lundi 30 décembre 2019

1546 - Acuité esthétique

Elle devait, comme tout hôte de la Terre soumis aux impératifs biologiques, puer des pieds, j'imagine, surtout quand elle ne se les lavait pas, les jours de chaleur et de crasse.

En cela elle n'était guère différente des autres femelles bipèdes de son siècle, certes.

Ce qui radicalement la distinguait du reste des femmes, c'est qu'elle n'était pas une femme.

Mais un fromage solaire, un pissenlit stellaire, une tomate éthéréenne.

Bref, un tournesol magnétique. 

Plus rien à voir donc avec les habituelles associations d'images parfumées de rose et de lavande (ou même de soufre et de miel) et autres communes comparaisons humano-florales ou célesto-vénéneuses plus ou moins somptueuses qui de tout temps ont fait l'unanimité dans les âmes les plus lumineuse comme dans les livres aux pages éternelles.

Avec Farrah Fawcett, c'est le triomphe inattendu de la carotte et du champignon, du cornichon et de la patate, par leur systématique surenchère et mise aux sommets.

En vertu du miracle esthétique consistant, après l'éblouissement, à percevoir désormais la part de Cosmos à travers les éléments les plus "saugrenus" de la Création.

Eveillé par sa face admirable, je ne peux, sous la force-même de son éclat irradiant, que reconnaître le divin lu sur le potiron, louer le Ciel qui transparaît à travers la laitue, chanter l'infini qui se dévoile sous le petit pois.

En un mot cette femme qui était loin d'être une femme tant elle était proche des nuages m'a révélé la valeur mystérieuse et belle du caillou autant que du brin d'herbe, de la goutte de pluie comme du grain de sable, du lait caillé ainsi que des légumes.

Mais c'est aussi parce qu'il y a une hiérarchie dans la beauté que, définitivement, elle m'a dégoûté des laiderons !

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https://youtu.be/taRU4Qg5TQ0

samedi 28 décembre 2019

1545 - Mots de face

Pour ses lèvres de sable aux baisers de lumière, je ne baverai pas tel un flasque escargot mais émettrai la seule écume qui vaille.

Celle, bleue, aérienne, lyrique, de ma plume.

Dans mes rêves d'eau douce et mes nuits de feu, je n'y vois certes que du vague mais aussi du haut.

Moi l'enclume, elle la grenouille. Moi la Lune, elle la nouille. Moi la citrouille, elle l'agrume.

Dans mes flots de brumes et mes mirages nocturnes, je n'espère que le jour.

Elle l'autruche, moi l'andouille. Elle l'ampoule, moi la baudruche. Elle la cruche, moi le topinambour.

Dans mes flux verveux et mes bulles verbeuses je mêle allègrement les mots de ruses et les fausses  lettres, ou plutôt les fausses muses et les fautes de lettres rien que pour parler en toute fêtes de Farrah Fawcett !

Voyez comme je perds pieds avec ivresse et vertiges dans les flaques vertes des mots qui rient... 

Et ne riment à rien.

Se moquer des mots, c'est smoker en smoking dans le fog, c'est à dire partir en fumée dans le brouillard.

Bref, lire cela sans la lyre, ce serait comme délirer sans rire : un truc de dingue.

Or je vous demande de n'être ici ni sot ni sec mais de remettre cela dans l'ordre que vous voudrez et ainsi d'éprouver la flamme de la Beauté dans les immensités éclatantes de l'esprit qui vogue et navigue à vue de nues.

Pour ses sables de rêve aux caresses de nuages, je ne m'étendrai pas en mornes et perpétuelles platitudes mais bien au contraire ferai jaillir de belles gerbes d'écriture...

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https://youtu.be/mw2NXOShZME

vendredi 20 décembre 2019

1544 - Plume d'esprit

Je suis l’Élu, je suis l’Envoyé, je suis le Messager.

Avec mes imperfections, mes faiblesses, mes tares et mes maladresses, j’incarne le Ciel sur Terre.

Que cela vous réjouisse ou vous chagrine, que vous le croyiez ou pas, que vous m’entendiez ou que vous me rejetiez.

Je vous le dis : à travers moi c’est l’Univers qui parle.

Vous qui me prenez pour un sot, riez, moquez-vous, raillez-moi, vous en avez le droit. Jouissez de votre liberté de regarder ailleurs. Usez-en en conscience, en vérité je vous le dis, vous aussi vous aurez votre part de lumière : tout sera pardonné, tout sera lavé car tout est éligible aux sommets. Le noir comme le blanc, le lourd aussi bien que l’aérien, le loup autant que l’agneau.

Les autres, chantez avec moi. Soyez, comme moi, des oiseaux éveillés, des chevaucheurs de nuages, des ailes de papillons. Vous serez plus loin du sol mais plus proches du Soleil.

Je suis le rêveur, je suis l’idiot, je suis le mal vêtu.

Avec mes vues éclatantes, mes légèretés, mes secrets et mes immensités, je me lève parmi vous comme l’aube qui éclaire le monde. 

Je ne suis pas venu vous offrir des trésors à portée de main mais de flamboyants... horizons. Des diamants difficiles d’accès, des promesses d’or semées de roc, des étoiles au bout de chemins de cailloux.

Je suis la plume, je suis l’esprit, je suis la Poésie.

Mal chaussé, jamais aux rendez-vous des modes, en dehors des vagues du siècle, couvert de la poussière des champs, chargé du parfum des fleurs, brillant des rêves de la nuit, riche de la rosée du matin, je viens vous annoncer le jour.

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https://youtu.be/u-9mnn8tGBA

https://youtu.be/3rgBOdAUe2Y

lundi 16 décembre 2019

1543 - Vue du Nord

Elle était comme une longue coulée de miel. Avec, dans ce flot de lumière dorée, des éclats d'azur, de silex, de rêves et de gloire.

Rien de cornichonesque en elle, tout de céleste au contraire.

Non que le croquant légume de nos potagers soit chose maudite, méprisable ou simplement négligeable, mais il faut admettre que son aspect typiquement biscornu est difficilement compatible avec la face régulière, affable et même admirable de celle à qui je l'oppose : Farrah Fawcett.

Laquelle était bien plus proche de la reine des étoiles  que de l'impératrice des batraciennes et beaucoup plus semblable à la brillante Lune qu'à un nonchalant plan de tomates.

Mais ceci est surtout une affaire d'appréciation personnelle, certes.

Aussi, osé-je la comparer sans craindre de me fourvoyer dans les égarements impardonnables du mauvais goût, non pas à la princesse des planètes soit aqueuses soit sulfureuses mais plutôt aux galets de mon enfance qui depuis toute éternité roulaient sur la plage de Cayeux-sur-Mer.

Tout modestement mais en même temps tout divinement.

Et fort de cette vérité plus constante que n'importe quel mirage flatteur, je me ressasse sans me lasser le ressac des jours jamais oubliés de ma jeunesse révolue, entre les interminables, mélancoliques champs de betteraves de l'automne et, l'été venu, les mystérieux horizons maritimes des plages du Nord.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/0_u3e2bUCPk

lundi 9 décembre 2019

1542 - Froid et solitude

A douze ans j'avais des océans dans la tête, plein de lumière dans le regard, des boules de neige dans les mains et face à moi, un horizon de liberté : un simple champ, perdu dans la brume de décembre, qui me semblait infini.

J'étais entouré de blanc, de gel, de pureté et la campagne brillait de dureté.

Dans le silence de l'âpre saison, ma jeune âme s'abreuvait de glace, s'enivrait de givre en contemplant avec extase la cruelle beauté du paysage figé dans la mort.

Plongé dans ce rêve éclatant où le froid avait rendu toute chose sacrée en y déposant son voile mortuaire, je ne sentais pas la morsure de l'hiver sur mes doigts.

Le spectacle du Beau me rendait insensible aux douleurs mesquines du quotidien, aux petites tendresses humaines, aux douceurs charnelles, aux conventions de la civilisation, aux modes et malheurs du siècle.

Je trouvais cela insignifiant, vulgaire, superficiel, loin de moi, insipide, méprisable.

Seule comptait la vision virginale de cet univers féroce où tout se transformait en pierre sous la caresse hivernale.

Je m'enfonçais dans le brouillard avec les deux meilleures compagnies qui soient : le calme et la solitude.

Je cheminais ainsi, heureux et méditatif au milieu de cet espace frigorifié, soutenu par la rigueur des éléments...

Tenant d'une main l'austérité, de l'autre la Poésie.

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https://youtu.be/ytzaciqzuFM

jeudi 5 décembre 2019

1541 - Le sens du ciel

Son front était un sommet noyé dans l'azur, son regard se faisait vague comme un nuage d'interrogations et ses lèvres s'ouvraient sur un flot de mystères pour se refermer sur un champ de fleurs.

Tel était le visage idyllique de cette créature quasi éthérique nommée Farrah Fawcett que je vous présente ici en des termes celesto-lyriques.

Avec ses allures cosmico-florales, elle volait dans la lumière, allant de cimes flamboyantes en hauteurs sublimes, côtoyant étoiles et papillons, glorieuse de sa seule et galactique beauté.

Et redescendait vers notre monde de temps à autre, je suppose, afin de prendre le temps de bien déféquer comme il faut.

Dans le secret pudique des non-dits. Aux antipodes de mon esthète conception.

Aux prises avec la plus pesante des réalités.

A l'abri, à l'ombre, en silence. Loin de tout, hors du visible. Surtout hors du visible...

Tout au fond de la terre.

Le choc entre la finesse du firmament et la brutalité de la merde.

Et pourtant, l'effet le plus admirable qui se produit en moi lorsque j'ose imaginer l'impensable, le prodige qui s'opère et me protège de cette triviale perception de la chose -car une vision aussi lourde serait un comble pour tout dévot de l'olympienne légèreté de l'existence-, c'est que dans la salutaire fulgurance de mon âme emportée dans quelque tourbillon divin, j'oublie royalement la matière et ignore plus encore ses gouffres !

Alors je reprends mon luth, inspiré par l'éclat du ciel, la vue dirigée vers l'essentiel et poursuis ma route idéale, riche de mes mots choisis, ivre de mets rares :

Son front était un vertige baignant dans un océan de bleu, son regard se perdait dans les airs et ses lèvres en disaient long sur tout le reste...

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https://youtu.be/QvvJIZ9ampw

dimanche 1 décembre 2019

1540 - Plume d'autruche

La Lune est une bulle, la brume c'est de la littérature et l'une et l'autre résument la face évanescente de Farrah Fawcett.

Avec ses yeux pareils à des nébuleuses..

Je mêle volontiers les airs azuréens de son visage aérien aux rêves éthéréens et ailes d'autruche du satellite jaune glissant sur le brouillard argenté.

Le globe mort et muet plein de silence dans son espace impassible est lourd comme un énorme oiseau stupide, certes. Mais il a les grâces ineffables des mystères éternels qui tournent dans le ciel et brillent dans l'infini.

L'astre éteint que fut cette Vénus était devenu pitoyable, terne, flasque et ridé : le temps fane et flétrit toutes les femmes de la Terre. Telle est la cruelle loi du Cosmos. Pourtant il restait sur ses traits avariés la marque indélébile d'une flamme unique, le reste d'une lumière inoubliable.

En pourrissant par la chair et donc en dépassant les temporelles apparences, elle renaît ainsi qu'un fantôme éclatant dans l'éternité d'un firmament idéalisé, à l'image de la blonde et spectrale vagabonde de notre zénith...

Et continue de resplendir dans la tête de tout esthète.

C'est ça la puissance et l'enchantement de ma plume qui, en toutes lettres, s'émeut du poids d'un volatile et de la destinée d'une étoile et, au lieu de partir en fumée ou en vrille et finir en queue de poisson, retombe sur ses pieds puis s'envole en beauté !

mardi 19 novembre 2019

1539 - France sombre

Le ciel de France se voile progressivement.

Et se noircit de plus en plus.

Notre azur européen s’habitue aux nues sombres et se peuple d’oiseaux peu catholiques...

Je croise partout ces volatiles, dans toutes les villes du pays.

Ho ! je sais, ce ne sont pas là des animaux bien méchants. Juste des victimes des marionnettistes au pouvoir. Des fétus de misère jetés par milliers sur le vaste échiquier du cynisme mondialiste, échoués sur nos terres presque malgré eux.

Mais ils sont là, bel et bien là. Hommes, femmes et enfants. Et ils nous le font bien savoir.

Les mâles avec leurs seuls regards pleins d’exotisme qui séduisent tant nos blondes en mal d’horizons nouveaux... Les génitrices, du fond de leurs matrices pleines de sable et de vents. Bref, des promesses génétiques jalousement conservées qu’ils souhaitent enraciner sur notre sol aux sillons féconds.

Avec leurs habits neufs et leur sabir ancien, avec leurs bobines basanées de natifs bananiers, avec leurs exigences de polygames insatiables et leurs spécificités culturelles...

Sans un mot de français sortant de leur bouche, sans un gramme d’amour pour la France dans leur coeur, sans un signe de respect pour notre drapeau.

Mais leur bourse pleine des écus du coq gaulois.

Aux antipodes du mythe de l’intégration universelle...

Et le seul rempart que nous avons trouvé face à cette invasion, c’est l’OUVERTURE D’ESPRIT” !

Quel tour de génie de la part de nos maîtres pour nous insuffler cette parade humaniste ! 

Ouvrir nos frontières, ouvrir nos esprits, ouvrir nos âmes, ouvrir nos hymens...

Et fermer nos gueules.

Et au final nos cités ressemblent à leurs cités. Et la France est de moins en moins la France, de plus en plus l’Afrique, le Moyen-Orient...

Plus rien du tout en somme.

Le “vivre ensemble”, le ‘partage”, le “multiculturalisme” ces pièges à pigeons que nous avons érigé en “valeurs républicaines” et qui font la fierté des cocus que nous sommes !

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/d881UgTrrVo

1538 - De gauche à droite

Avant, j’étais une pâle endive de gauche
 
Le pur fruit inodore des terres indolores de la pensée flasque.
 
Une fadasse flaque de fables reflétant les fadaises d’un siècle générateur de soupe aux navets pour seul idéal.
 
Je fus ainsi longtemps une vaste blague incarnée dans un arbre à l’écorce pourtant rugueuse à la base...
 
Né avec les attributs majeurs, fracassants des seigneurs de haut rang et de vrai sang, j’ai paradoxalement poussé comme un légume vert dans le jardin rose de la propagande socialo.
 
Années d’insouciance politique, légèreté de l’âge...
 
Erreur de jeunesse pardonnable car heureusement l’hérésie n’a pas duré...
 
Au lieu de donner sur moi ces fleurs niaiseuses des idées molles en vogue, les germes du gauchisme ont finalement produit d’urticantes orties aux effets thérapeutiques sur ma terre aristocrate.
 
L’écoeurante guimauve que les endoctrineurs en savate ont voulu déverser à la tonne dans mon bec trop fin de dandy racé m’a définitivement vacciné du sucre.
 
Les épines de la percutante réflexion sont promptement apparues, crevant les baudruches lénifiantes que la gauche avait voulu imposer à ma tête royale.
 
Du jour au lendemain la larve du système que j’étais (par défaut, par ignorance, par naïveté, par innocence, par simple paresse intellectuelle) est devenue, dans un glorieux éblouissement de lucidité homophobe, un redoutable lion cracheur de vérités cinglantes mêlées de salutaire vitriol à la face de tous les menteurs et manipulateurs de la gauchosphère !
 
Les abus, les délires, les harcèlements des LGBT (et autres associations de criminels-corrupteurs-dégénérés du même tonneau) ont fait de moi le roi des fachos !
 
Très vite et tout naturellement, c’est de famille, je suis tombé en pâmoison dans le lustre azuré du royalisme : je porte le bleu du ciel dans mes gènes.

1537 - Paradis blanc

Les vastes forêts des pays froids sont mes horizons préférés.

Je me perds avec délices entre les clartés de leurs aubes embrumées et les feux de leurs crépuscules appesantis.

C’est là, entouré de silhouettes majestueuses, que je prends la mesure de l’âpre splendeur des terres septentrionales.

Bercé par le chuintement du vent ou bien plongé dans un silence solennel, je perçois la grandeur, la noblesse de ces arbres aux allures augustes, aux destins multiséculaires, immenses comme des cathédrales.

Beaux, forts, superbes, à l’image des hommes de ces contrées.

Les humains vivant là-bas sont les exacts reflets de ces géants de bois qui peuplent leur imaginaire et imprègnent leur histoire : de leurs racines sourd une sève pure et de leurs sommets triomphe la lumière.

Et, depuis leurs hauteurs, rien que des vues vertigineuses.

Bref, l’avenir du monde est au nord.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/4WJbU-zMI_c

1536 - Eternité d'un printemps

Elle a quinze ans, elle est grande, elle est lumineuse, elle rêve encore d’enfance mais parle tout haut d’amour.

Elle chante l’aube et poursuit le jour pour atteindre le Soleil.

Et s’endort dans des champs de fleurs, bercée par un idéal forgé dans la paille et le ciel.

C’est un oiseau de notre monde. Avec un coeur de chair fait pour les humains, des ailes de lumière faites pour l’azur.

Elle est jeune, elle est heureuse, elle vole.

Pure, forte, belle, confiante envers la vie, prête à suivre la première étoile, la prochaine flamme, le moindre feu sacré...

Et je l’admire, si proche de l’essentiel, si loin de l’ombre, si haut dans ses sommets.

Vierge, ardente, claire... Simple comme l’eau, aussi blanche qu’un nuage, elle brûle.

Bleue, limpide, aérienne.

Je l’aime, elle m’émeut, c’est un ange sur terre. 

Mais demain elle sera morte.

Fauchée dans la fraîcheur de son âge, en pleine joie.

Dana Dawson (1974 - 2010)

1535 - Les deux faces du monde

(D'après deux tableaux du peintre ALDÉHY)

- Je suis l’amante du Soleil, je me lève dans sa splendeur, rayonne à son zénith et me couche dans ses flamboiements pacifiques, tandis que ton éclat est sombre, austère. A l’image de ton éther peuplé d’oiseaux de malheur, de ton siècle agité par ces orages que tu appelles “civilisation”... Parée de la seule clarté du jour, je me sais plus aimable que toi, vaine porcelaine alourdie d’artifices, compassée dans de pesants atours voilant ta peau au lieu de la révéler.

- L’astre dore peut-être ta face mais il est loin de mon trône et n’éclaire que les hôtes quelconques de tes terres sauvages, il n’a pas d’Histoire, pas de mémoire. Tes matins sont pareils aux autres matins, rien ne change sous ton azur immuable. Nul ne te contemple, à part ta propre ombre et quelques inconnus furtifs dont aucune stèle ne retiendra les noms... Alors que des princes m’approchent, d’illustres courtisans me vénèrent, des peintres rêvent de mes courbes, des sculpteurs me gravent dans l’éternité.

- Certes les siècles m’oublieront mais le présent me glorifie ! Qu’ai-je besoin de briller dans mille ans ? Le bonheur de l’instant me suffit. Je suis heureuse d’être admirée tant que je respire. Peu m’importe de n’être belle qu’à travers des regards anonymes pourvu que cela me flatte et réjouisse ceux que je croise !

- Tu n’es qu’une silhouette éphémère, une libellule de passage que remplaceront d’autres demoiselles aussi légères et volatiles... Moi je suis une statue de marbre, une oeuvre unique, une image figée à jamais dans l’idéal des hommes de mon monde fait de palais et de châteaux. Mon front jamais ne sera terni : il demeurera intact pour la postérité. Aussi admirable sois-tu, tu n'auras que le sable et l’écume pour tombeau.

- Ton royaume est plein d’or et de raffinements, érigé de sommets d'art, embelli de jardins fabuleux et féconds, mais il est aussi déchiré par des tempêtes absurdes, ravagé par des folies sanglantes. Il est riche de fantaisies et de progrès mais également d’industries funestes. Je n’envie pas ton olympe et ses horizons menaçants. Ton ciel est éblouissant de promesses mais ton sol est affreux. Moi je me contente du trésor intime de mon dénuement, me sachant ainsi l’égale de toute chose créée, sans autre ambition mais sans aucune mélancolie. Le prix de ton bonheur est aussi celui de ton malheur. Au contraire de toi, je traverse l’existence sans lauriers mais sans misère. Tu es prestigieuse dans ton empire, mais moi je suis heureuse sur mon île. Tu as le succès, j’ai la lumière. Tu portes des diamants, j’ai mon seul sourire. Nous avons toutes deux la beauté mais moi j’ai une chose de plus essentielle que tes fastes : ma simplicité.

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https://youtu.be/5rv45QxV3vo

lundi 18 novembre 2019

1534 - Le gauchisme ou la pensée à l'envers

Pour un gauchiste, tout hétérosexuel est un homosexuel refoulé...

Cette manière de penser est révélatrice de la perversité de son esprit détraqué.

Celui qui refuse de voir le Soleil tel qu'il est en prétendant que "le Soleil c'est en réalité la Lune refoulée" est un délirant. Preuve que le “progressisme” est une pathologie sociale.

Du point de vue du “progressiste”, c'est à dire du détraqué du ciboulot, le patriote qui ose se dresser contre un délinquant africain en situation irrégulière est fatalement un horrible raciste, l'opposant qui critique la gauche perverse et indécente est nécessairement un nazi, le père de famille qui n’adhère pas à l’idéologie de l'homosexualité décomplexée est évidemment un facho doublé d'un pédé refoulé...

Le voltairien niera toujours les plus éclatantes évidences.

S'il voit un opportuniste fouiller les poubelles, exactement comme moi, il en déduira que cette personne est dans la misère, affamée, exclue socialement, victime d'injustice... (Car c'est ce qui m'est arrivé et j'avais dû expliquer à cet imbécile de gaucho incrédule que j'étais dans l'opulence et le bonheur...)

Ces adorateurs de la matière et des déviances ne peuvent pas imaginer que des personnes (comme moi) se contrefichent de ne pas vivre selon leurs normes strictement horizontales.

Selon les égalitaristes tout ce qui en ordre, droit, propre, est forcément suspect, douteux. Ces libertaires ne croient que ce qui est tordu, il ne prennent en considération que les êtres viciés, à leur image, les seuls qui soient crédibles à leurs yeux.

En effet le rouge partisan ne peut pas concevoir qu'on puisse aspirer à la droiture, à la vertu, aux sacrifices matériels au nom de la pureté intérieure. Lui ne cherche que le dérèglement, le péché (que dans son esprit corrompu il nomme d'ailleurs "valeur").

Ces faiblesses, anomalies et souillures en lui, il en est même très fier ! Il veut les entretenir, les cultiver, les promouvoir et non les combattre...

Pour lui l'humain est obligatoirement une machine à jouir, un corps à combler de satisfactions matérialistes, un esprit à nourrir de joies profanes.

Et non une âme en quête de sommets.

Au nom de leur conception tyrannique de la justice sociale, de leur obsessionnel souci d'égalité, les antiautoritaires prônent l'avortement, l'homosexualité, l'éducation sexuelle dés la maternelle, les allocations sociales impératives et inconditionnelles pour les immigrés clandestins, surtout s’ils sont délinquants, le droit au logement pour ces mêmes étrangers qui s'invitent en France, la prime de Noël pour les musulmans mais jamais la prime du Ramadan pour les français de souche, etc....

Bref, moi je dis que le gauchisme est une pathologie sociale, une tare mentale, une aberration économique, un non-sens général.

vendredi 15 novembre 2019

1533 - Plongeon céleste

J'avais douze ans et peut-être déjà même un âge d'or oublié de tous, éphémère et fulgurant.

A mes yeux puérils le monde dans ses lignes magistrales se composait du Soleil, de la Lune, de l'horizon, des nuages, d'éclatantes et sombres étendues, des mystérieuses étoiles, d'océans inconnus...

Mais il y avait autre chose derrière tous ces astres, ces espaces, ces créations palpables.

Un vertige esthétique à la hauteur de ces miracles, de ces magnificences de l'Univers, une cause intime nommée "Farrah Fawcett".

La matière s'allégeait, la réalité pour moi se prolongeait à l'infini, à la verticale, et je comprenais que l'esprit soutenait le roc, que la lumière nourrissait tous les principes, profanes ou sacrés, minuscules ou grandioses.

Transfiguré par cette révélation, je volais, partant du sol jusqu'à l'invisible, voyageais d'immensités en sommets.

Et tout au bout du Cosmos, plus loin que la physique et ses lois, il y avait mon âme.

Là siégeaient la Beauté, la Poésie, l'Amour.

Et je ne voyais plus que la face de celle qui ressemblait tant à la divine présence.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/-envCBQpxb0

jeudi 14 novembre 2019

1532 - L'oiseau volatil

Elle était vulgaire, elle était insipide, elle était banale, elle était également devenue vieille et elle est d'ailleurs morte.

Mais Farrah Fawcett fut aussi, par-delà ces aspects triviaux communs à tous les mortels, du moins le temps de sa jeunesse, un pot de fleurs irradiant des peaux de bananes, un tonneau de verdeur associé à une barrique de gloire, un arrosoir plein d'azur planant au-dessus d'un potager de lumineuses patates.

Autrement dit elle avait tout des célestes fantaisies et rien des terrestres prévisions météorologiques.

Elle était nivéenne, elle était citronnée, elle était unique, elle était également devenue angélique et elle est d'ailleurs invisible.

Mais elle fut aussi, par-delà ces aspects nobles peu communs aux vivants que nous sommes, après avoir brûlé sa plus éclatante chandelle, une citrouille rance, une tomate pourrie, une fraise flasque, une eau stagnante.

C'est à dire tout ce qui périt certes, se décompose, mais renaît plus bleu, plus vert, plus neuf que jamais, sous formes gazeuses, aériennes, éthéréenne d'un feu follet qui laisse dans les nuages un ultime reflet d'espoir et sur la terre un dernier parfum de mystère.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/STVc2aV1-qQ

mercredi 13 novembre 2019

1531 - Les vagues de Vénus

J'avais des pensées pures, dures, irréelles, des rêves de roc, des ailes d'oiseau rare et mon vol ne ressemblait à aucun autre vol.

Mon coeur âpre et blanc ne battait que pour des sommets.

Je désirais des flammes et des océans, des flots glacés et des ciels embrasés, des nuages bleus et des cailloux dorés.

Je n'avais que l'âge du printemps et il me restait le siècle à découvrir. Farrah Fawcett m'apparut alors comme la Lune autour du monde.

J'étais la cathédrale, elle était le papillon. Moi la pierre, elle la lumière. Moi l'enfant, elle l'infini.

Une alchimie inédite se produisit.

Elle était devenue le bord de la mer, aussi essentielle et aussi vaste, et je nageais, heureux, dans cette immensité de clarté et d'écume, d'idéal, de sable et de mystère.

Avec un sentiment d'éternité dans mon âme vierge.

Des portes s'ouvraient en moi. Je voyais ce que nul ne voit, savais des choses que les savants ignorent, percevais des fleurs d'ailleurs, sentais d'autres parfums.

Le choc entre mon innocence et sa beauté avait provoqué en moi l'éveil cosmique.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/PkpnftwP9a4

samedi 9 novembre 2019

1530 - Poireaux du ciel

J’avais du sable dans la tête, la brûlure du soleil sur la peau, plein de ferveur dans l’âme.

Et dans les mains, un kilo de poireaux.

Je songeais à la beauté florale de Farrah Fawcett, cheminant dans la rue avec mon paquet de verdure.

En réalité, c’étaient des asperges que j’aurais dû ainsi porter, mais l’épicier en rupture de stock parvint à me convaincre de les remplacer par des poireaux.

Bref, sous l’astre de la belle saison, en pensant à la face d’agrume de cette femme, mon fardeau de trivialité n’avait plus d’importance.

Et je marchais l’esprit clair, devinant que des champs de carottes pouvait briller comme des océans d’étoiles, et inversement.

Les gloires de la Création, diverses, multiples, innombrables, à portée de main, minuscules ou incommensurables, me présentaient leur vraie face, sans aucun filtre.

Je ne voyais plus rien de grotesque. Tout devenait grandiose

Mes poireaux valaient tous les diamants de l’Univers. Et l’or, aussi léger que l’air, m’entourait de toutes parts : chaque chose à mes yeux était précieuse, depuis le brin d’herbe jusqu'aux amas galactiques.

Tout se spiritualisait sous mon regard.

Mes légumes irradiaient, sublimes, pleins de splendeur, de mystère et de divinité. Leur éclat donnait encore plus de sens au Ciel.

Et je me dirigeais vers mon foyer étreignant avec fièvre ce trésor potager, le front dans les nuages, les pensées perdues dans d’indicibles sommets...

Ma gerbe de poireaux et le visage de celle qui me hantait formaient une double flamme pour une seule lumière.

vendredi 1 novembre 2019

1529 - France, encore un effort pour la diversité !

Je pense qu'il n'y a pas assez d'Arabes pleins de dons pour la florissante économie souterraine, de vitalité et de dévouement pour la casse gratuite de matériel urbain, pas assez de Noirs sous-diplômés et autres migrants -avec ou sans papiers- en France pour égayer nos rues trop monochromes et nos vies trop uniformes.

Tous ces gens indispensables à l'équilibre de notre budget social et à l'animation de nos cités.

En d'autres termes, il n'y a pas encore assez de communautés étrangères, de couleurs et de cultures différentes.

Il faut en effet bien savoir que la France, c'est un mélange numériquement équitable d'ethnies d'origines les plus diverses, un pays multiculturel, multiracial, homosexuel, transexuel, riche de ses différences, de ses paradoxes, de ses contrastes, harmonieux avec son extrême hétérogénéité.

Il faudrait même par souci d'égalité, de parité réelle, de lutte acharnée contre les discriminations, associer le drapeau français traditionnel aux drapeaux LGBT, musulmans et africains.

Et puis surtout, l'urgence de toutes les urgences c'est bien évidemment d'ouvrir encore plus nos frontières et même carrément les abolir afin que des hordes d'étrangers aux pensées, moeurs, coutumes, histoires, religions, éducations radicalement opposées aux nôtres, si enrichissantes, si vitales pour notre avenir, si essentielles pour notre bien-vivre, puissent entrer librement sans frapper sur notre territoire car en vérité le sol de France appartient au monde entier.

Tolérance, générosité, ouverture d'esprit, métissage, telles sont les devises sacrées de la France.

mardi 29 octobre 2019

1528 - Sel de terre

L'éclat de la Lune, depuis la nuit des temps, reflète la fiole de Farrah Fawcett.

L'astre poétique porte les traits de cette fleur de la Terre qui déjà n'est plus de ce monde.

L"éther de sa tête, de toute éternité, est imprimé sur la face de ce pâle fantôme sidéral aux effets enivrants. 

Jaune, pareille à une pomme de terre nouvelle, brillante comme une étoile, aussi légère qu'une pluie d'astéroïdes, cette femme de chair et d'or avait les charmes doux du beurre de baratte alliés aux attraits fulgurants des étincelles cosmiques.

Tous les mois le ciel nocturne restitue le mystère de son visage : chaque lunaison est une flamme céleste dédiée à la pure beauté de cette Eve galactique.

Cierge spatial qui glorieusement illumine le firmament et oniriquement éclaire la campagne sarthoise d'une divine lueur de perfection esthétique parfumée de crème mourant mollement sous la caresse brûlante d'une patate.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/bdw69I-cJo4

mercredi 23 octobre 2019

1527 - France propre

Je rêve d’une France rétablie, d’une terre rénovée, d’un sol souverainement foulé par les français se sachant chez eux.

Un pays où ses habitants éclairés, érudits offriraient leurs lumières aux oiseaux migrateurs de passage -et rien que de passage- au lieu de se faire abêtir et appauvrir par des envahisseurs-parasites-analphabètes notoires enracinés dans leurs propres sillons comme du chienlit.

Une France débarrassée du rap en somme.

Avec un QI au sommet et non sous influence de l’occupant, c’est à dire au rabais.

Une France propre, blanche, droite.

Un territoire sans tags, sans taches, sans histoires mais avec une Histoire.

Ecrite sans fautes, dépourvue de ratures.

Une patrie d’hommes épris de droit authentique vivant sans mensonges placardés en grands formats et dans toutes les couleurs à chaque coin de rue.

Un royaume sain réapproprié par un peuple exempt de ruine intellectuelle, plein de beaux esprits, de grands destins et d’âmes vaillantes.

Aux antipodes de la misère actuelle.

Une race de gens honnêtes dotés pour les meilleurs d’entre eux de vrais BACS en or et non en toc.

Un empire de beauté, de vérité, de bien-vivre qui brillerait par la pureté de son air traditionnel retrouvé et l’éclat de son ciel constellé de légendes ranimées.

Avec des villes de banlieues parfumées de lavande.

Une nation restaurée, épurée, sanctifiée.

Légitimement composée de coqs, autrement dit d’enfants de la Gaule et non de la gale.

Tel est mon rêve fou, choquant, scandaleux, honteux et criminel aux yeux de ce siècle.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/ISaGBIH9jy8

jeudi 10 octobre 2019

1526 - Artichauts

L’artichaut est ma bête noire, mon héritage trouble, mon souvenir triste, ma beauté amère, ma solitude d’enfant, mon ciel vert, mon seul objet de haine, mon aventure intime, ma pire histoire d’amour.

Et la plus belle réussite du Cosmos. Je traverse des champs de galaxies et pénètre les siècles au fil de mon envol.

Je prends la mesure de l’Univers, abreuvé d’infini, ivre de lumière. Et me pose comme un oiseau fatigué mais radieux dans un champ d’artichauts.

Là je prends conscience de l’immensité du réel, de la lourdeur des choses, de la légèreté des rêves mais également de la nécessité de la récolte des fruits de la terre.

Je contemple la présence indubitable de l’artichaut.

Sublime rencontre entre l’océan céleste et l’humble légume du potager !

Mon âme s’illumine, j’en ai le vertige. Mes mélancolies d’antan partent en vapeur.

Et je regarde la nuit constellée d’étoiles à travers la vitre claire. Et au fond de mon jardin plein de rédemption, brillent désormais les artichauts.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/35ELSTmJrlY

dimanche 6 octobre 2019

1525 - Les vieux romantiques

Etre “amoureux et romantique” quand on a vingt ans, c’est compréhensible. Pardonnable.

Presque normal.

Mais être “amoureux et romantique” à cinquante ans, c’est pitoyable.

Pathétiquement immature.

Le romantisme, c’est bon pour les femelles, les jeunes en général, les écervelés en particulier, les impubères, les rêveurs, les âmes faibles, les castrés de l'esprit, les caniches, les petits tempéraments, les natures médiocres, les féministes, les mâles asservis, les soumis du système actuel...

Mais ce n’est certainement pas la tasse de thé des vieux lions de mon espèce !

Un homme déjà mûr qui se prétend "romantique et amoureux" n'est à mes yeux qu'une pauvre larve. Une victime du féminisme. Le jouet des modes les plus ineptes.

Le romantisme est une invention d’écouillés, de perdants, d’amants stériles, de verges infécondes. C’est à dire d’intarissables bavards, de creux sentimentaux, de futiles rêvasseurs.

Une authentique femme se doit d'être à la botte du mâle, son souverain. Elle ne doit pas le dépasser d’une tête, au sens propre comme au sens figuré. Les vraies Eve adorent les loups, pas les moutons.

Regardez-les comme ils se singent tous, ces toutous dominés qui aboient aux semelles des “émancipées” en se revendiquant “romantiques” !

En se vautrant dans ce piètre sentimentalisme, ils ont perdu leur honneur. De seigneurs-nés, ils se retrouvent lavettes avachies, tels des princes déchus. Abâtardis par le siècle. 

Pas moi. Jamais.

Moi, aucune suffragette ne me dénaturera ! Je reste un cerf, c'est à dire un lion. Un porteur de crinière, un rugisseur, une gorge rauque pleine de flamme et de tonnerre.

Et non un moineau qui pépie aux pieds des poulettes.

Laissons le romantisme à ces garçonnets quinquagénaires, vieux idéalistes du sexe se prenant pour les rois du monde sous prétexte qu’ils courbent l’échine sous les déviations en vogue. Et soyons, nous les machos, nous les dominateurs, nous les véritables enfants de Zeus, dignes de nos hauteurs congénitales.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/xQzbtZJf19s

mercredi 2 octobre 2019

1524 - Ma plus grande frayeur

Ce que je craignais le plus au monde est en train de m’arriver.

La confrontation cruciale. Le jour que je ne pourrai jamais oublier. Le moment ultime.

La rencontre tant redoutée qui anéantit mes dernières défenses de conquérant, me désarme totalement, me met à nu.

Et je me vois, moi la statue de marbre, moi le guerrier invaincu, moi le seigneur puissant, moi le lion triomphant, comme un enfant tremblant, pauvre chiot en proie à la plus grande des terreurs, sur le point de défaillir, au bord du gouffre...

Et là, face à cette réalité que je dois affronter, je n’ose plus, ne suis plus rien. Et je veux m’enfuir, abandonner la partie comme un lâche, me cacher pour toujours...

Hélas ! Je suis pétrifié, liquéfié, vidé de tout courage : l’épreuve est au-delà de l’imaginable... C’est la pire de toutes mes batailles.

Le combat est trop dur pour moi, le jeu trop terrible, l’adversaire trop fort : mes forces m’abandonnent, je refuse, terrassé par la peur...

Impossible de faire un pas de plus. Voyez comme mon coeur bat, voyez comme mes gestes deviennent maladroits, j’en perds la raison, je dis n’importe quoi et ne pense qu’à éviter l’assaillant qui vient droit sur moi !

Trop tard. Je suis perdu. Je ne tiendrai pas longtemps le siège.

Pourtant l’ennemi est plus petit, plus faible, plus léger que moi.

Mais il m’écrase d’un seul regard.

Je suis pris de vertiges, plein de timidité...

Je me rends !

Ce vainqueur devant qui j’abdique et m’agenouille, cette flamme invincible enfin, c’est la femme de ma vie.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/doRRv7Du7Ak

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique