emblée aux vérités techniques du mode d’emploi d’un appareil utilitaire. 

Je gobais les messages avec indolence : ”l’immigration est une chance pour la France”. J’avalais la propagande ave docilité : “les immigrés sont une richesse pour la France”...

Puis, comme tous les abrutis perfectibles dotés d’un minimum de lumière, j’ai fini par ouvrir les yeux.

L’évidence, l’éclatante, la lumineuse, la pénétrante évidence s’imposa à moi. 

Cette vérité pleine de bon sens que la plupart de mes concitoyens devenus idiots, sclérosés, crétinisés par l’endoctrinement idéologique, semblent avoir oublié : la vraie richesse de la France et la véritable chance pour la France, ce sont les français !

Prétendre que le loup est une chance pour la bergerie est une criminelle ineptie étatique !

Marteler que ce qui fait la richesse d’une parfumerie, ce sont les porcs qu’on y a introduits est une abyssale imbécilité !

Affirmer que notre fromage est encore meilleur si on l’accompagne de sable du désert ou de manioc est une folie doctrinale !

S’ingénier à vouloir “enrichir” de ronces un jardin de fleurs tient de la pure perversion d’esprit.

Ce qui fait la force, la valeur, l’unicité d’une CULTURE, c’est précisément qu’elle ne ressemble à aucune autre et qu’à l’image de l’huile et du vinaigre qui se détestent mutuellement, elle ne souffre aucun corps étranger.

Ce qu’on appelle “MULTICULTURALISME” est un non-sens, une aberration, un paradoxe radical. Métisser une culture, c’est la dénaturer, l'abâtardir.

Si vous ajoutez du coca-cola dans du vin, vous allez non pas améliorer mais au contraire corrompre ces deux breuvages.

Nos maîtres, qui agissent sur les cervelles amollies, savent évidement tout cela en réalité. 

Ils sont les premiers à ne surtout pas croire en ces sornettes démagogiques.


Mais ils feront tout pour que, vous les moutons, y adhériez.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/nlqsEH689ng

1489 - Du sol au Soleil

Elle avait une tête de tournesol, un corps d’asperge, des chevilles de percheron et plein de nuages dans les yeux.

On aurait pu la comparer à une hirondelle, ce qui aurait été une excellente image, mais je crois qu’elle était plus proche du Polichinelle somptueux que de l’oiseau-flèche.

Joliment contrefaite sous le fard et l’artifice, éblouissante au naturel, Farrah Fawcett fut une étincelante casserole.

Une cloche au son de fée, une trompette au souffle d’azur, un arrosoir au bec angélique, un entonnoir au chant de rossignol.

Une sorte d’enclume américaine aux ailes de libellule.

Quelque chose de pas très français mais de hautement nébuleux.

Volant dans la Voie Lactée. 

Loin de nos potagers, finalement. Aux antipodes de nos sols horticoles, à bien y réfléchir. Hors de nos terrestres plantations, paradoxalement.

Elle qui avait une tête de girasol, un corps de corrude, des chevilles d’ogresse, de l’éther dans le regard...

Et une destinée pareille aux astres ne s’éteignant jamais.

mardi 4 juin 2019

1488 - Ben Laden

Personnellement le personnage de BEN LADEN me plaît beaucoup.

Je ne parle pas de son combat politique, de son idéologie, du terrorisme ou de la religion qu’il incarnait mais de l’oiseau.

Ou du lion, du cerf, du coq, de l’étalon...

Enfin bref, du phallocrate triomphant !

Une belle bête en réalité. Un loup plein d’élégance. Un ogre de masculinité racée.

Avec sa barbe ténébreuse, sa face rayonnante, sa haute taille et son regard d’aigle, l’épouvantail était magnifique.

Il avait les séductions des grands seigneurs, l’envergure des vrais princes, l’éclat des astres d’exception.

Une gestuelle de fauve tranquille, une prestance de roi antique, un sourire d’animal... Entre le prophète biblique et le félin sauvage.

La beauté du chêne, le charme de la rosée.

Son charisme prodigieux auprès des femmes prouve, par-delà les mensonges de ce siècle abâtardi, que la virilité intègre, pure, entière et pleinement assumée est le meilleur argument de l’homme supérieur.

Seuls les petites natures et autres insignifiants moineaux n’osent pas déployer ainsi leurs ailes, arborer une telle crinière, exposer une si belle carcasse.

Voilà un beau spécimen de force, de puissance, d’énergie, de pouvoir !

Ben LADEN fut, selon moi, un des plus admirables représentants du noble machisme.

samedi 1 juin 2019

1487 - Je pissais dans la mer

Très jeune, je me trouvai face à la mer du Nord.

Du haut de mes six ou sept ans, je me percevais comme un grain de sable devant l’immensité des flots.

Ces grandes étendues m’impressionnaient. Les vastes espaces maritimes me semblaient infinis.

J’avais les chevilles dans l’écume, plein d’interrogations dans la tête, le coeur naviguant sur les vagues, mes poches remplies de coquillages.

Et de la candeur dans le regard.

L’envie me prit de me soulager dans l‘eau. Je trouvais amusant l’idée de faire jaillir de mon flanc puéril cette source intime et de la voir se joindre à cet incommensurable ciel liquide.

Alors j’accomplis mon geste innocent. Le déluge commença.

Et là, une grande chose se produisit.

Je vis une pluie argentée chanter au contact de la marée. Dans mon esprit juvénile, je compris soudain les rapports prodigieux reliant les éléments entre eux.

A travers l’ondée issue de mes entrailles s’unissant au torrent marin, je devinais les mystères de la nature, les secrets du Cosmos, la fantaisie de la vie, les miracles de la Création.

Et la présence Dieu.

Ainsi mon urine d’enfant rejoignait les profondeurs de l’Univers pour les agiter un peu plus. Je faisais briller la matière, ensemençant le réel, la vie de quelques gouttes d’urée. J’abreuvais le monde de cette averse tiède, joyeuse et naïve...

Et puis finalement, dans cette communion des fluides, je participais au grand ballet cosmique...

Et je pissais, émerveillé, étonné, intrigué, enchanté, heureux de ma découverte !

Ma journée se passa au bord du rivage, dans les rouleaux et dans la lumière.

Le soir venu, fatigué, je me reposai sur la plage en rêvant sous les étoiles.

Je sentais ma vessie se remplir, l’onde salée naître en moi : le sel et le flux de mon corps se mêleraient bientôt au sel et au flux de l’Atlantique.

Et je somnolais encore un peu, vaguement conscient de retenir dans le creux de ma chair une partie de la genèse.

Dans mes viscères sourdait un nouvel océan.

1486 - J'étais dans le ciel

Enfant, je décollais souvent de terre.

Je montais très haut vers la lumière, côtoyant.oiseaux, astres et fantômes, si proche des rêves, si loin du sol.

En fait, j’avais la tête dans les nuages.

Quasiment dans la Lune.

De cette distance, avec un oeil pour le monde, l’autre pour le ciel, je percevais les grandes comme les petites choses.

Et je voyais des âmes derrière les êtres.

 Mais aussi de l’azur dans la pourriture, de l’infini chez les fourmis, de la raison dans l’horizon, de la vie dans l’invisible. 

Et j’imaginais de la neige sur le Soleil.

Je fondais d’un bonheur puéril sur ma planète peuplée de ces pensées aussi dures que le vrai !

Dans le lointain, des silhouettes me faisaient signe.

D’où venaient ces visiteurs ? Qui étaient ces étranges messagers ? Pourquoi se présentaient-ils à moi ? Que me voulaient-ils ?

Je me sentais l’hôte privilégié de demeures sacrées, l’élu de la Création voyageant hors du vaisseau terrestre, le passager de l’éternité posé sur des ailes mystérieuses..

Lors de mes ascensions enfantines, le jour était idéal, les visages apparaissent clairs, les paysages devenaient blancs, l’Univers brillait.

J’étais jeune, j’étais innocent, j’étais subtil.

Ma conscience était bleue.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/f-RPDZBJ1do

vendredi 31 mai 2019

1485 - France

Sur le plancher des vaches en Normandie, au ras des pâquerettes dans la prairie, haut dans l’azur et même plus bas encore, partout où vole ma plume je chante la France.

Autour de ces terres sacrées, sur le sol de nos ancêtres, au sommet des tours ou bien dans l’horizon où paissent les troupeaux et naissent les vagues, je n’émets que louanges car j’aime ce qui est beau, grand, éternel.

A la ville comme à la mer, rien de vil ni d’amer. Dans les campagnes, sous les ponts et dans les ports, par les monts et par les plaines, je ne vois que merveilles.

Avec des milliers d’histoires et autant de mots avec des grandes lettres, tout ce qui porte majuscule se reflète dans le monde entier : l’hexagone est un paradis sur le globe.

Le Soleil se lève sur Versailles, brille sur les jardins et se couche sur les plages.

Depuis Paris jusque Trifouillis-les-Oies, on est heureux de naître, vivre et aimer si proche des meilleurs sillons de la planète.

Chez nous fromage rime avec hommage, le vin est divin et le pain jamais mauvais.

De la Creuse à la Somme il y a de l’azur et de la craie.

De Bordeaux à Reims, des rêves et des bulles.

D’Arles à Orange des herbes de Provence mêlées de proverbes.

De l’Ain au Lot, pour les uns et les autres, du bonheur sans fin et des jours sans ombre.

Et, dans la cité des citrons, ne montons pas, aucun potiron : on les laisse aux Anglais.

Et puis de l’Aisne au Gard, pour le bon air vous aurez plein d’égards.

Enfin j’exagère un peu...

En vérité ici on meurt comme ailleurs. On est aussi touché par le malheur qu’en Equateur. Comme tous les humains, on est contrarié aussi bien pour un oui que pour un rien. La souffrance y est pareille qu’au Pôle Nord ou qu’en Papouasie.

Sauf qu’on est dans notre royaume.

Ce qui fait toute la différence, c’est qu'on est en France.

1484 - Boris Le Lay

Le Lay est beau.

Son verbe également a de l’éclat.

Sous ses airs de Petit Prince émerge un seigneur des brumes aux grandes ailes sombres.

L’âme damnée de la Bretagne. Le paria du pays. Le prophète du malheur.

C’est à dire, en réalité, le colporteur de vérités.

Avec ses dons oratoires, l’oiseau de proie déchiquète sec et vole haut : il a le bec féroce et la plume vive, le mot perçant et les pensées qui déplaisent.

Aussi séduisant qu’infréquentable, il défend ses idées claires dans ce siècle trouble.

Non sans l’adresse et l’élégance carnassières des vrais rapaces.

De haute race.

Il a l’envergure des aristocrates nés pour la liberté de haïr. Acerbe, tranchant, sulfureux.

Délicieusement intolérable. Divinement misanthrope. Franchement raciste.

Mais c’est là le prix du vrai. La rançon de la lucidité. La sanction du courage.

La lumière brûlante du vitriol. Le feu du réel. La flamme de la véracité.

Bref, il incarne la force des tempêtes : pas les tièdes, les fausses, les mensongères des livres ou des médias mais celles de la vie. Avec du sel, des bris, du sang.

Le Lay est dur comme le granit. Aussi droit qu’une falaise. Il rayonne avec la violence du Soleil.

Ni plus ni moins.

Intègre, pur, franc, il est à l’image des pluies et nuées qui, là-bas dans le Finistère, se fracassent sans retenue sur le dos des frileux, glaciales, insolentes, pleines d’écume et d’âpreté, vertigineuses, cinglantes et belles.

C’est ce qu’on lui reproche.

Les vagues qu’il produit, précisément parce qu’elles sont saines, brisent les ventres mous des larves mais fortifient les tempéraments vaillants.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/IZfEPdtYiVg

mercredi 22 mai 2019

1483 - Tel que je suis

Dans ce monde criminellement standardisé, tristement lissé, inhumainement édulcoré, lamentablement dénaturé, frileux, épilé, châtré, faible, appauvri, j’apparais comme une monstrueuse singularité, un OVNI d’authenticité, une outrance de pensée brute, un furoncle de personne réelle.

L’incarnation de ce qu’il ne faut surtout pas être : normal.

Un humain grandeur nature qui pense, conçoit, avance, agit de façon sensée, libre, indépendante.

Sans les artifices imbéciles et autres délires de cette société malade soucieuse de niveler les individus, les idées, les sentiments selon ses critères morbides.

Société désaxée tombée d’un côté dans la folie de la transgression, de l’autre coté dans l’hystérie de l’auto-censure.

Tourner systématiquement en dérision les saines valeurs tout en réprouvant les “aspérités” de langage des “arriérés”.

Telle est la norme en vogue.

Ce monde en toc peuplé de caniches annelés et de poulettes déplumées -interchangeables- a peur du vrai. La justesse des mots effraie les adeptes du faux. C’est pourquoi sont proscrits certains termes hier banals, aujourd’hui brûlants de subversion...

Aussi, lorsque je laisse parler mon coeur, faisant abstraction des concerts de bêlements abâtardis de tous ces émasculés qui m’entourent, chacun de ses battements est un coup de massue dans leur face de carton.

Chaque réflexion sortant de mon esprit intègre est une tomate pourrie jetée en pleine poire de ces d’efféminés. Une torgnole galactique, un tonnerre de vérités sans masque ni ornement qui terrifie les suffragettes.

Et leurs alliés soumis, ces toutous féminisés faisant office de mâles, de conjoints, de maris. Ces porteurs de frisettes se croient des hommes mais même quand ils sont musclés, poilus, tatoués, burnés, leur mentalité est efféminée : ils parlent comme parlent  leurs femmes gauchisées...

Eux les êtres raisonnables, moi l’ogre insane ?

En réalité je ne suis nullement carabiné. Pas plus gratiné. Ni cinglant ni brutal. Encore moins fabuleux ou horrible.

Je suis simplement entier.

Ordinaire.

C’est eux qui sont des loques, des larves, des avachis, des mollassons, des handicapés de leur humanité, des infirmes de la véritable fierté, des amputés de leur dignité.

C’est eux qui sont morts, moi qui suis en vie !

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/Rlph_BWrDZE

mardi 14 mai 2019

1482 - Mai

Voici mai qui s’installe.

Les feuillus renouvelés jettent de grandes ombres matinales tandis que l’astre monte et rayonne dans un ciel immense, clair, frais.

Le mois sera dur, humide, argenté.

De la colère et de la grêle dans l’air, du vent insolent et des nuages éclatants, des oiseaux noirs dans le ciel et des festins gelés sur l’herbe : telle sera la saison de fête !

Et c’est cela que j’aime.

Tout en contrastes tranchants et dorés, douloureux et brillants.

Des jours qui débordent d’onde et d’éclairs, de caresses froides et de gifles nuancées, de souffles rêches et de lumière franche.

Des gouffres délicieux au bas des pentes et des spectres vertigineux dans les nues.

Avec les sols inondés de larmes fécondes et les fleurs grelottant dans leur beauté rentrée.

Un printemps inespéré, plein de troubles et de regrets acerbes, d’eaux vagabondes et de flots inattendus, de hauts faits et de vagues effets comme des artifices sans feux...

Et, pour couronner l’arrivée de l’été la veille de juin, des bourrasques d’automne brisant quelques branches d’arbres et tout espoir de soleil.

De bonnes rafales moqueuses qui oppriment les coeurs superficiels et éclairent les visages heureux des authentiques esthètes.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/R1laOH90F-Y

lundi 29 avril 2019

1481 - Marie-France

Elle se prénomme Marie-France, elle est belle, elle est grande, elle sourit dans la rue.

Le matin en allant chercher son pain les enfants lui disent bonjour, les femmes lui parlent du beau temps, le Soleil l’éclaire et l’illumine.

Et les hommes la reluquent.

Elle a des fleurs à la main et plein de fantaisie dans la tête : la Tour Eiffel lui fait penser aux champs de blés de la planète Mars et ça la fait rêver.

Elle semble légère avec sa robe et ses frisettes mais a des vues au vitriol : elle crache sur les voleurs de nos couleurs, médit sur les spoliateurs de nos valeurs, maudit les rapins de la Place du Tertre et trouve que les Champs Elysées c’est juste bon pour y faire nicher les pigeons et éblouir les touristes.

Bien sûr elle préfère la campagne perdue de la Creuse aux caniveaux lustrés de Paris.


Elle aime le fromage qui pue et a commis le péché de chair dans le Loir et Cher.

Elle s’enivre au vin de Bordeaux le dimanche, boit de l’eau d’Evian le lundi, dégueule dans la joie des chansons paillardes pour le reste de la semaine.

Sa peau claire sent les céréales de la Beauce et la paille de la plaine ajoute de l’or à ses cheveux, ce qui est parfaitement normal puisqu’elle aime cheminer de Chartres à Orléans, s’amusant à réunir le ciel et la terre.

Dans ses pas comme dans ses prières.

Elle préfère l’austère et humide rocaille de la Bretagne, les grosses vaches de la verte Normandie et les tranchantes vagues du Nord à tous les artifices de l’Amérique. 

Et aux autres tiédeurs d’ailleurs.


Elle sait que son royaume est un jardin, le plus beau du monde, et qu’elle en est une des roses triomphantes, elle l’élue de la lumière, elle le chant du coq de nos clochers, elle l’enfant de notre pays.

Avec cette fille comme une eau pure coulant dans nos sillons sains, qu’elle est belle notre France !

Elle se prénomme Marie-France et c’est une française, une vraie, une native, la dernière de nos oeuvres, la plus aimée de toutes.

1480 - Insultes à l'adresse de Chantal Goya

L'ineptie des chansons de Chantal Goya est si évidente, la nullité des oeuvres de cette débitrice de musique enfantine commerciale si éclatante qu'il n'est pas besoin d'argumentation : ses chansons parlent en sa défaveur. Elle-même injurie les enfants, le bon goût et toutes les belles gens en osant polluer les esprits avec ses insignifiances crétinisantes. Croyez-moi, Chantal Goya est une abrutisseuse d'enfants et d'adultes, l'incarnation de la dégénérescence des moeurs artistiques contemporaines.

Les enfants par définition sont sots, ils ne peuvent par conséquent pas prendre la mesure de cette "dinde ânesque" qui leur vole leur pureté artistique originelle.

L'insulte est la seule argumentation à opposer à cette montagne de NULLITE.

Chantal Goya inocule le poison de la nullité à fortes doses et à échelle industrielle. Le remède izarrien. est très efficace : contre l'abêtissement insidieux de nos enfants opérée par cette vieille putain dégénérée, je prône la matraque salutaire du verbe sans concession. Aux mots qui amollissent les sensibilités, atrophient la pensée, anesthésient l'esprit critique, j'oppose les mots comme des coups de pieds au cul. Des mots qui réveillent, raidissent, font grandir les esprits et non les font rapetisser.

Vieille putain,

Je vous écris pour vous rendre ce qui vous revient de plein droit et même pour vous en mettre une quadruple ration, car vous méritez au moins quatre fois de recevoir ces mots pleins de vérité dans votre sale gueule de coche ridée. Cette lettre est un juste retour de la merde vers la merde. Vous prétendez être une chanteuse pour enfants, moi je dis que vous n'êtes qu'une abrutisseuse de morveux, une videuse de cervelles, une violeuse d'âmes puériles.

Une bonne grosse vieille putain.

"Chantal Goya", un nom qui résonne à mes oreilles comme le synonyme de la parfaite ineptie, le symbole de la dégénérescence, de la décrépitude mentale. Une authentique empoisonneuse d'enfants. Un gros tas de merde qui bouche les orifices cérébraux de notre jeunesse, une "avachisseuse" de petits cerveaux sans défense, une énorme putain de scène pour spectateurs crétinisés de la première à la dernière couche.

Vieille putain dégénérée "détourneuse" de mineurs, truie sénile allaitant des porcelets humains aux mamelles de la nullité, grosse vache de scène rance et flétrie beuglant des insignifiances inégalées, engraisseuse de coeurs juvéniles, videuse d'intelligences infantiles, avorteuse de vrai espoir artistique, tueuse de beauté, ennemie de l'Art, je vous déclare coupable de vous être enrichie sur la bêtise, d'avoir pollué les esprits de nos enfants, répandu jusque chez les adultes votre lait nocif, d'avoir joui en public pendant des années de vos obscénités musicales.

En conséquence je vous condamne à grogner sur scène comme une grosse coche obèse remplie de merde que vous êtes afin que sous le masque de l'inoffensive "Marie-Rose" vous dévoiliez votre vrai visage de vieille putain dégénérée empoisonneuse de petites âmes que vous êtes, matraqueuse d'au moins deux générations de bambins embobinés dans vos combines bêtifiantes.

Je vous condamne à grogner sur scène comme une truie que vous êtes disais-je, ce qui ne fera guère de différence avec vos habituelles chieries scéniques...

mercredi 24 avril 2019

1479 - Pour l'amour de l'Art

Je cherche sur le Mans une lectrice-interprète ayant du temps disponible pour lire des textes de littérature française devant une caméra. 

Après montage minutieux (mise en forme technique et artistique), les documents filmés sont destinés à la publication sur YOUTUBE et DAILYMOTION.

Cette démarche est conçue dans un esprit de totale gratuité. Je cherche à faire partager l’amour des belles choses en diffusant l’art littéraire sur le WEB.

Vous n'avez aucune expérience de la lecture filmée ? Lancez-vous ! Rien de plus  facile pour vous improviser interprète d'oeuvres littéraires : il vous suffit d’avoir une diction claire et beaucoup de naturel.

Je m’occupe du reste. 

Ne craignez pas de vous exposer. Si vous avez assez d’audace pour relever le défi, votre charisme apparaîtra naturellement.

Vous aurez le plaisir de vous voir mise en scène à travers des montages filmiques percutants, originaux, drôles, émouvants, acerbes, étranges, profonds ou aériens mais toujours esthétiques et généralement illustrés avec des morceaux de musique classique. Les vidéos durent de deux à cinq minutes, guère plus. Les écrits que vous interpréterez vous mettront en valeur pour votre plus grande satisfaction égocentrique mais surtout pour le bonheur raffiné des vrais amateurs des Belles Lettres.

Les sujets de lecture pourront être, selon votre choix, purement poétiques ou hautement subversifs. 

Mais toujours furieusement littéraires.

Si vous souhaitez vous offrir à l’Art, l'Art vous le rendra à travers sa gifle magistrale en pleine face ! Qui s'implique avec malice et courage dans les arabesques controversées de la Plume en éruption endurera héroïquement leurs exquises brûlures. Le feu des mots vous rapprochera du ciel des lettrés. Vous partagerez leur ivresse en accostant sur leur olympe. 

La plupart des thèmes -classiques et insolites- sont abordés à travers une vaste production. Sélections possibles de passages selon vos goûts individuels, votre sensibilité personnelle, vos préférences culturelles.

Bien que j'aie une préférence pour les jeunes filles avenantes, les demoiselles plus ordinaires (voire dénuées de charme) ont leur chance elles aussi.

Aucune lectrice n'est exclue pourvu que brûle en elle la flamme littéraire.

Les interprètes masculins sont également les bienvenus.

Candidature déconseillée aux esprits frileux et âmes sans envergure.

Coordonnées :

Raphaël Zacharie de IZARRA 
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans (cité Plantagenêts)
02 43 80 42 98
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

VOIR LA VIDEO :


2 commentaires:

Charlotte a dit…
Je suis belle, blonde, mince,taille fine mais j'ai les seins un peu trop gros on dirait... Je vous appellerai au cours de la journée pour des détails sur le texte que je vous lirai.
Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…
Ce sera parfait ! Si ce n'est pas une plaisanterie... Moi je suis sérieux, j'espère que vous l'êtes également.

Raphaël Zacharie de IZARRA

1478 - Affaire du faux-Rimbaud : documents complets

1 - APRES VERIFICATIONS ET CONFIRMATION, L'INEDIT DE RIMBAUD ETAIT BIEN UN FAUX !

Portrait complet de l'imposteur :
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article1129

Un premier article suspect mais assez intriguant (reproduit ci-après) était apparu sur le NET à l'annonce de la découverte d'un texte inédit de Rimbaud :

L'auteur d'un des coups montés les plus audacieux de ces dernières décennies s'est manifesté sous le nom d'emprunt "Jean Daube Rit" (presque anagramme douteux du pseudonyme adopté par le jeune Rimbaud lui-même "Jean Baudry"). De source indiscutable, l'imposture a été prouvée auprès d'un certain journaliste parisien collaborant à la rédaction d'une célèbre revue littéraire (et qui a préféré -on le comprend- garder l'anonymat). Le faux a été effectué grâce à la recomposition frauduleuse d'archives anciennes à l'aide de vieilles feuilles vierges (authentiques celles-là) ajoutées à la revue en question qui aurait été ensuite "retrouvée" chez un bouquiniste de Charleville-Mézières. Affaire à suivre...

Piégé comme les autres, Nabe hier soir dans l'émission de Taddéi sur France 3 (le 19 mai 2008) a pour la première fois lu ce faux à l'adresse de millions de crédules !
Cet article publié sur plusieurs sites officiels était demeuré anonyme. Puis dans un second temps le falsificateur -ou prétendu tel- s'est dévoilé dans les termes suivants à travers un autre article, dûment signé cette fois :
Voilà : je suis l'auteur de cette imposture qui est en train de prendre des proportions énormes. J'en frémis d'horreur. Et d'aise. Je n'en suis pas à mon coup d'essai il est vrai : j'avais déjà fabriqué des faux documents littéraires à propos de Maupassant et de Hugo, pour ne parler que des plaisanteries un peu consistantes (publiées sur support papier "authentique", donc)... Bien entendu mes potacheries n'avaient jamais marché, du moins pas au point de déranger les cercles officiels. Jusqu'à ce que je m'essaye à un "faux Rimbaud". Cette fois la supercherie a été prise au sérieux, trop. Beaucoup trop, à hauteur inconsidérée de la folie furieuse des médias souvent prompts à s'emballer à la moindre alarme littéraire !

Les seuls responsables sont les "spécialistes" crédules relayés par les journalistes pressés de vendre de l'information et non l'auteur de cette malicieuse falsification. Je ne me considère pas comme un faussaire au sens judiciaire du terme mais comme un aimable gredin qui a ouvert sa cage à plumes que le vent médiatique a emporté plus haut que prévu. La blague sera de toute façon utile : elle permettra de remettre les pendules à l'heure chez les prétendus spécialistes de Rimbaud.

Pour la partie strictement littéraire la rédaction du texte "à la Rimbaud" fut l'étape la plus facile et la plus plaisante de l'entreprise. Un peu plus complexe -mais à la portée de tout bon faussaire un peu habile- fut de confectionner un faux matériel sur vieux papier. Le faire entrer ensuite dans un circuit classique afin de lui donner la "patine onirique" nécessaire à sa crédibilité (grenier de particulier, bouquiniste, antiquaires) à travers un protocole plausible ne demande pas une grande imagination, au contraire ! Découvert par un cinéaste sur les traces de Rimbaud (comme le hasard fait bien les choses, n'est-ce pas ?) le document fut fatalement récupéré "dans les règles de l'art". La presse n'avait plus qu'à prendre le relais.

Et voilà comment un gentil farceur se retrouve avec une méchante affaire sur les bras !
Raphaël Zacharie de Izarraraphael.de-izarra@wanadoo.fr
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans FRANCE
Téléphone : 02 43 80 42 98
Freebox : 08 70 35 86 22


VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/4534bda624560ff05b9a04e8c21ee511/

2 - IZARRA : FAUX NOM, VRAI FAUSSAIRE ?

L'auteur est un habitué des coups montés littéraires, il semblerait qu'avec des moyens chimiques, techniques mais surtout informatiques il soit parvenu à tromper la vigilance des plus rusés ! A partir de vieilles archives vierges authentiques il aurait fabriqué ce faux. Les naïfs s'y seraient laissé prendre.

Rien que les circonstances de cette trouvaille devraient inciter à la plus extrême prudence... Comme par hasard un cinéaste justement en train de faire un documentaire sur Rimbaud entre dans une bouquinerie (une librairie de quelle ville donc se demandera le péquin ? Mais oui bien-sûr de Charleville-Mézières voyons !) et là, hop ! comme par enchantement il trouve le fameux trésor littéraire qu'on recherchait depuis 1945 ! Bref, un mauvais scénario de Indiana Jones qui semble passer comme une lettre à la poste ! Sans parler des détails tellement "beaux et évidents" qu'il sont invraisemblables quand y réfléchit bien. Un romancier qui aurait écrit cette histoire aurait été taxé d'écrivain sans imagination. La vérité est que, comme l'avoue avec complaisance l'auteur de cet étrange message, le faux après avoir circulé un certain temps dans un circuit "traditionnel" pour accréditer son authenticité aurait finalement été dirigé vers cette boutique de Charleville dans l'attente de sa "découverte".

D'ailleurs trouver un tel document là où précisément dans l'imaginaire collectif on est censé le trouver, c'est plus fort que fort ! Et c'est pour cela que c'est aussi un peu faible quand on commence à se poser quelques questions... Des faux littéraires ont déjà été fabriqués, cela ne serait pas la première fois (récemment il y eut les faux carnets d'Hitler pour ne citer qu'un cas célèbre). Pour ce qui est des parties manquantes du document, les détériorations "naturelles" ont été machiavéliquement confectionnées à des endroits stratégiques du texte : il fallait que cela fasse vrai. Mais pas trop non plus quand même car on se doute bien que l'auteur de la farce n'aurait pas masqué, même en partie, la signature "Jean Baudry" ! C'était la seule chose importante, la signature. Il fallait même que ça fasse plus vrai que vrai. C'est réussi...

Signé : un complice impliqué qui n'aura pas l'inconscience, lui, d'en dire plus sur son identité...

(Article attribué à un anonyme complice ou plus vraisemblablement à Raphaël Zacharie de Izarra lui-même se faisant passer pour un anonyme...)

3 - PIEGE POUR SOTS ADMIRATEURS D'AUTEURS CONNUS

Certains spécialistes et profanes ne se ridiculisent-ils pas superbement en admirant avec des airs béats des écrits signés "Jean Baudry" ?

Ce canular, si c'en est un selon les sceptiques, a un but : dénoncer l'imposture d'une certaine littérature. Imposture orchestrée par des éditeurs opportunistes aux dépens d'esprits faibles se croyant épris de belles lettres dans le dessein que l'on devine : fabriquer des mythes rentables. Plus grave : elle est relayée de manière insidieuse par l'Éducation Nationale à travers ses manuels scolaires étatiques, sans aucune place pour la réflexion critique, et ce dans l'intention inique et faussement démocratique de fabriquer de futurs bacheliers au rabais. Tout lecteur, averti ou non, sera influencé par la signature des textes qu'on lui soumettra officiellement sous noble reliure. Une nouvelle preuve éclatante avec l'affaire de l'inédit de Rimbaud ? Aux esprits sagaces de trancher. Les imbéciles qui se seront trompés, eux, mériteront le blâme littéraire. Surtout si ce sont des spécialistes.

Une simple signature -certes illustre mais une signature n'est pas une oeuvre- apparaissant au bas d'un texte médiocre (pseudonyme authentifié, agréé par les cercles littéraires officiels nécessairement infaillibles...) suffit pour que des lettrés tombent en pâmoison. Avec n'importe quel texte, pourvu qu'il soit sur un support "authentique" et signé d'une plume illustre, il est possible de faire passer un potache -ou pour être plus précis un IZARRA- pour un Rimbaud.

Ho ! Cette divine ponctuation ! Ha ! Quel esprit ce Baudry ! Avez-vous vu madame cette pénétration dans l'ironie ! Ho ! Le nez de Bismarck ! Oh la la ! La moustache du teuton qui sert de virgule dans cette phrase-ci, quel génie ce Baudry, ne trouvez-vous pas ?

Le test est concluant : lorsque l'on signe du nom d'un bel auteur connu n'importe quel mauvais texte écrit en cinq minutes, pourvu que le lectorat soit déjà bien conditionné par cette imposture que je dénonce, il applaudit. A l'inverse, lorsque l'on signe avec des noms d'inconnus des textes authentiques pris dans la Pléiade, ce même lectorat raille, peu conditionné qu'il est pour s'extasier devant des écrits d'auteurs non appris à l'école, donc parfaitement inconnus...

Pour résumer, prenez des textes classiques peu connus du grand public, signez-les "Marcel Dupond", soumettez-les à des prétendus beaux esprits et écoutez les commentaires pleins d'âneries qu'ils ne manqueront pas de sortir...

Dans le cas concret qui nous préoccupe, parce qu'un texte classique est signé du nom de votre "ennemi" (Izarra pour bien nommer celui qui vous ridiculise), cela suffit pour que vous perdiez subitement tout jugement esthétique : vous devenez curieusement incapables d'apprécier le texte en lui-même...

Je suis heureux de prouver une nouvelle fois (de manière concrète et non théorique) que la sottise ambiante est à nos portes. La supercherie grandira certains esprits qui auront su rester critiques et ridiculisera les autres. Il est tout de même décevant de constater que mes contemporains sont d'incorrigibles naïfs, et en même temps je suis très satisfait que ma thèse sur l'imposture de la littérature tienne à ce point la route.

Que le document soit un faux ou un vrai, le fait est anecdotique. Je suis là pour une affaire plus essentielle : ébranler certaines certitudes littéraires.

Raphaël Zacharie de Izarra

4 - Ma principale utilité : éprouver la sagacité des prétendus beaux esprits de toutes espèces. Et des spécialistes de la question rimbaldienne. Je suis le trublion des Lettres, c'est de bonne guerre. Et finalement très sain. Les impostures ont toujours existé dans l'histoire de la littérature et certains imposteurs furent aussi de grands auteurs plus facétieux que d'autres. Je fais éternuer messieurs les grands professeurs de littérature, enrager les sots convaincus. Rien que des choses fort salutaires !

Raphaël Zacharie de Izarra

5 - Je souhaite demeurer le maître du jeu le plus longtemps possible. Ce n'est pas à moi de prouver l'authenticité de ce texte mais aux spécialistes de la question littéraire. C'est à eux d'asséner vérités immortelles et écrasantes, de répandre affirmations lumineuses et sereines -bref de convaincre l'incrédule- et non à moi d'abréger les doutes. Mon rôle consiste à faire accoucher la vérité littéraire aux prétendus spécialistes de Rimbaud, non à servir sur un plateau le sujet cuit de leurs actuels tourments. Seul celui qui a les bonnes cartes en main aura le dernier mot. Celui-là peut se permettre toutes les licences et fantaisies. Chacune de mes provocations à l'adresse de mes détracteurs doit être considérée comme une salutaire incitation à percer le mystère de ce texte par des moyens strictement artistiques, littéraires, intellectuels et non vulgairement matériels. On devrait au contraire me rendre grâces d'inviter les admirateurs de Rimbaud à la critique honnête au lieu de me condamner de la sorte !

En attendant je laisse à mes détracteurs le temps de se ridiculiser dans toutes les directions. Ou de faire triompher la vérité, s'ils la détiennent.

Raphaël Zacharie de Izarra

6 - Je n'ai pas abattu toutes mes cartes. Une mystification consistante se fait nécessairement sur le long terme. Donc, pas de précipitation ! D'ailleurs je ne sais pas encore s'il sera finalement indispensable de donner des preuves : la régénérescence des esprits corrompus par le snobisme rimbaldien se fera peut-être sans ce concours matériel que réclament les admirateurs et fins connaisseurs de Rimbaud... Le miracle de l'Intelligence peut fort bien s'opérer indépendamment de toute preuve tangible. Quoi qu'il en soit, ces éventuelles preuves matérielles pourront toujours être mises en doute car il y aura toujours des saint Thomas pour douter de l'évidence, aussi ces preuves palpables sont-elles vaines. La seule véritable preuve -irréfutable- que ce document est un vrai, ou un faux, c'est de le confronter audacieusement aux jolies sensibilités pénétrées de vérités rimbaldiennes promptes à tomber en pâmoison à la moindre prose signée "Rimbaud".

Raphaël Zacharie de Izarra

7 - REPONSE A JEAN-JACQUES LEFRERE

Monsieur l'éminent spécialiste de Rimbaud Jean-Jacques Lefrère me taxe d'hurluberlu dans le "Figaro Littéraire". C'est de bonne guerre. Il défend sa cause, n'est-ce pas légitime ? J'assume totalement les volées de bois vert que l'on me destine. Je m'expose au feu, il est naturel que j'en endure les effets. En outre le qualificatif "hurluberlu" est plutôt aimable. Bien entendu, pas question de m'attaquer aux personnes dans cette affaire. Le débat doit porter sur l'objet du délit littéraire, non sur les protagonistes. Chacun a le choix de ses armes : la vérité pour moi, la mauvaise foi pour les autres.

Il va de soi que je respecte tous mes détracteurs, quels qu'ils soient. Avec férocité certes je continuerai à défendre ma version, mais dans les règles strictes de la courtoisie.

Glorieux ou vaincu, déchu ou grandi, je saluerai avec la même flamme mes adversaires.

L'esprit chevaleresque imprègnera toujours mon glaive izarrien.

Raphaël Zacharie de Izarra

8 - REPONSE AUX JOURNALISTES

Les journalistes ne cessent de me réclamer des preuves palpables accréditant la version "littérairement impopulaire" selon laquelle l'inédit de Rimbaud serait un faux. Mais quel genre de certitudes matérielles ? Les journalistes sont-ils des experts en vrais et faux documents ? Si des experts -des vrais- en analyse de feuillets on pu se laisser berner par un faux document, les pauvres journalistes y verront-ils plus clair du haut de leur courte plume ?

D'ailleurs le document en question n'est plus en ma possession puisqu'il est actuellement entre les mains expertes des "experts", précisément...

L'unique preuve concrète que ce document est un faux -ou un vrai- est à chercher... dans le document lui-même !

Et pas ailleurs.

Après, si des techniciens du papier ancien et des spécialistes de Rimbaud incompétents se font berner par ledit document et sont incapables de persuader définitivement et les journalistes et le grand public de leur unique, exclusive, étroite, obtuse vérité d'experts et d'exégètes, alors le doute qui nécessairement se renforce devient de plus en plus légitime.

Tout expert devrait d'un docte mot, d'un seul, parvenir à imposer son incontestable vérité d'expert au profane désarmé... Sinon il est tout sauf un expert.

Bref, si les tenants de la vérité tangible sont absolument certains de l'authenticité de ce prétendu trésor rimbaldien, pourquoi cette soudaine prudence dans les médias ? A cause certainement de la précédente affaire des faux carnets d'Hitler...

Les savants pétris de certitudes rimbaldiennes ne devraient même pas se donner la peine de répondre à "l'hurluberlu" du Mans qui ose se dresser contre un mythe... Répondre, c'est alimenter la rumeur.

Alors qu'ils se taisent !

Et pendant ce temps, qu'on me laisse chanter ma version. Elle a au moins l'avantage d'élargir la vue des brebis pensantes qui préfèrent -saine attitude- prendre le risque d'écouter un son différent au lieu de bêler sottement avec le reste du troupeau.

Raphaël Zacharie de Izarra

9 - Certaines personnes indélicates m’accusent de vouloir me faire de la publicité pour mon blog, ce qui bien évidemment ne me ressemble pas à un esthète de mon envergure.

Par conséquent dans un second temps du débat j'ai choisi de ne plus indiquer le lien de mon blog afin d'éviter de provoquer les croassements de certains volatiles...

Pour en revenir au sujet, je répète que la véritable imposture n'est pas dans le support matériel lui-même, qui est un faux, mais dans les têtes. Je dénonce la corruption des esprits (esprits visiblement affaiblis dès qu'il s'agit d'admirer béatement les "merveilleux écrits" de Rimbaud) enclins à prendre comme parole d'évangile tout baratin d'expert doctement émis. La masse bêlante et profane, la pauvre, l'ignare, en est réduite à chanter sous la baguette du chef-d'orchestre-grand-schtroumf-expert détenteur de la "vérité littéraire"

Je répète encore que les preuves matérielles que ce faux est bien un faux se trouvent dans le document lui-même et pas ailleurs. Or ce document n'est plus entre mes mains puisqu'il a été "lâché" dans le "circuit fatal" qui l’a porté à la postérité.

En outre je ne suis guère pressé d'apporter les preuves que l'on me demande. Ou de les nier. Je n'agis pas dans la précipitation, ce serait bien vulgaire pour un esthète de ma qualité... Je ne cours pas plus après les médias. J'ai tout mon temps, les arguments qu'il faut, ma vérité à moi. J'abattrai mes cartes quand je le jugerai nécessaire. Je ne suis pas à la botte des journalistes. Et puis surtout...

Surtout ne nous prenons pas trop au sérieux dans cette histoire.

Ce serait bien triste si ces messieurs les exégètes ne s'amusaient pas autant que moi ! Rimbaud et tout le tintouin, les haleurs et les poches trouées, tout cela c'est bien joli mais la poésie devrait-elle donc rester purement intellectuelle, essentiellement livresque, simplement théorique ?

J'offre aux exégètes une leçon de littérature grandeur nature, un cour vivant de sagesse rimbaldienne : d'abord savoir rire des choses les plus "importantissimes", comme par exemple cette affaire mondaine et finalement assez futile à propos du faux texte de Rimbaud.

Ensuite et par-dessus tout je leur apprends à ne pas oublier l'essentiel : lâcher le lest académique et avec courage, fièvre, hauteur, entrer dans l'arène pour vivre la poésie, la vivre. La vivre et non l'intellectualiser sans cesse et ainsi la rapetisser jusqu'à la rendre ridicule, mesquine, sèche.

Ce que je leur propose finalement, c'est de vivre la grande aventure izarrienne.

Raphaël Zacharie de Izarra

10 - LA SCIENCE AU SECOURS DES LETTRES !

(J'ai appris que le document en question devra être analysé afin de déterminer avec certitude si c'est un faux ou au vrai...)

J'ai déjà répondu aux questions de mes détracteurs à maintes reprises et ma réponse ne varie pas : la preuve de ce que j'avance est au fond des éprouvettes des chimistes actuellement affairés autour de la "géniale trouvaille".

Tout de même... Chercher la paternité d'un texte littéraire à l'aide d'un scalpel de technicien, d'un double-décimètres de matheux et de gants de chirurgien, quelle tristesse ! A quelle lamentable pitrerie les exégètes de Rimbaud se livrent-ils ? Pour en arriver là, faut-il qu'ils soient bien ignorants de la littérature !

Incapables de trancher une bonne fois pour toutes grâce à leur seul jugement esthétique, ils en sont réduits à recourir à des analyses scientifiques pour déterminer si ce texte est d'origine rimbaldienne ou izarrienne !

Rimbalesquement vôtre.

Raphaël Zacharie de Izarra

11 - LA PLUME RIMBALDIENNE : CAUTION IMMUNITAIRE...

Rimbaud aujourd'hui serait un vulgaire délinquant de la banlieue de Charleville-Mézières, rappeur, slameur, poète doué et précoce il est vrai, mais encore sodomite dégénéré, personnage douteux, drogué, buveur, paresseux qui aurait d'abord été une petite crapule avant de devenir gros trafiquant de drogue entre la France et le Maroc... Voilà ce qui me semble le mieux correspondre si on transpose avec réalisme la "légende Rimbaud" dans notre époque. Ma vue est honnête, pleine de justesse : nulle illusion romantique ne déforme mon jugement.

Cessons de lustrer les semelles sales d'un versificateur certes hors du commun quant à la qualité de la plume (lorsqu'il ne délire pas avec des poèmes "charabiatisants") mais qui pour autant ne mérite pas que l'on en fasse ce mythe nourrit d'artifices plus grotesques les uns que les autres.

Comment peut-on admirer un trafiquant d'armes sans état d'âme qui prône les égarements d'une vie dissolue, les délices de la perdition, l'enrichissement crapuleux ?

Prôner les hauteurs poétiques, jouer au troubadour éthéré, au rêveur enivré d'éclairs radieux, de fulgurances idéales, voilà pour la théorie chez Rimbaud. Le passage à la pratique est beaucoup plus décevant...

Quelle incohérence ! Quelle noirceur d'âme ! Évidemment le trafic d'armes, les sordides amours, la fuite en Afrique en quête d'histoires glauques, chez un type comme Rimbaud ça passe pour être d'une grande classe ! Aux yeux de ses sinistres laudateurs cela s'appelle l'aventure, cela s'appelle la noblesse, cela s'appelle le mépris pour le monde bourgeois. Quelle complaisance !

Ainsi la rime justifierait le crime...

Ha ! Comme c'est facile d'embellir une biographie quand on a la vue bornée par des fadaises poétiques, quand on est ébloui par de flatteurs apparats !

Bref, le sexe, l'argent sale, la descente progressive dans les bas-fonds de l'âme, l'hypocrisie, Rimbaud n'échappe pas aux règles du genre crapuleux. Il avait vraiment tout ce qu'il faut pour que des esprits faibles d'un siècle dégénéré lui fabriquent une légende frelatée.

Raphaël Zacharie de Izarra

12 - LES VERTUS PEDAGOGIQUES DU FAUX TEXTE DE RIMBAUD

L'enjeu de cette affaire dépasse l'anecdote de savoir si ce document est un faux ou un vrai. La vraie question est : que vaut la vérité d'un docte pitre face à un Izarra farceur qui fait le choix de penser plutôt que de braire ?

Certains qui ont des chapeaux pointus prétendent que le réchauffement climatique est dû à l'activité humaine, d'autres qui portent des lunettes performantes mais qui ont la vue intérieure lamentablement brève assènent aux masses bêlantes toutes des vérités tordues, comiques, grotesques.

Moi je prétends que "Le Bateau Ivre" et "Une saison en Enfer" sont des oeuvres purement facétieuses pondues par le plaisantin de Charleville, sans doute dans le but de rire des faux esthètes et snobs érudits de son époque. Ce qui ne signifie pas que par ailleurs Rimbaud faisait de la bonne poésie, l'acidité de la farce ne s'opposant nullement au feu de la lyre.

Ma vérité izarrienne, qui a la suprême particularité d'être joyeusement fantaisiste, pleine d'une rassurante, pédagogique, libératrice souplesse -et qui est hautement rimbaldienne dans le fond- vaut bien celle, figée, étroite, austère, voire franchement bête et méchante des exégètes s'accrochant désespérément, académiquement, mesquinement à leurs bornes.

Raphaël Zacharie de Izarra

PRECISION FINALE POUR LES MAUVAISES LANGUES :

Enfin pour répondre avec hauteur et concision à ces vils détracteurs m'accusant de vouloir me faire de la publicité à bon compte pour mon blog, qu'ils sachent que seule la qualité de mes textes doit séduire sans l'aide d'une vulgaire publicité basée sur le scandale. Je n'ai nul besoin de faire la promotion de mon blog étant donné qu'il a toujours été très visité et ne pratique par conséquent pas ce genre de racolage crapuleux.

Raphaël Zacharie de Izarra


9 commentaires:

Macha a dit…
Excellent !
(et mon propos est pertinent)
Bonnie a dit…
Comment saura-t-on si ce qu'il dit est vrai ou non? Comment prouver la véracité de la chose?

Dans tous les cas, je trouve ça pathétique de la part de cet... individu. Vraiment.
Et je ne trouve pas ça "excellent" du tout.
Anonyme a dit…
Je ne vois pas l'interêt à vouloir prouver la véracité de la chose.
Je trouve plus pertinent de se contenter d'apprécier ou non un écrit. Qu'ensuite, on cherche à savoir qui en est l'auteur, c'est une réaction humaine.
En cas d'échec, vouloir l'attribuer à Pierre ou Paul ou Jacques, c'est secondaire.
L'essentiel n'est-il pas que les écrits soient jugés en fonction de leur qualité littéraire plutôt que leur auteur. L'on sait qu'aucun écrit ne fait l'unanimité.
Cette polémique que soulève Monsieur Raphaël Zacharie de Izarra peut justement donner à un illustre inconnu de devenir un illustre reconnu et à un illustre reconnu, de reconnaître ses ratés.

Une passante
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
"LE MONDE" PUBLIE UN ARTICLE SUR MOI !

Paris est venu au Mans. Ce qui équivaut, en terme professionnel, à un scoop. Du moins dans le cercle restreint des journalistes littéraires, appelés aussi dans notre jargon « mondains du livre ». Depuis là-haut, c'est un événement, une prouesse. Rappel d’une épopée locale qui avait fait deux ou trois vagues dans nos salons : quelques heures à peine après la révélation au grand public d’un inédit de Rimbaud (Le rêve de Bismarck) retrouvé chez un bouquiniste de Charleville-Mézières, un énergumène manceau revendiqua non sans fracas la paternité du document qui serait donc… Un faux ! Info ou intox ?

A la rédaction les collègues ont bien ri. Il y avait de quoi, avec ma mission d’« envoyé spécial en province »… La décision résonnait désagréablement comme le coup de «sifflet de Jéricho» de l’officier de police plein d’avenir du Quai des Orfèvres rétrogradé du jour au lendemain à la circulation de la Place Clichy. Et j’ai effectivement été envoyé au Mans afin de tenter d’éclaircir ce mystère d’arrière pays. Merci le TGV. Bref, de retour avec mon papier, ils ne riaient plus du tout à la rédaction. Enquête.

AUTEUR PROLIFIQUE

Raphaël Zacharie de Izarra est un farceur.

Un auteur prolifique aussi. Avec plein d’imagination.

Un simple hurluberlu en mal de notoriété comme l’affirmait, un peu énervé, le plus grand spécialiste de Rimbaud Jean-Jacques Lefrère dans les pages du « Figaro Littéraire » ? Pas si sûr… Dès qu’on approche le phénomène, les certitudes toutes faites s’éloignent. Il y a fort à parier qu’au contact de ce fou follet, plus d’un routard de la presse reverrait son jugement. Un poids-plume de l’auto édition (il se répand sur Internet) capable d’ébranler des maisons : Izarra a du souffle, il faut lui reconnaître ce précieux avantage.

FRISSONS

Personnage machiavélique diraient certains… Angelot d’une désarmante naïveté pour d’autres. Prince cynique ou entité ailée, peu importe : le plaisantin ne manque pas d’atouts. S’il est vrai que le diable a plus d’un tour dans son sac, les anges n’en ont pas moins de la plume. Celui qui veut défier les exégètes de la littérature, pardon de la Littérature comme il le précise, est bien outillé. Ce maître du verbe joue de son art oratoire jusqu’à l’énième degré, là où commencent les premiers frissons. Déstabilisant.

Le « clown à particule » s’avère être un morceau de choix pour tigres de rédactions, un cas d’école comme on en rencontre rarement dans une carrière de reporter. Un pigiste averti y regarderait à deux fois.

Izarra, ça à l’apparence de l’ersatz, de loin ça n’a l’air de rien, de Paris on croit que c’est du toc… Et quand on vient chez lui au Mans pour une interview de près, pour de vrai, alors l’Izarra c’est de l’or en barre ! Foi de journaliste.

L’animal est prêt. De mon côté, je fourbis mes armes. Ambiance règlement de compte à l’oral. L’interview commence mais c’est lui qui tient la baguette.

Quand je l’interroge au sujet de cette affaire grotesque du « vrai-faux-Rimbaud » il ne se démonte pas. Ses yeux s’éclairent. Le masque de la sincérité l’habille tout de blanc. Et il a des arguments le renard ! Répondant point par point aux objections émanant de ses détracteurs, il se défend. Avec foi, panache, consistance. De telle façon qu’à mi-parcours de l’interview il est déjà permis de douter de la version officielle. Question de choix. En l’écoutant, intarissable, virtuose, charmeur, parfois excessif, toujours percutant, on se sent plus léger, libre de balancer entre vérité médiatique et doute « izarrien », qualificatif dont il abuse avec jubilation. C’est le cadeau qu’il nous fait : penser par soi-même. Raphaël Zacharie de Izarra est persuasif, il a l’art de soulever des questions que nul n’oserait effleurer.

POLEMIQUE

Ses arguments ? Contestables, soyons honnêtes. Contestables et pourtant… Pas tant que cela. Et c’est étrange, et c’est puissant, et c’est passionnant. C’est oui ou c’est non, c’est vrai ou c’est faux. Entre les deux, une infinité de nuances. Toutes déroutantes.

Izarra a sa place dans la polémique et il tient tête. Il a pris le rôle du bouffon, qui n’est pas le plus facile. Rappelons que le pitre officiel du royaume assénait des vérités cinglantes au roi. Izarra se paye la tête du roi et c’est bien le seul : il n’y a qu’un bouffon dans tout le royaume pour user de ce droit. Les autres se taisent. Lui, il la ramène. Il fabrique du faux pour « mieux dénoncer une autre imposture : celle d’une certaine littérature » dit-il.

Dans le détail son discours ressemble un peu à cette histoire de fous où l’un soutient que la bouteille est à moitié pleine pendant que l’autre s’évertue à démontrer qu’elle est à demi vide. L’un a tort, les deux ont raison et personne ne peut trancher. Ensuite c’est une question de crédibilité vestimentaire. La « vérité » du porteur de cravate sera toujours un peu plus « vraie » que celle de l’adepte de la chemise à carreaux. Izarra ne porte ni cravate ni chemise à carreaux, il arbore un front vaillant dénué d’artifice, affrontant nu les « cohortes de Bêtise parées de flatteurs, mensongers atours ».

Même pour un reporter qui a de la bouteille, il serait trop facile de prendre à la légère l’édifice de papier de monsieur Izarra. Pour l’heure tout est théorie, démonstration intellectuelle, preuve par la dialectique et conviction intime. Le sieur Izarra est redoutable quand il s’agit de semer le doute. Et ça prend. A faire trembler les bases du plus orthodoxe des convaincus. Ca prend tellement bien que, séduit par le brillant discours, déjà convaincu mais pas tout à fait prêt à mettre la main au feu tout de même, on ne demande plus qu’à voir.

ROCAMBOLESQUE

Voir, c’est ce qu’il nous promet depuis le début de cette affaire décidément rocambolesque… Mais il n’est pas pressé d’apporter de la matière à son moulin à paroles. Izarra brille tant qu’il reste dans ses « hauteurs » abstraites, position stratégique bien commode dans laquelle il a tendance à s’éterniser… Sur la terre ferme son pied est plus glissant.

Il a le temps pour lui, répète-t-il. «Je n’agis pas dans la précipitation, mon dessein est de plus grande envergure que de nourrir ces poussins de journalistes. Patience ! Au lieu de petit grain sans lendemain vous aurez la grosse pâtée pour l’hiver» confie-t-il, un brin malicieux.

C’est vrai qu’il cause bien le contradicteur et qu’on serait prêt à se convertir à sa « vérité », à deux doigts du gouffre séparant « l’hérésie médiatique du ciel izarrien »… A condition de donner corps au discours. Bluffant pour ceux qui l’approchent, l’écoutent, le « sentent », simple zozo pour les autres qui n’ont pas eu le privilège d’un tête-à-tête, le personnage a de quoi faire peur.

La première fois il avait même fait très peur : l’AFP lui reproche un séisme d’ampleur nationale provoqué par ses simples assertions. Pas si zozo qu’il en a l’air le « Zaza » !

DU TEMPS

Raphaël Zacharie de Izarra nous demande du temps, encore du temps pour prouver qu’il est l’auteur de cette farce. Mais où est la vraie farce ? Dans le document lui-même qui serait un « authentique faux » ou dans le formidable pouvoir de persuasion d’un mythomane de premier ordre ?

Sa démarche, se justifie-t-il, est une oeuvre « de long terme, dense, complexe, nécessairement lente ».

A la lumière de ses propos pour le moins convaincants, irritants, intrigants, presque fascinants, on lui laissera le bénéfice du doute. Mais pas trop longtemps. Pas trop longtemps monsieur Izarra : à la rédaction ils ne rient plus, mais alors plus du tout.

R.S.
(Le Monde)
Anonyme a dit…
A propos du 9---
Ne vous justifiez pas, ô modeste écrivain parmi les Ecrivains...

Il est naturel de vouloir se faire connaitre, et je ne vous apprendrai rien en disant qu'il faut toucher un très grand nombre de consolecteurs avant de pouvoir espérer être véritablement lu.

Ne vous abaissez pas à de si basses justifications!
Anonyme a dit…
Ce commentaire n'est pas véritablement destiné à être publié, mais juste à formuler une requête, si vous le permettez, ô Raphaël Zacharie de Izarra...

Etant particulièrement friand du mythe Rimbaud, j'ai en lisant le vrai-faux poème été déçu, et c'est plus qu'un euphémisme.
Je ne suis prisonnier d'aucune idéologie et pense avoir su garder un esprit critique.
Ainsi pardonnez moi l'expression mais ce poème est véritablement à chier.
Aussi, j'aimerais savoir s'il figure parmi les ratés de Rimbaud (dans ce cas je l'oublierais définitivement) ou bien si vous l'avez écrit et qu'il est la grandieuse preuve de la stupidité auto suffisante des führer académiques de la langue française (dans ce cas je l'afficherais sur le prestigieux mur de ma chambre de lycéen en perdition aux côtés d'oeuvres artistiques personnelles plus que douteuses, n'est ce pas un prestige digne d'un grand écrivain comme vous?)

Je vous jure de porter ce secret jusqu'en enfer, plus muet encore que les médias au sujet de la crétinisation croissante de la société caractérisée par l'emploi d'un vocabulaire sans cesse plus pauvre à la télévision et par le calibrage big mac des cerveaux (cervelles?) de ma génération...

Et même si Rimbaud avait écrit ce navet, brisez mes rêves, n'hésitez pas, seul l'authentique compte pour moi, je ne regrette pas de ne plus croire au saint esprit ni au père Noël.

En espérant que vous aurez la bonté sublime d'accéder à ma requête.

Edgar Zhou.
Ps1:
Pardonnez mon éloquence et ma plume hasardeuse mais comprenez bien que par ces temps où la vulgarité est portée aux nues il devient de plus en plus difficile de s'exprimer avec des phrases de plus de trois mots.
Ps2: essayons de me rendre encore plus pathétique pour augmenter mes chances de recevoir une réponse; je suis un jeune homme qui n'aspire qu'à l'oisiveté mais qu'on enferme 8 heures par jour pour un formatage complet, alors libérez moi pour quelques instants, oui que vos mots soient salvateurs.
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
Cher Prince,

Mon discours sur RIMBAUD n'est pas que polémique, il est aussi pédagogique. Par conséquent je vous laisse le soin de vous faire vous-même une opinion sur l'authenticité de ce texte.

Lourde responsabilité que d'être réduit à penser, sentir par soi-même ! C'est précisément le terrible enseignement que je dispense à ceux qui ont l'audace de m'écouter.

Prince, cher prince, j'admire réellement votre plume juvénile qui en dit long sur votre avenir littéraire.

Raphaël Zacharie de Izarra
Raphaël Zacharie de Izarra a dit…
COMMENT J'AI FAIT LE FAUX "INEDIT DE RIMBAUD" (Le rêve de Bismarck)

A propos de l'affaire de l'inédit de RIMBAUD, certains "spécialistes" pensent que je suis incapable de faire un faux sur le plan technique.

Justement, si.

Toute la question avec mes détracteurs était là, sur le plan strictement technique. J'avais déjà expliqué ma méthode et mon mode opératoire. Tactique, technique bien sûr mais surtout stratégie. Avec ma patience, mon réseau de complices, il n'a pas été insurmontable de monter ce fameux coup au sujet de RIMBAUD.

Je ne travaille pas, j'ai tout le temps pour élaborer des impostures de ce genre.

J'ai beaucoup de pouvoir de persuasion, un vrai sens de la psychologie, des relations dans divers domaines comme dans l'infographie et la sérigraphie, ce qui m'a été d'une aide précieuse. J'ai également des contacts avec des étudiants en chimie de l'Université du Mans qui me conseillent et m'aident (les étudiants ayant le sens de la potacherie plus développé que leurs professeurs).

Si vous saviez tout ce qu'on peut faire quand on a de l'audace...

Ce que vous avez vu c'est le côté éclatant de l'affaire. Mais pour qu'une imposture de cette envergure sorte, il faut s'y prendre avec méthode et ambition. Plusieurs sont tombées à l'eau et cela nul ne le sait. Il n'y avait pas que RIMBAUD qui était sur la "liste d'attente". J'ai fait des faux concernant plusieurs auteurs, sachant pertinemment que sur une quinzaine de fusées médiatiques une seule parviendrait à décoller, voire deux peut-être. Ce qui permet de réussir une telle imposture, c'est la multiplication des "rampes de lancements". Les autres impostures que j'ai entreprises n'ont pas été jusqu'à leur terme mais peu importe : le but n'était pas que les 15 coups réussissent, le but était de multiplier les "mises à feu" pour que l'une des 15 impostures au moins aboutisse.

Au départ je ne savais pas laquelle des 15 impostures allaient aboutir, bien entendu. J'ignorais quel texte issu des huit auteurs célèbres choisis (j'ai lancé une quinzaine de textes izarriens signés de huit auteurs célèbres différents) allait être "exhumé de l'oubli"... Au départ je ne savais pas quels "inédits" allaient être "découverts" dans un des endroits fixes ou réseaux de circulations stratégiques où je les avais placés (bibliothèques, bouquinistes et même dans un endroit que je ne peux révéler ici). L'important était qu'au moins un de ces textes sorte de "l'oubli".

En ce qui concerne le support, j'ajoute que chez n'importe quel bon bouquiniste même de province, pour peu que vous payiez le prix vous pouvez obtenir des feuilles vierges de différents formats et plus ou moins jaunies datant du XIX, voire du XVIIIème siècle (entre 100 et 200 euros la dizaine ou vingtaine de feuilles). Chez le bouquiniste au Mans, l'Athanor, je les ai eu pour un peu plus de cent euros.

Les "spécialistes" du vieux document sont des ânes. Bernés avec une centaine d'euros !

Bref, tout cela mes détracteurs ne le savent pas et c'est ce qui fait ma force : on croit impossible qu'une telle entreprise réussisse car on pense en terme de coup unique. Comme si j'avais lancé cette affaire de manière unique et ponctuelle, hasardeuse, presque irréfléchie...

Or le nombre "d'inédits" mis dans des circuits privés et publics est supérieur à ce qu'on imagine. Et la laborieuse, minutieuse mise oeuvre de ces affaires, parfois simultanément, parfois successivement (pour finalement n'en faire triompher qu'une seule -voire deux-), n'est qu'une simple, banale affaire de temps et d'obstination. D'ailleurs on n'imagine rien de tout cela. On pense d'emblée, sans même se poser plus de question, que celui qu'on qualifie de "prétendu faussaire" -moi donc- aurait lancé sa petite pierre comme cela, de façon unique et aléatoire... Et donc cela semble improbable.

Sauf que quand on a le temps, la motivation, l'audace, TOUT DEVIENT POSSIBLE. Ce qui paraît irréalisable est parfaitement réalisable et même dans les faits la réalisation de ce genre de chose est souvent plus facile qu'en théorie.

Je le sais par expérience personnelle...

Aucun spécialiste ne croit possible une telle entreprise. Certes, mais c'est parce que ces grands érudits pleins de certitudes techniques et littéraires pensent en termes non-izarriens.

Seul JEAN TEULÉ est resté prudent et à mis en doute l'inédit de RIMBAUD.

Raphaël Zacharie de IZARRA
Dada a dit…
Rimbaud m'a tué


Il était jardinier !


Je pense que rimbaud fut un adepte de Dada autrement comment expliquer le caractère insane de ses compositions.

C'est soit le dadaisme soit la folie ou l'ésotérisme !

Ou encore le foutage de gueule !


Car comme dirait certain, inconnus:

Il ne faut pas prendre les gens pour des cons mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont !

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique